Amélioration de l'extraction du cuivre
Amélioration de l'extraction du cuivre
RESUME
L'extraction par solvant du cuivre d'une solution de lixiviation suivie par l’électrolyse
d’extraction est un procédé de concentration couramment rencontré dans la métallurgie du
cuivre au niveau du grand Katanga en République Démocratique du Congo. La Société Minière
de Katanga est l’une des entreprises qui font usage de ce procédé.
Cette étude a été menée dans le but de proposer une piste d’amélioration du rendement
d’extraction du cuivre du circuit High-grad de la Somika au moyen d’un modèle mathématique
descriptif et prédictif, modélisant l’ensemble de trois circuits (Circuit HG, Circuit LG et du
Circuit Co) de la société.
Les résultats de cette étude ont montré que la concentration du cuivre dans la phase aqueuse
avait une influence considérable sur le rendement d’extraction du cuivre, l’augmentation de la
concentration du cuivre conduisait à une baisse brusque du rendement, le rapport volumique de
la phase organique sur la phase aqueuse(ratio) a aussi une influence considérable mais inverse
de celle de la concentration du cuivre, le pourcentage de l’extractant dans la phase organique
influe moyennement le rendement d’extraction dans le sens du ratio et enfin le pH avait une
moindre influence toujours dans le sens du ratio c’est-à-dire que lorsque le pH de la phase
aqueuse augmente, le rendement d’extraction du cuivre augmente aussi.
Les résultats de la simulation du circuit High-grad variant la concentration du cuivre entre 15g/l
et 19g/l, le rapport volumique de la phase organique sur la phase aqueuse entre 1 et 3 et le
pourcentage de l’extractant dans la phase organique entre 27 et 35, et enfin le pH de la solution
aqueuse entre 1,6 et 1,9 ; nous a permis de proposer conditions favorables dans lesquelles la
société peut tenter adopter pour la hausse du rendement d’extraction du cuivre du circuit High-
grad, à la concentration du cuivre moyenne de 17 g/l, au ratio de 3, au pourcentage l’extractant
de 35% et à un pH de 1,9 ; nous pouvons facilement atteindre un rendement d’extraction du
cuivre de 93,91%.
EPIGRAPHE
s’accomplit »
La bible
III
DEDICACE
AVANT- PROPOS
Cette présente réalisation couronne les efforts conjugués pendant une période de formation en
vue de l’obtention du diplôme de bachelier en chimie industrielle. Nous avons à l’esprit que ce
présent travail a été soutenue par plusieurs personnes dont nous mentionnons leurs noms en
guise de reconnaissance.
Avant tout, exprimons nos reconnaissances envers notre Dieu créateur, le père de notre
seigneur Jésus-Christ, qui nous a béni de toute sortes de bénédictions spirituelles dans les lieux
célestes en Christ.
Notre reconnaissance s’adresse au professeur ordinaire ILUNGA NDALA Augustin qui,
malgré ses occupations a accepté de diriger ce travail. Mes remerciements s’adressent
également à Mr MUPI Pèlerin pour son encadrement et ses orientations, à nos masters Msc
Moses, Msc Isaac, et Msc Samuel ; pour vos conseils et orientations, vraiment un sincère merci
à vous. À tous les chimistes du laboratoire Contrôle-qualité de la SOMIKA.
Que notre famille se sente honorée au travers de ce que nous sommes, au travers de la
réalisation de ce travail. Nos remerciements les plus opiniâtres s’adressent à toute notre
famille, représentée par Papa MUFUNGIZI et Maman FAIDA, pour son amour sincère
manifesté à notre faveur. À chacun par son nom, votre fils et frère vous aime énormément et
vous lui manquez grave !!
Notre profonde gratitude à vous, collègues et amis, pour votre imminence qui nous a permis à
découvrir nos défauts et valeurs et qui, à la suite nous accorde à croire davantage en nous-
mêmes et travailler de mieux en mieux sur notre personnalité ; Nywege Miriam, Ishara John,
Swedi Christian, Ciruza Christian, Ndusha Clément, Itela Jacques, Ciza Sam, Kadobe Justin,
Konkwa Fidèle, Barabaga Sylvain, Madika Héritier, Kyolo Jean-Luc, Bahole Victoire,
Lukogo Béni, Symphorien Mayani, Beya Joseph, Lewu Yan, Imani Archimède, Musimwa
Rachel, Ampa Alphée, Aganze Sylvain, Hervé Banga… Vous êtes nombreux à avoir été une
bénédiction pour moi. Sentez-vous remercier quant à ceux !!
De tout notre cœur disons merci au département de la jeunesse PP Unilu et à la cellule du
home-4 pour leur apport à ce qui concerne notre formation et notre croissance spirituelle, à
chacun œuvrant dans l’une de ces deux structures, nous disons un sincère merci, vous êtes
vraiment une vraie famille pour nous.
Que la famille Mirhego se sente remercier pour son assistance permanente à notre faveur. À
vous tous de près ou de loin, vous avez participé directement ou indirectement à la réalisation
de ce travail, nous vous disons grand merci !!
INTRODUCTION
L’optimisation des procédés industriels (modélisation et simulation) est un domaine attaché
directement à l’ingénierie, et les adhérents de ce dernier se trouvent quelque part obligé à s’y
mettre à fond car elle a pour conséquence l’augmentation de la productivité et du rendement
des procédés. Le dynamisme de toute industrie, surtout chimique et métallurgique, oblige le
contrôle permanent de paramètres d’entrée et ceux de variables opératoires afin d’avoir toujours
les paramètres de sortie (Réponses) souhaitées. Les plans d’expériences sont applicables à de
nombreuses disciplines et à toutes les industries à partir du moment où l’on cherche le lien qui
existe entre une grandeur d’intérêt (les paramètres de sortie,Y) et des variables (paramètres
d’entrée et ceux de variables opératoires, xi). Ils ont donc pour but de déterminer des modèles
mathématiques reliant les grandeurs d’intérêt aux variables contrôlables. (YAHIAOUI, 2015).
La SOKIKA, utilisant des procédés industriels, est une société minière située sur la route
Kipushi au quartier Kisanga, dans la commune Annexe, ville de Lubumbashi dans la province
du Haut Katanga. Elle produit des cathodes de cuivre et d’hydroxyde de cobalt. Les minerais
extraits de différentes sources sont acheminés à l’usine où ils sont fragmentés par petit broyage
et déposés dans le hall pour ensuite passer par plusieurs phases de traitement qui aboutissent à
l’extraction du cuivre et du cobalt. Les étapes de traitement comprennent le broyage, la
décantation (épaississement), la lixiviation, le CCD HBF : la décantation et la filtration à contre-
courant, l’extraction par solvant et l’électrolyse au terme de laquelle sont produites les cathodes
de cuivre. L’extraction du cobalt consiste en une opération de neutralisation pour obtenir
l’hydroxyde de cobalt.
