Le système immunitaire
LE SYSTEME DE DEFENSE DE L’ORGANISME
I/ Généralités
L’immunologie : est la partie de la médecine qui s’intéresse à l’étude du système
de défense.
- chaque jour, des millions de bactérie, de virus, de parasites et des champignons
essayent de pénétrer dans notre corps, ils vivent dans l’air, dans les aliments, sur
la peau et même dans les cavités naturelles de l’organisme.
- de nombreux micro-organisme ne nous portent pas préjudice, nous en avons
cependant besoin.
- la plus part des micro-organismes qui peuvent nous nuire seront détruits par
notre système (c'est-à-dire en cas d’immunodépression ou immunosupréssion) il
se produira une maladie infectieuse.
- un système immunitaire normal a besoin d’un certain temps pour se
débarrasser des agents pathogènes : c’est l’exemple du virus de la grippe
(mixovirus influenzae)
II/ Les Barrières de défense du corps :
1/les enzymes (lysozymes) de la salive et des larmes : ils détruisent en
permanence les bactéries
2/la muqueuse des voies respiratoires : absorbe les agents agressifs inspirés
3/acide gastrique : inactive les germes alimentaires
4/la flore digestive
5/le milieu acide du vagin
6/la flore vaginale.
7/le revêtement cutané acide de la peau
- Si des germes parviennent cependant à la franchir cette barrière et à pénétrer
dans l’organisme, alors ils seront attaqués par les globules blancs (leucocytes)
- Grâce à notre mémoire immunologique, on ne doit pas retomber malade une
deuxième fois lorsque nous avons déjà contracté une maladie transmissible
comme par exemple : la varicelle (qui confère une immunité durable) c’est à
dire qu’elle apprend à reconnaître (les micro-organismes qui arrivent et combat
chaque nouvelle infection à l’aide de protéines synthétisés spécialement pour
cette fonctions) qui sont les anticorps.
III/ L’organisation du système immunitaire :
Le système immunitaire humain se compose :
- d’organes connue le thymus et la rate
- de tissus comme la moelle osseuse, les ganglions
lymphatique les amygdales, les tissus lymphatiques
digestives et les cellules immunitaires disséminés dans
presque tous les autres tissus.
- La majorité des cellules immunitaire proviennent d’une cellule souche
(pluripotente) qui va donner 2 lignées de cellules de défense :
- lignée Myéloïde (appartiennent à la moélle osseuse) donnent les
leucocytes et monocytes
- lignée lymphoïde qui vont donner les lymphocytes (cellules
tueuses naturelles « natural killer »)
- les leucocytes : en cas d’œdème causé par une inflammation, les leucocytes
rejoignent l’intestin à travers le réseau capillaire et vont jouer leur rôle dans le
système de défense
- les lymphocytes : ce sont des sous groupes de leucocytes ils se trouvent en
nombre très important dans le système lymphatique qui est composée de
vaisseaux, ganglions et organes lymphatiques (thymus, rate, appendice, plaques
de Peyer) car ils quittent, après un court séjour l’interstitium tissulaire et
gagnent par de minuscules capillaires le réseau des vaisseau lymphatiques, le
réseaux vasculaires veineux et artériels le liquide lymphatique traverse
également des ganglions lymphatique avant de déboucher dans les grosses
veines.
A/Les leucocytes ou globules blancs : leurs nombres total dans le sang =
4000à 10000/mm3
1/ Les leucocytes ou polynucléaires(PN) se divisent en 3 types :
a/ P.N neutrophiles : ils sont capables de phagocyter les micro-organismes,
leurs nb en cas infection bactérienne (leur proportion est environ 70% de
l’ensemble des GB, lorsqu’ils ont phagocyté les bactéries et les cellules mortes
ils meurent et apparaît un mélange de débris de granulocytes et de résidu
tissulaire formant un liquide = le pus nauséabond
b/ Les PN éosinophiles : représentent : 3% de l’ensemble des leucocytes, leur
augmentation est appelée éosinophilie et se voit dans les pathologies allergiques
et parasitaires et les maladies auto-immunes.
c/ Les PN basophiles : < 2% des leucocytes :
- ils contiennent des liaisons histamine
- ils quittent les vaisseaux et se fixent dans l’espace interstitiel sous forme
de mastocytes.
