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Intervenants en Construction 2024

Le document présente les intervenants dans la construction, définissant leurs rôles et responsabilités, notamment le maître d'ouvrage, le maître d'œuvre, et les entrepreneurs. Il décrit également les phases d'un projet de construction, allant de la conception à la réalisation, en passant par les étapes administratives et techniques nécessaires. Enfin, il aborde la main-d'œuvre impliquée dans le chantier, en détaillant les différentes catégories de personnel et leurs fonctions.

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Intervenants en Construction 2024

Le document présente les intervenants dans la construction, définissant leurs rôles et responsabilités, notamment le maître d'ouvrage, le maître d'œuvre, et les entrepreneurs. Il décrit également les phases d'un projet de construction, allant de la conception à la réalisation, en passant par les étapes administratives et techniques nécessaires. Enfin, il aborde la main-d'œuvre impliquée dans le chantier, en détaillant les différentes catégories de personnel et leurs fonctions.

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CHAP : LES INTERVANANTS DANS LA CONSTRUCTION

Un intervenant est une personne morale (groupement d'individus qui a une


responsabilité juridique en tant que tel) ou physique (individu en tant que
responsable juridique) qui prend part à un processus. Cette personne devient aussi
partie au sens juridique.

Un acte est une opération qui a pour but de produire des effets. C’est aussi une
initiative intentionnelle de celui qui agit.

Construire c’est bâtir selon un plan en assemblant des matériaux, assembler les
différents éléments constitutifs d’un ouvrage et élaborer en organisant.

Pour construire, il faut donc une volonté, des moyens et plusieurs intervenants de
compétences différentes et complémentaires avec des intérêts convergents ou
divergents.

I-DEFINITION ET ROLES PRECIS DES INTERVENANTS

✓ Le maitre d’ouvrage : Personne physique ou morale (particulier ou


organisme /collectivité) pour le compte de laquelle les travaux sont exécutés :
il assure le financement du projet, choisi le maître d’œuvre et le bureau de
contrôle, approuve le dossier d’exécution, suit le chantier et procède aux
réceptions.
✓ Le maitre d’ouvrage délégué : Personne physique ou morale, à qui le maitre
d’ouvrage donne mandat d’exercer en son nom pour son compte tout ou partie
de ses responsabilités et prérogatives de maitre d’ouvrage.
✓ Le maitre d’œuvre : Personne physique ou morale assurant les fonctions :
architecturale, technique, économique .Elle est chargée par le maître
d’ouvrage de concevoir, de diriger et de contrôler les travaux.
✓ Le bureau de contrôle technique (BCT) : il est chargé de contrôler depuis le
projet jusqu’à la réalisation, les conditions techniques édictées par le marché.
✓ Le bureau d’études techniques(BET) : Ils sont chargés par le maitre
d’œuvre(ou par les entreprises) de réaliser les études techniques et les

1
dessins d’exécution dans les domaines tels que : béton armé, sols, charpente
métallique : VRD (Voiries et Réseaux Divers), fluides, thermique, acoustique…
✓ Entrepreneur : Personne physique ou morale qui a la charge de réaliser les
travaux ou les ouvrages aux conditions définies dans les pièces du marché.

Rôles : Etudier le projet du point de vue des coûts et prix,


Vérifier l’avant – métré des quantités d’ouvrages,
Déterminer les prix de vente unitaires H.T. pour réaliser chaque ouvrage élémentaire
(sous – détail de prix).

II-RELATIONS ENTRE LES ENTREPRISES SUR LE MEME CHANTIER


- Les entreprises : Elles assurent la réalisation des travaux, peuvent participer
au projet et réalisent les ouvrages dans les conditions du marché. Elles
peuvent intervenir :
✓ Par lots séparés : Chaque entreprise fait son étude et soumissionne
en son nom propre.
✓ Groupées (co-traitances) : Elles font une étude commune et
mandatent l’une d’entre elles pour soumissionner en leurs noms.
✓ Générales : Elles sont titulaires d’un marché unique pour la
réalisation de la totalité des travaux.
✓ Sous-traitantes : Elles réalisent les travaux pour le compte d’une
entreprise titulaire du marché.

2
3
4
CHAP : LES PHASES D’UN PROJET

BUT ET PRINCIPE DE L’ORGANISATION

L’organisation du travail sur le chantier consiste à définir le travail de construction et


à le répartir entre les équipes afin d’utiliser au mieux les ressources disponibles
(main d’œuvre, matériel, matériaux, engins et outillages).

Pour parvenir à ce but, il est important de savoir :

✓ Dans quel cadre les opérations et les activités doivent se suivre ;


✓ Déterminer la composition des diverses équipes (composition et équilibrage
des équipes) ;
✓ Comment encourager les travailleurs par des mesures d’indication, tel le
travail à la tache ;
✓ Comment donner et recevoir correctement clairement les instructions pour
éviter les malentendus.
I-DEFINITION DES DIFFERENTES ETAPES D’UN PROJET EN PHASE DE
CONCEPTION

5
1) L’Avant-Projet Sommaire (APS)

Il présente sans détailler,les choix retenus dans les domainesarchitectural,


fonctionnel, technique et financier, en accord avec les besoins et les moyens du
maitre d’ouvrage.

2) L’Avant-Projet Détaillé (APD)

C’est l’étude détaillée de la solution retenue. L’APD affine la définition de


l’ouvrage au plan des prestations techniques, des couts et des délais de
réalisation.

3) Le projet
Il comprend deux types de documents :
✓ Les plans d’exécution des ouvrages (PEO).
o Schémas et notes de calculs des ouvrages ;
o Plans d’exécution utiles à la construction (béton armé,
charpentes métalliques… ;
o Détails d’assemblages, de fabrication, de composants… ;
✓ Les spécifications techniques détaillées (STD).
o CCTP tous corps d’états ;
o Devis quantitatif tous corps d’états ;
o Estimation détaillée ;
o Calendrier détaillée des travaux.

4) Le permis de construire

6
Elle est accordée par la mairie de la commune du lieu de construction ou par
une autre structure habilitée.
5) Le dossier de consultation des entreprises (DCE).

Il comprend, outre les pièces techniques, tous les documents nécessaires à la


passation des marchés.

o PEO ;
o Règlement Particulier d’appel d’Offre ;
o Modèle d’acte d’engagement ;
o CCAP ;
o STD ;
o Plan Particulier de Sécurité et de Protection de la Santé
(PPSPS) ;
o Plan d’Action Qualité (PAQ.

6) Les types de marché

a) LES MARCHES

Les marchés publics ou privés sont des contrats écrits passés pour la
réalisation des travaux, la livraison de fournitures ou les prestations de service. Ils
sont publics quand ils impliquent l’Etat, les collectivités décentralisées, les sociétés
d’Etat, les sociétés à participation publique majoritaire, le personnel de droit privé
agissant pour le compte de l’Etat ou des personnes morales de droit public
lorsqu’elles bénéficient des concours de l’Etat.

Ils sont dits privés lorsqu’ils impliquent les personnes physiques ou morales de droit
privé.

Au Burkina Faso le seuil maximal pour ne pas passer par la procédure de


marché est de 20 millions. En deçà on distingue les bons de commandes pour les
commandes inférieures à un million de FCFA et la lettre de commande comprise
entre un million et 20 millions.

b) LE MODE PASSATION DES MARCHES

7
- Marché par adjudication « ouverte » ou « restreinte » : ces marchés
comportent obligatoirement :
o La publicité de l’ouverture des soumissions et de l’attribution provisoires
du marché ;
o L’attribution du marché, s’il a été reçu au moins une soumission
répondant aux conditions du prix maximal fixé au-delà duquel aucune
attribution ne peut être prononcé ;
o L’attribution du marché au soumissionnaire le moins disant.

L’adjudication est dite ouverte lorsque tout candidat peut déposer une soumission.
Elle dite restreinte lorsque sont seuls admis les candidats agrées par la personne
responsable du marché avant la séance d’adjudication.

- Marché par appel d’offres« ouvert » ou « restreint » :l’avis d’appel public à


la concurrence est publié obligatoirement au bulletin officiel des annonces
des marchés publics.
- Appel d’offre ouvert avec présélection

Il concerne :

o Les travaux importants ou complexes


o Les fournitures fabriquées sur commandes
o Les services spécialisés

Il faut en outre préparer un dossier de présélection et préciser les critères


suivants :

o Identité du soumissionnaire, prestation déjà exécutée, quantité et


qualité du matériel et personnel, situation financière, engagement
en cours, personnel et matériel disponible, programme général
d’exécution des travaux

Seuls les candidats présélectionnés seront consultés

- L’appel d’offre ouvert avec concours

Il concerne les motifs d’ordre artistique justifiant les recherches particulières.


Un programme de concours doit être élaboré

8
- Consultation restreinte ou demande de proposition pour le marché
d’étude.

Il concerne les études courantes plus l’appréciation de la personne


responsable du marché :

Il s’agit de mettre en concurrence les consultants, pour ce faire il faut :

✓ Préparer les termes de références TDR


✓ Faire une estimation des couts (budget prévisionnel)
✓ Préparer une liste restreinte à partir de :
o L’expérience de l’administration
o Les représentants commerciaux
o Les associations professionnelles
o Les références des bailleurs de fond
- Avis de manifestation d’intérêt ou marché d’étude
Il se fait à l’appréciation de la personne responsable du marché,
en général pour des études spécifiques. Il s’agit :
o Lancer un avis public de candidature
o Envoyer un dossier de présélection aux bureaux intéressés,
sélectionner et les inviter, demander à déposer leur offres
o Chaque candidat doit fournir séparément une offre technique
et offre financière
o Evaluer les offres en 2 phases successives
o Négociation et signature

c) MODE DE REGLEMENT

Un marché public doit obligatoirement indiquer la forme du prix ou la forme de la


détermination dans les cas exceptionnels. Les formules pour rémunérer les travaux
sont :

- Les travaux à forfait


- Les travaux sur bordereau
- Les travaux sur série de prix
- Les travaux en régie

9
- Les travaux à dépenses contrôlées
✓ Les travaux à forfait

L’entrepreneur propose un prix global ou forfaitaire pour effectuer le travail. Le


mode de règlement est proposé dans le marché et fait l’objet de versement effectué
suivant l’état d’avancement des travaux. Les montants et les niveaux d’avancement
auxquels il doit être payé sont généralement arrêtés à l’avance.

