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Différences entre économie ouverte et fermée

Le document explique la différence entre une économie ouverte, qui échange des biens et services avec d'autres pays, et une économie fermée, qui limite ces échanges. Les économistes David Romer, Olivier Blanchard et Paul Krugman soulignent que l'ouverture économique favorise la croissance, la spécialisation et la réduction de la pauvreté, tandis que l'économie fermée peut protéger les entreprises nationales mais limite la compétitivité. En outre, il aborde les effets des politiques budgétaires et monétaires sur l'économie domestique, illustrant comment ces politiques peuvent influencer la croissance, l'emploi et l'inflation.

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Différences entre économie ouverte et fermée

Le document explique la différence entre une économie ouverte, qui échange des biens et services avec d'autres pays, et une économie fermée, qui limite ces échanges. Les économistes David Romer, Olivier Blanchard et Paul Krugman soulignent que l'ouverture économique favorise la croissance, la spécialisation et la réduction de la pauvreté, tandis que l'économie fermée peut protéger les entreprises nationales mais limite la compétitivité. En outre, il aborde les effets des politiques budgétaires et monétaires sur l'économie domestique, illustrant comment ces politiques peuvent influencer la croissance, l'emploi et l'inflation.

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Q.1.

Montrer de façon claire et concise la différence entre une


économie ouverte et une économie fermée en se basant sur la
théorie de David Romer, Olivier Blanchard et Paul Krugman.

Les économistes DAVID ROMER, OLIVIER BLANCHARD et


PAUL KRUGMAN ont tous proposé des théories et des idées sur les
différences entre les économies. Selon eux, les différences entre les
économies peuvent être dues à des facteurs tels que les ressources
naturelles, les technologies, la main-d’œuvre, les politiques économiques,
la culture, la géographie etc. Ils ont également souligné l’importance de la
mondialisation et du commerce internationale dans la formation des
différences économiques entre les pays. En résumé, leur théorie est que
les différences entre les économies sont multifactorielles et complexes et
qu’il faut prendre en compte plusieurs facteurs pour comprendre les
disparités entre les pays.

Ces économistes ont tous contribué à l’économie de différentes manières,


en développant des théories des théories et des modèles qui peuvent
aider à comprendre et à améliorer l’économie mondiale.

De ce fait, pour répondre à la question demandée nous disons que selon


ces économistes, une économie ouverte est une économie qui échange
des biens, des services et de capitaux avec d’autres pays, tandis qu’une
économie fermée est une économie n’a pas ou peu d’échanges avec
d’autres pays.

Dans une économie ouverte, les entreprises peuvent exporter leurs


produits et services à l’étranger, ce qui peut augmenter leur chiffre
d’affaires et leur rentabilité. Les consommateurs peuvent également
bénéficier de produits moins chers provenant d’autres pays. Mais retenons
qu’une économie ouverte peut également être confrontée à des défis tels
que la concurrence étrangère et la volatilité des taux de change et les
risques pour la sécurité nationale, par conséquent leur théorie est que
l’économie ouverte peut offrir des avantages comme la spécialisation et la
division internationale du travail dans une économie ouverte, ainsi que
l’importance de la mondialisation pour la création d’emplois et la réduction
de la pauvreté ce qui emmène à la minimisation des risques.

Concernant l’économie fermée, elle limite généralement les échanges de


biens et services avec d’autres pays, ce qui peut protéger les entreprises
nationales de la concurrence étrangère. Mais, cela peut également limiter
les possibilités d’exportation, de croissance économique et une faible
compétitivité des entreprises. Les économistes ont également souligné les
inconvénients du protectionnisme et de l’autarcie dans une économie
fermée, ainsi que l’importance de la libéralisation des échanges pour la
création d’emplois et la réduction de la pauvreté. Comme points positifs
de l’économie fermée, les économistes ont reconnu ces avantages : la
stabilité économique, la sécurité nationale et la souveraineté économique.

