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Physiologie de la Mastication et Déglutition

Le document traite de la physiologie oro-faciale, en se concentrant sur la mastication et la déglutition, ainsi que sur les fonctions associées telles que la phonation et la ventilation. Il décrit les mécanismes neuro-musculaires impliqués dans ces processus, les mouvements mandibulaires, et l'importance de la coordination musculaire pour une mastication efficace. Enfin, il souligne l'impact de la déglutition sur le développement facial et les implications en orthodontie.

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Physiologie de la Mastication et Déglutition

Le document traite de la physiologie oro-faciale, en se concentrant sur la mastication et la déglutition, ainsi que sur les fonctions associées telles que la phonation et la ventilation. Il décrit les mécanismes neuro-musculaires impliqués dans ces processus, les mouvements mandibulaires, et l'importance de la coordination musculaire pour une mastication efficace. Enfin, il souligne l'impact de la déglutition sur le développement facial et les implications en orthodontie.

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Physiologie oro-faciale NB

Module Prof Jniene

Related to Tasks (Module)

Mastication
Appareil manducateur
Fonctions oro-faciales: Préhension , mastication , insalivation , déglutition , ventilation , phonation , mimique,
morphologie , gestion des expressions

Comprend le système ostéoarticulaire = Articulations temporo-mandibulaires(ATM) droite et gauche + Système neuro-


musculaire+Système dentaire

Physiologie de la mastication
Généralités
Acte complexe : interactions neuro-musculaires, dentaires et articulaires ⇒Aliments broyés⇒ Transformation aliments
en bol alimentaire favorable à la déglutition et la digestion

Fait partie de la manducation :


+ieurs activités motrices : préhension , incision des aliments , transport intrabuccal et leur fragmentation grâce à des
mouvements mandibulaires rythmiques et une activité linguale coordonnée

Bénéfices
Système digestif + biodisponibilité des nutriments

Fonctionnement cérébral

Croissance harmonieuse du massif facial

👉 La qualité de la mastication est l'1 des paramètres de la santé

Intérêt en odontologie , orthodontie

Physiologie oro-faciale NB 1
C'est une mastication unilatérale alternée
=Praxie dissymétrique
# unilatérale dominante ou réduite (âge, prothèse inadaptée, pathologies nerveuses ou musculaires) ⇒ développement
maxillofacial asymétrique , dysfonctions articulaires et lésions parodontale

Dysfonction de la mastication ⇔ Lésions parodontales


Pour s'exercer efficacement , la mastication nécessite 2 conditions:
Occlusion équilibrée + Consistance des aliments mastiqués

👉 Examen de mastication est un temps capital de l'examen orthodontique. Bien que devant être conduite avec
minutie, elle est simple et ne nécessite aucun appareil particulier . Par contre, elle est riche d'enseignement

Activités musculaires au cours de la mastication


1. Muscles élévateurs de la mandibule

Nombreux et puissants : le masséter, le temporal , le ptérygoïdien médial ou interne et le ptérygoïdien latéral ou


externe

Présentent une augmentation forte et rapide de leur activité après le contact dentaire avec l'aliment

Ptérygoïdien médial

Non travaillant :1er élévateur à se contracter , actif dès le début de la fermeture, il dirige la mandibule en haut
et latéralement vers le côté travaillant.

Travaillant: Commence son activité légèrement plus tard , avec rôle stabilisateur dans un premier temps

Temporal et masséter se contractent presque simultanément, +ou- tôt dans la phase de fermeture. En fin de
fermeture, tous les élévateurs sont actifs et le restent jusqu'à la fin de la phase dentaire du cycle

Du côté travaillant , le chef supérieur du ptérygoïdien lat se contracte pendant la phase de fermeture contrôlant la
position et le° d'étirement de l'appareil capsuloméniscal ;

A la sortie dentaire du cycle , les 2 chefs du ptérygïdien lat travaillant sont contractés, l'inf assurant la traction
antérolat du condyle . Il initie l'ouverture suivi par son homologue .

L'activité du ptérygoïdien latéral inf s'arrête à la fin de la phase d'ouverture

2. Muscles abaisseurs de la mandibule:

Pairs et symétriques: génio-hyoïdien, le digastrique , le mylo-hyoïdien

Activité synchrone avec les muscles protracteurs de la langue

Dans les cycles masticateurs, l'activité du digastrique commence avant le contact dentaire ou au début de la phase
d'ouverture puis augmente pendant la seconde partie de cette phase .

Ils sont bcp moins puissants que les élévateurs car il y a besoin de - de force et la pesanteur abaisse déjà la
mandibule lorsque les muscles se relâchent

👉 On estime que la force de fermeture de la mâchoire est équivalente au poids de la personne. C'est ce qui
explique les dégâts causés par certaines perturbations et en particulier le bruxisme

Mouvements mandibulaires et linguaux


Mastication accomplie grâce à mvts mandibulaires rythmiques dans 3 dimension de l'espace ⇒fragmentation ,
écrasement de l'aliment

Ouverture et fermeture

Physiologie oro-faciale NB 2
Glissement vers l'avant

Glissement vers l'arrière

Glissement latéral

Chaque fois que le pt interincisif mandibulaire revient à sa position initiale , la mandibule a effectué un cycle
masticateur

Le trajet exécuté par mandibule =Cycle masticatoire,représenté ss forme 💧


Séquence masticatrice :Σ d'ingestion de l'aliment jusqu'à sa déglutition complète

3 modes de mastication

Unilatérale altérnée

Unilatérale stricte / dominante

Bilatérale

3 phases :

Etape de transport , série préparatoire : nourriture rassemblée , fractionnée puis déplacée par la langue vers l'arrière
et les surfaces occ molaires

Série réduction , période mastication rythmique :

Phase d'ouverture , régulière et rapide chez l'homme

Phase de fermeture rapide jusqu'au contact avec l'aliment

Phase de fermeture lente caractérisée par écrasement de l'aliment entre les arcades et la très grande activité des
élévateurs (phase de puissance)

Forme de cycles masticateurs

Plan frontal : pt interincisif décrit trajectoire vaguement elliptique . Mandibule s'abaisse avec faible déflexion lat ,
le + souvent vers côté non travaillant puis retour vers le côté travaillant

Plan sagittal : forme de fuseau allongé , incliné en bas et en arrière , formant avec le plan d'occlusion un angle
d'environ 71°

