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A. Quelques exemples
cos(θ) sin(θ)
1) On considère S(θ) = pour θ ∈ [0, π]. On a S(θ)2 = I2 et il y en a une innité.
sin(θ) − cos(θ)
la matrice A = I2 admet une innité de racines carrées
Soit X une racine carrée de A = I2 qui soit un polynôme en A
Ceci nous fournit P ∈ C[X] tel que X = P(I2 )
Alors X = P(1)I2 et I2 = X2 = P(1)2 I2 donc P(1) ∈ {−1, 1} donc X ∈ {I2 , −I2 }
La réciproque étant évidente :
Les racines carrées de I2 qui sont des polynômes en A sont les matrices I2 ou −I2
0 1 0
2) Je note J = 0 0 1. On a J2 = A, AJ = JA = A2 = 0
0 0 0
donc ∀λ ∈ R, (J + λA)2 = A ainsi A admet une innité de racines carrées
On suppose l'existence de X polynôme en A qui soit une racine carré de A.
Comme on a ∀k > 2, Ak = 0, ceci nous fournit a, b ∈ R tels que X = aI3 + bA
De plus A = X2 = a2 I3 + 2abA
Par coecients diagonaux, on trouve a = 0 donc A = X2 = 0
Aucune racine carrée de A n'est un polynôme en A
3) Existence : Comme A est symétrique réelle, ceci nous fournit Ω ∈ O(3) et D = diag(λ1 , . . . λn ) (où les λi
sont les valeurs propres de A comptées avec multiplicités) tel que √
A = ΩDΩ> .
√
Comme A est dénie positive, on peut écrire D = δ 2 où δ = diag( λ1 , . . . , λn )
2
de sorte que δ 2 = D et ainsi ΩδΩ> = A
√
De plus les valeurs propres de ΩδΩ> sont strictement positives car ∀i ∈ [[1, n]], λi > 0
> >
et ΩδΩ> = Ω> δ> Ω> = ΩδΩ>
Ainsi ΩδΩ> est racine carrée de A symétrique réelle dénie positive.
Unicité : Soit B une racine carrée de A symétrique réelle dénie positive.
Je note respectivement a et b les endomorphismes de Rn canoniquement associés aux matrices A et B.
Soit λ ∈ Sp(a). On a λ > 0.
Comme a ◦ b = a3 = b ◦ a, Eλ (a) est stable par b.
Je note Idλ l'identité de Eλ (a) et bλ l'endomorphisme induit par b sur Eλ (a)
Soit µ ∈ Sp (bλ ). Soit x un vecteur propre de bλ associé à µ
On a a(x) = b2 (x) donc λx = b(µx) = µb(x) √ = µ2 x
Comme x 6= 0, on a µ2 = λ et ainsi µ = λ car µ ∈ Sp(bλ ) ⊂ Sp(b) = Sp(B) ⊂ ]0, +∞[
La matrice B étant symétrique réelle, l'endomorphisme b est symétrique car la base canonique
√ est ortho-
normée. Ainsi l'endomorphisme induit bλ est symétrique donc diagonalisable or Sp(bλ ) ⊂ { λ}
√
Par conséquent bλ = λIdλ . Ainsi
√
∀λ ∈ Sp(a), ∀x ∈ Eλ (a), b(x) = λx (1)
or Rn = Eλ (a) car A est diagonalisable
M
λ∈Sp(a)
Ainsi l'application linéaire b et donc B sont entièrement déterminées par la relation (1)
Ce qui nous donne l'unicité.
Conclusion : A admet une unique racine carrée symétrique réelle dénie positive
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B. Existence et calcul d'une racine carrée
4) Je note U2 = (vi,j )16i,j6n , on sait que par produit U2 est triangulaire supérieure et
donc pour 1 6 j < i 6 n, alors vi,j = 0 = ti,j et de plus ∀i ∈ [[1, n]], vi,i = u2i,i
(
u2 = t (1 6 i 6 n)
L'équation U2 = T est donc équivalente au système i,i i,i
vi,j = ti,j (1 6 i < j 6 n)
i−1 j−1 n
Pour 1 6 i < j 6 n, on a vi,j
X X X
= ui,k uk,j + ui,i ui,j + ui,k ui,k + ui,j uj,j + ui,k uk,n
k=1 k=i+1 k=j+1
j−1
Avec les sommes vides valant 0 et comme pour k > `, on a uk,` = 0, on a : vi,j = (ui,i + uj,j )ui,j +
X
ui,k ui,k
k=i+1
j−1
donc vi,j = ti,j ⇐⇒ (ui,i + uj,j )ui,j = ti,j −
P
ui,k uk,j
k=i+1
2
ui,i = ti,i
(1 6 i 6 n)
L'équation U2 = T est donc équivalente au système j−1
P
(ui,i + uj,j )ui,j = ti,j −
ui,k uk,j (1 6 i < j 6 n)
k=i+1
Je cherche à construire une solution U telle que ui,i + uj,j 6= 0 pour tous i, j ∈ {1, 2, . . . , n}.
