CM sociologie politique:
Politiques publiques, politique institutionnelle et les normes qui déterminent notre quotidien, toutes
les 3 on peut les aborder par la sociologie politique.
Un sociologue politique:
- collecte des données sur le terrain
- Synonyme de politiste
- Spécialiste de la sociologie
-spécialiste de la politologie, de science politique
Différence entre sociologie et science politique (science moderne). La sociologie est dé nie par
auguste comte en 1838 alors que la science politique apparaît comme formation en 1871 avec le
projet de sciencepo.
Science politique: Emile boutmy, lun des fondateurs voit la science politique comme des
connaissances pratiques nécessaires à l’art de gouverner. Des connaissances pour former des
hauts fonctionnaires pour préparer l’ENA. Lié fort à l’administration et surtout au droit. Le droit
cosntituionel notament et les nances publiques. Situé en France dans les facultés et
départements de droit.
Sociologie: Emile durkheim promeut une production de connaissance pour les sciences sociales et
il se démarque des approches non scienti ques. La sociologie serait une approche scienti que et
les sciences politiques des « spéculations batardes, moitié science et moitié art ». Lien avec les
« humanités », mais aussi les autres disciplines scienti ques y compris les sciences « dures ».
C’est une sous discipline
Réponse relationnelle: une certaine manière d’organiser le savoir sur le monde. De découper,
d’ordonner, de classi er. De relier avec d’autres éléments découpés, ordonnés et classi és.
Réponse fonctionnaliste:
Il faut s’intéresser a ce qu’étudie la sociologie: letat, le pouvoir, le gouvernement?
Il faut aussi s’intéresser aux acteurs: l’identité, le parcours, l’intitulé de poste?
Aux instituions aussi: des départements, des facultés, lieux professionnels de rencontre?
Bilan: la sociologie politique est donc une communauté de chercheurs unis par le respect de
normes et structurés par l’existence d’institutions dont l’objectif est le maintien, l’avancement et La
défense d’une « approche ».
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-polis: la cité en tant qu’ensemble formé par les citoyens
-politéia: letat comme régime institutionnel, ou système gouvernemental
-politika : les affaires publiques
-politiké: l’art de gouverner la cité
En sociologie, dans les années 1920 on trouve les premières discussions sur les élites politiques
et démocratiques. Phénomène apparaît en Angleterre sous la forme de questionnements
généraux: qui sont ces élites dans la démocratie? Est-ce que ces élites sont aristocrates ou non?
Au début du 19eme on se pose également la question: est-ce que ces élites sont cultivées? Sont
elles mieux que nous?
Gaétano mosca : « la classe politique », pendant le 19eme siècle ya une classe a part qui s’est
costitué avec la représentation, les élus forment une nouvelle forme de classe: « une classe
politique » qui se manifeste par des formules politiques.
Vilfredo Pareto: connu pour son équilibre de pareto, il formule l’élite sous forme de compétence.
Robert Michels: il va parler dune « loi d’arain de l’oligarchie », il y’aura toujours des élites
La question des élites politiques cest une forme de questionnement sur l'état aussi. En effet les
élites politiques sélectionnent ce qu’ils considèrent comme problème ou non
La question de la légitimité et de l’administration est centrale: est-ce que les autres fonctionnaires
détiennent ils le le monopoles des connaissances et compétences nécessaires pour sélectionner
et mettre en œuvre les politiques publiques?
Au cours du 20eme siècle, la sociologie politique se dé nit autrement, on pose la question des
origines sociales et professionnelles des élites.
Selon Herbert Simon, logiquement les décideurs sont limités dans leur rationalité, ils ne peuvent
pas décider dans une rationalité parfaite car ils sont soumis a des biais cognitifs (mécanisme de
pensée a l’origine d’une altération du jugement) et se basent aussi sur des informations partielles.