Plan horizontal : forme de cycle encore + variable : ovalaire , circulaire ou rappèle cle de l'rnveloppe des mvts
limites

Forces développées lors de la mastication

Série de prédéglutition , Etape II de transport : partie postérieure de langue s'abaisse, s'avance créant un espace post

et sa partie ant s'élève Glissement d'aliment

Toujours inférieure à la force maximale obtenue lors du serrement volontaire des arcades

La performance masticatrice est positivement corrélée à la force maximale du sujet

La force de fermeture de la mâchoire est équivalente au poids de la personne ⇒ Cela explique les dégâts causés par
certaines perturbations et en particulier le bruxisme

Facteurs de variations de différents paramètres de mastication :Âge , sexe et aliment mastiqué (dureté)

Neurogenèse de la mastication
Les mécanismes responsables de la genèse et du contrôle de mastication doivent assurer : production de rythme ,
coordination des activités musc et surtout adaptabilité des activités motrices aux conditions extérieures

Récepteur ➡Centre nerveux ➡ Effecteur


⬆ ⬇

Physiologie oro-faciale NB 3
Stimulus Réaction

Mécanisme de mastication =Activité réflexe :Générateur central du rythme =GCR

Situé dans la formation réticulée , en relation avec les centres supérieurs : cortex et aussi avec mécanismes
périphériques sucseptibles de modifier le rythme masticatoire ⇒ Adaptation aux conditions ext
Son activité et ses éfférences modulées par influx corticaux directs et indirects et par des influx sensoriels
périphériques

2 composantes

Générateur du rythme : détermine durée et fréquence des cycles

Générateur des salves motrices : détermine durée et type des décharges des motoneurones

Afférences sensorielles

Récepteurs sensoriels

Thermorécepteurs:chaleur et froid

Barorécepteurs :pression

Nocirécepteurs : douleur

Propriocepteurs et récepteurs articulaires :position et mvt

Mécanorécepteurs épithéliaux ,desmodontaux et fuseaux neuro-musculaires: forces exercées

Voie afférente sensitive : Nerf mandibulaire V3 , branche du nerf trijumeau

transporte info sensitive de la lèvre inf , les dents et les gencives inf , le menton et la mâchoire(exception angle
de mâchoire) et les parties de l'oreille ext

Les axones moteurs sont situés dans nerfs moteurs ≠nerfs sensitifs : innervent musculature de mâchoire inf en
contrôlant 8 muscles dont 4 impliqués dans mastication

V3=1er neurone sensoriel=neurone1ordre=protoneuron

Impulsions nerveuses transmises aux neurone du 2nd ordre puis aux centres supérieurs pour intérprétation et évaluation

Contrôle nerveux de la mastication

Physiologie oro-faciale NB 4
Reflexe mytotatique / reflexe d'étirement

C'est le seul réflexe monosynaptique de la mâchoire : démontré en observant contraction du masséter lorsqu'une

force soudaine est appliquées au menton claquement de dents

Se produit sans une réponse spécifique du cortex

Très important pour déterminer position de repos de la mâchoire : S'il y avait une relaxation complète de tous les
muscles qui supportent la mâchoire , les forces de gravité agiraient pour l'abaisser et séparer les surfaces articulaires
de l'ATM .

Pour éviter cette dislocation , muscles élévateurs maintenus en tonus musculaire (léger état de contraction)

Au fur et à mesure que la gravité agit sur la mandibule , les mécanorécepteurs sont stimulés du fait que les muscles
élévateurs sont passivement étirés ⇒Etirement des fibres musculaires et contrsaction du masseter

Déglutition
Généralités
1500 à 2000 bols salivaires par 24heures

1,5litres de salive déglutie par jour

Phénomène complexe et esssentiel à la vie

Déglutition = passage des aliments depuis cavité buccale jusqu'à estomac ⇒Alimentation de l'organisme
Définition
Déglutition = automatisme séquentiel des muscles oro-linguo-pharyngo-laryngéset de l'oesophage ⇒transport actif de la
sphère orale vers estomac des aliments et de la salive

Fonction complexe = mécanismes fins et régulation neurologique sophistiquée

Processus actif résultant de la coordination sensorielle , motrice et temporelle des différentes structures
anatomiques(situées au croisement des voies aériennes et digestives= carrefour aéro-digestif) dans le sens d'une
progression du bol alimentaire de la bouche vers l'estomac

3 phases = orale , pharyngée et oesophagienne


Actions non isolées , mais fonctionnement en synergie et de façon interactive . Les enchaînements s'enchevêtrent selon

Physiologie oro-faciale NB 5
des chronologies horlogères qui s'adaptent autant à la texture qu'au volume des aliments ingérés

Sensibilités et motricités s'ajustent en temps réel et bref, réglés par des centres supérieurs qu'on commence à connaître .
Le bolus progresse , poussé par des forces de propulsion péristaltiques à travers des portes qui s'ouvrent ou se ferment
successivement

La déglutition sert aussi à protéger les tractus digestif et respiratoire en éliminant les sécrétions rhinopharyngées et
pulmonaires et en faisant retourner vers l'estomac les produits de sécrétions gastriques (reflux gastro-oesophagien)

Il y a nécessité d'une coordination motrice de la déglutition et de la respiration , et une obturation mécanique transitoire
des voies aériennes supérieures afin de protéger de l'inhalation d'un corps étranger

Concomitamment , la tension du voile du palais permet une ventilation de l'oreille moyenne par la dilatation de la
trompe auditive , ce qui équilibre les pressions de part et d'autre de la membrane du tympan

C'est la fonction motrice la plus élaborée de l'homme car elle nécessite la coordination par des séquences d'activation et
d'inhibitions de 25 paires de muscles de la bouche , du pharynx , du larynx et de l'oesophage . Les muscles sont striés et
lisses

Mise en place de la déglutition


Déglutition de l'enfant se modifie pendant la croissance seloin un contnuum qui débute in utéro , avec une intrication
étroite entre les apprentissages et le développement organique

Apparition précoce au cours de l'embryogenèse

Doit être fonctionnelle à la naissance

Mastication et déglutition fonctions interdépendantes

Déglutition= fonction évolutive , s'adapte à la maturation du système nerveux central et périphérique , et aux
modifications anaotmiques locorégionales (langue,procès alvéolaires , dents , os hyoïde ) , au cours de la vie , de la
naissance à l'âge adulte

Types de déglutition
Primaire ou infantile Déglutition secondaire ou mature
normale chez nourisson et le très jeune enfant et sera La mise en foct des incisives et des canines permet de
considérée comme pathologique au delà . Elle est favorisée contribuer à l'achèvement d'une maturation de la déglutition
par la succion d'un doigt ou d'une sucette

Déglutition et orthodontie
Son premier temps , buccal , est une praxie (apprentissage)

La position de la langue joue un rôle essentiel dans la croissance de la face et dans les fonctions buccales

La connaissance de sa physiologie est importante non seulement pour la prise en charge des enfants mais aussi car
diverses pathologies de l'adulte peuvent se manifester sous la forme de déglutition infantile plus ou moins dégradée

Dans la déglutition atypique , vestige de sa forme infantile , la langue s'oppose à tout contact entre les dents supérieures
et inférieures =Interposition linguale entre les arcades dentaires , pire lorsque cette interposition interrompt l'éruption
dentaire : aucun contact entre les dents antagonistes et aucune stimulation proprioceptive .

