Systèmes d'Information Publiques au Burundi
Systèmes d'Information Publiques au Burundi
Septembre 2024
Secrétariat Exécutif des Technologies de l’Information et de la Communication
PAGE DE CONTRÔLE DU DOCUMENT
Référence CT-SIIP-2024-001
Version V1.0
Date de Validation
2. Parties prenantes
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TABLE DES MATIÈRES
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IV.2. Ordinateurs et appareils de communication ....................................................................... 10
IV.3. Alimentation électrique et de secours................................................................................. 11
IV.4. Scanners et imprimantes ..................................................................................................... 11
IV.5. Équipement d'utilisateur final ............................................................................................. 11
IV.6. Maintenance du matériel .................................................................................................... 13
V. APPLICATIONS LOGICIELLES ET DONNÉES ................................................................................... 13
V.1. Applications logicielles .......................................................................................................... 13
V.3. Données ................................................................................................................................ 16
VI. ADMINISTRATION SYSTÈME........................................................................................................ 18
VI.1. Protection par mot de passe ................................................................................................ 18
VI.2. Comptes de messagerie ....................................................................................................... 19
VI.3. Accès au système ................................................................................................................. 19
VII. CYBERSÉCURITÉ .......................................................................................................................... 20
VII.1. Minimiser l’exposition des systèmes aux réseaux externes ............................................... 20
VII.2. Mettre en œuvre la segmentation des réseaux ................................................................. 21
VII.3. Établir des contrôles d'accès basés sur les rôles et mettre en œuvre la journalisation
du système ........................................... 21
VII.4. Mettre en œuvre une politique de mots de passe ............................................................. 22
VII.5. Conscientisation à la cyber sécurité au niveau des institutions ......................................... 22
VII.6. Effectuer régulièrement des évaluations de vulnérabilités et des tests d’intrusion ......... 22
VIII. COMMUNICATION INTERNE ET EXTERNE ................................................................................. 23
VIII.1 Politique de communication interne .................................................................................. 23
VIII.1.1 Objectifs de la politique de communication interne ................................................... 23
VIII.1.2 Canaux de communication .......................................................................................... 24
VIII.1.3 Stratégies de mise en œuvre ....................................................................................... 24
VIII.2 Communication externe ..................................................................................................... 25
VIII.2.1 Objectifs de la politique de communication externe .................................................. 25
VIII.2.2 Canaux de communication externe ............................................................................. 26
VIII.2.3 Stratégies de mise en œuvre ....................................................................................... 27
VIII.3. Enregistrement du domaine .............................................................................................. 28
VIII.3.1. Processus d'enregistrement ....................................................................................... 28
VIII.3.2. Nomenclature pour l'enregistrement de domaine .................................................... 28
VIII.3.3. Normes de conformité et sécurité.............................................................................. 29
VIII.4. Gestion des emails professionnels..................................................................................... 29
VIII.4.1. Création et enregistrement des comptes email ......................................................... 29
VIII.4.2. Configuration et utilisation des comptes mails .......................................................... 30
VIII.5. Normes et formats de communication.............................................................................. 31
VIII.5.1. Format uniforme de communication.......................................................................... 31
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SIGLES ET ABREVIATIONS
GHz Gigahertz
Go Gigaoctet
IP Internet Protocol
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IPsec Internet Protocol Security
A Address
MX Mail Exchange
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GLOSSAIRE DES TERMES TECHNIQUES
Age du mot de passe : Durée d'utilisation d'un mot de passe avant modification ; gestion pour
réduire les risques d'accès non autorisé.
ASHRAE : Organisation qui établit des normes pour les systèmes de chauffage, ventilation et
climatisation (HVAC&R : Heating, Ventilation, Air Conditioning and Refrigeration), notamment
pour les Datacenters.
Bande passante : Capacité d'un canal de communication à transmettre des données, mesurée en
bits par seconde (bit/s) ou multiples (Kbit/s, Mbit/s, Gbit/s, etc.).
Coffre-fort à mot de passe : Outil sécurisé pour stocker et gérer des mots de passe, offrant des
fonctionnalités de cryptage.
Datacenter : Installation large pour héberger une infrastructure informatique, incluant plusieurs
serveurs et systèmes de sauvegarde.
DMZ (Demilitarized Zone) : Zone de réseau entre un réseau interne et externe, hébergeant des
services accessibles au public.
DNS (Domain Name System) : Système traduisant les noms de domaine en adresses IP pour
faciliter l'accès aux sites web.
IDS (Intrusion Detection System) : Système surveillant le réseau pour détecter des activités
suspectes, générant des alertes sans bloquer le trafic.
IPS (Intrusion Prevention System) : Système de sécurité détectant et bloquant les activités
malveillantes en temps réel.
Large bande : Technologies permettant une transmission de données à haute vitesse sur de
grandes distances, capable de gérer simultanément divers types d'informations (voix, données,
vidéos).
Logiciels open source : Programmes dont le code source est accessible et modifiable par tous,
favorisant la collaboration.
Logiciels propriétaires : Programmes dont le code source est fermé, nécessitant une licence pour
être utilisés.
Mise à jour applicative : Installation d'une nouvelle version d'un logiciel pour corriger des bugs
ou améliorer des fonctionnalités.
Pare-feu : Dispositif de sécurité contrôlant le trafic de données entrant et sortant d'un réseau,
protégeant les réseaux internes des menaces externes.
Pare-feu de nouvelle génération (NGFW) : Pare-feu avancé intégrant des fonctionnalités comme
l'inspection approfondie des paquets et la prévention des menaces.
Panneau de brassage : Dispositif centralisant et connectant les câbles réseau, facilitant leur
gestion.
Routeur : Appareil dirigeant le trafic de données entre différents réseaux, connectant un réseau
local à Internet.
Salle de communication est un espace plus restreint dédié aux équipements de réseau locaux
(serveurs, routeurs, commutateurs) pour gérer les communications internes d'une organisation
Schéma de réseau logique : Représentation des flux de données et des connexions logiques entre
composants d'un réseau, sans tenir compte de leur emplacement physique.
SSL (Secure Sockets Layer) : Protocole de sécurité chiffrant les données échangées entre un
serveur et un navigateur.
Switch : Appareil connectant plusieurs périphériques dans un réseau local (LAN), permettant la
communication entre eux.
TLS (Transport Layer Security) : Protocole successeur du SSL, assurant la sécurité des
communications sur Internet.
Version LTS (Long Term Support) : Version d'un système d'exploitation bénéficiant d'un
support prolongé pour assurer stabilité et sécurité.
VPN (Virtual Private Network) : Service créant une connexion sécurisée entre un utilisateur et
Internet, masquant l'adresse IP.
VLAN (Virtual Local Area Network) : Technologie segmentant un réseau physique en plusieurs
réseaux logiques distincts.
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I. INTRODUCTION
Cette situation a conduit à une fragmentation des efforts numériques, avec des solutions qui, dans
de nombreux cas, ne sont ni interopérables ni compatibles entre elles. Cette absence de vision
stratégique commune limite l'efficacité des investissements TIC et entrave la création d'un
écosystème numérique cohérent et intégré au niveau national. De plus, le manque de normes et de
protocoles unifiés expose les systèmes d'information publics à des risques accrus en matière de
sécurité, de gestion des données, et de continuité des services.
Il devient donc impératif de définir une stratégie claire et unifiée pour le développement et la
gestion des systèmes d'information publics. Cette stratégie s’aligne aux objectifs définis dans la
« Vision Burundi pays émergent en 2040 et pays développé en 2060 » et garantit l'uniformité
des pratiques, la conformité aux standards reconnus et l'optimisation des ressources disponibles,
tout en assurant une protection adéquate des données et une sécurité renforcée des systèmes. Le
Concept Type des Systèmes d'Information des Institutions Publiques (CTSIIP) s'impose ainsi
comme un outil essentiel pour orienter la transformation numérique du secteur public, en
établissant les principes directeurs, les normes, et les bonnes pratiques à adopter.
Mettre en place un cadre standardisé pour les systèmes d'information des institutions publiques,
incluant des directives précises en matière de gestion des infrastructures réseaux, de
communication, d'administration des systèmes, de cyber sécurité, ainsi que d'applications
logicielles et de données.
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I.2.2 Objectifs spécifiques
Renforcer les capacités par le développement des compétences techniques au sein des
institutions publiques pour soutenir la mise en œuvre et la gestion durable des systèmes
d’information ;
L'élaboration de ce Concept Type repose sur une méthodologie collaborative, impliquant une
consultation large des parties prenantes au sein des institutions publiques. Cette démarche
comprend :
Analyse des initiatives existantes des projets TIC déjà en cours ou achevés dans les
différentes institutions, afin d'identifier les bonnes pratiques et les leçons à tirer ;
Étude des modèles de CTSIIP et des standards adoptés dans d'autres pays ayant réussi leur
transformation numérique, afin d'inspirer les orientations stratégiques ;
Ateliers de travail et concertations de travail avec les responsables TIC des différents
ministères pour harmoniser les visions et définir les priorités communes ;
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Validation de ce Document du CTSIIP rédigé, par des autorités compétentes, avec des
ajustements éventuels en fonction des retours reçus ;
Planification et mise en œuvre du document final qui servira de guide pour le déploiement
des projets TIC, avec une feuille de route claire et des indicateurs de suivi pour mesurer les
progrès réalisés.