Dans l’industrie chimique, on vise toujours à produire plus, à moindre coût et dans le respect
des normes environnementaux et de sécurité. Pour y arriver, on procède à l’optimisation des
opérations unitaires qui compose le procédé. Occupant une place primordiale dans le circuit de
production du cuivre et du cobalt aux usines hydrométallurgique de SOKIKA, l’unité
d’extraction par solvant de cuivre connait dans sa section plusieurs problèmes parmi lesquels
nous trouvons les variations intempestives de la phase aqueuse, le rendement d’extraction du
cuivre de son circuit High-grad qui est autour de 80% voire même moins.
Ce projet a pour but de modéliser l’ensemble de ces trois circuits de l’extraction afin de bien
gérer les brusques variations de la phase aqueuse et d’optimiser le circuit High-grad pour
remonter le rendement en jouant sur quatre paramètres (La teneur en cuivre de la phase aqueuse,
le pourcentage du Lix984N dans la phase organique, le rapport de l’organique sur l’aqueuse et
2
L’extraction par solvant du cuivre a commencé aux États-Unis avec le lix 64 et puis par la suite
Lix 64N comme extractants vers 1968 à Ranchers Bluebird Mine après que ce procédé ait été
appliqué pour la métallurgie de l’uranium dès les années 1950. Les résultats positifs de
Ranchers Bluebird ont entraîné la construction de l’usine d’extraction par solvants Bagdad vers
1970 toujours aux États-Unis.
La première grande production par SX du monde a été l’œuvre de ZCCM (Zambian Consolided
Copper Mine) à Nchanga en Zambie en 1974 pour un design de 70000 tonnes annuelles des
deux usines américaines.
Actuellement, le procédé SX appliqué sur les solutions chargées PLS provenant essentiellement
des lixiviations en tas, en amas, et même agitées est largement appliqué pour la production de
cuivre cathodique d’excellence qualités physique et chimique (Roger R. et Ilunga M,2018).
L’extraction par solvant un procédé d’extraction liquide-liquide ayant pour objet la purification
et la concentration d’une espèce minérale dans une phase plus pure. La technique consiste en la
mise en contact de deux phases non-miscibles, une aqueuse et une organique dite extractant
entre lesquelles le métal passe d’une manière sélective selon les conditions opératoires qui sont
celles de l’extraction.
Le principe de la méthode repose sur l’immiscibilité des phases organique et aqueuse ainsi que
l'affinité du cuivre pour les deux phases. Pour procéder à l'extraction, on met en contact la phase
organique avec la phase aqueuse habituellement dans un mélangeur. Le mélangeur favorise la
dispersion d'une phase dans l'autre sous forme de petites gouttes. La phase qui est à l'état de
gouttes est appelée la phase dispersée tandis que l’autre phase est appelée la phase continue.
Industriellement parlant, le cuivre est alimenté dans l’unité SX à travers une première phase
aqueuse qu’on appelle, PLS, qui est une solution de sulfate de cuivre provenant de la lixiviation
du minerai. Cette phase est mise en contact avec une autre, pauvre en cuivre et de nature
organique (BO). Pendant la mise en contact de ces deux phases immiscibles, le cuivre migre du
PLS vers la PO jusqu’à l’équilibre chimique. La phase organique chargée précédemment
4
devient LO. Elle avance vers un autre étage, d’élution ou de stripage, ou elle transfert son
contenue en cuivre vers une autre phase aqueuse (SE= électrolyte épuisé), riche en cuivre (plus
de 35 g/L) et en acide sulfurique libre (FA). L’électrolyte riche en cuivre (RE) alimente l’unité
d’électrolyse du cuivre. L’unité d’extraction par solvant a deux sections donc : une section
d’extraction et une autre de stripage. La phase organique tourne en boucle en ces deux sections.
La phase aqueuse appauvrie en cuivre à la section d’extraction quitte le circuit SX et se nomme
Raffinat. La figure 1 donne le schéma de principe général d’une unité d’extraction par solvant
du cuivre.
Pour comprendre très bien les réactifs de l’extraction par solvant, examinons la composition de
ces deux phases essentielles présentes :
L’extractant est un composé organique à chaîne carbonée ayant pour fonction de capter le métal
en le bloquant par ce fait dans une phase organique. Particulièrement pour le cuivre, les
extractants utilisés sont basés sur la fonctionnalité des hydroxyoximes. On utilise deux types
d’oximes : les salicylaldoximes et les cétoximes (Cognis, 2005).
L’extractant doit idéalement être sélectif vis-à-vis des autres espèces métalliques et assurer une
extraction efficace, sans pour autant extraire irréversiblement les espèces métalliques afin de
pouvoir les récupérer ultérieurement lors de l’étape de désextraction. De plus, l’extractant doit
être chimiquement stable, c’est-à-dire qu’il doit être robuste vis-à-vis de l’hydrolyse, de
l’oxydation, etc. Il doit également être suffisamment hydrophobe pour minimiser les pertes par
solubilité dans la phase aqueuse (OMELCHUK, 2018).
a. Les cétoximes
Ce sont les premiers extractants de cuivre à base d’oxime ayant été commercialisés. Ils ont été
utilisés en exclusivité pendant environ 11 ans. Ils ont d’excellentes propriétés physiques telles
que faible entraînement, séparation de phase rapide et une tolérance relativement élevée aux
éléments générateurs de “crud” tel que la silice soluble, les floculants à base de polymère et les
composés organiques “vagabonds” tels que l’acide humique. Ils se strippent facilement, ils ont
un bon transfert net et une très bonne sélectivité du cuivre par rapport au fer. Ce sont des
extractants de cuivre qui ne sont que modérément forts avec une cinétique légèrement plus
faible que celle des aldoximes aux basses températures.
Les aldoximes ont une cinétique rapide de transfert de cuivre et une bonne sélectivité du cuivre
par rapport au fer. Ce sont des extractants de cuivre très fort, si forts qu’ils sont toujours utilisés
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Les mélanges non modifiés combinent le fort pouvoir extractant et la cinétique rapide des
aldoximes avec les bonnes propriétés physiques et la bonne stripabilité des ketoximes. Ces
mélanges ont une bonne sélectivité du cuivre par rapport au fer, ils sont plus stables aux liqueurs
lixiviés contenant les ions chlorure et nitrate que les aldoximes modifiés. Ces mélanges
ketoxime-aldoxime permettent de récupérer plus de cuivre que tout autre formulation de réactif.
D’où la nécessité d’utiliser le LIX984NC dans notre travail, qui est un exemple typique de ces
mélanges avec le ratio 1.
Tableau-1 : Comparaison des propriétés des cétoximes et des aldoximes (Cognis, 2005)
Cependant, il convient de noter que le choix d’un extractant dépendra de la liqueur PLS et de
la conception de l’usine (Cognis, 2005).
