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Méthodologie des Sujets d'Ordre Général

Le document présente une méthodologie pour traiter les sujets d'ordre général (SOG) en identifiant cinq types de sujets et en détaillant la structure de réponse appropriée pour chacun. Il se concentre particulièrement sur le sujet de type 1, qui nécessite une analyse des unités de signification et une réponse en trois parties : thèse, antithèse et synthèse. Des exemples illustrent les concepts, ainsi que des cas particuliers et des plans assignés pour les différents types de sujets.

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Méthodologie des Sujets d'Ordre Général

Le document présente une méthodologie pour traiter les sujets d'ordre général (SOG) en identifiant cinq types de sujets et en détaillant la structure de réponse appropriée pour chacun. Il se concentre particulièrement sur le sujet de type 1, qui nécessite une analyse des unités de signification et une réponse en trois parties : thèse, antithèse et synthèse. Des exemples illustrent les concepts, ainsi que des cas particuliers et des plans assignés pour les différents types de sujets.

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METHODOLOGIE DU SUJET D’ORDRE GENERAL

Comment traite-t-on un SOG ?


En SOG, il y a 5 types de sujet : type 1 ; type 2 ; type 3 (écrit) ; type 4 et type 5 (oral).
I- Identification du type de sujet / II- Plan à adopter

CHAPITRE I : METHODOLOGIE DU SUJET DE TYPE 1

I- Identification du sujet de type 1


Deux critères permettent d’identifier le sujet de type 1 : le nombre d’unité de signification
(US) et la consigne.
Le sujet de type 1 a une seule US et une consigne appréciative.
1er critère :

 L’unité de signification ou l’unité de sens ou information contenue dans


l’énoncé
Elle désigne l’ensemble des mots ou groupe de mots qui dans un énoncé concours à donner
une seule et même information ou idée. Il y a autant d’US que d’informations nouvelles qui
sont données.

Identification du nombre d’US :

La question à se poser pour identifier le nombre d’US

- Nature de l’énoncé (phrase simple = sujet verbe complément ; phrase complexe = plus d’une
proposition càd plusieurs sujets verbes et compléments ; paragraphe = plus d’une phrase).

- Rapport entre les propositions (complémentarité A=B càd véhiculent la même idée ;
causalité A---»B càd l’une est la conséquence ou la résultante de l’autre ; opposition A ≠ B
càd 2 ou 3 US contraire). L’opposition n’est jamais évidente en SOG.

Dans un même énoncé on peut avoir le mélange de ces rapports de proposition.

SUJET 1 : Le monde déteste le changement. C’est pourtant la seule chose qui lui a permis de
progresser.
SUJET 2 : Un métier est une chose sacrée. Par son métier l’homme crée et son œuvre le
perpétue. Son métier doit donc le justifier dans la société mais en même temps le rendre
meilleur.

SUJET 3 : Point n’est besoin de mitraillette et de chars pour soumettre et asservir les peuples.
La dette aujourd’hui fait l’affaire.

SUJET 4 : Le sport demeure la meilleur école de dignité, de juste et de tenue collective.

SUJET 5 : L’Afrique n’est pas de ce monde, pas de notre monde. Au moment où le monde
entier se réunit pour envisager la transition écologique, elle en est encore à penser à la
transition démocratique. Ce n’est pas l’espace qui nous sépare, c’est le temps.

 Identifiez le nombre d’US de chaque sujet :

Sujet 1 :

Proposition 1 : Le monde déteste le changement

Proposition 2 : Le changement a permis au monde de progresser

Phrase complexe = » rapport d’opposition de 2 US

Sujet 2 :

Proposition 1 : Un métier est une chose sacrée / un métier est important

Proposition 2 : Le métier permet à l’homme de créer

Proposition 3 : La création de l’homme le perpétue

Proposition 4 : Le métier de l’homme le justifie dans la société

Proposition 5 : Le métier de l’homme le rend meilleur

Phrase complexe = » rapport de complémentarité 1e US

Sujet 4 : Phrase complexe ; rapport d’opposition et 3 US

Sujet 5 : Paragraphe ; rapport de complémentarité


Le 2è critère cumulatif :

 La consigne : la consigne du sujet de type 1 est une consigne appréciative, c’est-à-


dire une consigne qui demande ou qui sollicite l’avis du candidat.

Exemple : Qu’en pensez-vous ? ; Etes-vous d’accord avec ? ; discutez (les propos de…) etc.

NB : Les cas particuliers c’est-à-dire qui ne réunis pas les critères cumulatifs de sujets
de type 1 :

-1er cas particulier : Sujet libellé sous la forme d’une phrase interrogative totale (question
fermée c’est-à-dire à laquelle la réponse est oui ou non). La question vaut en même temps
consigne. Ex : L’Afrique est-elle mal partie ?

- 2e cas particulier : Enoncé porteur de 2 Unité de Signification dont l’une est affirmée et
l’autre réfutée ou minimisée

Lorsqu’un énoncé est porteur de 2 US dont l’une affirmée et l’autre réfutée ou minimisée,
l’US affirmée constitue la thèse et celle réfutée ou minimisée mise sous la forme affirmative
devient l’antithèse.

Il s’agit de libellés qui ont en leur sein 2 US, mais ceux-ci ont une particularité car n’étant pas
toutes les 2 affirmées ; il y a deux mouvements peu importe leurs positions dans le sujet (il y a
une unité d’affirmation et l’autre réfutée ou minimisée). Exemple : « La paix n’est pas un vain
mot (unité réfutée ou minimisée), mais un comportement (unité affirmée) ».

Quelques procédés ou indices de réfutation (mais pas absolus) : l’utilisation de la


négation ;(Ex : la paix n’est pas un vain mot etc. ; l’homme n’est point cet être débonnaire
dont on dit…) ; la présence ou l’utilisation de propos péjoratifs dans l’énoncé (Ex : « certains
intellectuels tarés que la religion est l’opium du peuple. En réalité elle est une source de
paix ».) ; L’utilisation du conditionnel (Ex : « la religion serait l’opium du peuple. En réalité
elle est une source de paix. »)

Sujet CS GREF 2018 : « La diversité humaine est parfois considérée comme responsable de
déséquilibre interne, plus que comme une richesse culturelle conduisant à un enrichissement
général. Mais voilà la diversité n’est acceptable que lorsqu’on assume pleinement son
identité. La peur est peu compatible avec la cohabitation des cultures : le multiculturalisme
exige la confiance en soi ». Qu’en pensez-vous ?
Ici l’on n’a pas d’indices mais le sujet est porteur de 2 US dont l’une est affirmée et l’autre
réfutée ou minimisée.

3e cas particulier : énoncé d’une seule unité de signification mais avec une consigne
explicative de type commentez ou justifiez.

SECTION 2 : PLAN ASSIGNE AU SUJET DE TYPE 1

Ce type de sujet obéit au plan ternaire dialectique (thèse, antithèse et synthèse).

 La thèse : c’est la 1ere partie du développement réservée à la défense du point de vue


de l’auteur à travers 2 ou 3 arguments.
 L’antithèse : elle est la seconde partie du développement consacrée à la présentation
de 2 ou 3 arguments défavorables au point de vue de l’auteur. Il existe 4 manières
différentes de présenter des arguments défavorables au point de vue de l’auteur :
 l’antithèse polaire : c’est la forme d’antithèse qui dit le contraire du point de vue de
l’auteur. Il faut être prudent quant à l’utilisation de la polaire, parce qu’il est bien
souvent incohérent d’affirmer une chose dans la thèse et son contraire par la suite.
Ex : les masses média facteur de cohésion sociale ? Exemple d’Antithèse Polaire : les
masses médias sont sources de conflit, de division.
 l’antithèse scalaire : c’est une forme d’antithèse qui vise à relativiser, nuancer le
point de vue de l’auteur. « Oui..., mais il y a un tel ou tel autre aspect toujours dans le
sens de la thèse de l’auteur». Ex : Un homme politique français affirmait : « La prison
est une école de déformation et de démoralisation. On y ressort plus détruit que
lorsqu’on y est rentré. » Approuvez-vous ces propos ? (il y a une seule Unité de
Signification qui obéit au sujet de type 1). Exemple d’Antithèse scalaire : Certes la
prison est un lieu de déformation, mais elle reste utile au bon fonctionnement de la
société. Donc de garantir le respect de la loi etc. etc. Il s’agit en effet de mettre avant
d’autres utilités de la prison par exemple
 l’antithèse converse : elle vise à démontrer qu’au-delà de ce que l’auteur présente, il
existe d’autres choses capables d’atteindre le même but, le même objectif. Il ne faut
recourir à cette antithèse que lorsque l’énoncé contient une hiérarchisation ou une
restriction. Exemple : « L’école est l’institution par excellence de formation des
citoyens. » Proposition d’antithèse converse : A l’instar de l’école l’armée est une
institution capable de former elle aussi les citoyens et bien d’autres institutions telles
que la religion etc. NB : Le modalisateur restrictif peut être caché et peut ressortir
grâce à la reformulation de la thèse.
 l’antithèse intégrée : celle qui est contenue dans l’énoncé même du sujet, elle se
trouve être l’unité de signification réfutée ou minimisée dans les énoncés porteurs de
2 US dont l’une est affirmée et l’autre réfutée ou minimisée. Exemple : « La
satisfaction d’une tâche bien exécutée réside dans la plénitude offerte aux
bénéficiaires (thèse). Elle l’est moins dans la récompense matérielle (antithèse
intégrée). » Discutez ces propos !

NB : Le choix de l’antithèse est laissé à notre appréciation et selon notre intime conviction
tout en recherchant ce qui est intéressant de faire.

La synthèse

La synthèse est la troisième partie du développement qui vise à effectuer un dépassement


entre les deux premières parties. Le dépassement peut être se faire de quatre manières d'où
l'existence de quatre formes de synthèse :

- La synthèse solution

- La synthèse complémentarité

- La synthèse 3è point de vue

- La synthèse autre point de vue

Les deux dernières sont quasiment les mêmes.

* La synthèse solution

C'est une forme de synthèse qui s'impose dès lors que dans l'une des parties précédente du
développement des problèmes ont été diagnostiqués.

Exemple : La banque mondiale pense que les femmes en Afrique sont un important atout
pour la lutte contre la pauvreté.

Thèse : Les femmes contribuent à la lutte contre la pauvreté


Antithèse : Certes les femmes contribuent à la lutte contre la pauvreté, mais elles sont
confrontées à de nombreux obstacles qui entravent leur rôle dans la lutte contre la pauvreté.
(On procède par élimination pour trouver l'antithèse convenable).

Synthèse : Il importe de prendre des mesures de nature à améliorer le statut de la femme pour
optimiser son action dans la lutte contre la pauvreté.

* La synthèse complémentarité

C'est une forme de synthèse qui vise à rapprocher les deux parties précédentes en établissant
entre elles un rapport de complémentarité ou de causalité. Exemple : La médecine sauve des
vies mais parfois les sacrifié. (Sujet de type 3 1er cas)

Thèse 1 : La médecine sauve des vies.

Thèse 2 : La médecine sacrifie les vies

Synthèse : Le sacrifice des vies est un mal nécessaire (complémentaire)

* La synthèse 3è point de vue annexe

C'est une forme de synthèse qui permet soit :

- de développer un point de vue annexe aux deux précédents

- de discuter pour de remettre en cause les deux points de vue précédents

- de relativiser les deux points de vue précédents

Exemple : «L'école est la seule institution qui permet de former les citoyens.»

Thèse : L'école est la seule institution qui forme les citoyens.

Antithèse : L'armée forme les citoyens.

Synthèse : La religion permet également de former les citoyens.

* La synthèse 3è points de vue (discussion)

Elle remet en cause les parties précédentes, appelle à la critique.

«La satisfaction d'une tâche bien exécutée réside dans la plénitude offerte aux
bénéficiaires. Elle l'est moins dans la récompense matérielle.»

Discutez ces propos.


Thèse : La satisfaction d'une tâche bien exécutée est morale.

Antithèse : La satisfaction d'une tâche bien exécutée est matérielle.

Synthèse : Il est dangereux de rechercher une quelconque forme de satisfaction lorsqu'on


accompli son devoir.

{Il s’agit à la fois de critiquer la 1ère (dans le 1er paragraphe du développement) et la 2è


partie (dans le 2è paragraphe du développement).}

* La synthèse 3è point de vue relativiste

Elle vise à relativiser les deux points de vue précédents.

Exemple : «L'école est la seule institution capable de former les citoyens.»

Ici chaque partie est vraie dans un contexte donné. Chacun forme les citoyens son domaine,
lequel est différent de celui des autres.

Sujet : «Le plus grand mal à part l'injustice, serait que l'auteur de l'injustice ne paie pas
la peine de sa faute.»

Commentez.

Sujet de type 2 : Une unité de signification


Chapitre 2 : Méthodologie du sujet de type 2

1) Reconnaissance ou identification du sujet de type 2.

Le sujet de type 2 se reconnait visiblement par la nature de son énoncé. Il s'agit soit :

- d'une phrase interrogative partielle c'est-à-dire une question à laquelle on ne peut ni répondre
par oui ou par non.

Exemple : Pourquoi en protégeant son milieu, l'homme se protège lui-même ?

- d'une phrase impérative : Expliquez ou dites pourquoi l'homme se protège lui-même!

NB : Hormis les deux cas ci-dessus mentionnés, le sujet de type 2 peut se reconnaître
également à travers un énoncé porteur d'une seule unité de signification avec une consigne
explicative comme expliquez, justifiez, commentez.

Exemple : « En protégeant son milieu, l'homme se protège lui-même»

À l'aide d'exemples tirés de la COP 21 justifiez ces propos.

2) Le plan assigné au sujet de type 2

Le plan assigné au sujet de type 2 est un plan inventaire ou plan énumératif.

Chapitre 3 : Méthodologie du sujet de type 3

Il existe 2 type de sujet de type 3. Le sujet de type 3 1er cas et le sujet de type 3 2è cas.

I- Le sujet de type 3 1er cas

A- Reconnaissance ou identification du sujet de type 3 1er cas

Le sujet de type 3 1er cas est un énoncé porteur de deux unités de signification avec une
consigne appréciative.

Sujet de type 3 1er cas = 2 U S + consigne appréciative

B- Plan

Exemple : La médecine sauve des vies mais parfois les sacrifie. Commentez et discutez.

Le Plan assigné au sujet de type 3 1er cas est un plan ternaire qui se présente comme suit :
- 1ère partie : commentaire de l'U. S 1

- 2è partie : commentaire de l'U. S 2

- 3è partie : synthèse

II- Le sujet de type 3 2è cas

A- Identification ou reconnaissance du sujet de type 3 2è cas

Le sujet de type 3, 2è cas est un énoncé porteur de 3 U.S avec une consigne explicative.

Sujet de type 3, 2è cas = 3 U.S + consigne explicative

Exemple : «Le travail éloigne de l'homme trois maux le vice, l'ennuie et le besoin»

B- Plan assigné au sujet de type 3, 2è cas

- 1ère partie : commentaire de l'U.S 1

- 2è partie : commentaire de l'U.S 2

- 3è partie : commentaire de l'U.S 3

Sujet 1 : Marc Aurel a dit : «Notre vie est ce qu'en font nos pensées»

Êtes-vous d'accord avec lui ?

Sujet 2 : Le président américain Barack Obama affirmait devant le parlement ghanéen


le 11 juillet 2009 que : « l'Afrique n'a pas besoin d'hommes fort mais d'institutions
fortes»

Partagez-vous cet avis ?

NB : La proposition qui est accepté est la thèse et celle qui est rejetée est l'antithèse. Lorsqu'il
y a une négation dans la proposition, on la transforme en une phrase affirmative pour en faire
l'antithèse.

Sujet 3 : «Les africains ne doivent pas s'attendre qu'on vole à leur secours. On ne les
aidera que s'ils s’aident eux-mêmes et se prennent en charge.»

Commentez cette affirmation de Béchir Ben Yameth.


Sujet 4 : «La banque mondiale pense que les femmes en Afrique sont un formidable
atout pour lutter contre la pauvreté»

Pourquoi selon vous ?

Sujet 5 : «Le monde déteste le changement. C'est pourtant la seule chose qui lui a permis
de progresser.»