Or par leurs mécanorécepteurs ligamentaires du parodonte , la stimulation des dents opposées , lactéales ou permanentes
, ou occlusion dentaire , joue également un rôle important dans le dévelppement du squelette facial et dans la maturation
des comportements réflexes de la bouche avec les structures voisines (pharynx, larynx , posture de la tête )

Elle se caractérise par une poussée ou une interposition de la langue entre les arcades dentaires , l'absence de contact
dentaire et la contraction des muscles des lèvres et des joues

Physiologie oro-faciale NB 6
La déglutition secondaire se fait : lèvres jointes et non contractées, arcades en occlusion, langue contenue à l’intérieur
des arcades, avec pointe de la langue en appui sur le palais antérieur et avec la base de la langue au contact du voile.

La déglutition atypique s'oppose aux évolutions adéquates des organes anatomiques ou des fonctions neuromusculaires,
alors que toutes sont indispensables au bien-être permanent
de l'individu adulte.
• Conséquences de la déglutition primaire: La forme et lafonction sont étroitement liées et exercent l’une sur l’autre une
influence réciproque.
• Ainsi, toute dysfonction survenue au cours de la croissance retentit sur la forme et l’emplacement des os et des dents
en entraînant des malformations squelettiques etdentaires
(voir chapitre physiopathologie).

Les dyspraxies de la déglutition apparaissent rarement defaçon isolée.


• Elles s'intègrent dans le cadre plus général d'un équilibre musculaire orofacial, perturbant les rapports
maxillomandibulaires et alvéolodentaires.

C'est à l'orthodontiste qu'il appartient de dépister ces dyspraxies.

Anatomie fonctionnelle
Cavité buccale
Lèvres : fermeture labiale est produite surtout par les muscles orbiculaires des lèvres, innervés par le nerf facial (VII) ⇒
maintien du bol alimentaire dans la cavité buccale lors de la phase orale de la déglutition

Langue : Ensemble musculaire (17 : 8 pairs symétrique et un impair) séparé longitudinalement par le septum lingual , en
rapport avec des structures osseuses mobiles (os hyoïde, mandibule et fixe (base du crâne)

Voile du palais
Il sépare le rhinopharynx et l'oropharynx , prolonge en arrière le palais dur et le plancher de la cavité nasale .

Cloison musculo-membraneuse rigide en avant , musculaire mobile et contractile en arrière

Les muscles qui entrent en jeu :

Au niveau supérieur
M.élévateur du voile et [Link] du voile

Au niveau inférieur
[Link] , M uvulaire et M. palatoglosse

Carrefour aéro-digestif
=Zone clé du passage alimentaire : le bolus va être dirigé dans la bonne direction , vers l'oesophage en évitant la fausse route
et l'inondation des voies respiratoires

Constitué d'une armature ostéo cartilagineuse (os hyoïde relié au cartilage thyroïde par la membrane hyo
thyroïdienne) et des muscles intrinsèques (aryépiglottiques, thyroarythénoïdien , crio aryténoïdien latéral et
interaryténoidien) , extriséque laryngés (élévateurs et abaisseurs ) , des muscles constricteurs pharyngés (en haut des
muscles du voile du palais , en avant des muscles du voile du palais , en avant des muscles de la base de la langue ,
latéralement et en arrière des muscles constricteurs supérieurs et moyens ) et de replis muqueux

Pharynx :

Conduit musculomembraneux étendu verticalement en avant du rachis cervical.

Divisé en trois parties de haut en bas, le rhinopharynx, l’oropharynx et l’hypopharynx.

La limite entre ces deux derniers est le bord supérieur de l’épiglotte qui correspond au bord inférieur de la
troisième vertèbre cervicale.

Physiologie oro-faciale NB 7
La zone de jonction entre l’hypopharynx et l’œsophage constitue le sphincter supérieur de l’oesophage

Sphincter supérieur de l'oesophage


Situé à 15 cm des arcades dentaires et s'étend sur 2 à 4 cm

Zone de haute pression séparant le pharynx de l'oesophage

Constitué de trois muscles adjacents

Déroulement de la déglutition
Temps oral (volontaire /réflexe)
Temps buccal
Mise en bouche des aliments . Voile du palais abaissé , voies respiratoires ouvertes et respiration nasale continue

Temps d'initiation

Transport volontaire du bol au niveau des zones de déclenchement de la phase pharyngée . Fermeture labiale , blocage
mandibulaire , arrêt momentané de la mastication , rigidification du voile du palais par contraction des muscles vélaires ,
appui de la pointe de langue sur le palais

Temps pharyngé
Reflexe , considéré comme le plus délicat de la déglutition car il comprend le passage du carrefour aérodigestif (risque
de fausse route+++) . Il débute au moment où le bol alimentaire est au contact des zones de déclenchement , à la fin de
l'initiation , pour se terminer à l'entrée dans l'oesophage

Plusieurs étapes :

Déclenchement : a lieu par le contact entre le bolus et les zones sensitives des piliers antérieurs , en particulier de
leur base mais aussi la base de la langue , la paroi posst du pharynx et le voile du palais . Il est réflexe mais lié au
temps oral qui est volontaire

Fermeture vélaire

Elévation et antépulsion laryngées

Fermeture laryngée

Propulsion

Ouverture du sphincter supérieur de l'oesophage et passage du bol alimentaire dans l'oesophage

Fermeture du sphincter supérieur de l'oesophage

Mécanismes de protection des voies aériennes :

