Physiologie de la Mastication et Déglutition
Physiologie de la Mastication et Déglutition
Mastication
Appareil manducateur
Fonctions oro-faciales: Préhension , mastication , insalivation , déglutition , ventilation , phonation , mimique,
morphologie , gestion des expressions
Physiologie de la mastication
Généralités
Acte complexe : interactions neuro-musculaires, dentaires et articulaires ⇒Aliments broyés⇒ Transformation aliments
en bol alimentaire favorable à la déglutition et la digestion
Bénéfices
Système digestif + biodisponibilité des nutriments
Fonctionnement cérébral
Physiologie oro-faciale NB 1
C'est une mastication unilatérale alternée
=Praxie dissymétrique
# unilatérale dominante ou réduite (âge, prothèse inadaptée, pathologies nerveuses ou musculaires) ⇒ développement
maxillofacial asymétrique , dysfonctions articulaires et lésions parodontale
👉 Examen de mastication est un temps capital de l'examen orthodontique. Bien que devant être conduite avec
minutie, elle est simple et ne nécessite aucun appareil particulier . Par contre, elle est riche d'enseignement
Présentent une augmentation forte et rapide de leur activité après le contact dentaire avec l'aliment
Ptérygoïdien médial
Non travaillant :1er élévateur à se contracter , actif dès le début de la fermeture, il dirige la mandibule en haut
et latéralement vers le côté travaillant.
Travaillant: Commence son activité légèrement plus tard , avec rôle stabilisateur dans un premier temps
Temporal et masséter se contractent presque simultanément, +ou- tôt dans la phase de fermeture. En fin de
fermeture, tous les élévateurs sont actifs et le restent jusqu'à la fin de la phase dentaire du cycle
Du côté travaillant , le chef supérieur du ptérygoïdien lat se contracte pendant la phase de fermeture contrôlant la
position et le° d'étirement de l'appareil capsuloméniscal ;
A la sortie dentaire du cycle , les 2 chefs du ptérygïdien lat travaillant sont contractés, l'inf assurant la traction
antérolat du condyle . Il initie l'ouverture suivi par son homologue .
Dans les cycles masticateurs, l'activité du digastrique commence avant le contact dentaire ou au début de la phase
d'ouverture puis augmente pendant la seconde partie de cette phase .
Ils sont bcp moins puissants que les élévateurs car il y a besoin de - de force et la pesanteur abaisse déjà la
mandibule lorsque les muscles se relâchent
👉 On estime que la force de fermeture de la mâchoire est équivalente au poids de la personne. C'est ce qui
explique les dégâts causés par certaines perturbations et en particulier le bruxisme
Ouverture et fermeture
Physiologie oro-faciale NB 2
Glissement vers l'avant
Glissement latéral
Chaque fois que le pt interincisif mandibulaire revient à sa position initiale , la mandibule a effectué un cycle
masticateur
3 modes de mastication
Unilatérale altérnée
Bilatérale
3 phases :
Etape de transport , série préparatoire : nourriture rassemblée , fractionnée puis déplacée par la langue vers l'arrière
et les surfaces occ molaires
Phase de fermeture lente caractérisée par écrasement de l'aliment entre les arcades et la très grande activité des
élévateurs (phase de puissance)
Plan frontal : pt interincisif décrit trajectoire vaguement elliptique . Mandibule s'abaisse avec faible déflexion lat ,
le + souvent vers côté non travaillant puis retour vers le côté travaillant
Plan sagittal : forme de fuseau allongé , incliné en bas et en arrière , formant avec le plan d'occlusion un angle
d'environ 71°
Plan horizontal : forme de cycle encore + variable : ovalaire , circulaire ou rappèle cle de l'rnveloppe des mvts
limites
Série de prédéglutition , Etape II de transport : partie postérieure de langue s'abaisse, s'avance créant un espace post
⇒
et sa partie ant s'élève Glissement d'aliment
Toujours inférieure à la force maximale obtenue lors du serrement volontaire des arcades
La force de fermeture de la mâchoire est équivalente au poids de la personne ⇒ Cela explique les dégâts causés par
certaines perturbations et en particulier le bruxisme
Facteurs de variations de différents paramètres de mastication :Âge , sexe et aliment mastiqué (dureté)
Neurogenèse de la mastication
Les mécanismes responsables de la genèse et du contrôle de mastication doivent assurer : production de rythme ,
coordination des activités musc et surtout adaptabilité des activités motrices aux conditions extérieures
Physiologie oro-faciale NB 3
Stimulus Réaction
Situé dans la formation réticulée , en relation avec les centres supérieurs : cortex et aussi avec mécanismes
périphériques sucseptibles de modifier le rythme masticatoire ⇒ Adaptation aux conditions ext
Son activité et ses éfférences modulées par influx corticaux directs et indirects et par des influx sensoriels
périphériques
2 composantes
Générateur des salves motrices : détermine durée et type des décharges des motoneurones
Afférences sensorielles
Récepteurs sensoriels
Thermorécepteurs:chaleur et froid
Barorécepteurs :pression
Nocirécepteurs : douleur
transporte info sensitive de la lèvre inf , les dents et les gencives inf , le menton et la mâchoire(exception angle
de mâchoire) et les parties de l'oreille ext
Les axones moteurs sont situés dans nerfs moteurs ≠nerfs sensitifs : innervent musculature de mâchoire inf en
contrôlant 8 muscles dont 4 impliqués dans mastication
Impulsions nerveuses transmises aux neurone du 2nd ordre puis aux centres supérieurs pour intérprétation et évaluation
Physiologie oro-faciale NB 4
Reflexe mytotatique / reflexe d'étirement
C'est le seul réflexe monosynaptique de la mâchoire : démontré en observant contraction du masséter lorsqu'une
⇒
force soudaine est appliquées au menton claquement de dents
Très important pour déterminer position de repos de la mâchoire : S'il y avait une relaxation complète de tous les
muscles qui supportent la mâchoire , les forces de gravité agiraient pour l'abaisser et séparer les surfaces articulaires
de l'ATM .