Il est possible de soutenir ces différentes perspectives sur


les économies ouvertes et fermées. Par simple exemple, dans son livre
‘’Economics’’ (2017), Olivier Blanchard discute des défis auxquels sont
confrontées les politiques monétaires et fiscales dans une économie
ouverte, en raison des mouvements de capitaux internationaux. Il souligne
que ces mouvements peuvent rendre plus difficile pour les autorités
monétaires de contrôler la masse monétaire et les taux d’intérêt, et pour
les autorités fiscales de mettre en œuvre des politiques budgétaires
efficaces.1

Par contre, dans son livre ‘’International Economics : Theory and Policy’’
(11th edition, 2017), Paul Krugman met en avant les avantages de
l’ouverture économique en termes de croissance et d’innovation. Il
soutient que l’ouverture aux échanges commerciaux permet aux pays de
bénéficier de gains de productivité grâce à la spécialisation et à la
concurrence, et favorise la diffusion des technologies et des idées à
travers les frontières.2

Et enfin, dans son article ‘’Openness and Inflation : Theory and Evidence’’
(1986), David Romer développe sa théorie selon laquelle une économie
ouverte permet une meilleure allocation des ressources et une plus
grande diversification des risques. Il explique que l’ouverture économique
permet aux pays d’importer des biens et des capitaux pour compenser les
chocs économiques internes, ce qui réduit la volatilité de la production et
de l’emploi.3

En conclusion, de façon plus claire, une économie ouverte caractérisée par


des échanges internationaux de biens, de services et de capitaux par
contre une économie fermée a peu ou pas d’échanges avec d’autres pays.

1
‘’Economics’’ (2017), Olivier Blanchard
2
‘’International Economics : Theory and Policy’’ (11th edition, 2017), Paul Krugman
3
‘’Openness and Inflation : Theory and Evidence’’ (1986), David Romer
Q.2. Donner ou montrer les effets d’une politique budgétaire et
monétaire sur l’économie domestique en s’appuyant sur des
exemples concrets.

Il sied de retenir que l’économie domestique fait référence à


l’économie d’un pays ou d’une région spécifique, telle que mesurée par
des indicateurs tels que le produit intérieur brut (PIB), le taux de chômage,
l’inflation et les échanges commerciaux. Cela peut inclure l’ensemble des
activités économiques d’un pays, telles que la production, la distribution,
la consommation et l’investissement.

Les politiques budgétaires et monétaires sont des outils importants utilisés


par les gouvernements pour influencer l’économie domestique. Une
politique budgétaire consiste à modifier les dépenses et les recettes de
l’Etat, par contre une politique monétaire consiste à modifier les taux
d’intérêt et la masse monétaire en circulation.

De façon plus expansive, une politique budgétaire expansionniste, qui


augmente les dépenses et diminue les impôts, peut stimuler la croissance
économique et l’emploi, mais peut également entrainer une inflation et
une augmentation de la dette publique. Elle est aussi restrictive car elle
diminue les dépenses et augmente les impôts, peut réduire l’inflation et la
dette publique, mais qui peut également entrainer une récession et une
augmentation du chômage.

Par contre, une économie budgétaire restrictive, avec des réductions de


dépenses publiques ou des augmentations d’impôts, peut avoir un effet
négatif sur l’économie domestique. Par exemple, si un gouvernement
décide de réduire les dépenses dans les secteurs clés tels que la santé et
l’éducation, cela peut affecter négativement la qualité de vie des citoyens
et réduire la demande intérieure. De même, des augmentations d’impôts
peuvent réduire le revenu disponible des ménages et des entreprises, ce
qui peut entrainer une baisse de la consommation et de l’investissement.

La politique monétaire par conséquent, une politique expansionniste, qui


diminue les taux d’intérêt et augmente la masse monétaire, peut stimuler
l’investissement et la consommation et la croissance économique. Par
exemple, si une banque décide de réduire ses taux d’intérêt pour stimuler
l’activité économique, cela peut encourager les entreprises à investir dans
de nouveaux projets et les ménages à emprunter pour acheter des biens
durables comme des maisons ou des voitures. Mais cette politique peut
également entrainer une inflation et une dépréciation de la monnaie.