Protection des fosses nasale assurée par le verrou pharyngovélaire

En cas d'asphyxie , la ventilation devien prioritaire sur la déglutition , de même que la toux et les aliments brûlants
et désagréables peuvent interrompre la déglutition

Physiologie oro-faciale NB 8
En cas de pénétration accidentelle de particules alimentaires dans larynx avant ou après déclenchement du temps
pharyngé : Reflèxe de toux pour protection de l'arbre bronchique

Temps oesophagien
Commence quand le bol alimentaire passe au travers du sphincter supérieur et se termine à l'entrée dans l'estomac . Ce temps
est réflexe

Contrôle de la déglutition
La complexité de la déglutition ⇒ Contrôle neurologique est fondamental
Différents niveaux du syst nerveux central sont impliqués et nombreux muscles striés et quelques muscles lisses
innervés par ners crâniens sont excités et / ou inhibés de façon séquentielle pour permettre le passage du bolus de la
bouche à l'estomac

Cortex cérébral frontal et limbique

Noyaux gris centraux

Hypothalamus

Tronc cérébral (bulboprotubérentel )

Moelle épinière

Les récepteurs sensoriels

La région oropharyngée est extrêmement riche en récepteurs et présente une grande variété pour le goût , la sensibilité
tactile et thermique , les mécano et chémorécepteurs , la proprioception

L'apport constant reçu de tous ces récepteurs permet d'intégrer au niveau central les informations reçues afin de
permettre une réponse appropriée et adaptée

Les afférences

Les afférnces , directes vers le tronc ou secondaires vers le cortex , sont véhiculées par :

1. Le nerf V (trijumeau) :sensibilité buccale et profonde y compris l'articulation temporomandibulaire

Physiologie oro-faciale NB 9
2. Le nerf VII(facial) :sensibilité gustative des deux tieres antérieurs de la langue , par la corde du tympan

3. Le nerf IX(glosso-pharyngien) : sensibilité mixte linguale post et pharyngée

4. Le nerf X(pneumogastrique / vague) [ territoire le + étendu , nerf mixte et voie très importante de régulation végétative
et du contrôle sensorimoteur du larynx): larynx par le laryngé supérieur

Centres végétatifs dans le tronc cérébral

Temps pharyngé

Le centre déglutiteur du tronc cérébral , responsable de la succession précise de contractions et relâchements des
différents muscles pharyngolaryngés intrinsèques et extrinsèques , est organisé autour des noyaux du nerf vague X

L'activité du centre déglutiteur est autonome mais elle est modulable . Schématiquement , il existe :

Un groupe déglutiteur dorsal GDD dans le noyau du tractus solitaire

Sensoriel est organisateur ( tps pharyngé et oesophagien) , reçoit des afférences périphériques (nerfs laryngé et
pharyngé sup entre autres ) ou descendantes (corticales qui peuvent adapter ou déclencher une déglutition

Il est responsable de l'organisation globale du schéma de la déglutition

Un groupe déglutiteur ventral (GDV) , à proximité du noyau ambigu et dans celui-ci

Effecteur

Reçoit néanmoins des projections périphériques directes du nerf laryngé supérieur (issu du nerf vague ) et un
grand nombre de projetions corticales qui pourraient participer à une fonction modulatrice et a un rôle de
distribution vers les noyaux moteurs des nerfs crâniens

Au niveau du centre déglutiteur de la déglutition , il y a un regroupement des connections nucléaires et supranucléaires



des centres de la respiration , de la phonation et de la déglutition Coordination entre ces différentes fonctions

Centres médullaires

Temps oesophagien

Dans la partie haute de l'oesophage , la motricité est étroitement dépendante de la motricité volontaire pharyngée
(intrication de fibres musculaires lisses et striées de l'oesophage

Le reste de l'oesophage : fibres musculaies lisses

Fibres musculaires striées : leur motoneurones sont liés à celles pharyngolaryngés

Fibres musculaires lisses : le noyau dorsal moteur du nerf X envoie des fibres nerveuses aux ganglions du plexus
mésentérique

Contrôle cortical

Temps oral

Le cortex cérébral a un rôle important dans le temps oral avec l'apprentissage et la gestion des habiletés motrices de
mastication et de manipulation

Les structures actives sont le cortex moteur frontal , en connexion avec le cortex sensoriel temporal , avec une
prédominance gauche . Le cortex cingulaire et l'insula pourraient participer au choix d'avaler ou non

Reˊsumeˊ

Physiologie oro-faciale NB 10
Physiopathologie
(voir cours pour avoir une idée , non inclue dans l'exam)

Gustation
Généralités sur la physiologie sensorielle
Du point de vue physiologique , les sens dont le goût , permettent la perception , ensemble des sensations provenant des
organes sensoriels = Physiologie sensorielle

Sensibilité = Capacité d'un être vivant à être informé des variations de son milieu extérieur + paramètres
physicochimiques de son milieu intérieur

Sensibilité ne se limite pas aux 5 sens mais doit être complétée par des sens qui informent l'organisme de son état
physiologique et ceux qsui l'informent de son état biomécanique

Les sens sont définis par :

Un système de récepteurs ou cellules sensitives

Capable de capter et de traduire plusieurs formes d'énergie (stimuli) et les transmettre au système nerveux central
sous forme d'influx nerveux qui sont alors interprétés par une zone spécialisée de l'encéphale , qui diffère selon le
type de stimulation , pour en permettre la perception

Notion de la perception

La conscience ne se limite pas à la sensation ; elle incorpore le message sensoriel aux informations venues d'autres
modalités sensorielles et compare , à chaque instant , ces messages au stock mnésique pour donner lieu à la
perception

De ce fait , la perception correspond à la fonction par laquelle l'esprit se représente les objets qui l'entourent selon
l'état interne et les expériences

On conçoit donc l'importance des facteurs cognitifs , des habitudes , des expériences , des appretissages , de
l'environnement et de la culture dans la perception du goût et sa construction , ainsi que de l'importance des facteurs
internes (faim , état nutritionnel, douleur) de l'attention , de l'humeru (physiologie sensorielle subjective)

Physiologie oro-faciale NB 11
Classification des sytèmes sensoriels

Selon le type d'énergie auquel ils sont sensibles (stimulus)

Les ph. chimiques chimiorécepteurs sensibles aux modificat° de concentrat° d'espèces chimiques à la base de sensibilités
telles que la gustation , l'olfaction et les sensibilités chimiques du milieu intérieur
Radiations électromagnétiques les photorécepteurs = cells sensibles à la lumière visible à la base de la sensibilité visuelle

Les Ph.méc les mécanorécepteurs sont sensibles à des ph. méc (pressions , vibrations , etc) à la base de nombreux système
sensoriels
Les [Link] les thermorécepteurs sont sensibles à la température

Selon la fonction
Extéroception

Permet connaissance du milieu extérieur , par exemple la gustation , la vision , l'audition ..