Pour éviter cette dislocation , muscles élévateurs maintenus en tonus musculaire (léger état de contraction)
Au fur et à mesure que la gravité agit sur la mandibule , les mécanorécepteurs sont stimulés du fait que les muscles
élévateurs sont passivement étirés ⇒Etirement des fibres musculaires et contrsaction du masseter
Déglutition
Généralités
1500 à 2000 bols salivaires par 24heures
Déglutition = passage des aliments depuis cavité buccale jusqu'à estomac ⇒Alimentation de l'organisme
Définition
Déglutition = automatisme séquentiel des muscles oro-linguo-pharyngo-laryngéset de l'oesophage ⇒transport actif de la
sphère orale vers estomac des aliments et de la salive
Processus actif résultant de la coordination sensorielle , motrice et temporelle des différentes structures
anatomiques(situées au croisement des voies aériennes et digestives= carrefour aéro-digestif) dans le sens d'une
progression du bol alimentaire de la bouche vers l'estomac
Physiologie oro-faciale NB 5
des chronologies horlogères qui s'adaptent autant à la texture qu'au volume des aliments ingérés
Sensibilités et motricités s'ajustent en temps réel et bref, réglés par des centres supérieurs qu'on commence à connaître .
Le bolus progresse , poussé par des forces de propulsion péristaltiques à travers des portes qui s'ouvrent ou se ferment
successivement
La déglutition sert aussi à protéger les tractus digestif et respiratoire en éliminant les sécrétions rhinopharyngées et
pulmonaires et en faisant retourner vers l'estomac les produits de sécrétions gastriques (reflux gastro-oesophagien)
Il y a nécessité d'une coordination motrice de la déglutition et de la respiration , et une obturation mécanique transitoire
des voies aériennes supérieures afin de protéger de l'inhalation d'un corps étranger
Concomitamment , la tension du voile du palais permet une ventilation de l'oreille moyenne par la dilatation de la
trompe auditive , ce qui équilibre les pressions de part et d'autre de la membrane du tympan
C'est la fonction motrice la plus élaborée de l'homme car elle nécessite la coordination par des séquences d'activation et
d'inhibitions de 25 paires de muscles de la bouche , du pharynx , du larynx et de l'oesophage . Les muscles sont striés et
lisses
Déglutition= fonction évolutive , s'adapte à la maturation du système nerveux central et périphérique , et aux
modifications anaotmiques locorégionales (langue,procès alvéolaires , dents , os hyoïde ) , au cours de la vie , de la
naissance à l'âge adulte
Types de déglutition
Primaire ou infantile Déglutition secondaire ou mature
normale chez nourisson et le très jeune enfant et sera La mise en foct des incisives et des canines permet de
considérée comme pathologique au delà . Elle est favorisée contribuer à l'achèvement d'une maturation de la déglutition
par la succion d'un doigt ou d'une sucette
Déglutition et orthodontie
Son premier temps , buccal , est une praxie (apprentissage)
La position de la langue joue un rôle essentiel dans la croissance de la face et dans les fonctions buccales
La connaissance de sa physiologie est importante non seulement pour la prise en charge des enfants mais aussi car
diverses pathologies de l'adulte peuvent se manifester sous la forme de déglutition infantile plus ou moins dégradée
Dans la déglutition atypique , vestige de sa forme infantile , la langue s'oppose à tout contact entre les dents supérieures
et inférieures =Interposition linguale entre les arcades dentaires , pire lorsque cette interposition interrompt l'éruption
dentaire : aucun contact entre les dents antagonistes et aucune stimulation proprioceptive .
