Lycée Jean Bart Physique-Chimie MP 2020 − 2021
DM 6
Atomistique, Cristallographie, Eléctromagnétisme
Données générales :
Constante des gaz parfaits : R = 8,31 J · K−1 · mol−1
Constante d’Avogadro : NA = 6,02 × 1023 mol−1
Constante de Planck : h = 6,63 × 10−34 J · s
Célérité de la lumière dans le vide : c = 3,0 × 108 m · s−1
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ε0 = · 10−9 SI.
36π
Exercice 1 : Révisions d’atomistique
Q.1 L’élément oxygène possède le numéro atomique Z = 8. Indiquer sa configuration électronique dans son
état fondamental, en énonçant précisément les règles utilisées.
Q.2 Quel est son nombre d’électrons de valence ? Dans quelle colonne du tableau périodique est-il situé ?
Dans quelle période ?
L’électronégativité de O est assez élevée, ce qui lui donne un caractère oxydant relativement marqué. C’est pour
cela que la plupart des éléments que l’on rencontre à l’état naturel se trouvent sous forme d’oxydes, comme le
carbone C (Z = 6) dans la molécule CO2 ou encore l’azote N (Z = 7) avec l’ion NO3 − .
Q.3 Donner, en la justifiant, la formule de Lewis de CO2 .
Q.4 Dans l’ion NO3 − , l’azote est l’atome central. Donner la formule de Lewis la plus stable de cet ion, c’est
à dire celle qui contient le moins de charges formelles possibles.
Le plomb a un numéro atomique Z(Pb) = 82 et une masse molaire M (Pb) = 207,21 g · mol−1 .
Q.5 Justifier l’ordre de grandeur de la masse molaire du plomb par rapport à son numéro atomique.
Q.6 Le plomb possède 3 isotopes stables prépondérants 206Pb, 207Pb et 208Pb. Sachant que l’abondance
isotopique de 208Pb vaut 52, 4%, en déduire celles des deux autres isotopes.
Q.7 Définir les énergies de première et de deuxième ionisation du plomb. Sachant que leurs valeurs res-
pectives sont 715 kJ · mol−1 et 1450 kJ · mol−1 , si on soumet des atomes de plomb à un rayonnement
électromagnétique de longueur d’onde = 120 nm, peut-on observer la première ionisation ? La deuxième ?
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Exercice 2 : Cristallographie
Les supports utilisés pour les CD-RW ou DVD-RW doivent être réinscriptibles. Un des matériaux utilisé est
le "GST" : un alliage de germanium (Ge), antimoine (Sb) et tellure (Te). La structure cristallographique de ce
matériau peut-être décrite comme un réseau cubique faces centrées (cfc) d’atomes de tellure, dans lequel les
atomes d’antimoine et de germanium occupent aléatoirement des sites octaédriques. La formule brute de ce
matériau est Ge2 Sb2 Te5 .
Données :
Ge Sb Te
Numéro atomique (Z) 32 51 52
Masse atomique (M en g · mol−1 ) 72, 7 121, 8 127, 6
Rayon atomique (r en nm) 0, 125 0, 145 0, 140
Masse volumique expérimentale du GST : 6,13 kg · L−1 . Distances mesurées entre atomes au sein du cristal :
DT e−T e = 0,43 nm, DT e−Ge = 0,28 nm et DT e−Sb = 0,29 nm.
Q.1 Dessiner la maille conventionnelle cfc de tellure (ne pas représenter les atomes d’antimoine et de germa-
nium pour le moment).
Q.2 Quel serait le paramètre de maille si le réseau était compact et constitué uniquement d’atomes de tellure ?
Q.3 Calculer la masse volumique du cristal de tellure seul.
Q.4 Sur le schéma de la question Q.1, placer les sites octaédriques en précisant le nombre de ces sites par
maille.
Q.5 Dans le GST, quelle est la proportion de sites octaédriques occupés ?
Q.6 Quel est le paramètre de maille minimal requis dans le réseau cfc de tellure, afin de permettre l’occupation
de sites octaédriques par les atomes de germanium et antimoine ?
Q.7 Dans ce cas, quelle serait la plus courte distance entre deux atomes de tellure dans le cristal ?
Q.8 Déterminer la masse volumique qu’aurait le GST avec la valeur du paramètre de maille trouvée à la
question Q.6.
Q.9 Comparer les valeurs trouvées pour le paramètre de maille et la masse volumique du GST avec les données
expérimentales.
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Exercice 3 : Résistance d’un conducteur ohmique torique
Un conducteur ohmique est caractérisé par une conductivité électrique γ de l’ordre de 108 S · m−1 . Il forme un
tore tronqué de section rectangulaire de rayon intérieur a, de rayon extérieur b, d’épaisseur c.
On cherche à déterminer la résistance orthoradiale R d’une portion de ce conducteur comprise entre les angles
θ = 0 où on applique un potentiel uniforme V = U et θ = α où on applique un potentiel V = 0.
Q.1 Rappeler le nom et l’unité pratique de ε0 .
Q.2 Établir, dans un conducteur ohmique, l’équation différentielle vérifiée par la densité volumique de charge
ρ.
Q.3 En déduire que ρ ' 0 tant que la durée T caractéristique de variation des grandeurs électromagnétiques
est très supérieure à une durée τ dont on donnera l’expression en fonction de γ et ε0 . Faire l’application
numérique.
Q.4 Montrer alors qu’un terme peut être négligé dans l’équation de Maxwell-Ampère dans ces conditions.
Dans la suite, on suppose que ρ ' 0
Q.5 Établir l’équation vérifiée par le potentiel électrique V en régime permanent dans le conducteur ohmique.
On suppose que V ne dépend que de l’angle θ en coordonnées cylindriques et on donne, dans ce système de
coordonnées, les expressions du gradient du potentiel et de son laplacien :
−−→ 1 ∂V 1 ∂2V
gradV = ~uθ ; ∆V =
r ∂θ r2 ∂θ2
~ et de la densité de courant ~j.
Q.6 Déterminer les expressions de V (θ), du champ E
Q.7 Déterminer l’expression de l’intensité totale I traversant une section rectangulaire droite quelconque de
ce tore. En déduire sa résistance orthoradiale R en fonction de a, b, c, γ, et α.
Q.8 Rappeler l’expression de la résistance d’un conducteur filiforme de section S et de longueur L. Vérifier
qu’elle est cohérente avec l’expression trouvée pour le conducteur torique quand b est très proche de a.