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Gestion des Risques et Résilience des PME

Cette étude examine l'impact de la gestion des risques sur la résilience des PME marocaines, soulignant l'importance de stratégies de gestion des risques pour assurer leur pérennité dans un environnement économique incertain. Elle propose des hypothèses sur les facteurs influençant cette dynamique, tels que les caractéristiques de l'entrepreneur, l'utilisation de la technologie et le soutien de l'État. Les résultats visent à enrichir la littérature existante et à fournir des recommandations pratiques pour renforcer la résilience des PME.

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Gestion des Risques et Résilience des PME

Cette étude examine l'impact de la gestion des risques sur la résilience des PME marocaines, soulignant l'importance de stratégies de gestion des risques pour assurer leur pérennité dans un environnement économique incertain. Elle propose des hypothèses sur les facteurs influençant cette dynamique, tels que les caractéristiques de l'entrepreneur, l'utilisation de la technologie et le soutien de l'État. Les résultats visent à enrichir la littérature existante et à fournir des recommandations pratiques pour renforcer la résilience des PME.

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Master : Management Stratégique et Financier des Organisations

Promotion : 19

Module : Epistémologie et Méthodologie de la recherche

Présenté par : Encadré par le professeur :


ABDELHAMID LAABI Mme. DOHA SAHRAOUI
MOURAD HAILAT
NOUR-EDDINE EL KHIRAOUI
AYOUB LAHMIDI
YOUSSEF ELMOUBARKI

Année universitaire 2024-2025


Table des matières :

INTRODUCTION 4
Chapitre 1 : Cadre Théorique de la Gestion des Risques et de la Résilience des PME 6
1 La Gestion des Risques : Définitions et Fondements 6
1.1 Définition : 6
1.2 Typologies des Risques dans les PME 6
1.3 Déterminants de la Gestion des Risques 6
2 Résilience Organisationnelle : Définition et Facteurs Clés 7
2.1 Définition: 7
2.2 Facteurs Influençant la Résilience: 7
2.2.1 Les Caractéristiques de l'Entrepreneur : 8
2.2.2 L’Utilisation de la Technologie 8
2.2.3 Le Soutien de l'État : 8
2.2.4 La Gestion de Crise : 8
3 La résilience des petites et moyennes entreprises : 8
Conclusion 9
Résumé :
La gestion des risques et la résilience des PME marocaines constituent des enjeux cruciaux
dans le domaine de la finance et de la gouvernance d'entreprise. Cette recherche se concentre
sur l'analyse de l'impact de la gestion des risques sur la résilience des PME marocaines.
L'intérêt de cette étude réside dans sa contribution à la littérature existante en apportant une
meilleure compréhension des risques qui influencent la résilience des PME marocaines.
Plusieurs théories, notamment le théorème de Modigliani et Miller (1958) ainsi que la théorie
de l’agence (Jensen et Meckling, 1976), offrent des cadres conceptuels pour expliquer les
mécanismes de gestion des risques. Cependant, ces approches théoriques nécessitent une
validation empirique pour mesurer leur pertinence et leur impact concret.
Les résultats empiriques jouent un rôle déterminant dans la validation de ces théories
et permettent d’évaluer l’effet réel de la gestion des risques sur la résilience des PME
marocaines, renforçant ainsi les recommandations pratiques pour ces entreprises. Mots
clés : Résilience ; Gestion des risques ; PME
INTRODUCTION

Les Petites et Moyennes Entreprises (PME) marocaines, tout comme leurs homologues
à l'échelle mondiale, évoluent dans un environnement économique de plus en plus incertain,
marqué par des fluctuations constantes et des événements perturbateurs imprévus. Dans ce
contexte, les dirigeants de PME doivent naviguer entre diverses menaces potentielles qui, si
elles ne sont pas correctement gérées, risquent de compromettre leur viabilité et leur
performance à long terme. Ainsi, la gestion des risques s'impose comme un facteur clé de
leur stratégie de survie et de croissance. Alors que la notion de risque a longtemps été
appréhendée sous l'angle de la probabilité d'occurrence d'événements indésirables (Renn,
1998), la tendance actuelle s'oriente vers une compréhension plus globale et dynamique, où
l'incertitude et l'impact potentiel sur les objectifs stratégiques deviennent les véritables
leviers d’analyse (Brühwiler, 2011).

La gestion des risques, de plus en plus perçue comme un processus intégré et


transversal, consiste à identifier, analyser et traiter les risques susceptibles d'affecter une
organisation, en anticipant non seulement les menaces, mais aussi les opportunités qu'elles
peuvent engendrer. Ce processus est d'autant plus crucial pour les PME, qui, à la différence
des grandes entreprises, disposent souvent de ressources limitées et gèrent les risques de
manière informelle et décentralisée (Watt, 2007). Pourtant, la gestion proactive des risques
peut offrir à ces entreprises un avantage compétitif en leur permettant d'identifier des
niches de marché et de se préparer aux changements inattendus, tout en minimisant les
impacts négatifs (Rehman et Anwar, 2019).

Dans cette perspective, la résilience organisationnelle apparaît comme un concept


fondamental pour les PME. Celle-ci se définit comme la capacité d’une entreprise à s’adapter
rapidement et efficacement aux crises et à maintenir une performance optimale, même dans
des conditions adverses. Armeanu et al. (2017) soulignent que la résilience ne se limite pas à
la simple récupération après un choc, mais inclut également l’aptitude à anticiper, à se
réorganiser et à innover face aux perturbations. Cette capacité à rebondir devient un
avantage stratégique, permettant aux entreprises non seulement de survivre, mais aussi de
tirer parti des périodes de crise pour renforcer leur position sur le marché.

