TP2: Essai de l’indice de
plasticité
Les limites d'Atterberg sont des indicateurs utilisés en
géotechnique pour évaluer la plasticité d'un sol. Elles ont été
définies par l'agronome suédois Albert Atterberg et sont mesurées
à travers un essai normalisé. Ces limites sont particulièrement
utiles pour caractériser les sols fins, en particulier les argiles, car
la cohésion du sol dépend de sa teneur en eau. Lorsque le sol est
sec, il est relativement cohérent, mais à partir d’une certaine
teneur en eau, appelée limite de plasticité, il devient malléable et
peut être façonné sous forme de boudin ou de boulette. Si la
teneur en eau augmente encore, dépassant la limite de liquidité, le
sol se transforme en une pâte fluide qui ne conserve plus sa forme.
La détermination de ces limites permet non seulement d’identifier
les propriétés du sol, mais aussi de prévoir son comportement
lors des opérations de terrassement et dans les projets de
construction.
[Link] de l’essai :
Le but de la manipulation de l’indice de plasticité en géotechnique
est de caractériser les sols fins, notamment les argiles, afin
d’évaluer leur comportement mécanique et leur sensibilité à l’eau.
Cet indice, obtenu par la différence entre la limite de liquidité et la
limite de plasticité, permet de classer les sols, de prévoir leur
stabilité, leur capacité de déformation, ainsi que leur aptitude au
compactage ou à la fondation. Il constitue un paramètre essentiel
pour la conception et l’analyse des ouvrages géotechniques.
[Link] de l’essai :
Le principe de l’essai de l’indice de plasticité consiste à
déterminer expérimentalement deux limites d’état du sol : la
limite de liquidité (WL) et la limite de plasticité (WP). La limite
de liquidité est obtenue en mesurant la teneur en eau à laquelle un
sol passe de l’état plastique à l’état liquide, généralement à l’aide
d’un pénétromètre au cône . La limite de plasticité correspond à la
teneur en eau en dessous de laquelle le sol cesse d’être malléable
et commence à se fissurer lorsqu’on le roule en filaments de 3 mm
de diamètre. L’indice de plasticité (IP = WL - WP) reflète donc la
plage d’humidité dans laquelle le sol reste plastique, ce qui permet
d’évaluer sa consistance et son comportement en génie civil.
Figure : Les différents états d’un sol
Le classement d’un sol vis-à-vis de la classification de GTR
se fait à partir de deux essais en laboratoire qui sont l’analyse
granulométrique et la détermination des limites d’Atterberg.
La manipulation consiste à exploiter les résultats de l’analyse
granulométrique d’un sol et à définir ses limites d’Atterberg afin
de le classer.
La particularité des sols fins est que, leur consistance (l’état
d’un corps qui prend un certain degré de solidité) varie fortement
en fonction de leur teneur en eau. Leur état va du solide s’ils sont
desséchés, à l’état liquide s’ils sont détrempés. Entre ces deux
états, il existe un état intermédiaire dit plastique (pâte à modeler).
[Link] :
L'étuve Une balance Pénétromètre
PLAQUE DE MARBRE Tamis
Spatule
ABSORBANTE
4. Mode opératoire :
4.1 Préparation du sol :
Après échantillonnage du sol et homogénéisation par
brassage, une masse m de matériau est mise à imbiber dans un
récipient d’eau pendant 24 h au moins à la température ambiante.
Cette masse m, exprimée en grammes, doit être supérieur à 200
fois la dimension des plus gros éléments de sol appréciée
visuellement et exprimée en millimètres. De même, elle doit être
que le tamisât au tamis de 400 µm donne au moins 200 g de
particules solides. Une fois imbibé, le matériau est tamisé par voie
humide au tamis de 400 µm. L’eau de lavage et le tamisât sont
recueillis dans un bac. Après une durée de décantation d’au moins
12 h, sans aucun additif destiné à accélérer le dépôt et sans
utilisation d’un procédé quelconque de centrifugation, l’eau clair
du bac est siphonnée sans entrainer de particules solides. L’eau
excédant est évaporée à une température ne dépassant pas 50 °C.
5. Les limites d’Atterberg :
5.1 Limite de liquidité WL :
L’essai de pénétration s’effectue en plusieurs étapes :
Tout d'abord, on commence par ajouter de l'eau progressivement à l'argile
pour la saturer et la rendre plus malléable, jusqu'à ce qu'elle atteigne une
consistance pâteuse. Une fois l'argile humidifiée, elle est soigneusement
malaxée dans un récipient afin de répartir uniformément l'humidité et
d'éviter toute irrégularité. Ensuite, le récipient est rempli avec le sol malaxé,
en veillant à bien compacter le matériau pour simuler les conditions
naturelles du sol. Une fois le récipient rempli, on procède à l'arasage du sol
pour obtenir une surface plane et uniforme, ce qui garantit une mesure
précise lors de l'essai de pénétration. Le pénétromètre est ensuite inséré
lentement dans le sol, et on attend environ 5 secondes pour permettre au cône
de s'enfoncer correctement et atteindre une profondeur stable. Après cette
attente, l’enfoncement du pénétromètre est observé et mesuré, ce qui permet
de déterminer la résistance du sol à la pénétration et d’évaluer sa
compaction. Enfin, un échantillon de sol est prélevé pour mesurer la teneur en
eau. L’échantillon est ensuite séché dans une étuve à température contrôlée
afin de déterminer précisément sa teneur en eau.
Ainsi, ces étapes permettent d'évaluer à la fois la résistance du sol à la
pénétration et sa teneur en eau, offrant une analyse complète de ses
caractéristiques.