Ce CTSIIP représente une opportunité unique pour notre pays de structurer et d'optimiser ses
efforts en matière de digitalisation, en posant les bases d'une administration publique moderne,
efficace, et résiliente face aux défis technologiques du futur.
Le chapitre suivant présente la vision stratégique pour une meilleure gestion des systèmes
d'information publics.
Le CTSIIP vise à créer un écosystème numérique public intégré, sécurisé et centré sur l'utilisateur.
L'objectif est de transformer les institutions publiques en entités modernes, capables de répondre
efficacement aux besoins des citoyens et des entreprises.
Traiter les données publiques comme un atout stratégique avec des politiques de sécurité robustes
pour protéger les informations sensibles contre les cyber menaces.
Garantir l'accessibilité des services numériques à tous les citoyens, en particulier ceux en situation
de handicap ou dans des zones reculées, afin de réduire les inégalités.
Adopter des technologies émergentes pour réinventer les services publics et encourager
l'innovation à tous les niveaux de l'administration.
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II.1.5 Durabilité et Responsabilité Environnementale
Intégrer la durabilité dans la conception des systèmes d'information pour minimiser l'impact
environnemental, notamment en réduisant la consommation d'énergie.
Former continuellement le personnel public pour développer une culture numérique au sein des
institutions publiques, favorisant l'innovation et l'adoption de nouvelles technologies. Exiger le
transfert des compétences aux techniciens locaux pour pérenniser la gestion des systèmes
d’information en vue de sauvegarder la souveraineté nationale dans le domaine du numérique.
II.2.1 Interopérabilité
Adopter des standards nationaux pour garantir l'échange fluide des données entre les systèmes
publics.
Mettre en place des mécanismes de sécurité robustes pour protéger les données des citoyens.
II.2.5 Durabilité
Optimiser les ressources investies dans les TIC tout en garantissant la transparence des processus.
II.2.7 Collaboration
Promouvoir la collaboration entre les institutions publiques et les partenariats avec le secteur privé.
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II.2.8 Formation continue
Mettre en place des programmes de formation pour développer les compétences en TIC des agents
publics.
Cette section fournit des lignes directrices et des exigences pour le déploiement de réseaux
informatiques dans les institutions pu en trois catégories.
La conception du réseau dans les institutions publiques doit prendre en considération les éléments
suivants :
Services consultés ou proposés par l’institution : les services doivent être définis et
catégorisés en fonction des processus et des exigences de disponibilité ;
Technologie large bande : doit être choisie en fonction de l'emplacement, des exigences
commerciales institutionnelles et de l'implantation des bureaux. Les réseaux locaux sans fil
sont conseillés pour des espaces de travail pratiques et modernisés ;
Exigence de bande passante : l'exigence minimale de bande passante doit être conforme
aux besoins des utilisateurs.
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Tableau 1 : Exigence minimale de bande passante dédiée suivant le nombre d’utilisateurs
Schéma de réseau logique : doit prendre en compte les systèmes, les services et les
applications en fonction des processus métier institutionnels.
La conception de l'infrastructure de réseau physique et logique dans les institutions publiques doit
être classée en quatre catégories en fonction du nombre de terminaux :
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- Catégorie 2 : Infrastructure réseau de taille moyenne pouvant accueillir jusqu'à 100
terminaux ;
Sécurité des réseaux : toutes les institutions publiques doivent se conformer aux directives
de cyber sécurité adoptées.
1) Équipement réseau
Les équipements et périphériques réseau constituant l'infrastructure réseau principale pour fournir
des fonctionnalités de connectivité et de sécurité comprennent un rack, un minimum de routeurs,
de commutateurs et de points d'accès, ainsi qu'un pare-feu. Tous les équipements devront provenir
des fournisseurs mondialement reconnus.
Toute structure de réseau doit tenir en compte des dernières normes de câblage et d’étiquetage.
Les établissements devraient disposer de salles de communication à leurs locaux lorsque cela
s’avère nécessaire et doivent respecter les exigences minimales suivantes :
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sortie facile de l'équipement, les portes doivent s'ouvrir à 180° vers
l'extérieur, sur une largeur minimale de 90 cm et 2 m de haut. Seuls les
équipements liés à la salle de communication doivent être présents
dans la salle.
Système électrique La salle de communication doit disposer d’au moins deux sources
d'alimentation différentes dédiées, non commutées, avec redondance
d'alimentation et alimentations de backup.
Contrôle d'accès et L'accès physique à la salle de communication doit être limité aux
de la sécurité seules personnes ayant des responsabilités légitimes justifiant un tel
accès. Le système de contrôle d'accès (carte d'accès ou biométrique)
clavier ou porte verrouillable) doit être utilisé à tous les points d'entrée
24h/24 et 7j/7 et procédure claire pour garantir que l'accès est supprimé
lorsqu'un individu n'a plus l'autorisation d'entrée.
La liste des personnes ayant l'accès doit être révisée en cas de besoin.
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En plus des exigences minimales ci-dessus, les lignes directrices suivantes concernent les
équipements réseau dans la salle de communication :
Commutateurs : il est conseillé aux petites, moyennes et grandes institutions d'utiliser les
commutateurs équipés au moins de 24 ports PoE, 10/100/1000 Base-T, avec au moins 4
ports SFP (Small Form Factor Pluggable). Des commutateurs à 48 ports pourront être
utilisés par des grandes institutions. Toutefois, les commutateurs doivent être intelligents.
Panneaux de brassage (UTP Data Patch Panels) : doivent être au moins de CAT 6, 24
ports ou plus selon la dernière technologie.
Pare-feu : la dernière sécurité du réseau par pare-feu doit être mise en œuvre. (Pour plus de
détails sur les exigences, reportez-vous aux directives de cyber sécurité).
1) Performances du réseau
2) Maintenance du réseau
Chaque institution doit élaborer un plan de maintenance du réseau, ainsi que le plan de reprise
après sinistre et de continuité des activités.
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IV. MATÉRIEL ET ÉQUIPEMENT DE L'UTILISATEUR FINAL
Cette partie se focalise sur le matériel informatique, notamment les serveurs, les ordinateurs, les
scanners, les imprimantes, etc. Il précise la configuration matérielle recommandée et le système
d'exploitation le cas échéant.
IV.1. Serveurs
Les institutions publiques sont tenues d'héberger toutes leurs données et serveurs dans le Centre de
Données Intégré National (CDIN) hébergé au SETIC.
Ces serveurs peuvent inclure des serveurs Web, des serveurs de messagerie, un serveur de fichiers
(applications), du stockage et d'autres systèmes informatiques.
Voici les exigences minimales qui doivent guider les institutions publiques lors de l'acquisition
d'ordinateurs et d'appareils de communication à usage de bureau ou à toute autre fin
administrative.
1) Ordinateur de bureau/portable
La configuration minimale requise en fonction du but d'utilisation.
Processeur : Core i5, 10ème Génération, 2 cœurs avec processeurs logiques de vitesse
minimum de 2.0 GHz chacun ;
Mémoire : 4 Go de RAM ;
2) Téléphone IP
Ils peuvent être utilisés et une politique de « bring your own device » (BYOD) doit être définie
pour garantir un accès sécurisé au réseau de l'établissement.
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En français, cette politique est traduite « Apportez Votre Propre Appareil » (AVPA) qui est une
approche adoptée par les entreprises permettant aux employés d'utiliser leurs appareils personnels
(comme des smartphones, tablettes, ou ordinateurs portables) pour accéder aux ressources et aux
réseaux de l'entreprise. Cette politique peut offrir des avantages comme la flexibilité et la
réduction des coûts pour l'entreprise, mais elle soulève aussi des préoccupations en matière de
sécurité, de gestion des données, et de confidentialité, car les appareils personnels peuvent être
plus vulnérables aux cyberattaques et aux violations de données.
Pour atténuer ces risques, les entreprises mettent souvent en place des mesures de sécurité
spécifiques, comme des protocoles de chiffrement, des applications de gestion des appareils
mobiles (MDM) et des directives strictes sur l'utilisation de ces appareils.
L'infrastructure du réseau informatique dans les locaux de l'institution doit disposer d'une
alimentation électrique principale et d'une source d’énergie de secours. Les spécifications
générales sont fournies dans le contrat cadre qui régit l'acquisition des appareils informatiques et
de l'alimentation électrique associée ainsi que des solutions de secours.