En ce qui concerne les PME marocaines, l'impact de la gestion des risques sur leur
résilience n’a jamais été aussi pertinent qu’aujourd'hui. En raison des défis uniques qu'elles
rencontrent dans un contexte local marqué par des crises économiques récurrentes,
l’intégration de stratégies de gestion des risques est essentielle pour assurer leur pérennité.
La mise en place de mécanismes de gestion des risques pourrait permettre aux dirigeants de
ces entreprises de mieux naviguer dans les turbulences économiques et de saisir les
opportunités générées par les crises. Par exemple, l'usage de la technologie, le soutien
gouvernemental et la capacité d'innovation des entrepreneurs sont des facteurs susceptibles
de jouer un rôle clé dans le renforcement de cette résilience (Yang et al, 2018).
Ainsi, cette étude s’intéresse à l’interrelation entre la gestion des risques et la
résilience des PME marocaines. Nous cherchons à explorer comment la gestion des risques,
appuyée par des facteurs externes et internes tels que l'innovation technologique et les
politiques publiques, peut aider ces entreprises à se préparer, à résister et à prospérer
malgré les incertitudes économiques et sociales. Ce travail ambitionne également de fournir
des recommandations pratiques aux dirigeants de PME et aux décideurs politiques afin de
renforcer la capacité d’adaptation et de croissance de ce secteur clé pour l'économie
nationale.

Dans ce contexte, il devient crucial de se poser la question suivante :

Quel est l'impact de la gestion des risques sur la résilience des PME marocaines ?

Pour répondre à cette question complexe et multidimensionnelle, il est essentiel de


formuler des hypothèses claires et précises qui permettront de structurer notre analyse et
de guider notre recherche. Ces hypothèses visent à explorer les différents facteurs qui
pourraient influencer la gestion des risques et, par extension, la résilience des PME
marocaines. En nous basant sur les théories existantes et les observations empiriques, nous
proposons les hypothèses suivantes :

H1 : Les caractéristiques de l'entrepreneur auraient un effet positif sur la gestion de crise.

H2 : L'utilisation de la technologie aurait un effet positif sur la gestion de crise.

H3 : Le soutien de l'État aurait un effet positif sur la gestion de crise.

H4 : La gestion de crise aurait un effet positif sur la résilience des PME.


Chapitre 1 : Cadre Théorique de la Gestion des Risques et de la Résilience des PME

1 La Gestion des Risques : Définitions et Fondements


1.1 Définition :

La gestion des risques est un processus structuré et multidimensionnel permettant aux


entreprises d’identifier, d’évaluer et de gérer les risques susceptibles de compromettre
leurs objectifs stratégiques et opérationnels. Selon Tajer et al. (2022), elle joue un rôle
central dans la résilience organisationnelle, particulièrement dans des contextes
d'incertitude tels que les crises mondiales. Ce processus implique une approche
collaborative où la direction et les membres de l’organisation participent à
l’identification des événements pouvant perturber les activités, tout en assurant un
alignement avec les objectifs stratégiques globaux.

Par ailleurs, Dionne (2001) enrichit cette vision en définissant la gestion des risques comme
un ensemble d’activités visant à stabiliser les flux de trésorerie et à réduire les coûts
financiers associés, ce qui contribue à maximiser la valeur de l’entreprise. En intégrant des
mécanismes de contrôle adaptés et des outils prévisionnels, les entreprises peuvent ainsi
atténuer l’impact des risques tout en capitalisant sur les opportunités stratégiques.

1.2 Typologies des Risques dans les PME

● Risque Pur : Il représente les événements imprévus entraînant des pertes sans
possibilité de gains, tels que les catastrophes naturelles ou les accidents
industriels. (Dionne, 2001)
● Risque de Marché : Ce risque découle des fluctuations des conditions de
marché, comme :
- Les variations des taux d'intérêt.
- Les oscillations des taux de change.
- Les fluctuations des prix des matières premières. (Dionne, 2001)
● Risque de Crédit : Il est lié aux probabilités de défaut des emprunteurs ou
contreparties, mesuré par des éléments tels que :
-La probabilité de défaut.
-La proportion de non-recouvrement des créances. (Dionne, 2001)
● Risque Opérationnel : Risque associé aux processus internes de l’entreprise,
notamment les défaillances des systèmes, des processus, ou les erreurs
humaines. (Dionne, 2001)
● Risque de Liquidité : Ce risque se manifeste lorsque l'entreprise ne peut pas
satisfaire ses obligations financières à court terme, mettant en péril son
équilibre financier. (Dionne, 2001)

1.3 Déterminants de la Gestion des Risques


Incitations Fiscales
Les incitations fiscales jouent un rôle crucial dans la décision des entreprises d'utiliser des
instruments de couverture. Selon Smith et Stulz (1985), les entreprises cherchent à
maximiser leur valeur en contrôlant la volatilité de leurs revenus. Cette approche remet en
question le théorème de Modigliani-Miller, qui suppose l'absence de charges fiscales.
● Graham (1996) souligne que les entreprises avec des pertes peuvent bénéficier de
crédits d'impôt, mais il note également que la valeur d'un dollar de perte pour
réduire un bénéfice futur est inférieure à celle d'un dollar d'impôt payé. Ainsi,
minimiser la volatilité des revenus permet de réduire le taux d'imposition effectif,
augmentant ainsi la valeur de l'entreprise.
● Des études comme celle d'Essrifi (2010) corroborent cette théorie, montrant que les
entreprises avec des reports fiscaux élevés ont tendance à utiliser davantage les
produits dérivés pour se couvrir.
Détresse Financière
La détresse financière constitue un autre déterminant clé. Les entreprises en difficulté
financière sont souvent confrontées à plusieurs enjeux :
● Perte de clients et de fournisseurs : Cela réduit leur compétitivité.
● Difficultés à honorer les engagements : Les retards de paiement peuvent entraîner
des pénalités et des remboursements anticipés.
● Sous-investissement : Les entreprises en détresse peuvent abandonner des projets
rentables par manque de financement.
Essrifi (2010) identifie que les entreprises en détresse financière sont plus enclines à utiliser
des instruments de couverture pour stabiliser leurs flux de trésorerie et éviter la faillite.
Sous-Investissement
Le sous-investissement se produit lorsque les entreprises n'investissent pas suffisamment
dans des actifs, limitant ainsi leur croissance. La volatilité des flux de trésorerie peut
restreindre l'accès aux financements externes, aggravant la situation.
● Smith et Stulz (1985) affirment que la couverture des risques aide à stabiliser les flux
de trésorerie, ce qui améliore la capacité d'investissement dans des projets à valeur
actuelle nette positive.
● Nance et al. (1993) soutiennent que les entreprises fortement endettées et avec peu
de liquidités sont particulièrement motivées à se couvrir pour saisir les opportunités
d'investissement.
2 Résilience Organisationnelle : Définition et Facteurs Clés