En dessous de la diagonale : Pour i > j dans [[1, n]], je pose ui,j = 0 de sorte que U soit triangulaire
supérieure
La diagonale : Soit 1 6 i 6 n, on a ti,i ∈ R− ∗ , car ti,i 6= 0 car T inversible
Si ti,i 6∈ R pour 1 6 i 6 n, alors l'équation z 2 = ti,i admet deux solutions opposées telles de parties
−
réelles non nulles
je choisis ui,i tel que Re(ui,i ) > 0 et u2i,i = ti,i , il y a un seul choix possible en fonction de ti,i .
Si ti,i ∈ R− , alors l'équation z 2 = ti,i admet deux solutions opposées imaginaires pures non nulles
je choisis ui,i tel que Im(ui,i ) > 0 si u2i,i = ti,i , il y a un seul choix possible en fonction de ti,i .
Pour i, j dans [[1, ,]]n, on aura bien ui,i + uj,j 6= 0 car par l'absurde, si on avait ui,i + uj,j = 0 alors
ti,i = u2i,i = u2j,j = tj,j
Donc ui,i = uj,j (par unique choix) donc ui,i = 0 absurde par construction
Au dessus de la diagonale : On construit les ui,j pour i < j par récurrence sur j − i ∈ [[0, n − 1]] en
j−1
s'assurant de la relation : (ui,i + uj,j )ui,j = ti,j −
P
ui,k uk,j
k=i+1
Pour l'initialisation, il n'y a rien à faire. (coecients diagonaux)
Pour l'hérédité, soit σ ∈ [[0, n − 2]] tel que tous les coecients ui,j , ont été dénis pour tout 1 6 i 6 j 6 n
et j − i 6 σ
Soit i, j ∈ [[1, n − 1]] tel que i 6 j et j − i = σ + 1
j−1
P
ti,j − ui,k uk,j
Je pose ui,j = k=i+1
ui,i + uj,j
Ce qui est possible car ui,i , uj,j , ui,k et uk,j pour i+1 6 k 6 j−1 sont déjà dénis en eet k−i 6 j−i−1 6 σ
et j − k 6 j − i − 1σ
La matrice U ainsi construite est telle que ui,i + uj,j 6= 0 pour tous i, j ∈ {1, 2, . . . , n} et U2 = T
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5) Le polynôme caractéristique χA [X] est scindé dans C[X] selon d'Alembert Gauss.
Donc A est trigonalisable, ce qui nous fournit P ∈ Mn (C) inversible et T triangulaire supérieure telle que
A = PTP−1 .
Comme A est inversible alors T l'est également, on peut donc appliquer la question précédente ce qui nous
fournit U ∈ Mn (C) telle que U2 = T
et ainsi A = PUP−1 2 donc A admet une racine carrée
En outre, on suppose que les valeurs propres de A appartiennent à C e.
Les valeurs propres de la racine carrée de A sont celles de T car elles sont semblables
La matrice triangulaire T a ses coecients diagonaux dans C e car il s'agit de ses valeurs propres
alors en reprenant la construction précédente, les coecients diagonaux de U sont de partie réelle strictement
positive
Les valeurs propres de la racine carrée de A sont celles de U car U est semblable à PUP−1
Dans ce cas, A admet une racine carrée dont les valeurs propres sont de partie réelle strictement positive
C. Algorithme de Newton
n
!