✓ Les travaux sur bordereau

Les entrepreneurs établissent sur un bordereau fourni par le maitre d’œuvre,


les prix unitaires à appliquer sur chaque ouvrage élémentaire. Ils vont y mettre leur
prix en chiffre et en lettre. Et en cas de litige, la valeur en lettre prime

✓ Travaux en série de prix

On se base sur une série de prix (d’un service ou d’une grande société)
précisé à l’adjudication pour régler les travaux. Les prix unitaires peuvent être
majorés ou rabaissés par l’entrepreneur au moment de la soumission.

✓ Travaux en régie

Ce sont en général des travaux difficilement réalisables ou difficiles à


quantifier pour des anomalies de construction. Ils sont réglés compte tenu du temps
pour leur exécution et de la quantité de matériaux utilisée. L’entrepreneur majore
d’un certain pourcentage le prix de revient qui correspond aux frais généraux et à la
marge bénéficiaire de son élément

✓ Les travaux à dépenses contrôlées

Cette méthode est généralement appliquée quand les quantités ne sont pas
totalement prédéterminées. Ainsi, les différentes natures des travaux sont arrêtées
au fur et à mesure de l’avancement des travaux.

Il est conseillé de demander à l’entreprise une liste exhaustive des prix


possibles et leurs sous détails.

10
II- DEFINITION DES DIFFERENTES ETAPES D’UN PROJET EN PHASE DE
REALISATION

1) Signature du marché

La réalisation des ouvrages intervient après la conclusion du marché c’est à dire la


signature des pièces contractuelles du marché par la personne physique ou morale
responsable du marché et l’entrepreneur.
2) Ordre de Service (O.S.)
L’OS est un document écrit notifiant à l’entrepreneur qu’il peut commencer les
travaux ou lui notifiant toute autre instruction. Mais l’ordre de service de
démarrage des travaux ne vient qu’après la notification du marché lui – même.
3) Installation du chantier

L'entrepreneur se procure, à ses frais et risques, les terrains dont il peut avoir besoin
pour l'installation de ses chantiers dans la mesure où ceux que le maître de l'ouvrage
a mis éventuellement à sa disposition ne sont pas suffisants.

4) Les phases d'exécutions :


Une fois le chantier installé et dûment signalé par des signes distinctifs (
notamment clôture et publicité), l'entreprise commence par l'exécution des grandes
tâches, c'est à dire :
* Le décapage,
* Le terrassement,
* Les fondations.
Tout au long de ces opérations le maître de l'œuvre surveille l'exécution, coordonne
les travaux et vérifie les factures.

11
Le maître de l'ouvrage réceptionne les factures et honore le paiement de
chacune d'elles selon les termes du contrat. Les travaux achevés le client ou maître
de l'ouvrage prend possession de l'ouvrage et assure définitivement le règlement des
factures.
Cependant, cette réception peut être provisoire s'il est constaté l'existence de
défauts ou de malfaçon. On parle alors de réception provisoire. Si la réalisation est
conforme à la demande du maître de l'ouvrage des spécifications contenues dans le
cadre la réception définitive est opérée après l'aval d’un organisme technique de
contrôle dûment habilité. Cette procédure concerne surtout les marchés et contrats
impliquant des établissements publics. Cependant, rien ne s'oppose au recours à (
expertise ).
5) Surveillance du chantier

Elle s’exerce en permanence. Elle doit veiller à ce que les travaux soient exécutés
conformément au cahier des prescriptions techniques et aux règles de l’art.

Parfois dans les grands chantiers, la surveillance des travaux est confiée à plusieurs
personnes : certains sont responsables des terrassements, d’autres des ouvrages
etc. Il est nécessaire qu’il y ait un responsable global.

6) La Direction du chantier

Elle est assurée par la personne qu’on nomme généralement « l’ingénieur » dans le
marché, mais celui-ci peut être un technicien expérimenté. La direction est
responsable non seulement de la bonne exécution technique des travaux, mais aussi
financière.

7) Phase de repliement
Une fois les travaux achevés et l'ouvrage réceptionné, l'entreprise est tenue de
quitter les lieux fonctionnels ou opérationnels.
8) Garantie décennale
La garantie décennale est une obligation légale due par l'entreprise au maître
de l’ouvrage. Elle concerne la couverture des risques qui peuvent survenir durant les

dix ( 10 ) ans qui suivent la réception définitive.

12
CHAP :ETUDE DE LA MAIN D’ŒUVRE

I-Définition

Le terme main d’œuvre désigne le personnel productif travail sur le chantier ou qui
participe directement à la construction des parties d’ouvrage, comme c’est le cas en
atelier ou en usine de préfabrication ; pour les employées qui préparent les
matériaux, les façonnements.

Dans chaque tranche professionnelle de génie civil (bâtiment et TP), la main d’œuvre
est en plusieurs types.

II-Les différents types de main d’oeuvre

Il y en a 3 grandes catégories :

✓ -les I.A.C.: Ingénieurs Assimilés et Cadres: les chefs de services, les


conducteurs de travaux, les techniciens supérieurs, les chefs métreurs, les
chefs comptables,...
✓ -les E.T.A.M.: Employés, Techniciens et Agents de Maîtrise: les chefs de
chantiers,

les métreurs, les techniciens moyens des services techniques, les agents de
la gestion administrative.
✓ -la main-d’oeuvre ouvrière

C’est le personnel d’exécution. On distingue 5 catégories qui sont :

✓ OM: Les ouvriers manœuvres

Personnel de simple exécution sans responsabilité et effectuant des manutentions


ou des tâches auxiliaires ne nécessitant pas de spécialisation et adaptation préalable

✓ OS: Les ouvriers spécialisés

13
C’est le personnel effectuant les travaux simples nécessitant une spécialisation et
une adaptation préalable sans initiative particulières.

✓ OQ: Les ouvriers qualifiés

C’est le personnel effectuant les travaux pouvant appeler à des initiatives et


nécessitant des équivalences

✓ OHQ: Les ouvriers hautement qualifiés

C’est un ouvrier qualifié possédant par formation et par expérience une parfaite
maîtrise de son métier. Il effectue les travaux les plus délicats dans sa spécialité.

✓ Les chefs d’équipe

Ce sont des ouvriers qui ont une autonomie et à qui on confie des responsabilités.

A chaque catégorie correspond un indice salarial qui permet de déterminer le salaire.


Il existe deux sortes de hausses de salaires :

– Ancienneté : formation
– Hausse du point d’indice : Tous les salaires augmentent en même temps pour
compenser les hausses de prix.

14
III-Le Cout de la main d’œuvre

L’ensemble des couts de la main d’œuvre ne se limite pas au salaire de base de


l’ouvrier. On a le salaire de (SB), c’est-à-dire le salaire horaire de base d’un ouvrier. Il
travaille 5 jours / semaine à 8 h/jour donc 40h/semaine.

1) Heures supplémentaires :

Ce sont les heures rémunérées en plus du salaire mensuel lorsqu’elles sont


effectuées en plus de l’horaire convenu.

Majoration pour heures supplémentaires. Les heures accomplies au-delà de la durée


légale du travail ou de la durée considérée comme équivalente donnent lieu à une

15
majoration du salaire réel, déduction faite de l'indemnité de dépaysement fixée
comme suit :

➢ 15 % de majoration pour les heures effectuées de la 41e à la 48e heure


➢ 35 % de majoration pour les heures effectuées au-delà de la 48e heure ;
➢ 50 % de majoration pour les heures effectuées de nuit ;
➢ 60 % de majoration pour les heures effectuées de jour les dimanches et les
jours fériés ;
➢ 120 % de majoration pour les heures effectuées de nuit les dimanches et jours
fériés.
CALCUL
✓ H.N(Heures normales) : 40h x SB
✓ H.S (Heures Supplémentaires) :
o TYPE 1 : H.S entre 40h à 48 h/semaine. Les heures excédant 40h
dans la limite de 8h/J sont payées avec une augmentation de 15% du
salaire de base horaire (SB).
T1=n2h x 1,15 x SB
EX :Un ouvrier travaille 45h /semaine
n1=45h-40h =5h
HS1 = 5 x 1,15 x SB
o TYPE2:H.S au delà de 48h /semaine. Ces heures sont payées avec
une augmentation de 35% du salaire de base.
T2=n1h x 1,35 x SB
EX :Un ouvrier travaille 51h/semaine.
n1=8h
n2=3h

HS1=8 x 1,15 x SB

HS2= 3 x 1,35 x Sb

2) Les congés payés (CP)


L’entreprise doit accorder 4 semaines de congés payés par an et cela
correspond à 2 jours/mois ou 4 h /semaine.
CP=4h x SB

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3) Les absences exceptionnelles

Elles ne sont pas déduites du salaire pour des raisons reconnus par l’entreprise
(décès, événements familiaux).

Si on additionne tous ces couts, on obtient le salaire brut à payer par semaine
(S1).

A cela, l’entreprise peut décider d’ajouter des primes au pourcentage de S1 pour


obtenir S2.

S2= S1+Prime Ex : prime 4%

S2=S1+ 2%S1

4) Charges sociales
L’entreprise doit verser pour chaque salaire des charges sociales à la CNSS.
Si on ajoute ce pourcentage au total, on obtient le salaire S3.
S3=S2 + Charges sociales.
5) Indemnités

On peut enfin ajouter des indemnités telles que de repas.

Salaire total /semaine= S3+ indemnités.