Or par leurs mécanorécepteurs ligamentaires du parodonte , la stimulation des dents opposées , lactéales ou permanentes
, ou occlusion dentaire , joue également un rôle important dans le dévelppement du squelette facial et dans la maturation
des comportements réflexes de la bouche avec les structures voisines (pharynx, larynx , posture de la tête )
Elle se caractérise par une poussée ou une interposition de la langue entre les arcades dentaires , l'absence de contact
dentaire et la contraction des muscles des lèvres et des joues
Physiologie oro-faciale NB 6
La déglutition secondaire se fait : lèvres jointes et non contractées, arcades en occlusion, langue contenue à l’intérieur
des arcades, avec pointe de la langue en appui sur le palais antérieur et avec la base de la langue au contact du voile.
La déglutition atypique s'oppose aux évolutions adéquates des organes anatomiques ou des fonctions neuromusculaires,
alors que toutes sont indispensables au bien-être permanent
de l'individu adulte.
• Conséquences de la déglutition primaire: La forme et lafonction sont étroitement liées et exercent l’une sur l’autre une
influence réciproque.
• Ainsi, toute dysfonction survenue au cours de la croissance retentit sur la forme et l’emplacement des os et des dents
en entraînant des malformations squelettiques etdentaires
(voir chapitre physiopathologie).
Anatomie fonctionnelle
Cavité buccale
Lèvres : fermeture labiale est produite surtout par les muscles orbiculaires des lèvres, innervés par le nerf facial (VII) ⇒
maintien du bol alimentaire dans la cavité buccale lors de la phase orale de la déglutition
Langue : Ensemble musculaire (17 : 8 pairs symétrique et un impair) séparé longitudinalement par le septum lingual , en
rapport avec des structures osseuses mobiles (os hyoïde, mandibule et fixe (base du crâne)
Voile du palais
Il sépare le rhinopharynx et l'oropharynx , prolonge en arrière le palais dur et le plancher de la cavité nasale .
Au niveau supérieur
M.élévateur du voile et [Link] du voile
Au niveau inférieur
[Link] , M uvulaire et M. palatoglosse
Carrefour aéro-digestif
=Zone clé du passage alimentaire : le bolus va être dirigé dans la bonne direction , vers l'oesophage en évitant la fausse route
et l'inondation des voies respiratoires
Constitué d'une armature ostéo cartilagineuse (os hyoïde relié au cartilage thyroïde par la membrane hyo
thyroïdienne) et des muscles intrinsèques (aryépiglottiques, thyroarythénoïdien , crio aryténoïdien latéral et
interaryténoidien) , extriséque laryngés (élévateurs et abaisseurs ) , des muscles constricteurs pharyngés (en haut des
muscles du voile du palais , en avant des muscles du voile du palais , en avant des muscles de la base de la langue ,
latéralement et en arrière des muscles constricteurs supérieurs et moyens ) et de replis muqueux
Pharynx :
La limite entre ces deux derniers est le bord supérieur de l’épiglotte qui correspond au bord inférieur de la
troisième vertèbre cervicale.
Physiologie oro-faciale NB 7
La zone de jonction entre l’hypopharynx et l’œsophage constitue le sphincter supérieur de l’oesophage
Déroulement de la déglutition
Temps oral (volontaire /réflexe)
Temps buccal
Mise en bouche des aliments . Voile du palais abaissé , voies respiratoires ouvertes et respiration nasale continue
Temps d'initiation
Transport volontaire du bol au niveau des zones de déclenchement de la phase pharyngée . Fermeture labiale , blocage
mandibulaire , arrêt momentané de la mastication , rigidification du voile du palais par contraction des muscles vélaires ,
appui de la pointe de langue sur le palais
Temps pharyngé
Reflexe , considéré comme le plus délicat de la déglutition car il comprend le passage du carrefour aérodigestif (risque
de fausse route+++) . Il débute au moment où le bol alimentaire est au contact des zones de déclenchement , à la fin de
l'initiation , pour se terminer à l'entrée dans l'oesophage
Plusieurs étapes :
Déclenchement : a lieu par le contact entre le bolus et les zones sensitives des piliers antérieurs , en particulier de
leur base mais aussi la base de la langue , la paroi posst du pharynx et le voile du palais . Il est réflexe mais lié au
temps oral qui est volontaire
Fermeture vélaire
Fermeture laryngée
Propulsion
En cas d'asphyxie , la ventilation devien prioritaire sur la déglutition , de même que la toux et les aliments brûlants
et désagréables peuvent interrompre la déglutition
Physiologie oro-faciale NB 8
En cas de pénétration accidentelle de particules alimentaires dans larynx avant ou après déclenchement du temps
pharyngé : Reflèxe de toux pour protection de l'arbre bronchique