Il est recommandé aux institutions publiques d'acquérir des équipements tels que les imprimantes,
les scanners et les photocopieurs qui devraient être mis en réseau. La meilleure pratique
recommandée consiste à utiliser des équipements multifonction.
1) Appareils utilisateur
Les appareils institutionnels doivent être étiquetés et enregistrés. Une dénomination appropriée
doit être effectuée, conformément à la configuration conseillée du réseau.
Ils ne doivent pas être utilisés pour traiter, distribuer ou stocker illégalement des données protégées
par le droit d'auteur de la propriété intellectuelle. Ceux-ci ne doivent être utilisés dans aucune
activité qui contribuent à diminuer la productivité des employés.
2) Règles d'entretien
Les bureaux avec équipements TIC doivent être fermés à clé pour éviter le vol et d'autres risques :
Les équipements TIC ne doivent pas être placés à côté de climatiseurs car l'humidité et la
chaleur peuvent réduire la durée de vie des composants internes ;
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Les utilisateurs ne doivent pas manger, boire ou fumer à proximité d'équipements TIC car
cela peut entraîner des risques pour la sécurité ;
Seuls des chiffons humides et des produits de nettoyage appropriés doivent être utilisés
pour nettoyer les claviers d'ordinateur, les écrans, les imprimantes et autres équipements
TIC ;
Dans la mesure du possible, les équipements TIC ne doivent pas être connectés à la même
alimentation électrique que d’autres appareils consommateurs d’énergie ;
Tous les autres équipements TIC introduits dans les locaux gouvernementaux doivent être
identifiés et enregistrés au point de contrôle de sécurité à l'entrée.
Les utilisateurs doivent garantir une utilisation appropriée des équipements TIC conformément à
toutes les dispositions de ces lignes directrices :
Les utilisateurs sont tenus de signaler tout comportement inhabituel des équipements TIC
ou d'alerter les responsables informatiques des menaces potentielles pesant sur les
équipements TIC ;
Bien que la sécurité physique et logique des équipements et des données TIC relève
principalement de la responsabilité des institutions concernées, les utilisateurs doivent
également prendre note qu’ils partagent cette responsabilité.
Les services informatiques de chaque institution publique doivent mettre en œuvre des
mécanismes de gestion et de contrôles technologiques pour garantir, surveiller et faire respecter la
conformité à la politique TIC et à ces directives.
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IV.6. Maintenance du matériel
1) Plan de maintenance
Tous les équipements informatiques doivent être vérifiés une fois par trimestre et entretenus
conformément au plan de maintenance élaboré.
Après la période de garantie, des accords doivent être conclus avec les fournisseurs d'équipements
et les prestataires de services et les services de maintenance doivent être fournis au moins tous les
trimestres. Les éléments de service étendus tels que la formation, l’assistance téléphonique, les
visites de maintenance préventive et les avantages de reprise doivent être pris en compte. Chaque
type de contrat doit être examiné et évalué selon son propre mérite, la décision étant prise en
compte, s'il est nécessaire de conclure un tel accord avant l’expiration du délai de la garantie.
L'unité informatique doit être équipée de la boîte à outils informatique pour le matériel
informatique et la maintenance du réseau.
Tous les systèmes doivent être documentés selon cinq points de vue à savoir :
2) Conception de logiciels
Comme principe, toute nouvelle conception de logiciel doit prendre en compte la sécurité dès la
conception, la réutilisabilité, l'évolutivité, le partage d'informations, la satisfaction des utilisateurs,
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l'amélioration de la productivité, la compatibilité et à travers le système national d’interopérabilité
que le Burundi serait amené à mettre en place, le support unifié et la rentabilité.
3) Développement de logiciels
Pour harmoniser le déploiement des différentes applications et logiciels sur le Centre de Données
Intégré National, le SETIC doit être consulté pour le choix des exigences technologiques.
L'institution publique peut opter pour le développement dans les cas suivants :
Les exigences sont très spécifiques et ne peuvent être trouvées sur le marché ;
Les solutions commerciales ont des prix prohibitifs ;
Les fournisseurs de solutions commerciales ne fournissent pas de codes sources ;
Le support est essentiel et ne doit pas être fourni par un fournisseur ; et
L'institution doit avoir et s'assurer que les capacités de développement et de maintenance
du logiciel sont disponibles en interne ou localement par des entreprises burundaises.
Un Comité TIC compétent (au niveau institutionnel ou sectoriel) doit être consultée afin de
déterminer si le nouveau logiciel est nécessaire et d'évaluer s'il doit être développé en interne ou en
externe.
L'institution publique peut opter pour l'acquisition dans les cas suivants :
Le logiciel est facilement et à moindre coût disponible sur le marché ;
Le délai de livraison est extrêmement court ; ou
La fiabilité du logiciel est très critique.
Coût total du cycle de vie : comprenant le coût initial, l'installation, la formation et le coût
récurrent de maintenance et d'assistance.
Maintenabilité : facilité de modification (coût et effort) du logiciel pour corriger les
défauts, améliorer les performances ou d'autres attributs ou s'adapter à un environnement
modifié.
Interopérabilité : cela inclut le support supplémentaire requis pour s'intégrer aux systèmes
existants. Cela inclut également la flexibilité pour s'adapter aux changements au fil du
temps et entre plusieurs systèmes.
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Portabilité : facilité d'utilisation du même logiciel dans différents environnements. Un
environnement informatique peut inclure du matériel, des systèmes d'exploitation et des
interfaces avec d'autres logiciels, utilisateurs et programmeurs.
Évolutivité : capacité à prendre en charge la croissance future et un débit accru.
Disponibilité et accessibilité : logiciel robuste et redondant (tolérant aux pannes) pour
atteindre le niveau de service requis sans interruption due à une défaillance du logiciel.
Réutilisabilité : capacité à utiliser le logiciel de manière répétée pour des exigences
supplémentaires avec un coût supplémentaire minimal.
Fonctionnalité/performance : capacité à répondre aux exigences opérationnelles de
manière efficace et efficiente.
Sécurité : capacité à protéger les données du système et l'environnement opérationnel
contre toute perte ou compromission.
Les critères supplémentaires incluent : la viabilité du fournisseur, les restrictions de
licence, la part de marché du produit, les recommandations des clients, la fréquence des
mises à niveau et l'obsolescence potentielle.
Doivent être traités de la même manière selon les avantages et bénéfices pour le gouvernement,
selon les principes de conception de logiciels définis et en ce qui concerne les besoins et exigences
au niveau de l'institution.
6) Licence de logiciel
Seules les licences authentiques sont autorisées dans les institutions publiques. Le choix du mode
de licence (basé sur l'utilisateur ou basé sur le serveur) doit tenir compte du rapport coût efficacité.
L’acquisition de licences achetées en commun devrait se faire dans un cadre centralisé.
7) Maintenance du logiciel
Il devrait y avoir une équipe focale au niveau de l’institution qui devrait élaborer le plan de
maintenance en collaboration avec le SETIC pour des audits périodiques du système, la
maintenance, les mises à jour, l'évaluation des vulnérabilités, l'obsolescence de leurs systèmes, afin
d'assurer une disponibilité maximale du système.
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8) Suppression progressive des systèmes et logiciels
La suppression progressive ou mise à niveau de tout système doit être effectuée en collaboration
avec le SETIC. La sécurité et la sauvegarde des données contenues dans ces systèmes doit être
prise en compte.
9) Messagerie et collaboration
L'utilisation des emails professionnels doit être renforcée et chaque institution doit se conformer à
la politique de sécurité de l’information.
Les applications installées au niveau des différentes institutions pourront être directement mises à
jour à partir d’un serveur local des mises à jour. Le serveur de mise à jour reçoit automatiquement
des mises à jour à partir des fournisseurs de mises à jour des applications
11) Antivirus
Le logiciel antivirus doit prendre en charge le serveur de licences local et le serveur de mise à jour
applicative et une mise à jour automatique du serveur de licences local doit être fournie à partir du
serveur du fournisseur et en cas de non disponibilité du serveur applicatif locale d’antivirus doit
être capable d’obtenir les mises à jour directement auprès du fournisseur en cas de non
disponibilité du serveur de mise à jour. L'antivirus doit prendre en charge toutes les versions
disponibles des systèmes d'exploitation sur le marché et doit être indépendant du navigateur et de
sa version. La fonctionnalité de déploiement réseau doit inclure les virus, l'état des mises à jour,
l'utilisation des licences, l'état du client et les machines installées.
Tout site web d’une institution publique doit être conçu selon le modèle officiel. Il doit être
hébergé dans le Centre de Données Intégré National et le contenu du web doit être mis à jour en
temps opportun et doit être surveillé.
V.3. Données
Les données doivent être disponibles 24 heures sur 24 pour un accès depuis différents fuseaux
horaires.
2) Source de données
Doit être unique pour éviter la duplication des données autant que possible
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3) Normalisation des données partagées
Doit être conforme à tout cadre d’interopérabilité défini au niveau institutionnel ou sectoriel.
