0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
46 vues4 pages

Prévalence de la pseudo-peste aviaire à Yangambi

Une étude sur la prévalence de la pseudo-peste aviaire dans l'aviculture traditionnelle à Yangambi a révélé une gestion précaire des élevages, avec 97% des éleveurs ne vaccinant pas leurs poules et 90% laissant les volailles divaguer. Les signes cliniques de la maladie incluent une mortalité de 100% et une diminution de la ponte, avec des pics d'incidence en juin et juillet. La recherche souligne l'importance d'améliorer les pratiques de biosécurité pour réduire l'impact de cette maladie sur l'aviculture locale.

Transféré par

fidelediobo7891
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
46 vues4 pages

Prévalence de la pseudo-peste aviaire à Yangambi

Une étude sur la prévalence de la pseudo-peste aviaire dans l'aviculture traditionnelle à Yangambi a révélé une gestion précaire des élevages, avec 97% des éleveurs ne vaccinant pas leurs poules et 90% laissant les volailles divaguer. Les signes cliniques de la maladie incluent une mortalité de 100% et une diminution de la ponte, avec des pics d'incidence en juin et juillet. La recherche souligne l'importance d'améliorer les pratiques de biosécurité pour réduire l'impact de cette maladie sur l'aviculture locale.

Transféré par

fidelediobo7891
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Rev. Mar. Sci. Agron. Vét.

(2020) 8(4): 441-444 441

Prévalence de la pseudo-peste aviaire dans l’aviculture


traditionnelle à Yangambi en RDC
J. EBWA1, F. MOSALA1, J. C. MOZENGA1, J. EBWA2, J. MOBUNDA1, G. Willy BONDOMBE1
(Reçu le 25/12/2019; Accepté le 25/06/2020)

Résumé
Une étude a été menée entre Mars et Mai 2019 sur la prévalence de la pseudo-peste aviaire dans l’aviculture traditionnelle à Yan-
gambi pour déterminer les différentes techniques de conduite d’élevage et la période de l’année où cette maladie est plus critique.
100 aviculteurs ayant au moins 10 poules adultes chacun, avec une expérience d’au moins 2 ans, ont été enquêtés. Les résultats
obtenus montrent une légère prédominance des hommes (51%) qui pratiquent l’aviculture. Nous avons observé une précarité
dans la conduite de l’élevage: la promiscuité d’espèces chez 75% des éleveurs, la divagation des volailles pour 90% de cas et le
non-respect de règles de biosécurité et la non-vaccination des poules pour 97% des exploitants. Avec les signes cliniques décrits
par les éleveurs, qui se manifestent généralement par une perte d’appétit (98%), l’abattement (88%), l’écoulement nasal (80%),
la diminution de ponte (100%) et la mortalité (100%), la maladie de Newcastle reste une menace sérieuse pour ces derniers. Le
calendrier annuel épidémiologique nous fait observer deux pics épizootiques avec une incidence élevée entre juin (85%) et juillet
(73%). C’est durant ces mois qu’il y a une forte prévalence de cette maladie.
Mots clés: Prévalence, pseudo-peste aviaire, aviculture, Yangambi, RD Congo

Prevalence of bird flu in traditional poultry farming in Yangambi the DRC


Abstract
A study was conducted between March and May 2019 on the prevalence of bird flu in traditional poultry farming in Yangambi to
determine the different techniques of livestock management and the period during which this disease is more critical. 100 poultry
farmers, each having at least 10 adult hens and with at least 2 years experience, were surveyed. The results showed a slight pre-
dominance of men (51%) who practice poultry farming. We observed precariousness in poultry management with promiscuity of
species in 75% of farms, the rambling of poultry for 90% of cases and the non-respect of biosecurity rules, the non-vaccination
of the hens for 97% of operators in our study area. With the clinical signs described by farmers, which are generally a loss of ap-
petite (98%), depression (88%), runny nose (80%), reduced egg laying (100%) and mortality (100%). The annual epidemiological
calendar shows two epizootic peaks with a high incidence between June (85%) and July (73%). It is during these months that there
is a high prevalence of this disease.
Keywords: Prevalence, bird flu plague, poultry farming, Yangambi, DR Congo

