Méthodologie complète de dissertation.
Regorge de conseils très utiles aux étudiants et lycéens. Rappel de la méthodologie
concernant :
l'introduction (présentation, problématique, plan), la conclusion, et le développement (plan
linéaire, plan thématique, plan par opposition, plan analytique, plan dialectique).
Cette fiche s'appuie sur l'exemple de dissertation :
l'Apologie du sport, qui y est étudiée. Une dissertation est à la fois constituée d'un contenu
(idées, arguments, adéquation entre la problématique et la réponse) et d'un contenant
(logique de l'itinéraire de pensée et communication de celle-ci au lecteur).Une dissertation
contient obligatoirement trois parties bien distinctes qui sont : · l'introduction ; · le
développement ; · la conclusion. Pour mieux cerner ces différentes parties nous réfléchirons
sur le sujet :
\"apologie du sport\".
Pour chaque partie de l'introduction comme de la conclusion nous citerons deux exemples
ou modèles. Le modèle 1 rédigé par J-P Goussard et le modèle 2 écrit par Virginie
Boukatem Cady.
Enfin, nous étudierons les différents modèles pouvant composer un développement en
utilisant le même procédé.
Analytique, Linéaire, Plan libre, Sport, Conseil, Méthodologie
Merci de me lire
Méthodologie de la dissertation: règles générales, introduction et conclusion
Le sujet
Il faut analyser minutieusement la forme et le contenu du sujet, et surtout ne pas
immédiatement commencer à rédiger afin d’éviter tout contresens et afin de délimiter le
sujet. Il faut donc :
1- prendre le temps d’analyser le sujet d’une manière générale mais aussi de manière
détaillée. Chaque terme est important dans le libellé du sujet, de même que la manière dont
est posé le sujet. Il faut questionner chaque mot (ou expression, voire segment de phrase) :
-à quoi fait-il référence ?
-qu’est-ce qu’il implique ?
-qu’est-ce qu’il suggère ou sous-entend ?
-qu’est-ce qu’il dit ?
-qu’est-ce qu’il ne dit pas ?
-à quel champ linguistique appartient-il ?
-à quel champ sémantique appartient-il ?
-quelles sont ses spécificités ? etc…
2- jeter ses idées sur le papier et écrire au brouillon toutes les questions ou éléments
d’information qui viennent à l’esprit (dates, événements, références précises, exemples). Il
s’agit d’une recherche: on peut donc écrire au brouillon tout ce qui passe par la tête et
choisir même des illustrations tirées de la littérature ou de l’art lorsqu’elles sont pertinentes.
3- penser comment organiser ses idées, après avoir soigneusement trié les informations qui
entrent strictement dans le cadre du sujet. Pour ce faire, on élabore un plan détaillé sous
forme d’un tableau.
L’introduction
Il vaut mieux adopter un style neutre.
Ne pas utiliser la première personne du singulier (“Je”) lors de la rédaction mais “nous” (ex:
“nous verrons dans une première partie…” ou « nous examinerons… » ; « nous nous
interrogerons sur… ») ; le pronom « on » (« on peut constater ») ; la forme impersonnelle («
il est possible d’observer ») ; ou la forme passive (« il est admis que… »).
A éviter !
« Pour conclure je voudrais dire… » ;
« J’ai choisi… » ;
« Je vais me concentrer… » ;
« Dans cette rédaction, je vais expliquer… »
Ne jamais répéter les règles de la dissertation lors de la rédaction. Les professeurs savent
déjà les règles de la dissertation: ils n’ont donc pas besoin qu’on leur fasse un cours sur
celles-ci.
A éviter !
“dans une dissertation, il faut faire…” ;
“je dois commenter ce document…”;
“Il faut que je conclue…”
Ne jamais commenter le sujet en donnant un avis personnel. Dans une dissertation, on ne
doit pas laisser transparaître ses sentiments ou ses impressions, ni avoir de jugement
subjectif. On doit expliquer des faits et les analyser, mais on ne doit pas donner d’opinion.
A éviter !
“je pense que le sujet est intéressant…”;
“j’aime ce sujet…”;
“Enfin, pour moi, l’idée que… est choquante”;
« Il me semble que… » ;
« Je crois que De Gaulle a raison… »;
“L’autre chose qui est étonnante pour moi…;
« A mon avis, le plus grand changement qui a causé… »:
Ne jamais faire référence à des faits personnels. Dans une dissertation, on ne raconte pas
sa vie, ni une histoire. On analyse un sujet et des événements.
A éviter !
« On a étudié qu’après la Deuxième Guerre Mondiale… »,
« J’ai l’intention de raconter »
L’introduction a pour finalité:
de présenter le sujet,
de trouver un axe de réflexion (une lecture du sujet)
d’annoncer succinctement les différentes perspectives qui seront développées au cours de
la dissertation afin de faire comprendre au lecteur ce qui va être abordé.
Il ne s’agit pas de raconter une histoire comme le ferait un romancier, sur un mode narratif
(un récit), mais au contraire d’expliquer des événements. Expliciter présuppose des
questions telles que: Pourquoi ? Comment ? Dans quelle mesure…? En quoi…?
L’introduction doit donc mettre en valeur une problématique : il s’agit de trouver une ligne
directrice et la développer.
Il faut ainsi se poser ces questions après avoir bien pensé au sujet :
– qu’est-ce que je veux démontrer dans ma dissertation ?
– quelle est l’idée principale qui va être discutée tout au long de la dissertation ?
– quels points vais-je développer ?
L’introduction doit comporter 3 parties :
1- La première phase de l’introduction contextualise le sujet. Elle le replace dans son
contexte historique voire donne un panorama de la situation. Elle donne des informations
sur le sujet, mais de manière générale. On peut se poser ces questions afin d’être sûr de
délivrer les renseignements essentiels ou principaux sur le sujet :
– de quoi parle-t-on ? qu’est-ce que… ?
– quand ? quelle période ? que se passait-il à ce moment-là ou au même moment ?
– qui ? quoi ?
– où ?
– quelle définition ?
– quelle était la situation à cette époque ?
2- La seconde phase doit analyser et interroger le sujet, c’est-à-dire qu’il faut trouver les
questions que posent le libellé du sujet et ses présupposés. A partir de ces questions, on
choisit un axe d’étude particulier. Cette phase constitue la ‘problématique’. Un
questionnement doit apparaître dans l’introduction soit sous forme interrogative ou
affirmative:
comment ?…
dans quelle mesure ?…
quelles ont été/a été… l’influence/les conséquences/les causes etc…. ?
ceci pose le problème de…
ceci nous invite à nous interroger sur…
ceci soulève le problème suivant : …
la question de … peut ainsi être posée en ces termes : quel … / en quoi… dans quelle
mesure… comment…
3- La troisième phase de l’introduction sert à présenter les différentes grandes parties qui
vont être examinées et étudiées. Il faut donc les annoncer clairement en les hiérarchisant,
c’est-à-dire montrer quelle sera la partie n°1 et de quoi elle parlera ; quelle sera la partie n°2
et de quoi elle parlera ; quelle sera la partie n°3 et de quoi elle parlera. L’annonce doit être
courte et synthétique. Ici apparaitront des mots comme :
– Dans un premier temps…. Dans un second temps… Dans un troisième temps…
– Pour commencer… Par la suite… Pour finir…
– Tout d’abord… Puis… Enfin…
C’est ici que l’on peut utiliser le ‘nous’ avec un verbe au futur simple de l’indicatif afin
d’annoncer les différentes parties à venir dans la dissertation :
– Nous examinerons dans un premier temps… / On examinera…
– Nous verrons que… / On verra que…
– Nous étudierons (tel aspect)… / Sera étudié (tel aspect)…
– Nous montrerons que… / Il sera montré que…
– Nous analyserons…
Apparence de l’introduction :
1) contexte
2) problématique
3) plan
La conclusion
La conclusion apparaît en toute fin de dissertation. Elle a pour finalité :
de résumer les points principaux qui ont été développés
de faire la synthèse de ce qui a été discuté (conséquences, résultats, situation…),
d’ouvrir de nouvelles perspectives ou de mentionner des questions qui pourraient faire
l’objet d’une autre dissertation (prolonger le raisonnement).
La conclusion doit être relativement brève (il ne s’agit pas de commencer une énième
partie), concise, synthétique et dynamique. Elle ne doit pas donner de nouveaux exemples
ou des idées supplémentaires sur le sujet. En effet, il ne s’agit en aucun cas de développer
un point nouveau ou une idée qui aurait été négligée, omise, ou oubliée durant la
dissertation. Il ne s’agit pas non plus de donner des réponses à des questions qui n’auraient
pas été abordées auparavant (restez cohérent et logique !).
Mais il faut toujours donner l’impression que d’autres choses pourraient être dites, que le
sujet, s’il a été traité, pourrait être en réalité approfondi par d’autres éléments, par d’autres
questions, par d’autres perspectives d’approche.
