Travaux dirigés en probabilités 2009
Travaux dirigés en probabilités 2009
Printemps 2009
Voici les énoncés des exercices que nous avons donnés en travaux dirigés dans le
cadre du cours « Probabilités » de Christophe Sabot pour les élèves de L3 de l’ÉNS Lyon
au second trimestre de l’année universitaire 2008/09. Chaque semaine, la séance de TD
aborde les thèmes traités en cours le matin même. À l’intérieur de chaque feuille, nous
avons tenté de ranger les exercices par difficulté croissante.
Afin de se repérer plus facilement dans les exercices, nous avons inséré quelques
repères dont voici la légende :
– Concernant la difficulté des questions :
– Une étoile (8) indique une question plus difficile que les autres ;
– Deux étoiles (88) indiquent une question très difficile, que ceux qui veulent
peuvent faire chez eux.
– Concernant l’intérêt pédagogique des exercices :
– Un cœur (♥) indique un résultat particulièrement intéressant du point de vue de
la culture mathématique ;
– Un carreau (♦) indique un résultat qu’il est particulièrement utile de connaître
quand on fait des probabilités.
À vos neurones !
les moniteurs
R. Peyre & F. Simon Travaux dirigés de probabilités
Exercice 1 (Tribus)
feuille 1, page 1
R. Peyre & F. Simon Travaux dirigés de probabilités
Un réel x est qualifié de nombre de Liouville si, pour tout n > 1, il est possible de trouver
deux entiers p et q avec q > 2 tels que
p 1
x− < n. (1)
q q
J. Liouville a démontré en 1844 qu’un nombre de Liouville irrationnel est nécessairement
transcendant (càd. que ce n’est la racine d’aucun polynôme à coefficients entiers). On
notera L l’ensemble des nombres de Liouville.
1. (♥,8) Montrer le théorème de Liouville.
2. Expliquer pourquoi L est un Gδ -dense de R, càd. une intersection dénombrable
d’ouverts denses.
3. En déduire l’existence d’une infinité non dénombrable de nombres de Liouville
irrationnels.
4. (8) Donner explicitement un exemple de nombre de Liouville irrationnel.
5. Démontrer qu’en fait, L a la puissance du continu, càd. qu’on peut y injecter R.
6. Pourquoi L est-il borélien ?
7. Soit Un l’ensemble des points de [0, 1[ vérifiant (1) pour une valeur de n fixée. Pour
n > 3, majorer la mesure de Lebesgue de Un .
8. En déduire que la mesure de Lebesgue de L ∩ [0, 1[ est nulle. Expliquer pourquoi
on peut même conclure que L tout entier est de mesure nulle.
9. Soit Q∩R l’ensemble des nombres algébriques réels. Pourquoi Q∩R est-il borélien
feuille 1, page 2
R. Peyre & F. Simon Travaux dirigés de probabilités
Soit (Ω, F, µ) un espace probabilisé. A ⊂ Ω est dit négligeable pour µ s’il existe B ⊃ A
tel que B ∈ F et µ(B) = 0. La tribu complétée de F pour µ est alors la tribu engendrée
µ
par les éléments de F et les ensembles négligeables. Nous la noterons F .
µ
1. Pour A ⊂ Ω, montrer que A ∈ F si et seulement si
µ
2. (♦) Montrer qu’il existe une unique extension de µ à F , et la décrire.
feuille 1, page 3
R. Peyre & F. Simon Travaux dirigés de probabilités
Cet exercice est donné à titre de complément culturel. Sa résolution utilise massi-
vement la théorie des ordinaux ; il est donc inutile d’essayer de faire l’exercice si vous ne
connaissez pas cette théorie.
Dans tout cet exercice, les objets construits doivent être parfaitement explicites.
On note ω1 le plus petit ordinal non dénombrable, et c un ensemble ayant la puissance du
continu, par exemple c = {0, 1}N .
1. Rappeler pourquoi ω1 est égal à l’ensemble des ordinaux dénombrables. Montrer
que tout ordinal dénombrable est isomorphe à une partie de Q pour l’ordre naturel de ce
dernier, et en déduire une surjection explicite c ω1 .
On définit par récurrence ordinale les ensembles (Bα )α∈ω1 , qui sont des ensembles de
parties de R, par :
– B0 est l’ensemble des ouverts de R ;
– Bα+1 est l’ensemble des complémentaires des éléments de Bα ;
– Pour λ un ordinal-limite, Bλ est l’ensemble des réunions d’ensembles appartenant
à un des Bα pour α < λ.
2. (♦) Montrer qu’une partie de R est borélienne si et seulement si elle appartient à
Bα pour un α ∈ ω1 .
3. (88) Construire une surjection explicite c B(R).
4. (♦) S’en servir pour construire une partie explicite de R qui n’est pas borélienne.