INTRODUCTION résistance aux maladies, ce qui peut être intéressant pour


l’aviculture moderne. Par contre, en l’absence de toute
En zone rurale, l’élevage des volailles locales reste une intervention vétérinaire, ces élevages sont exposés à de
activité primordiale où il représente une source importante graves pathologies (Agbede, 1992).
de protéines animales et de revenus (Zaman et al., 2004).
Hormis les contraintes d’ordre technique (non-respect
La volaille locale joue également un rôle socio-économique
des normes d’élevage) et d’inorganisation de la filière, la
indéniable puisqu’elle constitue une des rares opportuni-
maladie de Newcastle (MN) ou pseudo-peste aviaire est le
tés d’épargne et d’investissement au sein de nombreuses
principal obstacle au développement de l’aviculture villa-
sociétés (Sonaiya et Swan, 2000). En Afrique, les poulets
geoise en Afrique et sur d’autres continents (Mamis, 1995).
traditionnels représentent environ 80% du cheptel avicole
Elle est la maladie aviaire la plus meurtrière en aviculture
total et contribuent à une proportion non négligeable de la
villageoise (FAO, 2009). Elle est responsable de 70% à
production de viande (25 à 70 %) et d’œufs (12 à 36 %)
80% des cas de mortalités de volailles respectivement dans
(Gueye, 1998).
le Monde et en Afrique (Capelle et al., 2015).
La viande et les œufs issus des exploitations avicoles tradi-
Ainsi, les maladies les plus couramment rencontrées dans
tionnelles participent de manière significative à la sécurité
les élevages sont la pseudo-peste aviaire (61%), les maladies
alimentaire en fournissant directement les protéines aux
respiratoires (14%), la variole aviaire (7%), la pullorose/
familles. Ils se retrouvent également au centre de nom-
diarrhée (7%) et choléra (4%), confirmés par les analyses du
breuses circonstances de la vie sociale et culturelle.
laboratoire (Atteh, 1989). En effet, ces épidémies affectent
L’aviculture traditionnelle demande de faibles niveaux très négativement la structure du troupeau villageois et
d’intrants, contribue significativement à la sécurité alimen- réduisent considérablement les revenus du fermier.
taire, la lutte contre la pauvreté, la gestion écologique saine
Afin d’évaluer ce risque, il a été décidé d’étudier la
des ressources naturelles et présente une source d’emplois
prévalence de la pseudo-peste aviaire ou la maladie de
pour les groupes défavorisé (Gueye et Khan, 2004).
Newcastle dans les élevages traditionnels de Yangambi
En dehors de leur potentiel de production, très appréciable tout en évaluant la conduite de l’élevage (l’alimentation, la
puisqu’il s’agit de races non sélectionnées et soumises à des prophylaxie, la gestion des cadavres, des sujets morbides
régimes alimentaires pauvres ou déséquilibrés, les popu- et suspects) et la période de l’année au cours de laquelle
lations locales de poules présentent souvent une grande cette maladie est plus critique. Cette maladie épizootique
1
Institut Facultaire de sciences Agronomiques de Yangambi, RDC
2
Université de Kinshasa, RDC
©
Revue Marocaine des Sciences Agronomiques et Vétérinaires • p-ISSN: 2028-991X [Link]
442 Ebwa et al.: Pseudo-peste aviaire en l’aviculture traditionnelle