I.3.1.2 Diluant
Pour extraire un métal de la solution aqueuse, un composé organique (extractant) qui présente
une forte affinité pour le métal qu’on cherche à extraire de la phase aqueuse est mis intimement
en contact avec la phase aqueuse (Hossein, 1999). Le passage du soluté dans le solvant aboutit
théoriquement à un équilibre tel que le décrit l’équation qui suit :
Avec :
En réalité, les mécanismes ne sont pas si simples comme nous le présentons dans la réaction
précédente, il y a tout un tant des mécanismes qui se passe. Ces derniers sont illustrés par les
figures suivantes :
Lors de l’extraction les ions de cuivre se lient à l’atome d’oxygène et aussi à celui de
l’hydrogène en formant un complexe mixte indiqué sur la figure 5.
Après l’analyse des résultats, il conclut que le pH a une influence sur l’extraction des métaux
et que le cuivre pouvait donc être extrait par le LIX 984N sélectivement aux pH entre 1,5 et 2.
En effet, au cours de la réaction d’extraction, il y’a des équilibres chimiques qui s’établissent
entre les deux phases et qui dépendent du pH. Les isothermes pour le LIX 984N indiquent que
l’ordre de séparation est le suivant : cuivre > fer (III) > zinc. Le cuivre s’extrait avec un
rendement de 95 % dans l’intervalle de pH 1,5 à 3,5 alors que le zinc n’est presque pas extrait.
Le cuivre peut donc être extrait sélectivement aux pH entre 1,5 et 2 (KYABU, 2020).
Comme le pH, l’acidité est contrôlée dans les opérations d’extraction par solvant puisqu’elle
est l’élément moteur dans la réversibilité du processus d’extraction liquide-liquide du cuivre.
En effet, plus nous avons une forte concentration des ions H+ dans la solution, plus l’équilibre
de la réaction d’extraction par solvant se penche de la droite vers la gauche et vis-versa. Les
ions cuivre commencent donc à migrer de la phase organique vers la phase aqueuse. C’est
l’élution ou stripage. Industriellement à l’extraction, l’acide libre dans la phase aqueuse varie
de 4 à 25 g/l et de 160 à 220 g/l au stripage (KABEYA, 2019).
Aux cas où un changement survient dans la liqueur PLS, l’opérateur de l’usine d’extraction par
solvant peut agir sur (Cognis, G2005) :
aqueuse lorsqu’il s’agit de l’extraction. Dans le cas du stripage, le système est inversé
(Rostuka,2008).
Sur les figures 6, 7 et 8, nous apercevons que les extractants à faible viscosité ont relativement
un avantage sur les deux autres extractant lorsque la concentration en cuivre est faible.
Cependant, à mesure que la teneur en cuivre augmente sans augmentation de la concentration
d'acide, tout l'avantage est annulé (SOLE, 2016).
Figure-6 : Isotherme d’extraction du cuivre d’une solution synthétique de 20 g/l Cu, 10 g/l
H2SO4 et 30 vol.% Extractant
Figure-7 : Isotherme d’extraction du cuivre d’une solution synthétique de 40 g/l Cu, 10 g/l
H2SO4 et 30 vol.% Extractant
12
Figure-8 : Isotherme d’extraction du cuivre d’une solution synthétique de 40 g/l Cu, 10 g/l
H2SO4 et 30 vol.% Extractant
Ces images nous montrent que les extractants agissent différemment avec la variation de la
concentration du cuivre, et ont de ce fait des rendements de récupération différents selon la
teneur en cuivre de la solution de lixiviation.
De ce fait, Cognis propose aux usines dont la température du circuit est inférieure à 15°C
d’atteindre 3minutes, tout en suggérant un temps de séjour inferieur à ce dernier et une vitesse
d’agitation adapté aux dimensions du mélangeur et à la quantité du mélange réactionnel afin
d’éviter de grands entrainements des phases (COGNIS, 2005).
13
Cette précédente énumération des paramètres qui influencent l’extraction par solvant du cuivre
n’est point exhaustive. Retenons néanmoins que plusieurs paramètres influencent l’extraction
par solvant, mais quelques-uns de ces paramètres peuvent être contrôlés tandis que le contrôle
des autres paramètres à l’échelle industrielle est une tache soit impossible soit trop couteuse.
Cette section a pour objectif l’obtention des cathodes pures. Elle comprend : la zone
d’Extraction par Solvant et la salle d’électrolyse.
La purification : les PLS venant du PBC (Pinned Bed Clarifier) contiennent beaucoup des
métaux comme le cuivre, le cobalt, le zinc, le manganèse, le fer…
Alors l’extraction ne se fait qu’au cuivre et les restes des métaux sont considérés comme
impureté.
La concentration : la quantité récupérée dans la phase aqueuse (PLS) par la phase organique
à l’aide d’un extratant appelé Lix 984NC dilué avec du kérosène de la famille Shell sol (diluant).
L’enrichissement : on a une phase organique chargée du cuivre qui rencontre la phase qui
provient de l’électrolyse appelé le CUSE (spent electrolyte) et c’est cette dernière qui décharge
la phase organique du cuivre s’y trouvant charger, on parle dans ce cas du stripage ou d’élution.
L’usine de Somika comprend deux étages d’extraction et deux étages de stripage en trois
circuits HG SX, LG SX et Cobalt, alimentés par les PLS HG, les PLS LG et les PLS Cobalt de
la section CCD-HBF. Ces solutions subissent successivement une extraction et un stripage
séparé par un lavage.
Les équipements principaux sont les mélangeurs (Mixer) et les décanteurs (Setler). Chaque
étage comprend deux Mixer et un setler.
Les deux mixers, le primaire et le secondaire, sont muni simplement d’une agitation mécanique
permettant de faire un mélange intime de la phase organique et la phase aqueuse favorisant la
réaction d’extraction; et le setler assure la séparation des phases sur base de la densité, il est
muni à son alimentation des barrières (picket-fences ) destinées à casser la vitesse de la mixture
dans l’objectif d’avoir une zone calme en son sein, une bonne distribution et un débit uniforme
14
; on a prévu aussi deux chenaux à la sortie du setler, un qui recueille la phase aqueuse et l’autre
recueille la phase organique..
La phase organique est obtenue par mélange de l’extractant LIX 984 NC et du Kérosène comme
diluant dans les proportions suivantes : 30 % de LIX 984NC et 70 % de Kérosène ; tandis que
la phase aqueuse est constituée par le PLS HG, le PLS LG et le PLS Co respectivement pour
chaque circuit.
Dans cette section, on commence par l’extraction du cuivre de solution LG, puis celle du cuivre
dans la solution LG et enfin celle du cuivre HG ; chacune d’elle en deux étages soit E1 et E2.
Après cette extraction, on sort les produits suivants : le raffinat LG, le raffinat Co, le raffinat
HG qui sont stockés dans trois tanks respectifs, la phase organique chargée en cuivre qui est
ensuite stockée dans deux tanks (coalescing tank et loaded organic tank). Le coalescer a pour
but de séparer l’organique de l’aqueux entrainé par coalescence.