2.1 Définition:

Selon l'article "La gestion des risques et la résilience des entreprises : quels effets sur les
PME marocaines ?", la résilience organisationnelle est définie comme la capacité d'une
entreprise à prévoir, subir, prospérer et s'adapter aux circonstances perturbatrices. Cette
capacité permet à l'entreprise de maintenir des rendements supérieurs à la moyenne même
après avoir absorbé des chocs du contexte concurrentiel. La résilience est donc une
approche de la gestion des risques qui assure la flexibilité nécessaire pour répondre aux
menaces imprévues et tirer parti des opportunités (Armeanu et al., 2017, cité dans Tajer,
Benyaich, & Rigar, 2021).

2.2 Facteurs Influençant la Résilience:


La résilience des PME marocaines est influencée par plusieurs facteurs clés. Ces facteurs
incluent les caractéristiques de l'entrepreneur, l'utilisation de la technologie, le soutien de
l'État, et la gestion de crise. Comprendre ces éléments est essentiel pour élaborer des
stratégies efficaces permettant aux PME de surmonter les défis et de continuer à opérer
dans des conditions difficiles.

2.2.1 Les Caractéristiques de l'Entrepreneur :


Les caractéristiques personnelles de l'entrepreneur jouent un rôle crucial dans la gestion de
crise et, par conséquent, dans la résilience des PME. Les traits entrepreneuriaux importants
incluent :
● La Durabilité : La volonté de continuer à survivre et à gérer l'entreprise malgré les
défis.
● Le Désir : Les objectifs futurs maintenus pour le succès de l'entreprise.
● L'Effort : Le travail acharné pour maintenir l'entreprise en activité.
● L'Innovation et la Créativité : La capacité à innover et à être créatif pour répondre
aux attentes des clients.
● L'Orientation Client : L'engagement à satisfaire les besoins, les désirs et les attentes
des clients.

Ces caractéristiques entrepreneuriales sont essentielles pour surmonter les défis et


continuer à opérer pendant une crise (Fisher, Maritz, & Lobo, 2016).

2.2.2 L’Utilisation de la Technologie


L'utilisation de la technologie est un facteur potentiellement influent pour la résilience des
PME. Les technologies numériques, telles que le marketing numérique, les sites web, les
médias sociaux et le commerce électronique, permettent aux entreprises de maintenir leurs
opérations et de rester en contact avec leurs clients, même en période de crise. L'adoption
de ces technologies peut aider les PME à s'adapter rapidement aux changements et à
continuer à fonctionner malgré les perturbations (Yang & Kankanhalli, 2014).
2.2.3 Le Soutien de l'État :
Le soutien du gouvernement est un autre facteur crucial pour la résilience des PME. Les
mesures prises par les autorités publiques, telles que les allègements fiscaux, les facilitations
de crédit, et les suspensions de paiement des impôts, sont essentielles pour aider les PME à
surmonter les défis financiers. Ces mesures peuvent fournir la flexibilité nécessaire pour que
les entreprises continuent à opérer et à s'adapter aux conditions économiques difficiles
(Kuckertz et al., 2020).

2.2.4 La Gestion de Crise :


La gestion de crise elle-même est un facteur médiateur clé qui influence directement la
résilience des PME. Une bonne gestion de crise permet aux entreprises de s'adapter, de
réagir et de se rétablir rapidement face aux perturbations. Cela inclut la mise en place de
stratégies pour identifier, évaluer et atténuer les risques, ainsi que la capacité à prendre des
décisions rapides et efficaces en période de crise (Gatzert & Martin, 2015).

3 La résilience des petites et moyennes entreprises :


Les petites et moyennes entreprises sont plus sensibles aux hauts et aux bas de
l'activité économique mondiale. Pour une PME, le renforcement de la résilience doit
donc être une priorité dès le départ - d'autant plus que seule la moitié des nouvelles
petites et moyennes entreprises survivent au cours des cinq premières années
d’existence. Cependant, les recherches tant empiriques que théoriques traitant le
concept de la résilience organisationnelle se concentrent en grande partie sur les
grandes entreprises et leurs environnements (Sullivan-Taylor & Branicki, 2011).Bien
que les PME soient les moteurs clés, de l’économie d’un pays et leur durabilité ont
une importance vitale pour l’économie mondiale, cette catégorie d’entreprise est -
du point de vue de la résilience - moins étudiée. En effet, la recherche sur la
résilience des petites entreprises est relativement rare (Battisti & Deakins, 2017;
Conz et al., 2017) et a été considérée comme un axe potentiel pour les futures
recherches (Annarelli et Nonino, 2016).
Sundström et Hollnagel, en se basant sur une analyse proactive de la gestion des
risques, ont identifié certains facteurs qui peuvent expliquer comment une
entreprise peut atteindre un degré de résilience plus élevé. Ils ont mené une étude
auprès de 122 entreprises manufacturières afin de démontrer que la stratégie de
fabrication est un mécanisme par lequel une entreprise acquiert un avantage
compétitif et contribue à la mise en place d'une défense contre les perturbations
économiques, en renforçant ainsi la résilience (Sundström &Hollnagel, 2006)
Battisti et Deakins fournissent des preuves empiriques pour soutenir leur affirmation
que les capacités dynamiques d'une PME (notamment leur attitude proactive et leur
capacité à mobiliser et intégrer des ressources externes en cas de chocs) sont
essentielles pour renforcer leur résilience (Battisti & Deakins, 2017).