peut provoquer, selon la virulence de la souche, un taux leurs oiseaux et 10% ne le font pas. 75% des exploitants
de mortalité élevé chez les poulets, pertes auxquelles élèvent les poules ensemble avec d’autres oiseaux de la
s’ajoutent un retard de la croissance, une chute de la ponte basse cours et 25% élèvent les poules sans les associer avec
et une baisse du taux d’éclosion des œufs. d’autres oiseaux. La mise en quarantaine à la réception d’un
sujet nouveau est de pratique pour 92% des aviculteurs et
MATÉRIEL ET MÉTHODE 8% mélangent directement les nouveaux sujets avec les
Notre étude a été effectuée dans la cité de Yangambi, préci- anciens. 97% de nos enquêtés ne vaccinent par leurs poules
sément dans les quartiers Likango, IFA, Ekutsu et Lusam- et 3% vaccinent leurs poules. Lorsqu’il y a apparition des
bila. Ladite cité est située sur la rive droite du fleuve Congo maladies, 86% des aviculteurs séparent les sujets malades
à environ 100 km à l’Ouest de la ville de Kisangani dans le avec ceux non malades et 14% ne le font pas. 89% des
secteur de Turumbu en Territoire d’Isangi, Province de la enquêtés abattent les poules malades et 11% n’abattent pas,
Tshopo entre 24°16’ et 25° 08’ longitude Est, 0°38’ et 1°10’ espérant l’amélioration de la situation. 88% des éleveurs
latitude Nord avec une altitude moyenne de 480 m (Beguin, consomment les poules mortes d’une maladie et 12% ne
1962 cité par Boyemba, 2011). Elle appartient au climat consomment pas. 14% des exploitants avicoles enfouissent
du type Af de la classification de Köppen et à la classe B les sujets morts d’une maladie et 86% ne le font pas. 95%
de Thornthwaite (Kombozi, 2009). Dans cette région, la des enquêtés alimentent leurs poules chaque matin et les
température accuse des valeurs élevées en février-mars, autres (5%) ne donnent rien à leurs poules.
considérée comme saison sèche, avec des températures re- Tableau 1: Caractéristiques socio-économiques des
lativement basses en juillet-août. La température varie peu éleveurs
au cours de l’année avec une moyenne annuelle se situant Paramètres Caractéristiques Fréquence (%)
entre 24,4 et 26,3° C (Kombozi, Kearsley et al., 2016). Les Masculin 51
Sexe
précipitations annuelles atteignent facilement 1837 mm et Féminin 49
sont bien reparties au cours de l’année (Kombele, 2004). < 30 ans 31
Age 30 à 50 ans 40
Méthode
>50 ans 29
Nous avons porté notre choix sur 100 aviculteurs ayant au Analphabète 1
moins chacun 10 poules adultes avec une expérience d’au Primaire 3
moins 2 ans et à raison de 25 éleveurs par quartier. Cette Niveau d’étude
Secondaire 93
étude a été réalisée à partir de l’enquête par sondage et en Universitaire 3
faisant recours aux techniques d’entretient libre désengagé Fonctionnaire de l'État 4
par le biais d’un questionnaire d’enquête et l’investigation Activité princi- Agriculteur 45,5
ad hoc. Pour chaque exploitation qui a été visitée, nous pale Commerçant 30,5
avons recueillis les informations sur l’exploitant avicole, la
Autre 20
conduite de l’élevage et l’incidence de la maladie de pseu-
Sociale 1
do-peste aviaire dans l’élevage de poules de race locale.
Raison du choix Économique 27
Analyse statistique de l’aviculture Autoconsommation 69
Les données obtenues pendant notre enquête ont été trai- Recherche scientifique 3
tées et analysées à l'aide du logiciel Excel 2013. Formation sur Oui 0
l’aviculture Non 100
RÉSULTATS
Diagnostic de la maladie
Caractéristiques des aviculteurs
L’apparition de la maladie aviaire a été signalée par tous les
Il ressort du tableau 1 que 51% des exploitants avicoles enquêtés. En ce qui concerne les réponses obtenues auprès
sont des hommes et les femmes qui pratiquent cette activité des aviculteurs, les signes cliniques suivants sont observés:
représentent 49%. 40% de nos enquêtés ont un âge compris mortalité des poules et diminution de ponte ont respecti-
entre 30 et 50 ans, 31% ont moins de 30 ans et 29% sont vement une fréquence de 100%, la perte d’appétit (99%),
âgés de plus de 50 ans. 93% ont un niveau secondaire, 3% fièvre (98%), plumage traîne au sol (97%), diarrhée san-
ont un niveau primaire et universitaire respectivement et guinolente (94%), haussement de la tête (90%), abattement
1% n’ont pas étudiés. 45,5% de nos enquêtés s’occupent (88%), diarrhée verdâtre (82%), écoulement nasal (80%),
principalement de l’agriculture, 30,5% sont des commer- croûte sur la tête (79%), mortalité des palmipèdes (77%),
çants, 20% ont une activité non bien définies et 4 % sont des Diarrhée blanche (74%), diarrhée jaune (65%), convulsion
fonctionnaires de l'État congolais. Le choix de l’aviculture (13%) et cyanose (8%). Les formes cliniques suraigües et
est motivé pour 69% des éleveurs par l’autoconsommation, aigües de la maladie ont été manifestes au regard de ces
27% pratiquent cette activé pour de raison économique, 3% résultats. En effet, les poules avaient de la fièvre avec des
le font pour la recherche scientifique et 1 % pour de raison diarrhées blanchâtres ou verdâtres au début, parfois elles
sociale. Tous les éleveurs n’ont jamais reçus une formation perdaient leur appétit. Ensuite, elles devenaient abattus, les
sur l’aviculture. plumages traînaient sur la terre et mouraient enfin.
Conduite de l’élevage Période de la maladie durant l’année
Les poules restent en divagation chez 90% des enquêtés Dans la figure 1, les aviculteurs ont confirmés que l’inci-
et 10 % ont un poulailler (Tableau 2). 91% des éleveurs dence de la maladie de pseudo-peste aviaire affectant
ont des abris de nuit pour leurs poules et 9% ne l'ont pas. les poules de race locale varie suivant les saisons durant
90% des enquêtés nettoient régulièrement les abris de l’année. L’année est divisée en deux périodes épizootiques
Rev. Mar. Sci. Agron. Vét. (2020) 8(4): 441-444 443

