L’électricité est une source d’énergie indispensable pour le développement économique d’un
pays et pour le bien-être des populations. En Côte d’Ivoire, comme dans tous les pays en voie
de développement, l’accès des populations à une énergie moderne et notamment à l’électricité
reste relativement limité malgré les politiques de développement entreprises depuis les années
1990.
En outre, le parc de production d’électricité du pays a une puissance installée actuelle évalué à
environ 5578,9 GWh, répartie en capacité thermique (787 MW) et en capacité hydroélectrique
(604 MW)1. Les chiffres évoqués montrent que, la production d’électricité est assurée
aujourd’hui principalement par des centrales thermiques à gaz qui ont permis de faire face à la
croissance de la consommation. Mais les engagements de la Côte d’Ivoire à la COP 21 conduisent
à terme à réduire la part de ces centrales thermiques émettrices de gaz à effet de serre au profit des
énergies renouvelables à savoir l’hydroélectricité.
A ce jour, le pays comprend sept (07) barrages hydroélectriques : Soubré, Aymé I, Aymé II, Kossou,
Taabo, Buyo et Grah (le plus petit, avec une production de 5 MW). Vingt (20) autres sites ont un
potentiel hydroélectrique non encore exploité dont celui de Kokumbo.
Fort de ce qui précède, L'Agence américaine pour le commerce et le développement a accordé
une subvention à la société ivoirienne Kokumbo Energies SA, filiale d'eleQtra Ltd., pour
soutenir une étude de faisabilité pour un Projet hydroélectrique au fil de l'eau de 27,7
mégawatts sur le fleuve Bandama, dans les régions du Bélier, de la Marahoué, des Lacs et du
Gôh en Côte d'Ivoire
L'Etat ivoirien, afin d'augmenter sa capacité de production d'électricité, représenté par le
Directeur général de l'Energie, Cisse Sabati, a signé un protocole d'accord avec Eleqtra Ltd,
une société britannique représentée par son directeur général Gad Cohen. L'accord porte sur
la réalisation du projet d'aménagement hydroélectrique de Kokumbo sur le fleuve Bandama .