Conclusion

La gestion des risques et la résilience des PME marocaines constituent des enjeux majeurs
pour leur pérennité et leur performance. À travers cette partie théorique, nous avons mis en
lumière les concepts fondamentaux, les typologies et les déterminants de la gestion des
risques, ainsi que les facteurs influençant la résilience organisationnelle. Il apparaît que les
PME marocaines, confrontées à des défis multiples dans un contexte économique incertain,
peuvent renforcer leur résilience en adoptant des stratégies de gestion des risques adaptées
et en tirant parti de facteurs tels que l'innovation technologique, le soutien de l'État et les
caractéristiques entrepreneuriales.
Les travaux théoriques étudiés, notamment ceux de Modigliani et Miller (1958) sur les
décisions financières et de Jensen et Meckling (1976) sur la théorie de l’agence, offrent des
cadres conceptuels robustes pour analyser ces dynamiques. Cependant, comme le souligne
Tajer et al. (2022), l’efficacité de ces théories doit être validée empiriquement pour mesurer
l’impact réel des pratiques de gestion des risques sur la résilience des PME.
Ce cadre théorique pose les bases pour une exploration empirique approfondie, qui
permettra de mieux comprendre les réalités pratiques et d’apporter des recommandations
concrètes aux PME marocaines et aux décideurs. En fin de compte, cette recherche vise à
contribuer à une meilleure gouvernance des PME dans un environnement marqué par des
turbulences croissantes.
PARTIE EMPIRIQUE :
1. Introduction :
L’analyse théorique de la gestion des risques et de la résilience des PME a permis de
mettre en lumière les principaux concepts, déterminants et mécanismes qui influencent
la capacité des entreprises à faire face aux incertitudes économiques. Toutefois, une
approche purement théorique ne saurait suffire pour comprendre pleinement la réalité
du terrain. C’est dans cette optique que cette partie empirique vise à confronter ces
éléments à des données concrètes, permettant ainsi d’évaluer l’impact réel des
stratégies de gestion des risques sur la résilience des PME marocaines.
Notre démarche repose sur une méthodologie rigoureuse visant à examiner les relations entre
différents facteurs clés, notamment les caractéristiques de l’entrepreneur, l’adoption des
technologies, le soutien étatique et la gestion de crise. À travers cette analyse, nous
chercherons à vérifier les hypothèses formulées et à dégager des enseignements pertinents
pour les dirigeants de PME.
L’objectif principal de cette étude empirique est de mesurer l’efficacité des approches de
gestion des risques et d’identifier les leviers stratégiques permettant d’améliorer la résilience
des PME marocaines. En intégrant une approche quantitative et qualitative, cette recherche
apportera un éclairage nouveau sur les bonnes pratiques à adopter pour renforcer la pérennité
et la compétitivité des entreprises dans un environnement marqué par des défis croissants.

La suite de cette partie détaillera la méthodologie adoptée, les choix d’échantillonnage ainsi
que l’analyse des résultats obtenus, afin d’apporter des réponses concrètes aux
problématiques soulevées.
 Problématique :
Quel est l'impact de la gestion des risques sur la résilience des PME marocaines ?

Pour répondre à cette question complexe et multidimensionnelle, il est essentiel de


formuler des hypothèses claires et précises qui permettront de structurer notre analyse et
de guider notre recherche. Ces hypothèses visent à explorer les différents facteurs qui
pourraient influencer la gestion des risques et, par extension, la résilience des PME
marocaines. En nous basant sur les théories existantes et les observations empiriques, nous
proposons les hypothèses suivantes :

H1 : Les caractéristiques de l'entrepreneur auraient un effet positif sur la gestion de crise.

H2 : L'utilisation de la technologie aurait un effet positif sur la gestion de crise.


H3 : Le soutien de l'État aurait un effet positif sur la gestion de crise.

H4 : La gestion de crise aurait un effet positif sur la résilience des PME.

2. Méthodologie :
Cette section détaille la méthodologie adoptée pour cette étude, incluant les choix
d’échantillonnage ainsi que l’analyse des résultats obtenus, afin d’apporter des réponses
concrètes aux problématiques soulevées.

1. Méthode de collecte des données

Les données ont été recueillies via un questionnaire en ligne portant sur les facteurs
influençant la résilience des PME marocaines. Ce questionnaire a été diffusé à travers des
réseaux sociaux à l'aide d'un comptable influent sur ces plateformes, permettant d'atteindre
une audience variée. Il était spécifiquement adressé aux dirigeants et responsables des PME
marocaines. Au total, 53 réponses ont été recueillies, assurant une base de données
exploitable pour l'analyse.

2. Population et échantillonnage

L'échantillon est composé de PME marocaines appartenant à différents secteurs d'activité et


réparties sur plusieurs régions du pays. La sélection des participants repose sur les critères
suivants :
Taille de l'entreprise (nombre d'employés et chiffre d'affaires)
Secteur d'activité
Ancienneté de l'entreprise
Localisation géographique
L'échantillonnage repose sur une méthode de convenance, les répondants étant sollicités via
des canaux numériques et des contacts professionnels.
3. Structure du questionnaire
Le questionnaire est organisé en plusieurs sections couvrant les différents aspects de la
résilience des PME :
Caractéristiques de l'entreprise : taille, ancienneté, secteur d'activité, chiffre d'[Link]
du dirigeant : âge, rôle dans l'administration.Résilience organisationnelle : perception de la
crise et stratégies adoptées.
Utilisation de la technologie : digitalisation et adaptation technologique.
Soutien de l'État : perception des mesures gouvernementales.
Gestion de crise : stratégies de planification et d'adaptation.
Chaque section comprend des questions fermées avec une échelle de Likert permettant
d'évaluer le degré d'accord des répondants sur divers énoncés.

4. Méthode d'analyse des données

Les réponses recueillies seront analysées quantitativement selon les méthodes suivantes :
Statistiques descriptives : fréquences, pourcentages, moyennes et écarts-types pour décrire les
tendances générales.
Analyse comparative : comparaison des réponses selon les catégories d'entreprises (taille,
secteur, localisation, etc.).
Analyse de corrélation : étude des relations entre les différents facteurs (ex. impact du soutien
de l'État sur la résilience perçue).
Le traitement des données a été réalisé à l'aide du logiciel SPSS, permettant d'effectuer des
analyses approfondies et de garantir la fiabilité des résultats.
Les résultats obtenus permettront d'émettre des recommandations visant à renforcer la
résilience des PME marocaines face aux crises économiques et sociétales.