Discutez.

Sujet 6 : «L'alternance est en démocratie une respiration pas un séisme politique.»

Que vous inspirent de tels propos?

À quel type de sujet correspond chacun ?

Correction :

Sujet 1 : de type 1

Sujet 2 : de type 1

Sujet 3 : de type 1, rapport de complémentarité entre la 1ère et la 2è phrase.

Sujet 4 : de type 2, 1 U.S et une consigne explicative

Sujet 5 : de type 3, 1er cas

U.S 1: le monde déteste le changement

U.S 2 : le changement lui a permis de progresser

Sujet 6 : de type 1

• L'alternance est en démocratie une respiration

• L'alternance est un séisme politique


Chapitre 4 : L'introduction et la conclusion

I- L'introduction

L'introduction d'un SOG comprend 4 moments :

- La perspective générale (PG) : La perspective générale permet d'envoyer le sujet.

explicite (+) même sens que la thèse


PG partisane
Implicite (-) prend le contre-pied de la thèse
PG
définitionnelle

PG neutre Événementielle

Historique

NB : et Il n’est pas admis de commencer par la définition.

- L'insertion du sujet

Il y a deux manières d’insérer le sujet, soit on insère le sujet en entier ou l'insérer de manière
résumée. Dans le 1er cas on le fait s'il est court et dans le 2nd cas s'il est long.

- La problématisation

C'est un ensemble formé par le problème et la problématique. Le problème est la question que
soulève le sujet qui nous ait soumis. Il se pose sous forme affirmative.

Exemple : Dans le sujet 2, Le sujet pose le problème des acteurs dont a besoin l'Afrique pour
son développement.

Thèse du Sujet 2 : l’Afrique a besoin d'institutions fortes.

Antithèse : L'Afrique a plutôt besoin d'hommes forts.

La problématique est une série de trois questions dont les réponses se trouvent être les
différentes parties du développement.

• En quoi la femme est un formidable atout dans la lutte contre la pauvreté ?

• N'y va-t-il pas des obstacles qui limitent la femme dans son action de lutte contre la
pauvreté?
• Comment y remédier ? Proposer des pour aider les femmes.

- L'annonce du Plan

Il existe deux manière de faire l''annonce du plan.

L''annonce du plan peut reprendre en détail chacune des parties du développement ou se


borner à ramener le lecteur à la problématique.

Exemple : Les réponses à ces différentes questions constitueront le fil conducteur de notre
analyse.

II- La Conclusion
Elle se fait en deux en parties. La 1ère partie est consacrée au bilan, la 2è c'est l'ouverture.

Il faut toujours essayer de donner son point de vue sur le sujet.

Chapitre 5 : La structure du devoir

I- La structure du texte
Thèse : Chapeau+ paragraphe 1 + P 2 + P 3

Chapeau : Connecteur logique+ Idée Gle du Texte (obligatoire) + annonce des paragraphes

Paragraphe : Connecteur logique+ Idée Gle du Paragraphe (IGP) + Idée Maitresse 1 +


Illustration 1 (IS) + IM2 + IS2 + Conclusion Partielle (CP) + Transition
II- La charte graphique
• Sauter 2 lignes entre les parties (Introduction - Développement - Conclusion)

• La Consigne

La consigne du sujet de type est une consigne appréciative c'est-à-dire une consigne qui
demande ou sollicite l'avis du candidat.

Les exemples de consignes appréciatives sont légions, on a notamment : qu'en pensez-vous ? ;


Êtes-vous d'accord avec ; discutez ; discutez les propos de ....

Critère d'identification du sujet de type 1 : Une U.S et consigne appréciative (critères


cumulatifs)

Les cas particuliers du sujet de type 1 :

1- sujet libellé sous la forme d'une phrase interrogative totale (lorsque la réponse est oui ou
non). Dans ce cas c'est absolument un sujet de type 1.

Exemple : L'Afrique est-elle mal partie ?

Faut-il toujours dire la vérité ?

2- Énoncé porteur de 2 U.S dont l'une est affirmée et l'autre réfutée ou minimisée.

Exemple : «La paix n'est pas un vain mot, mais un comportement.»

Lorsqu'un énoncé est porteur de 2 U.S dont l'une est acceptée et l'autre réfutée ou minimisée,
l'U.S affirmée constitue la thèse et celle réfutée ou minimisée mise sous la forme affirmative
devient l'antithèse.

* Quelques procédés de réfutation ou indices de réfutation

- L'utilisation de la négation (Ex : La paix ce n'est pas un vain mot. C'est un comportement.
L'homme n'est point cet être débonnaire au cœur assoiffé d'amour dont on dit qu'il ne se
défend que lorsqu’on l'attaque. C'est un être infiniment mauvais)

- L'utilisation ou la présence de propos péjoratifs, dans l'énoncé.

Exemple : Certains intellectuels tarés affirmait que la religion est l'opium du peuple. En
réalité, elle est une source de paix.

- L'utilisation du conditionnel
Exemple: La religion serait l'opium du peuple. En réalité c'est une source de paix.

Sujet 2019 Cycle Supérieur Greffe

«La diversité humaine est parfois considérée comme responsable de déséquilibre


interne, plus que comme une richesse culturelle conduisant à un enrichissement général.
Mais voilà, la diversité n'est acceptable que lorsqu'on assume pleinement son identité.
La peur est peu compatible avec la cohabitation des cultures, le multiculturalisme exige
la confiance en soi.»

DH = Richesse DH # Déséquilibre

3- Énoncé porteur d'une seule unité de signification mais avec une consigne explicative de
type commentez, justifiez.

III- Plan assigné au sujet de type 1


Le sujet de type 1, obéit au plan ternaire dialectique (Thèse, Antithèse, Synthèse)

A- La Thèse

C'est la 1ère partie du développement réservée à la défense du point de vue de l'auteur à


travers deux 2 ou 3 arguments.

B- L'Antithèse

C'est la 2nde partie du développement consacrée à la présentation de 2 ou 3 arguments


défavorables au point de vue de l'auteur.

Il existe 4 manières différentes de présenter des arguments défavorables au point de vue de


l''auteur :

- L'antithèse polaire} ne sont soumises à aucune condition

- L'antithèse scalaire}

- L'antithèse converse) soumises à des conditions

- L’antithèse intégrée)

* L'antithèse polaire : est la forme d'antithèse qui prend le contre-pied radical du point de
vue de l'auteur ou qui dit le contraire du Point de vue de l'auteur. Il faut être prudent quant au
recours à la polaire car il bien souvent incohérent d'affirmer une chose dans la thèse et son
contraire à la suite.

Thèse : Les masses médias sont facteurs de cohésion sociale

Antithèse : Les masses médias sont souvent sources de conflits.

* L’antithèse scalaire : est une forme d'antithèse qui vise à relativiser le point de vue de
l'auteur en utilisant la technique de la concession. «Oui.......Mais»

Exemple : Un homme politique français affirmait : «La prison est une école de
déformation et de démoralisation. On y ressort plus détruit qu'on y est rentré.»
Approuvez-vous ces propos ?

Thèse : La prison est une école déformation et de démoralisation.

Antithèse : Certes, la prison est un lieu de déformation mais elle reste utile au bon
fonctionnement de la société.

* L'antithèse converse : est une forme d'antithèse qui vise à démontrer qu'au-delà de ce que
l'auteur présente, il existe d'autres choses capables d'atteindre le même objectif. Il ne faut
recourir à l'antithèse converse que lorsque l'énoncé contient une hiérarchisation ou une
restriction.

Exemple : L'école est la seule institution capable de former les citoyens.

Thèse : L'école est l'institution par excellence de formation des citoyens.

Antithèse converse : À l'instar de l'école, l'armée est une institution capable de former elle
aussi les citoyens.

* L'antithèse intégrée : est l'antithèse contenue dans l'énoncé même du sujet, elle se trouve
être l’unité de signification réfutée ou minimisée dans les énoncés porteurs de 2 U.S dont
l'une est affirmée et l''autre minimisée.

Exemple : La satisfaction d'une tâche bien exécutée réside dans la plénitude offerte aux
bénéficiaires. Elle l'est moins dans la récompense matérielle.

Discutez ces propos.

Thèse : La satisfaction d'une tâche bien exécutée est morale.

Antithèse : La satisfaction d'une tâche bien exécutée est matérielle.


EXERCICE D’APPLICATION

La banque mondiale pense que les femmes en Afrique sont un important atout contre la
pauvreté ?

Qu’en pensez-vous ?

Travail à faire au brouillon

Analyse formelle & Montage du plan détaillé

I- Analyse formelle

(A quel type de sujet ai-je affaire ? Et quel type de plan adopter ?)

1- Reformulation éventuelle du sujet (si nécessaire)

Lorsque le sujet est compréhensible dans sa formulation originelle, la reformulation n’est plus
nécessaire.

- si le sujet est long la reformulation s’impose

- si le sujet est court et incompréhensible, la reformulation s’impose.

2- Identification du type de sujet (sujet de type 1)

3- La problématisation

- Le problème (l’impact de la femme sur la réduction de la pauvreté

- La problématique

Thèse : Les femmes contribuent à réduire la pauvreté en Afrique

Anthèse : Plusieurs difficultés marginalisent l’action des femmes

Synthèse : Il convient de mettre en œuvre des mesures de nature à améliorer le statut de la


femme pour optimiser son action dans la lutte contre la pauvreté.

Chapeau thèse : Indéniablement les femmes contribuent à réduire la pauvreté.

Pour trouver des arguments on peut utiliser le tableau ci-dessous :


Tableau des hypothèses textables

Le pourquoi Le comment
Raisons Conséquences Moyens Domaine Acteurs
- les femmes sont Rien à signaler - Entrepreneurial - Commercial Rien à signaler pour
pour ce sujet ce sujet car il
rigoureuses et dynamiques - Vie associative - Agricole
indique déjà les
- les femmes présentes développée
acteurs (trices) que
dans tous les domaines
sont ici les femmes.
d’activités

- les femmes ont une


grande capacité de création
et de gestion d’activités

IGT

IGP1 IGP2
Im1 Im1
Im2 Im2
Is1 Is1

On fait des combinaisons avec les informations contenues dans le tableau.

Il faut privilégier dans bien de cas les moyens (qui expriment le comment) et les raisons (qui
expriment le pourquoi) dans le sujet.

Chapeau thèse : Indéniablement, les femmes contribuent à réduire la pauvreté.

IGP₁ : En premier lieu, les femmes contribuent à réduire la pauvreté de par leur implication
dans toute la chaine économique.

Im₁ : En milieu rural, les s’adonnent à la production de culture vivrières qui sert de base à
l’alimentation des ménages.

Is₁ : Pour preuve, en pays Adjoukrou, les femmes sont spécialisées dans la culture du manioc
qui sert à produire l’attiéké, mets emblématique des ivoiriens.
Im₂ : En milieu urbain, les femmes se chargent de la commercialisation non seulement des
vivriers mais également d’autres produits et services.

IS₂ : Les marchés Gouros d’Adjamé ; cocovico de Cocody ; Siporex de Yopougon en sont

des parfaites illustration.

Transition intégrée (On ne revient pas à la ligne) : L’action des femmes dans la lutte contre la

pauvreté ne se limite pas à leur implication dans la chaine économique.

IGP₂ : En deuxième lieu, les qualités propres des femmes sont un autre de leurs atouts dont

elles bénéficient dans la lutte contre la pauvreté.

Im₁ : Leur instinct maternel les conduit à privilégier l’intérêt de leur famille, l’intérêt de la

communauté à leur intérêt personnel, ce qui leur vaut la réputation d’être des gestionnaires

efficientes des ressources.

Is₁ : Mohamed Younous économiste a pu dire que lorsqu’on se prête aux femmes l’impact

sur la famille est bien meilleur.

Im₂ : Par ailleurs, les femmes sont très enclines à s’associer et à mutualiser leurs efforts dans

le cadre de coopérative ou d’association car comme le dit l’adage, ‘’seul on va vite, mais

ensemble on va loin.’’

IS₂ : L’exemple est donné par la FENACOUCI de Madame Irié Lou Colette.

Conclusion partielle :

1ère proposition : Au regard des développements qui précèdent, les femmes contribuent à

réduire la pauvreté, en Afrique.

2e proposition : Grâce à leur qualité propre et leur implication dans toute la chaine

économique les femmes contribuent effectivement à réduire la pauvreté en Afrique.


Transition démarquée (en seul paragraphe) : S’il est vrai que les femmes contribuent à

réduire la pauvreté en Afrique, il n’en demeure pas moins qu’elles restent confrontées à

d’énormes difficultés qui marginalisent leur action.


CONCOURS DIRECT
DU CYCLE SUPÉRIEUR MAGISTRATURE
SESSION DE JUIN 2018

ÉPREUVE DE : SUJET D’ORDRE GÉNÉRAL


Durée : 4 h
Coef. : 4

SUJET :
« Nous bravons les déserts et les mers au risque de nos vies parce que, dans nos pays
respectifs, les gouvernements ont échoué. »

Partagez-vous l’avis de ce migrant clandestin africain ?

CORRECTION
Globalement, on retient que c'est un sujet à trois parties : Thèse, antithèse, et synthèse.

1/ THÈSE

Elle doit attester de la validité de la raison invoquée (parce que nos gouvernements ont
échoué) à l'aide de deux (02) ou trois (03) arguments (paragraphes) bien distincts.

Soit : la raison de la migration est l'échec de nos gouvernements


11/ ANTITHESE

Elle doit démontrer soit la relativité de la validité de la raison invoquée plus haut ; soit
montrer l'invalidité de cette raison à l'aide de deux (02) ou trois (03) arguments (paragraphes)
bien distincts. Soit : les autres raisons de la migration
111/ SYNTHÈSE

Elle doit proposer un dépassement de la contradiction dialectique en optant pour des


solutions en deux 02) ou trois (03) arguments (paragraphes) bien distincts.

BAREME :
Si le plan est correct : au moins 10/20
Si le plan est correct, bien argumenté, avec des paragraphes bien distincts : au moins 14/20
Si n'y a que deux (02) parties : maximum 08/20
Si n'y a qu'une partie : maximum 04/20
Si la copie est présentée en bloc sans paragraphe séparée : maximum 06/20
MINISTÈRE DE LA JUSTICE
RÉPUBLIQUE DE CÔTE D’IVOIRE
ET DES DROITS DE L’HOMME
Union – Discipline – Travail
--------------------

--------------------
CONCOURS DIRECT
CYCLE SUPÉRIEUR MAGISTRATURE
SESSION SEPTEMBRE 2019

ÉPREUVE DE : SUJET D’ORDRE GENERAL

Durée : 4 h
Coef. : 4

SUJET : « L’Afrique n’est pas de ce monde, pas de notre monde. Au moment où le monde
entier se réunit pour envisager la transition écologique, elle en est encore à penser la transition
démocratique. Ce n’est pas l’espace qui nous sépare ; c’est le temps. »

Que pensez-vous de cette déclaration d’un politique occidental contemporain à l’heure où se


tiennent en effet tant de sommets sur l’urgence climatique ?

PROPOSITION DE CORRIGE
Présentation générale (2 points) : Le candidat met un chapeau avant d’aborder chaque
partie ;
Le candidat écrit avec clarté, sans faute d’orthographe et
de grammaire ;

La copie de composition est propre et sans rature ni


surcharge.

COMPREHENSION DU SUJET

Tel que formulé, cet énoncé se compose de trois phrases. La première (L’Afrique n’est pas de
ce monde, pas notre monde) trouve sa justification dans les deux dernières qui ne font que
l’expliquer et la préciser.

À partir de là, on comprend que la marginalité supposée de l’Afrique (car il s’agit d’une
marginalisation parce que décrétée par un individu) n’est pas de l’ordre de la géographie
spatiale ; elle est de l’ordre du temps. Il faudrait alors comprendre que cette position à
l’extérieur du monde de l’Occidental isole non seulement l’Afrique de l’Occident, mais aussi
de tout le reste du monde
Car le « notre monde » inclut ici tous les autres continents que l’Afrique, parce que ce reste du
monde aurait évolué selon des traits communs qu’on ne retrouve pas en Afrique, si on se
place dans une perspective évolutionniste bien entendu.