Temps oesophagien
Commence quand le bol alimentaire passe au travers du sphincter supérieur et se termine à l'entrée dans l'estomac . Ce temps
est réflexe
Contrôle de la déglutition
La complexité de la déglutition ⇒ Contrôle neurologique est fondamental
Différents niveaux du syst nerveux central sont impliqués et nombreux muscles striés et quelques muscles lisses
innervés par ners crâniens sont excités et / ou inhibés de façon séquentielle pour permettre le passage du bolus de la
bouche à l'estomac
Hypothalamus
Moelle épinière
La région oropharyngée est extrêmement riche en récepteurs et présente une grande variété pour le goût , la sensibilité
tactile et thermique , les mécano et chémorécepteurs , la proprioception
L'apport constant reçu de tous ces récepteurs permet d'intégrer au niveau central les informations reçues afin de
permettre une réponse appropriée et adaptée
Les afférences
Les afférnces , directes vers le tronc ou secondaires vers le cortex , sont véhiculées par :
Physiologie oro-faciale NB 9
2. Le nerf VII(facial) :sensibilité gustative des deux tieres antérieurs de la langue , par la corde du tympan
4. Le nerf X(pneumogastrique / vague) [ territoire le + étendu , nerf mixte et voie très importante de régulation végétative
et du contrôle sensorimoteur du larynx): larynx par le laryngé supérieur
Temps pharyngé
Le centre déglutiteur du tronc cérébral , responsable de la succession précise de contractions et relâchements des
différents muscles pharyngolaryngés intrinsèques et extrinsèques , est organisé autour des noyaux du nerf vague X
L'activité du centre déglutiteur est autonome mais elle est modulable . Schématiquement , il existe :
Sensoriel est organisateur ( tps pharyngé et oesophagien) , reçoit des afférences périphériques (nerfs laryngé et
pharyngé sup entre autres ) ou descendantes (corticales qui peuvent adapter ou déclencher une déglutition
Effecteur
Reçoit néanmoins des projections périphériques directes du nerf laryngé supérieur (issu du nerf vague ) et un
grand nombre de projetions corticales qui pourraient participer à une fonction modulatrice et a un rôle de
distribution vers les noyaux moteurs des nerfs crâniens
Centres médullaires
Temps oesophagien
Dans la partie haute de l'oesophage , la motricité est étroitement dépendante de la motricité volontaire pharyngée
(intrication de fibres musculaires lisses et striées de l'oesophage
Fibres musculaires lisses : le noyau dorsal moteur du nerf X envoie des fibres nerveuses aux ganglions du plexus
mésentérique
Contrôle cortical
Temps oral
Le cortex cérébral a un rôle important dans le temps oral avec l'apprentissage et la gestion des habiletés motrices de
mastication et de manipulation
Les structures actives sont le cortex moteur frontal , en connexion avec le cortex sensoriel temporal , avec une
prédominance gauche . Le cortex cingulaire et l'insula pourraient participer au choix d'avaler ou non
Reˊsumeˊ
Physiologie oro-faciale NB 10
Physiopathologie
(voir cours pour avoir une idée , non inclue dans l'exam)
Gustation
Généralités sur la physiologie sensorielle
Du point de vue physiologique , les sens dont le goût , permettent la perception , ensemble des sensations provenant des
organes sensoriels = Physiologie sensorielle
Sensibilité = Capacité d'un être vivant à être informé des variations de son milieu extérieur + paramètres
physicochimiques de son milieu intérieur
Sensibilité ne se limite pas aux 5 sens mais doit être complétée par des sens qui informent l'organisme de son état
physiologique et ceux qsui l'informent de son état biomécanique
Capable de capter et de traduire plusieurs formes d'énergie (stimuli) et les transmettre au système nerveux central
sous forme d'influx nerveux qui sont alors interprétés par une zone spécialisée de l'encéphale , qui diffère selon le
type de stimulation , pour en permettre la perception
Notion de la perception
La conscience ne se limite pas à la sensation ; elle incorpore le message sensoriel aux informations venues d'autres
modalités sensorielles et compare , à chaque instant , ces messages au stock mnésique pour donner lieu à la
perception
De ce fait , la perception correspond à la fonction par laquelle l'esprit se représente les objets qui l'entourent selon
l'état interne et les expériences
On conçoit donc l'importance des facteurs cognitifs , des habitudes , des expériences , des appretissages , de
l'environnement et de la culture dans la perception du goût et sa construction , ainsi que de l'importance des facteurs
internes (faim , état nutritionnel, douleur) de l'attention , de l'humeru (physiologie sensorielle subjective)
