Exercice - Réponses
1.
a. D'après la figure (a) du document 1, la quantité de méthane dans l'atmosphère est restée
relativement stable entre l'an 800 et l'an 1800. Cependant, à partir de 1800, et surtout après 1950,
on observe une augmentation rapide et importante de cette quantité, ce qui indique une influence
croissante des activités humaines.
b. Les figures (b) et (c) du document 1 montrent que les rizières représentent une part significative
des émissions de CH4 :
- 13 % des émissions mondiales de CH4 sont dues aux rizières (figure b).
- Les rizières représentent 31 % des sources anthropiques de méthane (figure c), ce qui confirme
leur rôle majeur.
2.
D'après le document 2 (figure b), entre 1950 et 1986 :
- La superficie des rizières est passée de 200 millions à 800 millions d'hectares.
- La production de riz a été multipliée par plus de 6 (de 300 000 à 2 000 000 tonnes).
Cette augmentation massive de la surface cultivée et de la production de riz entraîne logiquement
une hausse importante de la production de méthane, due à l'augmentation des zones inondées.
3.
Selon la figure (a) du document 2, la formation de CH4 dans les rizières est due à l'activité des
bactéries anaérobies (en absence d'oxygène) dans le sol submergé. Ces bactéries décomposent la
matière organique et produisent du CH4 qui est ensuite libéré dans l'atmosphère par diffusion à
travers l'eau, le sol, ou via les racines de la plante.
4.
Calcul :
- En 1950 : 200 millions ha
- En 1986 : 800 millions ha
La surface a été multipliée par 4, donc on peut estimer que la quantité de CH4 libérée a aussi été
multipliée par 4, en supposant un taux d'émission constant.
Lien avec le document 1 :
Cette forte augmentation de la culture du riz après 1950 explique en partie la hausse rapide de la
concentration de CH4 dans l'atmosphère (figure a du document 1).
5.
Comparaison (document 3) :
- Figure (a) : Les sols submergés émettent beaucoup plus de CH4 que les sols drainés puis irrigués.
- Figure (b) : En présence des bactéries méthanotrophes, les émissions de CH4 sont très réduites
car ces bactéries consomment le CH4 comme source de carbone et d'énergie.
Solutions proposées :
1. Pratiquer l'irrigation alternée (drainage suivi d'irrigation) pour réduire les conditions anaérobies.
2. Favoriser la présence des bactéries méthanotrophes dans le sol.
3. Gérer les apports de matière organique pour limiter la dégradation anaérobie.