On peut par exemple terminer par une comparaison avec une autre période, en reliant des
faits étudiés à d’autres événements (les relier par exemple au contexte international ou à la
période contemporaine). On peut établir des parallèles, des ponts avec d’autres sujets,
d’autres domaines, d’autres pays.
Il faut ainsi se poser ces questions après avoir bien étudié le sujet :
– qu’est-ce que j’ai démontré et analysé dans ma dissertation ?
– quel bilan puis-je faire de mes explications ? quel est le résultat auquel je suis
parvenu(e) ?
– quels points pourraient encore être développés ? Quel(s) nouveau(x) problème(s) sont
soulevés par mon étude ?
La conclusion doit comporter 3 parties :
1- Il faut tout d’abord résumer le propos et faire la synthèse de ce qui vient d’être développé,
donner une réponse la problématique qui a été posée au début de la dissertation. Il faut
clairement montrer que l’on termine sa dissertation. On peut utiliser des formules comme:
En conclusion, nous avons vu que…
En définitive il apparaît que…
Pour conclure on pourrait dire que…
Finalement, nous avons montré que…
2- Il faut alors donner une réponse au problème qui a été posé au début de la dissertation
dans l’introduction. C’est ici que l’on peut nuancer son propos, donner ses conclusions sur la
question, dire à quelle conclusion l’on est parvenu après examen du sujet.
3- Pour terminer, l’on peut suggérer les limites ou les apories du sujet et envisager d’autres
pistes de lecture éventuelles, d’autres perspectives d’étude, d’autres questions ou plus
générales ou plus pointues. Cette dernière étape doit ‘ouvrir’ la dissertation et non pas clore
totalement le sujet (un sujet n’est jamais totalement épuisé ou totalement analysé même
après étude; l’on peut toujours trouver d’autres perspectives de recherche pour l’approfondir,
renouveler les interprétations ou les analyses…).
Apparence de la conclusion :
1) Résumé de ce qui a été démontré
2) Réponse au problème soulevé
3) Nouvelles approches
Merci de nous lire
Qu'est -ce qu'une dissertation ?
On dit souvent que la dissertation est un art, c'est en partie vrai, disserter demande
une réelle réflexion sur le sujet que l'on traite. Il faut vous en imprégner,le
comprendre, l'analyser, bien relire la question et surtout bien comprendre ce que l'on
vous demande.
Comment comprendre l'élaboration d'une dissertation ?
Si vous êtes perdu lors de votre dissertation, la toute première étape à respecter est de
déterminer les mots qui composent la question elle même, dans les règles de la dissertation,
c'est pas d'approximatif, il faut trouver des synonymes, reformuler, cela évite le hors sujet et
la redondance, c'est une étape préliminaire qui permet de vous échauffer. Ensuite on
reprend ses termes et on fait une problématique ! vous avez dit compliqué ?
Les différents types de plans
En dissertation, plusieurs plans sont possibles, de toute manière votre plan doit s'adapter à
vos idées :
1-Le plan dialectique (critique) :
Pas de doute, ce type de plan est le plus courant et le plus utilisé en dissertation, pas de
prise de risque donc, il suffit de dire une chose et son contraire. Astuce : jamais d'avis
personnel appart dans la conclusion !
2-Le plan analytique :
C'est une autre méthode qui s'adapte à un autre type de dissertation, c'est une réflexion
dans les profondeurs du problème, il s'agit là d'analyser les causes et conséquences et
éventuellement de le résoudre. Ce n'est pas forcément plus compliqué, certaines personnes
se sentent plus à l'aise avec ce type de plan, pour rappel, encore une fois, ce plan s'associe
à un certain type de dissertation et de problématique, à vous lors de votre examen, de juger
s'il serait adéquat.
3-Le plan thématique :
Un des plans les plus faciles en dissertation à réaliser, il suit un raisonnement logique autour
de thèmes, c'est une réflexion progressive, bien sûr tous les thèmes doivent avoir un lien
avec la question posée, tout dépend de comment vous amener le sujet.
Les parties de la dissertation
Voici les parties à impérativement mettre dans votre dissertation :
L'introduction : l'introduction d'une dissertation malgré qu'elle représente quelque lignes de
votre copie, doit comporter 3 parties, elles ont chacune leurs utilités, on commence par
présenter le sujet rapidement, on formule ensuite sa problématique et pour finir on annonce
son plan. Attention, la problématique est la première image qu'aura le correcteur de votre
dissertation, il faut donc la soigner.
Le développement : C'est le cœur et le corps de votre dissertation, on peut le dire, votre
note repose pour moitié sur ce développement, il faut donc bien réfléchir, d'ailleurs vous
avez 4 heures pour cela. Il faut soigner son style et son orthographe mais aussi sa
syntaxe.
La conclusion : Il n'y a pas exercice plus complexe qu'une conclusion, elle doit reprendre
l'ensemble de votre dissertation en 1 phrase avec si possible une ouverture sur le sujet.
Pareil, soigner sa rédaction, ne pas la faire trop longue où trop courte.
Toutes les clés pour une bonne dissertation, vous sont livrées, vous n'avez plus qu'à donner
tout ce que vous avez, bien réfléchir et surtout se relire, et votre dissertation sera parfaite !
[Pour bien réussir votre dissertation, vous devez d’abord travailler au brouillon pour :
1. Analyser et comprendre le sujet
Lire le sujet signifie repérer les mots clés et les mettre en lien avec le thème ou l’objet
d’étude.
Définir chaque mot difficile et chercher des synonymes pour vous approprier le sujet.
Repérer les procédés stylistiques présents dans le sujet ou le sous-entendu pour
expliquer l’effet produit, et expliquer le sous-entendu en une phrase.
Repérer et comprendre la consigne.
Les formules du type « Pensez-vous que » impliquent une réflexion progression logique,
une argumentation.
Les formules du type « Expliquez et commentez » demandent de repérer le thème et la
thèse pour en discuter ; analyser pour débattre.
Dégager la problématique, c'est-à-dire le problème posé par le sujet. Tout le travail
précédent vous permet de saisir ce qui fait problème, et il vous reste à le reformuler.
Remarque : le sujet peut porter sur un genre littéraire (le roman par exemple), un procédé,
une forme spécifique (l’incipit par exemple).
2. Créer un plan détaillé
Chercher des arguments pour soutenir la thèse. Vous devez questionner le sujet (qui ? quoi
? quand ? où ? comment ? pourquoi ?).
Rassembler les arguments autour d’un domaine ou autour d’une idée ; vous créez ainsi vos
paragraphes.
Chercher des exemples pour illustrer votre propos (œuvre, auteur, citation, date).
Choisir un plan en fonction du sujet. Les plus courant sont :
- Le plan dialectique (il invite à la discussion) ;
- Le plan analytique (il appelle une explication) ;
- Le plan comparatif (il propose de comparer).
Rassembler vos paragraphes pour créer deux ou trois parties autour d’un enchaînement
logique. Utiliser les connecteurs logiques.
Remarque : veillez à ce que les parties soient équilibrées et révélez la logique du texte par
des transitions.
3. Rédiger l’introduction
L’introduction est un paragraphe de 20 lignes environ, construit autour de quatre temps. Elle
ouvre le débat et met en relief les enjeux (voir travail du 1).
Premier temps : présenter le contexte ou l’objet d’étude.
Deuxième temps : reformuler le sujet (si le sujet comporte une citation de moins de quatre
lignes, la reproduire entièrement ; si la citation est plus longue, la reformuler).
Troisième temps : formuler la problématique.
Quatrième temps : annoncer le plan.
4. Lorsque le travail au brouillon est terminé, vous pouvez commencer à rédiger
votre dissertation ;
Comme le travail de recherche d’idées et celui d’organisation sont déjà faits, vous pouvez
vous concentrer sur :
Le sens de votre dissertation. Au fur et à mesure de l’écriture, surveiller la construction du
paragraphe (une idée, un argument qui la justifie et un exemple) et la progression
logique mise en relief par les mots de liaison).
La rédaction : soigner le style et la présentation.
- Ecrire à la première personne du pluriel ;
- Ne pas utiliser d’abréviations et éviter les répétitions;
- Choisir son vocabulaire ;
- Intégrer une ou deux figures du discours.
5. Pour finir
Rédiger la conclusion. La conclusion répond à la problématique en un paragraphe de deux
mouvements :
- Un bilan qui reprend la progression de la dissertation et qui formule votre jugement ;
- Une ouverture qui élargit la réflexion sur un autre domaine.
Relire pour l’orthographe et toute autre incorrection.
Merci de me lire
La dissertation
Introduction
La dissertation est l’exercice phare de l’enseignement des sciences humaines en
France. C’est une sorte de test de compréhension du cours, qui va mettre aussi à codifié
votre capacité de réflexion, votre capacité à argumenter et votre culture générale. C’est
surtout un exercice très codifié, dont il faut respecter les règles si vous voulez le réussir.
Connaître vos leçons ou réfléchir vite ne suffira pas !