5. Dans quelle question a-t-on utilisé l’axiome du choix ? En remplaçant ω1 par ω10
défini comme le plus plus petit ordinal stable par réunion dénombrable, refaire l’exercice
sans recourir à cet axiome.
feuille 1, page 4
R. Peyre & F. Simon Travaux dirigés de probabilités
On veut estimer le nombre N d’écureuils dans une forêt. Pour cela on en capture k, on
leur met une petite marque sur la patte et on les relâche. Une semaine après (on suppose
qu’aucun écureuil n’est mort ou né dans l’intervalle) on en capture ` et on compte ceux
d’entr’eux qui portent la marque.
1. Calculer la probabilité qu’on trouve m écureuils marqués en fonction de N , k et `.
La loi de m est appelée loi hypergéométrique de paramètres N , k et `.
2. (♥) Calculer la valeur de N pour laquelle la probabilité d’observer une valeur m
donnée est maximale. En déduire une estimation du nombre d’écureuils dans la forêt
(le nombre d’écureuils évalué par cette méthode est appelé estimateur du maximum de
vraisemblance).
feuille 2, page 1
R. Peyre & F. Simon Travaux dirigés de probabilités
3. Montrer que Mα ((xi )i ) est une fonction croissante de α, et déterminer les cas d’éga-
lité.
4. Identifier la limite de Mα ((xi )i ) quand α −→ 0.
Dorénavant on appelle M0 ((xi )i ) la limite trouvée à la question 4, et on étend la formule
(1) aux α < 0.
5. (♥) Montrer que Mα ((xi )i ) est une fonction croissante de α sur R tout entier.
6. Calculer les limites de Mα ((xi )i ) quand α −→ +∞, resp. α −→ −∞.
Soit X une variable aléatoire réelle dont la loi µ possède une densité m par rapport à la
mesure de Lebesgue. On considère une fonction f : R −→ R ; le but de cet exercice est
de calculer, si elle existe, la densité de la loi de f (X).
1. On suppose f de classe C 1 avec une dérivée strictement positive. Montrer que f (X)
a une densité par rapport à la mesure de Lebesgue et la calculer.
2. Même question en supposant que f est de classe C 1 avec une dérivée strictement
négative.
3. Même question avec f (x) = |x|.
4. (♦) Même question en supposant que R est recouvert par un ensemble dénombrable
d’intervalles sur l’intérieur desquels f est C 1 et de dérivée non nulle.
La loi du χ2 (1) est la loi de X 2 quand X est√ une variable aléatoire de loi gaussienne
2
centrée réduite, i.e. de densité m(x) = e−x /2 / 2π.
5. Montrer que la loi du χ2 (1) est à densité et calculer cette densité.
6. (♦,88) Construire une fonction f de classe C 1 strictement croissante et une variable
aléatoire X à densité telles que f (X) ne soit pas à densité.
1. Si U est une variable aléatoire uniforme sur ]0, 1[, montrer que F −1 (U ) a pour loi
µ.
feuille 2, page 2
R. Peyre & F. Simon Travaux dirigés de probabilités
2. Supposons ici que µ est diffuse, càd. que les singletons sont de mesure nulle. Si X
est une variable aléatoire de loi µ, montrer que F (X) suit la loi uniforme sur ]0, 1[.
3. Imaginons que l’on sache simuler la loi uniforme sur ]0, 1[. Comment simuler une
loi exponentielle de paramètre λ ? Même question avec la loi de Cauchy γ, définie par
dγ(x) = 1/π(x2 + 1)dx.
Soit a > 1 un entier. On considère une variable aléatoire X1 de loi uniforme sur ]0, 1[,
et on définit par récurrence les Xn , n > 2, par Xn = aXn−1 − baXn−1 c, i.e. Xn est la
partie fractionnaire de aXn−1 .
4. Montrer que tous les Xn ont la même loi. En déduire que, pour tout k > 2, la loi du
vecteur aléatoire (Xm+1 , Xm+2 , . . . , Xm+k ) ne dépend pas de m.
5. (8) Soient I1 , . . . , Ik des intervalles de ]0, 1[. Montrer que, quand a −→ ∞,
h i k
P ∀n ∈ {1, . . . , k} Xn ∈ In −→
Y
|In |,
n=1
√ loi semi-circulaire est la loi de probabilité σ sur R définie par dσ(x) = 1|x|62 ·
La
( 4 − x2 /2π)dx.
1. Calculer tous les moments de σ, càd. tous les xk dσ(x) pour k ∈ N? .
R
2. Montrer que toute mesure de probabilité sur R ayant les mêmes moments que σ est
nécessairement à support compact, i.e. qu’il existe un compact dans lequel toute la masse
de cette mesure est concentrée.
3. (♦) Montrer qu’une mesure de probabilité sur R à support compact (donc en parti-
culier σ) est caractérisée par la suite de ses moments.