TYPE DE SUJET

Puisque c’est donc la première phrase qui affirme une idée et que les autres ne font que
l’expliquer, on doit chercher à saisir sa structure syntaxique qui lui donne immédiatement
sens. Dans ces conditions, il n’y a qu’une seule unité de signification postulant que l’Afrique
est à la marge du monde. C’est cette phrase qui devra être expliquée, mais seulement à l’aune
des contours dans lesquels le reste de l’énoncé l’induit de rester.

PLAN

Dans la mesure où il n’y a qu’une seule unité de signification, le plan à adopter est strictement
celui, dialectique et ternaire, composé d’une Thèse, d’une Antithèse et d’une Synthèse. Aucun
autre plan n’est acceptable.

A. Thèse : L’Afrique est à la marge du monde : historiquement mais non pas


géographiquement
Attention ! Cette thèse ne vaut que par rapport au point de vue qui l’énonce.
Manifestement, la phrase se situe dans la perspective évolutionniste que l’Histoire et
l’Archéologie, en tant que disciplines occidentales, se sont imposées comme démarche.

On n’expliquera donc cette thèse que dans ce point de vue qui la valide ; car hors de ce
dernier elle n’est plus valide, ni vraie. C’est donc par rapport à des modalités
d’historicité qu’il faudra envisager les arguments de cette thèse.

La correction ne devra pas accepter un autre point de vue. Ce serait faux.

1. On pourrait ainsi (paragraphe 1) présenter d’abord ce qu’est l’évolutionnisme, certes


non pas au sens biologique (ici parfaitement inopportun) : Doctrine philosophique selon
laquelle tout le monde réel et, notamment, les sociétés se développent selon une loi
d'évolution. En anthropologie, c’est une théorie sociale qui postule qu'il est possible de
générer des lois explicatives de l'évolution des sociétés. Cette perspective essaie de fait, de
mesurer et de constater les changements au niveau de la culture, au niveau des découvertes,
des sciences, de l’industrie, des mentalités, de l’organisation politique, etc.

2. De ce point de vue (paragraphe 2), elle arrive à vérifier et à appliquer ces


changements de manière très concrète quand il s’agit de l’Occident ou de l’Orient (au sens le
plus large de ces termes). En ces endroits, du néolithique à nos jours, l’Histoire et
l’Archéologie qui, précisément, sont des machines à remonter le temps, arrivent à déterminer
des grands moments, des grands cycles, qu’ils n’observent pas véritablement dans une
Afrique où la plupart des changements sont importés mais presque jamais autogénérés.

3. Le modèle occidental (paragraphe 3) est donc le modèle de référence. Dès son


apparition, en tant que science au XIXe siècle, l'anthropologie s’est ainsi placée dans un
paradigme évolutionniste. Pour les anthropologues de cette époque, l'espèce humaine ne fait
qu'un, et donc, chaque société suit la même évolution de l'état de « primitif » jusqu'au modèle
de la civilisation occidentale.

B. Antithèse : Ce paradigme au départ exclusif en anthropologie durant de nombreuses


années, a été accompagné par la démarche historique et celle de l’archéologie occidentale. il y
a de nombreuses critiques à leur apporter.

1. (Paragraphe 1) Tout d'abord, il applique l'évolution (au sens de progrès) à des


notions comme l'organisation sociale ou la religion. De plus, il considère que toutes les
sociétés évoluent dans le même sens pour arriver à la vraie « civilisation », dont le modèle est
la civilisation occidentale moderne. Ce qui est parfaitement contestable.

2. (Paragraphe 2) En ce qui concerne l’Afrique, il perçoit celle-ci d’un seul trait comme
s’il ne s’agissait que d’un seul pays. L’Afrique n’est pas le Japon ni la Mésopotamie avec une
seule civilisation. Il a plusieurs Afriques. Et donc plusieurs cultures, avec son parcours propre,
ses propres originalités.

3. (Paragraphe 3) Enfin, puisque l’Afrique est particulièrement attaquée sur la question


de son retard politique qui la maintient encore à rechercher sa transition démocratique, il
faudrait (en conséquence de l’argument précédent) noter que plusieurs États africains ont déjà
réussi cette transition : le Ghana, le Sénégal, le Bénin, le Libéria, etc. pour ne citer que ces
pays d’Afrique occidentale. De surcroit, plusieurs autres défis, qui confèrent au monde actuel
sa modernité, sont pris aujourd’hui en charge par plusieurs États en Afrique : citer quelques
exemples.

C. Synthèse : La transition écologique étant présentée comme le point d’orgue, voire


quintessentielle du progrès occidental, on pourrait s’arrêter particulièrement sur ce point et
montrer que celle-ci n’est pas liée au progrès de la pensée occidentale, mais une contrainte
liée à ses propres perversions.

1. (Paragraphe 1) L’industrialisation en Occident est particulièrement liée aux énergies


fossiles et aux émissions de CO2 qui en découlent. Il est donc de la responsabilité des
politiques occidentaux de chercher à résoudre ce problème et non pas de le lier à un progrès
de la pensée en soi. Il s’agit d’une question de responsabilité et de culpabilité. Dans ce
contexte, l’Occident apparait plutôt comme le mauvais élève : celui qui est en retard dans le
progrès moral vis-à-vis du reste du monde. Surtout qu’il s’est permis de déverser à maintes
reprises ses déchets chez les autres.

2. (Paragraphe 2) : À l’opposé, l’Afrique, peu industrialisée, ne peut et ne doit


naturellement se préoccuper de cette question écologique comme d’une question prioritaire.
Elle a en effet d’autres priorités. Citer en quelques-unes dignes d’intérêt et viables du point de
vue de la morale sociale.

3. (Paragraphe 3) : Mais, cela dit, l’Afrique devrait néanmoins songer à essayer de


rattraper son retard sur le reste du monde. Il n’y a pas encore de pays développés dans ce
continent et y subsistent encore de graves dysfonctionnements qui les empêchent d’aspirer à
devenir des nations fondées sur des critères fondamentaux du respect du Droit, de l’égalité
entre les citoyens, des alternances politiques démocratiques, de la prise en compte des valeurs
républicaines fondamentales, etc. l’Afrique ne devrait pas considérer cette phrase de manière
subjective mais la considérer objectivement et chercher à se positionner dans ce monde
contemporain de manière plus positive.

CONSIGNES POUR LA CORRECTION


Les correcteurs devront être très vigilants.

− Il faut absolument un plan ternaire dialectique sans quoi la copie ne doit même pas avoir
la moyenne ;
− La thèse ne devra être seulement envisagée que par rapport à la perspective
évolutionniste. Toute copie qui ne part pas de là ne saurait avoir la moyenne ;
− Chaque partie devra être composée :
o D’un chapeau initial annonçant ce qui va suivre dans ladite partie.
o De paragraphes distincts typographiquement démarqués les uns des autres.
Chaque paragraphe rédigé d’un seul trait avec un seul alinéa au départ. o D’une
introduction rédigée d’un seul trait avec un seul alinéa au départ.
o D’une conclusion rédigée d’un seul trait avec un seul alinéa au départ.
− Les parties du développement devront être typographiquement démarquées
− Idem pour la conclusion
− Toute copie rédigée en bloc ne saurait avoir plus de 6/20.
Sujet : « Le web a desservi l’humanité au lieu de la servir et a échoué sur de nombreux
points». Que pensez-vous de cette pensée de Tim Burner Lee ?

Problème : Le débat tourne autour de l’apport du web à l’humanité

Les récents évènements en Côte d’Ivoire marqués par la mort de l’artiste DJ Arafat, la
profanation de sa sépulture, la diffusion de ces actes par les réseaux sociaux et les poursuites
du Procureur de la République qui s’ensuivirent montrent à quel point l’usage du web peut
avoir des incidences négatives. C’est pourquoi le fondateur du web estime que le web a
desservi l’humanité posant ainsi le problème de l’apport du web à celle-ci. Si cette affirmation
semble fondée dans certains domaines, elle reste discutable pour d’autres. Quand bien même,
des mesures peuvent et doivent être envisagées pour faire du web un espace plus sûr au
service de l’humanité.

Le constat des nombreuses dérives qu’il permet ou facilite prouve que le web a desservi en de
nombreux points l’humanité.
En premier lieu, le web a fragilisé l’éducation. Aujourd’hui, avec l’avènement du web, les
enfants ou les jeunes ont une nouvelle source d’éducation qui vient se superposer à celle reçue
au niveau familial ou même scolaire. Un rapport de l’UNICEF de 2017 estime que 71% de la
population connectée est jeune (15-24 ans). Le problème, c’est que l’accès au web n’est pas
ou est peu contrôlé permettant ainsi à ces jeunes d’accéder à tout type de contenu même
inadapté. En témoigne les nombreux sites à contenu pour adultes accessibles sur simple
déclaration de majorité. Le web a également desservi l’humanité sur le plan sécuritaire. En
second lieu, le web a favorisé l’émergence de nouveaux problèmes sécuritaires. Il a permis, en
supprimant la barrière des frontières et en permettant l’anonymat de ses utilisateurs, le
développement d’une nouvelle forme de criminalité plus subtile : la cybercriminalité. La
pratique dite du « broutage » très répandue en Côte d’Ivoire en est une illustration. Aussi
l’utilisation frauduleuse de données à caractère personnel des utilisateurs du web par des
opérateurs techniques renforce-t-elle le sentiment d’insécurité. Le scandale de Cambridge
Analytica et de Facebook qui a éclaté aux États Unis suite aux élections de 2016 l’atteste bien.
Incontestablement, les arguments qui précèdent montrent que le web a échoué en de
nombreux points mais cet échec n’est pas absolu.

En dépit des dérives constatées, le web reste un outil au service de l’humanité et ce, sur
plusieurs plans.

Sur le plan politique, le web contribue à une humanité plus démocratique. Dans les pays plus
ou moins autocratiques l’information est contrôlée voire censurée, le web permet alors à la
population de s’informer au-delà des médias d’État. Par exemple, les internautes chinois
arrivent à contourner la censure du web grâce aux VPN (Virtual Private Network). Au-delà de
l’information, le web permet aussi la liberté d’expression des peuples gage de démocratie. À
preuve, le web a fait écho aux manifestations de 2011 en Tunisie, dans plusieurs autres pays
entrainant le printemps arabe. Promouvoir la démocratie n’est pas le seul point positif du web.
Sur le plan socio-économique, le web est une opportunité de développement pour l’humanité.
Économiquement, le web représente un marché nouveau qui favorise l’émergence de
nouvelles activités économiques telles le e-commerce, l’e-transport ou l’e-logement. Ces
activités sont pourvoyeuses d’emploi et contribuent donc à réduire la pauvreté. Ces retombées
sociales ne sont pas les seules car le web favorise aussi l’instruction grâce notamment aux
formations en ligne et aux moteurs de recherche tel Google. En bref, au vu de ses apports tant
sur le plan politique que socio-économique, le web reste utile pour l’humanité. Malgré ces
avantages, le web gagnerait à être mieux encadré.

Face au constat des dérives existantes ou potentielles, l’utilisation du web doit être
rationnalisée aussi bien par les pouvoirs publics que par les acteurs privés afin d’en faire un
instrument plus sûr au service de l’humanité.

En ce qui concerne les pouvoirs publics leur responsabilité est à la fois individuelle et
collective. Au niveau individuel, il s’agit d’adopter une législation adaptée à cette nouvelle
ère marquée par le numérique pour lutter contre la cybercriminalité et la violation des données
à caractère personnel. La Côte d’Ivoire a ainsi légiféré sur la cybercriminalité en 2013 et la
protection des données à caractère personnel en….. Au niveau collectif, il est question de
conjuguer les efforts en raison du caractère transfrontalier de la menace dans le cadre
d’organisations existantes comme Interpol ou d’organisation spécifique nouvelle. La
responsabilité est partagée par les acteurs privés.

En ce qui concerne les acteurs privés, deux (02) niveaux sont à envisager. D’une part, les
opérateurs techniques doivent mettre en place des mécanismes de contrôle et de surveillance
des contenus diffusés sur leurs plateformes. Dans cette perspective, Facebook entend mettre
en place une « Cour Suprême » pour contrôler et supprimer les messages non conformes à sa
charte. D’autre part, les parents doivent à leur niveau s’assurer de restreindre l’accès au Web
de leurs enfants afin d’en limiter l’influence négative. Dans ce sens, certains anti-virus comme
ceux de Kaspersky Lab. intègrent un module de contrôle parental. En un mot, la
rationalisation de l’usage du web est nécessaire et est de la responsabilité de tous.

En définitive, le débat sur l’apport du web à l’humanité reste ouvert. Si les aspects négatifs de
cette technologie sont avérés, les aspects positifs n’en sont pas moins réels. Il appartient donc
à tous les acteurs concernés, les pouvoirs publics en premier mais aussi les opérateurs
techniques et chaque citoyen, de prendre les mesures possibles à son niveau pour faire du web
un instrument plus sûr au service du développement de l’humanité. Il y a lieu de s’y employer
activement au risque que le web ne devienne le terreau du fléau contemporain le plus
opportuniste : le terrorisme.
AUTRES SUJETS CORRIGES
SUJET 1 : « L’école est le reflet de la société, mais elle en porte en germe des facteurs de
changement qui font évoluer cette société ».

Qu'en pensez-vous ?

Compréhension
L’énoncé admet la validité de deux thèses.

Plan

Thèse : D’abord, il faut admettre, selon cet énoncé, que l’école est le reflet de la société
P1-Partons du triptyque en lequel s’inscrit l’homme social.

Il est nature, il est raison et culture ; à sa naissance, il n’est que nature. Tout ce qui le constitue
relève de la biologie ou de l’anatomie. A ce stade, il n’est pas encore acquisition : Tout en lui
est inné. Les phénomènes d’acquisition se feront plus tard. De la société (la famille) il n’a que
les gènes, il n’a pas encore le savoir.

P2-Dans ce contexte, la société a une mission de formation et d’éducation pour l’amener à


quitter cet état de nature et en faire une donnée culturelle. Le but étant de favoriser
l’intégration et l’insertion sociale, cette société met en place un certain nombre d’institutions
dont principalement l’école. Ici on cherche à créer un moule dans lequel inscrire l’individu.

P3-La société ne pouvant donner comme instruction que ce qu’elle a, que ce qu’elle soit,
l’école qui découle de ses initiatives est forcément à son image. Que cette école soit
institutionnelle ou non (voir école de la rue) elle ne peut pas être autre chose que l’émanation
de cette société : Les qualifications, les valeurs de cette société se déversent dans l’école, son
fruit.

Antithèse : Mais on ne peut se satisfaire d’une telle définition qui ne laisse aucune place à la
capacité de l’élève social. En fait, l’école agit sur la société à son tour car elle porte en germe
les facteurs de changement qui font évoluer cette société.
P1-L’école est fondamentalement un lieu de formation intellectuelle de l’individu.

C’est donc un espace de foisonnement et de bouillonnement d’idées : On y échange et on


découvre toujours. On y fait la part des choses et on distingue le bien du mal, moral de
l’immoral, etc.
P2-En outre, comme l’école repose sur la science, elle est aussi d’essence dialectique et
relativité car tout ici repose sur l’évolution et le changement. D’ailleurs, la science n’a pas de
certitude : Elle est fille de Descartes et repose sur le doute constant c'est-à-dire sur la remise
en cause de l’acquis.

P3-A ce titre, et l’expérience le prouve, l’école est devenue au fil des ans, le laboratoire des
plus grandes révolutions qu’elles soient idéologiques, politiques, culturelles ou scientifiques.
Bref, elle fait évoluer la société dans ses mœurs, ses valeurs, ses mentalités à partir de
principes considérés comme supérieurs.

Synthèse à valeur de discussion : Le débat ne posant jusqu’ici aucun

Problème à résoudre, la complémentarité étant impossible (vu la formulation déjà


complémentarité de l’énoncé), il reste un 3ème point de vue d’essence dialectique qui a valeur
de discussion : L’action absolument positive, en faveur du changement, de l’école sur la
société est contestable ; Il arrive bien souvent que l’école marque un retour en arrière de cette
société et qu’elle n’est pas toujours le reflet même de cette société.