6) Applications
Cas A SB=250 F/h Cas B SB=300 F/h Cas C SB=300 F/h
✓ 8h/J ✓ 9h/J ✓ 10h/J
✓ CP ✓ CP ✓ CP
✓ Primes 5% ✓ Primes 3% ✓ Primes 8%
✓ Charges 20% ✓ Charges 22% ✓ Charges 24%
✓ Repas 150 F /J ✓ Repas 200 F /J ✓ Repas 150 F /J

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Solution :
Cas A Cas B Cas C
H.N 40 x 250=10 000 40 x 300=12 000 40 x 300=12 000
HS1 - 5 x 1,25x300=1875 8 x 1,25x300
HS2 - - 2 x 1,50=
CP 4 x 250 =1000 4 x 300 =1200 4 x 300 =
S1 10000+1000=11000 - -
S2(Primes) 11000x1,05=11550 - -
S3(Charges) 11550 x 1,2=13550 - -
Indemnités 150 x 5=750 - -
repas
Total/Semaine 14610/semaine -/semaine -/semaine
Total F/h 14610/40=365,25 -/40=- -/40=-

IV-CALCUL DE L’EFFECTIF, COMPOSITION DES EQUIPES ET DU TAUX


HORAIRE MOYEN (THM)

CH=Crédit total d’heure alloué


Tu=temps unitaire de la tache concernée
Q= quantité d’ouvrage à réaliser
h=crédit d’heure consommer ou dépenser par ouvrier et par jour
J=Durée du travail prévue sur le planning
E=effectif
❖ CH=Tu × Q
❖ h=CH ∕j
❖ E=h ∕nombre d’heure de travail par jour
❖ Taux horaire moyen(THM)= ∑Taux horaire catégorie d’ouvriers×
nombre∕ nombred’ouvriers
❖ Déboursé sec moyen=THM × CH ou Déboursé sec moyen =

18
∑ (CH / nombre d’ouvrier) × catégorie d’ouvrier× nombre
correspondant

CHAP :POSTES DE TERRASSEMENTS

PRINCIPES D’ORGANISATION DE CHANTIER DE TERRASSEMENT

Le terrassement consiste à modifier la topographie d’un site conformément aux


indications pres-crites par des plans et des devis. Ces modifications peuvent être
modestes (excavation requise pour installer les fondations superficielles d’un
bâtiment), linéaires (aménagement d’une structure routière, construction d’une digue)
ou complexes (construction des approches d’un échangeur routier multiple).

1.1 Principes et séquences des opérations de terrassement


On distingue deux opérations majeures dans les activités de terrassement, le déblai
et le remblai. Le déblai consiste à retirer et à transporter sur le site du projet ou à
l’extérieur de celui-ci, des sols décapés ou excavés. Le remblai consiste à
transporter à partir du site du projet ou de l’extérieur de ce dernier, notamment des
bancs d’emprunt, des matériaux conformes à l’usage et aux spécifications prescrites
par les plans et devis du projet.

Si on les place en séquence chronologique, les opérations de terrassement se


réalisent se-lon l’ordre suivant :
1. Débroussaillage et essouchement
2. Décapage
3. Déblai et transport
4. Transport et remblai
5. Régalage/profilage
6. Compaction
7. Aménagement final

19
L’organisation des travaux et le choix des équipements et des méthodes de
terrassement s’appuient sur certains principes importants :
o Le coût unitaire des travaux de terrassement doit être le plus bas
possible;
o Le temps requis pour l’exécution du terrassement doit se conformer à
celui qui a été programmé et planifié;
o Les matériaux de remblai doivent être transportés le plus près possible
de leur position finale;
o Les méthodes de terrassement retenues doivent être respectueuses de
la régle-mentation (environnement, signalisation, horaire établi) en
vigueur.

Les paramètres qui régissent l’organisation des travaux de terrassement :


o Les caractéristiques et la nature du sol de déblai;
o Les caractéristiques du site de construction (encombrement, sécurité,
exiguïté);
o Les volumes de déblai et de remblai en regard de la durée prévue des
travaux;
o Les ressources disponibles (équipements et main-d’oeuvre
spécialisée);
o Les distances à franchir pour le déblai et le remblai.

1.3 Foisonnement et masse volumique des sols


La masse volumique des sols et des matériaux est l’expression de la masse par unité
de volume. Lors du traitement des données de travaux de terrassement, la masse
volumique s’exprime surtout en tonne par mètre cube (t/m³) ou en kilogramme par
mètre cube (kg/m³).

20
1.4 Charge utile
La capacité de chargement des équipements de transport est tributaire de trois
paramètres; le volume effectif de la benne de transport, la capacité structurale et
mécanique de l’équipement et au Québec, des restrictions de chargement
notamment lors des périodes de dégel et de gel. Le volume effectif de la benne de
transport se définit selon quatre types de chargement; à ras bord et avec cône de
chargement avec pente de cône de 1 :1, 2 :1 et 3 :1.

21
Exemple d’application :Calculez la charge et le volume effectifs de transport pour
un camion 10 roues transportant le gravier humide de l’exemple d’application
précédent sa-chant que la résistance de la suspension limite le chargement à 21
tonnes et que la benne a une capacité de chargement de 14,5 m³ ?
Volume de 21 t de gravier humide w=8% et foisonnée = 21 t ÷ 1,66 t/m³ = 12,65 m³
Charge et volume effectifs = 21 t et 12,65 m³

2.3 Les pelles hydrauliques


Les pelles hydrauliques sont munies de bras articulés et de godets permutables qui
permettent l’excavation dans des sols de nature variée.

2.7 Les camions


Il existe deux catégories de camions, les camions pour la circulation en réseau
routier normal qui possèdent 6, 10 ou 12 roues et les camions hors routes « off road
» dont les dimensions et leur poids ne leur permettent pas de circuler sur les chemins
publics. On retrouve les camions hors routes surtout pour l’exploitation de carrières
ou de mines. Les camions 6, 10 ou 12 roues sont fréquemment utilisées sur les
chantiers de terrassement de construction civile.
Les camions ont une seule fonction lors des opérations de terrassement, transporter
les matériaux de déblai ou de remblais. La production des camions est tributaire des
conditions de chantier, de la grandeur de leur benne, de leur capacité de
chargement, des temps fixes, de leur vitesse et des distances à parcourir.

Pour déterminer le nombre de camions requis pour desservir une chargeuse ou une
pelle mécanique, il faut faire le rapport entre la durée du cycle du camion et le temps
requis pour le charger9. Les chargeuses et les pelles hydrauliques sont des
équipements qui conditionnement souvent le rendement d’un chantier de

22
terrassement. L’arrêt ou le ralentissement de ces engins appelés « équipement
critique » se traduit par un ralentissement de la productivité globale d’un chantier. Il
faut donc que les équipements complémentaires comme les camions, les
compacteurs, les pousseurs soient en quantité suffisante pour que la pelle ou la
chargeuse ne soit jamais en situation d’attente. Ainsi, lorsque le nombre de camions
est inférieur à 7, on complète jusqu’à l’unité supérieure. Lorsque le nombre de
camions varie entre 7 et 13, on complète jusqu’à l’unité supérieure et on ajoute un
ca-mion. Finalement, pour des cas plus rares, lorsque le nombre de camions
dépasse 13, il faut compléter à l’unité près et ajouter 2 camions.

ORGANISATION DU TERRASSEMENT

❖ PROCESSUS DE CHOIX DU NOMBRE DE CAMIONS


1) Vérification de la capacité du camion (connaissant la masse
volumique MV et la charge utile CU).
Calcul du volume correspondant à la charge utile
MV=CU /V V=CU /MV (On choisit toujours le plus faible des 2 volumes (Taille
de la benne et le volume correspondant a la charge utile).
2) Rendement pratique(Rd) de la pelle
Rp = Rdth × Coef ou Rp =n rot /h × Coef × capacité godet
3) Etude du cycle
Letempscycle comprend 4 étapes : le temps chargement, le temps
aller, le temps de déchargement et le temps retour.
✓ Temps de chargement ou temps
d’occupation(TO)=Capacité ∕Rp pelle
✓ Temps aller=Distance / Vitesse chargé
✓ Temps retour=Distance / Vitesse Vide
✓ Temps du cycle=temps chargement+temps aller +temps de
déchargement + temps retour
4) Nombre idéal de camion (durant le cycle du 1er camion) .
Nombre de Camion (nC)=Durée de cycle∕Tps d’occupation
nC entier= très bonne organisation
nC non entier= 2 solutions à étudier (A par défaut par excès).

23
Cas A par défaut Cas B par excès
La pelle se repose Les camions se reposent
• Nbre de • Nbre de
voyage(Nv)=xh j∕Durée cycle voyage(Nv)=xh j∕Durée cycle
(par défaut) nouveau (nbre C ×TO)
(par défaut)

• Débit journalier • Débit journalier


=nbrC×nbr 𝑉 ×CapC =nbrC×nbr 𝑉 ×CapC

• Durée du chantier • Durée du chantier


=Vol foisonné∕Débit jour =Vol foisonné∕Débit jour
(par excès) (par excès)

• Dépenses • Dépenses
= (Durée × loc pelle)+(nbre Camion × = (Durée ×loc pelle)+(nbre
location C×Durée) Camion×location C×Durée)
Choisir la solution la plus économique

❖ AUTRES FORMULES RELATIVES AU TERRASSEMENT


➢ Production/h = Nv × Qm (m3 /h)
➢ Production réelle(Pr) =k ×Pth avec k <100%
➢ Efficience(k)=pratique ∕théorique
➢ Rendement =Quantité∕temps
➢ Capacité utile du godet=capacité nominale ×facteur de remplissage(R)
➢ Masse = volume(V) × masse volumique(MV)
➢ Rendement pratique de la pelle mécanique(Qo)
Qo=C ∕ (f × t) C=capacité nominale du godet
t=durée du cycle de la pelle
f=coefficient de foisonnement
✓ Nombre de cycle=volume à transporter ∕ (nbre de camion ×capacité du
camion)
24
✓ Temps d’utilisation d’un camion=Temps de cycle × temps de cycle d’un
camion
✓ Temps d’utilisation de la pelle=Volume de terre excavé ∕rendement de la
pelle
✓ Rendement=volume à transporter ∕Temps d’utilisation
✓ Vi=VT∕ (1-T) T=Coefficient de tassement
Vi=volume initial
VT=Volume tassé
✓ Vo=Vf ∕(1+fi) fi=Coefficient de foisonnement
Vo=volume en place
Vf=Volume foisonné