√
Soit µ la mesure signée sur R définie par dµ(x) = 1x>0 sin( 3x1/3 )e−x dx.
1/3
R kque la valeur absolue de µ a tous ses moments finis, i.e. que pour tout
4. Montrer
k ∈ N on a x |dµ|(x) < ∞.
5. (8) Calculer tous les moments de µ, i.e. tous les xk dµ(x) pour k ∈ N.
R
feuille 2, page 3
R. Peyre & F. Simon Travaux dirigés de probabilités
P ∀j ∈ {0, . . . , k} S N (p1 + · · · + pj ) = n1 + · · · + nj .
feuille 2, page 4
R. Peyre & F. Simon Travaux dirigés de probabilités
Feuille 3 : Indépendance
2 février 2009
Exercice 3 (Loi β)
feuille 3, page 1
R. Peyre & F. Simon Travaux dirigés de probabilités
Exercice 4 (Loi du χ2 )
ΨZ (λ) = ln E[exp(λZ)].
1. (8) Pour Z une variable aléatoire à valeurs dans un intervalle borné, dériver deux
fois ΨZ et identifier, pour tout λ, cette dérivée seconde à la variance d’une variable aléa-
toire Zλ dont on décrira la loi.
2. Si Z est une variable aléatoire à valeurs dans un intervalle borné I, montrer que la
variance de Z est majorée par |I|2 /4.
3. Soit Z une variable aléatoire centrée à valeurs dans un intervalle borné I. Déduire
des questions 1 et 2 que pour tout λ ∈ R+ ,
|I|2 λ2
ΨZ (λ) 6 .
8
4. Soient Z1 , . . . , Zn des
Pnvariables ealéatoires indépendantes, telles que Zi est à valeurs
dans [ai , bi ] ; posons Z = i=1 Zi et Z = Z − E[Z]. Montrer que
n
λ2 X
ΨZe 6 (bi − ai )2 .
8 i=1
feuille 3, page 2
R. Peyre & F. Simon Travaux dirigés de probabilités
feuille 3, page 3
R. Peyre & F. Simon Travaux dirigés de probabilités
Lemme de Borel-Cantelli
Le but de cet exercice est de montrer qu’il n’existe pas de mesure de probabilité P sur
(N? , P(N? )) telle qu’on ait P(« être divisible par n ») = 1/n pour tout n > 1. On va
raisonner par l’absurde en supposant donnée une telle probabilité pour aboutir à une
contradiction.
1. Montrer que, pour n1 , . . . , nk deux à deux premiers entre eux, les événements « être
divisible par ni », i ∈ {1, . . . , k}, sont indépendants.
2. (♥) Rappeler comment on démontre la formule d’Euler :
∞
Y 1 X 1
∀s > 0 s
= s
. (1)
p premier
1 − 1/p m=1
m
Déduire de (1) que la somme des inverses des nombres premiers diverge.
3. En considérant les événements « être divisible par p » pour tous les p premiers,
établir alors que P-presque-tout nombre a une infinité de diviseurs premiers, ce qui est
absurde.
Exercice 3 (Nombres-univers)
feuille 4, page 1
R. Peyre & F. Simon Travaux dirigés de probabilités
Exercice 4 (Records)
Fonctions caractéristiques
Dans tous les exercices suivants, on admettra que deux lois sur Rd qui ont la même
fonction caractéristique coïncident.
feuille 4, page 2
R. Peyre & F. Simon Travaux dirigés de probabilités
1. (♥) Montrer que la fonction caractéristique d’une variable aléatoire bornée est ana-
lytique.
2. Soient X et Y deux variables aléatoires réelles bornées. Montrer que pour que X
et Y soient indépendantes, il faut et il suffit que ∀(k, l) ∈ N2 , E(X k Y l ) = E(X k )E(Y l ).
feuille 4, page 3
R. Peyre & F. Simon Travaux dirigés de probabilités
Dans les troisR questions suivantes, on suppose que µ a tous ses moments polynomiaux
finis, i.e. que |x|k dµ(x) < ∞ pour tout k > 0.
3. Déterminer la valeur de α.
4. Montrer que µ
b est deux fois dérivable en 0.
5. (♦) En déduire la loi de µ, à un paramètre réel près. Reconnaissez-vous cette famille
de lois ?
Dans les deux questions suivantes, on suppose que α = 1 et que µ est symétrique, i.e. que
si X a pour loi µ, alors −X aussi.
6. Montrer que µ
b est symétrique, i.e. que µ
b(−ξ) = µ
b(ξ) pour tout ξ.
7. (♥) En déduire la loi de µ, à un paramètre réel près. Reconnaissez-vous cette famille
de lois ?