Physiologie oro-faciale NB 11
Classification des sytèmes sensoriels
Les ph. chimiques chimiorécepteurs sensibles aux modificat° de concentrat° d'espèces chimiques à la base de sensibilités
telles que la gustation , l'olfaction et les sensibilités chimiques du milieu intérieur
Radiations électromagnétiques les photorécepteurs = cells sensibles à la lumière visible à la base de la sensibilité visuelle
Les Ph.méc les mécanorécepteurs sont sensibles à des ph. méc (pressions , vibrations , etc) à la base de nombreux système
sensoriels
Les [Link] les thermorécepteurs sont sensibles à la température
Selon la fonction
Extéroception
Intéroception
Nociception
Physiologie oro-faciale NB 12
Les récepteurs sensoriels où a lieu la transduction
Les voies sensorielles afférentes et les relais supports de la transmission et du traitement de l'information
sensorielle . Le thalamus est un relais presque commun des noyaux spécifiques qyui sont les relias des informations
sensorielles et les noyaux non-spécifiques qui ont des fonctions associant plusieurs modalités sensorielles
(multimodales ) et / ou d'autres fonctions telles que la mémoire ou les émotions (proessus associatifs)
Le cortex cérébral en particulier les cortex sensoriesls primaires qui sont les zones de projection des noyaux
spécifiques du thalamus
Il s'agit d'une sensation multimodalitaire très ssensible dont la perception associe l'olfaction rétronasale ,la sensibilité
somesthésique (thermique , tactile , kinesthésique et proprioceptive ) , la sensibilité trigéminale chimique , la vision et
même l'audition
La diversité des récepteurs sensoriels mis en jeu permet la création d'une image sensorielle globale de l'aiment basée et
renforcée par les apprentissages
Le goût permet de détecter et d'identifier les aliments sur le point d'être ingérés
Le gôut par sa composatne hédonique (plaisir) , permet de rejeter ou d'accepter l'aliment en bouche
racine de la langue
corps de la langue
Organe du goût , situé dans la cavité buccale , sert aussi à la mastication , à la phonation et à la déglutition
Face antérieure :
Physiologie oro-faciale NB 13
la portion pharygienne de la langue est peu visible lorsque la bouche est ouverte . Elle va jusqu'au sillon terminal
de la langue , là où commence la langue comme elle est définie par la majorité des gens
La portion buccale part de l'apex de la langue jusqu'au sillon terminal et est parcourue par une sillon médian . C'est
sur cette partie que se trouvent les papilles gustatives
Plusieurs muscles concourent à la formation de la langue . Ces mmuscles prennent origine sur l'os hyoïde , la mandibule
, l'apophyse styloïde du temporal et le palais . Il sont 17 en tout et à l'exception d'un seul (le muscle transverse) , ils sont
présents en paires
Les molécules sapides , moléc chimiques en phase aqueuse solubes dans la salive , stimulent les récepteurs gustatifs
pour générer les saveurs selon 5 modalités : le sucré , le salé , l'acie , l'amer et l'umami
On discute actuellement l'existene d'une sixième liée au goût du gras (un récepteurj aux acides gras a été mis en
évidence sur la langue du rat pui celle de l'Homme)
A côté de ces saveurs primaires s'ajoute la combinaison des divers goûts de base entraînant à l'évidence la
multiplication des sensations gustatives élaborées
Une erreur très répandue consiste à présenter une carte des dfférentes sensibilités qualitatives sur la langue .
Pourtant , il est possibles de mesurer des seuils localement sur la langue pour difféérents stimulus
Ceci permet d'obternir une perception consciente et de mesurer une concentration-seuil : on ne peut donc pas
prétendre à une localissation quelconque des sensibilités sur la langue en fonction de la nature du stimulus ; on sent
tout , partout , avec une variation quantitative de la sensibilité . Il n'existe aucune carte de la langue
Récepteurs gustatifs
L'organe récepteur du goût est le bourgeon gustatif présent en 9000 exemplaires environ sur la face dorsale de la langue
il est porté par les papilles gustatives siégeant sur le bord de langue , à sa partie antérieure (papilles fongiformes ) et
latérale(papilles foliées ) , ainsi qu'au niveau du V lingual (papilles caliciformes ou circumvalate)
Les papilles filiformes , les plus nombreuses , sont présentes sur toute la surface de la langue et ne contiennent pas de
bourgeons gustatifs
La localisation des papilles gustatives ne se limite cependant pzs à la langue , mais s'étend également au palais , à la
face linguale de l'épiglotte , au pharynx ,au larynx et au tiers supérieur de l'oesophage .