Weber distingue plusieurs types de rationalité :
-rationalité en nalité /téléologique = ce qui est rationnel c’est ce qui s’oriente vers une n
-rationalité axiologique ou en valeur = ce qui est rationnel cest ce qui s’appuie sur des outils et
moyens rationnels
-rationalité traditionnelle = ce qui est rationnel cest ce qui s’appuie sur la passé et l’héritage des
anciens
Boudon distingue d’autres :
-rationalité utilitaire = qui sert au plus grand nombre de personnes
-rationalité cognitive = rationalité est la plus logique, primauté du raisonnement
(Schéma sur le nucléaire sur moodle)
Un dirigeant politique = décideur politique
Des élites qui decident?
-l’agrégation de ces décisions, multitude de petites décisions qui résultent de grandes
conséquences
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-des décisions prises parfois par accident ou de façon erratique: systématiquement les décisions
sont prises parfois sur la base de malentendus, de perception erronées…
-non prévisibles: ce qui est décidé aujourd’hui n’anticipiez pas ce qui sera décidé le lendemain
-non décisions (refuser de trancher et de décider = forme de décision), la capacité de groupes
d’intérêts puissants ou de gouvernants à empêcher, ou à bloquer la mise sur agenda ou la mise en
œuvre de certaines politiques publiques
Modèle de la poubelle:
La plupart du temps, les problèmes politiques ne sont pas traités, les solutions mises en œuvre ne
correspondent a rien ou les acteurs font ce qu’ils ont toujours fait en rencontrant de temps en
temps un problème pertinent.
Qui sont ces élites?
On les considères comme légitimes a pourvoir des postes de pouvoir, souvent ce qu’on considère
comme élite cest des professions issus de rapports de force.
-les corporatismes?
Les échanges politiques entre état, syndicats et patronat, les mouvements sociaux et les groupes
d’intérêt
Les élites sont des élites car il existe d’autres élites
-reconnaissance mutuelle et échange de ressources entre etat et groupements politiques
-exclusion et inclusion
Les élites dépendent d’un système de reconnaissance mutuelle.
Qui sont les élites?
Les élites n’ont pas forcément de mandat (president…) mais sont aussi des groupes d’intérêt
prives: certains groupes d’intérêt ont plus de ressources que d’autres (expertise, argent, réseaux).
Des constats variés:
-un état dominant (France)
-des négociations entre patronat et syndicat (Suède et Allemagne)
-l’état comme arbitre entre différents groupes en concurrence (grande Bretagne)
La collusion des elites? De quelles façons l’espace façonne les élites?
Quartier de Whitehall à Londres = quartier élitiste pourtant tout petit quartier, densité d’élites qui
interagissent
-la concentration géographique
-les formes de recrutement
-les interactions entre élites politiques et administratives
La collusion des élites?
Les grands corps
Les énarques, les ingénieurs des ponts, des mines ou des élus et des forets, et administratifs de
l’état (inspection des nances…), les normaliens
Le pouvoir des elites?
-les élites des politiques publiques sectorielles, par ex: ceux qui travaillent à Bercy
-l’autre la coordination de l’action publique par le cœur de letat, le core exécutive (smith, 1999)
-les trajectoires et les habitus des hauts fonctionnaires, de la « noblesse d'état » (pierre bourdieu,
1987)
Bourdieu explique que les élites viennent dune même origine sociale et partagent des habitudes
similaires.
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Les maires :
« Le maire entre disciplines et libertés. Remarques sur les limites du travail politique, Daniel Gaxie,
1994 »
Gaxie est un des premiers qui voit le métier d’élu/de politique comme une profession. Cette
conception provient de weber qui considère qu’on peut faire de la politique comme un métier a part
et non pas un passe temps. Gaxie s’intéresse aux conséquences de la reforme municipale de
1982, ce changement amène a la manifestation de parties politiques au niveau local. Auparavant
on votait pour une personne que l’on connaissait localement, aujourd’hui on vote pour une partit.