P1-L’école est essentiellement contestatrice depuis si longtemps. Poussée par cet élan, elle en
vient à adopter des positions qui ne sont pas toujours objectives. La plupart du temps, elle
conteste pour contester surtout que dans la majorité des cas, les élèves sont manipulés par des
adultes dont le dessein n’est pas toujours clairement défini. Par ailleurs, le fait qu’il s’agit
d’un milieu adolescent crée une dictature de la jeunesse. Or cette dernière, n’a que bien peu
de recul pour apprécier avec sérénité et objectivité les valeurs qu’on lui propose. Les
adolescents imposent leurs idées qui en réalité, quoique séduisantes, ne sont que des trompe-
l’œil. Une société aux ordres des jeunes, c’est sans doute un recul des mœurs.
P2-D’autre part, le bouillonnement de cette jeunesse semble obéir à l’instinct plus qu’à la
raison. Son agitation conduit la société vers un cycle infini de contestations (politiques,
conflits de générations, remise en cause de l’ordre établi, de l’autorité parentale, etc.) qui se
traduisent par la violence. La société y perd de sa stabilité et de son identité.
P3-Enfin, il faut savoir qu’aujourd’hui le contexte mondialisant, de déplacements des
populations, des métissages, etc., conduit à adopter des cultures autres.

Notamment dans le domaine technologique, le besoin de transfert impose une école sur un
modèle autre que ce qui existe chez soi. Ici, l’école ne saurait être le reflet de la société (voir
contexte de colonisé).

Conclusion : La société gagnerait à réfléchir à de nouveaux moyens d’intégration et


d’insertion de sa jeunesse qui prennent en compte liberté et canevas.
SUJET 2 : « Il faut donc choisir de deux choses l’une : Ou souffrir pour se développer,
ou ne pas se développer pour ne pas souffrir. Voilà l’alternative de la vie, voilà le
dilemme de la condition terrestre ».

Appréciez cette réflexion.

Problème : Les conditions et les conséquences du développement


Plan dialectique
Thèse : Pour se développer, il faut souffrir
-Le développement est le fruit du travail acharné
-Incompatibilité entre facilité et valeur

Antithèse : Ne pas développer pour ne pas souffrir


-Le développement engendre des Problèmes
-Mise en péril du patrimoine écologique
-Menace de la survie de l’espèce humaine par les ADM
-Développement inquiétant de l’individualisme

Humaniser le développement
-Intégrer la protection de l’environnement

-Construire des politiques de développement à visage humain -


Moraliser la science.
2ème PROPOSITION

Thèse : La condition terrestre pose un dilemme :


P1- Souffrir pour se développer
P2- Ne pas se développer pour ne pas souffrir

Antithèse : ces deux positions sont discutables (ce dilemme ne s’impose pas toujours).
P1-Se développer n’entraîne pas forcément la souffrance.

P2-L’absence de développement peut être une condition d’assujettissement de manque


d’épanouissement.

Synthèse (solution) :
Identique à la première proposition.

Sujet : « Au lieu de s’apitoyer sur les hommes, on ferait mieux de les aider ».

Partagez-vous cette opinion de Maxime Gorki ?

Thèse : Dans les circonstances douloureuses, l’aide matérielle est plus avantageuse qu’un
épanchement de compassion.

P1 : A priori, il semble en effet, que l’aide matérielle soit primordiale en cas de détresse.
Lm1 : Lorsque surviennent les catastrophes, l’aide matérielle est prépondérante. Elle vise
notamment à porter secours à la population menacée par une inondation, un éboulement ou
un séisme, à prodiguer des soins aux victimes et à réparer des infrastructures détruites.
Lm2 : De même, en un contexte de dénuement extrême, l’aide matérielle est indispensable
aux personnes les plus pauvres, si nous nous mettons volontiers à leur service. Par exemple,
une collecte de fonds et les dons en nature sont nécessaires aux sans-abris, aux malades ou
aux orphelins.

Conclusion : Bref, il est primordial de se mobiliser en vue de satisfaire matériellement les


personnes en précarité, et non de s’épancher en pitié pour eux.

P2 : Partant, la compassion est, à certains égards, inutile en cas de situation périlleuse.


Lm1 : En effet, la compassion ne sert à rien en tel contexte : Elle n’est qu’un épanchement
affectif qui n’apporte pas de solution concrète. A quoi sert la compassion quand on rencontre
des blessés à la suite d’un accident, les victimes d’un tremblement de terre, des pauvres sans
logis ou affamés ?

Lm2 : par ailleurs, la compensation est perçue, dans bien des circonstances, comme un
travers. Elle s’apparente parfois à une raillerie, traduit un manque de volonté et demeure un
signe de faiblesse, car on se demande comment on peut être utile à une personne si on la laisse
envahir par sa souffrance.

Conclusion : En clair, il ne suffit pas de sangloter devant la souffrance des autres, mais de
leur apporter un soutien matériel optimal.

Transition démarquée : Pourtant, sans nier l’importance de l’aide matérielle, la nécessité de


la compassion apparait nettement supérieure dans les circonstances particulières.

Antithèse : Il faut donc admettre que, dans la plupart des cas, la compassion envers les
personnes en difficulté est indispensable.

P1 : Premièrement, elle est la manifestation d’une grande sensibilité

Lm1 : La compassion est une marque de reconnaissance de la souffrance d’autrui dans des
situations exceptionnelles, notamment en période de deuil, cas de divorce ou de perte
d’emploi, le choc ressenti pouvant être extrêmement grave.
Lm2 : De même, la compassion est une certaines disposition à la pitié. Elle est signe de la
délicatesse des sentiments éprouvés et l’expression de notre affection et de notre indulgence
envers les autres.

Conclusion : D’un mot, il est humain d’avoir de la compassion pour les victimes d’une
déception, d’une affliction ou d’un désastre.

Transition insérée : Ainsi, si la compassion est la manifestation d’une sensibilité affinée


(avivée), elle reste pourtant le sentiment qui incite le plus à l’action.

P2 : Deuxièmement, la compassion est un sentiment qui pousse à l’action.


Lm1 : Elle est au fondement des actions de solidarité. Par exemple, en reconnaissant la
douleur d’autrui et animé par un profond sentiment d’entraide, nous pouvons apporter notre
contribution sur le plan moral, affectif et matériel.

Lm2 : De même, elle stimule les actions de réconfort. Ainsi, lorsqu’un drame survient, nous
pouvons encourager, consoler, exprimer notre tristesse et partager nos larmes pour redonner
confiance.

Conclusion : Dans tous les cas, au-delà de l’aide matérielle, les paroles de consolation
peuvent apaiser et faire naitre l’espérance chez les personnes accablées de chagrin.

Transition démarquée : Toutefois, face à la souffrance humaine, il faut refuser toute


polémique sur la prétendue supériorité d’une certaine forme d’aide.

Synthèse (complémentarité) : Dans les circonstances exceptionnelles, en effet, le soutien


matériel et le soutien affectif représentent des valeurs communes et visent les mêmes idéaux.

P1 : En premier lieu, les deux formes d’assistance présentent des caractéristiques communes

P2 : En second lieu, les deux formes d’assistance conduisent à de mêmes idéaux


SUJET 3 : « Le bonheur est un mythe inventé par le diable pour nous désespérer »

Qu’en pensez-vous ?

Il apparait bien difficile de formuler une règle à propos du bonheur en raison de la diversité
des caractères de chacun et de la multiplicité des conditions imposées par la vie. Ainsi, les
choses qui conviennent aux uns ne donnent pas entièrement satisfaction aux autres, car, selon
Gustave Flaubert, « le bonheur est un mythe inventé par le diable pour nous désespérer ».
Partant, sur une telle matière, il semble préférable, à l’instar de l’auteur, de nous intéresser à
la définition, ou mieux aux conditions d’accès au bonheur. De cette préoccupation découle les
questions suivantes. Le bonheur est-il illusoire ? Ou bien peut-on, au contraire, être heureux ?
Au fond, l’accès au bonheur ne dépend-t-il pas de l’attitude de chaque personne ? Pour
circonscrire la question, il convient d’indiquer que le bonheur est tantôt un mythe, tantôt une
réalité, et qu’en définitive, selon les circonstances, il vacille entre illusion et l’expérience
concrète.

*Thèse : Tout le monde admet que le bonheur est un mythe


P1- Parce que ce n’est pas une réalité tangible

-Im1-Il constitue un sentiment vague, difficile à saisir, à appréhender, sans contours précis.
Par exemple, la plénitude, la félicité sont des réalités abstraites, qui s’écoulent sans laisser de
traces visibles, sans avoir été réellement connues par soi-même et par les autres.

-Im2-Au surplus, les sources du bonheur sont indéterminées. D’une part, on ne sait pas
exactement ce qui rend heureux, l’argent, la santé, l’amour étant des réalités fugaces (ou
éphémères)/ D’autre part, les fondements du bonheur ne sont pas cumulatifs. Parfois, on vit
dans l’opulence sans jouir d’une bonne santé.

Conclusion : En somme, le versant insaisissable du bonheur empêche les hommes d’y


accéder dans la plupart des cas.

Transition intégrée : Au-delà, il convient de s’intéresser désormais à l’aspect désespérant du


bonheur.
P2- Parce que le bonheur s’accompagne de difficultés
-Im1-Souvent le bonheur se transforme en déception. Par exemple, à la fin de sa carrière, une
célérité comme Michael Jackson était un homme brisé, cherchant vainement les sources de sa
plénitude, sans vainement les trouver, et sombrant dans une overdose médicamenteuse létale.

-Im2-par ailleurs, le bonheur est une œuvre démoniaque. Il ne se réalise guère. On s’attend
toujours à un accomplissement, mais qui ne se matérialise difficilement. Les projets élaborés
échouent aussi vite qu’ils ont été conçus.
Conclusion : Ainsi, il est utopique de croire qu’on peut atteindre la plénitude dans un monde
plein d’obstacles.

Transition démarquée : Pourtant, malgré ces restrictions, l’expérience du bonheur se vérifie


dans la plupart des cas.

*Antithèse : Le bonheur se manifeste concrètement dans la vie des gens dans plusieurs
domaines P1-Le bonheur se ressent sur le plan physique et matériel.
-Im1-Dans le domaine matériel, les signes extérieurs d’aisance sont multiples. Le plus
souvent, le train de vie illustre le bonheur des gens, particulièrement chez les personnes qui
vivent dans le luxe et le confort, qui changent d’habitude, qui voyagent à travers les grandes
capitales, etc.

-Im2-Dans le domaine physique, en outre, le bonheur se ressent par la jouissance d’une bonne
santé, par l’expression de la beauté et de l’élégance. A titre illustratif, la beauté est souvent
associée à la réussite sur le plan professionnel, dans le milieu de la mode ou du cinéma où, au-
delà des compétences, l’apparence physique joue un rôle clé dans la décision de l’employeur.

Conclusion : En somme, dans ces circonstances particulières, l’aisance matérielle et


l’esthétique sont des critères du bonheur.
Transition intégrée : Il ne faudrait toutefois pas ignorer le plan psychique.
P2-Sur le plan psychique

-Im1-Dans le domaine émotionnel, le bonheur ressenti par une personne se manifeste, très
souvent, par sa bonne humeur, sa joie ou son optimisme. Ainsi, une personne optimiste peut
transformer les difficultés du quotidien en une force qui l’aide à être heureux.

-Im2-Egalement, dans le domaine affectif, l’amour, l’amitié, la camaraderie sont, dans


certaines circonstances, les sources de la félicité. A preuve, à travers les jeux ou les échanges,
les amis apportent le plaisir et le soutien qui rendent heureux.

Conclusion : En bref, l’expérience prouve que l’épanouissement de l’être réside concrètement


dans un bon état d’esprit et dans les relations humaines de qualité.

Transition démarquée : Cependant, le bonheur ne prend-il pas sa source dans la perception


que chaque individu a de la vie ?
*Synthèse (point de vue) : Les atteintes du bonheur seraient liées à la capacité de refuser
d’accepter la vie telle qu’elle est.
P1-Premièrement, une attitude irréaliste conduit à la désillusion

-Im1-Si les ambitions économiques sont déraisonnables, le bonheur sera illusoire. La


grandiloquence d’un projet, les placements hasardeux et l’imprudence dans l’octroi d’un prêt
peuvent notamment aboutir à la ruine d’un industriel ou à la faillite d’une entreprise.
-Im2-De même, si les ambitions politiques sont démesurées, le bonheur est utopique. A titre
d’exemple, l’instinct de puissance et domination d’un souverain peut comporter des déboires.
A force d’excès, des chefs d’Etats ont été chassés du pouvoir ou assassinés.
Conclusion : En somme, une ambition démesurée peut s’avérer néfaste. Si nous n’avons pas
moyens d’atteindre le but visé, si nous sommes incapables de travailler avec courage e
abnégation, nous courons au désastre.
-P2-Deuxièmement, une attitude réaliste mène au bonheur.

-Im1-Si nous recherchons une certaine stabilité dans la vie, nous pouvons être heureux. Pour
preuve, si nous conservons, autant que possible, nos habitudes, si nous vivons dans l’endroit
où nous sommes établis, si nous préservons notre situation, notre fonction et nos intérêts, nous
pouvons éviter les mécomptes (erreurs) et profiter des joies simples de la vie.

-Im2-Egalement, si l’influence de la vertu est prépondérante dans l’accomplissement de son


action, nous pouvons être heureux. Ainsi, la délicatesse de nos sentiments, la richesse de
notre sensibilité sous permettront d’apporter des consolations, de comprendre l’affliction des
autres et des soutenir en cas de détresse.
Conclusion : Au total, une vie stable, des ambitions légitimes et des études sérieuses en vue
d’un examen ou d’un Concours sont les gages d’accès à une grande carrière.

Pour l’essentiel, la parole de Gustave Flaubert au sujet de l’accès au bonheur est juste dans
bien des cas, mais elle ne l’est pas toujours. Si la réalisation du bonheur est compromise dans
la plupart des circonstances, il importe d’admettre que l’expérience de la plénitude se
manifeste chez nombre de personnes. Au reste, il est vain d’établir une formule toute faite sur
cette notion, tant la vie comporte d’aléas et d’incertitudes, la part du hasard et du destin étant
si grande dans la survenance des évènements.
SUJET 4 : Que vous inspire l’article 6 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen

« La loi est l’expression de la volonté générale ; tous les citoyens ont droit de concourir
personnellement ou par leurs représentants à sa formation ; Elle doit être la même pour
tous, soit qu’elle protège, soit qu’elle punisse ».

Compréhension et reformulation
Cette pensée est simple et facile à comprendre. Reformulée elle dit que l’observance de la
règle de vie votée doit être pour tous sans exclusive.

Problématique
Le sujet pose le Problème de l’observance stricte des règles votées par la majesté
s’appliquant à tous les citoyens (quel que soit le rang social ou la fonction exercée).

Plan dialectique

Thèse : la loi est l’expression de la volonté générale. Elle doit être la même pour tous,
soit qu’elle protège, soit qu’elle puisse : -Elle doit être implacable
-Nul n’est au-dessus de la loi
-Les titres politiques ne doivent pas servir d’alibi ou de moyen de pression
-La loi concourt à moraliser la vie publique
-A discipliner les citoyens
-A normaliser les comportements
-Elle est impersonnelle
-Les considérations sociales ne comptent pas (Président, Ministres, etc).

Antithèse : A des occasions, cette loi qui devait être la même pour tous est pratiquée sur
mesure -Certaines personnalités y échappent occupant de hautes fonctions politiques ou
administratives -Injustice de la justice (pression des politiques) l’exécutif s’y mêle.
-Manipulation des magistrats
-Corruption, etc. ;
Synthèse : Toutefois, cette loi ne devrait pas être si impersonnelle que cela :

-Il faut unanimement convenir de protéger la fonction présidentielle pour éviter le


désordre… -Aussi certaines fonctions biens précises… Mais le président doit se présenter
comme un modèle de citoyen avec la pratique des valeurs morales essentielles.

SUJET 5 : Revenir à une vie naturelle

A-t-il un sens aujourd’hui ?