Chez l'individu normal , il existe environ 5000 papilles , nombre variable d'un individu à l'autre
Les bourgeons du goût sont capables de reconnaître plusieurs modalités gustatives à des degrés divers , et sont
composés d'une cinquantaine de cellules gustatives ainsi que de cellules de soutien et de précurseurs
Ils émergent dans la cavité buccale par des pores laissant passer les microvillosités des cellules
Le renouvellement des cellules gustatives est extrêmement rapide (dix jours environ), du fait de leur abrasion par les
aliments , ce qui les distingue de tous les autres récepteurs sensoriels de l'organisme
Physiologie oro-faciale NB 14
Les cellules gustatives sont des cellules neuroépithéliales
Elles sont exposées à la cavité buccale à leur partie apicale et connectées à un nerf afférant à leur partie basale.
Ce ne sont pas des neurones, elles n'envoient pas de projections axonales vers le cerveau mais génèrent des potentiels
d'action et libèrent des neurotransmetteurs qui eux activeront des neurones afférents.
La partie apicale comporte de nombreuses microvillosités qui contiennent les récepteurs gustatifs et communique
avec la cavitébuccale grâce au pore gustatif.
Juste en-dessous, on trouve des tightjunctions qui protègent des dommages causés à l'intérieur de la bouche et
permettent aux cellules d'être connectées entre elles.
A la base de ces cellules, on trouve une synapse, formant un contact nerveux avec le nerf afférent qui transmettra
les informations aux centres du goût dans le cerveau
Transduction
La transduction sensorielle est l'étape de codage des informations du monde extérieru par des récepteurs sensoriels .
C'est une interface entre une multitude de paramètres physiques ou chimiques en une seule écriture , celle de l'influx
nerveux
Mécanisme général :
Le récepteur est activé par une molécule chimique dissoute dans la salive
La modification du potentiel de récepteur de la cellule sensorielle entraine la libération d'un neurotransmetteur qui
va exciter un neurone gustatif afférent , le premier neurone de la chaine sensorielle
Chaque saveur entraine une activation spécifique caractérisée par une décharge particulière de ptoentiel d'action
propre à chaque saveur qu'on appelle profil gustatif .
Chaque saveur possède des récepteurs et un mécanisme de transduction prpres . ON peut cependant regrouper les
mécanismes de transduction en 2 groupes
La perception du salé :
C'est la présence de Na+ dans la cavité buccale qui est responsable de la perception de la saveur salée. La
majorité des ions entre dans la cellule par les Canaux Sodiques Epithéliaux situés sur la langue.
L'entrée de Na+ dans la cellule provoque sa dépolarisation, puis une entrée massive de Ca2+ grâce à de canaux
calciques voltage dépendants (qui s'ouvrent lors d'une dépolarisation de la cellule)
Cette entrée de Ca2+ provoque une libération de neurotransmetteur qui va exciter un neurone gustatif , puis
une dépolarisation des cellules voisines
La perception de l'acide :
Cette saveur acide est directement liée à la présence de protons H+ dans la cavité buccale.
C'est la variation de pH due à la présence de protons qui permet l’ouverture d’un canal ionique.
Leur entrée provoque une dépolarisation, qui va entraîner une entrée de Ca2+ grâce à des canaux calciques
voltage dépendants.
Physiologie oro-faciale NB 15
Comme pour la saveur salée, on observe une libération de neurotransmetteur qui va exciter un neurone gustatif
, puis une dépolarisation des cellules voisines
Pour ces trois saveurs, l'activation du récepteur entraîne la même cascade de transduction.
Le récepteur est lié sous la membrane plasmique à une protéine G trimérique : la gustducine (trois sous-unités
α, β, γ).
Transmission de l'information
La transmission des différentes saveurs vers le cerveau n'emprunte pas les mêmes fibres nerveuses .
Exemple : sur les 40 fibres de la corde du tympan (branche du 7ème nerf crânien qui innerve les 2/3 ant de la langue )
une dizaine de fibres répond préférentiellement à la saveur sucrée
Une fois stimulées , les cellules gustatives transmettent l'linfo au cortex via différentes voies ascendantes
La corde du tympan : branche gustative du nerf facial pour les 2 tiers ant de la langue
Intégration de l'information
Les neurones font un premier relais dans le noyau solitaire situé àla partie dorsolatérale du bulbe, puis un 2ème relai
dans le noyauventropostéromédian du thalamus, avant de se projeter sur lesaires gustatives primaires ipsilatérales
(cortex insulaire antérieuret cortex operculaire : opercules frontal, rolandique et temporal).
Dans la partie rostrale du noyau solitaire convergent de façonhomolatérale les afférences gustatives mais aussi de
nombreusesafférences chémosensibles en provenance du tube digestif.