Intéroception

Proprioception : connaissance de 'état statique et dynamique du corps

Viscéroseption : connaissance de l'état physiologique et viscéral

Nociception

Sensibilité aux stimuli nocifs et donnant naissance aux sensations de douleur

Selon les critères histologiques des cellules réceptrices


terminaisons nerveuses libres

terminaisons nerveuses enapsulées ou corpuscues sensoriels


cellules sensorielles spécialisées

cellules neurosensorielles (exemple cells gustatives)

Organisation générale des systèmes sensoriels

Physiologie oro-faciale NB 12
Les récepteurs sensoriels où a lieu la transduction

Les voies sensorielles afférentes et les relais supports de la transmission et du traitement de l'information
sensorielle . Le thalamus est un relais presque commun des noyaux spécifiques qyui sont les relias des informations
sensorielles et les noyaux non-spécifiques qui ont des fonctions associant plusieurs modalités sensorielles
(multimodales ) et / ou d'autres fonctions telles que la mémoire ou les émotions (proessus associatifs)

Le cortex cérébral en particulier les cortex sensoriesls primaires qui sont les zones de projection des noyaux
spécifiques du thalamus

Généralités sur la gustation


Le goût ou la gustation est le sens qui permet d'identifier les substances chimiques sous forme de solutions par
l'intermédiaire de chémorécepteurs stués sur la langue

Il s'agit d'une sensation multimodalitaire très ssensible dont la perception associe l'olfaction rétronasale ,la sensibilité
somesthésique (thermique , tactile , kinesthésique et proprioceptive ) , la sensibilité trigéminale chimique , la vision et
même l'audition

La diversité des récepteurs sensoriels mis en jeu permet la création d'une image sensorielle globale de l'aiment basée et
renforcée par les apprentissages

3 rôles principaux sont attribués au goût :

Le goût permet de détecter et d'identifier les aliments sur le point d'être ingérés

Le gôut par sa composatne hédonique (plaisir) , permet de rejeter ou d'accepter l'aliment en bouche

Le goût permet enfin de préparer la digestion

La langue , organe du goût


Divisée en 2 sections :

racine de la langue

corps de la langue

tiers post = segment pharyngien

deux tiers ant = segment buccal

prend naissance au niveau de l'os hyoïde

Organe du goût , situé dans la cavité buccale , sert aussi à la mastication , à la phonation et à la déglutition

Face antérieure :

Physiologie oro-faciale NB 13
la portion pharygienne de la langue est peu visible lorsque la bouche est ouverte . Elle va jusqu'au sillon terminal
de la langue , là où commence la langue comme elle est définie par la majorité des gens

La portion buccale part de l'apex d

La portion buccale part de l'apex de la langue jusqu'au sillon terminal et est parcourue par une sillon médian . C'est
sur cette partie que se trouvent les papilles gustatives

Plusieurs muscles concourent à la formation de la langue . Ces mmuscles prennent origine sur l'os hyoïde , la mandibule
, l'apophyse styloïde du temporal et le palais . Il sont 17 en tout et à l'exception d'un seul (le muscle transverse) , ils sont
présents en paires

Organisation du système gustatif


Stimulus
La perception des saveurs commence au niveau de la cavité buccale

Les molécules sapides , moléc chimiques en phase aqueuse solubes dans la salive , stimulent les récepteurs gustatifs
pour générer les saveurs selon 5 modalités : le sucré , le salé , l'acie , l'amer et l'umami

On discute actuellement l'existene d'une sixième liée au goût du gras (un récepteurj aux acides gras a été mis en
évidence sur la langue du rat pui celle de l'Homme)

A côté de ces saveurs primaires s'ajoute la combinaison des divers goûts de base entraînant à l'évidence la
multiplication des sensations gustatives élaborées

Le goût est un sens du contact

Localisaton des sensibilités sur la langue

Une erreur très répandue consiste à présenter une carte des dfférentes sensibilités qualitatives sur la langue .

Pourtant , il est possibles de mesurer des seuils localement sur la langue pour difféérents stimulus

Ceci permet d'obternir une perception consciente et de mesurer une concentration-seuil : on ne peut donc pas
prétendre à une localissation quelconque des sensibilités sur la langue en fonction de la nature du stimulus ; on sent
tout , partout , avec une variation quantitative de la sensibilité . Il n'existe aucune carte de la langue

Récepteurs gustatifs
L'organe récepteur du goût est le bourgeon gustatif présent en 9000 exemplaires environ sur la face dorsale de la langue

il est porté par les papilles gustatives siégeant sur le bord de langue , à sa partie antérieure (papilles fongiformes ) et
latérale(papilles foliées ) , ainsi qu'au niveau du V lingual (papilles caliciformes ou circumvalate)

Les papilles filiformes , les plus nombreuses , sont présentes sur toute la surface de la langue et ne contiennent pas de
bourgeons gustatifs

La localisation des papilles gustatives ne se limite cependant pzs à la langue , mais s'étend également au palais , à la
face linguale de l'épiglotte , au pharynx ,au larynx et au tiers supérieur de l'oesophage .

Chez l'individu normal , il existe environ 5000 papilles , nombre variable d'un individu à l'autre

Les bourgeons du goût sont capables de reconnaître plusieurs modalités gustatives à des degrés divers , et sont
composés d'une cinquantaine de cellules gustatives ainsi que de cellules de soutien et de précurseurs

Ils émergent dans la cavité buccale par des pores laissant passer les microvillosités des cellules

C'est à leur niveau que sont localisés les récepteurs gustatifs

Le renouvellement des cellules gustatives est extrêmement rapide (dix jours environ), du fait de leur abrasion par les
aliments , ce qui les distingue de tous les autres récepteurs sensoriels de l'organisme

Physiologie oro-faciale NB 14
Les cellules gustatives sont des cellules neuroépithéliales

Elles sont exposées à la cavité buccale à leur partie apicale et connectées à un nerf afférant à leur partie basale.