Le but de la dissertation est de vous inciter à structurer une réflexion cohérente, écrite et
argumentée qui réponde à une problématique, en fonction de règles prédéfinies.
Structurer => car il faut suivre un découpage clair et progressif
Cohérente => car il faut que toutes les parties répondent à la problématique.
Écrite => car c’est en écrivant que l’on apprend à écrire, que ce soit sur le plan stylistique,
argumentatif, orthographique.
Argumentée => car chaque idée doit être développée, appuyée par un exemple, prouvée
par la démonstration, pour convaincre le lecteur.
Problématique => car il faut dégager un angle à partir du sujet donné.
Règles prédéfinies => car c’est un exercice académique, et pour que tout le monde soit
évaluable sur les mêmes critères, il faut que tout le monde les respecte. En sport, on ne
pourrait pas noter un participant qui jouerait au foot au milieu d’un tournoi de basket. Ici,
c’est identique, il faut suivre les règles sous-entendues par le terme de “dissertation”.
Nous allons donc voir tous ces aspects incontournables de la dissertation en suivant la
chronologie d’une épreuve.
-Organisez-vous
-Décryptez le sujet
-Structurez votre plan
-Rédigez l’introduction et la conclusion
-Entrez dans le vif du sujet
-Conclusion
-Guide d'épreuve
-Exemple corrigé à télécharger
● Organisez vous
Vous vous asseyez dans la salle d’examen pour réaliser votre dissertation. D’abord,
organisez-vous ! Réfléchissez au temps que vous avez pour la faire, et fixez-vous une
répartition du temps, que vous noterez tout de suite au brouillon. C’est la meilleure façon
pour ne pas vous laisser déborder.
En 2h30
Pour l’épreuve d’entrée à Sciences Po, vous devez faire votre composition en 2h30 environ.
Rendez-vous sur la fiche Organiser son travail lors d’une épreuve limitée dans le temps pour
plus de renseignements.
En 4h
Pour une épreuve de 4 heures et un plan en 3 parties, il vous faudra consacrer environ...
1h35 : brouillon
10 minutes pour le choix du sujet
15 minutes pour décortiquer le sujet et problématiser
20 minutes pour poser les idées en vrac
30 minutes pour concevoir le plan et ajouter les exemples
15 minutes pour rédiger l’introduction au brouillon
5 min pour rédiger la conclusion provisoire au brouillon
2h15 : rédaction
5 minutes pour recopier l’introduction
40 minutes par partie
10 minutes pour la conclusion
10 minutes : relecture
En 5h
Pour une épreuve de 5 heures et un plan en 3 parties, il vous faudra consacrer environ...
1h45 : brouillon
10 minutes pour le choix du sujet
15 minutes pour décortiquer le sujet et problématiser
25 minutes pour poser les idées en vrac
35 minutes pour concevoir le plan et ajouter les exemples
15 minutes pour rédiger l’introduction au brouillon
5 min pour rédiger la conclusion provisoire au brouillon
3h : rédaction
5 minutes pour recopier l’introduction
55 minutes par partie
10 minutes pour la conclusion
15 minutes : relecture
Décryptez le sujet
Comment décrypter ?
Maintenant que vous savez le temps vous allez consacrer à chaque étape de l’épreuve, il
faut s’attaquer au sujet. Un sujet, cela peut être plein de choses : une question, une citation,
une affirmation… L’important est de le disséquer pour comprendre les enjeux sous-entendus
par ce sujet et d’en tirer une tension, une question, à laquelle votre dissertation répondra.
Pour savoir comment problématiser votre sujet, rendez-vous sur la fiche consacrée à cette
question.
Pourquoi décrypter ?
Ce qu’il faut absolument retenir, c’est qu’une problématique est un angle d’attaque, une
façon particulière d’aborder un sujet. Et c’est elle qui vous permettra de prioriser les idées
qui vous viennent, de les organiser pour y répondre. Le sujet n’est pas une problématique et
une problématique n’est pas un sujet.
Un sujet est une formulation générale, qui autorise plusieurs problématiques, et qui ne
souligne pas forcément un problème particulier. Exemples :
-Gains de productivité et croissance économique
-Les partis ouvriers allemands de 1875 à 1933
-Qu'est-ce que l'art ?...
Si vous traitez ces sujets sans les problématiser, vous allez probablement transformer votre
dissertation en catalogue, dans laquelle vous présenterez par exemple tous les partis
ouvriers allemands ou toutes les formes d’art qui existent. Mais ce n’est pas du tout ce qu’on
vous demande !
La problématique entre alors en jeu : à partir d’un sujet, quelle question particulière pouvez-
vous vous poser pour éclairer le thème proposé ?
Pour le sujet d’économie “Gains de productivité et croissance économique”, il faut
s’interroger sur la relation entre les deux notions, pour en tirer une question, comme
“Comment la productivité stimule-t-elle la croissance et comment la croissance encourage-t-
elle la productivité ?” Ou encore “Quels sont les effets positifs et les effets négatifs de la
productivité sur la croissance ?”.
Pour le sujet d’histoire “Les partis ouvriers allemands de 1875 à 1933”, il faut essayer de
comprendre la tension qui rend ce sujet intéressant. On peut la formuler en se questionnant
sur le rapport des partis avec les syndicats : “Comment s'articulent les partis et les syndicats
allemands ?” Ou en se focalisant sur la tension idéologique : “Qu'est-ce qui oppose les
réformistes des révolutionnaires ?” Ou encore sur la capacité du mouvement ouvrier à se
rassembler durant cette période : “Comment le mouvement ouvrier est-il passé de l'unité à la
division ?”.
Pour le sujet de philosophie, “Qu'est-ce que l'art ?”, la question est bien évidemment trop
vaste et trop générale pour être une problématique. Il faut donc orienter le traitement que
vous allez faire du sujet en vous demandant “Comment l'art se distingue-t-il de l'artisanat ?”,
ce qui vous fera réfléchir sur l’aspect transcendant, symbolique de l’art, ou en vous
interrogeant par exemple sur les rapports entre l’art et le beau “L'art n'est-il que l'expression
du beau ?”.
Structurez votre plan
Comment faire concrètement ?
Vous avez bien disséqué le sujet ? Vous en avez tiré une problématique ? Maintenant,
posez vos idées en vrac, au brouillon. Notez tout ce qui vous passe par la tête, qui semble
relié à la problématique, essayez de mobiliser vos connaissances de cours qui pourraient
vous servir, pensez à des exemples qui vous semblent parlant.
Vous pouvez par exemple prendre une feuille à l’horizontale et tracer 3 colonnes : celle de
gauche vous permettra de mettre toutes vos idées, puis dans celle du milieu vous classerez
vos idées en 2, 3 ou 4 parties, et en face de chaque idée, dans la dernière colonne, vous
ferez figurer 1 ou 2 exemples étayant chaque idée.
Sinon, vous pouvez aussi prendre une ou plusieurs feuilles pour poser vos idées (n’utilisez
que les rectos, pour ne rien oublier), puis tout reclasser et enrichir d’exemples sur une autre.
À vous de voir !
Comment construire les différentes parties ?
Pour rassembler vos idées en 2 à 4 grandes parties, il faut absolument garder en tête que
chacune à sa façon doit répondre à la problématique, et si possible en allant du plus évident
au plus complexe, du plus descriptif au plus analytique, du détail au général.
Dans le cadre d’un plan dialectique (thèse, antithèse, synthèse) en 3 parties, la progression
est assez classique. La première partie doit expliquer le plus évident, ce à quoi l’on pense
dès la lecture de la problématique, c’est la “première couche” de votre réflexion. La
deuxième partie apporte un tournant, un éclairage, ou une contradiction. La troisième
partie, elle, dépasse les autres pour dégager les enjeux plus vastes, ou résoudre la
contradiction apparente entre les deux premières parties…
Sujet de Philosophie : « Suis-je responsable de ce dont je n’ai pas conscience ? »
Problématique : En quoi la notion d’inconscient pourrait-elle me dédouaner de mes actions ?
1. La question de la volonté de ce dont je n’ai pas conscience n’a pas de sens :
1.1 philosophie de la volonté infinie : importance de la conscience pour la conduite, et infinité
de l’inconscient
1.2 doctrine freudienne : importance de l’inconscient
2. Je ne suis pas responsable de mes mobiles inconscients, mais je suis responsable de
mes actes :
2.1 la moralité se constitue contre les inclinations
2.2 responsabilité, devoir et prise de conscience
3. Être responsable consiste aussi à reconnaître en moi ce qui échappe à ma conscience et
à l’emprise de ma volonté :
3.1 la responsabilité exige que nous comprenions en nous l’homme de désir
3.2 la responsabilité, qui n'est pas culpabilité, se définit par la relation à l’autre
On peut penser à d’autres types de plan, comme le plan analytique (description, causes,
conséquences), thématique (différents aspects d’une même question), comparatif (examiner
deux notions puis dépasser leur clivage)...
Certains plans sont plus appropriés lorsque l'intitulé du sujet est introduit par certains
verbes. Exemple : analytique avec « décrire », thématique avec « à quoi sert »,
dialectique avec « faut-il », etc.