Thèse : Le retour à la vie naturelle se justifie (point de vue naturaliste)

*Partons des caractéristiques même de la vie naturelle. C’est une vie dénuée de tout artifice, à
l’instar de celle de nos lointains ancêtres. Ces hommes vivaient en petits groupes au contact
avec la nature qui leur était consubstantielle. Celle-ci leur offrait en effet de vastes habitats
constitués par des forêts vierges et des prairies luxuriantes. Elle leur offrait également
d’immenses territoires de chasse où la nourriture était abondante. Enfin, leur vie était simple.
Chacun possédait des objets rudimentaires faits de peaux d’animaux et de pierres taillées sans
commune mesure avec les accessoires à la mode qui coûtent de nos jours, excessivement
chers et dont l’utilisation comporte parfois des risques.

*Venons-en maintenant aux caractéristiques de la vie moderne. Elle présente de nombreux


inconvénients. Le progrès technique qui rythme le quotidien des hommes jusqu’à modifier
leurs habitudes contient des ferments d’une instabilité sociopolitique et morale. En effet, les
souffrances dues à la paupérisation prévalent toujours. Par ailleurs, la vie citadine par les
nuisances qu’elle génère (pollution de l’environnement, bruit, insécurité) est étouffante.
Enfin, la course aux biens matériels et au pouvoir nuit aux relations humaines. On le voit, les
problèmes liés à la vie moderne atteignent un seuil intolérable.

*On comprend alors les naturalistes quand ils prônent le retour à la vie naturelle. Selon eux,
une telle position permettrait de mieux vivre et plus longtemps. La nourriture en effet, serait
plus abondante car on saccagerait moins les forêts et les savanes. L’alimentation serait alors
plus riche et plus variée et dénuée de toute toxicité. L’idée d’un retour à la vie naturelle est
donc motivée par la prise de conscience des graves dangers qui menacent l’environnement et
qui compromettent la santé des hommes. C’est pourquoi contrairement à une idée répandue, le
retour à la vie naturelle s’avère nécessaire.
Antithèse : On a tort de penser qu’il est souhaitable de revenir à la vie naturelle. Cette
attitude est un non-sens. (Relativiste)

*A première vue, la marche vers le progrès est inexorable. Aujourd’hui, le rythme des
innovations est tel que les hommes ont fini par en apprécier le bien-fondé. Les tenants du
modernisme et les scientistes soulignent l’absurdité d’un retour en arrière synonyme de
déclin…

*Par ailleurs, la vie naturelle a ses travers. Pour vivre et satisfaire ses besoins, l’homme doit
parfois lutter contre la nature elle-même. Cette lutte exige des efforts et parfois des sacrifices :
Se battre pour survivre et régner selon la loi de talion.

*Enfin, il faut l’avouer, le développement technique, inséparable du progrès, est


essentiellement un facteur de libération pour l’homme moderne. Il lui a permis de concevoir
des méthodes thérapeutiques efficaces. Il lui a également permis de mettre en œuvre des
moyens de production sophistiqués toujours plus performants. Il ne faut pas oublier enfin les
procédés permettant d’intervenir dans le processus (artificiels) de procréation pour améliorer
l’espèce humaine (le clonage thérapeutique). Bref, une telle avancée fait dire que le retour à la
vie naturelle est absurde.

Synthèse : La question essentielle est celle du bien-fondé d’un retour à la vie naturelle.
Est-il légitime de revenir à la vie naturelle ? Deux entrées sont possibles pour écrire la
synthèse adaptée à ce sujet : La complémentarité et les solutions.

*Synthèse de complémentarité : Les deux modes de vie ne s’excluent pas. D’une part, un
retour exclusif à la vie naturelle n’est pas souhaitable : modernistes et scientistes
assimileraient ce retour à une régression. D’autre part, se tourner résolument vers le progrès
serait préjudiciable. C’est pourquoi la complémentarité des deux modes de vie s’impose.

*Synthèse de solutions : Mais cette complémentarité n’est possible que sous certaines
conditions. D’une part, il faut soumettre la science et la technique (conditions nécessaires du
progrès) à la morale. D’autre part, il faut renforcer les stratégies de développement durable
pour protéger l’homme et l’environnement.
SUJET 6 : « Les moyens de communication sont en train de transformer les données de
la communication sociale à l’intérieur de chaque nation, instaurant de nouveaux réseaux
d’échanges, bouleversant les conditions de transmission des connaissances, ouvrant de
multiples possibilités de généraliser l’éducation scolaire et extrascolaire, de populariser
la culture, de promouvoir le savoir et le savoir-faire ».

Que pensez-vous de cette affirmation de Amadou-Mahtar M’BOW.

Compréhension et reformulation du sujet

Nous vivons dans une société de consommation qui tisse autour de nous un réseau de
communication de plus en plus dense, qui décloisonne le monde et permet de multiples
applications.

Problématique
Ce sujet pose le Problème des conséquences positives immenses nées du développement des
moyens puissants de communication.

Plan dialectique et ternaire

Thèse : Les moyens de communication transforment, instaurent de nouveaux réseaux…,


bouleversent, ouvrent…
P1-Grâce à l’avatar d’internet, les distances, les durées sont abolies.
P2-Grâce au fax, téléphone et autres : Rapidité de communication.

P3-Télévision, instantanéité de l’information ;


Enseignement par l’audiovisuel :
-Internet, etc
-Enseignement à distance par vidéoconférence,
-Par satellite, etc…
Antithèse : Voir les conséquences négatives
Ces moyens de communication puissants sont rendus responsables :
De l’asservissement de l’homme au lieu de le servir.
P1-Responsable de la détérioration de la qualité de vie par son emprise excessive sur les
enfants et adultes (silence et isolement).

P2-Sa tendance à amplifier le sensationnel dans les nouvelles du monde, ce qui rend les
hommes plus angoissés et moins heureux.
P3-Outil de propagande redoutable, abus commis, influence néfaste par la propagande des
atrocités. Publicité commerciale outrancière qui rend les gens dépourvus de moyens anxieux,
envieux et malheureux.

P4- La prime attribuée aux plus grandes écoutes qui conduit à une baisse de la qualité des
programmes.

Synthèse
Tous ces moyens de communication pour une bonne part œuvrant dans le sens du bien nous
devons tâcher de les sécuriser :
-Veiller au piratage (internet)
-Sécuriser les informations (la confidentialité)

-Veiller qu’un groupe ne s’approprie ce nouveau langage aux fins d’asservissement et de


domination.
Implications politiques, économiques, techniques, commerciales et stratégiques.

SUJET 7 : L’Afrique veut-elle le développement ?

Compréhension et reformulation du sujet


Cette phrase est une interrogation sur la volonté de l’Afrique à se développer.

Problématique
Le sujet pose le Problème de la volonté du continent Africain à se développer.
Plan
Thèse : L’Afrique veut le développement

P1-La mise en place de structures politiques économiques et sociales sans oublier des
structures administratives.
P2-Apprentissage de la démocratie
P3-La pratique de certaines valeurs universelles
-Bonne gouvernance chaotique
-Droit de l’homme
-Respect de la liberté de la presse, etc…

Antithèse : Nonobstant ces tentatives


L’Afrique ne donne pas l’image d’un continent qui veut aller au développement.
Trop de pesanteurs la maintiennent sur place (décollage difficile)
P1-Eléments endogènes : Guerres nombreuses sur le continent
-Absence de paix de stabilité
-Coups d’état
-Economie chaotique
-Surendettement
-Asphyxie des Etats
-Tissu social délité
-Approximation de gestion
-Leader sans envergure
-Dictature implacable
-Aucune planification.
P2-Les éléments exogènes

-La chute de prix des matières premières et crises financières internationales -


Pillage à grande échelle des ressources naturelles par les pays du nord.
-Hégémonie des pays du nord à des fins prédatrices
-Exploitation des conflits : Livraison d’armes, etc

Synthèse : Il n’y a pas lieu de désespérer. L’Afrique regorge de ressources humaines,


naturelles et minières, etc… qui peuvent lui donner de l’envergure si elle sait asseoir une
politique juste et si ses fils se mettent résolument au travail (exemple japonais)

P1-Aussi il faut demander aux pays riches de cesser leur exploitation abusive des pays en
développement
P2-Asseoir un partenariat de développement et non d’exploitation.

SUJET 8 : « L’Afrique n’est pas de ce monde, pas de notre monde. Au moment où le


monde entier se réunit pour envisager la transition écologique, elle en est encore à
penser la transition démocratique. Ce n’est pas l’espace qui nous sépare ; c’est le temps.
»

Que pensez-vous de cette déclaration d’un politique occidental contemporain à l’heure où


se tiennent en effet tant de sommets sur l’urgence climatique ?

COMPREHENSION DU SUJET
Tel que formulé, cet énoncé se compose de trois phrases. La première (L’Afrique n’est pas de
ce monde, pas notre monde) trouve sa justification dans les deux dernières qui ne font que
l’expliquer et la préciser. À partir de là, on comprend que la marginalité supposée de
l’Afrique (car il s’agit d’une marginalisation parce que décrétée par un individu) n’est pas de
l’ordre de la géographie spatiale ; elle est de l’ordre du temps. Il faudrait alors comprendre
que cette position à l’extérieur du monde de l’Occidental isole non seulement l’Afrique de
l’Occident, mais aussi de tout le reste du monde Car le « notre monde » inclut ici tous les
autres continents que l’Afrique, parce que ce reste du monde aurait évolué selon des traits
communs qu’on ne retrouve pas en Afrique, si on se place dans une perspective évolutionniste
bien entendu.
TYPE DE SUJET
Puisque c’est donc la première phrase qui affirme une idée et que les autres ne font que
l’expliquer, on doit chercher à saisir sa structure syntaxique qui lui donne immédiatement
sens. Dans ces conditions, il n’y a qu’une seule unité de signification postulant que l’Afrique
est à la marge du monde. C’est cette phrase qui devra être expliquée, mais seulement à l’aune
des contours dans lesquels le reste de l’énoncé l’induit de rester.

PLAN
Dans la mesure où il n’y a qu’une seule unité de signification, le plan à adopter est strictement
celui, dialectique et ternaire, composé d’une Thèse, d’une Antithèse et d’une Synthèse. Aucun
autre plan n’est acceptable.

A. Thèse : L’Afrique est à la marge du monde : historiquement mais non pas


géographiquement Attention ! Cette thèse ne vaut que par rapport au point de vue qui
l’énonce. Manifestement, la phrase se situe dans la perspective évolutionniste que
l’Histoire et l’Archéologie, en tant que disciplines occidentales, se sont imposées comme
démarche. On n’expliquera donc cette thèse que dans ce point de vue qui la valide ; car
hors de ce dernier elle n’est plus valide, ni vraie. C’est donc par rapport à des modalités
d’historicité qu’il faudra envisager les arguments de cette thèse. La correction ne devra
pas accepter un autre point de vue. Ce serait faux.
1. On pourrait ainsi (paragraphe 1) présenter d’abord ce qu’est l’évolutionnisme, certes non
pas au sens biologique (ici parfaitement inopportun) : Doctrine philosophique selon laquelle
tout le monde réel et, notamment, les sociétés se développent selon une loi d'évolution. En
anthropologie, c’est une théorie sociale qui postule qu'il est possible de générer des lois
explicatives de l'évolution des sociétés. Cette perspective essaie de fait, de mesurer et de
constater les changements au niveau de la culture, au niveau des découvertes, des sciences,
de l’industrie, des mentalités, de l’organisation politique, etc.

2. De ce point de vue (paragraphe 2), elle arrive à vérifier et à appliquer ces changements de
manière très concrète quand il s’agit de l’Occident ou de l’Orient (au sens le plus large de
ces termes). En ces endroits, du néolithique à nos jours, l’Histoire et l’Archéologie qui,
précisément, sont des machines à remonter le temps, arrivent à déterminer des grands
moments, des grands cycles, qu’ils n’observent pas véritablement dans une Afrique où la
plupart des changements sont importés mais presque jamais autogénérés.
3. Le modèle occidental (paragraphe 3) est donc le modèle de référence.
Dès son apparition, en tant que science au XIXe siècle, l'anthropologie s’est ainsi placée dans
un paradigme évolutionniste. Pour les anthropologues de cette époque, l'espèce humaine ne
fait qu'un, et donc, chaque société suit la même évolution de l'état de « primitif » jusqu'au
modèle de la civilisation occidentale.

B. Antithèse : Ce paradigme au départ exclusif en anthropologie durant de nombreuses


années, a été accompagné par la démarche historique et celle de l’archéologie occidentale. il y
a de nombreuses critiques à leur apporter.

1. (Paragraphe 1) Tout d'abord, il applique l'évolution (au sens de progrès) à des notions
comme l'organisation sociale ou la religion. De plus, il considère que toutes les sociétés
évoluent dans le même sens pour arriver à la vraie « civilisation », dont le modèle est la
civilisation occidentale moderne. Ce qui est parfaitement contestable.

2. (Paragraphe 2) En ce qui concerne l’Afrique, il perçoit celle-ci d’un seul trait comme
s’il ne s’agissait que d’un seul pays. L’Afrique n’est pas le Japon ni la Mésopotamie avec une
seule civilisation. Il a plusieurs Afriques. Et donc plusieurs cultures, avec son parcours
propre, ses propres originalités.

3. (Paragraphe 3) Enfin, puisque l’Afrique est particulièrement attaquée sur la question


de son retard politique qui la maintient encore à rechercher sa transition démocratique, il
faudrait (en conséquence de l’argument précédent) noter que plusieurs États africains ont déjà
réussi cette transition : le Ghana, le Sénégal, le Bénin, le Libéria, etc. pour ne citer que ces
pays d’Afrique occidentale. De surcroit, plusieurs autres défis, qui confèrent au monde actuel
sa modernité, sont pris aujourd’hui en charge par plusieurs États en Afrique : citer quelques
exemples.

C. Synthèse : La transition écologique étant présentée comme le point d’orgue, voire


quintessentielle du progrès occidental, on pourrait s’arrêter particulièrement sur ce point et
montrer que celle-ci n’est pas liée au progrès de la pensée occidentale, mais une contrainte
liée à ses propres perversions.
1. (Paragraphe 1) L’industrialisation en Occident est particulièrement liée aux énergies
fossiles et aux émissions de CO2 qui en découlent. Il est donc de la responsabilité des
politiques occidentaux de chercher à résoudre ce problème et non pas de le lier à un progrès
de la pensée en soi. Il s’agit d’une question de responsabilité et de culpabilité. Dans ce
contexte, l’Occident apparait plutôt comme le mauvais élève : celui qui est en retard dans le
progrès moral vis-à-vis du reste du monde. Surtout qu’il s’est permis de déverser à maintes
reprises ses déchets chez les autres.

2. (Paragraphe 2) : À l’opposé, l’Afrique, peu industrialisée, ne peut et ne doit


naturellement se préoccuper de cette question écologique comme d’une question prioritaire.
Elle a en effet d’autres priorités. Citer en quelques-unes dignes d’intérêt et viables du point de
vue de la morale sociale.

3. (Paragraphe 3) : Mais, cela dit, l’Afrique devrait néanmoins songer à essayer de


rattraper son retard sur le reste du monde. Il n’y a pas encore de pays développés dans ce
continent et y subsistent encore de graves dysfonctionnements qui les empêchent d’aspirer à
devenir des nations fondées sur des critères fondamentaux du respect du Droit, de l’égalité
entre les citoyens, des alternances politiques démocratiques, de la prise en compte des valeurs
républicaines fondamentales, etc. l’Afrique ne devrait pas considérer cette phrase de manière
subjective mais la considérer objectivement et chercher à se positionner dans ce monde
contemporain de manière plus positive.
Sujet : « Les enfants ne sont pas épargnés par la violence sociale, trait dominant de
sociétés en situation de précarité économique et d’instabilité politique ».

Commentez et discutez.

Problème : L’impact de la violence sociale dans les pays les sous-développés sur les enfants.

Thèse : Dans les pays les moins avancés, l’exposition des enfants à la violence a de multiples
effets néfastes.

P1 : En premier lieu, les enfants sont exposés à une violence physique aux effets
dommageables.

Lm1 : Dans le domaine social et économique, le niveau d’agression perpétrée à l’encontre


des enfants est élevé.