4) Identificateurs de données
Chaque objet de données partagé doit être reconnu par un identifiant unique global.
Les institutions publiques sont tenues d'héberger tous les systèmes et applications informatiques
qui traitent, stockent et fournissent les données et informations critiques du gouvernement dans le
Centre de Données Intégré National (CDIN).
Les données à protéger sont notamment des applications et bases de données, sites web, systèmes
de messagerie, systèmes d'exploitation, données sur les ordinateurs personnels des institutions.
Pour les autres systèmes et applications informatiques jugés non critiques et conservés sur
site, les institutions publiques sont tenues de se conformer à un calendrier de sauvegarde
détaillé ;
Pour les données gouvernementales se trouvant sur des ordinateurs personnels (ordinateurs
portables et de bureau), les institutions publiques sont tenues de configurer un serveur de
fichiers local qui se synchronise automatiquement avec les ordinateurs personnels des
utilisateurs pour conserver des copies de tous les fichiers de données créés/mis à jour par
les utilisateurs ;
Les ordinateurs personnels doivent également être installés avec une version à jour
d’Antivirus/Anti Malware et aucun utilisateur ne devrait être autorisé à conserver des
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données gouvernementales sur un ordinateur personnel n’ayant pas d’Antivirus reconnu
par l’institution ;
Les Ordinateurs personnels, tablettes et serveurs installés avec les systèmes d'exploitation
Windows/ Linux / Mac OS/Android/ iOS doivent être mis à niveau vers
Windows/Linux/MacOS/Android/ iOS avec une version LTS (Support à Long Terme)
valable pour deux ans minimum (pour les Ordinateurs de bureau, tablettes et portables) et
au moins vers Windows Server / Linux / Unix valable pour deux ans minimum (pour les
serveurs) nouvellement achetés. En attendant, les équipes techniques d’informaticiens
appliqués doivent s'assurer qu'aucun ordinateur n'exécute encore du système d’exploitation
obsolète dans aucune institution et que tous les systèmes en place sont mis à niveau.
L'administration système est une fonction essentielle dans la mise en œuvre des TIC. Elle implique
une gamme d'activités allant de l'installation, du support de serveurs ou de systèmes informatiques
à la réponse aux pannes de service et à d'autres problèmes connexes. Dans cette section, nous
allons nous concentrer sur la gestion des utilisateurs, les utilitaires généraux de gestion du réseau,
les politiques de mots de passe et les conventions de numérotation IP. Les mécanismes par
lesquels les données stockées sur les systèmes informatiques appartenant à chaque institution
publique et utilisées par les employés du gouvernement sont définies.
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Le mot de passe ne doit pas utiliser une partie de votre nom de connexion ;
Le mot de passe ne doit pas contenir de chiffres faciles à retenir, tels que anniversaires,
numéros de téléphone, etc.
Les employés officiels du gouvernement burundais ainsi que les visiteurs administratifs des
départements doivent demander un compte utilisateur générique pour faciliter les opérations et les
communications. Une demande doit-être faite auprès des services informatiques.
Les comptes génériques créés ne doivent pas être liés à un compte personnel (c’est-à-dire Gmail,
Yahoo mail, etc.). Les comptes de messagerie seront vérifiés afin de ne pas inclure de noms
associés à d'autres départements, par exemple : helpdesk (services informatiques) ; Tous les
comptes de messagerie appartenant aux institutions publiques doivent avoir un domaine avec le
suffixe [Link], par exemple @[Link].
Les ordinateurs qui ont été en dehors de l’institution seront automatiquement mis à jour avec le
dernier fichier de signature antivirus par un serveur.
2) Ordinateurs
Les utilisateurs doivent mettre fin aux sessions actives ou se déconnecter de leurs ordinateurs
lorsqu'ils s'éloignent du poste de travail, à moins qu'ils ne verrouillent l'ordinateur, auquel cas ils
devront ressaisir le mot de passe. Les bureaux, les salles informatiques et les installations de
stockage doivent toujours être verrouillés lorsqu'ils sont sans surveillance. Le fait de ne pas
appliquer la protection nécessaire à l'équipement constitue une négligence et l'utilisateur peut être
tenu responsable de la perte. De plus, tous les utilisateurs doivent être responsables de la sécurité
et de la garde de l'ordinateur portable au bureau et à l'extérieur du bureau.
Les administrateurs informatiques doivent normaliser les logiciels et le matériel informatique pour
les utilisateurs en fonction, mais sans s'y limiter, de la fonction professionnelle, de la division et du
principe du moindre privilège.
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La complexité minimale du mot de passe doit utiliser des minuscules, des majuscules, des
chiffres et des caractères spéciaux ;
Un coffre-fort à mot de passe doit être utilisé pour conserver les mots de passe dans un
endroit sécurisé ;
Les ordinateurs doivent être verrouillés lorsque les utilisateurs sont loin de ces derniers ou
en cas d'inactivité ;
Les règles appliquées au mot de passe doivent également s'appliquer aux phrases secrètes
utilisées pour l'authentification par clé publique/privée, comme un VPN ou tout autre
système.
Les utilisateurs devront partager les imprimantes sur le réseau en fonction de la proximité
physique et de la division afin d'optimiser les ressources au cas échéant. Les administrateurs des
réseaux informatiques doivent s'assurer que toutes les interfaces de gestion des imprimantes sont
protégées par un mot de passe pour empêcher toute utilisation ou configuration non autorisée.
Les utilisateurs doivent veiller à une gestion efficace des ressources d’impression en n’imprimant
que lorsqu’une copie papier est nécessaire. Les documents imprimés sensibles ou classifiés
doivent être immédiatement retirés de l’imprimante après impression afin d’éviter toute
divulgation d’informations indésirables. Seul le personnel de maintenance autorisé doit effectuer
les réparations de l'imprimante.
VII. CYBERSÉCURITÉ
Evitez de mettre en place des règles « n'importe quelle » dans toutes les configurations ;
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Toutes les règles doivent être configurées pour garantir qu'aucune des services
« indésirables » ou « hôtes » sont exposés à Internet, à la protection web contre les logiciels
malveillants, à la visibilité, au contrôle et à la protection du web et des applications ;
Mettre en œuvre la ségrégation du réseau en créant une zone démilitarisée (DMZ) pour les
serveurs publics, la zone serveur et la zone utilisateur ;
Veiller à ce que le réseau soit sécurisé en séparant les différentes tâches administratives ;
Envisagez les systèmes de protection du réseau comme IPS, IDS, HTML5 VPN, ATP et
Security Pulsation.
Tous les accès à distance à l'infrastructure TIC doivent se faire via VPN.
1) Contrôle d'accès
Le contrôle d'accès doit commencer par la classification des actifs informatiques, des données et
du personnel en groupes spécifiques et restreindre l’accès associé via VLAN.
2) Gestion des accès
L’accès aux VLAN doit être restreint en les isolant les uns des autres et en répartissant les
ressources dans différents VLAN, afin qu'un système compromis dans un segment ne se traduise
pas par l'exploitation de l'ensemble du réseau.
Tout accès à distance au réseau ou au système de l’institution doit être sécurisé via VPN pour tout
accès à distance requis.
L'accès à distance devrait être encore renforcé en limitant le nombre d'adresses IP autorisées à se
connecter à distance pour des raisons de sécurité.
VII.3. Établir des contrôles d'accès basés sur les rôles et mettre en œuvre la
journalisation du système
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3) Capacité de journalisation pour chaque système
La journalisation doit être implémentée pour chaque utilisateur et pour chaque activité.
Les utilisateurs doivent avoir des mots de passe différents pour différents comptes ;
Tous les mots de passe par défaut doivent être modifiés lors de l'installation d'un nouveau
logiciel ou d'un nouveau Système d'exploitation (OS);
Les tentatives de connexion infructueuses doivent être limitées à trois fois, puis verrouiller
l'utilisateur. La durée du verrouillage du compte doit être d'au minimum 20 minutes et d'au
maximum 1 heure ;
Une authentification à plusieurs facteurs (MFA) doit être mise en place pour les
applications et/ou systèmes critiques.
Les institutions publiques doivent planifier et mener régulièrement des sensibilisations internes à
la cyber sécurité pour conscientiser les utilisateurs finaux au moins 3 fois par an en collaboration
avec le Secrétariat Exécutif des Technologies de l’Information et de Communication.
1) Maintenance préventive
Les institutions publiques doivent planifier et réaliser une évaluation des vulnérabilités de
l’infrastructure informatique et des tests de pénétration au moins une fois par an.
Les institutions publiques doivent être prêtes à atténuer ou à réagir le plus rapidement possible à
un cyber-incident susceptible de toucher l'institution. Un plan de reprise après sinistre approprié
doit également être mis en place pour assurer la continuité des activités tout en se remettant d'un
tel incident.