Analyse des données sur spss :


Stastistiques descriptives :
Analyse des variables qualitatives :
 La population étudiée : Les Petites et Moyennes Entreprises (PME) marocaines
 Echantillon : 53 (PME) marocaines
 L’individu : Entreprise marocaine
 La variable étudié (caractère) : le secteur d’activité d’entreprise
 Nature du caractère : variable qualitative nominale.

Tableau 1 : le secteur d’activité d’entreprise :


Quel est le secteur d’activité d’entreprise
Pourcentage Pourcentage
Fréquence Pourcentage valide cumulé
Valide Commerce, réparations et 18 34,0 34,0 34,0
industrie
BTP 3 5,7 5,7 39,6
Transports et communication 21 39,6 39,6 79,2
Autre : 11 20,8 20,8 100,0
Total 53 100,0 100,0

Les réponses sur le questionnaire montre sur 53 entreprises analysées, 21 appartiennent au


secteur des Transports et communication (fréquence la plus élevée), suivies de 18 dans
le Commerce, réparations et industrie. Le secteur du BTP est le moins représenté avec
seulement 3 entreprises, tandis que 11 entreprises sont classées dans la catégorie Autre.
Ainsi, les transports/communication et le commerce/industrie regroupent la majorité des
entreprises.

Graphique 1 : diagramme en circulaire qui représente le secteur d’activité d’entreprise


en pourcentage :
les secteurs Transports et communication (39,6 %) et Commerce, réparations et industrie (34,0
%) dominent, représentant ensemble 73,6 % des entreprises. Le BTP est minoritaire (5,7 %), tandis
que 20,8 % des entreprises relèvent de secteurs non spécifiés ("Autre"). Cela indique une forte
concentration dans les transports/communication et le commerce/industrie, avec une faible présence
dans le BTP.
Variable quantitative continue :

 La population étudiée : Les Petites et Moyennes Entreprises (PME) marocaines


 Echantillon : 53 (PME) marocaines
 L’individu : Entreprise marocaine
 La variable étudié (caractère) : l'âge d’ entreprise ;
 Nature du caractère : variable quantitative continue .

Tableau 2 : l'âge d’ entreprise :

Quel est l'âge de votre entreprise ?


Pourcentage Pourcentage
Fréquence Pourcentage valide cumulé
Valide moins de 10 6 11,3 11,3 11,3
10≤x< 20 11 20,8 20,8 32,1
20≤x< 30 34 64,2 64,2 96,2
plus de 40 2 3,8 3,8 100,0
Total 53 100,0 100,0
Le tableau montre la répartition de l'âge des entreprises analysées. En termes de fréquence, la
majorité des entreprises (34 entreprises, soit 64,2 %) ont entre 20 et 30 ans. Viennent
ensuite les entreprises âgées de 10 à 20 ans (11 entreprises, soit 20,8 %), puis celles
de moins de 10 ans (6 entreprises, soit 11,3 %). Enfin, très peu d'entreprises ont plus de 40
ans (2 entreprises, soit 3,8 %). Ainsi, la plupart des entreprises sont relativement jeunes ou
d'âge moyen, avec une forte concentration dans la tranche des 20 à 30 ans
Tableau 3: Tableau de statistique

Quel est l'âge de votre entreprise ?


N Valide 53

Manquant 0

Moyenne 2,60

Médiane 3,00

Mode 3

Ecart type ,743

Variance ,552

Les interprétations des paramètres :


Les paramètres de tendance centrale
La moyenne : l’un des paramètres de tendance centrale et qui corresponds au somme de tous
les centres des classes multiplier par effectif de chaque classe et divisée sur le nombre total de
répondant dans notre cas N= 53
La moyenne = ∑ (ci*ni)/N
La moyenne = L’âge moyen des entreprises est de 2,60 sur une échelle: 1 = moins de
10 ans, 2 = 10-20 ans, 3 = 20-30 ans, 4 = plus de 40 ans Cela suggère que l’âge moyen
se situe entre 10 et 20 ans.

La médiane : correspond au la valeur qui devisé la série en deux partie égaux 50% à
chacun ; dans notre cas la médiane égale à 3,00, ce qui signifie que 50 % des
entreprises ont 20 ans ou [Link] confirme que la majorité des entreprises sont
relativement matures.
Le mode : correspond la catégorie la plus fréquente, dans notre cas le mode égale à 3,
indiquant que la tranche d’âge la plus fréquente est 20-30 [Link] renforce l’idée que
cette tranche d’âge est la plus représentée.

Les paramètres de dispersion :


 La variance : correspond au l’écart carré entre chaque donnée et le centre de la
distribution représenté par la moyenne, la variance est de 0,552, La variance
confirme une faible dispersion des données, cohérente avec l’écart [Link] qu’est
l’écart type au carré. Elle mesure également la dispersion des données. Il se calcule
par la formule suivant :

Var(x) = ((∑ni*(ci - la moyenne) ²)/N) – (la moyenne) ²


L’écart type : égale à 0,743 ,L’écart type est relativement faible, ce qui montre que les
âges des entreprises sont peu dispersés autour de la moyenne.
Graphique 2 : histogramme de l’age des entreprise :

Le graphique sous forme de histogramme montre que 34 entreprise leurs âge est compris
entre 20 et 30 ans ,11 entreprise entre 10 et 20 ans , 6 entreprise ont moins de 10 ans et les
2dernières ont plus de 40 ans

Tableau 4 : chiffre d’affaires annuelle (En millions de dirhams)


Quel est le montant total du chiffre d’affaires annuelle de votre
entreprise ? (En millions de dirhams)
Pourcentage Pourcentage
Fréquence Pourcentage valide cumulé
Valide Moins de 3 13 24,5 24,5 24,5
3 ≤X< 60 14 26,4 26,4 50,9
60≤X< 120 21 39,6 39,6 90,6
Plus de 175 5 9,4 9,4 100,0
Total 53 100,0 100,0