On écrit A = (ai,j )16i,j6n et B = (bi,j )16i,j6n . On a donc AB =
X
6) ai,k bk,j
k=1 16i,j6n
n n
Pour 1 6 i, j 6 n, on a 0 6 |ai,k | · |bk,j | (inégalité triangulaire)
X X
ai,k bk,j 6
k=1 k=1
n
!2 n
! n
!
et selon Cauchy-Schwarz appliqué dans :
X X X
Rn |ai,k | · |bk,j | 6 |ai,k |2 |bk,j |2
k=1 k=1 k=1
n X
n X
n 2 n X
n n
! n
! n X
n
! n n
d'où
X X X X X XX
ai,k bk,j 6 |ai,k |2 |bk,j |2 = |ai,k |2 · |bk,j |2
i=1 j=1 k=1 i=1 j=1 k=1 k=1 i=1 k=1 j=1 k=1
√
Comme · est croissante sur R+ , on a kABk 6 kAkkBk
7) une écriture du polynôme minimal : On sait que les racines du polynôme minimal d'une matrice carrée
sont les valeurs propres de cette matrice.
Comme mA ∈ C[X] est scindé, on peut alors écrire
(X − λ)nλ avec ∀λ ∈ Sp(A), nλ > 1
Y
mA (X) =
λ∈Sp(A)
D'après l'écriture précédente, on a mA (B) =
Y
l'équivalence demandée : (B − λIn )nλ
λ∈Sp(A)
d'où mA (B) est inversible si et seulement si 0 6= det(mA (B)) =
Y
det (B − λIn )nλ
λ∈Sp(A)
ce qui équivaut à ∀λ ∈ Sp(A), χB (λ) 6= 0 ou encore ∀λ ∈ Sp(A), λ 6∈ Sp(B)
Ainsi la matrice mA (B) est inversible si et seulement si A et B n'ont aucune valeur propre commune
l'implication demandée : On suppose qu'il existe une matrice M ∈ Mn (C) non nulle telle que AM = MB.
On montre alors par récurrence immédiate que ∀k ∈ N, Ak M = MBk
Puis par combinaison linéaire, on obtient ∀P ∈ C[X], P(A)M = MP(B)
en particulier 0 = mA (A)M = MmA (B) comme M est non nulle alors mA (B) n'est pas inversible
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Par la contraposée de la réciproque de l'implication précédente, on a
s'il existe M ∈ Mn (C) non nulle telle que AM = MB, alors A et B ont au moins une valeur propre commune
On suppose qu'il existe λ ∈ Sp(A) ∩ Sp(B). Comme χB = χB> , on a λ ∈ Sp B>
8)
x1 y1
. .
.. et Y = .. ∈ Mn,1 (C) \ {0}, tel que AX = λX et B> Y = λY
Ceci nous fournit X =
xn yn
On pose M = XY> = (xi yj ) 16i6n ∈ Mn (C)
16j6n
On a M 6= 0 car il existe i et j ∈ [[1, n]], tel que xi 6= 0 et yj 6= 0 et donc xi yj 6= 0
>
De plus AM = AXY> = λXY> et MB = XY> B = X B> Y = X(λY)> = λXY>
si A et B ont au moins une valeur propre commune, alors il existe M ∈ Mn (C) non nulle telle que AM = MB
9) On voit ici Mn (C) comme un espace vectoriel sur R de dimension nie (2n2 )
Soit H ∈ Mn (C). On a F(X + H) = (X + H)2 − A = X2 + HX + XH + H2 − A = F(X) + HX + XH + H2
On a kH2 k 6 kHk2 d'après 6 donc H2 = o(H)
H→0
Or l'application H 7−→ HX + XH est un endomorphisme de Mn (C) et F(X + H) = F(X) + HX + XH + o (H)
H→0
donc F est diérentiable en X (donc sur Mn (C))
et la diérentielle dFX de F en X ∈ Mn (C) est donnée par ∀H ∈ Mn (C), dFX (H) = XH + HX
Comme dFX est un endomorphisme de Mn (C) qui est de dimension nie
alors dFX est inversible équivaut à dFX injective c'est à dire ∀H ∈ Mn (C) \ {0}, dFX (H) 6= 0
ainsi dFX est inversible si et seulement si ∀H ∈ Mn (C) \ {0}, HX 6= (−X)H
à l'aide de 7 et 9, on a donc
dFX est inversible si et seulement si X et −X n'ont aucune valeur propre commune
On suppose que X et −X n'ont aucune valeur propre commune
donc 0 n'est pas valeur propre de X
Si dFX est inversible, alors X est inversible
10) Comme les valeurs propres de A sont dans C e , leurs racines carrées ont des parties réelles non nulles.