On peut bien sûr combiner deux natures de plan dans les parties et sous-parties. En
histoire, par exemple, il arrive souvent que les grandes parties soient définies
chronologiquement mais qu’à l’intérieur de ces parties, on répartisse les arguments de façon
thématique.
Votre plan de dissertation va aussi dépendre de la discipline : vous ne ferez pas le même
type de plan en histoire, en lettres, en économie… En SES, on conseille souvent un plan en
2 parties, en histoire et en philosophie, 3 parties, en lettres, 3 ou 4. Il faut structurer le devoir
selon une logique de progression, qui va toujours du moins important au plus important.
Sujet de sociologie : « Le travail, facteur d'intégration sociale ? »
Problématique : En quoi le travail peut-il apporter un bien-être en donnant un réseau social ?
I. Le travail est un facteur important d'intégration :
A) l'emploi accorde une place, une identité et une utilité sociales
B) l'arrêt du travail fragilise le lien et peut créer une marginalisation
II Le travail n'est pas toujours intégrateur et l'intégration est assurée aussi par d'autres biais :
A) certains employés sont isolés et communiquent peu avec autrui
B) la famille, l'amitié et les relations de loisirs
Rédigez l’introduction et la conclusion
Maintenant que votre plan est structuré et détaillé, il faut vous lancer. Et commencer à
rédiger, d’abord l’introduction et la conclusion, au brouillon.
_L’introduction
L’introduction, c’est la porte d’entrée de votre copie, il faut la soigner ! Sa construction est
toujours la même.
Pour le sujet « En quoi l'Etat-providence assure-t-il la cohésion sociale ? », on aura une
introduction structurée comme suit :
L’accroche (appelée aussi amorce), élément contextuel qui permet d’attirer l’attention du
lecteur.
La mise en marge de la société d'individus et le repli de communautés sur elles-mêmes sont
toujours une menace pour toute société.
Présentation du sujet, éventuellement en le reformulant. Celle-ci a besoin de paix et de
partager des valeurs et des activités sociales communes : c'est la cohésion sociale. En quoi
l’État-providence joue-t-il un rôle dans cette cohésion ?
Choix de la problématique et mention des enjeux. Comment les pouvoirs publics peuvent-ils
assurer cette harmonie ? Par quels mécanismes économiques et sociaux et avec quels
moyens interviennent-ils ? À quelles limites se heurtent-ils ? S'interroger sur le rôle de
cohésion sociale de l'État-providence donnera l'occasion d'analyser l'intérêt et les modalités
de l'interventionnisme face aux conduites déviantes et à la fragilisation du lien social.
Présentation des grandes parties du plan (sans mentionner partie 1, partie 2 etc, cela doit
sembler fluide). Vous avez plusieurs possibilités de formulation.
Exemple 1 : Après avoir mis en valeur comment l'État-providence a notamment pour mission
d'aider la population à satisfaire certains besoins, nous montrerons de quelles façons il
essaye de maintenir la cohésion de la société.
Exemple 2 : Si l'État-providence a notamment pour mission d'aider la population à satisfaire
certains besoins, il dispose de moyens multiples pour essayer de maintenir la cohésion de la
société.
Exemple 3 : Comment l'État-providence aide-t-il la population à satisfaire certains besoins ?
De quelles façons essaie-t-il de maintenir la cohésion de la société ?
L-a conclusion
très utile ensuite !
Il ne faut pas oublier de la rédiger au brouillon juste après l’introduction, cela vous sera bien
utile lorsque vous paniquerez à la fin de l’épreuve !
Vous devez la soigner, car c’est la dernière impression que vous laisserez au correcteur.
Elle est composée de deux parties :
Le bilan, qui récapitule les résultats de chaque partie. Ne repartez pas dans des exemples,
vous devez résumer à grands traits le cheminement de votre pensée en montrant que vous
avez répondu à votre problématique.
L’ouverture, pour élever la réflexion. Vous devrez ouvrir le débat de façon pertinente, c’est-
à-dire que vous pouvez relier votre sujet à une autre problématique, à des considérations
actuelles, à une thématique plus large. Mais il faut que cette ouverture ait un sens, si vous
manquez d’inspiration, cela pourrait vous pénaliser, il vaut mieux ne rien mettre plutôt que
de faire une ouverture “bateau”.
Pour le sujet “La baisse du coût du travail est-elle la solution au chômage français ?”
problématisé comme cela : “Dans quelle mesure agir sur le coût du travail pourrait servir
positivement la réduction du chômage et, est-ce véritablement la seule action à privilégier ?”,
on pourrait avoir la conclusion suivante :
1. Le bilan
Au-delà des partis pris, il semble difficile de trancher sur la supériorité de telle ou telle
mesure. Toutefois, on ne peut ignorer les décisions de politique économique retenues par la
présidence Hollande surtout depuis 2013. Elles semblent corroborer l’hypothèse qu’en
agissant à la baisse sur le coût du travail, cela devrait permettre de restaurer les marges des
entreprises, leur compétitivité prix tout en les rendant plus concurrentielles sur les marchés
internationaux. Cette politique devrait alors pouvoir se traduire positivement en termes
d’emplois comme le confirment les théoriciens de l’offre en général. Cependant, agir de la
sorte risque de s’effectuer au détriment des ménages, de la demande de consommation tout
en hypothéquant les attendus d’une politique de réduction du coût salarial.
2. L’ouverture
Il importe donc de parvenir au meilleur compromis dans un contexte financier étroit et
marqué par un certain rejet de l’opinion publique à l’égard de la politique gouvernementale…
On peut toutefois, à la veille des élections européennes, s’interroger sur la capacité de la
France, seule, à réduire sensiblement le chômage. La réponse ne se situe-t-elle pas
davantage à l’échelle européenne ?
Entrez dans le vif du sujet
Vous avez cerné votre sujet en rédigeant votre introduction, vous savez là où vous voulez
en venir car vous avez rédigé une première version de votre conclusion. Maintenant, il faut
dérouler votre développement ! Recopiez votre introduction, puis lancez-vous, en suivant
votre plan détaillé.
Construire vos parties
Entre les différents morceaux de la dissertation, il faut “huiler les rouages” en utilisant des
connecteurs logiques et des transitions, pour fluidifier la lecture et dérouler le raisonnement
de façon logique. Vous pouvez les noter au brouillon sur votre plan détaillé si cela vous aide.
Les transitions servent à faire passer d’une partie à une autre, d’un paragraphe à un autre,
d’une idée à une autre. Il suffit alors de rappeler l'idée précédente en la résumant au plus
important, et d'annoncer celle qui arrive en faisant un lien logique.
Les connecteurs logiques servent de transition à l’intérieur même des paragraphes, et
permettent de mettre en lumière des rapports logiques : de cause à effet, d’opposition, de
nuance, de juxtaposition...
Exemples : ainsi, en effet, dans la mesure où, c'est-à-dire, comme le souligne, également,
par conséquent, malgré, toutefois, certes, en définitive, c’est pourquoi...
Pour le sujet “La baisse du coût du travail est-elle la solution au chômage français ?”
problématisé comme cela : “Dans quelle mesure agir sur le coût du travail pourrait servir
positivement la réduction du chômage et, est-ce véritablement la seule action à privilégier ?”
et avec le plan suivant :
1. La baisse du coût du travail semble être une solution efficace au chômage
1.1 Un constat empirique
1.2 Une approche validée théoriquement
2. Cet objectif est une solution à relativiser
2.1 Un constat global
2.2 D’autres pistes envisageables
Pour faire la transition entre les deux sous-parties de la partie 1, on pourrait imaginer la
phrase suivante :
C’est un constat qui est fait à un temps T et qui nous apporte un argument en faveur de la
baisse du coût du travail pour réduire le chômage. On pourrait opposer le fait que c’est un
constat ancré dans une temps et un lieu précis, et probablement pas généralisable. Mais, il
s’avère que c’est une approche qui a été validée théoriquement !
Les parties devront s’enchaîner naturellement grâce aux transitions et connecteurs logiques.
Chaque partie se construit toujours comme suit :
Introduction de partie
3 ou 4 paragraphes argumentés
Conclusion de partie
Il faut toujours introduire votre thématique globale, l’étayer par des idées argumentées qui
sont elles-mêmes soutenues par des exemples, et récapituler les conclusions auxquelles
vous êtes arrivé en suivant votre raisonnement.
Construire un paragraphe
Les parties sont donc composées de paragraphes argumentatifs, et ils doivent suivre la
structure suivante :
Introduction / annonce de l’idée
Développement de l’idée
Illustration de l’idée
Déduction / conclusion
L’annonce de l’idée doit se faire à l’aide d’un connecteur logique pour créer le lien à partir de
l’idée précédente. Vous devez énoncer l’idée générale de façon précise, en une ou deux
phrase.
Puis, vous développerez votre argument, en donnant les détails nécessaires. Il faut montrer
pourquoi cette idée est pertinente, apporter des précisions, la caractériser.