CHAP :ETUDE DU BETONNAGE

1 – INTRODUCTION

Pour un chantier de bâtiment, on aura globalement le choix entre deux méthodes :


o le Béton Prêt à l’Emploi (BPE), livré par camions toupies externes au
chantier,
o le Béton Fabriqué sur Chantier (BFC), réalisé sur site par un engin de
production (bétonnière ou centrale à béton)
Le choix du poste de bétonnage nécessite une étude conséquente dont l’élément
prépondérant est le prix de revient du m3 de béton.
Les facteurs à prendre en compte pour choisir l’une des deux options sont :

Ce prix et le choix final dépendent de nombreux critères, comme :


✓ la taille du chantier (volume de béton),
✓ la durée du chantier (durée montage et démontage BFC),
✓ la localisation du chantier : proximité d’une centrale BPE (< 50 km) et durée
delivraison ; facilité d’approvisionnement des constituants pour le BFC,
✓ l’espace disponible sur le chantier : pour du BFC, espace disponible ≈ 200 à
400m² avec la contrainte de positionner le malaxeur sous l’emprise de(s)
grue(s),
✓ la production journalière de béton (courante et exceptionnelle),
25
✓ les différents types de bétons imposés : différentes compositions (granulats,
liant,adjuvants, colorants),
✓ caractéristiques de la grue (charge maxi et emplacement, degré de
saturation),
✓ les disponibilités de matériels (parc entreprise et location)

2 – LES BÉTONS FABRIQUÉS SUR CHANTIER (BFC)


Suivant l’importance des travaux, on rencontrera 3 types de matériels de fabrication
des bétons sur chantier :
✓ les bétonnières à axe horizontal ou incliné
✓ les malaxeurs à axe vertical ou horizontal
✓ les centrales à béton mobiles

Dans le cas des bétonnières la cuve en rotation entraine le béton alors que dans le
cas des malaxeurs, la cuve est fixe en général, le béton étant entrainé par les pales
en rotation. Les malaxeurs permettent d’assurer des débits de béton plus grands et
de garantir une meilleure régularité de la production.
Les centrales à béton représentent un ensemble compact, transportable permettant
le stockage, le dosage et le malaxage des différents constituants du béton. Elles
peuvent être équipées de bétonnières à axe horizontal ou de malaxeurs à axe
vertical.
Dans la suite, nous ne nous intéresserons qu’aux centrales à béton.

Les centrales à béton :


Les centrales à béton de chantier sont facilement transportables sur remorques et
nécessitent une durée de montage et démontage relativement courte (1 à 2 jours).
Elles regroupent le(s) silo(s) à ciment, les parcs à granulats, le bras raclant ou skip
pour remplir la cuve du malaxeur et surtout un tableau de commande qui permet de
gérer exactement les paramètres de la composition de béton (teneur en eau, dosage
en adjuvant, dosage exact des granulats…).
La durée de malaxage est gérée en étudiant la puissance développée par les
palettes du malaxeur (wattmètre), la capacité de la cuve varie de 400 l à 1,5 m3 et la
production horaire courante s’étale entre 6 et 40 m3 (certaines atteignent même 200
m3/h).

26
Pour utiliser une centrale à béton sur un chantier, il est cependant nécessaire de
disposer de place (200 à 400 m²) et de libérer un accès pour l’approvisionnement
des silos et parcs ; il faut également prévoir l’installation électrique conséquente (15
kW et 45 A) et le traitement des eaux de lavage par bac de décantation.

3-LES ÉTAPES DE FABRICATION DU BÉTON


✓ Chargement des granulats dans la trémie de pesage à partir de leur
stockage en étoile à l’arrière de la centrale. Ce chargement est réalisé à partir
d’un rayon raclant équipé d’une chaîne à godets. Le rayon se déplace en
translation sur le stock pour rester en contact avec le tas de granulats au fur et
à mesure que celui-ci est consommé. Il existe d’autres systèmes de stockage
pour les granulats (silo à poches, trémies en ligne). Le chargement du ciment
stocké dans un ou deux silos est extrait par une vis sans fin.

✓ Pesage des granulats et du ciment. En général, le pesage des granulats et


du ciment sont indépendants. Ces pesages sont réalisés à l’aide de trémies
équipées de systèmes mécaniques (fléau) ou électroniques (jauges de
déformation) commandant l’arrêt de l’arrivée en matériau lorsque le poids
souhaité est atteint. Le transfert des granulats dans la cuve est assuré par un
tapis roulant et celui du ciment par une vis sans fin.

✓ Dosage en eau. Il se fait en volume par l’intermédiaire d’électropompes.

✓ Malaxage des constituants. Il est réalisé dans une bétonnière à axe


horizontal ou dans un malaxeur à axe vertical. L’ordre d’introduction des
constituants pendant le malaxage dépend de la nature de l’unité de malaxage
(bétonnière ou malaxeur)

✓ Vidage de la gâchée. Il est assuré par inversion du sens de rotation dans le


cas des bétonnières ou par ouverture d’une trappe dans le cas de malaxeurs.
Le béton est alors vidé dans une benne à béton ou une trémie d’attente

4-DÉTERMINATION DES CARACTÉRISTIQUES D’UNE CENTRALE À BÉTON

27
Si l’option BFC a été retenue par l’entreprise (cf. étude de rentabilité chap. suivant),
le choix du matériel doit être déterminé à partir des hypothèses ci-dessus :

V1=Volume en place, calculé au métré (béton malaxé et vibré)

v=pourcentage de réduction du à la vibration

V2=Volume malaxé (non vibré à la sortie de la bétonnière)

V3=Volume à sec des granulats avec une réduction de m% du au malaxage pour


obtenir V2 (m% =coefficient de malaxage).

✓ V1= (1-v ∕100) V2 ; V2= V1 ∕ (1-v ∕100) V1 < V2


✓ V3=V2 ∕(1-m∕100) V3 > V2
✓ Volume de béton à mettre en place par heure (V1/h=V1 ∕Durée en heures)
✓ Volume de béton à mettre en place par cycle (V1 /cycle=V1/h ∕nbre
cycle /h)
✓ Volume de béton malaxé par cycle (a la gâchée)
V2’=V1/cycle ∕(1-V ∕100). V=coefficient de vibration +perte
✓ Volume a sec malaxé par cycle
V3/cycle=V2/cycle ∕(1-m∕100)

28
Avec m%= coefficient de malaxage Ce volume permet de faire le choix de
la bétonnière

5-DÉTERMINATION DES CARACTÉRISTIQUES DE LA ZONE DE STOCKAGE


Le stockage des granulats dépend :
✓ de la surface disponible sur chantier
✓ du nombre et du volume de granulats à stocker
✓ du stock de sécurité nécessaire

En général, les granulats sont stockés en étoile. Ils prennent alors la forme de parts
de cône de rayon R, hauteur H et d’angle au centre .

Formule de calcul pour l’aire de stockage des granulats:


V = Pi r² h/3
3V = pi r3 h
R3 = 3 V / pi h

6 – LES BÉTONS PRÊTS À L’EMPLOI (BPE)

29
Les BPE sont fabriqués dans des centrales à béton de forte capacité. On distingue
deux types de centrales :
✓ les centrales de malaxage (95% du parc) : le brassage du béton est effectué
dans un malaxeur à poste fixe puis ce dernier est chargé dans les camions de
livraison
✓ les centrales de dosage (5% du parc) : les bétonnières portées se chargent de
malaxer les différents constituants préalablement dosés.
La livraison s’effectue par l’intermédiaire de camions toupies (de 6 à 10 m3) dont le
délai de transport est limité à 1h30 entre la fabrication de la gâchée et la mise à
disposition sur le chantier (durée variable en fonction de la température).
La mise en place dans les coffrages doit alors se faire dans les 30 minutes suivant
l’arrivée du camion toupie.
On distingue les camions toupies classiques, les camions toupies avec tapis
transporteur (l < 16 m), les camions toupies avec une petite pompe à béton :
l’utilisation de ces camions peut soulager la charge de grue.
Un des avantages du BPE est que l’entreprise commanditaire définit ces besoins et
n’est donc pas responsable des problèmes du produit livré : slump inadéquat,
résistance inférieure à celle demandée, délai de livraison > 1h30…
On distingue deux types de BPE :
✓ les Bétons à Caractères Normalisés (BCN) qui sont désignés à la
commande pardes caractères garantis (consistance, résistance garantie,
caractères supplémentaires imposés par le client) ; mais le producteur
conserve l’initiative de la composition dans les limites fixées par la norme NF
P-18-305,
✓ les Bétons à Caractères Spécifiés (BCS) dont l’ensemble des critères sont
définispar le client

Les BPE doivent répondre aux exigences de la norme NF EN 206 - 1. Cette norme
classe les BPE en deux catégories :

Dans ce cas, le fabricant a l’initiative de la composition (dans la limite de ce


qu’autorise la norme) mais doit garantir certaines caractéristiques du béton :
✓ la nature et la classe du ciment ainsi que la nature des additions éventuelles
entrant dans la composition du béton

30
Exemple : CPJ-CEM II/A 42,5 ou CPA-CEM I + V
✓ la granularité désignée par la dimension D du plus gros grain en mm

Exemple : 0/20
✓ la consistance mesurée au cône d’Abrams désignée soit par l’affaissement
mesuré au cône, soit par la lettre correspondant à une classe de consistance

7-COMMANDE, TRANSPORT ET LIVRAISON


La commande doit préciser en plus des caractéristiques garanties (BPS) ou de la
composition (BCP) :
✓ la quantité de béton en m3
✓ la date, l’heure et le lieu de livraison

Le transport des BPE est assuré par des bétonnières portées (ou camions toupies)
avec cuve tournante à axe incliné, de forme cylindro-conique ou biconique.
Les palettes hélicoïdales à l’intérieur de la cuve assurent l’agitation pour éviter la
ségrégation du béton.
La vidange est obtenue par inversion du sens de rotation de la cuve.
La durée cumulée du transport et de l’attente éventuelle sur chantier ne doit pas
dépasser 2 heures.
Les rajouts d’eau sur chantier par l’utilisateur de BPE sont strictement interdits.
Le déchargement se fait :
✓ par goulotte adaptée à la sortie de cuve
✓ à l’aide de tubes emboités qui permettent de prolonger le rayon d’action de la
goulotte de 4 à 5 m en contrebas

31
✓ au-delà, des tapis transporteurs permettent de décharger jusqu’à 10 m du
camion et sur des hauteurs de 5 à 6 m
✓ en cas d’accès difficile, un camion-pompe permet de livrer le béton à des
distances dépassant 150 m et sur des hauteurs de 100 m et plus.