8. (88) Notons u8 = eiπ/4 . Pour tout ξ > 0, montrer que
Z +∞
√ e−1/ξ
Re exp(−u8 x + iξx)dx = √ 3/2 .
0 2 πξ
Dans les deux questions suivantes, on suppose que α = 1/2 et que µ est portée par R+ .
9. (8) Déterminer une densité possible pour µ, à un paramètre réel près.
10. (8) Montrer que µ est nécessairement de la forme trouvée à la question 9.
Cette famille de lois s’appelle les lois de Lévy.
Soient T1 , T2 , . . . des variables aléatoires i.i.d. de loi Exp(1). Pour i > 1, on pose :
i
X −2
Pi = Ti ,
j=1
puis :
∞
X
Λ= Pi .
i=1
feuille 4, page 4
R. Peyre & F. Simon Travaux dirigés de probabilités
Exercice 2 (Contre-exemples)
feuille 5, page 1
R. Peyre & F. Simon Travaux dirigés de probabilités
1. Soit (Xn )n∈N une suite de variables aléatoires. Montrer que, s’il existe une série de
terme général εn > 0, convergente, telle que
∞
P(|Xn+1 − Xn | > εn ) < ∞,
X
n=0
n=0
n=0
Soit (Xn ) une suite de variables aléatoires réelles indépendantes, la fonction dePréparti-
tion de Xn étant Fn définie par 0 si x < 0 et par 1 − x+n1
sinon. On note Sn = nk=1 Xk
et Yn = Snn .
feuille 5, page 2
R. Peyre & F. Simon Travaux dirigés de probabilités
Soient, sur le même espace probabilisé (Ω, F, P), deux suites (Xn )n∈N et (Yn )n∈N de
variables aléatoires réelles qui convergent en loi respectivement vers les variables aléa-
toires indépendantes X et Y .
1. (♦,8) Si, pour tout n ∈ N, Xn et Yn sont indépendantes, démontrer que la suite des
variables aléatoires (Xn , Yn ), n ∈ N, converge en loi vers (X, Y ).
2. (♥) Soient X et Y deux variables aléatoires réelles indépendantes de même loi de
Bernoulli (δ0 + δ1 )/2. On pose, pour tout n ∈ N∗ ,
1 1
Xn = X + et Yn = (1 − X) − .
n n
Étudier la convergence en loi des trois suites (Xn )n∈N , (Yn )n∈N et (Xn + Yn )n∈N . En
conclure que la suite des variables aléatoires (Xn , Yn ), n ∈ N∗ , ne converge pas en loi
vers (X, Y ).
Soit E un espace métrique muni des sa tribu borélienne, et C = Cb0 (E) l’espace de
Banach des fonctions continues bornées sur E munies de la norme du supremum des
valeurs absolues. On note C 0 le dual topologique de C, qu’on munit de sa topologie
faible-∗, sauf mention explicite du contraire. On note P(E) l’ensemble des mesures de
probabilité sur E.
1. Montrer que P(E) s’identifie à une partie de C 0 , et que cette partie est fermée et
contenue dans la boule-unité (pour la norme de la topologie forte) de C 0 .
2. (8) Si E est compact, montrer que C est séparable.
3. (♦) En déduire que si E est compact, P(E) muni de la convergence faible est un
compact métrisable.
4. Pour E = [0, 1], donner un exemple de métrique qui métrise la topologie faible sur
P(E).
feuille 5, page 3
R. Peyre & F. Simon Travaux dirigés de probabilités
Soient E un espace métrique, (Xn )n∈N une suite de v.a. à valeurs dans E et x un point
de E ; on note également x la variable aléatoire égale à x p.s..
1. (♦) Montrer que Xn tend vers x en probabilité si et seulement si Xn tend vers x en
loi.
Le but de cet exercice est de montrer le théorème suivant : soit (µn ) une suite de lois
de probabilité sur R, qui converge étroitement vers une loi de probabilité µ. On peut
alors définir, sur un même espace probabilisé, une suite de variables aléatoires (Yn ) et
une variable aléatoire Y , telles que pour chaque n la variable Yn ait pour loi µn et Y
ait pour loi µ et telles que l’on ait Yn qui converge presque-sûrement vers Y . On notera
Fn (t) = µn ((−∞, t]) et F (t) = µ((−∞, t]) les fonctions de répartition de µn et de µ.
1. (♦) On considère [0, 1] muni de la tribu borélienne et de la mesure de Lebesgue et
les variables aléatoires
Yn (s) = inf{t ∈ R, Fn (t) > s}.
On définit Y (s) de la même manière. Montrer que Yn a pour loi µn et que Y a pour loi µ.
2. (♥) Montrer que Yn (s) converge vers Y (s) en tout point où Y est continue. En
déduire que Yn converge presque-sûrement vers Y .