Tableau 2: Modes de conduite de l’élevage des poules


Paramètres Caractéristiques Fréquence (%)
Oui 90
Divagation
Non 10
Abris de nuit des Oui 91
poules Non 9
Oui 90
Nettoyage de l’abri
Non 10
Mélange des poules Oui 75
avec d’autres oiseaux Non 25
Mise en quarantaine Oui 92 Figure 1: Signes cliniques de la pseudo-peste aviaire
à la réception Non 8
Vaccination des Oui 3
poules Non 97
Mise en quarantaine Oui 86
en cas de maladie Non 14
Abattage des sujets Oui 89
malades Non 11
Consommation des Oui 88
poules malades Non 12
Enfouissement des Oui 14
sujets malades morts Non 86
Alimentation des Oui 95
poules Non 5
Figure 2: Incidence de la maladie de Newcastle selon les
dont Novembre, Décembre, Janvier et Février avec une éleveurs
incidence moyenne de 51,5% et Mai, Juin et Juillet avec
une moyenne de 71%. Deux pics épizootiques sont obser- construire pour les animaux des abris de nuit pour limiter
vés entre juin (85%) et juillet (73%), ici cette période est le vol et la prédation. Certaines mesures prophylactiques
caractérisée par une mortalité très élevée des animaux. Et (vaccination des poules, enfouissement des sujets malades
tous les aviculteurs ont signalé que la maladie est présente morts, non mélange des poules avec d’autres oiseaux)
durant toute l’année. ne sont pas appliquées. Ces résultats sont en adéquation
avec ceux trouvés par Porphyre (2000) à Madagascar. La
DISCUSSION vaccination de poules est quasi inexistante dans notre zone
Nous avons observé une prédominance des hommes d’étude et ceci est due à la situation que présente les poules
(51%) qui pratiquent l'aviculture sur l’ensemble de notre de race locale qui sont élevées en plein air en petites bandes,
zone d’étude. Ces résultats ne correspondent pas avec les d’âges variés et les grands flacons de vaccin multi-doses
résultats observés par Fotsa et al. (2007) qui concluaient ne conviennent pas. Il est difficile de maintenir la chaîne
que cette activité était tenue à 56,6 % par les femmes et du froid dans les conditions du village et l’achat de vaccins
Ebwa et al., (2019) dont les travaux menés à Kisangani en commerciaux coûte cher.
RDC révélaient que dans les ménages visités, les femmes La description de la maladie de volailles a été faite par
représentaient 56%. Cette situation est dans notre cas due les aviculteurs et les caractéristiques s’accordent avec la
aux mœurs de la région qui veulent que toutes les charges littérature en ce qui concerne les noms, les signes cliniques
familiales soient supportées par les hommes et les femmes et le calendrier épidémiologique. En effet, cette maladie
ne devraient pas être actives économiquement. Elle présente deux allures épidémiologiques et toutes les formes
s’explique également par l’intrusion des hommes dans la cliniques d’une maladie avoisinant celles décrites par
décision de vente et donc de la propriété des poules. Selon l’étude de Alders et Spradbrow (2000).
Gueye (1988), elle est due à des considérations socio-cultu- Nous avons observés deux pics épizootiques entre juin
relles qui donnent aux hommes ce droit de responsable et (85%) et juillet (73%), Maminiaina (2007) a également
de gestionnaire de la famille au détriment des femmes. décrit une maladie qui s’agissait de Newcastle ayant les
L’agriculture (45,5%) et le commerce (30,5%) sont les mêmes allures enzootiques et épizootiques à Madagascar,
activités principales de nos enquêtés et l’élevage des poules mais avec un pic situé en octobre. Et Rasamoelina (2011) a
de race locale reste une activité secondaire et ces résultats constaté la même maladie dans le lac Alaotra à Madagascar
corroborent avec ceux trouvés par Ekue et al., (2002), avec un pic épizootique situé entre août et octobre.
Mack et al., (2005) et Moula et al.(2012). Même si l’éle- La présence de cette maladie dans notre zone d’étude peut
vage des poules reste une activité secondaire, il fait partie être expliquée par la reconstitution par les aviculteurs de
intégrante de la vie des populations rurales ou démunies. leur cheptel aviaire à partir des rescapés qui sont considérés
Elles y sont aidées par la rusticité et la grande capacité à la comme résistants aux maladies, par différentes conduites
débrouillardise des poules locales qui dans la quasi-totalité d’élevage existantes dans le milieu. En effet, le système
de cas, vivent en divagation (Fotsa et al., 2007). d’aviculture villageoise est caractérisé par la promiscuité
Les poules dans notre zone d’étude sont continuellement en d’espèces, la divagation et le non-respect de règles de
divagation, la nécessité d’un bâtiment ne semble pas être biosécurité (vente, consommation, rejet de cadavres ou
d’actualité. Cependant, certain aviculteurs ont entrepris de d’abats dans les ordures, etc.).
444 Ebwa et al.: Pseudo-peste aviaire en l’aviculture traditionnelle