D’un autre côté, une politique monétaire restrictive qui augmente les taux
d’intérêt et diminue la masse monétaire, peut réduire l’inflation et la
dépréciation de la monnaie, mais peut également entrainer une récession
et une augmentation du chômage. Par exemple si une banque centrale
augmente ses taux d’intérêt pour lutter contre l’inflation, cela peut rendre
l’empunt plus couteux pour les entreprises et les ménages, ce qui peut
entrainer une baisse de l’investissement et de la consommation.

Concernant les exemples concrets nous prendrons ceux-ci :

 le plan de relance américain de 2020, qui a été mis en place pour


aider les pays de l’Union européenne à faire face aux conséquences
économiques de la pandémie de COVID-19. Ce plan de relance de
750 milliards d’euros, qui sera financé par l’émission d’obligation
européennes et utilisé pour soutenir les investissements et les
réformes dans les pays membres de l’Union européenne. Ce plan de
relance devrait stimuler la croissance économique et l’emploi dans
toute l’Europe.
 Le plan de relance américain de 2009, qui a augmenté les dépenses
publiques et réduit les impôts pour stimuler l’économie après la
crise financière mondiale. Un exemple concret de politique
monétaire expansionniste est la politique de taux d’intérêt bas de la
Banque centrale européenne (BCE) depuis 2014 pour stimuler
l’investissement et la croissance économique dans la zone euro.
Q.3.

3.1 Définitions des concepts

Le régime de change désigne l’ensemble des règles par


4

lesquelles un pays ou un ensemble de pays organisent la


détermination des taux de change. Il existe une grande variété de
taux de change correspondant plus ou moins à deux grands types de
régimes : le régime de changes fixes et le régime de changes flottants
(ou flexibles).

3.1.1 Le régime de change fixe

Dans un régime de change fixe, le cours d’une devise est


fixé par rapport à un étalon – souvent une monnaie ou un panier de
monnaies- par la banque centrale qui émet cette devise.

Le cours ainsi fixé est appelé le cours pivot (ou parité fixe) et constitue
le taux de change de référence autour duquel une certaine marge de
fluctuation peut être autorisée (de plus ou moins quelques pourcents).
Les autorités monétaires sont tenues de défendre le cours pivot
pour le maintenir à l’intérieur de la marge de fluctuation autorisée. Des
modifications du cours pivot (dévaluation ou réévaluation) peuvent
néanmoins être autorisées sous certaines conditions.

Il existe plusieurs formes de régimes de change fixe. Un taux de


change pivot peut être fixé avec une marge de fluctuation autorisée
plus ou moins large.

Dans un régime de monnaie unique (cas de l’euro), une banque


centrale établit des taux de change fixes et irrévocables, les monnaies
locales étant remplacées par une monnaie commune.

Dans un système de caisse d’émission, en anglais currency board


(cas du peso argentin de 1991 à 2001), l’émission de monnaie dépend
strictement des quantités de monnaie de référence mises en réserve
par la banque centrale du pays concerné. Parfois les deux monnaies,
locale et de référence, circulent librement à l’intérieur du pays.

3.1.2 Le régime de change flottant

Dans un régime de change flexible (ou flottant), à l’inverse,


aucun engagement n’est pris au sujet du taux de change, qui
évolue librement, en fonction de l’offre et de la demande sur le marché
des changes.
4
[Link]
economiques/change-fixe-change-flottant-les-deux-types-de-regime-de-change/
Il existe de même plusieurs formes de régimes de change
flottant, depuis le régime « pur » dans lequel seul le marché définit
l’équilibre, jusqu’au régime de flottement administré dans lequel les
banques centrales interviennent de façon coordonnée pour informer le
marché des taux de change souhaités. Ce qui est notamment le cas de
la Chine avec son poids grandissant dans le commerce international, la
maîtrise du taux de change de la devise chinoise, le yuan, par la
Banque Populaire de Chine est devenue un thème de débat récurrent
lors des sommets économiques mondiaux.

La Chine est en effet souvent accusée de ne pas jouer le jeu des


changes flottants, comme la plupart des pays développés, en
maintenant sa devise sous-évaluée afin de favoriser ses
exportations. Cette politique monétaire plus dirigiste qu’ailleurs est
considérée comme une forme de concurrence déloyale par ses
partenaires commerciaux, en premier lieu les États-Unis.