Ce ne sont pas des neurones, elles n'envoient pas de projections axonales vers le cerveau mais génèrent des potentiels
d'action et libèrent des neurotransmetteurs qui eux activeront des neurones afférents.

Les cellules gustatives sont organisées en plusieurs parties

La partie apicale comporte de nombreuses microvillosités qui contiennent les récepteurs gustatifs et communique
avec la cavitébuccale grâce au pore gustatif.

Juste en-dessous, on trouve des tightjunctions qui protègent des dommages causés à l'intérieur de la bouche et
permettent aux cellules d'être connectées entre elles.

A la base de ces cellules, on trouve une synapse, formant un contact nerveux avec le nerf afférent qui transmettra
les informations aux centres du goût dans le cerveau

Transduction
La transduction sensorielle est l'étape de codage des informations du monde extérieru par des récepteurs sensoriels .
C'est une interface entre une multitude de paramètres physiques ou chimiques en une seule écriture , celle de l'influx
nerveux

C'est le codage des propriétés du stimulus en un phénomène bioélectrique

L'unité de base p our coder électriquement un stimulus sera le potentiel d'action

Mécanisme général :

Le récepteur est activé par une molécule chimique dissoute dans la salive

La modification du potentiel de récepteur de la cellule sensorielle entraine la libération d'un neurotransmetteur qui
va exciter un neurone gustatif afférent , le premier neurone de la chaine sensorielle

Chaque saveur entraine une activation spécifique caractérisée par une décharge particulière de ptoentiel d'action
propre à chaque saveur qu'on appelle profil gustatif .

Ce dernier sera décodé dans la zone du cerveau dédiée à la sensation gustative

Chaque saveur possède des récepteurs et un mécanisme de transduction prpres . ON peut cependant regrouper les
mécanismes de transduction en 2 groupes

La perception du salé et de l'acide⇒activation de canaux ioniques


La perception du sucré , de l'amer et de l'umami ⇒Activation de récepteurs (T1R ou T2R)

La perception du salé :

C'est la présence de Na+ dans la cavité buccale qui est responsable de la perception de la saveur salée. La
majorité des ions entre dans la cellule par les Canaux Sodiques Epithéliaux situés sur la langue.

L'entrée de Na+ dans la cellule provoque sa dépolarisation, puis une entrée massive de Ca2+ grâce à de canaux
calciques voltage dépendants (qui s'ouvrent lors d'une dépolarisation de la cellule)

Cette entrée de Ca2+ provoque une libération de neurotransmetteur qui va exciter un neurone gustatif , puis
une dépolarisation des cellules voisines

La perception de l'acide :

Cette saveur acide est directement liée à la présence de protons H+ dans la cavité buccale.

C'est la variation de pH due à la présence de protons qui permet l’ouverture d’un canal ionique.

Leur entrée provoque une dépolarisation, qui va entraîner une entrée de Ca2+ grâce à des canaux calciques
voltage dépendants.

Physiologie oro-faciale NB 15
Comme pour la saveur salée, on observe une libération de neurotransmetteur qui va exciter un neurone gustatif
, puis une dépolarisation des cellules voisines

La perception du sucré ,de l'amer et de l'umami :

Pour ces trois saveurs, l'activation du récepteur entraîne la même cascade de transduction.

Le récepteur est lié sous la membrane plasmique à une protéine G trimérique : la gustducine (trois sous-unités
α, β, γ).

Cette cascade aboutie à la libération du calcium puis du neurotransmetteur dans la synapse et à la


dépolarisation des cellules voisines

Transmission de l'information
La transmission des différentes saveurs vers le cerveau n'emprunte pas les mêmes fibres nerveuses .
Exemple : sur les 40 fibres de la corde du tympan (branche du 7ème nerf crânien qui innerve les 2/3 ant de la langue )
une dizaine de fibres répond préférentiellement à la saveur sucrée

Une fois stimulées , les cellules gustatives transmettent l'linfo au cortex via différentes voies ascendantes

La corde du tympan : branche gustative du nerf facial pour les 2 tiers ant de la langue

Le nerf glosso-pharygien : pour le tiers post de la langue en arrière du V lingual

Le nerf laryngé supérieur : branche du vague pour le pharynx et le larynx

Intégration de l'information
Les neurones font un premier relais dans le noyau solitaire situé àla partie dorsolatérale du bulbe, puis un 2ème relai
dans le noyauventropostéromédian du thalamus, avant de se projeter sur lesaires gustatives primaires ipsilatérales
(cortex insulaire antérieuret cortex operculaire : opercules frontal, rolandique et temporal).

Dans la partie rostrale du noyau solitaire convergent de façonhomolatérale les afférences gustatives mais aussi de
nombreusesafférences chémosensibles en provenance du tube digestif.

Les aires secondaires (cortex orbitofrontal et cortex cingulaireantérieur), communes aux sensations gustatives et
olfactives,permettent l’intégration des informations sensorielles et sontimpliquées dans certains processus cognitifs (les
mots, lesdescriptions, le plaisir)

Anomalies du goût

La douleur
Introduction
Les 4 composantes de la douleur
Sensori-discriminative Affectivo-émotionnelle Cognitive Comportementale

Qualité Désagréable Expériences Plaintes

Durée Incertitude Croyances Mimiques

Intensité Agressivité Interprétations Postures

Localisation

Douleur aigue ou douleur symptôme Douleur chronique ou douleur maladie


Signal d'alarme qui permet de rechercher la cause >3à 6mois

Physiologie oro-faciale NB 16
Rôle protecteur Douleur inefficace , fatigante , retentissement général

Souvent intense , elle est récente et transitoire

Douleur psychique Douleur idiopathique Douleur neuropathique


Résulte de l'intrication de Parfaitement décrite , voire Résulte soit de la compression d'un tronc, d'une racine
facteurs somatiques et traitable , bien que l'on ignore ou d'un plexus ,nerveux , soit de la section des
psychosociaux la cause exacte afférences périphériques perturbant le système de
transmission

Douleur par excès de nociception


Douleur intense liée à des phénomènes mécaniques inflammatoires thermiques ou chimiques . Elles sont continues et
intermittentes , variables en intensité et dues à une hyperstimulatin au niveau périphérique . Le système de transmission des
messages nociceptifs vers les structures centrales est intact

Organisation du système de la douleur


1. Récepteurs et fibres périphériques : Neurones sensoriels primaires

2. Corne dorsale de la moelle épinière

3. Faisceaux ascendants : tronc cérébral , thalamus

4. Cortex

Nociception = Réseau de 3 neurones connectés

Les récepteurs de la douleur (nocicepteurs ) sont des fibres nerveuses qui peuvent être excitées par des stimuli

L'ensemble de l'organisme est câblé par ces fibres afférentes qui transmettent au système nerveux central des stimuli
sensoriels (fibres Aα,β) ou nociceptifs (fibres Aδ faiblement myléllinisés ou fibres C non myélinisés )

Coupe d'un nerf

Type de description : la douleur dentaire

Elle peut être dentinaire , pulpaire ou péri-apicale

Physiologie oro-faciale NB 17
Due à l'excitation de récepteurs situés au sein du complexe pulpo-dentinaire et pulpo-parodontal .