Le tableau montre que la majorité des entreprises (39,6 %) réalisent un chiffre d’affaires
compris entre 60 et 120 millions de dirhams, représentant ainsi la catégorie la plus fréquente.
Ensuite, 26,4 % des entreprises ont un chiffre d’affaires compris entre 3 et 60 millions de
dirhams, tandis que 24,5 % enregistrent un chiffre d’affaires inférieur à 3 millions de dirhams.
Enfin, seulement 9,4 % des entreprises génèrent un chiffre d’affaires supérieur à 175 millions
de dirhams. Ces données indiquent une concentration plus élevée des entreprises dans la
tranche intermédiaire, avec un cumul atteignant 90,6 % pour les entreprises dont le chiffre
d'affaires est inférieur à 120 millions de dirhams.
Tableau 5 : Tableau de statistique chiffre d’affaires annuelle

Statistiques
Quel est le montant total du chiffre
d’affaires annuelle de votre
entreprise ? (En millions de dirhams)
N Valide 53
Manquant 0
Moyenne 2,34
Médiane 2,00
Mode 3
Ecart type ,960
Variance ,921

Moyenne (2,34 millions de dirhams) : La moyenne représente la valeur centrale des chiffres
d’affaires des entreprises, mais elle peut être influencée par des valeurs extrêmes. Ici, un chiffre
d’affaires moyen de 2,34 millions de dirhams suggère que la majorité des entreprises ont un chiffre
d’affaires relativement faible.
Médiane (2 millions de dirhams) : La médiane est le point qui sépare l’échantillon en deux parties
égales. Elle étant légèrement inférieure à la moyenne, cela indique une asymétrie faible vers la droite,
signifiant que quelques entreprises avec un chiffre d’affaires élevé tirent la moyenne vers le haut.

Mode (3 millions de dirhams) : Le mode représente la valeur la plus fréquente dans l’échantillon.
Ici, 3 millions de dirhams est le chiffre d’affaires le plus souvent observé, ce qui signifie qu’un
nombre important d’entreprises se situe à ce niveau de revenu annuel.

Paramètre de dispersion :
Écart type (0,96 millions de dirhams) et variance (0,921) : Ces valeurs mesurent la dispersion des
chiffres d’affaires autour de la moyenne. Un écart type de 0,96 indique que les chiffres d’affaires des
entreprises sont relativement concentrés autour de la moyenne, suggérant une certaine homogénéité
dans la répartition des revenus des entreprises étudiées.

Graphique 3 : histogramme de chiffre d’affaires annuelle :

L’histogramme montre que 21 entreprises leurs chiffres d’affaires est compris entre 30 et 60 millions
de dirhams , 14 entreprises leurs chiffres d’affaires est compris entre 3 et 60 millions de dirhams , 13
entreprises leurs chiffres d’affaires est moins de 3 millions de dirhams, 5 entreprises leurs chiffres
d’affaires est plus de 175 millions de dirhams.

Analyse bivariée :
Tableau de croisement entre les deux variables qualitatives : resilience et esprit_entrepreneur

Tableau 6 : tableau croisée de resilience et esprit_entrepreneur


Total
1,33 2,00 2,33 2,67 3,00 3,33 3,67 4 4 ,33 5,00 total
resilience 1,33 0 0 0 0 0 1 0 0 0 0 1
1,67 1 1 8 3 2 0 0 0 0 0 15
2,00 0 0 1 0 0 0 3 0 0 0 4
2,33 0 0 1 1 0 1 0 1 0 0 4
2,67 0 1 1 1 1 0 0 3 1 0 8
3,00 0 1 0 1 0 0 0 0 1 0 3
3,33 0 0 0 3 1 1 0 0 0 1 6
3,67 0 1 0 1 0 0 0 1 0 0 3
4,00 0 0 0 1 0 0 0 3 0 0 4
4,33 0 0 0 0 1 0 0 2 0 0 3
4,67 0 0 0 0 0 0 0 0 0 2 2
Total 1 4 11 11 5 3 3 10 2 3 53

Tableau 7 : Tableau de contingence de la variable resilience et esprit_entrepreneur

Mesures symétriques
Erreur T
asymptotique approxi Signification
a b
Valeur standard matif approximative
Nominal par Nominal Coefficient de contingence ,863 ,001
Intervalle par Intervalle R de Pearson ,521 ,099 4,359 ,001c
Ordinal par Ordinal Corrélation de Spearman ,502 ,107 4,148 ,001c
N d'observations valides 53

Le coefficient de contingence : est un paramètre de la forme qui se calcule par la formule suivant :
coefficient d’asymétrie = (1/N*∑ni*(xi - la moyenne) ³)/l’écart type, dans notre cas le coefficient de
contingence égale à 0,863 indique ici une forte relation entre les variables étudiées. Une valeur
proche de 1 signifie une forte dépendance entre les catégories analysées.

Tableau 8 : tableau croisée de resilience et utilisation_technologie


Total
3,6
1,00 1,33 2,00 2,33 2,67 3,00 3,33 7 4,00 5,00
resilience 1,33 0 0 1 0 0 0 0 0 0 0 1
1,67 1 0 2 1 7 0 0 4 0 0 15
2,00 0 0 0 4 0 0 0 0 0 0 4
2,33 0 0 0 0 0 1 1 1 0 1 4
2,67 0 1 1 0 2 0 0 4 0 0 8
3,00 0 0 0 1 0 0 1 1 0 0 3
3,33 0 0 0 0 0 0 4 2 0 0 6
3,67 0 0 0 0 0 0 1 1 1 0 3
4,00 0 0 0 0 1 3 0 0 0 0 4
4,33 0 0 0 3 0 0 0 0 0 0 3
4,67 0 0 0 0 0 0 0 1 0 1 2
Total 1 1 4 9 10 4 7 14 1 2 53

Tableau 9 : Tableau de contingence de la variable resilience et utilisation_technologie :

Mesures symétriques
Erreur
asymptotique Signification
a b
Valeur standard T approximatif approximative
Nominal par Nominal Coefficient de contingence ,865 ,001
Intervalle par Intervalle R de Pearson ,303 ,131 2,271 ,027c
Ordinal par Ordinal Corrélation de Spearman ,285 ,133 2,127 ,038c
N d'observations valides 53

Le coefficient de contingence : est un paramètre de la forme qui se calcule par la formule suivant :
coefficient d’asymétrie = (1/N*∑ni*(xi - la moyenne) ³)/l’écart type, dans notre cas le coefficient de
contingence égale à 0,865 indique ici une forte relation entre les variables étudiées. Une valeur
proche de 1 signifie une forte dépendance entre les catégories analysées.