-Sur le plan social, à domicile, ils sont, selon les circonstances, témoins de scènes de
violences domestiques, victimes d’agression physique commise par un parent ou spectateurs
résignés d’images obscènes présentées à la télévision. A l’extérieur, nombre d’enfants,
contraints de vivre dans la rue, sont exposés, à la toxicomanie, à la prostitution et,
corrélativement, à la répression des forces de l’ordre.

-Sur le plan économique, dans certaines régions d’Afrique, d’Asie ou d’Amérique latine, les
enfants sont l’objet de trafics de toute sorte : Vente d’enfants, servitude domestique,
prostitution forcée, exploitation dans les plantations et dans les mines par des opérateurs
véreux.
Lm2 : Dans le domaine politique, en situation de conflits, ils sont les premières victimes :

Des milliers d’enfants meurent chaque année lors de luttes armées ou subissent les effets
indirects des affrontements tels que les sévices, les mutilations, les abus sexuels, l’insécurité
alimentaire et les maladies infectieuses.

Conclusion : Il s’ensuit que dans les pays sous-développés notamment, les désastres causés
par la violence physique sont préjudiciables aux enfants.

Transition : Au-delà, les enfants des pays en situation de crise sont confrontés à une autre
forme de violence.

P2 : En second lieu, les enfants sont exposés à une violence psychologique aux conséquences
évidentes.
Lm1 : En effet, la violence psychologique a un impact internalisant.

Ainsi, le non-respect de leur droit à la scolarisation, l’indifférence d’un proche à leur égard,
et le harcèlement subi à l’école peut entrainer, chez certains enfants, des troubles du
comportement ou un retard de développement.
Lm2 : Par ailleurs, la violence psychologique a un impact externalisant :
Lorsqu’ils sont abandonnés par leurs parents, maltraités ou poussés à la rue, les enfants
peuvent devenir agressifs ou, dans certains cas, enregistrer de faibles résultats scolaires.

Conclusion : Il en résulte que la violence faite aux enfants nuit gravement à la construction de
leur identité et à leur réussite future.

Transition démarquée : cependant, les risques encourus par les enfants ne sont-ils pas
réduits en certaines circonstances ?

Antithèse (Scalaire) : Dans une certaine mesure, les risques d’exposition des enfants à la
violence sociale sont peu élevés.
P1 : D’une part, le lieu culturel et social de l’enfant réduit ses risques d’exposition à la
violence sociale.

Lm1 : On tend à relativiser, dans une certaine mesure, l’impact de certaines pratiques
culturelles concernant les enfants.

Par exemple, le mariage précoce de la jeune fille et les mutilations génitales, sont considérées,
dans certains usages, comme faisant partie intégrante de la culture de certains peuples et non
comme des actes violents.
Lm2 : De même, certaines pratiques sociales ne sont pas perçues comme telles.

Les châtiments corporels tels que les fessés et les punitions scolaires sont traditionnellement
considérées comme des formes d’éducation et de formation.

En outre, dans certaines circonstances, le travail des enfants se justifie, car dans de nombreux
pays, le travail est une condition nécessaire pour la survie de l’enfant. Le travail fait ainsi
intégralement partie du processus d’apprentissage et de socialisation de celui-ci.

Conclusion : Au total, dans bien des cultures, certaines pratiques et travaux imposés aux
enfants ne sont pas perçues comme des actes violents mais comme des moyens de lutte contre
l’exclusion et la précarité.

Transition : Pourtant, mis à part le lieu culturel et social, les risques encourus par les enfants
ne sont peu élevés s’ils bénéficient d’une bonne protection économique et juridique.

P2 : D’autre part, la situation économique et juridique de l’enfant réduit ses risques


d’exposition à la violence sociale.
Lm1 : La situation économique favorable des parents prédispose l’enfant

A la pleine jouissance de leurs droits et intérêts et à de meilleures conditions de vie qui les
éloignent, dans la plupart des cas, de la violence des quartiers difficiles.

Lm2 : Par ailleurs certains pays du sud consentent des efforts en faveur de la protection
juridique des enfants.
Pour offrir un environnement favorable à l’épanouissement des enfants, certains pays
africains ratifient les protocoles et les conventions relatifs à la protection des enfants contre la
violence sociale. Conclusion : En somme, les enfants qui bénéficient d’une situation
économique favorable et d’une protection juridique efficace sont corrélativement à l’abri de la
violence sociale.

Transition démarquée : Au regard de la violence faite aux enfants dans un contexte de


précarité économique et d’instabilité politique, quelles actions faut-il entreprendre ?
Synthèse (Solution) : La lutte contre la violence faite aux enfants exige, manifestement, une
approche multiple.

P1 : En amont, le rôle des pouvoirs publics est indispensable.

Lm1 : les pouvoirs publics pourraient renforcer les programmes de prévention de la violence
contre les enfants.

Les assistants sociaux et des psychologues pourraient apporter de l’aide aux parents en
difficulté par des visites à domiciles et par la formation parentale, pour fournir des conseils
et des informations. Par ailleurs, la sécurité sociale, principalement réservée aux travailleurs
du secteur formel, les programmes d’assistance sociale destinés à l’enfance déshéritée
doivent se généraliser. De même, la scolarisation des enfants apparait, à cet égard, comme
une exigence. Enfin, le renforcement des programmes de santé en faveur des enfants est
nécessaire.
Lm2 : Les pouvoirs publics pourraient également améliorer la politique économique
En luttant notamment contre le chômage et la précarisation de l’emploi par le biais du
financement de projets dans le domaine des Tics, de l’agriculture et de l’énergie.

P2 : En aval, le rôle des organisations internationales est crucial

Lm1 : L’assistance technique et juridique des organisations comme l’OMS, l’UNESCO, le


PAM et l’UNICEF est un impératif

Elles devraient renforcer leur appui technique et définir un cadre normatif plus coercitif pour
une meilleure prévention de la maltraitance des enfants.

Lm2 : En outre, l’aide matérielle de ces organisations doit être optimisée.


Les organisations internationales devraient accroître les efforts de prévention de la
maltraitance des enfants par la mise à disposition de ressources aux familles en vue de réduire
la violence dans les communautés.

Conclusion : A l’évidence, les interventions de la communauté internationale peuvent


s’avérer efficaces dans la lutte contre la violence faite aux enfants.
SUJET 9 : le bonheur est un mythe inventé par le diable pour nous désespérer.

Qu’en pensez-vous ?

Introduction

Il apparait bien difficile de formuler une règle à propos du bonheur en raison de la diversité
des caractères de chacun et de la multiplicité des conditions imposées par la vie. Ainsi, les
choses qui conviennent aux uns ne donnent pas entièrement satisfaction aux autres, car, selon
Gustave Flaubert, « le bonheur est un mythe inventé par le diable pour nous désespérer ».
Partant, sur une telle matière, il semble préférable, à l’instar de l’auteur, de nous intéresser à
la définition, ou mieux aux conditions d’accès au bonheur. De cette préoccupation découle les
questions suivantes. Le bonheur est-il illusoire ? Ou bien peut-on, au contraire, être heureux ?
Au fond, l’accès au bonheur ne dépend-t-il pas de l’attitude de chaque personne ? Pour
circonscrire la question, il convient d’indiquer que le bonheur est tantôt un mythe, tantôt une
réalité, et qu’en définitive, selon les circonstances, il vacille entre illusion et l’expérience
concrète.

*Thèse : Tout le monde admet que le bonheur est un mythe

P1- Parce que ce n’est pas une réalité tangible

-Im1-Il constitue un sentiment vague, difficile à saisir, à appréhender, sans contours précis.
Par exemple, la plénitude, la félicité sont des réalités abstraites, qui s’écoulent sans laisser de
traces visibles, sans avoir été réellement connues par soi-même et par les autres.

-Im2-Au surplus, les sources du bonheur sont indéterminées. D’une part, on ne sait pas
exactement ce qui rend heureux, l’argent, la santé, l’amour étant des réalités fugaces (ou
éphémères)/ D’autre part, les fondements du bonheur ne sont pas cumulatifs. Parfois, on vit
dans l’opulence sans jouir d’une bonne santé.

Conclusion : En somme, le versant insaisissable du bonheur empêche les hommes d’y


accéder dans la plupart des cas.

Transition intégrée : Au-delà, il convient de s’intéresser désormais à l’aspect désespérant du


bonheur.
P2- Parce que le bonheur s’accompagne de difficultés

-Im1-Souvent le bonheur se transforme en déception. Par exemple, à la fin de sa carrière, une


célérité comme Michael Jackson était un homme brisé, cherchant vainement les sources de sa
plénitude, sans vainement les trouver, et sombrant dans une overdose médicamenteuse létale.

-Im2-par ailleurs, le bonheur est une œuvre démoniaque. Il ne se réalise guère. On s’attend
toujours à un accomplissement, mais qui ne se matérialise difficilement. Les projets élaborés
échouent aussi vite qu’ils ont été conçus.

Conclusion : Ainsi, il est utopique de croire qu’on peut atteindre la plénitude dans un monde
plein d’obstacles.

Transition démarquée : Pourtant, malgré ces restrictions, l’expérience du bonheur se vérifie


dans la plupart des cas.

*Antithèse : Le bonheur se manifeste concrètement dans la vie des gens dans plusieurs
domaines

P1-Le bonheur se ressent sur le plan physique et matériel.

-Im1-Dans le domaine matériel, les signes extérieurs d’aisance sont multiples. Le plus
souvent, le train de vie illustre le bonheur des gens, particulièrement chez les personnes qui
vivent dans le luxe et le confort, qui changent d’habitude, qui voyagent à travers les grandes
capitales, etc.

-Im2-Dans le domaine physique, en outre, le bonheur se ressent par la jouissance d’une bonne
santé, par l’expression de la beauté et de l’élégance. A titre illustratif, la beauté est souvent
associée à la réussite sur le plan professionnel, dans le milieu de la mode ou du cinéma où, au-
delà des compétences, l’apparence physique joue un rôle clé dans la décision de l’employeur.

Conclusion : En somme, dans ces circonstances particulières, l’aisance matérielle et


l’esthétique sont des critères du bonheur.
Transition intégrée : Il ne faudrait toutefois pas ignorer le plan psychique.

P2-Sur le plan psychique

-Im1-Dans le domaine émotionnel, le bonheur ressenti par une personne se manifeste, très
souvent, par sa bonne humeur, sa joie ou son optimisme. Ainsi, une personne optimiste peut
transformer les difficultés du quotidien en une force qui l’aide à être heureux.

-Im2-Egalement, dans le domaine affectif, l’amour, l’amitié, la camaraderie sont, dans


certaines circonstances, les sources de la félicité. A preuve, à travers les jeux ou les échanges,
les amis apportent le plaisir et le soutien qui rendent heureux.

Conclusion : En bref, l’expérience prouve que l’épanouissement de l’être réside concrètement


dans un bon état d’esprit et dans les relations humaines de qualité.

Transition démarquée : Cependant, le bonheur ne prend-il pas sa source dans la perception


que chaque individu a de la vie ?

*Synthèse (point de vue) : Les atteintes du bonheur seraient liées à la capacité de refuser
d’accepter la vie telle qu’elle est.

P1-Premièrement, une attitude irréaliste conduit à la désillusion

-Im1-Si les ambitions économiques sont déraisonnables, le bonheur sera illusoire. La


grandiloquence d’un projet, les placements hasardeux et l’imprudence dans l’octroi d’un prêt
peuvent notamment aboutir à la ruine d’un industriel ou à la faillite d’une entreprise.

-Im2-De même, si les ambitions politiques sont démesurées, le bonheur est utopique. A titre
d’exemple, l’instinct de puissance et domination d’un souverain peut comporter des déboires.
A force d’excès, des chefs d’Etats ont été chassés du pouvoir ou assassinés.
Conclusion : En somme, une ambition démesurée peut s’avérer néfaste. Si nous n’avons pas
moyens d’atteindre le but visé, si nous sommes incapables de travailler avec courage e
abnégation, nous courons au désastre.

-P2-Deuxièmement, une attitude réaliste mène au bonheur.

-Im1-Si nous recherchons une certaine stabilité dans la vie, nous pouvons être heureux. Pour
preuve, si nous conservons, autant que possible, nos habitudes, si nous vivons dans l’endroit
où nous sommes établis, si nous préservons notre situation, notre fonction et nos intérêts, nous
pouvons éviter les mécomptes (erreurs) et profiter des joies simples de la vie.

-Im2-Egalement, si l’influence de la vertu est prépondérante dans l’accomplissement de son


action, nous pouvons être heureux. Ainsi, la délicatesse de nos sentiments, la richesse de
notre sensibilité sous permettront d’apporter des consolations, de comprendre l’affliction des
autres et des soutenir en cas de détresse.

Conclusion : Au total, une vie stable, des ambitions légitimes et des études sérieuses en vue
d’un examen ou d’un Concours sont les gages d’accès à une grande carrière.

Conclusion générale

Pour l’essentiel, la parole de Gustave Flaubert au sujet de l’accès au bonheur est juste dans
bien des cas, mais elle ne l’est pas toujours. Si la réalisation du bonheur est compromise dans
la plupart des circonstances, il importe d’admettre que l’expérience de la plénitude se
manifeste chez nombre de personnes. Au reste, il est vain d’établir une formule toute faite sur
cette notion, tant la vie comporte d’aléas et d’incertitudes, la part du hasard et du destin étant
si grande dans la survenance des évènements.

SUJET 10 : « Le point de départ de la plus grande force de la femme est pour elle la
maison et le foyer !
C’est là seulement que réside sa puissance, son pouvoir illimité, mais non dans la vie
publique ! » Adhérez-vous à cette prise de position ?

Problème : La source du pouvoir de la femme.


Problématique : La plus grande force de la femme provient-elle exclusivement du foyer ?

Plan :

Thèse : La source de la puissance de la femme est exclusivement le foyer et la maison.

 Pouvoir de procréation
 Pouvoir d’éducation
 Pouvoir affectif
 Pouvoir de gestionnaire du foyer.

Antithèse : La femme tire aussi sa puissance de la vie publique

 Pouvoir politique
 Pouvoir économique
 Pouvoir intellectuel
 Pouvoir dans tous les domaines de la vie publique (professionnelle…)

Synthèse : La plus grande force de la femme provient à la fois du foyer et de


la vie publique …

SUJET 11 : « L’école est le reflet de la société, mais elle en porte en germe des facteurs
de changement qui font évoluer cette société ».

Qu'en pensez-vous ?

Compréhension
L’énoncé admet la validité de deux thèses.

Plan

Thèse : D’abord, il faut admettre, selon cet énoncé, que l’école est le reflet de la société

P1-Partons du triptyque en lequel s’inscrit l’homme social.

Il est nature, il est raison et culture ; à sa naissance, il n’est que nature. Tout ce qui le constitue
relève de la biologie ou de l’anatomie. A ce stade, il n’est pas encore acquisition : Tout en lui
est inné. Les phénomènes d’acquisition se feront plus tard. De la société (la famille) il n’a que
les gènes, il n’a pas encore le savoir.

P2-Dans ce contexte, la société a une mission de formation et d’éducation pour l’amener à


quitter cet état de nature et en faire une donnée culturelle. Le but étant de favoriser
l’intégration et l’insertion sociale, cette société met en place un certain nombre d’institutions
dont principalement l’école. Ici on cherche à créer un moule dans lequel inscrire l’individu.

P3-La société ne pouvant donner comme instruction que ce qu’elle a, que ce qu’elle soit,
l’école qui découle de ses initiatives est forcément à son image. Que cette école soit
institutionnelle ou non (voir école de la rue) elle ne peut pas être autre chose que l’émanation
de cette société : Les qualifications, les valeurs de cette société se déversent dans l’école, son
fruit.

Antithèse : Mais on ne peut se satisfaire d’une telle définition qui ne laisse aucune place à la
capacité de l’élève social. En fait, l’école agit sur la société à son tour car elle porte en germe
les facteurs de changement qui font évoluer cette société.

P1-L’école est fondamentalement un lieu de formation intellectuelle de l’individu.