3. (8) Montrer que si P(Xn 6 x) → P(X 6 x) en tout point de continuité de
P(X 6 ·), alors pour toute fonction continue bornée g, E(g(Xn )) → E(g(X)).
Soient Xn et Yn deux suites de variables aléatoires réelles convergeant en loi resp. vers
une constante x et une v.a. Y .
1. (♦) Montrer que Xn + Yn converge en loi vers Y + x, et que Xn Yn converge en loi
vers xY (théorème de Slutsky).
2. (♥,8) Montrer qu’en fait, (Xn , Yn ) converge en loi vers (x, Y ), et en déduire que
pour toute fonction continue de R2 dans R, f (Xn , Yn ) converge en loi vers f (x, Y ).
Le théorème de Slutsky est souvent utilisé en statistiques quand on doit calculer
des grandeurs faisant intervenir un paramètre du modèle qu’on ne sait qu’estimer asymp-
totiquement, pour montrer que le résultat obtenu en utilisant l’estimation est asymptoti-
quement le même que si on avait utilisé le vrai paramètre.
feuille 5, page 4
R. Peyre & F. Simon Travaux dirigés de probabilités
Soit µ une mesure de probabilité sur Rn . On considère une suite de variables PNaléatoires
N 1
b la mesure (aléatoire) N i=1 δXi . Le
i.i.d. X1 , X2 , . . . de loi µ, et pour N > 1 on note µ
but de cet exercice est de montrer que, presque-sûrement, µ bN converge faiblement (càd.
au sens de la convergence en loi) vers µ.
bN converge en faiblement vers
1. Rappeler comment on peut exprimer la propriété « µ
b (U ) pour U ⊂ Rn ouvert et N ∈ N.
µ » en fonction de la donnée de tous les µ N
Soit
R µ une mesure de probabilité sur R ayant un moment d’ordre 1 ; notons m =
R Pn la moyenne de µ. Soient X1 , X2 , . . . des v.a. i.i.d. de loi µ ; pour n > 1, posons
xdµ(x)
Sn = i=1 Xi et Mn = Sn /n.
1. Si µ a une variance σ 2 < ∞, montrer que E[(Sn − nm)2 ] = nσ 2 .
2. Toujours si µ a une variance finie, déduire de la question 1 que Mn converge dans
L1 vers m.
feuille 6, page 1
R. Peyre & F. Simon Travaux dirigés de probabilités
On ne suppose plus que µ a une variance finie. Pour A > 0 fixé, on pose
−A si Xn 6 −A ;
Xn =
e Xn si −A 6 Xn 6 A ;
A si Xn > A,
et hn = Xn − X
en .
3. Pourquoi les Xn , resp. les hn , sont-ils i.i.d. ?
4. Déduire de la question 2 que
lim kMn − E[X
e1 ]kL1 6 kh1 kL1 .
n−→∞
Soit (Xn ) une suite de variables aléatoires indépendantes admettant un moment d’ordre
deux. On suppose que :
∞
1 2
E(Xn ) → m et
X
σ < ∞.
j=1
j 2 Xj
− E(Xj ))k22 .
Pn
1. Calculer k n1 j=1 (Xj
Pn
2. À l’aide d’une intégration par parties discrète, montrer que lim n12 j=1
2
σX j
= 0.
3. En déduire que n1 nk=1 Xk converge dans L2 vers m.
P
Dans tout cet exercice, pour µ une loi de probabilité sur R, on appelle
PN suite
1
des moyennes empiriques de µ la suite de variables aléatoires EN = N i=1 Xi , où
b
X1 , X2 , . . . sont i.i.d. selon µ.
R ∞ 1. (♦,8) Pour X une variable aléatoire à valeurs positives, montrer que E[X] =
x=0
P(X > x)dx (Indication : utiliser le théorème de Fubini).
2. En déduire que, si µ est une loi sur R n’ayant pas de moment d’ordre 1 et X1 , X2 , . . .
une suite de v.a. i.i.d. de loi µ, alors p.s. il existe une infinité de i ∈ N? pour lesquels
|Xi | > i (Indication : utiliser le lemme de Borel–Cantelli).
3. En déduire que, si µ est une loi de probabiité sur R n’ayant pas de moment d’ordre
1, alors presque-sûrement les moyennes empiriques E bN ne convergent vers aucune limite
finie.
feuille 6, page 2
R. Peyre & F. Simon Travaux dirigés de probabilités
feuille 6, page 3
R. Peyre & F. Simon Travaux dirigés de probabilités
Dans cet exercice, les lois gaussiennes sont toutes implicitement supposées cen-
trées.
1. Pour n > 0, soient ξ1 , . . . , ξn des variables aléatoires réelles i.i.d. de loi N (1).
Montrer que le vecteur aléatoire X = (ξ1 , . . . , ξn ) est un vecteur gaussien et calculer sa
matrice de covariance.
feuille 7, page 1
R. Peyre & F. Simon Travaux dirigés de probabilités
Soit µ une loi sur R ayant un moment d’ordre 2, avec R xdµ(x) = 0 etPR x2 dµ(x) = 1.