Les aires secondaires (cortex orbitofrontal et cortex cingulaireantérieur), communes aux sensations gustatives et
olfactives,permettent l’intégration des informations sensorielles et sontimpliquées dans certains processus cognitifs (les
mots, lesdescriptions, le plaisir)
Anomalies du goût
La douleur
Introduction
Les 4 composantes de la douleur
Sensori-discriminative Affectivo-émotionnelle Cognitive Comportementale
Localisation
Physiologie oro-faciale NB 16
Rôle protecteur Douleur inefficace , fatigante , retentissement général
4. Cortex
Les récepteurs de la douleur (nocicepteurs ) sont des fibres nerveuses qui peuvent être excitées par des stimuli
L'ensemble de l'organisme est câblé par ces fibres afférentes qui transmettent au système nerveux central des stimuli
sensoriels (fibres Aα,β) ou nociceptifs (fibres Aδ faiblement myléllinisés ou fibres C non myélinisés )
Physiologie oro-faciale NB 17
Due à l'excitation de récepteurs situés au sein du complexe pulpo-dentinaire et pulpo-parodontal .
La stimulation des fibres nerveuses se fait par plusieurs agents d'agression qui peuvent être d'ordre infectieux ,
mécanique , thermique , électrique et Chimique
Lors de l'inflammation il y a libération , par les cellules de défense de certaines molécules biologiques endogènes
(bradykinine , histamine , prostaglandine ) qui sont des produits algogènes qui provoquent une excitation des
nocicepteurs .
Le protoneurone :
les fibres nerveuses sensitives provenant des dents cheminent dans l'une des 2 branches du nerv V(V2 et V3 ) dont
le corps cellulaire constituant le ganglion de gasser .
A leur entrée dans le pont , les afférences sensitives nociceptives forment la branche descendante du trijumeau qui
aboutit dans le sous noyau sensitif du V , au niveau des segmentes C1 et C2 de la moelle cervicale (fibres C:
transmission de la douleur sourde et prolongée et fibres Aδ de la douleur aigue et brève )
Le deutoneurone
Physiologie oro-faciale NB 18
Les fibres nociceptives quittent le noyau sensitif spinal du V , traversent la ligne médiane pour se répartir entre deux
voies ascendantes selon la catégorie des fibres pour aboutir au thalamus :
Les fibres Aδ constituent le tractus ventral (faisceau néosopinothalamique ) qui se rend directement sans émettre de
collatérales au niveau du tronc cérébral , au noyau ventropostérolatéral(contingent principal) et aux noyaux médians
du thalamus -dontingent accessoire)
Les fibres C : constituent le tractus dorsal ,assimilé au faisceau pléospinothalamique qui émet de nombreuses
collatérales avant de parvenir aux noyaux thaamiques intralaminaires de projection non spécifique
A partir du noyau ventropostérolatéral du thalamus sur les aires somtsthesiques pariétales du cortex , qui seraient
respnsables de la localisation somatique de la douleur (douleur objective)
A partir du noyau médian sur les aires frontales antéreiures du cortex et insulaires , responsables d'une grande partie
de la connasissance affective et de la mémorisation de la douleur (douleur subjective)
Au tronc cérébral
👉 La théorie du gate control stipule qu'il existe un neurone ou inter-neurone qui atténue ou inhibe les messages
douloureux venant des nerfs périphériques (fibres Aδ et C)
Les fibres nerveuses de plus gros calibre du tact et du toucher stimulent (excitent) ce neurone ce qi va atténuer
douloureux provenant des fibres nerveuses Aδ et C . Il existe donc une ramification de neurones intermédiaires
situés le long de la moelle épinière , dans la substance grise et qui filtrenet les messages douloureux grâce à
l'excitation provenant des fibres nerveuses du toucher et du tact
Salivation
Introduction
Physiologie oro-faciale NB 19
90% de la salive provient de trois glandes : les sublinguales , sous maxillaire et parotide
10% de salive proviennent des petites glandes salivaires
Salive + mélange de toutes les sécrétions de ces glandes
La salive liquide biologique , joue un rôle essentiel en physio orofaciale , notamment au cours de la mastication , de la
digestin , de la phonation , de la déglutition et de la gustation , ainsi qu'un rôle protecteur vis-à-vis des différents tissus
de la cavité buccale (maintien de la santé buccodentaire )
Les altérations de la sécrétion salivaire (diminution) vont sérieusement compromettre le bon déroulement des fonctioins
orofaciales et menacer l'intégrité des tissus bucco-dentaires
Rôles de la salive
1. Lubrification du bol alimentaire
5. Activité enzymatique
6. Thermorégulation
Composition de la salive