3.2 Le modèle IS-LM-BP ou modèle Mundell-Fleming

3.2.1 Définition

Le modèle IS-LM-BP ou modèle Mundell-Fleming est une


extension du modèle IS-LM, modèle qui permet d’observer les effets
des politiques conjoncturelles sur l’équilibre économique.

3.2.2 Explications du modèle Mundell-Fleming

Au début des années 1960, de manière indépendante, les


économistes Marcus Fleming et Robert Mundell proposent une
application du modèle IS-LM en économie ouverte. Le modèle IS-LM, de
base, synthèse entre la théorie néoclassique et la théorie keynésienne,
proposé par John Hicks est en effet un modèle en économie fermée.
Dans une telle économie, l’équilibre général peut-être, d’un point de
vue macroéconomique, assimilé à l’équilibre simultané sur le marché
des biens et services (IS) et sur celui de la monnaie (LM). Si l’économie
est ouverte, une condition supplémentaire doit être ajoutée : l’équilibre
extérieur. Dans le modèle IS-LM-BP, ou modèle Mundell-Fleming, cet
équilibre extérieur est représenté par une droite nommée BP, en
référence à « balance des paiements ». Ce modèle permet ainsi de
comprendre les effets des politiques conjoncturelles dans des
économies ouvertes sur l’extérieur.
La droite BP représente ainsi tous les couples (Y,r) tels que le pays
connaît un équilibre de ses échanges avec l’extérieur (autrement dit, la
somme du solde courant et du solde financier est nulle). Dans le
modèle IS-LM-BP, les mouvements internationaux de capitaux
dépendent de l’écart entre le taux d’intérêt réel du pays et le taux
d’intérêt moyen au niveau mondial. Quand le taux d’intérêt national
est supérieur au taux mondial, il y a des entrées nettes de capitaux
dans ce pays, qui est attractif pour les placements. Dans ce cas, il y a
un excédent du compte financier, qui doit être compensé par un déficit
du compte courant, ce qui signifie que le revenu national (Y)
augmente. Inversement quand le taux national est inférieur au taux
mondial, le pays connaît des sorties nettes de capitaux, qui doivent
être compensées, pour rester à l’équilibre, par un excédent du solde
des biens et services, soit une baisse du revenu national. La droite BP
est donc croissante : quand r augmente, Y augmente et inversement.

Cependant, la pente de BP dépend du degré de mobilité des capitaux à


l’international pour le pays. On distingue ainsi deux cas typiques :
quand le pays ne connaît pas de mouvements de capitaux vis-à-vis de
l’étranger, la droite BP est verticale alors que quand le pays connaît
une mobilité parfaite des capitaux à l’international, la droite BP est
horizontale (figure 1a). Dans ce cas, l’équilibre BP se fait pour un
niveau de taux d’intérêt donné. Un déséquilibre avec l’extérieur (par
exemple, les exportations deviennent supérieures aux importations)
conduit à des mouvements de capitaux (l’argent obtenu est placé à
l’étranger), ce qui fait que le taux d’intérêt est inchangé. 5

5
[Link]
Q.4.

4.1 Pourquoi la BCC avait augmenté le taux directeur de 11 à


25% : Quelles sont les raisons à la base ou à l'origine et que
vise la BCC en mettant en place cette politique?

Lors d'une réunion extraordinaire présidée par Malangu


6

Kabedi Mbuyi, gouverneur de la Banque Centrale du Congo (BCC), le


Comité de Politique Monétaire (CPM) a dévoilé des mesures
stratégiques visant à resserrer la politique monétaire. Ces décisions
interviennent dans un contexte économique complexe, à la fois au
niveau national et international.

Le CPM a analysé les développements récents sur les marchés des


changes et des biens et services, mettant en évidence les pressions
inflationnistes persistantes, tant internes qu'externes. Face à ces défis,
il a opté pour une augmentation du taux directeur de la BCC, une
mesure destinée à renforcer la politique monétaire dans le pays.