Apres l’extraction, cette phase organique chargée passe par un lavage avant d’être envoyé au
stripage. Une petite modification a été remarquée à notre passage dans le circuit, qui est
l’admission d’une certaine quantité d’eau au deuxième étage d’extraction directement dans le
chenal de l’organique chargé.
Notons qu’après l’extraction, la solution est recueillie dans un bassin appelé « après settler ou
after setler ». Ce bassin a pour le rôle la récupération de l’organique en cas de l’entrainement
de celle-ci dans l’aqueux.
A l’issue du lavage, cette phase organique chargée passe au stripage qui s’effectue en deux
étapes, où le cuivre 𝐶𝑢2+ passe de la phase organique vers une nouvelle phase aqueuse, qui est
une solution de retour d’électrolyse. Cette solution titre 35-40 g/l Cu, possède une acidité de
185-190g/l, tandis que l’électrolyte chargé qui va à l’électrolyse titre 55 - 60 g/l Cu. Après la
deuxième extraction, le raffinat titre 300 à 500 ppm Cu pour le circuit LG, et a une acidité de
22,40 g/l.
15
Le PE (électrolyte chargé) obtenu après stripage est conduit dans un tank T106 et de ce tank, le
PE grâce aux pompes est conduit dans un DMF (Dual media filter) qui est une sorte de filtre à
électrolyte où le media utilisé pour effectuer la filtration est constitué de trois couches (sable,
anthracite et granite) disposées selon leur granulométrie. Le DMF permet de retenir l’organique
et quelques particules solides entrainées avec le PE.
L’alimentation du DMF se fait par le haut et ses parois sont munies des dispositifs de pression
permettant de mettre le media en mouvement. Le lavage s’effectue avec une solution de PE en
sens inverse de sorte à récupérer tous les solides. Le PE (électrolyte) filtré est envoyé dans un
tank, le T106B, qui constitue l’alimentation du circuit d’électrolyse. Les principaux paramètres
qui caractérisent sont repris dans le tableau ci-dessous
10-12 95 LG
10-12 93 CO
SOMIKA possède une salle d’électrolyse divisé en deux parties dont EW1 et EW2. EW1
comprend 60 cellules dont 10 cellules pour le polissage (scavange cells) où s’effectue un
nettoyage en vue d’éliminer la phase organique entrainée jusqu’à l’électrolyse et 50 cellules
pour la section commerciale.
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Chaque cellule contient 36 cathodes et 37 anodes (parce que les cathodes doivent toujours être
entre 2 anodes pour que la déposition se fasse sur les deux faces).
Après le polissage, l’électrolyte est pompé vers un bassin A, le tank house, avant l’alimentation
à la section commerciale. Dans ce compartiment, l’électrolyte issu du polissage est mélangé à
l’électrolyte épuisé de la salle d’électrolyse (CuSe) pour le réglage de la concentration et
l’acidité.
Apres épuisement, la solution est pompée vers le compartiment B du tank house, ce dernier
remplissant par débordement un Bassin de stockage de 375 kl.
Les électrodes utilisées présentent les caractéristiques suivantes : Les cathodes sont des feuilles
d’aciers inoxydables de dimension 1,20 x 90 m, les anodes sont en plomb ; la distance anode –
cathode est de 5 cm ; plongeant dans une des cuves de capacité de 7 kl.
Le débit d’entrée à la section de polissage est de 90 à 100 m3/h (il est dicté par la section
d’extraction par solvant) ; pendant que celui alimentant la section commerciale est repartie en
deux de la manière suivante :
Le stypress : en raison de 2,5 kg dans les cellules de polissage avec un débit de 60 m 3/h. Les
paramètres des consignes à contrôler sont présentés dans le tableau ci-dessous
Figure-9 : Flowsheet de SX et EW
18
II.1 Introduction
La démarche d'assurance qualité fait appel à la prévention et au progrès permanent dans les
domaines de l'organisation de la qualité, de l'obtention des performances du produit et de la
maîtrise des processus associés aux procédés industriels. Le plan d'expériences peut aider à la
conception et à l'industrialisation du produit, ainsi qu'à la résolution de problèmes complexes
d'optimisation (réglages) lors de la production du produit. Il s'intègre donc parfaitement dans la
démarche qualité (Jean-Claude CHAUVEAU et Jean-Paul CHASSAING,1992).
Ces plans permettent d'organiser au mieux les essais qui accompagnent une recherche
scientifique ou des études industrielles (GOUPY Jacques, 2001). Ils sont applicables à de
nombreuses disciplines et à toutes les industries à partir du moment où l’on recherche le lien
qui existe entre une grandeur d’intérêt, y, et des variables, xi.
Le principe de plans d’expériences consiste à faire varier simultanément les niveaux d’un ou
des plusieurs paramètres (qui sont des variables discrètes ou continues) à chaque essai.
Afin d’obtenir des informations pertinentes, une démarche méthodologique doit être suivie
s’agissant de plans d’expériences (KABEYA, 2019) :
- Expérimentation,
19
- Conclusion de l’étude.
Un expérimentateur qui lance une étude s'intéresse à une grandeur qu'il mesure à chaque essai.
Cette grandeur s'appelle la réponse, c'est la grandeur d'intérêt. La valeur de cette grandeur
dépend de plusieurs variables ou facteurs. La réponse dépend donc d’un ou de plusieurs
facteurs. Le premier facteur peut être représenté par un axe gradué et orienté (Figure 10). La
valeur donnée à un facteur pour réaliser un essai est appelée niveau. Lorsqu'on étudie l'influence
d'un facteur, en général, on limite ses variations entre deux bornes. La borne inférieure est le
niveau bas. La borne supérieure est le niveau haut.
Domaine du facteur
Facteur 1
-1 +1
Niveau bas Niveau haut
Figure-10 : Le niveau bas du facteur est noté par - 1 et le niveau haut par +1. Le domaine de
variation du facteur est constitué de toutes les valeurs comprises entre le niveau bas et le
niveau haut.
L'ensemble de toutes les valeurs que peut prendre le facteur entre le niveau bas et le niveau
haut, s'appelle le domaine de variation du facteur ou plus simplement le domaine du facteur.
S'il y a un second facteur, il est représenté, lui aussi, par un axe gradué et orienté. On définit,
comme pour le premier facteur, son niveau haut, son niveau bas et son domaine de variation.
Ce second axe est disposé orthogonalement au premier. On obtient ainsi un repère cartésien qui
définit un espace euclidien à deux dimensions. Cet espace est appelé l'espace expérimental
(Figure 11).
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Facteur 2
Espace expérimental
Facteur 1
Figure-11 : Chaque facteur est représenté par un axe gradué et orienté. Les axes des facteurs
sont orthogonaux entre eux. L'espace ainsi défini est l'espace expérimental.
Point expérimental
x2
Facteur 1
x1
Figure-12 : Dans l'espace expérimental, les niveaux des facteurs définissent des points
expérimentaux.