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VIII. COMMUNICATION INTERNE ET EXTERNE
La communication, tant interne qu’externe, est un pilier essentiel pour assurer le succès de la mise
en place et du fonctionnement des systèmes d’information au sein des institutions publiques. Une
stratégie de communication bien définie permet non seulement de garantir une collaboration
efficace entre les différentes parties prenantes, mais aussi de renforcer la transparence, la
confiance, et la cohérence dans la mise en œuvre des initiatives technologiques.
La communication interne joue un rôle crucial dans l’intégration et l’adoption des systèmes
d’information au sein des institutions publiques. Une politique de communication interne bien
structurée assure que toutes les parties prenantes, à tous les niveaux de l'institution, sont informées
des objectifs, des changements, des défis et des progrès relatifs aux projets TIC. Cette politique
favorise un environnement où l’information circule librement, où les employés se sentent
impliqués, et où les initiatives sont alignées sur les objectifs stratégiques de l'institution.
Les objectifs principaux d'une politique de communication interne dans le cadre des systèmes
d'information sont les suivants :
Informer et sensibiliser : S'assurer que tous les employés sont informés des projets en
cours, des objectifs stratégiques, des nouvelles procédures, et des outils technologiques mis
en place. La sensibilisation inclut la formation des utilisateurs sur les nouveaux systèmes et
la diffusion d’informations sur les avantages et les implications des changements.
Assurer la transparence : Garantir que toutes les actions, décisions et changements liés
aux systèmes d'information sont communiqués de manière transparente.
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La transparence renforce la confiance des employés et favorise un climat institutionnel où chacun
se sent impliqué et valorisé.
Les canaux de communication sont les moyens par lesquels l'information est diffusée au sein de
l'institution. Il est essentiel de choisir des canaux adaptés aux besoins de l’institution et à la nature
des informations à transmettre. Les canaux peuvent inclure :
Bulletins et newsletters : Les bulletins électroniques et les newsletters sont des moyens
efficaces pour partager des mises à jour régulières sur les projets TIC, les nouvelles
procédures et les histoires de succès au sein de l’institution.
Tableaux d’affichage et affiches : Les affiches physiques dans les lieux de travail peuvent
servir à rappeler les utilisateurs des initiatives en cours, des dates importantes, et des
informations essentielles sur les systèmes d'information.
La mise en œuvre d'une politique de communication interne nécessite une planification minutieuse
et l'implication de différents acteurs clés de l'institution :
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Définition des responsabilités : Les responsabilités en matière de communication doivent
être clairement définies. Un comité ou une équipe dédiée à la communication interne peut
être créé pour superviser l'exécution de la politique, assurer la cohérence des messages et
coordonner les efforts de communication.
La communication externe est un aspect crucial de la gestion des systèmes d'information dans les
institutions publiques. Elle englobe toutes les interactions entre l'institution et ses parties prenantes
externes, y compris les citoyens, les autres institutions publiques, les partenaires privés, les médias
et la communauté internationale. Une politique de communication externe bien définie permet de
renforcer la transparence, de gagner la confiance du public, de promouvoir l’image de l’institution
et de garantir une diffusion cohérente et stratégique des informations essentielles.
Les objectifs principaux d'une politique de communication externe pour les systèmes d'information
des institutions publiques sont les suivants :
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l'amélioration des services publics à travers la technologie. Elle contribue à façonner la
perception du public et à renforcer la légitimité de l'institution.
Engagement des citoyens : Une communication efficace avec les citoyens est essentielle
pour leur engagement dans les initiatives numériques. Cela peut inclure la sensibilisation
sur les nouveaux services en ligne, la sollicitation de leur feedback et l'encouragement à
utiliser les plateformes numériques pour interagir avec l'institution. L'engagement des
citoyens est un facteur clé pour le succès des projets TIC dans le secteur public.
Gestion des crises : En cas de crises ou d'incidents tels que des violations de données, des
interruptions de service ou des failles de sécurité, la communication externe doit être
rapide, claire et rassurante. Une gestion de crise efficace à travers une communication bien
structurée peut minimiser les impacts négatifs et restaurer la confiance des parties
prenantes.
Les canaux de communication externe sont les moyens par lesquels l'institution interagit avec ses
parties prenantes externes. Les choix des canaux dépendent de l'audience cible, du message à
transmettre, et des objectifs de communication. Les principaux canaux comprennent :
Site web institutionnel : Le site web de l'institution est un outil central pour la
communication externe. Il doit être conçu pour être accessible, informatif, et interactif,
offrant un accès facile aux informations sur les systèmes d'information, les projets TIC, et
les services en ligne disponibles pour les citoyens et les autres parties prenantes.
Médias sociaux : Les plateformes de médias sociaux tels que Facebook, X/Twitter,
LinkedIn, Instagram, Telegram, etc. sont des canaux puissants pour atteindre un large
public et pour engager directement les citoyens. Elles permettent une interaction en temps
réel, la diffusion rapide d'annonces et la réponse aux questions et préoccupations du public.
Événements publics et conférences : Les événements publics, tels que les conférences, les
forums et les journées portes ouvertes sont des occasions importantes pour communiquer
directement avec les citoyens, les experts et les partenaires sur les initiatives
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technologiques de l'institution. Ces événements permettent de présenter les avancées, de
recueillir des retours et de renforcer les partenariats.
La mise en œuvre d'une politique de communication externe nécessite une stratégie bien définie,
avec des étapes claires et une coordination entre les différents services de l'institution :
Segmenter l'audience : Il est essentiel de segmenter l'audience pour s'assurer que les
messages sont adaptés aux besoins et aux attentes des différentes parties prenantes. Par
exemple, les messages destinés aux citoyens seront différents de ceux destinés aux
partenaires privés ou aux autres institutions publiques.
Élaborer des messages clés : La communication externe doit être construite autour de
messages clés qui reflètent les valeurs, les objectifs, et les réalisations de l'institution. Ces
messages doivent être cohérents à travers tous les canaux de communication et être répétés
de manière à renforcer leur impact.
Utilisation de porte-parole officiels : Les porte-parole officiels jouent un rôle crucial dans
la diffusion des messages de l'institution. Ils doivent être bien formés pour représenter
l'institution lors des interactions avec les médias et les autres parties prenantes pour
répondre de manière efficace aux questions et préoccupations.
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VIII.3. Enregistrement du domaine
Chaque institution doit avoir son propre nom de domaine lié à son site web. Les Ministères en
premier, puis les départements et/ou Directions.
1) Démarches administratives
Soumettre une demande officielle d'enregistrement de domaine auprès du Secrétariat Exécutif des
Technologies d’Information et de la Communication (SETIC) à travers le Ministère ayant les TIC
dans ses attributions, incluant toutes les informations requises (nom de domaine souhaité,
informations de contact, etc.).
2) Validation et approbation
Processus de vérification pour s'assurer que le domaine est disponible et respecte les normes et
règlements en vigueur.
3) Configuration technique
Une fois approuvé, on procède à la configuration des enregistrements DNS pour que le domaine
soit opérationnel (enregistrements A, MX, CNAME, etc.).
Lors de la proposition d'un domaine pour l’enregistrement, il est crucial de suivre une
nomenclature claire et standardisée pour garantir la cohérence et la gestion efficace des ressources
numériques.
L’équipe technique du SETIC peut intervenir pour des ajustements si le nom proposé n’est pas
conforme. Voici les principes de nomenclature à respecter :
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Il faut adopter une structure logique et significative qui reflète l'entité ou le service associé.
Exemple : setic (nom de domaine en même temps nom de l’institution).
1) Conformité réglementaire
Assurer que l'enregistrement du domaine et son utilisation respectent toutes les lois et régulations
locales et internationales ;
2) Protocoles de sécurité
Les mesures de sécurité strictes pour protéger l'intégrité du domaine sont mises en œuvre au
niveau du CDIN.
L’enregistrement collectif des emails professionnels de tous les employés sur le domaine
est fait par le SETIC en collaboration avec les équipes IT des institutions bénéficiaires ;
L'utilisateur doit se connecter pour la première fois et changer le mot de passe temporaire.
Une formation initiale sera fournie par l’équipe IT dans chaque institution pour familiariser
les utilisateurs avec les outils de messagerie professionnelle.
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VIII.4.1.2. Nomenclature des adresses emails professionnels
Les adresses email doivent suivre un format standardisé pour faciliter la reconnaissance et la
gestion. Le format adopté est le prénom suivi d’un point et puis le nom avec le suffixe
@[Link] Exemple : [Link]@[Link]
Pour les mails professionnels liés aux postes, il faut commencer par la fonction suivie d’un tiret
suivi du nom du département. Exemple : directeur-finances@[Link]
Si le nom du poste et/ou de la fonction est très long, il faut les abréger.
Exemple : dg-tic@[Link]
2) Noms uniques
Pour éviter les doublons, une numérotation est ajoutée pour les noms communs dans une même
institution (ex. : prenom.nom1@[Link]).