- ils interviennent dans les réactions d’allergie immédiate et sont
augmentés dans de nombreuses maladies chroniques
2/ Les lymphocytes :
Représentent 30% des leucocytes, ils sont formés dans la moelle osseuse, les
ganglions et le thymus ; ils y a ceux qui meurent au bout de 8j et ceux qui
peuvent devenir âgés de plusieurs centaines de jours ( en fonction du lien de leur
maturation) il y a 2 types :
a/ lymphocytes T (maturation dans le thymus)
b/ lymphocytes B (maturation dans la moelle osseuse)
Ils jouent des rôles essentiels au niveau des zones de défense spécifique par la
production d’anticorps spécifiques qui se déroule dans les plasmocytes ( dérivés
des lymphocytes et peuvent fabriquer 2000 anticorps/ Sec)
Les lymphocytes T se divisent en 2 sous groupes :
- les cellules T- amplificateur ou helper : qui stimulent la maturation des
lymphocytes B en plasmocytes
- les cellules T – suppresseur : qui empêchent les réactions immunitaires
brutales.
Le taux des lymphocytes peut augmenter (lymphocytose) par ex : en cas de
tuberculose, ou diminuer (lymphopenie) par ex en cas d’infection a VIH
3/ Les monocytes :
Leur valeur normale = 2 à10% des leucocytes, leur taux augmente dans de
nombreuses infections et inflammations chroniques et dans les processus
tumoraux et au cours des infections aigues en phase de guérison.
B/ Les antigènes et anticorps :
Les anticorps jouent un rôle important dans la reconnaissance de corps étrangers
Les antigènes situés au niveau de chaque micro-organisme et sur chaque cellule.
Les anticorps se fixent sur des sites spécifiques d’antigène (comme une clef de
serrure), ainsi l’agent pathogène sera démasqué et éliminé dans le cadre d’une
réaction immunologique cette réaction fait appelle aussi au système du
complément : qui a un rôle essentiel au sein des défenses contre les infections.
Les facteurs du complément endommagent puis détruisent la membrane de la
bactérie après leur activation par un processus complexe.
Le système du complément est un groupe de substances de défense et de
médiateurs, formés de nombreux composés protéiques circulant dans le sang et
dans l’interstitium
C/ Cas particulier de l’infection virale :
Les virus n’ont pas la capacité de synthétiser leur propre protéine, de ce fait ils
injectent leur patrimoine génétique dans les cellules : exemple
- les hépatocytes pour le virus de l’hépatite.
- les cellules nerveuses pour le virus de l’hérpes
- les cellules T amplificatrices pour le virus du SIDA
Et vont donc stimuler ces cellules pour produire des protéines virales à la place
de leurs propres protéines
D/ L’histocompatibilité :
Il existe des antigènes spécifiques présents à la surface de toutes les cellules de
l’organisme, formant le complexe majeur d’Histo compatibilité il s’agit d’un
groupe de gènes qui jouent un rôle important dans la reconnaissance
immunitaire et sont facilement détectables sur les leucocytes d’où l’appellation
du système HLA (Human Leucocyte Antigène) et aussi, ils interviennent en cas
de transplantation et de greffe d’organes.
IV/ Les Eléments constitutifs du système immunitaire :
A) Les quatre sous systèmes de défense :
Lorsque l’agent pathogène pénètre dans l’organisme, il démarre deux systèmes
de défense à savoir :
• La défense non spécifique
• La défense spécifique
Les deux systèmes réagissent avec deux autres facteurs :
• Les facteurs cellulaires : c'est-à-dire des cellules
immunocompétentes (Ex : les globules blanc)
• Des facteurs humoraux (Ex : les facteurs du complément)
1) la défense cellulaire non spécifique :
Fait intervenir la réaction de la phagocytose par les PN neutrophiles, les
macrophages et les cellules tueuses naturelles (gros lymphocytes)
2) la défense cellulaire spécifique :
Fait intervenir les lymphocytes T : ils sont classés en
- cellules T amplificatrices
- cellules T suppressives
- cellules T mémoire
- cellules T cytotoxique
3) la défense humorale non spécifique :
Elle fait appelle au système du complément qui, une fois activé, il va en
collaboration avec les macrophages et les PN neutrophiles, essayer de lyser les
membranes cellulaires des cellules étrangères et par conséquent, tuer les micro–
organismes.
4) la défense humorale spécifique :
Elle fait intervenir les lymphocytes B qui se transforment en plasmocytes ces
derniers vont fabriquer des anticorps
Il existe 5 classes d’anticorps qui se différencient les uns des autres par leurs
structures et leurs fonctions et qui peuvent être séparées au laboratoire par
Elécrophorèse. Chacune de ces classes est désignée par une lettre, ainsi ou parle
d’anticorps Ig G, Ig A, Ig M, Ig E, Ig D
a) L’immunoglobuline G (Ig G)
Représente 75% des anticorps elles ne jouent initialement aucun rôle lors
des primo-infections car elle ne peut être élaborée qu’après un délai de 3
semaine par contre , lors d’une nouvelle infection, les Ig G apparaissent
immédiatement avec de fortes concentrations
Les anticorps Ig G peuvent franchir la barrière placentaire et protéger ainsi le
fœtus et le nouveau né contre les infections avant et après l’accouchement, et
ceci pendant une durée de 3 à 6 mois environs.
b) Les Ig A :
- Représentent environ 1/6ème des anticorps.