Tous les signes cliniques avancés ne correspondent pas à Development Perspectives for Poverty Alleviation. Ghanaian
la pseudo-peste aviaire car d’autres maladies comme l’in- Journal of Animal Science, 23: 175-180.
fluenza aviaire, la bronchite infectieuse, le choléra aviaire, Gueye E. (1998).Village egg and fowl meat production in Africa
la coccidiose peuvent présenter le même tableau clinique. Regional Report. World’s Poultry Science Journal, 54: 73-86.
Khan A. (2004). Réplique du poulet indigène avec son accep-
CONCLUSION tabilité sur le marché est un facteur clé en aviculture familiale.
Notre travail avait pour but d’évaluer la prévalence de Bulletin RIDAF, 14: 2-11.
la maladie de pseudo-peste aviaire chez des aviculteurs Kearsley, E., Verbeeck, H., Hufkens, K., Van de Perre, F., Doet-
de Yangambi tout en évaluant aussi la manière dont ils terl, S., Baert, G., Huygens, D. (2017). Functional community
conduisent leur exploitation. Un échantillon de 25 avi- structure of African monodominant Gilbertiodendron dewevrei
forest influenced by local environmental filtering. Ecology and
culteurs par quartier ayant au moins 10 volailles et une Evolution, 7: 295-304.
expérience de 2 ans a été enquêté dans la zone d’étude.
Kombele F. (2004). Diagnostic de la fertilité des sols dans la
Un questionnaire préalablement établi nous a servis pour
cuvette centrale congolaise cas des séries Yangambi et Yakonde.
interviewer nos enquêtés. Thèse de Doctorat d’Université. Faculté Universitaire des
Les résultats obtenus ont montré une prédominance légère Sciences Agronomiques de Gembloux. p.28.
des hommes qui pratiquent l’aviculture dans notre zone Kombozi L. (2009). Étude de la structure des émergents et des
d’étude. La majorité des éleveurs ont un niveau d’étude dominants dans la forêt de Yangambi (Cas de la forêt d’aména-
secondaire et ne sont pas informé de la prise en charge mé- gement de l’INERA-Yangambi). Kisangani: Mémoire de DES,
dicale de leurs animaux. Nous avons observé une précarité UNIKIS.
dans la conduite de l’élevage (la promiscuité d’espèces, Mack S., Hoffmann D and Otte J. (2005). The contribution of
la divagation et le non-respect de règles de biosécurité, la poultry to rural development, World’s Poultry Science Journal,
non vaccination des poules) dans notre zone d’étude d’où 61:7-14.
notre première hypothèse est confirmée. Maminiaina OF., Koko M., Ravaomanana J., Rakotonindrina
Avec les signes cliniques qui ont été décrit par les avicul- SJ. (2007). Epidémiologie de la maladie de Newcastle en avi-
teurs, la maladie de Newcastle reste une menace sérieuse culture villageoise à Madagascar. Rev. Sci. Tech. Off. Int. Epiz.,
pour ces derniers. Le calendrier annuel épidémiologique 26:691-700.
nous fait observer deux pics épizootiques avec une inci- Mamis D. (1995). – Enquête sérologique concernant les princi-