Le troisième trimestre de cette année a été marqué par des


contraintes croissantes sur le taux de change et l'inflation dans
l'économie congolaise. Une dépréciation significative du franc
congolais et une accélération notable de l'inflation ont été observées,
particulièrement à mi-juillet. Le CPM a souligné que ces perturbations
sont largement dues à l'impact des chocs externes, notamment la
situation en Ukraine, sur les partenaires commerciaux de la République
Démocratique du Congo. Étant dépendante des importations,
l'économie nationale subit de plein fouet ces répercussions négatives,
d'autant plus que des facteurs internes majeurs, tels que le conflit à
l'Est du pays, exercent une pression considérable sur le budget de
l'État.

Néanmoins, le CPM a observé que les pressions sur le taux de change


et l'inflation ont diminué au cours des dernières semaines grâce à
l'application de nouvelles mesures correctives dans les sphères
monétaire et budgétaire. Une coordination accrue entre les politiques
monétaire et budgétaire a permis de mieux maîtriser et absorber
l'excès de liquidité dans l'économie, réduisant ainsi les tensions sur les
marchés des changes et des biens et services.

Malgré ces progrès, le CPM met en exergue les incertitudes entourant


les perspectives économiques mondiales pour le reste de l'année. Les
6
[Link]
neutraliser-lexces-de-liquidite-et#:~:text=En%20cons%C3%A9quence%2C%20il%20a
%20d%C3%A9cid%C3%A9,%C3%A0%20soutenir%20la%20stabilit%C3%A9%20macro
%C3%A9conomique.
tensions géopolitiques croissantes et les effets continus du conflit en
Ukraine pourraient avoir un impact négatif sur l'activité économique
mondiale et engendrer une inflation importée plus significative.

Dans ce contexte, le CPM préconise une vigilance accrue dans la


gestion de la politique monétaire et une meilleure coordination entre
les politiques budgétaire et monétaire. En conséquence, il a décidé
d'augmenter le taux directeur de la BCC de 11% à 25%, une mesure
visant à renforcer davantage la politique monétaire, à neutraliser tout
excès de liquidité et à soutenir la stabilité macroéconomique.

4.2 Pour le reste de l'année 2023 et l'année 2024 quelle doit


être l'orientation des politiques monétaire et budgétaire ?

L'orientation de la politique monétaire et budgétaire en


2024 sera principalement dictée par les deux principaux enjeux
économiques de l'année : la lutte contre l'inflation et la soutenabilité
de la dette publique.

4.2.1 La lutte contre l'inflation

L'inflation est actuellement au plus haut depuis 40 ans dans


la plupart des pays du monde, y compris en République démocratique
du Congo. Cette inflation est principalement due à la guerre en
Ukraine, qui a provoqué une hausse des prix de l'énergie et des
denrées alimentaires.

Pour lutter contre l'inflation, les banques centrales ont commencé à


relever leurs taux d'intérêt. La Banque centrale du Congo (BCC) a ainsi
relevé son taux directeur de 50 points de base en octobre 2023,
portant ce taux à 12,5%.

Cependant, la BCC devra être prudente dans sa politique de hausse


des taux, afin de ne pas freiner la croissance économique.

4.2.2 La soutenabilité de la dette publique

La dette publique de la République démocratique du Congo


est également un enjeu important. Cette dette est déjà très élevée, à
environ 100% du PIB.

Pour améliorer la soutenabilité de la dette publique, le gouvernement


congolais a adopté un plan de réduction du déficit budgétaire. Ce plan
prévoit notamment une baisse des dépenses publiques et une
augmentation des recettes fiscales.
Cependant, la mise en œuvre de ce plan sera difficile, car elle
nécessitera des réformes structurelles importantes.
4.2.3 Conclusion

En conclusion, l'orientation de la politique monétaire et


budgétaire en 2024 en République démocratique du Congo sera
principalement axée sur la lutte contre l'inflation et la soutenabilité de
la dette publique.

La BCC devra relever ses taux d'intérêt avec prudence afin de ne pas
freiner la croissance économique. Le gouvernement congolais devra
mettre en œuvre un plan de réduction du déficit budgétaire qui soit à
la fois ambitieux et réaliste.

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