Tableau 10 : tableau croisée de resilience et soutien_etat :


Total
36
1,00 1,67 2,00 2,33 2,67 3,00 3,33 7 4,00 5,00
resilience 1,33 0 0 1 0 0 0 0 0 0 0 1
1,67 0 0 1 2 11 1 0 0 0 0 15
2,00 0 0 0 0 4 0 0 0 0 0 4
2,33 0 1 0 1 1 1 0 0 0 0 4
2,67 1 0 3 3 0 0 0 1 0 0 8
3,00 0 0 0 1 0 0 2 0 0 0 3
3,33 0 0 1 1 0 4 0 0 0 0 6
3,67 0 0 0 0 0 1 0 0 2 0 3
4,00 0 0 0 0 0 0 1 0 3 0 4
4,33 0 3 0 0 0 0 0 0 0 0 3
4,67 0 0 0 0 0 1 0 0 0 1 2
Total 1 4 6 8 16 8 3 1 5 1 53

Tableau 12 : Tableau de contingence de la variable resilience et soutien_etat :

Mesures symétriques
Erreur
asymptotique Signification
a b
Valeur standard T approximatif approximative
Nominal par Nominal Coefficient de contingence ,888 ,001
Intervalle par Intervalle R de Pearson ,334 ,151 2,531 ,015c
Ordinal par Ordinal Corrélation de Spearman ,270 ,161 2,001 ,051c
N d'observations valides 53

Le coefficient de contingence : est un paramètre de la forme qui se calcule par la formule suivant :
coefficient d’asymétrie = (1/N*∑ni*(xi - la moyenne) ³)/l’écart type, dans notre cas le coefficient de
contingence égale à 0,888 indique ici une forte relation entre les variables étudiées. Une valeur
proche de 1 signifie une forte dépendance entre les catégories analysées.

Tableau 13 : tableau croisée de resilience et Gestiondecrise :


Total
36 ,
1,33 1,67 2,00 2,33 2,67 3,00 3,33 7 4,00 4,33 5,00
resilience 1,33 0 0 0 0 0 0 1 0 0 0 0 1
1,67 0 1 3 0 9 0 0 1 1 0 0 15
2,00 0 0 0 0 1 3 0 0 0 0 0 4
2,33 0 0 0 1 1 1 0 1 0 0 0 4
2,67 1 0 1 0 4 1 1 0 0 0 0 8
3,00 0 0 0 0 0 1 1 0 1 0 0 3
3,33 1 1 0 0 0 0 0 3 1 0 0 6
3,67 0 0 0 0 0 0 0 0 2 1 0 3
4,00 0 0 0 1 0 0 0 3 0 0 0 4
4,33 0 3 0 0 0 0 0 0 0 0 0 3
4,67 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 2 2
Total 2 5 4 2 15 6 3 8 5 1 2 53

Tableau 14: Tableau de contingence de la variable resilience et soutien_etat :

Mesures symétriques
Erreur
asymptotique Signification
a b
Valeur standard T approximatif approximative
Nominal par Nominal Coefficient de contingence ,893 ,001
Intervalle par Intervalle R de Pearson ,288 ,166 2,149 ,036c
Ordinal par Ordinal Corrélation de Spearman ,261 ,162 1,932 ,059c
N d'observations valides 53

Le coefficient de contingence : est un paramètre de la forme qui se calcule par la formule suivant :
coefficient d’asymétrie = (1/N*∑ni*(xi - la moyenne) ³)/l’écart type, dans notre cas le coefficient de
contingence égale à 0,893 indique ici une forte relation entre les variables étudiées. Une valeur
proche de 1 signifie une forte dépendance entre les catégories analysées.

régression linéaire multiple :

La régression linéaire multiple est une méthode d’analyse statistique qui permet d’étudier
l’impact simultané de plusieurs variables indépendantes (exogènes) sur une variable
dépendante (endogène). Elle est utilisée pour comprendre comment plusieurs facteurs
peuvent influencer un phénomène particulier.
Variabledépendante (endogène) :La résilience des PME marocaines
Variables indépendantes (exogènes) : soutien_etat, Gestiondecrise,utilisation_technologie et
esprit d’entrepreneur
Tableau 15 : de statistiques descriptives

Statistiques descriptives
Moyenne Ecart type N
resilience 2,7044 ,96445 53
esprit_entrepreneur 3,0943 ,87310 53
utilisation_technologie 2,9937 ,78308 53
soutien_etat 2,7107 ,73099 53
Gestiondecrise 2,9308 ,87060 53

- Pour la variable résilience, la moyenne est de 2,7044, avec un écart-type de 0,96445,


ce qui suggère que la plupart des valeurs de résilience sont relativement proches de la
moyenne, mais il existe tout de même une certaine variabilité au sein de l'échantillon
(53 observations).
- La variable esprit entrepreneurial a une moyenne de 3,0943, indiquant que, en
moyenne, les répondants se situent au-dessus de la moyenne de l’échelle de mesure.
L'écart-type est de 0,87310, ce qui montre une variation modérée autour de cette
moyenne.
- Concernant l’utilisation de la technologie, la moyenne est de 2,9937, ce qui est
proche de 3, suggérant que, globalement, les répondants ont une opinion neutre ou
légèrement positive sur cette variable. L'écart-type de 0,78308 est relativement faible,
indiquant une faible dispersion des valeurs autour de la moyenne.
- Le soutien de l'État présente une moyenne de 2,7107, ce qui suggère une perception
modérée du soutien gouvernemental pour les PME, avec un écart-type de 0,73099,
signifiant que les réponses sont relativement homogènes mais qu’il existe tout de
même des divergences.
- Enfin, pour la gestion de crise, la moyenne est de 2,9308, ce qui indique une
perception légèrement positive ou neutre des stratégies de gestion de crise au sein des
PME. L'écart-type de 0,87060 montre une variabilité moyenne autour de cette
moyenne, suggérant que les perceptions diffèrent d’un répondant à l’autre.