√
Par construction en Q5, les valeurs propre de X∗ = A ont des parties réelles strictement positives
donc les valeurs propre de −X∗ ont des parties réelles strictement négatives car Sp(−X∗ ) = {−λ | λSp(X∗ ) }
donc X∗ et −X∗ n'ont aucune valeur propre commune
D'après la question précédente que dFX∗ est inversible
De plus l'application F est de classe C ∞ car ces fonctions composantes sont polynomiales
donc comme F est de classe C 1 , ainsi sa diérentielle X 7−→ dFX est continue
par composition l'application ϕ : X 7−→ det (dFX ) est continue sur Mn (C) vers C
Or C∗ est un ouvert de C donc Ω = {X ∈ Mn (C) | ϕ(X) 6= 0 } est un ouvert de Mn (C) en tant qu'image d'un
ouvert par une application continue
Or comme dFX∗ est inversible, on a X∗ ∈ Ω
Ce qui nous fournit r > 0, tel que ∀X ∈ B(X∗ , r), ϕ(X) 6= 0
Il existe bien r > 0 tel que dFX soit inversible pour tout X ∈ B(X∗ , r)
11) On a F(X∗ ) = (X∗ )2 − A = 0 donc G(X∗ ) = X∗ − (dFX∗ )−1 (0) = X∗
Soit H ∈ B(0, r).
On a dFX∗ ◦ (Id + (dFX∗ )−1 ◦ dFH ) = dFX∗ + dFH
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or ∀Z ∈ Mn (C), (dFX∗ + dFH ) (Z) = X∗ Z + ZX∗ + HZ + ZH = (X∗ + H)Z + Z(X∗ + H) = dFX∗ +H (Z)
donc dFX∗ +H = dFX∗ ◦ (Id + (dFX∗ )−1 ◦ dFH )
or X∗ + H ∈ B(X∗ , r), on peut donc passer à l'inverse d'après la question précédente ce qui donne
(dFX∗ +H )−1 = (Id + (dFX∗ )−1 ◦ dFH )−1 ◦ (dFX∗ )−1
Par ailleurs G(X∗ + H) = X∗ + H − (dFX∗ +H )−1 (F(X∗ + H))
or F(X∗ + H) = (X∗ )2 + H2 + X∗ H + HX∗ − A = H2 + X∗ H + HX∗ donc en utilisant la linéarité de (dFX∗ +H )−1 ,
on a :
G(X∗ + H) − G(X∗ ) = H − (dFX∗ +H )−1 (H2 + X∗ H + HX∗ )
or dFX∗ +H (H) = (X∗ + H)H + H(X∗ + H) = 2H2 + X∗ H + HX∗ et donc H2 + X∗ H + HX∗ = dFX∗ +H (H) − H2
en utilisant la linéarité de (dFX∗ +H )−1 et (dFX∗ +H )−1 ◦ dFX∗ +H (H) = H on obtient :
G(X∗ + H) − G(X∗ ) = H − (dFX∗ +H )−1 dFX∗ +H (H) − H2 = H − H + (dFX∗ +H )−1 (H2 )
On a bien pour tout H ∈ B(0, r), G(X∗ + H) − G(X∗ ) = (dFX∗ +H )−1 (H2 )
12) Soit H ∈ B(0, r). En utilisant les deux relations précédentes on a
−1
G(X∗ + H) − G(X∗ ) = Id + (dFX∗ )−1 ◦ dFH ◦ (dFX∗ )−1 H2
Je munis L (Mn (C)) d'une norme notée N, ce qui est possible car l'espace est de dimension nie.