Pour étayer cette idée, il vous faudra donner au moins un exemple concret, qui vous permet
de rendre votre idée crédible en la donnant à voir concrètement au lecteur. Vous pouvez
aussi mentionner un exemple qui permettrait de nuancer l’idée ou de montrer ses limites.
Mais dans ce cas il faut bien le préciser, sinon on pourrait vous reprocher de mal choisir vos
exemples.
Puis vous devez tirer une synthèse de cette argumentation, qui confirme votre idée énoncée
au début et qui la rend plus forte. Il ne faut pas que ce soit une simple répétition de
l’annonce de l’idée, sinon l’argumentation n’avance pas et on tourne en rond. Il est bon de
relier l’argument à la problématique à ce moment-là.
Une dissertation est avant tout une démonstration d’idée, ne l’oubliez pas ! Et il faut rentrer
dans ces “cases” pour réellement répondre à l’exercice, n’essayez pas de faire original sur
le plan de la méthode, cela ne paie jamais.
Bons conseils
Au-delà du fond de vos idées, que vous devez acquérir en travaillant, et de cette structure
fixe, qu’il faut absolument respecter, d’autres éléments sont pris en compte par le correcteur.
Gardez-les en tête !
Sur la forme :
Rendez un devoir propre. C’est tout bête, mais une copie sale, avec des tâches et une
graphie illisible récoltera rarement une très bonne note.
Aérez votre devoir ! La disposition de votre texte donne des indications sur la structure de
votre argumentation. Il faut sauter 2 lignes entre l’introduction et la première partie, la
deuxième et la troisième, et entre la troisième et la conclusion. Il faut sauter une ligne entre
les sous-parties, commencer toutes vos sous-parties ainsi que l’introduction et la conclusion
par un alinéa. Enfin, il faut aller à la ligne dès que vous changez d’“étape” à l’intérieur d’un
paragraphe (dans l’introduction, entre l’amorce et l’annonce du sujet, l’annonce du sujet et la
problématique, la problématique et le plan ; dans les parties, entre l’annonce de l’idée et le
développement, etc.).
Mais il ne faut pas mettre de plan apparent, ne faites pas pas figurer dans votre copie les 1,
1.1 et autres. Gardez cela pour le brouillon.
N’oubliez pas la ponctuation, mettez des virgules, faites des phrases courtes, sinon votre
correcteur va s’asphyxier !
Banissez les phrases alambiquées, allez au plus clair.
Faites attention à votre orthographe et votre syntaxe, un écrit truffé de fautes ne pourra pas
être bien noté.
Restez dans un registre de langue soutenu, évitez toute familiarité et utilisez le vocabulaire
adéquat.
Sur le fond :
Ne dites pas « Je », vous ne devez pas vous impliquer personnellement en tant qu’individu,
même si c’est votre pensée que vous exposez.
La dissertation n’est pas un exercice de style, vous devez rester démonstratif et objectif
autant que possible.
Ne paraphrasez pas ni le sujet, ni les documents à votre disposition. Il s’agit ici d’expliquer,
d’analyser, de démontrer.
Il faut bien délimiter votre propos, ne partez pas dans tous les sens et ne faites pas de
discours trop général.
Soyez précis : si vous citez, ce n’est pas de façon approximative, si vous parlez d’éléments
quantitatifs, citez des chiffres, si vous évoquez une période, donnez des dates.
Et enfin, relisez-vous ! Gardez toujours un peu de temps à la fin pour vous relire, cela vous
évitera de ne pas finir votre devoir et vous pourrez corriger de potentielles erreurs de
raisonnement et fautes d’orthographe.
Conclusion
La dissertation est un exercice difficile car il est très codé, et il faut respecter ces codes tout
en réinvestissant vos connaissances dans cette structure classique. Mais c’est comme ça
que vous apprendrez à construire une argumentation, un raisonnement logique, ce qui vous
sera toujours très utile ensuite !
Guide d'épreuve
Vous avez peur d’oublier les étapes lorsque vous rédigerez ? Téléchargez cette grille, qui
résume la structure-type d’une dissertation en 3 parties, 3 sous-parties.
Introduction
Partie 1
Partie 2
Partie 3
Conclusion
Amorce
Introduction
Introduction
Introduction
Bilan
Présentation du sujet
Paragraphe 1 : annoncer l’idée, développer l’idée, illustrer l’idée, déduire
Paragraphe 1 : annoncer l’idée, développer l’idée, illustrer l’idée, déduire
Paragraphe 1 : annoncer l’idée, développer l’idée, illustrer l’idée, déduire
Ouverture
Problématique et enjeux
Paragraphe 2 : annoncer l’idée, développer l’idée, illustrer l’idée, déduire
Paragraphe 2 : annoncer l’idée, développer l’idée, illustrer l’idée, déduire
Paragraphe 2 : annoncer l’idée, développer l’idée, illustrer l’idée, déduire
Annonce du plan
Paragraphe 3 : annoncer l’idée, développer l’idée, illustrer l’idée, déduire
Paragraphe 3 : annoncer l’idée, développer l’idée, illustrer l’idée, déduire
Paragraphe 3 : annoncer l’idée, développer l’idée, illustrer l’idée, déduire
Merci de me lire
Objectif : connaître toutes les modalités du baccalauréat, des critères d'évaluation au
déroulement pratique des épreuves.
1. Les instructions officielles
a. Le sujet
« La dissertation consiste à conduire une réflexion personnelle et argumentée à partir d'une
problématique littéraire issue du programme de français. Pour développer son
argumentation, le candidat s'appuie sur les textes dont il dispose, sur les "objets d'étude" de
la classe de première, ainsi que sur ses lectures et sa culture personnelle. »
(Bulletin officiel de l'Education nationale n° 26, 28 juin 2001.)
b. Ce que le correcteur attend
La forme : le devoir doit se présenter sous la forme d'un développement organisé, qui
progresse vers une conclusion. La démarche doit être celle d'une démonstration rigoureuse,
prenant appui sur des exemples précis et analysés de manière approfondie.
Le fond : Il n'est pas question de se livrer à des considérations banales sur la vie en
général. L'emploi de dictons et de la sagesse populaire ne sont pas recommandés (exemple
à oublier immédiatement : « ne dit-on pas que l'amour rend aveugle... »). Il faut rendre un
travail solide sur une matière littéraire.
2. La mise en pratique
a. Comprendre le sujet
En choisissant le sujet de dissertation, il faut être armé pour le traiter. Il est, en effet,
nécessaire de circonscrire (bien comprendre et délimiter) le sujet pour n'en laisser échapper
aucun aspect. Il s'agit, par conséquent, d'isoler les mots clés, puis de reformuler le problème
sous forme de questions (définir une problématique).
b. Construire un plan
Le plan n'est pas une fin en soi, mais un outil qui permet de classer les idées. Il est essentiel
pour que le lecteur sente que le propos va dans une direction précise et motivée. Ainsi la
dissertation ne ressemblera pas à une sorte de bavardage, qui ne mène à rien.
Pour construire un plan, il convient de procéder par étapes :
– noter les idées intuitives, souvent vagues, mais qui sont importantes pour développer le
sujet ;
– relever une série d'exemples qui paraissent appropriés ;
– déduire des arguments à partir des exemples ;
– créer une hiérarchie entre tous ces éléments pour définir le plan.
c. Rédiger
Rédiger est la dernière étape du travail. C'est cette partie qui donne l'image de la réflexion
au correcteur. Aussi convient-il de soigner tout particulièrement la rédaction en employant
une langue correcte et en exprimant clairement les idées.
L'essentiel
Certes, la dissertation n'a pas bonne réputation car elle est un exercice difficile. Mais le
correcteur est d'autant plus indulgent vis-à-vis d'un candidat qui prend ce risque et s'en sort
plutôt bien s'il construit un plan clair et pertinent. En effet, la difficulté est assez vite
surmontée quand on a compris que le devoir est exclusivement littéraire.
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RAPPEL DE LA CONSIGNE
Les inégalités ont-elles disparu des démocraties occidentales ?
En fonction de vos connaissances personnelles, le sujet (sujet de philosophie, d’ordre
général) vous invite à inventorier de manière dynamique des croisements de thèmes entre
libéralisme économique (Coefficient de Gini, etc.) et souverainetés, états des sociétés
contemporaines en Occident et discriminations à la française… Toutefois, ce déploiement
de
connaissances et de culture générale ne peut se passer de certains volets problématiques
isolés dans chaque partie de votre analyse. Dans ce document de correction, ils vous sont
ici
plus que suggérés et leur mention vous permet de confronter vos plans d’analyses à celui
qu’il était préférable d’employer.
CORRIGE
Problématique « Démocratie » et « inégalités » : La démocratie comme isonomia (la loi
est la même pour tous), isegoria (l’égale participation aux affaires) et isocratia (égale
participation au pouvoir) est-elle bien appliquée de nos jours ?