8 – ETUDE ECONOMIQUE DU POSTE DE BETONNAGE

CALCUL DU PRIX DE REVIENT D’UN BFC


Le coût de fabrication du mètre cube de BFC dépend :
✓ des frais fixes indépendants de la quantité de béton à mettre en oeuvre.

Ce sont les frais d’installation et de repliement de la centrale et du silo à ciment


(réalisation du radier, bacs à décantation, montage et démontage du matériel,
location d’une grue mobile pour le montage du matériel, frais de branchement aux
réseaux, frais de transport,...) et les coûts de location
✓ des frais variables proportionnels à la quantité de béton à fabriquer.

Ce sont les frais des matériaux (granulats, eau, ciment, adjuvants), de l’énergie
consommée, du temps passé par le bétonnier pour réaliser un mètre cube de béton.

COÛT D’UN BPE


Le coût du mètre cube de béton livré sur le chantier est traité au meilleur prix après
négociation auprès des centrales de la région.
Les frais sont uniquement proportionnels au volume de béton livré.

32
NB : Pour unevaleurde béton inférieur au seuil de rentabilité, il faut choisir le
BPE et au-delà, il faut choisir le BFC

33
Exercice d’application : Seuil de rentabilité
EXEMPLE : CONSTRUCTION DE 84 LOGEMENTS

Le volume de béton à mettre en œuvre pour ce chantier est de 5000 m3. La


production moyenne prévue pour réaliser les plancher et les voiles est de 35
m3/j en 6 h. La durée des travaux est de 7 mois. Le coût horaire de la main
d’œuvre (y compris le bétonnier) est de 38 400F HT. La centrale à BPE la moins
disante propose un prix de 131 496 F HT par mètre cube.h / 35 m3 = 0,17 h/m3

Calcul des frais fixes

N° Désignation U Q P.U Total


HT
I INSTALLATION :CENTRALE
1 Transport u 1 450 000
2 Main d’œuvre h 50 38 400
3 Béton m3 4 137 700
4 Acier kg 200 2 316
5 Blocs creux 15 x 20 x40 m2 20 8 000
6 Bacs de décantation préfa u 1 750 000
7 Location grue mobile h 5 117 000
8 Montage -démontage forfait 1 600 000
II INSTALLATION :2EME SILO

34
1 Transport u 1 225 000
2 Main d’œuvre h 20 38 400
3 Béton m3 2 137 700
4 Acier kg 100 2 316
III Repliement : Centrale
1 Main d’œuvre h 30 38 400
2 Transport u 1 450 000
IV REPLIEMENT :2EME SILO
1 Main d’œuvre h 10 38 400
2 Transport u 1 450 000
3 Location : Centrale à béton mois 7 6 300
000
Montant total des frais fixes b =

calcul des frais fixes et variables : a


N° Désignation U Q P.U Total HT
I matériaux
1 ciment CPA CEM I 52,5 t 0,385 147 000

2 sable 0 / 5 t 0,850 19 800

3 gravillons 5 / 25 t 1,150 22 500

4 Eau m3 0,182 3 000


II Energie Kw/h 1,33 900

III Main d’œuvre (bétonnier) h 0,17 38 400

Montant total frais fixes et variables a =

Déterminer le seuil de rentabilité.

35
CHAP :ETUDE D’UNE OFFRE

I-Définition

1) Temps unitaire
Le temps unitaire est le temps élémentaire pour exécuter une unité de tache
comme s’il n’y avait qu’un seul ouvrier.
Tu=1/Rd
Il s’exprime en heure par unité de tache. Résultat donné au centième.
Importance d’un bon TU :
✓ Respect du délai d’exécution du chantier ;
✓ Estimer le cout de la construction ;
✓ Prévoir le nombre d’ouvrier sur le chantier.

o Temps unitaire individuel : Tu=1∕Rd


o Temps unitaire individuel =Temps unitaire équipe x nombre
d’ouvriers
o Temps unitaire individuel = somme des T.U. des ouvriers

2) Rendement

36
C’est la quantité de tache exécuté par unité de temps.

On distingue le rendement d’équipe et le rendement individuel.

Remarque : Le temps unitaire et le rendement sont l’inverse l’un de l’autre.

Rd=1/Tu

✓ C’est la quantité de tache exécuté par un ensemble d’ouvrier par unité de


temps
✓ C’est la quantité de tache exécuté par un seul ouvrier par unité de temps.

o Rendement de l’équipeRdéq=1∕ Tu eq
o Rendement individuel=Rendement de l’équipe/ nombre d’ouvrier
o Rendement journalier=Rd horaire × nbre d’heure de travail par jour

3) Cout en heure (CH)

Encore appelé quantome d’heure, crédit global d’heure, il est égal au nombre
d’heure total nécessaire pour exécuter une tache complète. Le cout en heure
s’exprime toujours en heure.

✓ Cout en heure(CH)= Quantité × Tu


✓ Cout en heure= Durée × Nombre d’ouvriers × Nombre d’heures de travail
par jour
4) Durée en heure

C’est le nombre d’heure écoulé entre le début et la fin de la tâche. Elle s’exprime
en jour si le nombre d’heure de travail est supérieur à 8 h.

5) Temps improductifs

Les temps improductifs correspondent aux pertes de temps prévisibles, car elles
découlent de certaines obligations légales ou contractuelles telles que les clauses
contenues dans les conventions collectives.
(Exemple : Temps de déshabillage sur le chantier, temps perdu pour la paye,
etc.)

37
II-EVALUATION DU COUT D’UNE CONSTRUCTION

A-METHODE SIMPLIFIEE

1) Les prix unitaires

Pour l’élaboration rapide du devis estimatif sans étude complète, on utilise les prix
unitaires forfaitaires adopté à chaque ouvrage élémentaire entrant dans la
construction. Ce prix unitaire est d’après l’expérience de l’entreprise et comprend
les matériaux, le matériel et la main d’œuvre.

On peut aussi évaluer le déboursé sec (DS) d’un ouvrage élémentaire en


multipliant quantités et prix unitaires.

2) Notion de coefficient global ou coefficient d’adjudication,

Une construction engendre des couts qui ne sont pas liés directement aux ouvrages
élémentaires (installation du chantier, fonctionnement de l’entreprise…)

On peut utiliser un coefficient global qui permet de tenir compte de tous ces
autres couts. Ce coefficient est propre à chaque entreprise selon les couts et le type
de projet (1,3 à 1,5).

PVHT=Ds x Cg

B-ANALYSE DETAILLEE DU PRIX D’UNE CONSTRUCTION

1) Cout de réalisation

Il ya deux types de couts sur un chantier.

✓ Déboursé sec : Cout du bâtiment proprement dit


✓ Frais de chantier (FC) : fonctionnement du chantier
La somme des deux constitue le déboursé total (DT).
DT=DS+FC

2) Couts indirects (non lié au marché).

38
C’est l’argent qui n’est pas de boursé sur le chantier non compris dans le
déboursé total (DT) mais il faut en tenir compte dans le prix de revient de la
construction si non l’entreprise ne pourra plus fonctionner ;

a) Frais généraux (FG)


On les décompose souvent en deux catégories, soit :
✓ Les frais industriel
Ils comprennent, l'ensemble des dépenses communes à plusieurs chantiers de
l'entreprise et qu'il n'est pratiquement pas possible de ventiler entre ces différents
chantiers.
(Exemple : Utilisation d'un véhicule de liaison entre plusieurs chantiers d'une
entreprise, le fonctionnement d'un atelier central de menuiserie métallique ou
bois, etc.)

39
✓ Les frais de siège ou frais de siège social
Ils comprennent l'ensemble des dépenses qu'il n'est pas possible d'imputer
directement au compte d'exploitation des différents chantiers et qui,
naturellement, ne figurent pas dans les « frais industriels »
(Exemple : Frais de direction, honoraires, frais de bureau di siège, assurances,
etc.).

b) Frais de marché (Fm)


Les « frais de marché » ou+« frais dus au marché» sont des dépenses affectables à
un chantier ou à un marché déterminé, mais qui ne sont nécessaires, ni à l'exécution,
ni à la gestion courante l'entreprise.
Il s’agit le plus souvent, de dépenses imposées à l'entreprise par les conditions
contractuelles, commerciales ou financières du marché.
Il existe deux catégories de « frais de marché».
L’ensemble des couts liés au chantier plus les couts indirects donnent le prix de
revient de la construction.

3) PVHT et PVTTC

Le prix de vente hors taxes (PVHT) est la part qui revient à l’entreprise. Il
comprend :

a)Prix de revient (Pr)


✓ Le prix de revient, Pr, est constitué par l'ensemble des éléments suivants :
✓ Les déboursés totaux Dt,
✓ Les frais généraux, Fg,
(a) (b)
✓ Les frais de marché : Fm et Fm ,
PR=DT+Fg+Fsp
PR=DT+FC+Fg+Fsp

b) Bénéfice et aléas (B)


On désigne sous cette appellation de « Bénéfice et aléas » l'élément du devis que
constitue la marge qui sépare le prix de revient du prix de vente. Le montant du
bénéfice est toujours de 1 à 6 % du PVHT.