R R
Exercice 5 (Test du χ2 )
feuille 7, page 2
R. Peyre & F. Simon Travaux dirigés de probabilités
elle peut s’écrire comme pi=1 Zi2 où les Zi sont indépendants de loi N (0, 1). Posons
P
t
X ∗ = (X1 , . . . , Xk−1 ) et soit D2 = X ∗ (Σ∗ )−1 X ∗ ; montrer que sa loi limite est une loi
du χ2 à k − 1 degrés de liberté.
7. (♥) S’inspirer des questions précédentes pour expliquer comment on peut mettre en
place un test (appelé test du χ2 ) pour affirmer qu’un dé est vraisemblablement pipé.
On note X = (X1 , . . . , Xn ).
1. (8) Si µ est la loi gaussienne N (m, σ 2 ), quelle est la loi de X ? Soit C une ma-
trice orthogonale de dimension n telle que pour tout j = 1, . . . , n, on ait C1,j = √1n .
Exprimer Mn et Σn à l’aide des composantes de CX et en déduire que Mn et Σn sont
indépendantes.
On s’intéresse maintenant à la réciproque : on suppose que Mn et Σn sont indépendantes.
On supposera dans un premier temps les Xi centrées. On notera σ la variance de µ, ϕ la
transformée de Fourier de µ, Sn = nMn et Vn = nΣn .
2. (♥) Calculer E[Vn ] en fonction de σ.
3. (8) Montrer que ϕ est deux fois différentable, et calculer E[Vn exp(iuSn )] à l’aide
de ϕ, ϕ0 et ϕ00 .
4. Montrer que
5. (8) En déduire que ϕ est solution d’une équation différentielle. Montrer alors que
µ suit une loi gaussienne N (0, σ 2 ).
6. Démontrer que µ est nécessairement gaussienne même si on ne suppose plus les Xi
centrées.
feuille 7, page 3
R. Peyre & F. Simon Travaux dirigés de probabilités
feuille 7, page 4
R. Peyre & F. Simon Travaux dirigés de probabilités
Feuille 8 : Statistiques
6 avril 2009
feuille 8, page 1
R. Peyre & F. Simon Travaux dirigés de probabilités
n
(Indication : c’est un avatar de l’exercice 5 de la feuille 3).
2. L’espace des fonctions càdlàg de [0, 1] dans R est muni de la norme du supremum
| · |sup . Déduire de la question 1 que pour tous a > 0 et b ∈ N? ,
a 1
P Fbn − F sup > √ +
2
6 2be−a /8 .
n 2b
√
2 2
3. En prenant a = 3
c,
en déduire que pour tout c > 0,
√
c h n i 2
P F − F sup > √ 6
b n
+ 2 e−c /9 .
n 4a
On s’intéresse maintenant à une mesure de probabilité µ inconnue sur [0, 1], dont on veut
déterminer l’espérance à partir de réalisations i.i.d. X1 , . . . , Xn de µ.
4. On suppose que µ est diffuse et de support [0, 1] tout entier (càd. qu’elle ne charge
aucun point mais qu’elle charge tout ouvert non vide de [0, 1]). Soit G la fonction de
bn sa fonction de répartition empirique. Montrer que pour tout c > 0,
répartition de µ et G
√
c h n i 2
P G − G sup > √ 6
b n
+ 2 e−c /9 .
n 4a
(Indication : utiliser l’exercice 5 de la feuille 2).
5. On considère l’estimateur E b = (X1 + · · · + Xn )/n. Comment appelleriez-vous cet
estimateur ? Est-il convergent ? A-t-il un biais ?
6. (♦) Montrer que, si ν est une mesure de probabilité sur [0, 1] de fonction de répar-
tition H, Z 1
E[ν] = 1 − H(x)dx.
0
feuille 8, page 2
R. Peyre & F. Simon Travaux dirigés de probabilités
3. On pose H0 l’hypothèse selon laquelle les deux échatillons sont issus de la même
loi. Montrer que sous cette hypothèse la loi de UY,X sous H0 nedépend pas de la loi
commune des individus des deux échantillons.
4. Montrer que sous H0
NM
E[UY,X ] = .
2
5. Si l’on note 1
eXi <Yj = 1Xi <Yj −1/2, montrer que, sous H0 , pour tous i 6= i0 , j 6= j 0 :
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7. (8) Montrer que si par exemple P[X > Y ] > 1/2, ce rapport tend presque sûrement
vers +∞.
8. En déduire une procédure de test.
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#(01)
b + #(10)
b
a= .