Si c’est le nom et prénom qui sont identiques dans une même institution, on fera la numérotation
sur le nom et le prénom (ex. : prenom1.nom1@[Link])
La Configuration des clients de messagerie est faite par l’équipe IT chargée de gérer les
sites web dans les institutions publiques en collaboration avec le SETIC ;
L’équipe IT doit veiller à ce que les protocoles de sécurité comme SSL/TLS sont activés
pour le chiffrement des emails en transit ;
L’équipe IT peut paramétrer la synchronisation avec les appareils mobiles en utilisant des
outils sécurisés en cas de besoin.
Utilisation des filtres anti-spam et anti-phishing. Les utilisateurs doivent être informés sur
la reconnaissance des emails suspects ;
Mise en place des politiques d'archivage pour conserver les e-mails importants et des
systèmes de sauvegarde réguliers pour éviter la perte de données ;
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Formation des utilisateurs sur l'importance de la confidentialité et les bonnes pratiques pour
protéger les informations sensibles (ex. : ne pas partager de mots de passe, vérifier les
destinataires avant d'envoyer des emails confidentiels).
1) Lettre officielle
Mise à disposition de modèles de lettres officielles avec en-têtes et pieds de page standardisés
incluant le logo de l'institution, l'adresse et les informations de contact.
2) Mémos internes
Modèles pour les mémos internes avec sections pour l'objet, les destinataires, le corps du message
et la signature.
3) Rapports
Formats standardisés pour les rapports internes et externes incluant des sections pour le titre, le
résumé, le contenu détaillé, les conclusions et les annexes.
Les groupes de communication sont des groupes constitués par des emails professionnels qui
seront créés dans chaque institution.
1) Groupes fonctionnels
2) Groupes hiérarchiques
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3) Groupes de projet
projet-abc@[Link]).
1) Convention de nommage
La nomenclature se base sur les départements, les fonctions et les projets (Ex.
dg@[Link], it@[Link], ged@[Link]) ;
Le processus de création, modification et suppression des groupes est géré par l'équipe IT en
coordination avec les responsables des départements et du SETIC.
Chaque institution publique ayant un nom très long se voit attribuer un code unique pour faciliter
l'identification (ex. : INST1, INST2).
Les codes doivent être utilisés dans les adresses emails, les groupes de communication et les
documents officiels pour une identification rapide et claire.
1) Références documentaires
Inclure le code de l'institution et un identifiant unique dans les références des documents (ex. :
INST1-2024-001).
Utilisation des codes et formats de référence dans les sujets d'emails et les titres de documents
pour une traçabilité optimale.
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VIII.6. Outils de communication interne
Choisir des outils de messagerie instantanée sécurisés et conformes aux normes de sécurité de
l'institution.
2) Configuration et déploiement
Configuration des outils pour une utilisation institutionnelle avec des groupes prédéfinis et des
permissions d'accès contrôlées.
1) Plateformes de collaboration
Contrôle des permissions pour garantir que seuls les utilisateurs autorisés peuvent accéder et
modifier les documents partagés.
1) Interopérabilité
Assurer que les systèmes de communication sont compatibles avec les autres systèmes
d'information utilisés par l'institution.
Mise en place de workflows automatisés pour intégrer les communications dans les processus
métiers (ex. : notifications automatiques pour les approbations).
Utilisation de règles et de scripts pour automatiser les réponses aux emails courants ou routages
d'emails.
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2) Intégration des bots
Implémentation de chat bots pour les réponses aux questions fréquentes et l'assistance utilisateur.
Le développement des compétences au sein des institutions publiques est un facteur clé pour
assurer la réussite des initiatives liées aux systèmes d'information. Alors que la transformation
numérique se poursuit, il devient impératif de renforcer les capacités des employés à tous les
niveaux de sorte qu'ils puissent non seulement utiliser les nouvelles technologies de manière
efficace, mais aussi contribuer à leur mise en œuvre, gestion et évolution.
Un plan de formation structuré est essentiel pour doter les employés des compétences nécessaires à
l'exercice de leurs fonctions dans un environnement de plus en plus numérique. Ce plan doit être
élaboré en tenant compte des besoins spécifiques de l'institution, des compétences existantes, des
écarts à combler et des objectifs stratégiques globaux.
Le processus de formation commence par une évaluation approfondie des besoins en compétences.
Cette évaluation permet de déterminer les domaines où il existe des lacunes et où une intervention
est nécessaire.
Il s'agit d'évaluer les compétences actuelles des employés en ce qui concerne les systèmes
d'information. Cela peut inclure une évaluation des connaissances en matière de logiciels, de
réseaux, de gestion des données, de cyber sécurité et d'autres domaines pertinents.
Une fois les compétences actuelles évaluées, l'étape suivante consiste à identifier les écarts par
rapport aux compétences nécessaires pour atteindre les objectifs de l'institution. Ces écarts peuvent
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être liés à l'introduction de nouvelles technologies, à des processus métiers spécifiques ou à des
exigences réglementaires.
Tous les besoins en formation ne peuvent pas être comblés en même temps. Il est donc important
de prioriser les domaines critiques qui auront le plus grand impact sur la performance et la sécurité
des systèmes d'information.
Sur la base de l'évaluation des besoins, des programmes de formation spécifiques doivent être
conçus pour répondre aux exigences identifiées.
1) Programmes techniques
En plus des compétences techniques, il est crucial de former les cadres et gestionnaires à la
gouvernance des systèmes d'information, à la gestion des risques, à la conformité réglementaire et
à la stratégie de transformation numérique. Ces programmes doivent préparer les leaders à prendre
des décisions éclairées et à superviser la mise en œuvre et l'évolution des systèmes d'information.
La cyber sécurité est un domaine critique qui nécessite une attention particulière. Les programmes
de formation doivent couvrir des sujets tels que la protection contre les cyberattaques, la gestion
des incidents, la sensibilisation à la sécurité et aux meilleures pratiques en matière de protection
des données.
Dans un domaine aussi dynamique que les TIC, la formation continue est essentielle. Les
employés doivent être encouragés à obtenir des certifications reconnues dans leurs domaines de
spécialisation et à participer régulièrement à des sessions de mise à jour des compétences.
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IX.1.3 Modalités de formation
La formation peut être dispensée sous diverses formes, en fonction des ressources disponibles et
des besoins des participants.
1) Formations en présentiel
Les formations en présentiel offrent l'avantage d'une interaction directe avec les formateurs et les
autres participants. Elles sont particulièrement efficaces pour les formations pratiques où les
démonstrations et les exercices en temps réel sont nécessaires.
2) Formations en ligne
Les formations en ligne offrent plus de flexibilité et permettent aux employés de suivre les cours à
leur propre rythme. Elles sont idéales pour les programmes de formation continue et pour couvrir
des sujets théoriques ou des compétences qui ne nécessitent pas de pratique immédiate.
3) Ateliers et séminaires
Les ateliers et séminaires sont des formats de formation courts et intensifs souvent utilisés pour
introduire de nouvelles technologies ou pour discuter de sujets spécifiques. Ils peuvent également
servir de forums pour le partage des meilleures pratiques entre différents départements ou
institutions.
4) Mentorat et coaching
Le mentorat est une méthode efficace pour le transfert de connaissances de manière personnalisée.
Les employés plus expérimentés peuvent guider leurs collègues dans l'application des
compétences apprises, aidant ainsi à renforcer la cohésion de l'équipe et à assurer une continuité
des connaissances au sein de l'institution.
Un plan de formation efficace ne se termine pas avec la délivrance des sessions de formation. Il est
crucial de mettre en place un système d'évaluation pour mesurer l'impact des formations et ajuster
les programmes en conséquence.
Des tests ou des évaluations pratiques doivent être utilisés pour mesurer l'acquisition des
compétences par les participants. Cela permet de s'assurer que les objectifs de formation sont
atteints et que les employés sont prêts à appliquer ce qu'ils ont appris dans leur travail quotidien.
2) Suivi post-formation
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Un suivi régulier après la formation est essentiel pour évaluer comment les nouvelles compétences
sont appliquées dans l'environnement de travail. Cela doit inclure des sessions de restitution, des
analyses de performance et des ajustements du programme de formation en fonction des retours
des participants.
3) Amélioration continue
La formation ne doit pas être statique. Les programmes doivent être régulièrement mis à jour pour
refléter les nouvelles technologies, les changements dans les politiques institutionnelles et les
évolutions des menaces en matière de cyber sécurité. La collecte de feedback des participants et
l'analyse des tendances permettent d'améliorer continuellement le plan de formation.
La formation et le renforcement des capacités sont des éléments fondamentaux pour la réussite des
systèmes d'information des institutions publiques. En investissant dans le développement des
compétences des employés, les institutions publiques peuvent non seulement améliorer l'efficacité
et la sécurité de leurs opérations, mais aussi garantir une adaptation réussie aux évolutions
technologiques. Un plan de formation bien conçu, axé sur l'évaluation des besoins, la conception
de programmes adaptés, des modalités de formation variées et un suivi rigoureux, est la clé pour
bâtir une force de travail compétente et résiliente dans un paysage numérique en constante
évolution.