Les clivages politiques nationales parviennent a partir des années 80 au niveau local. Il af rme
qu’on voit une uni cation des compétitions politiques :
-les parties au niveau municipal: des maires conservateurs, socialistes…
-les sondages deviennent pertinents : « la réponse des français aux politiques nationales »
-la personnalisation: le candidat de Macron, de Mélenchon…
La gure du maire passe ainsi du « petit entrepreneur politique » a un petit engrange dans une
grande formation politique
-le cumul des mandats décidés a paris
-changement du personnel politique, des professions libérales (les notables) vers les
administrateurs: cest maintenant plutôt des professionnels qui deviennent maires
-19 novembre 1982: reforme du vote municipal: instauration d’un scrutin mixte pour les communes
de plus de 3500 habitants, représentation des elites
« Les élus ruraux face a la territorialisation de l’action publique » (Anne Cécile douillet, 2003/4)
-les élus municipaux et départementaux Ont acquis, au cours des dernières décennies, une place
croissante dans la mise en forme et la mise en sens de l’action publique locale
-vers des entrepreneurs, privilégier des réseaux socio-économiques au détriment du
système politico-administratif traditionnel, dans une optique de « développement local »
-acteurs de la décentralisation
Pour Cécile, les conseillers territoriaux ne font pas ça pour l’argent ils font ça pour plus de visibilité
et plus de légitimité territoriale
-peu d’enjeu électoraliste
-le rattachement a un « territoire »
-la création d’un territoire pour l’allocation des ressources
Séance 3: les acteurs politiques: les partis
3 courants majeurs s’expliquent vis a vis de la science politique français de qui sont dans un
processus de défense et de se démarquer des États Unis tut en se référant a ces modèles:
-approche entrepreneurial: utilitariste (tout ce qu’il sert au plus grand nombre), développé dans les
années 1950 dans le contexte du paradigme du choix rationnel, idée qu’il faut considérer les
décisions politiques comme des décisions basées sur des calculs de coût et béné ces en fonction
de ses intérêts. Les partis comme des « boites noires », on peut penser un parti politique analogue
a une entreprise sur le marché économique, cette approche s’intéresse a comment se positionne
ce parti sur le marché et à ses relations avec d’autres partis et pas à l’intérieur. Pourquoi adopter
cette perspective? Car c’est une approche qui a développer des outils pour mieux comprendre ces
partis: Anthony downs (« an économic theory of democracy ») avec la conquête des votes et
postes. Les partis sont quali és pour leur stratégie extérieures. Soit ils veulent peser sur la prise
de décision (policy seeking) soit sur ???
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-approche organisationnelle: issue des organisational studies, s’intéresse à l’intérieur/l’organisation
des partis, c’est une approche plutôt française. La référence de cette pensée est Maurice
duverger: on ne peut pas penser un parti sans s’intéresser a son environnement. L’extérieur pour
lui c’est le type de suffrage, il fait une matrice simple avec 2 types de suffrage: censitaire (on va
trouver un partit plutôt de cadres, de notables) de suffrage universel (on va trouver un parti de
masse, parti avec forte administration interne hiérarchisée, se base sur un grand nombre
d’adhérents qui payent des cotisations et sont intégrés dans le fonctionnement du parti)
Possibilité de faire une typologie des partis organisationnels:
-partis de cadre
-partis masse
-partis-cartel
-partis stratarchiques
-partis attrape-tout
-partis électoral-professionnel
-l’hypothèse du déclin militant
-désengagement partisan
-mais des « partis de masse comme référence décalée »
-une forme organisationnelle rare en France
En s’intéressant a ce qu’il se passe à l’intérieur des partis, elle s’intéresse a comment a l’intérieur
d’un même parti plusieurs membres s’affrontent pour le pouvoir et pourquoi certains réussissent et
d’autres non.