N −1
b
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L’autre jour, un de mes amis est revenu d’un voyage enchanteresque dans un pays scan-
dinave. Malheureusement, il avait oublié de quel pays il s’agissait. Il y avait donc cinq
possibilités qui étaient le Danemark, la Finlande, l’Islande, la Norvège et la Suède. Je lui
ai posé deux questions pour le savoir :
1. La langue du pays ressemblait-elle à l’allemand ?
2. Tu m’as dit t’être baigné dans la mer : était-ce la Baltique ?
Il m’a donné, pour chaque question, une réponse qui était « oui », « non » ou « je ne sais
pas ». Je me pose la question de statistiques suivante : comment deviner le pays dans
lequel il est allé à partir de ses réponses ?
1. Les réponses attendues pour les questions sont les suivantes :
pays Q1 Q2
Danemark oui non
Finlande non oui
Islande non non
Norvège oui non
Suède oui oui
En définissant une distance sur l’espace des couples de réponses, donner un algorithme
« naïf » pour deviner le pays visité.
2. Soyons un peu plus fin : en fait, les gens se trompent parfois dans leurs réponses.
Admettons que, pour un pays donné, les deux réponses soient indépendantes. La façons
dont les gens répondent en fonction du pays est la suivante :
Q1 Q2
pays oui nsp non oui nsp non
Danemark 70% 25% 5% 25% 20% 55%
Finlande 10% 40% 50% 50% 35% 15%
Islande 20% 40% 40% 5% 20% 75%
Norvège 60% 25% 15% 10% 25% 65%
Suède 60% 25% 15% 60% 30% 10%
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3. (♥) Encore plus fort : je connais les statistiques de tourisme de chacun des cinq pays.
Le Danemark est visité annuellement par 2 000 000 touristes, la Finlande par 2 800 000
touristes, l’Islande 700 000, la Norvège 3 500 000 et la Suède 3 000 000. Construire un
modèle probabiliste qui modélise le pays visité par mon ami et les réponses qu’il donne.
Calculer alors la loi de probabilité du pays conditionnellement aux réponses données, et
en déduire l’estimateur bayésien du pays visité par mon ami.
4. Aller jouer quelques parties sur [Link] et commenter l’effica-
cité des méthodes bayésiennes :-)
Soient X ∈ L1 (Ω, A, P) et deux sous tribus A1 et A2 telles que la tribu engendrée par
A1 et σ(X) soit indépendante de A2 . On note B la tribu engendrée par A1 et A2 .
1. Montrer que si A est de la forme A1 ∩ A2 avec A1 ∈ A1 et A2 ∈ A2 , alors on a
E(1A X) = E(1A E(X|A1 )).
2. Rappeler quel argument nous permet alors d’affirmer que E(X|B) = E(X|A1 ).
Comment interprétez-vous ce résultat ?
3. (♦) En déduire que si A1 et A2 sont deux sous-tribus indépendantes et que X est
A1 -mesurable et L1 , alors E(X|A2 ) ≡ E(X).
4. (♦) Montrer que la réciproque est également vraie : si A1 et A2 sont deux sous-
tribus telle que pour tout X A1 -mesurable et L1 on ait E(X|A) ≡ E(X), alors A1 et A2
sont indépendantes.
Soit XP
n une suite de variables aléatoires réelles indépendantes et de même loi µ. Soit
Sn = nj=1 Xj .
1. Montrer que E(X1 |Sn ) = E(Xi |Sn ) pour tout 1 6 i 6 n.
2. En déduire E(X1 |Sn ).
3. Soit An = σ(Sn+j |j ∈ N). Utiliser la question 2 de l’exercice 2 pour calculer
E(X1 |An ).
1. Soit Y ∈ L2 (Ω, A, P). On suppose que E(Y |X) = f (X) et E(Y 2 |X) = f (X)2 ,
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Soit (X, Y ) un couple de variables aléatoires réelles de densité f (x, y) par rapport à la
mesure de Lebesgue sur R2 .
1. Soit g une fonction borélienne bornée. Calculer E(g(Y )|X).
2. Soit (X, Y ) de loi uniforme sur [0, 1]2 et S = X + Y . Calculer la densité de X
conditionellement à S = s.
Dans tout cet exercice, les espérances conditionnelles ne sont pas considérées
modulo l’égalité presque-sûre. Il faudra implicitement rajouter « pour tout choix d’espé-
rance conditionnelle » (ou parfois « pour un choix ») dans les questions chaque fois que
nécessaire.
Soit (Ω, F, P) un espace de probabilité et soit B une sous-tribu de F. Pour A ∈ F,
notons P[A|B] = E[1A |B].
1. On suppose dans un premier temps que (Ω, F) est isomorphe à (N, P(N)) en tant
qu’espace mesurable. Montrer qu’on a p.s. l’égalité suivante entre fonctions sur Ω
P[{ω}|B] = 1.