La gestion des compétences au sein des institutions publiques revêt une importance capitale,
surtout dans le contexte actuel de transformation numérique. Avec l'évolution rapide des
technologies et des méthodes de travail, il devient essentiel d'avoir une approche structurée pour
identifier, développer et gérer les compétences des employés. Une gestion efficace des
compétences assure non seulement que les employés possèdent les connaissances et les habiletés
nécessaires pour accomplir leurs tâches, mais également qu'ils sont préparés à relever les défis
futurs et à s'adapter à de nouvelles exigences.
L'identification des compétences existantes et requises est la première étape d'une gestion efficace
des compétences.
Cette démarche implique la création d'une "carte" des compétences actuelles au sein de
l'institution. Elle permet de visualiser les compétences disponibles dans chaque département ou
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unité, d'identifier les domaines de force et de faiblesse, et de planifier les besoins futurs. Cette
cartographie se base sur des évaluations régulières des employés, des entretiens, et des auto-
évaluations.
Chaque institution doit définir quelles sont les compétences stratégiques nécessaires pour soutenir
ses objectifs. Cela peut inclure des compétences techniques spécifiques (comme la gestion de
réseaux ou le développement logiciel), des compétences en gestion (comme la gestion de projets
ou la gouvernance informatique), ainsi que des compétences transversales (comme la
communication ou la résolution de problèmes).
Une fois les compétences actuelles identifiées, il est important d'effectuer une analyse des lacunes.
Cela permet de comprendre quelles compétences doivent être développées ou renforcées pour
répondre aux objectifs de l'institution. Cette analyse doit être dynamique, en tenant compte des
changements technologiques et des nouvelles missions confiées à l'institution.
Une fois les compétences nécessaires identifiées, il est crucial de mettre en place des stratégies
pour développer ces compétences au sein de l'institution.
Le développement des compétences doit être personnalisé en fonction des besoins individuels des
employés. Les institutions peuvent créer des parcours de formation spécifiques pour chaque
employé, alignés avec leurs fonctions actuelles et leurs perspectives d'évolution. Cela permet de
garantir une montée en compétences continue et adaptée aux besoins de l'institution.
Avec l'avènement des plateformes d'apprentissage en ligne, les institutions publiques peuvent tirer
parti des technologies pour offrir des formations plus flexibles et accessibles. Les outils d'e-
learning, les webinaires, et les plateformes de gestion des compétences permettent de former un
grand nombre d'employés de manière efficace, tout en facilitant le suivi des progrès et l'évaluation
des compétences acquises.
3) Mentorat et coaching
Le mentorat est un outil puissant pour le développement des compétences, surtout dans les
environnements complexes comme les institutions publiques. Les employés plus expérimentés
peuvent jouer un rôle de guide pour leurs collègues moins expérimentés, en partageant leur savoir-
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faire et en les aidant à naviguer dans les défis professionnels. Le coaching, de son côté, peut aider
à développer des compétences spécifiques ou à surmonter des obstacles particuliers dans la
carrière d'un employé.
Encourager la mobilité interne et les rotations postes est une méthode efficace pour élargir les
compétences des employés. Cela permet non seulement de développer des compétences techniques
spécifiques à différents départements, mais aussi de renforcer la compréhension globale des
processus institutionnels et d'améliorer la collaboration entre les équipes.
Le suivi et l'évaluation des compétences sont des composantes essentielles de la gestion des
compétences. Ils permettent de s'assurer que les efforts de développement des compétences portent
leurs fruits et que les employés continuent de répondre aux besoins de l'institution.
1) Évaluations périodiques
Il est important de mettre en place un système d'évaluations régulières pour suivre l'évolution des
compétences des employés. Ces évaluations peuvent prendre la forme d'examens, d'entretiens
d'évaluation, ou d'auto-évaluations. Elles doivent permettre de mesurer non seulement les
compétences techniques mais aussi les compétences transversales et comportementales.
2) Indicateurs de performance
Pour une gestion des compétences efficace, il est nécessaire de définir des indicateurs de
performance clairs. Ces indicateurs peuvent inclure le taux de participation aux formations, les
résultats des évaluations, le niveau de satisfaction des employés, et l'impact des compétences
acquises sur la performance institutionnelle. L'analyse de ces indicateurs permet d'ajuster les
programmes de formation et de développement en fonction des besoins réels.
3) Feedback continu
Le feedback est une composante cruciale de la gestion des compétences. Les employés doivent
recevoir un retour d'information régulier sur leurs progrès, ainsi que des recommandations pour
l'amélioration continue. Cela renforce la motivation, encourage l'apprentissage autonome et aide
les employés à aligner leurs efforts de développement sur les objectifs institutionnels.
Pour que la gestion des compétences soit efficace, elle doit être alignée avec les objectifs
stratégiques de l'institution.
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1) Planification stratégique des compétences
L'institution doit veiller à ce que les compétences développées soient en phase avec ses priorités
stratégiques. Cela nécessite une planification à long terme qui anticipe les futurs besoins en
compétences en fonction des évolutions technologiques, des changements réglementaires et des
nouvelles missions.
Avec l'évolution rapide des technologies, il est crucial que la gestion des compétences soit
suffisamment flexible pour s'adapter aux nouveaux outils et processus. Les employés doivent être
formés aux dernières technologies et l'institution doit être prête à réagir rapidement aux
changements pour rester compétitive et efficace.
La gestion des compétences ne doit pas être isolée des autres processus de l'institution. Elle doit
impliquer toutes les parties prenantes y compris les dirigeants, les managers, et les employés eux-
mêmes. Un engagement collectif garantit que les compétences développées répondent réellement
aux besoins de l'institution et sont utilisées de manière optimale.
La gestion des compétences est un pilier central de la transformation numérique des institutions
publiques. En adoptant une approche proactive pour identifier, développer, et gérer les
compétences, les institutions peuvent non seulement améliorer leur efficacité opérationnelle, mais
aussi se préparer à relever les défis futurs. Une gestion des compétences bien structurée garantit
que les employés sont outillés pour contribuer activement à la réussite des systèmes d'information
tout en soutenant la croissance et la résilience de l'institution dans un environnement en constante
évolution.
X. SUIVI ET ÉVALUATION
Le suivi et l'évaluation sont des éléments clés pour assurer le succès de la mise en œuvre des
systèmes d'information dans les institutions publiques. Ces processus permettent de mesurer
l'efficacité des initiatives déployées, d'identifier les axes d'amélioration, et de garantir que les
objectifs stratégiques sont atteints. Ils assurent également la transparence et la responsabilisation,
en fournissant des données concrètes sur les performances des systèmes et des processus.
Une approche rigoureuse de suivi et d'évaluation contribue non seulement à optimiser l'utilisation
des ressources, mais aussi à adapter les stratégies en fonction des retours d'expérience et des
évolutions du contexte technologique et réglementaire.
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X.1 Indicateurs de performance
Les indicateurs de performance, ou KPIs (Key Performance Indicators), sont des outils essentiels
pour mesurer le succès des systèmes d'information. Ils permettent de quantifier les résultats atteints
par rapport aux objectifs fixés et servent de base pour l'amélioration continue.
La définition des indicateurs de performance doit être alignée avec les objectifs stratégiques de
l'institution. Chaque indicateur doit être :
Spécifique : L'indicateur doit clairement décrire ce qu'il mesure. Par exemple, "le
pourcentage de temps de disponibilité du réseau" est un indicateur spécifique.
Mesurable : L'indicateur doit pouvoir être quantifié ou mesuré de manière précise. Par
exemple, "la réduction des temps d'arrêt des systèmes" doit être exprimée en pourcentage
ou en heures.
Atteignable : Les objectifs fixés doivent être réalistes et basés sur les capacités de
l'institution.
Pertinent : L'indicateur doit être directement lié aux objectifs stratégiques. Par exemple, si
l'objectif est de renforcer la sécurité des systèmes, un indicateur pertinent pourrait être "le
nombre d'incidents de sécurité détectés et résolus".
Temporel : Les indicateurs doivent être suivis sur une période définie pour permettre
l'évaluation des tendances et des progrès.
Les indicateurs de performance peuvent être classés en plusieurs catégories, selon les domaines
qu'ils mesurent :
● Indicateurs de qualité : Évaluent la qualité des services fournis par les systèmes
d'information, comme le taux d'erreurs dans les transactions ou le temps de réponse des
applications.
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● Indicateurs de sécurité : Mesurent la sécurité des systèmes, comme le nombre d'incidents
de sécurité, le temps de réponse aux incidents, ou le taux de conformité aux normes de
sécurité.