- Ils sont spécialisés dans les mécanismes de défense des surfaces
muqueuses.
- les Ig A passent dans le lait maternel (protection du nouveau-né).
c) Les Ig M :
- Ils apparaissent le plus rapidement après le premier contact avec l’agent
pathogène
- On peut diagnostiquer de nombreuses infections grâce à l’élévation des
Ig M et parfois même avant l’apparition de tout symptôme.
d) Les Ig E :
- jouent un rôle important contre les infections parasitaires et lors des
réactions d’allergie de type immédiat (réactions anaphylactiques).
e) Les Ig D :
- joue un rôle dans l’activation des lymphocytes B
- elles ne sont détectables qu’à des taux faibles dans le sérum.
B) Les allergies :
Le terme d’allergie désigne une hypersensibilité spécifique acquise. Contre des
antigènes particuliers qui peuvent dans certain cas, menacer le pronostic vital.
Il existe 4 types de réactions allergiques :
1/ réaction de type I (allergie immédiate) : en cas de prédisposition particulière
et de contact avec un antigène déterminé (ex : un pollen, pénicilline) en l’espace
de quelque secondes à quelques minutes, s’installe des symptômes d’une
réaction anaphylactique (du fait de la libération d’histamine) = prurit, œdème,
hypotension, vasodilatation, broncho-constriction. Dans de nombreux cas, la
réaction anaphylactique reste limitée localement (ex : crise d’asthme, ou rhume
de foins), ou bien se généraliser (par ex après injection d’un médicament
particulier), dans ce cas, il peut se produire un effondrement de la pression
artérielle (choc anaphylactique) par vasodilatation, le spasme de la musculature
bronchique est une cause de décès immédiat importante.
Une simple piqûre d’abeille chez une personne atteinte d’une allergie au venin
d’abeille, peut entraîner un choc anaphylactique, le traitement consiste en
l’injection d’adrénaline et de corticoïdes.
2/ réaction de type II (type cytotoxique)
Cette réaction va aboutir en l’espace de quelques heures à quelques jours à la
destruction des cellules porteuses de l’antigène : exemple hors des accidents de
transfusion(en cas d’incompatibilité entre les groupes sanguins ABO rhésus)
3/ réaction de type II1 : (type de l’immun complexe)
Ex : en cas de particules d’excréments de pigeons dans la psittacose
4/réaction de type IV (réactions retardées)
Ex : réaction à la tuberculine (IDR= intradermoréaction)) utilisée pour le
diagnostic de la tuberculose.
C) L’atopie :
Les raisons pour lesquelles, certaines personnes développent des allergies contre
les fraises, le kiwi ou le pollen, d’autres contre la laine vierge, les hamsters
dorés ou les abeilles ne sont pas très claires, mais ce qui est sûr, c’est que la
prédisposition à développer une allergie est héréditaire (10% de la population
appartiennent au groupe que l’on appelle Atopique), ces personnes sont
prédisposés à développer des maladies comme : l’asthme allergique, l’urticaire
(formation de papules sur la peau), l’Eczéma Atopique, la conjonctivite
allergique, le Rhume de foin.
D) Les maladies Auto immunes :
Ce sont des maladies où les anticorps sont dirigés contre ses propres tissus, on
parle alors d’auto anticorps, citons par exemple :
- le diabète de type I
- la polyarthrite rhumatoïde(PR)
- la polyarthrite chronique (R AA,SPA)
- la rectocolite hémorragique.(RCH)
- Maladie de basedow (au niveau de la thyroïde)
- La myasthénie (maladie musculaire)
- Le lupus érythémateux
- La périartérite noueuse(PAN)….
E) La thérapie immunosuppressive :
Les maladies auto immunes et les réactions allergiques présentent souvent une
évolution grave et parfois mortelle, pour souvent une évolution grave et parfois
mortelle, pour l’empêcher, ont peut utiliser des médicaments qui dépriment le
système immunitaire = les immunosuppresseurs : (exemple la cortisone) ces
médicaments diminuent rapidement les symptômes de la maladie, mais leurs
utilisation prolongé, va exposer au risque d’infections.