X
ω∈Ω
2. En déduire qu’on peut définir une famille (Pω )ω∈Ω de mesures de probabilité sur
(Ω, F), qui soit B-mesurable (càd. que pout tout A ∈ F l’application ω 7→ Pω [A] est
B-mesurable), et telle que pour tout A ∈ F on ait Pω [A] = P[A|B](ω) (en tant que
fonctions de ω). Montrer que cette famille est unique à équivalence presque-sûre près.
3. (♥,88) Si (Ω, F) est un espace polonais non dénombrable muni de sa tribu boré-
lienne, montrer qu’il est isomorphe à {0, 1}N muni de sa tribu borélienne (pour la topo-
logie produit).
À partir de maintenant, on suppose que (Ω, F) est {0, 1}N muni de sa tribu borélienne.
4. (8) Montrer que, si on se donne une application p de l’ensemble {0, 1}(N) des
suites finies d’éléments de {0, 1} dans [0, 1], telle que p() = 1 et pour toute suite s,
p(s) = p(s0) + p(s1), alors il existe une mesure de probabilité P sur {0, 1}N telle que P
attribue la masse p(s) à l’ensemble des éléments de {0, 1}N commençant par s (que l’on
notera sΩ), et que cette mesure est unique.
5. Montrer que p.s.,
P[Ω|B] = 1 et ∀s ∈ {0, 1}(N) P[sΩ|B] = P[s0Ω|B] + P[s1Ω|B] .
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6. (♥) En déduire qu’il existe une unique (à équivalence p.s. près) famille (Pω )ω∈Ω
de mesures de probabilité sur (Ω, F), qui soit B-mesurable (càd. que pout tout A ∈ F
l’application ω 7→ Pω [A] est B-mesurable), et telle que pour tout A ∈ F on ait Pω [A] =
P[A|B](ω). Quand F = σ(X) pour une v.a. X, Pω (à noter l’abus de langage puisque la
fonction ω 7→ Pω n’est définie qu’à équivalence p.s. près) est appelée loi conditionnelle
de P sachant que X = X(ω).
7. (♥) L’espérance sous la loi conditionnelle est-elle la même chose que l’espérance
conditionnelle ?
Soit (X, Y, Z) un vecteur gaussien à valeurs dans R3 . On suppose que Var(X) > 0,
Var(Y ) > 0 et que E[X] = E[Y ] = E[XY ] = 0.
1. (8) Montrer que E[Z | X, Y ] = E[Z | X] + E[Z | Y ] − E[Z] p.s..
2. Montrer que E[X | XY ] = 0 p.s., resp. E[Y | XY ] = 0 p.s..
3. En déduire E[Z | XY ].
ATTENTION ! L’exercice suivant est réputé pour engendrer des débats houleux et
stériles quand on en discute avec des non-probabilistes. . .
Dans tout cet exercice, on est implicitement censé modéliser les situations de ma-
nière réaliste.
Je sais que ma voisine a deux enfants.
1. Supposons que je sache que l’aînée est une fille. Quelle est la probabilité que l’autre
enfant soit également une fille ?
2. (♥) Supposons que je sache que ma voisine a au moins une fille. Quelle est la
probabilité que ma voisine ait en fait deux filles ?
3. (♥) Supposons que je sache que parmi les enfants de ma voisine, il y a une fille
appelée Mathilde. Quelle est la probabilité que l’autre enfant soit également une fille ?
(On fera l’hypothèse que la proportion de filles appelées Mathilde est très faible et on
négligera les termes d’ordre inférieur).
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Feuille 10 : Martingales
4 mai 2009
On considère la marche aléatoire biaisée sur Z, càd. une chaîne de Markov sur Z telle
que P(Xn+1 = i + 1|Xn = i) = p et P(Xn+1 = i − 1|Xn = i) = 1 − p, pour un
p ∈]1/2, 1[.
1. Déterminer quelles sont les fonctions f : Z −→ R telles que f (Xn ) soit une
martingale.
Ces fonctions sont appelées fonctions harmoniques pour la marche aléatoire biai-
sée.
Je fais un combat de fleuret contre un ami qui est plus fort que moi : à chaque assaut il
a une probabilité p ∈]1/2, 1[ de faire la touche (il n’y a pas de double touche en fleuret).
La règle est que le premier qui a k touches d’avances a gagné. Ayant été chanceux, je me
retouve à mener par ` touches d’avance (0 6 ` < k).
2. Quelle est ma probabilité de remporter le duel ? Application numérique avec p =
60%, k = 3 et ` = 1.
Soit (Mn )n∈N une martingale qui stationne presque-sûrement ; on note M∞ la valeur
terminale de la martingale. On pose également
E[M∗2 ] 6 4E[M∞
2
] (1)