40
PVHT=PR+B

Le prix de vente toutes taxes comprises est le prix payé par le client.

PVTTC=PVHT+TVA

• DS=Déboursé Sec (matériaux, matériels, main d’œuvre, matières


consommable)
• DT=Déboursé Total(cout de réalisation)
• PVHT=Prix de Vente Hors Taxe (Prix reçu par l’entreprise)
• PVTTC=Prix de Vente Tout Taxe Compris (Prix payé par le client).
• Cg=Coefficient global TVA=Taxe sur la Valeur Ajouté
• DS ×Cg=PVHT PVHT=PVTTC- (Part TVA)
• Cg=PVHT/DS 1,5 < Cg <1,8

SCHEMATISATIONS DE L’ETUDE DE PRIX LORS DE


L’ELABORATION D’UN DEVIS QUANTITATIF ESTIMATIF
41
DESIGNATIONS UNITE QUANTITE PRIX TOTAL OU
ELEMENTAIRE D’ACHAT DEBOURSE SEC

1 2 3 4 5

Matériaux : (sable, gravier, ciment, acier, coffrage, M3 ou Matériaux Valeur HT Part de matériaux
eau etc ….) m2 ou élémentaires rendu sur = (3) x (4)
kg chantier
etc.

Matériels : (Bétonnière, grue, etc…) Besoins Prix Part de matériels


élémentaires d’utilisation = (3) x (4)
horaire

Matières consommables : (électricité, carburant M3 ou Besoins Valeur HT Part de matières


etc…) l etc. élémentaires rendu sur cons.
chantier = (3) x (4)

Main d’œuvre U exécution Valeur HT Part main d’œuvre


= (3) x (4)

DS de l’unité d’ouvrage élémentaire ∑ des DS (5)

FC =

DT= ∑DS+FC =

FG =

PR=DT+FG =

42
Marge bénéficiaire =

PVHT=PR+B =

Taxes =

PVTTC= PVHT+Taxes =

43
CHAP : LES PLANNINGS

I-GENERALITES

1) Définition

Le planning est la fonction d’ordonnancement des tâches ou services a réaliser. Par


extension les plannings est un ensemble de tableau et de graphique concrétises
toutes les différentes formes de concrétise d’utilisation des ressources afin qui les
contraintes soient maîtriser et respecter.

2) But

Un planning bien conçu doit être un instrument de travail pouvant permettre la


régulation et le contrôle constant du chantier.

3) Les techniques de planification

Ces techniques sont principalement des méthodes graphiques qui


représentent des combinaisons d’activités dans le temps.

Il existe deux groupes de modes de représentation

✓ Le mode de représentation avec une échelle de temps


✓ Le mode de représentation où les combinaisons d’activités apparaissent sous
forme de graphes

4) Les types de planning

a-Plannings prévisionnels

✓ Planning du maître d'œuvre


Il est élaboré au moment de la préparation du dossier d'appel d'offres et dont
l'objectif est de fixer les délais d'exécution global ainsi que la période
d'intervention par corps d'états. Il est donné simplement à titre indicatif.

44
✓ Planning de soumission
✓ il est élaboré par l'entrepreneur au moment de la soumission
✓ il tient compte des contraintes de délais du planning du maître d'œuvre
✓ il tient compte des liens logiques entre les différentes tâches par corps d'état
✓ il propose un séquencement des tâches selon le savoir-faire et les moyensde
l'entreprise.

b) Planning d'exécution

✓ il est élaboré par l'entreprise adjudicataire avant le démarrage des travaux


✓ il est plus détaillé que le planning de soumission en tenant compte :
o de la complexité du projet
o des spécificités du site
o des possibilités de fragmentation
o des possibilités de standardisation
o des cadences envisageables suivant le mode contractuel
o des moyens matériels et ressources disponibles au démarrage des
o travaux.
✓ Il permet l'élaboration de divers plannings opérationnels que sont :
45
o le planning des approvisionnements
o le planning de recrutement du personnel
o le planning d'utilisation du matériel
5150
II-LE PLANNING ou DIAGRAMME DE GANTT

Le diagramme de GANTT ou planning à barres est un concept développé vers 1917


par l’ingénieur Américain Henry GANTT. Ce planning représente graphiquement le
réseau PERT et est souvent utilisé en complément de ce dernier. Il permet le suivi
des différentes opérations mises en œuvre et leur réajustement compte tenu
d’éventuels aléas (ex : retard).

La relative facilitée de lecture des diagrammes GANTT en a fait un outil utilisé dans
la quasi-totalité des projets. Il est utilisé dans la plus part des logiciels de gestion de
projet tels que Microsoft Project, GANTT-Project etc.

1) Buts du diagramme de GANTT :


✓ Déterminer la durée optimale nécessaire pour réaliser de bout en bout un
projet ;
✓ Visualiser l'enchaînement des différentes tâches et étapes du projet ;
✓ Calculer les marges des différentes tâches du projet
✓ Identifier les tâches critiques (tâches pour lesquelles aucun retard ne sera
toléré)
✓ Gérer au mieux l’utilisation des ressources ;
✓ Suivre au quotidien l'état d'avancement du projet ;
✓ Prévoir suffisamment à l'avance les actions correctives à entreprendre en cas
de retard ou de dépassement des charges prévues.
✓ De façon pratique, sur chantier il renseigne sur :
✓ la durée d’une tâche,
✓ le moment où elle débute et celui où elle s’achève au plus tôt et au plus tard.
✓ l’état d’avancement.
2) Composantes du diagramme de GANTT

Dans un diagramme de GANTT, on représente :

- En abscisses : le temps (exprimées en mois, en semaines ou en jours)

46
- En ordonnées : les différentes tâches (ou postes de travail)

Le temps estimé pour chaque tâche se modélise par une barre horizontale dont
l’extrémité gauche est positionnée sur la date prévue de démarrage et l’extrémité
droite sur la date prévue de fin de réalisation.

- La première colonne du tableau contient les noms des tâches ;


- La seconde colonne du tableau contient la durée des tâches ;
- Les colonnes suivantes représentent des unités de temps exprimées en mois,
en semaine en jours ou en heures ;
- Chaque ligne du tableau ne contient qu’une seule tâche ;
- Chaque tâche est représentée dans la zone de planification par un rectangle
épais dont la longueur est proportionnelle à sa durée d'exécution prévue ;
- L’intervalle correspondant aux dates de début et fin de ce rectangle
représente les dates de début et de fin de la tâche concernée ;
- La progression réelle dans l’exécution d’une tâche est indiquée par le
remplissage de ce rectangle (ou par un trait de couleur différente et parallèle
au trait épais) ;
- La longueur de ce remplissage (ou l'avancée du trait en pointillé) par rapport à
la date du jour permet de mesurer les performances, détecter les retards dans
l’exécution des tâches et de prendre par anticipation des mesures correctives ;
- Les liens de dépendance entre les tâches sont matérialisés par de simples
flèches. (relations d'antécédence et de succession) ;
- Le chemin critique est formé par la succession des tâches pour lesquelles le
délai de réalisation est le plus long sur le graphe. Le moindre retard sur l’une
de ces tâches affecte directement l’ensemble du projet.

3) Construction du GANTT

Pour construire un diagramme de Gantt, on suit les différentes étapes de réalisation


suivantes :

- On identifie les tâches sans antécédent et on les trace dans la zone de planification
en fonction de leur date de début et de fin ;

47
- On identifie ensuite les tâches dont les antécédents sont exclusivement les tâches
précédentes et on les place sur le diagramme ;

- On continue ainsi jusqu’à ce que toutes les tâches soient représentées dans la
zone de planification ;

- Durant la phase d’exécution, on représente par un trait parallèle en pointillé à la


tâche planifiée la progression réelle du travail.

4) Avantages :

1. Facile à établir
2. Facile à lire
3. Compréhensible par chacun, sans formation spéciale
Inconvénients :
Difficulté de représentation de tous les rapports entre activités multiples

III-LA METHODE PERT

Le mot Pert (program evaluation and review technique), signifie en français «


technique d'évaluation et d'examen de projets », ou encore « Technique
d’élaboration et de mise à jour de programme ». C’est une méthode
d’ordonnancement basée sur la théorie des graphes, et visant à optimiser la
planification des tâches d'un projet. Elle s’attache surtout à mettre en évidence les
liaisons qui existent entre ces différentes tâches et à définir le chemin critique.

C’est une méthode mise au point aux USA en 1958 par Willard FRAZARD.

La méthode de PERT permet de venir compléter l’outil GANTT en montrant les


liens entre les différentes tâches et les connections qui en découlent.

1) SYMBOLIQUE DU PERT:

La méthode PERT comme dit, s’attache surtout à mettre en évidence les liaisons qui
existent entre les différentes tâches du projet et à définir le chemin dit « critique ».

Représentation d’une tâche ou opération « A » avec sa durée « t ».

48
Représentation d’une étape (début ou fin d’une tâche) avec son numéro

« N° », le temps de réalisation au plus tôt « i » et au plus tard « j ».

On appelle réseau,diagramme ou graphe de PERT, l’ensemble des tâches et des


étapes qui forment le projet.

Le graphe PERT est composé d’étapes et de tâches

2) Les tâches

On représente les tâches par des flèches. La longueur des flèches n’a pas de
signification; il n’y a pas de proportionnalité dans le temps.

3) Les étapes

On appelle étape, le début ou la fin d’une tâche.

Exemple de représentation de l’étape 1. Habituellement on numérote les étapes. On


indique aussi leur temps de réalisation au plus tôt et au plus tard.

4) Les règles

Toute tâche a une étape de début et une étape de fin.

Une tâche suivante ne peut démarrer que si la tâche précédente est terminée.