Ce domaine d'étude est la zone de l'espace expérimental choisie par l'expérimentateur pour faire
ses essais. Une interprétation géométrique permet de mieux comprendre la construction des
plans d’expériences et de mieux interpréter les résultats. Lorsqu’il y a n facteurs, il faut
raisonner dans des espaces à n dimensions. Pour fixer les idées, on prend l’exemple de deux
facteurs x et y à deux niveaux (+1) et (-1). Le domaine expérimental est le plan x-y dans lequel
toutes les valeurs de x et de y sont possibles. Mais, en général, un expérimentateur limite les
variations des facteurs étudiés. On appelle domaine d’étude tous les points de la surface
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délimitée par les niveaux bas et haut de chaque facteur (surface en tramé bleu de la figure 13).
Un seul facteur est représenté par un axe orienté, et s’il y a deux facteurs, le second est
représenté, lui aussi, par un axe gradué et orienté. Ce dernier est disposé orthogonalement au
premier, la réunion des domaines de variations de chaque facteur définie le domaine d’étude
(GOUPY.J, 2003).
Le domaine d’un plan 23 sera par exemple délimité par un cube (figure 12) :
y
+1
Domaine
d’étude
-1
-1 +1 x
Figure-13 : Illustration d'un domaine d’étude pour deux facteurs à gauche et d’un domaine
cubique pour trois facteurs à droite
Représentation géométrique : C’est une façon de représenter une expérimentation par des
points dans un espace cartésien.
Facteur 2
+1
-1
-1 +1 Facteur 1
Figure-14 : Les points expérimentaux sont disposés dans le domaine d'étude défini par
l'expérimentateur.
22
Les niveaux xi représentent les coordonnées d'un point expérimental et y est la valeur de la
réponse en ce point. On définit un axe orthogonal à l'espace expérimental et on l'attribue à la
réponse. La représentation géométrique du plan d'expériences et de la réponse nécessite un
espace ayant une dimension de plus que l'espace expérimental. Un plan à deux facteurs utilise
un espace à trois dimensions pour être représenté : une dimension pour la réponse, deux
dimensions pour les facteurs.
A chaque point du domaine d'étude correspond une réponse. A l'ensemble de tous les points du
domaine d'étude correspond un ensemble de réponses qui se localisent sur une surface appelée
la surface de réponse (Figure 15).
Le nombre et de l'emplacement des points d'expériences est le problème fondamental des plans
d'expériences. On cherche à obtenir la meilleure précision possible sur la surface de réponse
tout en limitant le nombre d’expériences.
Réponse
Facteur 2
+1 D
C
-1
A B Facteur 1
-1 +1
Figure-15 : Les réponses associées aux points du domaine d'étude forment la surface de
réponse. Les quelques réponses mesurées aux points du plan d'expériences permettent de
calculer l'équation de la surface de réponses.
La régression linéaire multiple est une méthode d’analyse de données quantitatives, mettant en
évidence le lien entre une variable dite « expliquée » que l’on note y et plusieurs variables
explicatives que l’on note x1,x2,x3,…,xk.
23
On choisit a priori une fonction mathématique qui relie la réponse aux facteurs. On prend un
développement limité de la série de Taylor-Mac Laurin. Les dérivées sont supposées constantes
et le développement prend la forme d'un polynôme de degré plus ou moins élevé.
L'intérêt de modéliser la réponse par un polynôme est de pouvoir calculer ensuite toutes les
réponses du domaine d'étude sans être obligé de faire les expériences (KARAM.S, 2004).
Où
Les résultats peuvent en plus comprendre l’étude des résidus qui sont utiles pour tester la
validité du modèle choisi (AYAD.M, 2013).
La matrice d’expérience est un objet mathématique qui représente, sous forme codée ou non
codée, l’ensemble des expériences à réaliser. C’est un tableau constitué de n lignes
correspondant aux n expériences à réaliser et de k colonnes, correspondant aux k variables
étudiées. Une matrice d’expérience définit les essais à réaliser et les places en correspondance
avec une colonne donnant les résultats expérimentaux de la réponse y (GOUPY.J, 2003).
Pour trois facteurs (A, B et C), la matrice d’expériences sera comme au tableau 2.
24
Tableau-4 : Matrice d'expériences pour trois facteurs à deux niveaux et les réponses
correspondantes
N° Essai A B C réponses
1 -1 -1 -1 y1
2 1 -1 -1 y2
3 -1 1 -1 y3
4 1 1 -1 y4
5 -1 -1 1 y5
6 1 -1 1 y6
7 -1 1 1 y7
8 1 1 1 y8
- L’effet d’un facteur est exactement le même quel que soit le niveau de l’autre : les deux
facteurs agissent indépendamment. On dit aussi qu’il n’y a pas d’interaction entre les
deux facteurs,
- Contrairement au cas qui précède, l’effet change selon le niveau de l’autre facteur : on
dit que les facteurs sont dépendants ou qu’il y’à interaction entre les deux facteurs.
D’après le critère graphique de normalités, les effets inactifs sont supposés être distribués
normalement avec comme moyenne 0 et comme écart type S. Ils doivent donc conduire à des
points sensiblement alignés dans un graphe de probabilité normale (VEYSSEYRE.R, 2006).
Les effets significatifs (non nuls) seront situés en dehors de cette droite de Henry. Ils se
comporteront comme des valeurs aberrantes (GILLON.F, 2010).
II.7.2 Interactions
L’effet pour lequel l’influence apparente d’un facteur sur une variable de réponse dépend d’un
ou de plusieurs facteurs. L’interaction indique une incohérence de l’effet principal d’un facteur
sur la réponse selon le niveau d’un autre facteur (KARAM.S, 2004).
Avec n facteurs étudiés, il y a possibilité d’avoir plusieurs interactions mettant en jeu deux
facteurs : AB, AC, BC etc. Elles sont appelées interactions de deuxième ordre. Leur nombre
s’obtient en combinant les n facteurs 2 à 2 : 𝐶𝑛2. L’interaction se traduit sur un diagramme par
26
le fait que les deux droites ne sont pas parallèles. Plus les droites s’écartent du parallélisme,
plus le degré d’interaction est élevé (Figure 17).
Figure-17 : Illustration de trois types d’interactions entre deux facteurs sur une réponse
Dans un plan factoriel complet, les conditions expérimentales sont prises aux extrémités du
domaine. Ces conditions deviennent rapidement nombreuses (expérimentation lourde…) car
chaque fois que n augmente d’une unité, le nombre de conditions est multiplié par 2 (LEE,
2006).
- La réponse calculée au centre du domaine Yc. On notera qu’aucun essai n’est prévu
dans ce type de plan pour cette condition,
- n effets principaux,
- 𝐶𝑛𝑝 effets d’interaction du deuxième ordre p.
En pratique ces valeurs sont obtenues assez facilement avec la matrice des effets. Il convient
simplement de numéroter convenablement les conditions (numérotation des essais) d’utiliser
les facteurs centrés réduits (-1, +1), et de construire la matrice progressivement comme sur au
tableau-5 pour un plan factoriel complet à trois facteurs A, B et C :
27
Le principe de l’analyse de la variance est basé sur le calcul de l’écart total entre les différentes
mesures yi du plan d’expériences et la moyenne de ces mesures. Cet écart se décompose en
différentes composantes comme l’illustre la figure 16.