Comme l'application (ψ, X) ∈ L (Mn (C)) × Mn (C) 7−→ ψ(X), est bilinéaire donc continue car tous les espaces
de dimension nie cela nous fournit K1 > 0, tel que
∀(ψ, X) ∈ L (Mn (C)) × Mn (C), kψ(X)k 6 K1 N(ψ) · kXk
de même il existe K2 > 0 tel que
∀(ψ1 , ψ2 ) ∈ L (Mn (C))2 , N (ψ1 ◦ ψ2) 6 K2 N(ψ1 ) · N(ψ2 )
La diérentielle dF est continue, donc H 7−→ dFH est continue sur B(0, r)
donc H 7−→ Id + (dFX∗ )−1 ◦ dFH est continue sur B(0, r) à valeurs dans GL(Mn (C))
car ∀H ∈ B(0, r), dFX∗ +H ∈ GL(Mn (C)) selon 10
De plus pour p ∈ N∗ , les applications det et M 7→ (comm(M))> sont continues sur GLp (C)) car polynomiales à
valeurs respectivement dans C∗ et Mn (C)
donc M 7−→ M−1 = det(M)1
(comm(M))> est continue sur GLp(C)
Ainsi dans E un C espace vectoriel de dimension nie, par composition par les isomorphismes qui associe
endomorphismes et matrices via une base choisie l'application ψ ∈ GL(E) 7−→ ψ −1 est continue
d'où par composition l'application M 7−→ Id + (dFX∗ )−1 ◦ dFH −1 est continue sur B(0, r)
comme B(0, r) est compact en tant que fermé et borné en dimension nie ceci nous fournit K3 > 0 tel que
−1
∀H ∈ B(0, r), N Id + (dFX∗ )−1 ◦ dFH 6 K3
donc pour H ∈ B(0, r) ⊂ B(0, r), on a en utilisant la question 6,
kG(X∗ + H) − G(X∗ )k = K1 K2 K3 N (dFX∗ )−1 kH2 k 6 K1 K2 K3 N (dFX∗ )−1 kHk2
On a N (dFX∗ )−1 > 0 car (dFX∗ )−1 est inversible. En prenant C = K1 K2 K3 N (dFX∗ )−1
on a C > 0 et pour tout X de B(X∗ , r), on a l'inégalité kG(X) − X∗ k 6 CkX − X∗ k2
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13) Le résultat semble faux (par exemple pour k = 0)
k
(ρC)2
Je choisis de montrer l'inégalité kXk − X k 6
∗
C
Je prends ρ = min r, C1 . Ainsi Cρ2 6 ρ 6 r et on a B(X∗ , ρ) ⊂ B(X∗ , r),
Soit X0 ∈ B(X∗ , ρ).
On va montrer par récurrence sur k ∈ N que :
k
(ρC)2
Pk : Xk est bien déni, Xk ∈ et kXk − X k 6
B(X∗ , ρ) ∗
C
Initialisation : On a bien X0 est bien déni et X0 ∈ B(X , ρ)
∗
20
De plus On a kX0 − X∗ k 6 ρ = (ρC) C
Ainsi l'initialisation est vériée.
k
(ρC)2
Hérédité : Soit k ∈ N tel que Xk est bien déni, Xk ∈ et kXk − X k 6 .
∗
B(X∗ , ρ)
C
On a d'après 11., comme G est dénie sur B(X∗ , r), on a Xk+1 = G(Xk ) est déni car B(X∗ , ρ) ⊂ B(X∗ , r)
Puis d'après 12., on a kXk+1 − X∗ k 6 CkXk − X∗ k2
or kXk − X∗ k 6 ρ donc kXk+1 − X∗ k 6 Cρ2 6 ρ
ainsi Xk+1 ∈ B(X∗ , ρ)
k k+1
(ρC)2×2 (ρC)2
et kXk+1 − X∗ k 6 CkXk − X∗ k2 6 C =
C2 C
ce qui termine l'hérédité
Conclusion On a montré par récurrence que pour tout k ∈ N, Pk est vraie
ainsi il existe ρ > 0 tel que pour tout X0 ∈ B(X∗ , ρ) la suite (Xk )k∈N soit bien dénie et
vérie, et pour tout k ∈ N,
k
(ρC)2
kXk − X∗ k 6
C
En imposant de plus ρ < 1/C, la suite (Xk ) converge vers X∗
D. Forme équivalente
14) On suppose que la suite (Xk ) est bien dénie par (N).
On a X0 ∈ Mn (C). et pour k ∈ N, on a Xk+1 = Xk − (dFXk )−1 (F(Xk ))
Si je note Hk = −(dFXk )−1 (F(Xk )) ∈ Mn (C),
on a Xk+1 = Xk + Hk et dFXk (Hk ) = −F(Xk ) d'où Xk Hk + Hk Xk = A − X2k
Ceci prouve l'existence d'une suite (Uk )k∈N dénie par (I)
Je considère maintenant une suite (Uk )k∈N dénie par (I).
Je vais montrer par récurrence que ∀k ∈ N, Uk = Xk
Initialisation : On a bien U0 = X0
Hérédité : Soit k ∈ N tel que Uk = Xk .