La stimulation des fibres nerveuses se fait par plusieurs agents d'agression qui peuvent être d'ordre infectieux ,
mécanique , thermique , électrique et Chimique

L'irritation ➡ réaction inflammatoire ➡ une vasodilatation+ augmentation de la perméabilité vasculaire +


exsudation et formation d'un oedème responsable d'une augmentation de la presssion intra pulpaire

Lors de l'inflammation il y a libération , par les cellules de défense de certaines molécules biologiques endogènes
(bradykinine , histamine , prostaglandine ) qui sont des produits algogènes qui provoquent une excitation des
nocicepteurs .

👉 La douleur dentaire est une douleur par excès de nociception


Elle résulte d'un influx nerveux nocicepteur allant vers les structures cérébrales supérieures

Neurone sensoriel primaire : le nerf trijumeau

Voie de la sensibilité nociceptive dentaire

Le protoneurone :

les fibres nerveuses sensitives provenant des dents cheminent dans l'une des 2 branches du nerv V(V2 et V3 ) dont
le corps cellulaire constituant le ganglion de gasser .

A leur entrée dans le pont , les afférences sensitives nociceptives forment la branche descendante du trijumeau qui
aboutit dans le sous noyau sensitif du V , au niveau des segmentes C1 et C2 de la moelle cervicale (fibres C:
transmission de la douleur sourde et prolongée et fibres Aδ de la douleur aigue et brève )

Le deutoneurone

Physiologie oro-faciale NB 18
Les fibres nociceptives quittent le noyau sensitif spinal du V , traversent la ligne médiane pour se répartir entre deux
voies ascendantes selon la catégorie des fibres pour aboutir au thalamus :

Les fibres Aδ constituent le tractus ventral (faisceau néosopinothalamique ) qui se rend directement sans émettre de
collatérales au niveau du tronc cérébral , au noyau ventropostérolatéral(contingent principal) et aux noyaux médians
du thalamus -dontingent accessoire)

Les fibres C : constituent le tractus dorsal ,assimilé au faisceau pléospinothalamique qui émet de nombreuses
collatérales avant de parvenir aux noyaux thaamiques intralaminaires de projection non spécifique

Le neurone thalamo-cortical (3ème neurone) : 2 types de projection

A partir du noyau ventropostérolatéral du thalamus sur les aires somtsthesiques pariétales du cortex , qui seraient
respnsables de la localisation somatique de la douleur (douleur objective)

A partir du noyau médian sur les aires frontales antéreiures du cortex et insulaires , responsables d'une grande partie
de la connasissance affective et de la mémorisation de la douleur (douleur subjective)

La douleur est modulée :


Par des systèmes de contrôle (inhibiteurs )

Au niveau de la moelle épinière : système de la porte +++ (gate control)

Au tronc cérébral

Contrôle inhibiteur descendant

Contrôles inhibiteures diffus

Issus des structures corticales et sous corticales :

Modification des processus d'attention : contrôle conscient

Contrôles modulés par les émotions et la culture

👉 La théorie du gate control stipule qu'il existe un neurone ou inter-neurone qui atténue ou inhibe les messages
douloureux venant des nerfs périphériques (fibres Aδ et C)
Les fibres nerveuses de plus gros calibre du tact et du toucher stimulent (excitent) ce neurone ce qi va atténuer
douloureux provenant des fibres nerveuses Aδ et C . Il existe donc une ramification de neurones intermédiaires
situés le long de la moelle épinière , dans la substance grise et qui filtrenet les messages douloureux grâce à
l'excitation provenant des fibres nerveuses du toucher et du tact

Salivation
Introduction

Physiologie oro-faciale NB 19
90% de la salive provient de trois glandes : les sublinguales , sous maxillaire et parotide
10% de salive proviennent des petites glandes salivaires
Salive + mélange de toutes les sécrétions de ces glandes

La salive liquide biologique , joue un rôle essentiel en physio orofaciale , notamment au cours de la mastication , de la
digestin , de la phonation , de la déglutition et de la gustation , ainsi qu'un rôle protecteur vis-à-vis des différents tissus
de la cavité buccale (maintien de la santé buccodentaire )

Les altérations de la sécrétion salivaire (diminution) vont sérieusement compromettre le bon déroulement des fonctioins
orofaciales et menacer l'intégrité des tissus bucco-dentaires

Rôles de la salive
1. Lubrification du bol alimentaire

2. Solubilisation des substances permetttant le goût et rinçage entre 2 bouchées

3. Déglutition / rinçage de la bouche

4. Contrôle de la flore buccale : propriétés antivirales , antibactériennes et antifongiques

5. Activité enzymatique

6. Thermorégulation

7. Cicatrisation des plaies

Caractéristiques physico-chimiques de la salive


Débit salivaire
Le volkume de salive sécrétée par l'ensemble des glandes salivaires est en moyenne de 750ml par 24 heures . La salive totale
obtenue résulte d'un mélange du produit de sécrétion des glandes parotides , submandibulaires , sublinguales et des glandes
accessoires

Composition de la salive
Le pH varie entre 6,7 et 8,5 chez l'homme . Elle est composée à 99% d'eau

Le 1% restant est représenté par des constituants organiques et inorganiques

Histologie des glandes salivaires


Structure des glandes salivaires

Physiologie oro-faciale NB 20
Gs constituées par des lobules , séparés par des septa fibreux , à l'intérieur desquels se trouvent des acini eux mêmes constitués de cellules

Différents types d'acini


Acinus séreux

constitué de cellules séreuses basophiles (coloration bleue) de forme sphérique , lieu de synthèse des enzymes salivaires

Acinus muqueux
Constitué de cellules muqueuses acidoophles (coloration rose pâle) , d'aspect tubulaire ; possèdent un cytoplasme gaufré
contenant du mucus