Une partie de l’écart total est modélisable par le modèle mathématique, c’est l’écart de
régression. Une autre partie de l’écart total n’est pas modélisable, c’est l’écart résiduel. Celui-
ci correspond à la différence entre la réponse mesurée expérimentalement et la même réponse
modélisée. Cet écart, considéré comme une erreur, est donc la somme de deux composantes :
l’erreur expérimentale pure et l’erreur d’ajustement. L’écart expérimental pur correspond à
l’erreur aléatoire de l’expérimentation (LEE, 2006).
L’ensemble de l’analyse de la variance et les différentes relations utilisées sont donnés dans le
tableau 4 où 𝑦𝑖 est la valeur de la ième réponse, 𝑌̅ la moyenne des réponses du plan, ηi la réponse
prédite d’après le modèle mathématique pour la ième expérience, 𝑦𝑖𝑂 une mesure au centre du
domaine, 𝑌0̅ ̅ la moyenne de l’ensemble des expériences au centre du domaine et n0 le nombre
d’expériences répétées au centre du domaine d’étude (ZAÏDI, 1998).
II.9.2 Probabilité P
La statistique la plus importante dans le tableau de l'analyse de la variance est la valeur de P.
Cette valeur peut prendre des valeurs comprises seulement entre 0 et 1. Si elle est inférieure à
0,05, on conclut que l’effet est significatif et si elle est inférieure à 0,05, il est possible de
conclure que le facteur est hautement significatif (SADOU, 1991).
29
Le R2 est donc une mesure de la qualité du modèle qui prend des valeurs comprises entre 0 et
1. S’il est proche de 1, le modèle permet de retrouver les valeurs des réponses mesurées. S’il
est égal à 0, le modèle n’explique rien.
On définit de la même façon le coefficient de détermination ajusté 𝑅2𝑎𝑗𝑢 comme étant la fraction
des variations de la réponse expliquée par le modèle seul, relativement aux degrés de liberté
correspondants. L’expression du coefficient de détermination ajusté est donnée par :
∑𝑛
𝑖=1 (Ƞi − Y̅)²
2 n − 𝐕modele
R aju = ∑𝑛 (yi − Y̅)²
𝑖=1
n−1
Quand on dispose des répétitions au centre du domaine expérimental, il est possible de juger la
linéarité de l’équation de prédiction en comparant statistiquement la moyenne y0 de ces
répétitions et la réponse prédite au centre par l’équation linéaire qui est égale à la moyenne des
n réponses du plan factoriel 2n. Ces deux moyennes doivent être en théories égales et en pratique
peut différer lorsque le modèle linéaire est valide. Lorsqu’on obtient des valeurs très différentes
s’écartant de plusieurs fois, cela signifie que le modèle linéaire n’est pas valable et qu’il faut
envisager un modèle empirique plus complexe où les facteurs centrés réduits interviennent au
deuxième degré par exemple. Il existe deux tests statistiques pour la validation du modèle. C’est
l’objet du point suivant (KARAM.S, 2004).
SSreg
F1 =
Vreg
SSres
Vres
Avec :
νreg : nombre de degrés de liberté associé à la somme des carrés des écarts à la moyenne de la
régression 𝑺𝑺𝒓𝒆𝒈;
νSres: nombre de degrés de liberté associé à la somme des carrés des résidus 𝑺𝑺𝒓𝒆𝒔.
Il nécessite une analyse de la variance qui consiste à évaluer et comparer entre elles les variances
du manque d’ajustement, expérimentales et résiduelles. Ces variances ont, en désignant par ν le
nombre de degrés de liberté associé à une somme de carrés (SS), les expressions suivantes
(KARAM.S, 2004) :
SSres
- Variance résiduelle : Vres
SSexp
- Variance expérimentale : Vexp
SSaju
- Variance du manque d’ajustement : Vaju
La somme des carrés de la variance due au manque d’ajustement (SSaju) et le nombre de degrés
de liberté (νaju) qui lui est associé sont calculés par :
Le modèle est validé si la variance due au manque d’ajustement est non significative, c’est à
dire si la valeur du rapport F2 défini par :
SSaju
Vaju
F2 = SSexp
Vexp
Elle consiste à réaliser des expériences supplémentaires en des points situés à l’intérieur du
domaine d’études, et à comparer les valeurs mesurées à celles calculées à partir du modèle. Ce
dernier est validé si les différences (yi- ηi) entre les valeurs mesurées yi et calculées ηi ne sont
pas statistiquement significatives (GOUPY.J, 2003).
- R2 proche de 1,
- 𝑅²𝑎𝑗𝑢𝑠𝑡é maximum,
Il existe dans la littérature d’autres tests statistiques qui peuvent être un complément à l’analyse
de la variance.
Les logiciels des plans d’expériences possèdent des bibliothèques de plans classiques et ils
permettent aussi de construire les plans particuliers. On peut réaliser le calcul des coefficients
avec un tableur, mais cela nécessite de la programmation et du temps. Il est donc préférable
d’utiliser un logiciel adapté qui effectue non seulement le calcul des coefficients mais aussi les
calculs statistiques permettant d’évaluer la qualité du modèle mathématique (GACULA, 1984).
Les logiciels des plans d’expériences sont aussi programmés pour calculer des réponses dans
tous les domaines d’étude, pour effectuer les analyses de variance, pour tracer des courbes
d’isoréponses, pour construire les surfaces de réponses et pour déterminer les zones d’intérêt.
32
Nous indiquons les principaux logiciels des plans d'expériences et les sites internet
correspondants au tableau-7.
JMP [Link]
Minitab [Link]
Statistica [Link]
Statgraphics [Link]
Unscrambler [Link]
Pirouette [Link]
Modde [Link]
Ellistat
Minitab est le logiciel qui sera utiliser pour la planification des essais, la modélisation et les
tests statistiques.
33
III.1 Objectif
Dans hydrométallurgie du cuivre utilisant le procédé LIX-SX-EW, l’extraction par solvant est
l’une de ses opérations se faisant en deux étapes (Extraction et Élution) avec comme but de
concentrer, de purifier, d’enrichir le cuivre et cela de façon optimale. Pratiquement cela n’est
toujours pas le cas dans la plupart de sociétés.
L’objectif poursuivi dans cette étude est de remonter le rendement d’extraction du cuivre par
l’optimisation du circuit HG de la SOMIKA en les plans d’expériences, et celui de modéliser
l’ensemble de ses trois circuits (Circuit LG, Circuit Co et Circuit HG) afin de bien gérer les
variations de l’extraction.