« Démocratie » : terme d’origine grecque : demokratia, démos signifiant peuple et
kratos l’autorité. C’est le gouvernement du peuple par lui-même. La démocratie comme
forme de gouvernement est une invention de Solon à Athènes au Ve siècle avant J.-C. On
peut en lire l’éloge dans l’Oraison funèbre de Périclès.
« Inégalités » : Du latin inequalis : écart, irrégularité. En Occident, les inégalités
subsistent. Mais, dans les démocraties occidentales, les types d’inégalités contemporaines
sont surtout caractérisées par l’inégalité de revenus, qui reflètent les particularités, parfois
historiques, de catégories de populations précises. Les avancées démocratiques sont
effectives en matière d’égalité de suffrage. Le sujet nous invite donc particulièrement à nous
intéresser à de nouvelles féodalités qui engendrent des inégalités économiques au sein de
l’organisation politique des démocraties occidentales. Le sujet possède donc une forte
coloration économique et le traitement de sa problématique principale nécessite de
s’intéresser aux grands ensembles (dans l’ordre du plan, mondialisme économique), avant
d’insister sur certains particularismes (France). Pour ce sujet, la lecture attentive du
document fourni durant l’épreuve était tout à fait centrale (Serge Halimi).
Éléments pour une introduction :
De nos jours, dans la plupart des pays occidentaux, la démocratie indirecte est
pratiquée comme le constatait Francis Fukuyama dans La fin de l’Histoire après la chute de
l’empire soviétique en 1991. La loi est la même pour tous et, depuis la Révolution française
de
1789, l’ensemble des citoyens participe aux affaires par le biais du vote (vote des femmes
accordé en 1917 aux États-Unis, et en 1944 en France). Mais pourtant, l’espace de la
décision
politique semble s’éloigner des citoyens.
Première partie : L’Occident démocratique : en panne d’égalité ?
LES THÈMES À PRIVILÉGIER DANS CETTE PARTIE
1) Démocratie (international) : une panne de régime ?
L’isocratia est théorique dès l’Antiquité. Les détracteurs de la démocratie directe
durant la Grèce antique, tel Platon, se sont appuyés sur une première crise de confiance
lors
de la condamnation de Socrate à boire la ciguë, infligée par le tribunal du peuple (pour
corruption de la jeunesse). Ainsi, la démocratie peut se transformer en dictature. Georges
Burdeau montre comment la démocratie, au fil des siècles, est devenue l’arme de l’élite.
Ainsi,
l’égalité arithmétique des citoyens a été abandonnée au profit de la « nation », corps abstrait
et théorique incarné dans les représentants élus par les citoyens.
Aujourd’hui, on estime qu’un retour à la démocratie directe ne peut être pratiqué car,
si dans l’Antiquité Grecque l’esclavage permettait à l’élite de se consacrer entièrement aux
affaires de la cité, aujourd’hui le travailleur manque cruellement de temps. La politique
resterait pour cela l’affaire de professionnels. Malgré tout, quelques expériences de la
démocratie directe subsistent notamment en Suisse où la constitution helvétique prévoit
l’institution d’un Landsgemeinde (assemblée du peuple) qui se réunit une fois par an pour
voter les lois.
Les avancées démocratiques sont effectives en matière d’égalité de suffrage. Mais on
pourrait aussi parler de nouvelles féodalités au vu de l’organisation politique des
démocraties
occidentales
2) Un pouvoir ou des pouvoirs ?
On distingue deux formes de pouvoir : le pouvoir moral et le pouvoir partagé. Le
pouvoir moral concerne les consciences individuelles qui se sont prescrit leurs propres lois
comme, par exemple, la politesse. Le pouvoir partagé concerne par contre le domaine public
où chaque citoyen agit pour le bien commun. Dans ce dernier cas, le pouvoir est indivisible.
Pourtant, les démocraties se caractérisent par plusieurs pouvoirs indépendants et on a parlé
au XXe siècle de l’émergence d’un « quatrième pouvoir » (les médias). Ne s’agit-il pas, en
réalité, d’un détournement du pouvoir de tous au profit de quelques-uns ? Et quels rôles
jouent de ce point de vue les médias incriminés par Serge Halimi ?
3) L’Occident trop libéral (contrepoint du texte de Serge Halimi) ?
Le dumping social et la délocalisation des entreprises vers des pays pratiquant de bas
salaires obligent les pays développés à se distinguer. Pour résister, l’Occident doit
développer
un savoir-faire innovant. Les États concernés doivent soutenir la recherche qui apparaît
comme la richesse des nations de demain. Pourtant, certains grands Groupes
multinationaux
restent sourds à cete appel et répondent aux situations actuelles par des stratégies court-
termistes.
La pensée des Lumières appelait de ses vœux la raison universelle. L’honnête homme
plaça la culture, la science et l’intelligence au centre du bien commun de l’humanité. En
économie, on a d’abord parlé de l’internationalisation des firmes qui permit l’émergence des
marchés mondiaux puis de la mondialisation (ou « globalisation », anglicisme). Peut-on
lutter
contre la mondialisation et pourquoi ? Est-ce que la mondialisation ne s’inscrit pas dans un
mouvement de l’Histoire, inéluctable ? La mondialisation économique consiste en un
accroissement du volume des biens et des services échangés. Le commerce traditionnel,
incarné par la théorie des avantages absolus de Ricardo (mort en 1823) considérait qu’il ne
fallait pas produire soi-même ce qui coûterait moins cher à acheter. Force est de constater,
aujourd’hui, que des zones douanières se créent au travers des siècles et qu’il semble
difficile
de revenir en arrière sans régresser vers un nationalisme frileux. Les échanges
économiques
s’accompagnent forcément d’échanges culturels. Depuis Seattle en 1995, les mouvements
altermondialistes ont gagné cependant en crédibilité. La première idée altermondialiste qui
organise en consensus au moins intellectuel est la taxe Tobin, du nom de son concepteur.
L’association ATTAC fut constituée pour défendre l’idée selon laquelle toutes les opérations
de change devraient être soumises à une taxe de faible montant afin de décourager les
spéculations à très court terme
Partie 2 : L’écho du monde occidental : l’étude du cas français.
Présentation : Le Modèle de l’égalité à la française (Début de première partie)
Partout dans le monde, l’idéologie dite néolibérale s’est imposée, presque au
détriment des politiques keynésiennes. Ce mouvement a favorisé le triomphe du capitalisme
et du marché par la déréglementation. Les accords du GATT et la mise en place de l’OMC
ont
supprimé les derniers obstacles au libre-échange. C’est ainsi que la France a perdu les
principaux signes de sa souveraineté. Le franc a cédé la place à l’euro, les frontières
n’existent
plus à l’intérieur de l’espace européen (accords de Schengen 1995) et 90 % de nos lois sont
issues du droit européen dérivé.
L’exception française semble persister. Mais malgré tout, les principales fonctions
régaliennes de l’État perdurent. La tradition sociale de la France peut se résumer à quelques
grandes dates : allocations familiales en 1932, instauration de la Sécurité sociale en 1946
SMIG en 1950 et mise en place de l’assurance chômage en 1958. Rappelons que les
assurances chômage et maladie restent obligatoires en France alors qu’à l’étranger, comme
en Allemagne ou aux États-Unis, elles demeurent facultatives. Dans ces pays, les plus
riches
demeurent les mieux protégés. Au contraire, en France, la CMU se développe pour couvrir
intégralement les plus démunis comme les RMIstes. La France s’organise autour d’un État
fort.
LES THÈMES À PRIVILÉGIER DANS CETTE PARTIE
L’inégalité ? : l’objet d’une discrimination…
La discrimination a longtemps été vécue comme négative. En sociologie, la
discrimination désigne la distinction qui peut être faite dans la vie sociale aux dépens d’un
certain groupe. Elle se rapproche alors de l’idée de racisme et implique une séparation.
Tous
les moyens ont été bons dans l’histoire pour séparer des groupes sociaux. Ainsi, des «
litteracy
tests » aux États-Unis ont retiré leur droit de vote de façon détournée aux afro-américains.
En
Afrique du Sud, le régime de l’Apartheid sépara la population noire de la population blanche,
jusqu’à l’arrivée de Nelson Mandela au pouvoir. La discrimination est un concept moderne,
apparu avec une société qui met l’égalité au centre de ses valeurs.
2) La difficile question de l’intégration à la « française »
La construction de la République française s’est appuyée sur le déni de toute
discrimination. L’article 2 de la constitution du 4 octobre 1958 dispose que la République «
assure l’égalité de tous… sans distinction d’origine, de race ou de religion ». La pensée des
Lumières trouve ici toute son expression. Il n’existe pas de catégorie humaine et, au sein
d’une nation, il n’existe que des Français et non pas de « beurs » ou de français « d’origine
»
algérienne. Aussi, la France pratique-t-elle l’assimilation c’est-à-dire la négation par le
groupe
national de l’existence d’une partie distincte.