Le suivi des indicateurs de performance doit être un processus continu. Les institutions doivent
mettre en place des outils et des systèmes de reporting pour collecter, analyser, et diffuser les
données de manière régulière. Les tableaux de bord interactifs, les rapports mensuels ou
trimestriels et les revues de performance sont des exemples d'outils qui peuvent être utilisés pour
ce suivi.
Les résultats obtenus doivent être comparés aux objectifs fixés pour identifier les écarts. Ces écarts
doivent ensuite être analysés pour comprendre leurs causes et des actions correctives doivent être
mises en place pour améliorer la performance.
L'audit et le contrôle sont des mécanismes essentiels pour garantir la conformité, l'intégrité et la
fiabilité des systèmes d'information dans les institutions publiques. Ils permettent de vérifier que
les systèmes sont bien gérés, que les risques sont maîtrisés, et que les ressources sont utilisées de
manière efficiente et efficace.
Les audits des systèmes d'information peuvent être de plusieurs types, en fonction des objectifs
visés :
● Audit de conformité : Cet audit vérifie que les systèmes d'information sont conformes aux
lois, règlements, et standards en vigueur. Par exemple, il peut s'agir de vérifier la
conformité aux réglementations sur la protection des données personnelles (comme le
RGPD) ou aux normes de sécurité (comme l'ISO 27001).
● Audit de sécurité : Cet audit évalue les dispositifs de sécurité mis en place pour protéger
les systèmes d'information contre les menaces internes et externes. Il examine les
politiques de sécurité, les mesures de protection des réseaux, la gestion des accès, et les
procédures de réponse aux incidents.
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● Audit des processus : Cet audit examine les processus opérationnels liés aux systèmes
d'information. Il s'agit de vérifier si les processus sont bien documentés, suivis, et
améliorés en continu.
Le processus d'audit des systèmes d'information suit généralement plusieurs étapes clés :
● Collecte des informations : Les auditeurs collectent les informations nécessaires pour
évaluer les systèmes d'information. Cela peut inclure l'examen de documents, l'interview
du personnel, l'observation des processus en action et l'analyse des logs et des rapports de
systèmes.
● Rédaction du rapport d'audit : Un rapport d'audit est rédigé pour présenter les résultats
de l'audit, identifier les points forts et les points faiblesses, et formuler des
recommandations d'amélioration. Le rapport doit être clair, concis, et structuré pour
permettre une prise de décision rapide.
● Suivi de l'audit : Après la diffusion du rapport, il est crucial de mettre en place un plan de
suivi pour s'assurer que les recommandations sont bien mises en œuvre. Les actions
correctives doivent être suivies de près et des audits de suivi peuvent être réalisés pour
vérifier leur efficacité.
En plus des audits périodiques, les institutions publiques doivent mettre en place des mécanismes
de contrôle continu pour surveiller en temps réel les systèmes d'information. Ces contrôles peuvent
inclure :
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● Contrôles automatisés : Les institutions peuvent déployer des outils de contrôle
automatisés pour vérifier en continu la conformité des systèmes avec les politiques internes
et les régulations externes.
● Revues de performance régulières : Des revues régulières de performance, basées sur les
indicateurs de performance définis, permettent d'identifier les problèmes avant qu'ils ne
deviennent critiques.
● Gestion des risques : Un processus de gestion des risques doit être intégré au contrôle
continu, afin de détecter et de mitiger les risques émergents liés aux systèmes
d'information.
Le suivi et l'évaluation sont cruciaux pour la réussite de la transformation numérique dans les
institutions publiques. Les indicateurs de performance, audits et contrôles permettent de mesurer
les progrès, d'assurer la conformité et l'efficience des systèmes. Ces mécanismes aident les
institutions à atteindre leurs objectifs et à se préparer aux défis futurs.
Tous les projets TIC doivent être issus de l'évaluation de la planification stratégique TIC. Il est
conseillé à toutes les institutions publiques d'associer le SETIC au démarrage du projet, dès
l'élaboration du concept du projet.
La documentation appropriée de tous les projets TIC dans l’ensemble du gouvernement doit
inclure le contexte et la justification du projet, les résultats et les résultats prévus, les principaux
éléments du projet, le plan de mise en œuvre, l’analyse et l’atténuation des risques liés à la mise en
œuvre du projet, les ressources proposées (humaines et financières) et le cadre de suivi et
d’évaluation proposé.
Le mode de mise en œuvre agile qui permet une visibilité des détails du projet et la capacité de
gérer les changements est conseillé pour la mise en œuvre du projet TIC dans les institutions
publiques.
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XII. FONCTION TIC, PERSONNEL ET FORMATION
1) Comité TIC
Il est impératif que toutes les institutions publiques établissent un comité TIC.
La structure TIC des entités publiques est établie par consultation entre l'entité concernée et le
SETIC via le Ministère en charge des TIC. Idéalement, la ligne hiérarchique de la fonction TIC
devrait être directement rattachée au responsable de l’institution. Dans le cas contraire, il est
conseillé à l'unité TIC de tenir le responsable de l’institution au courant des opérations et des plans
TIC de l'institution. Les responsabilités et les exigences du poste doivent être alignées sur les
exigences et responsabilités standards des postes TIC.
[Link]ÉQUENCES DE NON-CONFORMITÉ
Le non-respect de ces directives peut entraîner des mesures disciplinaires, dans lesquelles
l'individu assumera tous les risques et dommages causés par la non application de ces directives.
Les exceptions à ces directives ne seront autorisées que si elles sont approuvées par le SETIC.
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[Link] DE RÉVISION DES DOCUMENTS
Le SETIC révisera ces lignes directrices chaque année ou lorsque cela sera jugé nécessaire pour
résoudre les nouveaux problèmes découlant de l'utilisation des systèmes d’information et des
tendances technologiques émergentes dans l'industrie. Le service informatique de chaque
institution publique doit enquêter et assurer le suivi des non conformités signalées et suspectées et
prendre les mesures correctives nécessaires.
CONCLUSION GÉNÉRALE
Le Concept Type des Systèmes d'Information des Institutions Publiques (CTSIIP), tel qu'il a été
élaboré à travers ce document, constitue une feuille de route stratégique essentielle pour la
transformation numérique du secteur public. Dans un contexte où les services publics commencent
à se digitaliser sans cadre normatif clair, ce CTSIIP offre une vision structurée et cohérente pour
uniformiser et optimiser l'utilisation des TIC au sein de toutes les institutions publiques.
La vision stratégique définie dans ce document établit une direction à long terme pour l'évolution
des systèmes d'information publics, en s'appuyant sur des principes directeurs solides en s’alignant
sur les objectifs de la « Vision Burundi pays émergent en 2040 et pays développé en 2060 ».
Ceux-ci visent à garantir que les systèmes mis en place soient non seulement efficaces et
innovants, mais également sécurisés et résilients face aux défis technologiques et aux menaces
émergentes.
L'infrastructure réseau et système, détaillée dans les sections consacrées, est le pilier de cette
transformation, assurant la connectivité, la communication, la gestion de données et la sécurité
nécessaires pour un environnement numérique robuste. La sécurité des systèmes informatiques et
des données a été abordée de manière exhaustive, soulignant l'importance de protéger les actifs
numériques critiques, de gérer efficacement les accès et identités et d'assurer la continuité des
services dans toutes les situations.
En parallèle, la gestion des applications logicielles a été développée pour s'assurer que les
solutions logicielles sont adaptées, sécurisées, et bien intégrées aux besoins des institutions. Le
plan de déploiement proposé offre une feuille de route claire et des stratégies pour la gestion du
changement, en identifiant les ressources nécessaires pour atteindre les objectifs fixés.
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suivi et l'évaluation viennent couronner ce processus, avec des indicateurs de performance et des
mécanismes d'audit conçus pour maintenir le cap sur les objectifs à long terme.
En somme, ce CTSIIP est conçu pour guider les institutions publiques vers une transformation
numérique réussie, en alignant les technologies de l'information sur les besoins stratégiques du
pays, en renforçant la sécurité et l'efficacité des systèmes, et en assurant une gestion proactive et
continue des défis technologiques à venir. Il jette les bases d’un environnement numérique intégré,
sécurisé, et durable, capable de soutenir le développement socio-économique du pays dans les
années à venir.
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ANNEXES
1. Références et Bibliographie
[1] Jeffrey S. Beasley, Piyasat N. (2012) Networking essentials (3rd Edition). Pearson Education,
Inc.
[2] SMB University. (2006). Networking Fundamentals (SMBUF-1). Cisco Systems, Inc.
[3] RISA. (2019). Ict implementation guidelines in government institutions (1st Edition). Technical
directives.
[4] ICT Authority. (2019). Government Systems and Applications Standard (2nd Edition).
ICTA.6.002:2019.
[5] Lecture, N. (2019-20). Computer Networks (R15A0513). B. TECH III YEAR – II SEM (R15).
[6] ASHRAE. (2016). Data Center Power Equipment Thermal Guidelines and Best Practices
(TC9.9).
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