III.2 Méthodologie
1. Étude bibliographique
5. Essais au laboratoire
Dans la partie théorique de ce présent travail, une hypothèse selon l’étude de l’organisation
Cognis en 2005 nous a servi dans le choix de nos paramètres à varier ; l’hypothèse stipule
qu’une fois qu’une unité d’extraction par solvant a été conçue et construite, l’opérateur n’a
qu’un nombre limité des variables qui lui faudra contrôler pour améliorer les performances de
l’unité. Aux cas où un changement survient dans la liqueur PLS, l’opérateur de l’usine
d’extraction par solvant peut agir sur (Cognis, G2005) :
C’est en se basant de cette hypothèse que nous avons varié les paramètres suivants dans le but
d’optimiser l’extraction du cuivre.
Nous avons effectué 2 échantillons au total dans un intervalle de temps d’un jour pour avoir
l’idée sur la représentation du PLS HG dans un tank de stockage de la solution PLS provenant
du clarificateur.
Après, nous avons caractérisé nos deux échantillons et ces derniers ont été envoyés vers la
spectrométrie absorption atomique (SAA) pour les analyses. La notion de facteur de dilution
nous a été très bénéfique pour la conversion des résultats de la SAA aux résultats réels.
35
Ca Cu Co Fe Mg Mn
(ppm) (ppm) (ppm) (ppm) (ppm) (ppm)
Facteur de 0.1 5 1 1 5 2
dilution 4.201 4.496 1.322 1.512 4.181 0.691
PLS HG A 4.174 4.556 1.319 1.510 4.339 0.720
PLS HG B
Ca Cu Co Fe Mg Mn
(g/l) (g/l) (g/l) (g/l) (g/l) (g/l)
Conditions opératoires
Essai GPL Cu % Lix Ratio pH
(g/l) (%) (-) (-)
1 6.5 10 1 2
36
2 6.5 15 1 2
3 6.5 20 1 2
4 6.5 25 1 2
5 6.5 30 1 2
6 6.5 35 1 2
7 6.5 40 1 2
8 6.5 45 1 2
9 6.5 50 1 2
10 6.5 55 1 2
Tableau -11 : La variation du ratio en fixant le pourcentage du lix à 30% dans l’organique, la
concentration du cuivre à 6.5g/l et le ph à 2
Conditions opératoires
Essai GPL Cu % Lix Ratio pH
(g/l) (%) (-) (-)
1 6.5 30 1/3 2
2 6.5 30 1/2 2
3 6.5 30 1 2
4 6.5 30 2 2
5 6.5 30 3 2
Conditions opératoires
Essai GPL Cu % Lix Ratio pH
(g/l) (%) (-) (-)
1 7 30 2 2
2 9 30 2 2
3 11 30 2 2
4 13 30 2 2
5 15 30 2 2
37
6 17 30 2 2
7 19 30 2 2
Conditions opératoires
Essai GPL Cu % Lix Ratio pH
(g/l) (%) (-) (-)
1 7 30 2 1.6
2 7 30 2 1.8
3 7 30 2 2
4 7 30 2 2.2
5 7 30 2 2.4
5 7 50 1/3 1.5
6 7 50 1/3 2.5
7 7 50 3 1.5
8 7 50 3 2.5
9 19 10 1/3 1.5
10 19 10 1/3 2.5
11 19 10 3 1.5
12 19 10 3 2.5
13 19 50 1/3 1.5
14 19 50 1/3 2.5
15 19 50 3 1.5
16 19 50 3 2.5
III.5.3 Les essais supplémentaires au centre du domaine
Comme nous l’avons mentionné dans la théorie sur le troisième test de validation du modèle,
on avait dit qu’il consistait à réaliser des expériences supplémentaires en des points situés à
l’intérieur du domaine d’études, et à comparer les valeurs mesurées à celles calculées à partir
du modèle. Ce dernier est validé si les différences (yi- ηi) entre les valeurs mesurées yi et
calculées ηi ne sont pas statistiquement significatives (GOUPY.J, 2003).
Conditions opératoires
Essai GPL Cu % Lix Ratio pH
(g/l) (%) (-) (-)
1 13 30 1.65 2
2 13 30 1.65 2
3 13 30 1.65 2
4 13 30 1.65 2
III.5.3.1 Réponse
Il a été dit dans la partie théorique qu’une même expérimentation peut conduire à plusieurs
réponses, selon les objectifs de la recherche et la connaissance de l’expérimentateur sur le
39
phénomène. Dans ce travail nous n’observons qu’une seule réponse qu’est le rendement
d’extraction du cuivre à l’extraction déterminé plus pratiquement par :
Avec [Cu]PLS, et [Cu]Raf respectivement la teneur en cuivre dans liqueur PLS et la teneur en
cuivre dans le raffinat.
Le domaine d’expérimental défini correspond à la variation niveau bas (-1), niveau haut (+1)
des facteurs décrit ci-haut. Le tableau présente ces facteurs ainsi que leurs niveaux respectifs.
pH pH - 1.5 2 2.5
III.6.1 Matériel
Les matériels suivants ont été utilisé :
- Le LIX 984 NC : qui est un extractant de cuivre fabriqué et commercialisé par Cognis
- Le Shellsol 2325 : qui est un diluant de la famille des kérosènes (voir diluant) ;
- Un bécher de X ml utilisé comme réacteur ;
- Un ballon jaugé de 1000 ml ;
- Une série d’ampoule à décanter ;
- Une burette ;
- Une pissette ;
40
- Un papier filtre ;
- Un pH-mètre ;
- Un chronomètre ;
- SAA
- Un entonnoir.
- Un baron magnétique
- Flacon
- Acide sulfurique H2SO4
- Acide perchlorique HClO4
- Acide nitrique HNO3
Soit à préparer un volume V de PLS synthétique contenant x g/l de cuivre, à une valeur de pH
déterminée. On procède de la manière suivante :
Le facteur nous donne les informations sur le nombre de fois qu’on a dilué une solution et
la conversion des résultats fournis de la machine de lecture (SAA) vers les unités usuels(g/l).
𝑩𝒂𝒍𝒍𝒐𝒏 𝟏 𝑩𝒂𝒍𝒍𝒐𝒏 𝟐 𝟏
Facteur de dilution=𝒗𝒐𝒍𝒖𝒎𝒆 𝒅𝒆 𝒍𝒂 𝒑𝒊𝒑𝒆𝒕𝒕𝒆 𝟏 ∗ 𝒗𝒐𝒍𝒖𝒎𝒆 𝒅𝒆 𝒍𝒂 𝒑𝒊𝒑𝒆𝒕𝒕𝒆 𝟐 ∗ 𝟏𝟎𝟎𝟎
Après le dernier contact, filtrer l’échantillon organique à travers un papier filtre, garnir d’une
étiquette marquée Max Load et garder pour l’analyse.
La figure-19 nous montre comment on fait l’extraction par solvant à l’échelle du laboratoire.
43
Ces essais comme nous l’avons signalé ci-haut, nous ont donné une vue claire sur la variation
de chacun de nos paramètres lorsque les autres sont gardés constants. Le choix de valeurs et de
la marge de variation des paramètres sont des informations dont l’usine en fonctionnement
(SOMIKA) nous a fourni et que donc nous avons tenue compte des conditions de
fonctionnement de l’usine pour se fixer une marge de variation de nos paramètres.