Peut-il y avoir une discrimination positive ? Discrimination prend un sens positif en
1961 avec l’avènement de l’« affirmative action » qui instaura un système de quotas de
population noire dans les universités et dans les administrations. L’idée est la suivante :
puisqu’il existe une inégalité sociale engendrée par la discrimination raciale, ces inégalités
doivent être compensées de façon arithmétique. En France ce concept a été adopté de
façon
avant-gardiste par l’Institut d’Études Politiques de Paris. Sciences Po admet désormais en
première année de l’IEP. des étudiants sur dossier, non pas parce qu’ils appartiennent à une
minorité ethnique comme aux États-Unis mais parce qu’ils s’avèrent économiquement
défavorisés. L’Institut répare ici les défaillances en amont du système éducatif français
3) L’Education nationale face au chômage et l’égalité des chances ?
L’inégalité sociale a été analysée par Pierre Bourdieu et s’appréhende à travers le
réseau des relations, l’éducation et la maîtrise du langage. Pour Pierre Bourdieu, le
déterminisme social persiste, c’est-à-dire que la mobilité sociale individuelle reste
occasionnelle (les héritiers 1964, la reproduction 1970). Aujourd’hui, elle est même marquée
par le déclassement (ou démotion)
Le système éducatif français, à travers les diverses lois qui le régissent, se soumet à de
multiples exigences comme celles de transmettre les savoirs, rétablir la justice sociale,
donner à chacun la capacité de s’insérer et de se situer dans la société, s’impliquer dans la
vie
économique locale. Face au chômage des jeunes diplômés, il est aisé de suggérer que le
système éducatif français a échoué. L’Éducation nationale semble générer de manière
aveugle la reproduction de certaines inégalités face à un phénomène de société qui la
dépasse ? Ne réduit-on pas trop vite les missions de l’enseignement à celui de la formation
des travailleurs ? Ce qui peut engendrer le développement irréversible d’inégalités anti-
républicaines…
Conclusion
Toute réflexion sur les limites à l’égalité au sein de nos démocraties amène à une réflexion
sur
la constitution de nos élites. Toute société se construit autour d’une élite (sociale, politique,
économique) qui, comme l’a démontré P. Bourdieu, organise sa propre reproduction. De ce
fait, la discrimination concerne autant la femme, le pauvre que les immigrés. La
discrimination se comprend alors comme un système organisé qui sert de ressort aux
sociétés y compris aux démocraties occidentales. La discrimination, c’est-à-dire la perte
d’égalité, entre hommes et femmes en fournit l’histoire la plus évocatrice. Cela dit, d’autres
formes de discriminations aujourd’hui générées par l’internationalisation de nos économies
génèrent de nouveaux contre-pouvoirs tout aussi délocalisés (alter-mondialistes).
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Méthodologie de la dissertation littéraire (composition française)
Introduction
Les exigences fondamentales de la dissertation
- Nécessité d’une rédaction personnelle : Ne pas réciter le cours !
- Nécessité d’avoir recours à des exemples.
- Nécessité d’être clair et cohérent. Éviter les termes difficiles, les phrases trop longues.
- Problématiser.
Le plan thèse-antithèse-synthèse ne convient pas toujours. Par contre, une dissertation est
toujours organisée autour d’un problème. Si le problème n’est pas explicitement formulé
dans le sujet, c’est au candidat de le dégager. Savoir cerner le sujet et dégager le
problème qu’il contient est ce qu’il y a de plus difficile dans une dissertation.
La méthode de la dissertation comporte quatre étapes :
- Analyser le sujet ;
- Rechercher les idées et les exemples et formuler la problématique ;
- Établir le plan détaillé et préparer l'introduction et la conclusion ;
- Rédiger.
1°) L'analyse du sujet
a. Principes
Il s'agit d'éviter le hors-sujet, en respectant la règle suivante : « traiter le sujet, tout le
sujet, rien que le sujet ».
Traiter tout le sujet, c'est éviter de se focaliser sur tel mot ou telle idée en oubliant une
partie de l'énoncé.
Ne rien traiter d'autre que le sujet, c'est ne pas dévier vers un propos général, ne pas
plaquer des développements tout faits empruntés au cours ou aux livres critiques, ne pas
réciter ses connaissances sur l'œuvre.
b. Une grille pour bien analyser un sujet de dissertation : les 4 D
- Définir : expliciter les termes-clés
- Délimiter : cerner le sujet, relever les éléments du libellé qui limitent le champ
d’exploration
- Déduire : exploiter au maximum les termes du sujet
- Détecter : quel est le problème qui se cache derrière la citation ? quel est l’enjeu ?
c. Comment procéder ?
Il faut d’abord réfléchir au sujet de manière abstraite, sans se demander : quelles œuvres,
quels textes puis-je convoquer pour le traiter ?
L’analyse du sujet se fait en 4 temps : 1. Observer les références de la citation
Il faut d’abord interroger les références de la citation (son auteur, sa source, sa date) afin
de la situer : qui est l’auteur de la citation ? est-ce un écrivain, un critique, un auteur qui
fait de la critique ? de quelle époque date la citation ? à quel courant de pensée se
rattache-t-elle ?
2. Analyser la forme de la citation
On procède à une véritable explication de texte portant sur la citation, en se concentrant
sur deux aspects :
- Les indices d'énonciation et marques de jugement du locuteur (modalisateurs), qui
permettent de repérer comment se situe l’auteur par rapport à la thèse qu’il avance : est-il
prudent ou péremptoire ? Est-ce une simple hypothèse, une prise de position polémique ?
Y a-t-il de l’ironie ?
- La tournure syntaxique de la phrase, les articulations logiques, les liens de
subordination, les relations logiques d’opposition, de cause, de conséquence…
3. Définir les mots-clés
On souligne les mots-clés dans la citation, puis on les définit au brouillon. Même pour un
travail à la maison, il n'est pas nécessaire de consulter dictionnaires et encyclopédies : les
mots employés dans l’énoncé d’un sujet sont dans la plupart des cas immédiatement
compréhensibles. L'important, à ce stade, est le travail de réflexion personnelle sur les
termes fondamentaux du sujet. Il s’agit d’accumuler du matériel conceptuel et lexical qui
sera ensuite réinvesti dans la rédaction du devoir.
On peut définir les mots-clés de plusieurs manières :
- par périphrase,
- par inclusion du terme dans une notion plus générale,
- par recherche des réalisations concrètes de la notion,
- par les synonymes et les antonymes,
- par l'étymologie.
Ensuite, lors de la rédaction du devoir, où devra-t-on définir les mots-clés du sujet ? S'il
est possible de définir ce vocabulaire en quelques mots, on peut placer cette mise au point
dans l'introduction. Si les définitions demandent un développement supérieur à quelques
lignes, on les placera au début du développement, ou à l'endroit où le terme qui pose
problème est employé. Dans certains cas, la définition d'un mot-clé peut constituer une
partie du devoir.
4. Reformuler
Au terme de cette première étape d’analyse du sujet, il est bon de reformuler la citation
afin de fixer l’effort de compréhension qu’on vient de produire. On peut soit le
reformuler en une phrase, en utilisant des synonymes et de nouvelles tournures de
phrase ; soit — pour une citation longue et complexe — mettre la citation sous forme d’un
schéma qui en clarifie les relations logiques et les implications. 2°) La recherche des idées
et des exemples. L'établissement de la problématique
a. La collecte des matériaux
C’est un travail de réflexion et de mémoire qui doit se faire vite, par associations d’idées :
ne pas régiger, employer un style télégraphique.
On note au brouillon, en écrivant une idée par ligne et en n’utilisant que le verso des
pages, les idées, exemples, citations qui viennent à l’esprit en réfléchissant au sujet.
Pour enrichir la réflexion, quand on pense à une idée ou à un exemple qui vont dans un
sens argumentatif, on peut essayer d’imaginer un autre argument ou une autre référence
qui tendraient à prouver le contraire.
On peut soit noter toutes ses idées dans le désordre, en les juxtaposant simplement à
mesure qu’elles se présentent ; soit commencer dès cette collecte à suivre une démarche
organisée (une esquisse de plan, dialectique ou thématique) en notant les idées à
l’intérieur de quelques domaines prédéfinis (on emploie alors une page par domaine).
b. La problématique
Au fur et à mesure qu’on accumule des idées et des références sur le sujet et qu’on
avance dans sa réflexion, on voit se dégager une problématique.
Qu'est-ce qu'une problématique ?
Sens 1 : au moment de la recherche des idées (inventio)
C'est la question centrale que le sujet amène à se poser. Le sujet équivaut toujours,
explicitement ou implicitement, à une hypothèse. Or, une hypothèse est par définition
conditionnelle. La question que l'on doit poser porte sur la validité de l'hypothèse
contenue dans le sujet. Problématiser, c'est mettre en question l'hypothèse contenue dans
le sujet.