dence élevée entre juin (85%) et juillet (73%). Et ces mois pales maladies infectieuses des volailles (maladie de Newcastle,
où il y a une forte prévalence de cette maladie coïncide maladie de Gumboro, bronchite infectieuse, mycoplasmoses,
salmonellose) dans la région de Dakar au Sénégal. Mémoire de
avec la fin de petite saison de pluie et le début de la petite
DESS - CIRAD-EMVT, Montpellier.
saison sèche.
Moula N., Detiffe N., Farnir F., Antoine-Moussiaux N et Leroy
RÉFÉRENCES P. (2012). Aviculture familiale au Bas-Congo, RDC. Livestock
Research for Rural Development, 24: Article # 74.
Agbede G., Demey F., Verhulst A., Bell J. (1992). Prévalence Porphyre V. (2000). Enquête séro-épidémiologique sur les
de la maladie de Newcastle dans les élevages traditionnels de principales maladies infectieuses des volailles à Madagascar.
poulets du Cameroun. Bulletin d’Office International des Epi- Mémoire de DESS CIRADEMVT. Montpellier. p. 85.
zooties 11: 805-811.
Rasamoelina H. (2011). Diffusion des pestes aviaires dans les
Alders R., Spradbrow P. (200).La maladie de Newcastle dans petits élevages des hautes terres malgaches. Thèse de Doctorat,
les élevages avicoles villageois. Manuel de terrain. In: ACIAR, Université de Montpellier II, 125 p.
p. 4-9.
Sonaiya E., Swan S. (2004). Production en aviculture familiale.
Atteh J.O. (1989). Rural poultry production in Western Middle- Manuel FAO de Production et Santé Animales. FAO, Rome.
Belt region of Nigeria. In Rural poultry in Africa. Africa Network pp 136.
for Family Poultry Development, pp. 211–220.
Zaman M., Sørensen P. and Howlider M. (2004). Egg pro-
Boyemba Bosela, F. (2011). Écologie de Pericopsis elata duction performances of a breed and three crossbreeds under
(Harms) Van Meeuwen (Fabaceae), arbre de forêt tropicale afri- semi-scavenging system of management. Livestock Research
caine à répartition agrégée. thèse de Docteur en Sciences, ULB. for Rural Development, 16: Art# 60.
Cappelle J., Caron A., Servan De Almeida R., Gil P., Pedrono
M., Mundava J.(2015). Empirical analysis suggests continuous
and homogeneous circulation of Newcastle disease virus in a
wide range of wild bird species in Africa. Epidemiology and
Infection, 143:1292-303.
Ebwa J., Monzenga J.C., Mosala F., Rutakaza N. et Ebwa J.
(2019). Aviculture traditionnelle dans la ville de Kisangani,
Province de la Tshopo en République Démocratique du Congo.
Rev. Mar. Sci. Agron. Vét., 7(: 463-467
Ekue F., Poné K., Mafeni M., Nfi A., and Njoya J. (2002). In:
Characteristics parameters of Family Poultry Production in
Africa (FAO/IAEA Co-ordinated Research Programme IAEA
edt), 15-25.
FAO (2009). La maladie de Newcastle [Available from: http://
[Link]/fr/ consulté le 14 Janvier 2019.
Fotsa J., Poné, Kamdem D., Manjeli Y., Ngou Ngoupayou J.
(2007).The State of Cameroon Rural Chickens: Production and

Vous aimerez peut-être aussi