Les résultats des essais préliminaires sont consignés au tableau-17 Le rendement d’extraction
constituait une grandeur d’intérêt lors de ces essais.
L’analyse des essais préliminaires va nous permettre à avoir une vue claire sur la variation de
chacun de nos paramètres et elle nous servira dans la suite à la validité ou véracité des résultats
obtenus avec notre logiciel de travail.
96
95
94
93
92
91
90
89
0 5 10 15 20 25 30 35 40 45 50 55 60
Pourcentage du Lix 984 dans la phase org
Variation du ratio
102
100
98
96
Rendement
94
92
90
88
86
84
82
0 0,5 1 1,5 2 2,5 3 3,5
le ratio(rapport phase organique/ phase aqueuse)
qu’autour de quatre-vingt alors que dans les deux autres circuits (Low-grad et circuit Co) le
rendement était excellent.
99
98
Rendement
97
96
95
94
93
0 5 10 15 20
Concentration du Cu dans le PLS en g/l
A la simple vue du graph-pH, on constate que parmi ces quatre paramètres, seulement le pH a
des effets moindres c’est-à-dire que le rendement augmente avec l’augmentation du pH mais
pas considérablement.
Variation du pH
99,6
99,4
99,2
Rendement
99
98,8
98,6
98,4
0 0,5 1 1,5 2 2,5 3
pH
49
Dans cette section nous présentons la matrice d’expériences accompagnée des résultats de
laboratoire et l’expression modèle mathématique de l’extraction du cuivre de ces trois circuits
de SOMIKA.
Ce diagramme permet de mettre en évidence les paramètres qui ont une influence considérable
sur la réponse (figure24). Au regard des résultats sur le diagramme de Pareto, on constate que
la teneur en cuivre de la phase aqueuse (GPL), le ratio et le pourcentage de l’extractant dans la
phase organique (% du Lix) comme des facteurs très influents sur le rendement d’extraction du
cuivre. Ils sont suivis de leurs interactions (d’ordre deux et trois). La plupart des interactions
d’ordre supérieur n’ont pas d’effets significatifs sur la réponse.
51
Le diagramme des effets principaux nous renseigne sur l’influence simultanée de tous les
facteurs sur le rendement d’extraction du cuivre. Nous pouvons, d’après ce diagramme présenté
à la figure 25, conclure que :
Les variations des facteurs sont en accord avec la théorie sur l’extraction par solvant du cuivre.
De l’ensemble des interactions, nous pouvons voir que les interactions entre la teneur en cuivre
de la phase aqueuse et le rapport volumique de l’organique sur l’aqueuse, le pourcentage de
l’extractant dans la phase organique et la teneur en cuivre de la phase aqueuse, le rapport
volumique de l’organique sur l’aqueuse et le pourcentage de l’extractant dans la phase
organique très forte car les droites tendent à devenir trop sécante par rapport aux autres.
D’après le tableau-23, tous les effets principaux (GPL, % du Lix, Ratio, et pH) des facteurs sur
la réponse (Rendement) sont très fortement significatifs (P= 0,000 < 0,05). Sur l’ensemble des
effets des interactions, (GPL-Ratio, GPL-% du Lix, Ratio-% du lix et GPL-Ratio-% du Lix)
sont aussi très significatifs (P= 0,000 < 0,05). Les autres effets ne répondent pas au critère
statistique de Student appliqué à notre modèle. Ils présentent chacun une valeur T inférieur à
3,24 (valeur critique de Student pour ce modèle), donc ils sont négligeables et peuvent ne pas
figurer dans l’équation du modèle si on oblige un modèle simple.
Totale 20 11092,0 - - -
R2Ajusté
Avec :
DL : degré de liberté,
Les valeurs de probabilités inférieures à 0,05 indiquent que les termes du modèle simplifié sont
statistiquement significatifs. Le résultat de l’ANOVA du tableau 24 indique que la probabilité
(P = 0,000 < 0,05) du modèle d’être nulle est inférieure à 0,05 d’une part, c’est-à-dire que le
modèle de régression linéaire est très significatif (F1 = 895,23 > Fα<0,05(16 ; 3) = 3,24) et d’autre
part, il indique que l’erreur due à l’ajustement du modèle est négligeable (F2 < FFicher ou PErr=
56
0,43 > 0,05). Il n’y pas donc raison pour rejeter le modèle de prédiction du rendement
d’extraction du cuivre.
CONCLUSION
Ce travail avait comme objectif de proposer des pistes d’amélioration du rendement
d’extraction du cuivre du circuit High-grad de SOMIKA à des valeurs supérieures à 80 % et
de modéliser l’ensemble de ses circuits (High-grad, Low-grad, et le circuit Cobalt).
Pour y parvenir, la théorie nous a orienté d’étudier l’influence des différents paramètres
d’entrées et des variables opératoires par différents essais au laboratoire.
Notre méthodologie a consisté à faire la modélisation de l’extraction par solvant du cuivre sur
base des données expérimentales obtenues par des essais d’extraction effectués au laboratoire,
et enfin nous avons procédé au test de la validité du modèle, et ensuite à la simulation du
modèle obtenu pour évaluer la condition optimale pour le circuit High-grad de la SOMIKA.
Lors de la modélisation avec de plans factoriels complet, on variait quatre paramètres dont la
concentration du cuivre dans la phase aqueuse (7g/l -19g/l), le pourcentage de l’exctractant
dans la phase organique (10% - 50%), le rapport volumique de l’organique sur l’aqueux (0,33
-3), et le pH de la phase aqueuse (1,5-2,5).
Les résultats des simulations ont montré que la concentration du cuivre dans la phase aqueuse
et le rapport volumique de la phase organique sur la phase aqueuse avaient une influence
remarquable sur le rendement d’extraction du cuivre. En effet, le rendement d’extraction
diminue considérablement avec augmentation de la concentration du cuivre et augmente avec
les ratios élevés, il augmente également avec l’augmentation du pourcentage de l’extractant
dans la phase organique mais aussi une augmentation mais pas considérable du rendement avec
l’augmentation du pH. Pour le meilleur fonctionnement du circuit High-grad de SOMIKA nous
avons trouvé avec la simulation sur Excel la concentration du cuivre dans la phase aqueuse à
17g/l qui est une moyenne de variation sur ce circuit, le ratio de 3 et le pourcentage de
l’extractant à 35% et le pH de 1,9 pour un rendement d’extraction du cuivre de 93,91%.
En termes de perspective, nous suggérons donc qu’une étude soit menée où cette fois-ci on
tiendra compte de l’efficacité de l’équipement en marche de la SOKIKA mais également une
étude sur le stripage qui est la seconde partie de l’extraction par solvent qui vise à enrichir la
phase aqueuse du cuivre pour l’électrolyse.
58
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A
ANNEXES
B