Sens 2 : au moment de l'établissement du plan (dispositio) et de la rédaction (elocutio)
La problématique est la thèse que l'on défend dans l’ensemble de son devoir, c'est-à-dire
la réponse que l'on apporte à la question posée par le sujet. Un devoir problématisé est
une dissertation organisée selon une orientation argumentative claire et unique : tout le
devoir doit contribuer à affirmer une thèse, formulée sous forme conditionnelle dans
l'introduction, puis reformulée sous forme assertive dans la conclusion.
Donc, la problématique, telle qu’on la formule au brouillon au terme de la 2e
étape, se
présente soit sous la forme d’une question (sens 1) soit sous la forme d’une affirmation
énonçant la position que l’on va défendre, à propos du sujet, dans l’ensemble du devoir.
3°) L'établissement du plan détaillé
a. Principes à respecter
Il faut avoir une conception dynamique et non statique du plan : ce n'est pas une
juxtaposition de paragraphes, mais un mouvement qui oriente l’ensemble de s’aider de
schémas argumentatifs prédéfinis qu’on appelle des [Link]. Cette idée ne
doit pas être trop générale. Elle peut être liée à une perspective
historique, ou bien évoquer une anecdote littéraire.
- Puis, poser le sujet. S'il s'agit d'une citation courte, on la recopie intégralement ; si la
citation est longue, on en cite les passages essentiels.
- Ensuite, formuler la problématique, par une phrase claire et nette, affirmant une
contradiction, ou posant une question.
- Enfin, annoncer le plan, sans lourdeur didactique excessive, mais tout de même de
manière explicite et sans ambiguïté : le correvcteur doit savoir à quoi s’attendre dans la
suite de la copie.
Attention : en annonçant le plan, il ne faut pas avoir l’air de régler le problème d’emblée :
quel serait alors l’intérêt d’en débattre sur huit ou dix pages ? Pour éviter ce défaut
(expédier la solution en posant le problème), l’idée directrice de la dernière partie du plan
doit être annoncée de manière ouverte (par exemple par une phrase interrogative), qui
laisse en suspens la réponse au problème.
L’introduction se présente sous la forme d’un seul paragraphe : ne pas aller à la ligne !
b. La conclusion
Elle dresse un bilan du devoir. Il ne faut pas résumer tout le devoir, mais répondre au
problème posé dans l'introduction. Il faut éviter les redites et pour cela, veiller à
reformuler les conclusions partielles énoncées à la fin de chaque partie.
Éventuellement, la conclusion se termine en ménageant ce qu'on appelle une ouverture. Il
s'agit d'un élargissement de la discussion, consistant à insérer le problème dans une
perspective plus large. Mais en aucun cas, la conclusion ne doit contenir d'exemples ou
d'idées nouvelles.
c. Le développement
* Les parties du développement
Chaque partie du développement commence par l’énoncé de l’idée directrice de la partie.
Puis sont développés, à l’appui de cette sous-thèse, deux, trois ou quatre arguments, qui
se présentent chacun sous la forme d’un paragraphe.
La structure du paragraphe de dissertation est constante : il commence par une phrase qui
l'accroche au sujet traité de manière explicite (l’agraphe), puis formule une idée suivie
d'un ou deux exemples analysés à la lumière de cette idée ; il se termine par une phrase
conclusive.
* Les transitions
A la fin de chaque partie du développement (sauf la dernière), on fait une transition vers
la partie suivante. Une transition est le rappel de l'idée directrice à propos d'une idée
nouvelle qu'on introduit. Le but des transitions est d'éviter au correcteur de se demander :
quel rapport cela a-t-il avec le sujet ?
* Les exemples
L’exemple doit toujours être au service d’une idée. Il ne suffit pas de mentionner une
référence à une œuvre, mais il faut aussi l’analyser — c’est-à-dire en dégager ce qui est
utile à ce qu’on veut démonter. Il est nécessaire de ne jamais perdre de vue une
orientation générale unique : un exemple bien utilisé est un exemple orienté.
Les exemples doivent être de première main : il faut parler des œuvres qu’on a lues soi-
même, et de préférence intégralement plutôt qu’en extraits. Les exemples empruntés à
des anthologies ou des essais critiques sentent l’emprunt et sont souvent mal maîtrisés.
d. Présentation, rédaction
* Disposition du texte sur la page
Chaque paragraphe est signalé par un alinéa. Une partie comporte entre deux et quatre
paragraphes. Les parties sont séparées par une ligne blanche. L'introduction et la
conclusion sont séparées du développement par deux lignes blanches. Il n’y a pas lieu de
détacher, au début d’une partie, l’énoncé de l’idée directrice, et à la fin, la transition : de
trop petits paragraphes de deux ou trois lignes ont souvent pour effet de morceler
inutilement l’aspect visuel du texte et d’en brouiller la clarté.
Soigner l’écriture et la présentation : majuscules, titres soulignés à la règle, etc.
* Style
Quant au style à employer, il ne convient pas de pratiquer une « prose artiste ». Le style
d'une dissertation ne doit pas être familier, mais ne doit pas être non plus oratoire ou
pathétique (éviter les phrases exclamatives). Il interdit la mise en scène du sujet écrivant
(on évite de dire « je »). On évitera les phrases sans verbe, les répétitions de mots, ainsi
que le jargon inutile.
Addendum
Les critères d’évaluation
- Pertinence de la compréhension et de l’analyse du sujet
- Qualité du plan
- Cohérence et clarté de l’argumentation
- Connaissances littéraires (variété des exemples, références précises) Correction et
élégance de l’expression.
Licence de sociologie 1ère année Gillig Philippe
Méthodologie de la dissertation
PARTIE 1 : Comment gérer les 2h ?
1) Analyser le sujet
- Définir un maximum les notions clés
Pourquoi définir ? → pr éviter hors-sujet !!
- élaborer problématique (cf. infra)
2) Noter tout ce qui vient sans l’ordonner ONLY
SUR LE RECTO !!!
3) Plan détaillé (30 mn)
- règle du « 2 ou 3 » : 2 ou 3 parties/ss-parties
- Bien structurer les idées : 1 sous-partie = 1
argument
______________________________max 1h
4) Rédaction (rédigez l’intro et la conclusion au
brouillon) + relecture : 1h
NB : mettre en valeur les articulations logiques :
or, ainsi, en effet, c’est pourquoi, dès lors, dans la
mesure où, par conséquent, donc, …
_______________________________min 1h
PARTIE 2 : Savoir problématiser
Problématique = ensemble de quest° soulevées par le sujet et qui vont structurer le devoir.
= mettre en évidence ce dont il va falloir parler, ce que le sujet invite à discuter, ses enjeux.
= montrer que vous avez compris le sujet
Formulation : Pas forcément sous forme de questions : doit apparaître
« Répondre à cette question nécessite de démontrer que… de s’interroger sur … », ds l’intro
!
« Démontrer que (vous reprenez le sujet)… implique de rechercher si … »
PARTIE 3 : Les règles de présentation formelle
Intro…
Phrase d’annonce A&B
I/
Résumé I/ + transition
etc.
▲ 1 sous-partie = 1 argument
PARTIE 4 : Savoir argumenter
Méthode A.E.I. :
Affirmer :
Expliquer :
Illustrer :
PARTIE 5 : Comment construire l’introduction ? la conclusion ?
Introduction
1. Définir les termes centraux
2. Problématique = reformuler le sujet, donner ses
enjeux
3. Annonce du plan (2/3 parties)
Conclusion
1. Bilan
2. Ouverture
UTILISER AUTANT QUE POSSIBLE LES NOTIONS ET LE VOCABULAIRE DU COURS,
ET DE LA
FA
[01/04 à 22:18] Unisef: Méthodologie de la dissertation en sociologie
Comme dans d’autres disciplines la méthodologie de la dissertation
en sociologie à trois (3) parties à savoir :
.Introduction
.Développement
.Conclusion
1. Introduction
En sociologie l’introduction a trois parties : l’amorce, la
problématique et annonce du plan
1.1 L’amorce
L’amorce peut avoir ces parties (à vous de choisir)
.Définition des termes
.Actualité du sujet
.Historique du sujet
.Comparaison avec d’autres cadres spatiaux temporels
-Constat
[01/04 à 22:18] Unisef: 2 La problématique
. On insère le sujet en utilisant des connecteurs logiques
Par exemple : dès lors, comment comprendre le sujet « le sujet
intégrale »
.On reformule le sujet en posant la question ou des questions.
Par exemple : En d’autres termes, autrement dit la violence en milieu
scolaire est-elle importante ? Quels sont des acteurs concernés ?
Quels peuvent être des conséquences ?
1.3 Annonce du plan
L’annonce du plan indique tout simplement son plan de travail dans
le développement en respectant sa problématique.
Par exemple : Il sera pour nous de ressortir le constat, les acteurs
concernés et les conséquences de la violence en milieu scolaire.
2. Le développement
Le développement reste la partie la plus facile de la dissertation, il se
rédige en paragraphe avec ces trois points :
.Idée
.Argument
.Exemple : auteur ; penseurs
3. La conclusion
La conclusion répond tout simplement à la problématique, disons notre problématique.