-approche societale: cherche aussi a ouvrir la black box mais contrairement à l’approche
organisationnelle elle cherche a entendre le lien entre société et partis
Dans l’approche societale on va faire plutôt des analyses « micro » et « méso » et s’approche des
méthodes qualitatives, socio histoire et néo-institutitonalisme sociologique
« Les partis politiques » de Michel Offerlé: une position intermédiaire entre une approche
entrepreneurial et d’autres approches. Il se pose la question des frontières d’un parti, il revisite
alors weber. Il distingue des principes d’un parti:
-survit au delà des mandats de ses dirigeants, durable
-établit des liens avec l’échelon national
-aspire a exercer le pouvoir plutôt qua simplement
l’in uencer, c’est ce qui les distingue des lobby par exemple
-recherche un soutient populaire a travers divers moyens, y
compris les élections
Distinction entre partis et autres entités:
-exclusion des cliques, comités de notables, clubs et partis
autonomistes
-différenciation entre ceux visant a exercer le pouvoir politique et
ceux cherchant simplement a in uencer
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-négligence des groupes d’intérêt et des organisations dont les
chances d’accéder au pouvoir sont minces
-élimination des sectes, organisations ne produisant que peu de sous
produits externes, et groupes terroristes
Weber: parti = « des associations reposant sur un engagement (formellement) libre ayant pour but
de procurer à leurs chefs le pouvoir au sein d’un groupement et à leurs militants actifs de chances
Idéales ou matérielles, de poursuivre des buts objectifs, d’obtenir des avantages personnels, ou de
réaliser les 2 ensemble » (économie et société, 1921). Reconnaissance de l’état légal à
constitution représentative comme le lieu ou les partis politiques prennent leur forme moderne.
Inclusion des groupes politiques dans la dé nition des partis. La capacité des partis a utiliser tous
les moyens pour obtenir le pouvoir.
Critères dé nissant un parti politique selon weber:
-adhésion formellement libre
-intérêt politique des membres et des dirigeants
-orientation vers l’obtention du pouvoir politique au sein d’un groupement
Ambiguïté et controverses:
-discussion sur le caractère volontaire de l’adhésion et son interprétation sociologique
-remise en question de la recherche et de l’obtention de victoires électorales pour certaines
organisations
-importance de reconnaître que la compétition politique implique également de maintenir Une
présence sur le marché politique
-un parti n’est pas une chose, mais un type particulier de relation sociale au pro t de ses dirigeants
-mais elle peut faire l’objet d’usages très diversi és et procurer des pro ts très différentiels
-l’entreprise politique est motivée par la recherche du gain et la création
-l’entreprise politique est dé nie comme le fait d’entreprendre et le résultat d’une activité de
production spéci que
-elle ne nécessite pas toujours une organsiations spécialisée et continue
Concept de marché politique:
-le marché politique est décrit comme un lieu abstrait ou des agents concurrents échangent des
biens politiques contre des soutient actifs ou passifs
-l’entreprise politique opère dans ce marché en investissant des capitaux pour obtenir des ports
politiques
Caractéristiques de l’entreprise politique:
-peut être individuelle ou collective, temporaire ou permanente
-implique des marchés locaux différenciés ou un marché nationalement uni é
Compétition dans l’entreprise politique:
-groupes structurés (cliques, factions, clubs) compétitionnent pour la direction
-sur la marché des biens politiques, divers acteurs (partis, groupes d’intérêt, médias) rivalisent
pour l’autorité politique
Production de biens politiques:
-transactions dans le champ du pouvoir politique aboutissent a la production de politiques
publiques
-exemples de regroupements temporaires ou associatifs, clubs militaires, et groupes juridiquement
délimités
-les entreprises politiques génèrent des intérêts divergents, selon les contextes locaux, nationaux
et institutionnels
-les partis comme associations fondées sur un compromis d’intérêts et motivés rationnellement
-les partis ne doivent pas être substantialisés anti tant qu’entités xes, mais plutôt compris comme
des champs de forces
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-analyse des interactions visibles et invisibles dans les partis politiques
-les partis comme des espaces de concurrence ou se déploient des luttes pour la légitimité et le
contrôle
-la dynamique des partis politiques
-les partis comme des lieux de coalescence de capitaux objectivés et d’interactions entre acteurs
intéressés
Pour l’approche societale:
-les partis sont un sujet qui redevient a la mode car paysage politique a changé.
-il y’a eu beaucoup d’analyses sur le Parti communiste et le Parti socialiste:
-des formations partisanes stables dans un paysage d’instabilité
-l’historicité des organisations, et surtout a la structuration ???
-la professionnalisation des partis politiques:
-comment entrer en politique?
-le lien avec les associations, les syndicats, les mouvements
-une deprofessionalisation récente?