C’est donc un espace de foisonnement et de bouillonnement d’idées : On y échange et on


découvre toujours. On y fait la part des choses et on distingue le bien du mal, moral de
l’immoral, etc.
P2-En outre, comme l’école repose sur la science, elle est aussi d’essence dialectique et
relativité car tout ici repose sur l’évolution et le changement. D’ailleurs, la science n’a pas de
certitude : Elle est fille de Descartes et repose sur le doute constant c'est-à-dire sur la remise
en cause de l’acquis.

P3-A ce titre, et l’expérience le prouve, l’école est devenue au fil des ans, le laboratoire des
plus grandes révolutions qu’elles soient idéologiques, politiques, culturelles ou scientifiques.
Bref, elle fait évoluer la société dans ses mœurs, ses valeurs, ses mentalités à partir de
principes considérés comme supérieurs.

Synthèse à valeur de discussion : Le débat ne posant jusqu’ici aucun Problème à résoudre, la


complémentarité étant impossible (vu la formulation déjà complémentarité de l’énoncé), il
reste un 3ème point de vue d’essence dialectique qui a valeur de discussion : L’action
absolument positive, en faveur du changement, de l’école sur la société est contestable ; Il
arrive bien souvent que l’école marque un retour en arrière de cette société et qu’elle n’est pas
toujours le reflet même de cette société.

P1-L’école est essentiellement contestatrice depuis si longtemps. Poussée par cet élan, elle en
vient à adopter des positions qui ne sont pas toujours objectives. La plupart du temps, elle
conteste pour contester surtout que dans la majorité des cas, les élèves sont manipulés par des
adultes dont le dessein n’est pas toujours clairement défini. Par ailleurs, le fait qu’il s’agit
d’un milieu adolescent crée une dictature de la jeunesse. Or cette dernière, n’a que bien peu
de recul pour apprécier avec sérénité et objectivité les valeurs qu’on lui propose. Les
adolescents imposent leurs idées qui en réalité, quoique séduisantes, ne sont que des trompe-
l’œil. Une société aux ordres des jeunes, c’est sans doute un recul des mœurs.

P2-D’autre part, le bouillonnement de cette jeunesse semble obéir à l’instinct plus qu’à la
raison. Son agitation conduit la société vers un cycle infini de contestations (politiques,
conflits de générations, remise en cause de l’ordre établi, de l’autorité parentale, etc.) qui se
traduisent par la violence. La société y perd de sa stabilité et de son identité.

P3-Enfin, il faut savoir qu’aujourd’hui le contexte mondialisant, de déplacements des


populations, des métissages, etc., conduit à adopter des cultures autres.

Notamment dans le domaine technologique, le besoin de transfert impose une école sur un
modèle autre que ce qui existe chez soi. Ici, l’école ne saurait être le reflet de la société (voir
contexte de colonisé).
Conclusion : La société gagnerait à réfléchir à de nouveaux moyens d’intégration et
d’insertion de sa jeunesse qui prennent en compte liberté et canevas.

SUJET 12 : « La corruption fait plus de dégât en Afrique que les conflits ».

Qu’en pensez-vous ?

Problème : La corruption fait-elle réellement plus de dégât en Afrique que les conflits ?

I- La corruption fait plus de dégât en Afrique que les conflits

 L’action de la corruption sur l’homme entraine un changement de mentalité…


 Elle agit de façon voilée sur les individus et conduit à une transformation de la société
qui devient difficile à maitriser.
 Alors que les conflits sont limités dans le temps et dans l’espace. Ils sont maitrisables.

II-Les conflits font le plus de dégâts en Afrique

 Physique : Mort d’homme (Sape le moral).


 Matériel : Destruction des biens
 Tout cela compromet le développement

III-Lutter contre ces deux phénomènes

SUJET 13 : « Bon nombre de personnes associent encore le leader à des titres comme
président, ministre, directeur général, dirigeant syndical, chef de service, etc. Pourtant,
le leadership est tout autre chose. C’est une attitude que tout le monde peut nourrir, car
il y’a un leader potentiel qui sommeille à l’intérieur de chacun ».
Appréciez cette formule de Michel Quarante.

- Analyse formelle et théorique du sujet :

*Identification du type de sujet : Nous sommes en présence d’un sujet de type 1 car ce sujet
présente un seul us : le leadership est en chacun de nous. Quant au sujet appréciez, il nous
invite à donner notre point de vue. Phrase complexe.

*Identification du plan : Sujet de type 1, plan ternaire dialectique : Thèse, antithèse et


synthèse.

*Explication des mots clés :

-Leader : Personne ayant la capacité de conduire un groupe, de le diriger avec l’assentiment,


le respect du groupe.

-Leadership : Capacité ou attitude qu’a une personne à diriger un groupe. C’est l’influence
que leader exerce sur un groupe.

*Reformulation : Le leadership ne s’identifie pas aux autorités mais en chacun de nous/ Le


leadership peut être nourri par tout individu et non par les autorités de la société/L’aptitude à
être leader n’est pas lié à un titre mais elle est plutôt une qualité inhérente à chaque individu.

*Problématisation :

-Problème : Relatif aux personnes pouvant être qualifiées comme leader. Problème relatif à la
définition du leader.

-Problématique : En quoi le leadership se trouve en chacun de nous ? Au-delà le leadership


ne serait-il pas lié à un titre ?

- Détermination des axes :


*Axe 1 : Quelles sont les raisons qui justifient l’existence du leadership en chacun des
individus ? Dans quelle mesure le leadership est-il une qualité inhérente à chaque individu ?

*Axe 2 : En réalité, le leadership ne serait-il pas lié au titre ? (Antithèse intégrée).

*Synthèse (Complémentarité& point de vue) : Ne se définit-il pas par son titre et ses qualités
intrinsèques ? En matière de leadership, la qualité intrinsèque de l’individu entretient un lien
avec le titre. L’accession au titre nécessite une qualité intrinsèque.

N’existe-t-il pas au-delà une autre acception du leader. Le leader est aussi celui qui conduit,
qui impact par des idées, qui adopte le management participatif et de délégation.

- Plan détaillé

*Thèse :

-Chapeau : Le leadership est une attitude que tout le monde peut nourrir, car il y’a un leader
potentiel qui sommeille en chacun de nous.

-Canevas : typologie du potentiel ou des aptitudes.

$P1- D’une part, au-delà du titre, le leader est celui qui use de son savoir-être pour exercer
son influence.

Im1 : L’empathie et l’ouverture d’esprit sont des qualités essentielles. De telles aptitudes
permettent par exemple d’apaiser les tensions, d’amener les autres à écouter et à se laisser
guider.

Im2 : La confiance en soi et l’esprit d’initiative sont également indispensables car ils créent
les conditions propices à l’exécution d’une tâche, à la motivation des personnes et à la prise
de décision.

Conclusion : En somme, avoir du leadership, ce n’est pas avoir un titre, c’est utiliser ses
ressources propres pour diriger un groupe.
Transition : Mais la légitimité d’un leader réside aussi dans son savoir faire.

$P2-D’autre part, en dehors de son titre, le leader est celui qui use de son savoir faire pour
exercer de l’influence.

Im1 : Dans la vie sociale et les relations publiques, le leader est celui qui a les qualités d’un
bon communicateur, animateur ou facilitateur. Ici le leader se présente comme un rassembleur
qui instaure le dialogue au sein du groupe et qui a des qualités de diplomate.

Im2 : De même, dans le domaine professionnel et dans les affaires, une certaine expertise ou
habileté sont indispensables lors de la phase de négociation avec les usagers, la clientèle et les
partenaires.

Conclusion : En bref, chaque personne à en elle une aptitude à devenir leader sans être
décideur ou dirigeant, chacun peut développer son art de diriger.

Transition démarquée (alinéa de démarcation) : Certes le leadership est à la portée de tous,


mais dans certains cas cette qualité est liée au titre.

*Antithèse :
-Chapeau : Des personnes associent encore, malgré les précisions, le leader à des personnes
assumant des responsabilités à divers titre.
-Canevas :

$P1- Dans le domaine économique on associe toujours le leadership aux multinationales et


aux hommes d’affaire célèbres.

Im1 : Les entreprises multinationales telles que Apple, Mobil, Toyota… exercent fortement
une influence sur les Etats et les institutions internationales pour orienter l’économie
mondiale dans le sens de leurs intérêts.

Im2 : En outre, les hommes d’affaires célèbres comme Donald Trump, Francis Bonygues,
Bill Gate… sont considérés comme des leaders en fonction de leur fortune colossale.

Conclusion : On pourrait ainsi être tenté de définir le leader comme celui qui a du prestige
sur le plan économique.
Transition insérée : Longtemps associé à la sphère économique, le leadership s’exerce
également dans bien d’autres domaines.
$P2- Dans le domaine politique et militaire on associe le leadership aux autorités.

Im1 : Sur le plan politique, le leader désigne une personnalité supportée par des partisans qui
lui témoignent un soutien sans faille. Par exemple Adolph Hitler, Martin Lutter King s’étaient
entourés d’une foule de personnes acquises à leur cause.

Im2 : Sur le plan militaire, l’armée est le terrain fertile de l’émergence des leaders. De
nombreux exemples indiquent que les chefs de guerre comptent notamment sur leur
prérogative pour exercer leur activité.

Conclusion : Il ressort en définitive que le leadership implique une relation d’autorité, de


pouvoir et de puissance.

Transition démarquée : Toutefois au-delà de ces définitions quelle approche du leader faut-
il retenir ?
- Rédaction complète :

Introduction :
Classiquement, les sciences humaines telles-que la psychologie et la sociologie accordent un
intérêt crucial à la personnalité des dirigeants et des meneurs. Elles s’intéressent
particulièrement à leurs caractéristiques essentielles en vue de cerner leur leadership. Tandis
que l’opinion publique soutient que « le leader s’associe à des titres comme président,
ministre… », Michel Quarante indique qu’il s’agit d’une attitude que tout le monde peut
nourrir. Car il y’a un leader potentiel qui sommeille en chacun ». Une telle confrontation enfle
la polémique sur la définition du leader. Les interrogations suivantes se justifient à plusieurs
titres. Dans quelle mesure le leadership est lié à la qualité intrinsèque d’une personne ? Ne
faut-il pas au contraire associer cette qualité aux personnes assumant des

responsabilités à divers titre ? Dans cette réflexion, il convient de définir le leader de trois
manières : Le leader qui exploite ses ressources propres, le leader associé au titre et le leader
au style plus collaboratif.
Le leadership est une aptitude que tout le monde peut nourrir car il y’a un leader potentiel qui
sommeille en chacun de nous.
D’une part, au-delà du titre…. En somme, avoir du leadership ce n’est pas avoir un titre, c’est
utiliser ses ressources propres pour diriger un groupe. Mais la légitimité d’un leader réside
dans son savoir faire. D’autre part, au-delà du titre, le leader est celui qui use de son savoir
faire… Bref, chaque personne a une attitude à devenir leader sans être décideur ou dirigeant.
Chacun peut développer son art de diriger.

Certes, le leadership est à portée de tous, mais dans certains cas cette qualité est liée au
titre. De nombreuses personnes associent encore, malgré les précisions, le leader à des
personnes assumant des responsabilités.
Dans le domaine économique on associe toujours le leader….
Dans le domaine politique et militaire on associe …
Toutefois, au-delà de ces définitions, quelle approche du leader faut-il retenir ?

En dehors des approches du leader fondées sur le titre et les qualités intrinsèques de chaque
individu, une approche moderne au style plus collaboratif peut être envisagée.

Tout d’abord, le leader d’aujourd’hui est celui qui privilégie la démarche participative. Ici le
management participatif vise la valorisation de l’avis des collaborateurs, leur participation aux
échanges, le partage des idées et des décisions. Les avantages d’une telle approche sont
multiples. Elle favorise l’émulation, la motivation, l’esprit de partenariat et le sentiment
d’appartenance à une même équipe. En somme, le style du leader n’est pas toujours directif
car il s’agit d’inciter par la collaboration, à l’adhésion et à la mobilisation générale. Toutefois,
le style participatif n’est la seule démarche envisageable dans un service ou une communauté.

Egalement le leader d’aujourd’hui est celui qui privilégie la démarche de délégation. Dans
cette approche, le leader développe l’autonomie et la prise d’initiative de ses collaborateurs et
les responsabilise dans l’exécution des missions et des tâches qui leur sont assignées. Les
effets positifs de ce style sont évidents. Ainsi, le manageur est libéré d’autres tâches tandis
que les collaborateurs accroissent leur expérience et leur champ d’action dans le domaine
professionnel. En clair, le développement de l’autonomie des membres de l’équipe passe par
une démarche de délégation.

SUJET 14: « Le changement pour le changement n’aboutit le plus souvent qu’au maintien
de la situation première, et quelque fois au pire. ».

Qu’en pensez-vous ?

Introduction

Selon les circonstances, les nouveautés ou les réformes sont indispensables aux personnes qui
souhaitent s’épanouir et aux entreprises qui souhaitent maintenir leur position sur les marchés.
Pourtant, si le changement est un gage d’amélioration, le changement pour le changement
peut être la source de multiples difficultés. Cette manière de concevoir les choses est
largement partagée par un observateur pour « le changement pour le changement n’aboutit le
plus souvent qu’au maintien de la situation première, et quelquefois au pire ». Ayant pour
objet les effets du changement, cette réflexion exige l’ouverture d’un débat autour de
questions essentielles. Jusqu’à quel point le changement pour le changement comporte-il des
risques ? Pourtant, selon les circonstances, n’y a-t-il pas un certain avantage à changer les
manières de faire et d’agir ? Aussi, comment optimiser la gestion du changement qui s’opère
dans un environnement donné ? Trois axes sont envisagés ici : Les inconvénients du
changement sans but précis, les avantages de toute transformation et les suggestions pour une
bonne gestion du changement.

Développement

Dans les sociétés modernes caractérisées par les transformations, il semble que le
changement pour le changement comporte des risques significatifs.

Premièrement le changement sans motif valable constitue un risque pour tout individu.
Si une personne change d’habitude par mimétisme, elle éprouver dans une certaine
mesure, de graves difficultés. Par exemple, si un jeune homme quitte son pays natal pour
une autre destination, simplement parce que les autres émigrent, l’exil sera pénible, voire
insupportable pour lui. Sans préparation, sans but précis, un tel exil apportera son lot de
dénuement, d’isolement et de nostalgie.

Dans la même veine, si une personne change d’habitude par conformisme.


Particulièrement, si elle suit aveuglément la mode, elle s’expose au coût prohibitif des
vêtements, au gaspillage d’argent, à l’influence de la publicité, à la dépendance envers les
habits et aux remarques parfois déplaisantes.
Ainsi, il semble que tout changement sans fondement légitime s’avère néfaste. Mais, bien au-
delà des personnes, les organisations subissent également les inconvénients de cette forme de
changement.

Deuxièmement, le changement sans objectif, constitue un risque pour toute organisation.

En entreprise, tout changement imprudent, qui ne tient pas compte des droits et intérêts
des ressources humaines,
Suscitera immanquablement la protestation des agents. Ici, les réformes de la part du patronat
qui visent particulièrement la baisse des pensions, la diminution des salaires, peuvent
constituer les causes majeures de l’insatisfaction des employés.

Egalement, dans une entreprise, tout changement hasardeux, qui bouleverse le


fonctionnement de la structure,
Risque de générer des frustrations et, singulièrement la peur d’une inadaptation aux nouvelles
méthodes. En guise d’exemple, une politique de restructuration qui alourdit la bureaucratie,
une centralisation de la gestion, une accélération du rythme de travail, peuvent susciter des
résistances, et plus tard une grève.

C’est donc à l’aune de ces bouleversements sans objectifs précis que s’installent les
récriminations et les révoltes au sein d’une entreprise.

Pourtant, selon un point de vue opposé, il y aurait un certain avantage à changer les manières
de faire et d’agir.