Le pH varie entre 6,7 et 8,5 chez l'homme . Elle est composée à 99% d'eau
Physiologie oro-faciale NB 20
Gs constituées par des lobules , séparés par des septa fibreux , à l'intérieur desquels se trouvent des acini eux mêmes constitués de cellules
constitué de cellules séreuses basophiles (coloration bleue) de forme sphérique , lieu de synthèse des enzymes salivaires
Acinus muqueux
Constitué de cellules muqueuses acidoophles (coloration rose pâle) , d'aspect tubulaire ; possèdent un cytoplasme gaufré
contenant du mucus
Glandes sublinguales
Le salivon
Physiologie oro-faciale NB 21
L'unité fonctionnelle des glandes salivaires est le salivon
La sécrétion des glandes submandibulaires et sublinguales est contrôlée par le noyau salivaire supérieur . Les fibres
empruntent le trajet du nerf intermédiaire (VIIbis) et du nerf lingual
La sécrétion des glandes parotides et labiales est contrôlée par le noyau salivaire inférieur . Les fibres empruntent le
trajet du nerf glossopharyngien (IX) , puis du nerf tympanique et du nerf petit pétreux
Innervation orthosympathique
Les fibres nerveuses orthosympathiques sécrétomotrices rejoignent les glandes salivaires en cheminant le long des axes
vasculaires (caroitde externe , artère maxillaire , artère faciale , artère linguale)
Physiologie oro-faciale NB 22
Phase 2
S'effectue dasn le canal strié où la salvie primaire est modifiée par une sécrétion du bicarbonate et une réabsorption active de
Na+ contre du K+ , conduisant à la formation de la salive finale , hypotonique au plasma ce qui favorise son rôle de solvant
pour la gustation
Contrôle de la salivation
Contrôle nerveux
Le contrôle de cette sécrétion est sous l'influence quasi exclusive du système nerveux végétatif(hormis l'influence de
quelques hormones), par ses voies sympathiques et parasypathiques . Ces deux branches agissent de concert afin
d'obtenir une salive plus ou moins abonante et / ou riche en composés organiques et inorganiques
La sécrétion salivaire est déclenchée par la fixation des neurotransmetteurs sur leurs récepteurs membranaires :
l'acétylcholine pour le système parasympathique , et la noradrénaline du système orthosympathique
L'activation du système parasympathique déclenche la sécrétion abondante d'une salive fluide , alors que celle du
système orthosympathique déclenche la sécrétion moins abondante d'une salive visqueuse , riche en protéines .
Commande réflexe
Aliments dans la bouche : mastication et excitation psychologique (permet de débuter salivation avant l'arrivée des aliments
Phonation
Introduction
Phonation = les processus physiologiques et physiques correspndant à l'apparition d'une vibration sonore au niveau des
cordes vocales
L'énergie aérodynamique est fournie par la pression de l'air trachéal ("soufflerie pulmonaire ")
La vibration sonore apparaît au niveau des cordes vocales lorsqu'elles sont rapprochées sur la ligne médiane
("vibrateur")
Physiologie oro-faciale NB 23
L'appareil respiratoire (soufflerie)
Le larynx(vibrateur)
Le larynx
Le larynx est la partie supérieure de l'appareil respiratoire , occupe le carrefour aérodigestif
Cordes vocales accolées : c'est l'apnée , la glotte est alores fermée et l'air ne passe pas
Cordes vocales rapprochées : c'est la position phonatoire permettant la parole et le chant , la glotte est variable
Physiologie de la phonation
Mécanisme de la phonation
En position phonatoire , l'air venant des poumons vient butter contre les cordes vocales qui sont fermées . La pression
augmente , on parle de pression sous-glosttique ou PSG. Cette pression force les cordes vocales à s'écarter et l'air peut
ainsi s'échapper
La PSG diminue alors , et vu que les muscles larungés sont contractés , les cordes vocales se referment ; la PSG
augmente donc à nouveau et ainsi de suite (cycle)
Lors de la phonation , le cycle respiratoire est modifié : allongement du temps expiratoire et racourcissement du temps
inspiratoire avec augmentation des volumes mobilisés à chaque cycle
Plus l'amplitude est grande , plus le son est intense , fort , et inversement
Physiologie oro-faciale NB 24
La hauteur d'un son dépend de la fréquence de l'onde
La période
C'est le temps qu'il faut à une onde pour réaliser 1 événement périodique qui se répète
La fréquence
Contrôle de la phonation
Innervation sensitive
Les récepteurs situés dans la muqueuse du larynx et les récepteurs des fuseaux neuro-musculaires renseignent en
permanence les contres sur la position et le degré de tension des cordes vocales
Efférences motrices
Proviennent du cortex
Physiologie oro-faciale NB 25