-est-ce que les partis produisent un certain nombre de règles, procédure ou est-ce qu’il s’éloignent
de ça et se desinstutionalisent? Il faut analyser le temps long
-les cultures organisationnelles des partis, exemple: le parti gaulliste une culture militaire vers une
culture entrepreneurial UPM
-les dispositifs de socialisation par lesquels les partis tentent de (re)tenir leurs militants
-l’importation des normes
-la comparaison internationale
-comprendre les recompositions a travers les nouvelles formations politiques:
Ex: en marche!/ renaissance, la France insoumise en France
SÉANCE 4: L’ACTION COLLECTIVE
L’action collective a été longtemps marginalisée en sociologie en raison de son association avec
l’illégitimité dans les systèmes politiques. Cette illégitimité est du au fait que ces actions sont
souvent perçue comme irrationnelles ou soudaines. L’intérêt pour l’action collective a était initié a
travers les mouvements des années 1960 (ex: mouvement étudiant de 1968). Travailler sur l’action
collective devient alors plus légitime. Les actions collectives sont directes, autonomes,
contestataires, et souvent publiques, nécessitant une visibilité pour réussir. On ne fait pas que
l’insurrection mais on va developper des formes plus démonstratives. La visibilité devient la source
de fonctionnement de ces actions collectives. La nalité est souvent la création d’un écran
médiatique. Les mouvements des années 1960 ont démontré que la participation politique ne se
limite pas au vote, mais englobe diverses formes d’action collective. La rue devient alors un autre
moyen de faire la démocratie et qui est complémentaire avec le vote, ils sont en interaction avec le
vote. C’est une forme de participation démocratique au jeu politique. L’étude de l’action collective a
transformé la sociologie politique en mettant en lumière de nouvelles formes de participation
politique et en remettant en question les modèles traditionnels. L’émergence de la sociologie des
mouvements sociaux dans les années 1970 a été motivé par des critiques des interprétations
psychologiques des mouvements sociaux et par la nécessité de prendre en compte les diverses
formes de participation politique. La sociologie des mouvements sociaux dé nit les mouvements
sociaux comme des entreprises collectives visant un changement social ou politique, utilisant
souvent des moyens d’action collective non institutionnels. La seule différence entre un parti
politique et une action politique c’est les moyens.
Il y’a un écart entre les attentes et la réalité, la courbe de J de Davies, 1962:
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Pour Davies, l’amélioration des conditions de vie amène a la continuité des attentes, c’est à dire
plus je vis bien plus j’en veux plus et je cherche à vivre mieux.
Alors pourquoi participer?
-parce que les gens ont des attentes qui sont pas satisfaites (théorie de Davies)
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Approche de Olson: (la logique de l’action collective, 1965):
-une nouvelle perspective sur l’action collective:
-la logique des intérêts individuels plutôt que sur les passions et les idéologies
-pour lui il faut comprendre pourquoi chaque personne est motivé a agir
-Olson identi e le « paradoxe de l’action collective » ou les individus peuvent pro ter des
avantages sans en supporter les coûts, entraînant ainsi une absence d’action collective
(passager clandestin)
-taille du groupe, plus il est petit plus il est mobilisé, le free riding (passager clandestin) est
plus probable dans les grands groupes où l’anonymat est préservé, tandis que dans les
petits groupes, les pressions sociales peuvent décourager ce comportement. Quand on a
une organisation derrière l’action collective (leader…), on augmente les incitations positives
a la participation, et on sanctionne ceux qui ne participent pas
Approche de ted gurr:
-la frustration relative résulte d’un écart entre les attentes et les satisfactions des individus
par rapport a leur condition sociale, exacerbée par la comparaison avec d’autres groupes
sociaux de référence. Lorsque les conditions de vie d’un groupe se détériorisent alors il y’a
de la frustration = privation frustration de décret mental.
-les seuils de frustration sont a la base des mouvements sociaux selon Gurr. Il développe
une typologie des cas de frustration relative et évalue les variables conduisant à des
formes con ictuelles d'action.
-l’importance des médiations symboliques ou cognitives dans la mobilisation sociale, ainsi
que le rôle du contrôle social exercé par l’Etat, qui inclut des activités de légitimation des
institutions et de gestion des tensions sociales par des gestes symboliques.