Dans la plupart des circonstances, il peut y avoir un certain intérêt à changer l’ordre des
choses, à engager des réformes en vue du progrès. (Antithèse polaire)
D’une part, en maintes circonstances, dans un processus de changement, l’intérêt
recherché est d’ordre matériel. Sur le plan personnel, chacun a intérêt à changer de vie,
en allant chercher loin, à l’étranger par exemple, une situation matérielle meilleure. A
preuve, de très nombreux travailleurs spécialisés, en situation de précarisation, apportent leur
savoir-faire et leur expérience professionnelle dans des pays où ces connaissances font défaut.
En sus, au niveau des organisations, même si le changement dérange, la plupart des
entreprises se tournent aujourd’hui vers de nombreux choix. Par exemple, la robotisation, les
fusions et la dématérialisation, permettent aux entreprises de s’adapter à l’évolution du
marché, d’être plus compétitives et plus rentables. En résumé, les modifications qui s’opèrent
dans la vie d’une personne et au sein d’une organisation sont bénéfiques sur le plan matériel.
Mais au-delà de l’aspect matériel, il ne faut pas oublier les autres enjeux des mutations qui
s’opèrent.
D’autre part, dans un processus de changement, l’intérêt recherché est bien souvent
d’ordre psychologique et éthique

Pour bon nombre de personnes, le changement contribue à l’amélioration de leur état


d’âme.
Ainsi, les convalescents se plaisent à changer de séjour afin de bénéficier de conditions
favorables à leur santé. Pour rompre la monotonie, certaines familles partent en vacances en
vue de jouir des aspects variés de la nature, en campagne ou au bord de la mer. En outre,
pour les organisations, l’éthique trouve une place cruciale dans le processus de
changement. Ainsi, les entreprises innovent, mais en tenant compte des critères de
conformité et de normalité, concernant la qualité des produits, le respect de l’environnement
et la non-exploitation des enfants. Finalement, en rompant avec l’inertie et l’immobilisme, les
personnes et les organisations peuvent envisager des conditions de vie et de travail bien
meilleures.

Aussi, comment optimiser la gestion du changement qui s’opère dans un environnement


donné ?

Face aux inconvénients du changement pour le changement, il est impérieux d’optimiser


la gestion des transformations qui s’opèrent dans un environnement donné (Solution).

Pour une personne, les attitudes suivantes sont nécessaires dans une démarche de
changement. D’une part, pour envisager un changement de vie, il est indispensable
d’être bien armé psychologiquement. Il s’agit, par exemple, de vaincre la peur de
l’inconnu, la tristesse due au dépaysement, les frustrations dues à l’antipathie des autres, la
crainte de ne pas être à la hauteur dans l’exécution d’une nouvelle tâche.

D’autre part, dans l’optique d’un changement, il est impératif de se fixer des objectifs, à
court, moyen et long terme, pour ne mettre en péril les acquis, notamment la carrière,
l’épargne, la sécurité personnes, qui sont des valeurs à préserver. Bref, voici autant d’attitudes
à adopter qui peuvent s’avérer utiles lorsqu’il s’agit d’émigrer, de changer de métier ou
d’envisager un projet professionnel. Toutefois, dans quelle mesure les organisations peuvent-
elles optimiser le processus de changement ?

Quant aux organisations, elles doivent prendre des mesures concrètes pour réussir le
changement. En premier lieu, les chefs d’entreprises pourraient identifier les risques liés
à l’attitude des ressources humaines face au changement. Il s’agit ici d’anticiper les
menaces, particulièrement celles liées aux travailleurs, pouvant contrarier la mise en œuvre
d’un projet. Ici, le comportement des agents, leurs appréhensions, leur culture leur mentalité,
leurs intérêts peuvent être pris en compte dans la perspective d’un changement. En second
lieu, les dirigeants pourraient identifier les zones d’incertitude liées à la transformation
envisagée.
Ici encore, elles doivent s’assurer que les mutations liées à l’avènement d’un nouvel outil de
travail, à la fusion d’entreprise, à la restructuration, à la délocalisation ou à l’arrivée d’un
nouveau chef correspondent bien à des objectifs et à des besoins préalablement et clairement
définis. En bref, une meilleure compréhension des intérêts du personnel et des processus de
changement optimise les chances de réussite.

Conclusion

En définitive, c’est avec raison que la recherche systématique de la nouveauté est considérée
comme dangereuse pour les individus ou les organisations. Il y’a des changements, qui sans
préparation, peuvent entrainer le regret, la résistance des détracteurs et une certaine instabilité.
Pourtant, les changements ont toujours fait naitre des espoirs d’amélioration, particulièrement
lorsqu’ils sont porteurs d’avantages sur le plan matériel et moral. Mais, il semble que le
facteur essentiel, en matière de transformation ou de réforme, soit la gestion des innovations.
Bien préparé, le changement peut être une source de développement durable.

OU
Compréhension et reformulation du sujet

L’alternance sans alternative n’est qu’un changement illusoire voire catastrophique.

Problématique
Ce sujet pose le Problème des modalités et des objectifs d’un changement véritable

Plan

Thèse : le changement pour le changement aboutit au maintien de la situation première et


quelque fois pire.

 Le maintien du statu quo


 Ce type de changement peut aboutir au pire
 Ce type de changement peut conduire au regret de la situation première

Antithèse : Tout changement même en soi apporte quelque chose de nouveau

 Il entraine une transformation des mentalités et des comportements


 Il favorise un changement des idéologies
 On tire des enseignements de tout changement

Synthèse : Le changement s’il veut apporter quelque chose doit respecter certaines conditions

 Il doit être dicté par la nécessité de changement mais


 Doit être préparé et réfléchi
 Doit respecter des normes et des règles (démocratiques- constitutionnelles).

SUJET 15 : « L’écologie reprouve les desseins de l’homme qui a vocation à transformer


son environnement ».

Appréciez.

Thèse : De toute évidence, les mouvements écologistes s’opposent à la destruction de


l’environnement.

La réprobation des écologistes s’explique par la violence exercée sur les milieux naturels.
Les verts désapprouvent les atteintes portées à l’environnement terrestre et aérien.
Partout dans le monde, ils engagent plusieurs actions de sensibilisation ou de contestation
contre le défrichement, l’urbanisation sans contrôle, la construction d’autoroutes, la pollution
des sols et des airs pouvant entrainer, selon les cas, une déprédation de la forêt, une perte de la
biodiversité et une destruction de la couche d’ozone.

De même, les écologistes condamnent les atteintes portées à l’environnement


aquatique. Par des pétitions ou des plaintes, les militants récriminent contre
déversement des eaux usées domestiques, les rejets des produits chimiques agricoles ou
industriels et les sites nucléaires qui constituent une menace pour la santé humaine, la
survie des espèces aquatiques et l’activité économique.

En conséquence, la réaction des écologistes est d’intérêt général puisqu’elle vise à préserver
la qualité de la vie.

Hormis les récriminations contre les atteintes portées aux milieux naturels, l’activisme
écologiste s’intéresse à un autre aspect important de l’environnement.

Conjointement, les écologistes aspirent à la préservation des ressources de la planète.


Pour atteindre cet objectif, ils remettent d’abord en cause la société de consommation.

Selon eux, le gaspillage règne dans les ménages, les grandes surfaces, qui rejettent, dans
certains cas, des quantités importantes de produits alimentaires ou manufacturés. De plus,
l’accroissement exponentiel de la production industrielle engendre l’épuisement des
ressources agricoles, minières et énergétiques.

Puis, afin de lutter contre la réfaction des ressources, des écologistes mettent en œuvre
des actions visant leur protection.
D’ailleurs, dans le cadre des projets de gestion des milieux naturels, certaines ONG, telles que
Green Peace, se donnent pour mission de lutter contre la chasse ou la pêche des espèces rares,
l’implantation des centrales nucléaires et les feux de brousse.

Ainsi, par ces types d’activités, les courants écologistes veulent assurer le développement des
ressources pour les générations présentes et à venir.

Même si les initiatives des écologistes semblent louables, il faut reconnaitre qu’elles sont
entravées dans les circonstances actuelles.

De multiples difficultés compromettent, dans la plupart des cas, la lutte contre la


dégradation de l’environnement.

Au premier abord, au niveau individuel, la prise de conscience de cette dégradation est


balbutiante. Par négligence coupable, Malgré les avertissements, les commerçants des
grandes capitales africaines polluent les lieux de ventes par des détritus. Quant à certains
ménages, ils accordent peu d’intérêt à la salubrité publique, provoquant des coulées d’eaux
usées, des odeurs pestilentielles ou des maladies hydriques.

Egalement, par insouciance, Des braconniers et des touristes s’adonnent toujours à la chasse
aux espèces en voie d’extinction, telles que les éléphants, exterminés pour leur ivoire, le
rhinocéros chassé pour sa corne ou le léopard pour sa peau.

En résumé, l’impact environnemental de l’imprévoyance des hommes est autant nuisible pour
les zones urbaines que pour les écosystèmes forestiers.
Mais, c’est sûrement dans le domaine économique et politique que la destruction de
l’environnement est davantage ressentie.

Au second abord, la prise de conscience est hésitante au niveau des organismes


économiques et politiques.
Sur le plan économique, A l’instar de la société espagnole Repsol pour les réserves
pétrolières et gazières au Pérou, les multinationales exploitent les richesses du sous-sol,
construisent des barrages hydroélectriques engloutissant des vallées entières et détruisant de
vastes étendues de zones agricoles ou forestières.

Corrélativement, sur le plan politique, Quelques Etats hésitent à s’engager dans la lutte
contre la destruction de l’environnement. Par exemple, les USA refusent de se soumettre aux
traités internationaux sur la protection de l’environnement, au motif que la ratification
pourrait compromettent leur développement. De même, dans les pays en développement, la
volonté d’atteindre le niveau de vie des pays industrialisés limite les stratégies en faveur de la
sauvegarde des ressources naturelles.

C’est pourquoi, de nombreuses voix s’élèvent contre ces pratiques désastreuses des
entreprises et des Etats.

Elles exigent un renforcement de la protection de l’environnement par des mesures concrètes.

L’inversion de la tendance actuelle passe par le renforcement des principes de


précaution et par la solidarité internationale.
Premièrement, en matière d’environnement, les Etats pourraient renforcer le principe de
précaution. Le rééquilibrage de la relation entre l’homme et l’environnement doit d’abord
s’opérer sur le plan juridique.

Ici, l’adoption de textes contraignants à l’encontre des multinationales et des Etats peut
véritablement susciter la prise de conscience qu’une catastrophe majeure est possible sur notre
planète.

Parallèlement, un renforcement du suivi-évaluation des mesures adoptées est une


exigence, Le but étant de vérifier l’application des décisions, de prévenir d’éventuels
dommages graves et irréversibles et d’engager la responsabilité des entreprises privées ou
publiques dans la destruction de l’environnement.

Ainsi, tous les pays devraient se doter d’une politique environnementale efficace coupable de
gérer les crises potentielles.

Toutefois, le rôle des Etats dans la protection de l’environnement peut être limité, si bien qu’il
est nécessaire de faire appel à la solidarité internationale.

Deuxièmement, en matière de protection de l’environnement, la solidarité internationale


est impérative.
La mobilisation des ONG internationales est indispensable.
En effet, les institutions internationales telles que le Programme des Nations Unies pour
l’Environnement (PNUE) et l’organisation Mondiale de l’Environnement (OME) pourrait
influencer les résolutions prises au cours des sommets.

En outre, la mondialisation autour des mouvements écologistes est nécessaire.


Elle vise à renforcer leurs programmes d’actions, à impliquer les acteurs publics et privés, les
milieux associatifs, les scientifiques, les philosophes et les religieux dans la sauvegarde de
l’environnement.

C’est finalement au prix de la mutualisation des efforts consentis que la terre sera préservée.

Introduction
Pendant de nombreuses années, l’homme a vécu en parfaite harmonie avec la nature. Les
régions du monde offraient jusque-là une diversité biologique riche issue des forêts, des
montagnes ou des récits coralliens. Pourtant, depuis deux siècles, la relation de l’homme à son
environnement naturel est devenue conflictuelle. La volonté de se développer
économiquement conduit à une dégradation importante de l’environnement qui met en danger
l’équilibre écologique de la planète. La prise de conscience de cette lente destruction incite les
mouvements écologistes « à reprouver la tendance de l’homme qui a vocation à transformer
son environnement ». La question du rôle de l’écologie dans la protection des écosystèmes
reste entière. Elle interpelle les citoyens du monde à plus d’un titre. Dans quelle mesure
l’écologie s’oppose-t-elle à la destruction de l’environnement ? Son action n’est-elle pas au
contraire compromise par des multiples facteurs ? Comment optimiser les stratégies de lutte
engagées par les militants écologistes ? La réponse à ces différentes préoccupations s’ordonne
autour de trois axes : Le rôle de l’écologie, les entraves aux efforts consentis et la lutte pour
inverser tendance.

Conclusion
Pour l’essentiel, les rapports entre l’homme et son environnement naturel sont conflictuels.
Guidé par son désir de développement sans limites, il prend tout de même conscience que la
destruction de la nature est très importante et qu’il est enfin nécessaire de la protéger. C’est le
sens de l’engagement des écologistes qui estiment que la terre est un bien précieux pour les
contemporains et pour la postérité. Aussi, la relation entre l’homme et la nature doit tendre
vers l’équilibre et l’égalité. Pour y parvenir, les comportements individuels et collectifs
doivent évoluer et les politiques de l’environnement érigées en priorité.
SUJETS EXERCICES

TAF : Identifier d’après la méthodologie le type des sujets suivants :

Sujet n°1 : Marc Aurèle a dit : « Notre vie est ce qu’en font nos pensées ».
Êtes-vous d’accord avec lui ?

Sujet n°2 : Le Président américain Barack Hussein Obama, lors d’un discours prononcé à
Accra le 11 juillet 2009 devant le Parlement ghanéen affirmait que « l’Afrique n’a pas besoin
d’hommes forts mais d’institutions fortes ».
Qu’en pensez-vous ?

Sujet n°3 : « Les Africains ne doivent donc pas s’attendre qu’on vole à leur secours. On ne
les aidera que s’ils s’aident eux-mêmes et se prennent en charge » déclarait BECHIR Ben
Yahmed dans sa chronique de Jeune Afrique.
Commentez.

Sujet n°4 : La Banque mondiale pense que les femmes, en Afrique, sont un formidable atout
pour la lutte contre la pauvreté.
Pourquoi selon vous ?

Sujet n°5 : « La satisfaction d’une tâche bien exécutée réside dans la plénitude offerte aux
bénéficiaires. Elle l’est moins dans la récompense matérielle. »
Commentez et discutez

Sujet n°6 : « Le monde déteste le changement, c'est pourtant la seule chose qui lui a permis
de progresser. »
Discutez ces propos

Sujet n°7 : « Dans un monde où 1% de la population possède 40% de la richesse planétaire…


Dans un monde où 34 000 enfants meurent chaque jour de faim ou de maladies évitables…
Dans un monde où 50% de la population vit avec moins de 2 dollars par jour… Une chose est
claire… Quelque chose tourne très mal. Et que l'on en soit conscient ou pas, l'élément vital de
toutes les institutions établies et donc de la société elle-même est l'argent. »
Commentez et discutez ces propos
Sujet n°8 : « Le temps serait venu de faire valoir les idées de la femme aux dépens de celles
de l’homme, dont la faillite se consomme assez tumultueusement aujourd’hui. »
Discutez ces propos d’André Breton
Sujet n°9 : « Le monde contient bien assez pour les besoins de chacun mais pas assez pour la
cupidité de tous ».
Partagez-vous cette pensée de Gandhi ?

Sujet n°10 : «Une maison sans femme est une maison sans vie. La femme est le fondement de
l’arbre familial ».

Après avoir amplement expliqué cette assertion, appréciez là au regard de l’évolution des
mœurs de nos jours.

Sujet n°11 : « La diversité humaine est parfois considérée comme responsable de


déséquilibres internes, plus que comme une richesse culturelle conduisant à un enrichissement
général. Mais voilà, la diversité n’est acceptable que lorsqu’on assume pleinement son
identité. La peur est peu compatible avec la cohabitation des cultures : le multiculturalisme
exige la confiance en soi ».
Qu’en pensez-vous ?
Sujet n°12 : « L’alternance est, en démocratie, une respiration, pas un séisme politique ».
Partagez-vous cette réflexion ?

Sujet n°13: Curzio Malaparte dans un son bréviaire peu recommandable écrivait : "Nul
besoin de mobiliser un peuple afin de conquérir le pouvoir"
Au regard de l'actualité africaine que vous inspire de tels propos ?

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