Deux tâches qui se succèdent immédiatement sont représentées par des flèches qui
se suivent.
49
Deux tâches C et D qui sont simultanées (c’est à dire qui commencent en même
temps) sont représentées de la manière suivante:

Deux étapes E et F qui sont convergentes (c’est à dire qui précèdent une même
étape G) sont représentées de la manière suivante:

Parfois, il est nécessaire d’introduire des tâches fictives (Trait en pointillé). Une tâche
fictive a une durée nulle. Elle ne modifie pas le délai final. Par exemple, si la tâche K
succède aux tâches H et J, et que la tâche L succède seulement à la tâche H, on
représentera le problème de la manière suivante:

5) ELABORATION DU RESEAU PERT :

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a) Règles fondamentales:

- Un réseau possède toujours une étape de début et une étape de fin.

- Il n’y a jamais de retour, les flèches vont toujours de gauche à droite.

- La tâche suivante ne peut démarrer que si la tâche précédente est terminée.

b) Établir la liste des tâches :

Pour commencer, il faut lister les différentes opérations qui permettent la réalisation
du projet ainsi que leur durée (dans certains projets, il est également nécessaire de
déterminer les ressources nécessaires pour accomplir les tâches). Chaque tâche
sera codifiée afin d’alléger la représentation graphique du réseau.

Le plus simple est de regrouper toutes ces informations sous la forme d’un tableau.

Codification Tâches Durée en jours Ressources

c) Déterminer les conditions d’antériorités :

Quelle(s) tâche(s) doit être terminée immédiatement avant qu’une autre ne


commence ?

Quelle tâche doit suivre une tâche terminée ?


Pour terminer le tableau il s'agit de classer les tâches dans l'ordre de leur exécution
et de déterminer les différents niveaux du projet. Un niveau est un ensemble de
tâches qui peuvent être effectuées lorsque les opérations des niveaux précédents
sont terminées. Le premier niveau est constitué par les tâches sans antécédents.

On pourra utiliser la « méthode des rangs » qui consiste à affecter chacune des
tâches d’un rang dans le déroulement des travaux (tâche sans antécédent de rang 1;
tâche ayant pour dernier antécédent « n » de rang n+1,.etc.

Le graphe sera ensuite soit directement saisi (utilisation d’un logiciel de planification),
soit construit manuellement tâche après tâche sous forme d’avant-projet mis en
forme sur des feuilles pré-quadrillées sur lesquelles on aura préalablement reporté

51
les numéros de rangs. En cas de saisie informatique, il arrive que le coordonnateur
choisisse d’effectuer au préalable une mise en forme papier (avant projet sans lien ni
durées).

Tâche(s) Tâche(s)
immédiatement Tâche à réaliser immédiatement
antérieure(s) postérieure(s)

6) CALCULS DU RESEAU

Le calcul du réseau PERT consiste à déterminer le paramètre temps de ce


réseau. On peut faire ce calcul soit dans un tableau soit dans ce réseau lui-même.

a) Définitions
➢ La date de début au plus tôt d’une tâche: il s'agit de la date à laquelle la
tâche pourra être commencée au plus tôt, en tenant compte du temps
nécessaire à l'exécution des tâches précédentes.

Elle est obtenue en cumulant la durée des tâches qui précèdent sur la séquence la
plus longue. Donc, pour déterminer la date au plus tôtd'une tâche, il faut parcourir le
diagramme de gauche à droite et calculer le temps du plus long des chemins menant
du début du projet à cette tâche.

On initialise le sommet DEBUT avec une date au plus Tôt = 0.

Date au plus tôt de la tache j = Max( date au plus tôt de i + Durée Ti,j) pour tous les
prédécesseurs i de j.

➢ Les dates au plus tard : il s'agit de la date à laquelle une tâche doit être
commencée à tout prix si l'on ne veut pas retarder l'ensemble du projet, c'est-
à-dire remettre en cause la durée optimale de sa fin.

Pour déterminer la date au plus tardd'une tâche, il faut parcourir le diagramme de


droite à gauche, et soustraire de la date au plus tard de la tâche suivante la durée de

52
la tâche dont on calcule la date au plus tard. S'il y a plusieurs sous-chemins, on
effectue le même calcul pour chacun et on choisit la date la plus petite.

On initialise à l’étape terminale, le dernier sommet par la date au plus tard = date au
plus tôt.

Date au plus tard i = Min (Date au plus tard de j – durée Ti,j) pour tous les
successeurs j de i.

➢ On peut alors déterminer le chemin critique : c'est-à-dire le chemin sur lequel


aucune tâche ne doit avoir de retard pour ne pas retarder l'ensemble du
projet.

Il correspond à la succession de tâches sur le chemin le plus long au sens des


durées. Les tâches possédant une date au plus tôt égale à leur date au plus tard font
partie du chemin critique

Pour toutes les tâches du chemin critique, les dates au plus tôt et au plus tard
coïncident.

➢ La marge totale : La marge totale d'une tâche correspond au retard que l'on
peut prendre à sa mise en route ou au cours de son exécution sans que cela
change la durée totale du projet, mais qui remet en cause le calendrier des
tâches qui suivent.

C’est la différence entre la date au plus tôt et la date au plus tardd'une tâche.
MARGE TOTALE = DATE DE FIN AU PLUS TARD - DATE DE DEBUT AU PLUS
TOT - DUREE DE LA TACHE

➢ La marge libre sur une tâche est le retard que l’on peut prendre dans la
réalisation d’une tâche sans retarder la date de début au plus tôt de toute
autre tâche qui suit.
MARGE LIBRE = DATE DE FIN AU PLUS TOT - DATE DE DEBUT AU PLUS
TOT - DUREE DE LA TACHE

b) EXEMPLE

Il est demandé d’établir le réseau Pert du listing suivant, d’en établir les diagrammes
GANTT et GANTT lié.

53
LISTING DES OPERATIONS A ORDONNANCER

Durée Tache Opération à Rang


antécédente réaliser d’enclenchement

2 Néant A 1

3 A B 2

4 B C 3

8 A D 2

5 DLM E 4

4 DLM F 4

2 H G 3

7 A H 2

2 CE I 5

9 DLMG J 4

2 FIJ K 6

3 H L 3

2 B M 3

54
SOLUTION

(CLASSEMENT PAR RANG D’INTERVENTION)

TABLEAU DES CALCULS DE MARGES


Opérations Date d’arrivée des marges Valeurs des
moyens
Etape début Etape finale

Repère Durée Plus tôt Plus Plus tôt Plus Totale Libre
tard tard

A (1) (2) (3) (4) (5) 5-(2+1) 4-(2+1)

2 0 0 2 2 0 0

B 3 2 2 5 10 5 0

C 4 5 10 17 19 10 8

D 8 2 2 12 12 2 2

55
E 5 12 12 17 19 2 0

F 4 12 12 21 21 5 5

G 2 9 9 12 12 1 1

H 7 2 2 9 9 0 0

I 2 17 19 21 21 2 2

J 2 21 21 23 23 0 0

K 2 21 21 23 23 0 0

L 3 9 9 12 12 0 0

Chemin critique : A, H, L, J, K

DIAGRAMME GANTT PLANNING GANTT

DIAGRAMME GANTT LIE

56
PLANNING GANTT LIE

57
CHAP :ORGANISATION DE CHANTIER

1-GENERALITES
Un plan d’installation de chantier (P.I.C.) est généralement établi à partir d’un plan
masse et définit les matériels « fixes » nécessaires à la réalisation des ouvrages et
les cantonnements pour accueillir le personnel du chantier. Il sert aussi à obtenir:
- les autorisations d’installations de grues, de survol des grues sur les terrains ou les
bâtiments voisins, de travaux sur la voie publique, de déviation de voie, etc.,
émanant des services techniques des mairies ou des préfectures de police, - les
autorisations d’installer le chantier suivant les règles d’hygiène et de sécurité des
services de l’inspection du travail.

2 – ROLE DE L’INSTALLATION DE CHANTIER

2.1. – ORGANISER LE DEROULEMENT DU CHANTIER


o à étudier lors de la préparation au bureau des méthodes,
o prévoir les différentes phases de réalisation en déplaçant le moins
possibles les hommes,
Les matériels, les matériaux (y compris lors du repliement du chantier),
o faciliter la cohabitation et le dialogue entre les différents corps d’états,
o utiliser au mieux possible l’espace disponible notamment en chantier
urbain
2.2. – ORDONNER LE CHANTIER
o gain de temps : diminue les temps unitaires (T.U.),
o évite les pertes (matériaux) et double emplois (matériels),
o améliore la sécurité : humaine + matériel (clôture + gardiennage +
alarme),
o améliore la qualité (réussir du premier coup au moindre coût),
o « vitrine » pour la maîtrise d’oeuvre et les entreprises.

2.3. – POSITIONNER LES ELEMENTS

58
o humains : rendez-vous, accident,
o matériels : livraison, déplacements,
o réseaux : fuites, pannes, raccordements utilisation de grillages
avertisseurs et tubes de couleurs normalisées

3 - LOCALISATION ET FONCTIONS DES DIFFERENTS POSTES

59
Un plan d’installation de chantier doit faire apparaître en plus des postes principaux
définis ci-dessus, la position :
o des obstacles naturels (végétation, roche) et industriels (poteaux,
regards),
o du panneau de chantier (N° permis de construire, noms des maîtres
d’oeuvre et d’ouvrage, noms et qualités des entreprises, délais,
coûts…), • des accès et des voies de circulation,
o de la benne à gravas
o du poste de lavage éventuel des camions...

4-LE CONTROLE DE QUALITE


Le contrôle de la qualité est une attribution spécifique au maître d'oeuvre qui,
par la nature de son contrat, doit une obligation de moyens quant à la vérification de
la conformité des travaux aux pièces du marché et aux règle de l'art. Le maître
d'oeuvre ne peut exercer sa mission de contrôle sans visite de chantier. Dès le
60
commencement des travaux, il faudra en fixer le nombre ou la périodicité, avec et
ans l'entrepreneur, régulière et inopinée.