-l’importance des médias et de la culture du con it: Gurr introduit les médias dans l’étude
de la mobilisation sociale et accorde une attention particulière aux données culturelles et a
la mémoire collective dans l’analyse des traditions de mobilisation et de la culture du con it
dans les groupes ou les pays concernés
L’analyse rationnelle d’Albert O. Hirschman, « Défection, prise de parole et loyauté, 1970 »:
-Trois réactions possibles des individus face à une insatisfaction ou une injustice : la
loyauté, la défection et la prise de parole.
-la loyauté se caractérise par la délité a une entreprise ou une institution malgré le
mécontentement. Elle implique l’acceptation résignée des défauts de l’organisation.
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-la défection consiste à abandonner la relation ou l’organisation dans laquelle on intervient
en tant qu’acheteur ou membre. Elle est favorisée dans les systèmes politique fondés sur
la concurrence.
-la prise de parole vise a modi er une situation jugée insatisfaisante en exprimant une
protestation ou en initiant un con it. Elle nécessite un engagement minimal et implique un
certain coût pour les participants (ex:sanction).
-la propensions a se mobiliser varie en fonction des ressources disponibles pour l’individu.
Les stratégies disponibles diffèrent selon la position sociale et les ressources de chaque
individu.
La théorie de la mobilisation des ressources: elle s’intéresse aux ressources qu’appartient les
différentes actions. Les mouvements sociaux résultent de la mobilisation des ressources telles que
le temps, l'argent et les compétences.
La théorie de Anthony oberschall, 1973:
-l’organisation interne des collectivités mobilisables et leur segmentation par rapport aux
centres de pouvoir
La théorie de john mcCarthy et mayer zald, 1977:
-rôle des organisations et des leaders
• Les organisations et les leaders sont essentiels pour mobiliser les ressources
• Ils coordonnent les actions et mobilisent les membres de la communauté
La théorie des structures d’opportunités politiques:
La théorie des structures d’opportunités politiques de Sidney tarrow, 1983:
-les structures d’opportunité comme l’ensemble des contraintes et des ouvertures dans
l’environnement politique qui affectent la capacité d’action des mouvements sociaux
-les institutions politiques, les alliances politiques, les règles du jeu politique, les cycles
politiques et les événements historiques.
-les structures d’opportunité ne sont pas xes mais plutôt variables dans le temps et dans
l'espace.
-Favorables ou défavorables aux mouvements sociaux
-le structures d’opportunité in uencent la stratégie, la tactique et la trajectoire des
mouvements sociaux.
-Ils peuvent encourager la mobilisation et la radicalisation, tandis que des structures
défavorables peuvent entraver ou réprimer les mouvements.
La théorie des répertoires d’action, Charles tilly, 1984:
-les formes et les tactiques que les mouvements sociaux utilisent pour atteindre leurs
objectifs
-l’ensemble des moyens d’action disponibles pour les acteurs sociaux a une époque
donnée
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-il comprend une gamme de comportements tels que les manifestations, les grèves, les
occupations, les boycott, les pétitions…
-les répertoires d’action émergent et évoluent en réponse aux contextes politiques, sociaux
et culturels
-les nouveaux répertoires peuvent être adoptés en raison de l’ef cacité perçue ou de la
nécessité stratégique
L’analyse de cadres, David snow, 1988:
-une critique des modèles du choix rational dans l’étude des mouvements sociaux
-les mouvements sociaux sont vus comme des « producteurs de signi cation »,
redé nissant les situations problématiques et les cadres institutionnels
-L’alignement des cadres individuels et collectifs
-Le cadrage diagnostique pour l'identi cation d'un problème et l'attribution de blâme ;
-Le cadrage prognostique pour suggérer des solutions, des stratégies et des tactiques à un
problème ; et
-Le cadrage motivationnel qui sert d'appel aux armes ou de justi cation de l'action.
Un tournant culturaliste:
Le clivage de classe, central depuis le xixe siècle, aurait ainsi cédé la place à la « lutte des
appareils et des usagers, consommateurs ou habitants, dé nis moins par leurs attributs
spéci ques que par leur résistance à la domination de ces appareils » [Touraine, 1978, p. 18]
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