Tableau 16 : tableau corrélations


esprit_ utilisation_
entrepr technologi
resilience eneur e Soutien etat Gestiondecrise
Corrélation de Pearson resilience 1,000 ,521 ,303 ,334 ,288
esprit_entrepreneur ,521 1,000 ,435 ,107 ,158
utilisation_technologie ,303 ,435 1,000 ,198 ,300
soutien_etat ,534 ,107 ,198 1,00 ,586
Gestiondecrise ,288 ,158 ,300 ,586 1,000

Sig. (unilatéral) resilience . ,000 ,014 ,007 ,018


esprit_entrepreneur ,000 . ,001 ,222 ,130
utilisation_technologie ,014 ,001 . ,077 ,014
soutien_etat ,007 ,222 ,077 ,000
Gestiondecrise ,018 ,130 ,014 ,000 .
N resilience 53 53 53 53 53
esprit_entrepreneur 53 53 53 53 53
utilisation_technologie 53 53 53 53 53
soutien_etat 53 53 53 53 53
Gestiondecrise 53 53 53 53 53

Les résultats montrent que plusieurs variables sont fortement corrélées avec la résilience des
PME, notamment l’esprit entrepreneurial, l’utilisation de la technologie, et surtout le soutien
de l’État. Les variables significativement liées à la résilience incluent l’esprit
entrepreneurial (avec une corrélation de 0,521) et le soutien de l’État (0,534), ce qui
suggère que ces facteurs jouent un rôle clé dans le renforcement de la résilience des PME. Les
variables comme la gestion de crise et l’utilisation de la technologie sont également
significatives, mais ont une influence plus modeste sur la résilience

Tableau 17 : Variables introduites/éliminéesa

Variables introduites/éliminéesa
Variables Variables
Modèle introduites éliminées Méthode
1 Gestiondecrise, . Introduire
esprit_entrepren
eur,
utilisation_techn
ologie,
soutien_etatb
a. Variable dépendante : resilience
b. Toutes les variables demandées ont été introduites.
Le tableau 17 représente la méthode introduire (entrer) cette méthode consiste à intégrer
l’ensemble des variable exogènes à la fois sans prendre en considération leur degrés de
signification. Dans notre cas la variable exogène introduit
soutien_etat, Gestiondecrise,utilisation_technologie et esprit d’entrepreneur
car il s’agit d’une régression linéaire multiple
Tableau 18 : récapitulatif des modèles

Erreur Durbin-Watson
R-deux standard de Variation Sig. Variation
Modèle R R-deux ajusté l'estimation de R-deux Variation de F ddl1 ddl2 de F
a
1 ,595 ,354 ,300 ,80704 ,354 6,566 4 48 ,000 ,860

Le coefficient de corrélation R=0.595 en dit donc que la corrélation entre la variable


endogène et les variables exogènes est moyenne positives ce qui signifier que lorsque la
variable explicative augmente suivi par une augmentation de l’autre variable
Le coefficient de détermination R-deux ajusté : Dans notre cas R-deux égale à 0.300 cela
signifié que 30% de la variable résilience est expliquée par la variation de variables
soutien_etat, Gestiondecrise,utilisation_technologie et esprit d’entrepreneur.
Tableau19 : tableau de coefficientsa

Coefficients non standardisés Coefficients standardisés


Modèle B Erreur standard Bêta t Sig.
(Constante) -,088 ,605 -,145 ,886
esprit entrepreneur ,521 ,142 ,472 3,658 ,001
utilisation technologie ,038 ,164 ,031 ,232 ,818
soutien état ,316 ,189 ,240 1,674 ,006
Gestion decrise ,071 ,163 ,064 ,435 ,666

Tolérance VIF

,810 1,235
,755 1,324
,656 1,524
,621 1,609
Le teste particulier de Student consiste à étudier la significativité bilatérale de chaque variable
exogène une par une et la significativité des constances en se basent sur les données du
tableau de coefficients :
Le teste particulier de Student est un processus de trois étapes :
1. Formulation des hypothèses :
- H0 : si alpha i =0 les variable exogène non significative (hypothèse nul).
- H1 : si alpha i≠0 les variable exogène est significative (hypothèse alternative).
2. La règle de décisions :
- si Sig > 5% on accepte H0.
- si Sig < 5% on accepte H1.
3. la prise de décisions :
Ona le Sig de constante = 0.886 > 5% on accepte H0..
Et ona le Sig des variables independantes = 0.001<5% alors on accepte H1.
Alors en résulte que le model réduite écrit comme suit :

Y = a*X +B

Temps = alpha* esprit entrepreneur + constante


Alors notre model réduite si en remplace alpha et le constante par sa valeur aurait
comme suit : Temps = 0,521 esprit entrepreneur-0,088
1. la prise de décisions :
- Ona le Sig de constante = 0.886 > 5% on accepte H0.

Et ona le Sig de variable utilisation technologie = 0 ,818 > 5% on accepte H0.

Alors en résulte que le model réduite écrit comme suit :

Y = a*X +B

Temps = alpha* utilisation technologie + constante


Alors notre model réduite si en remplace alpha et le constante par sa valeur aurait
comme suit : Temps =0,038utilisation technologie -0,088

2. la prise de décisions :
- Ona le Sig de constance = 0.886 > 5% on accepte H0.

- Et ona le Sig de variable soutien état =0,006 < 5% on accepte H1.

Alors en résulte que le model réduite écrit comme suit :


Y = a*X +B

Temps = alpha* soutien état + constante


Alors notre model réduite si en remplace alpha et le constante par sa valeur aurait
comme suit : Temps = 0,006* soutien état -0,088

3. la prise de décisions :
- Ona le Sig de constante = 0.886 > 5% on accepte H0.

- Et ona le Sig de variable Gestion de crise =0,666> 5% on accepte H0.

Alors en résulte que le model réduite écrit comme suit :

Y = a*X +B

Temps = alpha* Gestion de crise + constante


Alors notre model réduite si en remplace alpha et le constante par sa valeur aurait
comme suit : Temps = 0,071* Gestion de crise -0,088

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and mapping resilience strategies." Business Research Quarterly, 19(4), 189–209.
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