5- LE BILAN FINANCIER
Le déroulement des travaux doit faire l'objet d'un suivi financier, celui-ci
impliquant que soient faites des prévisions de paiement des entreprises, en fonction
de l'avancement des travaux. Cet échéancier de versement des acomptes est utile
au maître de l'ouvrage afin qu'il prévoie le déblocage des sommes en temps voulu, et
aux entreprises pour leur prévision de trésorerie.
Le responsable de la maîtrise d'oeuvre durant les travaux devra veiller à ce que le
coût réel des travaux ne dépasse pas le montant prévisionnel.
Très tôt, ce responsable devra prendre connaissance de ce montant prévisionnel,
puis du bilan de l'opération établie sur les bases des montants de marché.
Il devra s'apercevoir que le coût des travaux s'incère au sein d'un ensemble de
dépenses et qu'un dépassement de coût n'est pas possible, sauf dans une marge
étroite qu'il devra connaître.

6-PLAN D'IMPLANTATION DES OUVRAGES


C'est le plan qui permet à l'entreprise d'implanter les ouvrages pour les réaliser
conformément aux plans dressés par le maître d'œuvre.
Ce plan doit être établi avec le maximum de précisions sur la base du plan
topographique.
Pour établir ce plan, il est toujours souhaitable de demander l'intervention d'un
géomètre-expert .
Le plan d'implantation doit être exécuté par le maître d'œuvre qui le transmet par
ordre de service à l'entrepreneur.

7-LES REUNIONS DE CHANTIER


Les réunions de chantier constituent un moment fort de la vie du chantier ; elles
sont le point de rencontre et de communication entre les différents partenaires. De la
qualité de leur préparation et de la qualité de l’animateur de ces réunions dépendra
enpartie la bonne marche du chantier.
Ces réunions ont pour but :
D'informer et de prendre les décisions vis-à-vis des actions à engager.
61
Trouver des solutions aux problèmes qui pourrait se déclarer.
De permettre la rencontre des divers participants.
L'animateur de cette réunion doit avoir à la fois l’esprit d’analyse et de synthèse, faire
preuve de méthodologie dans la décision et garder à l’esprit la démarche suivante :

Les types de réunion :


✓ Réunions de chantier hebdomadaire :traiter les problèmes d'une façon
détaillée.
✓ Réunions de chantier mensuelles :elles permettent de faire le point de l'état
d'avancement du chantier et de tous les problèmes concernant les travaux d’une
manière plus générale que lors de la réunion hebdomadaire.

8- LE CERTIFICAT DE CONFORMITE
A l'achèvement de l'opération de construction, la conformité des travaux avec la
projection établie par le permis de construire est constatée par un certificat de
conformité. Le certificat de conformité est une opération de contrôle fondée sur la
comparaison entre l'intention et la réalisation finale. Le certificat de conformité, bien
que souvent mal connu, est obligatoire.
La procédure d’établissement du certificat de conformité est bien précise. Elle met en
présence les différents intervenants dans l’opération de construction.

9-LE RECOLEMENT DES TRAVAUX


Le recollement des travaux est l’état définitif des travaux réellement réalisés à
l’achèvement.
Le responsable concerné s’assure, s’il y a lieu , par le moyen d’un recollement des
travaux , que ceux-ci ont été réalisés conformément , soit aux projections du permis
de construire , soit aux règlements régissant l’urbanisme et toutes les obligations qui
s’imposent aux constructeurs.
La notion de constructeur est assimilée ici au maître de l’ouvrage ; mais elle peut

62
signifier aussi l’entrepreneur. La question, dans ce dernier cas, prend une autre
dimension.
Le recollement est une opération de contrôle fondée sur la comparaison entre
l’intention et la réalisation finale.

10-DELIVRANCE DU CERTIFICAT DE CONFORMITE


Dans un délai de trente ( 30 ) jours à partir de l’achèvement des travaux, une
déclaration d’achèvement est établie conformément aux modèles fixés par le

Ministère chargé de l’Urbanisme. Cette déclaration et signée par le constructeur et, le


cas échéant, par un architecte.
Si les travaux ont été réalisés dans des conditions régulières, le Directeur Wilayal
chargé de l’Equipement délivre le certificat de conformité dans un délai de trois ( 03 )
mois. Dans le cas contraire, le constructeur est avisé dans les mêmes délais par le
Directeur en question qui indique expressément les motifs pour lesquels le certificat
de conformité ne peut être délivré.

11-RECEPTION PROVISOIRE ET RECEPTION DEFINITIVE


La réception d'un ouvrage est une procédure définie réglementairement et doit
s'opérer aussi conformément aux clauses des cahiers des charge. Elle s’opère en
deux temps pour permettre de mieux cerner les éventuelles défectuosités dans la
réalisation qui restent à la charge de l’entrepreneur.

a) RECEPTION PROVISOIRE
Lorsque tous les travaux sont entièrement achevés, l'architecte en fait la
réception provisoire avant de les livrer à son client ( maître de l'ouvrage ).
La réception provisoire marque une date à partir de laquelle les entrepreneurs ont le
droit d’encaisser la totalité du montant global des travaux à l’exception de la retenue
de garantie.
Pour les travaux de faible importance, un procès-verbal de réception provisoire est
établi et signé par le maître de l'ouvrage, l'architecte et les intéressés.
Il est nécessaire d'avoir , pour tous les travaux, la date de réception provisoire qui est
un élément référentiel important car pendant une année l’entrepreneur demeure
responsable de ces ouvrages et tenu de les entretenir jusqu'à la réception définitive.

63
Pendant un an, le bâtiment est mis sous surveillance. Toutes les malfaçons du petit
oeuvre doivent être signalées et réparées et sont à la charge des entrepreneurs.

b) RECEPTION DEFINITIVE
Un an après la réception provisoire, le procès-verbal faisant foi, et lorsque
toutes les malfaçons auront été réparées et que la construction s’est bien comportée
et avérée conforme aux clauses des cahiers des charges, l'architecte procède à la
réception définitive.
Le maître de l'ouvrage, ayant assisté à la réception définitive et reconnu que la
construction est en bon état et conforme aux cahiers des charges, restitue la retenue
de garantie à l'entrepreneur.
Cependant, la responsabilité de ce dernier reste établie pour dix ans pour le gros
oeuvre.
La responsabilité décennale :
→ 1 ° - La responsabilité décennale est comme son nom l'indique, une responsabilité
qui s'étend durant et à travers dix ( 10 ) ans. Elle est considérée comme une
responsabilité civile et comme une responsabilité contractuelle.
→2° - La responsabilité civile est une sanction qui consiste dans l'obligation de
réparer un dommage par l’auteur de ce dommage. En termes simples, l’auteur du
dommage doit réparation à la victime de ce dommage.
→3° - La responsabilité civile contractuelle est celle issue de l'inexécution ou la
mal- exécution des obligations contenues dans le contrat.
Dans le cas qui nous intéresse, la responsabilité décennale à trait à l’inexécution de
l'entreprise ou à la malfaçon dans l’exécution des travaux, tels que projetés dans le
cahier des charges ; ce qui a causé un dommage au Maître de l'ouvrage, et ce
pendant la durée de validité qui est de 10 ans.
→ 4 ° - La responsabilité civile suppose l'existence de trois éléments : la faute, la
causalité, le dommage. La responsabilité civile est établie par l'existence d’un
dommage du fait de la faute de son auteur.
→ 5 ° - Pour la réparation du dommage, il faut prouver la faute c’est- à- dire que
l'entrepreneur est à l'origine du dommage.
La responsabilité civile n'exclut pas la responsabilité pénale de l'auteur de la faut

64
CHAP :NOTION DE PREFABRICATION
PREFABRICATION

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66
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69
70
71
9– PLANNINGS PARTICULIERS
9-1- Courbes de production :
Elles sont élaborées afin d’optimiser la réalisation d’éléments préfabriqués.
On élabore en général 3 courbes pour visualiser la production complète :
- Courbe de préfabrication: A un instant donné, on peut visualiser le nombre
d’éléments préfabriqués.
- Courbe de pose: A un instant donné, on peut visualiser le nombre d’éléments
posés.
- Courbe d’évolution des stocks: Par déduction des deux autres courbes, on
détermine le stock d’éléments.

- Méthodologie : Connaissant d’après le planning général des travaux, le délai de


pose et le nombre d’éléments préfabriqués, on peut calculer la cadence de pose :
o Ainsi on pourra en déduire la date de fin de préfabrication.
o Suivant les moyens, on calcule la cadence de préfabrication et ainsi on
obtient la durée totale de la préfabrication.
o Tracé des deux courbes.
o Par interpolation des deux premières courbes on peut construire la
troisième.
o Détermination du stock maximum et vérification de la capacité de l’aire
de stockage.
- Représentation :

72
TABLEAUX DE SYNTHESE

Tableau du dévis quantitatif des ouvrages élémentaires

N° Désignation U NPS Dimensions Résultats. Observation


des ouvrages s

L larg. ht aux partiel déf.


s

Tableau des quantités des matériaux

N° d’ordre Désignations Unité Quantités

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Tableaude ventilation des matériaux

Ventilation des matériaux

Ouvrage élémentaire Ciment Sable Gravier Bois


Fer (t) Banche
(t) (m3) (m3) (m3)

Béton de propriété X X X

Coffrage fondation X

Béton fondation X X X X

Béton banché X X X X

Banche X

Béton escalier X X X X

Coffrage escalier X

Totaux

Tableau des déboursés sec en matériel

Désignation Pelle camion Grue Bétonnière Montant


extraction

Tableau de Devis estimatif(déboursé sec total)

Matériaux Unité Quantité Prix unitaire Montant

Ciment

Sable

Gravier

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Bois

Fer

Banche bois fer

Tableau de déboursé sec en main d’œuvre

N° d’ordre Désignation Unité Quantité Temps Crédit en


unitaire heures
-----------
Total

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