Nature des acini constituant les glandes salivaires


Glandes parotides

+ de cellules séreuses que de cellules à mucus

Glandes sublinguales

+de cellules à mucus que de cellules séreuses

Glandes sous maxillaires


autant de cellules séreuses que de muqueuses

Le salivon

Physiologie oro-faciale NB 21
L'unité fonctionnelle des glandes salivaires est le salivon

Innervation des glandes salivaires


Innervation parasympathique
Les fibres parasympathiques sécrétomotrices destinées aux glandes salivaires prennent leur origine dans les noyaux
salivaires bulbaires

La sécrétion des glandes submandibulaires et sublinguales est contrôlée par le noyau salivaire supérieur . Les fibres
empruntent le trajet du nerf intermédiaire (VIIbis) et du nerf lingual

La sécrétion des glandes parotides et labiales est contrôlée par le noyau salivaire inférieur . Les fibres empruntent le
trajet du nerf glossopharyngien (IX) , puis du nerf tympanique et du nerf petit pétreux

Innervation orthosympathique
Les fibres nerveuses orthosympathiques sécrétomotrices rejoignent les glandes salivaires en cheminant le long des axes
vasculaires (caroitde externe , artère maxillaire , artère faciale , artère linguale)

Mécanisme de la sécrétion salivaire


Phase 1
Se déroule au niveau de l'acnus où le fluide plasmatique filtre à travers les cellules acineuses , sans modifications ioniques
notables ,et aboutit à la formation d'une salive isotonique au plasma appelée
" salive primaire"

Physiologie oro-faciale NB 22
Phase 2
S'effectue dasn le canal strié où la salvie primaire est modifiée par une sécrétion du bicarbonate et une réabsorption active de
Na+ contre du K+ , conduisant à la formation de la salive finale , hypotonique au plasma ce qui favorise son rôle de solvant
pour la gustation

Contrôle de la salivation
Contrôle nerveux
Le contrôle de cette sécrétion est sous l'influence quasi exclusive du système nerveux végétatif(hormis l'influence de
quelques hormones), par ses voies sympathiques et parasypathiques . Ces deux branches agissent de concert afin
d'obtenir une salive plus ou moins abonante et / ou riche en composés organiques et inorganiques

La sécrétion salivaire est déclenchée par la fixation des neurotransmetteurs sur leurs récepteurs membranaires :
l'acétylcholine pour le système parasympathique , et la noradrénaline du système orthosympathique

L'activation du système parasympathique déclenche la sécrétion abondante d'une salive fluide , alors que celle du
système orthosympathique déclenche la sécrétion moins abondante d'une salive visqueuse , riche en protéines .

Mécanisme nerveux du contrôle de la sécrétion salivaire

Commande réflexe
Aliments dans la bouche : mastication et excitation psychologique (permet de débuter salivation avant l'arrivée des aliments

Phonation
Introduction
Phonation = les processus physiologiques et physiques correspndant à l'apparition d'une vibration sonore au niveau des
cordes vocales

La vibration sonore est la transformation de l'énergie aérodynamique en énergie acoustique

L'énergie aérodynamique est fournie par la pression de l'air trachéal ("soufflerie pulmonaire ")

La vibration sonore apparaît au niveau des cordes vocales lorsqu'elles sont rapprochées sur la ligne médiane
("vibrateur")

Physio-anatomie de l'appareil vocal


L'appareil vocal ou appareil de la phonation désigne l'ensemble des organes qui permettent à l'homme d'émettre des
sons .

Il est constitué de 3 parties

Physiologie oro-faciale NB 23
L'appareil respiratoire (soufflerie)

Le larynx(vibrateur)

La cavités de résonance (modulateurs du son laryngé )

Le larynx
Le larynx est la partie supérieure de l'appareil respiratoire , occupe le carrefour aérodigestif

Il assure simultanément plusieurs fonctions : respiratoire , déglutition et phonation

Les positions des cordes vocales


Cordes vocales écartées : c'est la position pré-phonatoire ou de respiration , la glotte est ouverte et l'air circule librement
. Lors d'une inspiration profonde , l'écartement est maximal , lors de la respiration normale , l'écartement est moyen

Cordes vocales accolées : c'est l'apnée , la glotte est alores fermée et l'air ne passe pas

Cordes vocales rapprochées : c'est la position phonatoire permettant la parole et le chant , la glotte est variable

Physiologie de la phonation
Mécanisme de la phonation
En position phonatoire , l'air venant des poumons vient butter contre les cordes vocales qui sont fermées . La pression
augmente , on parle de pression sous-glosttique ou PSG. Cette pression force les cordes vocales à s'écarter et l'air peut
ainsi s'échapper

La PSG diminue alors , et vu que les muscles larungés sont contractés , les cordes vocales se referment ; la PSG
augmente donc à nouveau et ainsi de suite (cycle)

Un son correspond à une répétition des cycles par second ou fréquence

Lors de la phonation , le cycle respiratoire est modifié : allongement du temps expiratoire et racourcissement du temps
inspiratoire avec augmentation des volumes mobilisés à chaque cycle

L'intensité d'un son


L'intensité du son est l'amplitude de l'onde qui la caractérise (l'amplitude est la distance entre le zéro et le haut ou le bas
d'une onde)

Plus l'amplitude est grande , plus le son est intense , fort , et inversement

La hauteur d'un son

Physiologie oro-faciale NB 24
La hauteur d'un son dépend de la fréquence de l'onde

La période

C'est le temps qu'il faut à une onde pour réaliser 1 événement périodique qui se répète
La fréquence

Nombre de période en une seconde , noté en Hertz

Plus la fréquence est importante , plus le son est aigu , et inversement

Contrôle de la phonation
Innervation sensitive

Assurée par le nerf vague , est indispensable à la production de la voix

Les récepteurs situés dans la muqueuse du larynx et les récepteurs des fuseaux neuro-musculaires renseignent en
permanence les contres sur la position et le degré de tension des cordes vocales

Efférences motrices

Proviennent du cortex

Parviennent au noyau du vague (X, tronc cérébral)

Le nerf vague assure la motricité du larynx

Interviennent aussi les paires crâniennes IX (glosso-pharyngien) , XI(accessoire) XII (hypoglosse)

L'activité des muscles respiratoires doit être coordonnée à celle du larynx

Physiologie oro-faciale NB 25

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