On a dFUk inversible car Xk+1 = Uk − (dFUk )−1 (F(Uk ))
En posant Hk = −(dFUk )−1 (F(Uk )) on vérie que Uk Hk + Hk Uk = A − U2k
de sorte que Uk+1 = Uk + Hk = Xk − (dFXk )−1 (F(Xk )) = Xk+1
Conclusion On a bien ∀k ∈ N, Uk = Xk
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Ainsi on a bien l'existence et l'unicité d'une suite (Uk )k∈N dénie par (I) vériant U0 = X0
Si (Xk ) est bien dénie par (N) et U0 = X0 , alors (Uk )k∈N est bien dénie par (I) et égale à (Xk )k∈N
On suppose que la suite (Uk )k∈N est bien dénie par (I) et X0 = U0
Alors on peut procéder de manière analogue pour montrer l'existence et l'unicité de la suite (Xk )
Soit k ∈ N. Le point qui dière ici est de justier le fait que pour tout k ∈ N, dFUk est inversible.
Comme la suite Uk+1 est bien dénie par (I), alors l'énoncé donne implicitement qu'il existe une unique Hk tel
que Uk Hk + Hk Uk = A − U2k
donc A − U2k admet un unique antécédent par dFUk
or par l'absurde si l'endomorphisme dFUk n'était pas inversible,
l'ensemble d'antécédents : (dFUk )−1 A − U2k serait vide ou bien un sous-espace ane de direction Ker (dFUk )
donc de cardinal nul ou inni (et non pas un)
Ceci étant absurde on a bien dFUk inversible, ce qui permet de conclure
si (Uk )k∈N est bien dénie par (I) et X0 = U0 , alors la suite (Xk )k∈N est bien dénie par (N) et égale à (Uk )k∈N
15) Comme les suites (Uk ) et (Xk ) sont bien dénies et égales alors Uk est inversible pour tout k ∈ N.
Je considère alors la suite (Gk ) dénie par Gk = 12 (U−1
k A − Uk ) pour tout k ∈ N.
On va montrer par récurrence sur k, la propriété Pk :
Vk est bien dénie, Gk = Hk , Vk A = AVk et Vk = Uk
Initialisation : U0 = V0 commute avec A
Hérédité : Soit k ∈ N tel que Pk .
Ainsi Vk+1 = 21 (Vk + Vk−1 A) est une matrice bien dénie car Vk = Uk est inversible
De plus Vk A = AVk , on a ainsi AVk−1 = Vk−1 A puis Vk+1 A = AVk+1
On remarque que Uk Gk + Gk Uk = A − U2k car Uk = Vk et A commutent
donc Gk = Hk = Uk+1 − Uk
Et Vk+1 = 21 (Vk + Vk−1 A) = Vk + Gk = Uk + Hk = Uk+1
ce qui prouve Pk+1
Conclusion : On a montré par récurrence que ∀k ∈ N, Pk .
la suite (Vk )k∈N est bien dénie par (II) et pour tout k ∈ N, Uk = Vk commute avec A
16) D'après l'énoncé la suite (Vk ) est bien dénie.
On fait une démonstration par récurrence.
Initialisation On a bien V0 = µIn symétrique dénie positive car µ > 0 et e1 , . . . , en sont des vecteurs propres
de V0
Hérédité Soit k ∈ N tel que Vk est symétrique dénie positive et e1 , . . . , en sont
des vecteurs propres de Vk .
On a Vk+1 e` = 21 (Vk e` + Vk−1 Ae` ) = 21 (λk,` e` + λk Vk−1 e` ) = 12 λk,` + λλk,`
k
ei
or λk,` e` = Vk e` et λk,` > 0
n o
Comme (e1 , . . . , en ) est une base, on a Sp (Vk+1 ) = 2 λk,i + λk,i | i ∈ [[1, n]] ⊂ ]0, +∞[
1 λk
> > −1
De plus Vk+1> = 12 (Vk−1 A + Vk ) = 12 Vk−1 A> + Vk> = 12 Vk> A + Vk = Vk+1
Ainsi Vk+1 est symétrique dénie positive et e1 , . . . , en sont des vecteurs propres de Vk+1
Conclusion on a montré par récurrence que pour tout k ∈ ‘N :
λ`,i λ`
Vk est symétrique réelle dénie positive de vecteurs propres e1 , . . . , en et λ`+1,i = +
2 2λ`,i
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√ √ 2p
λp,` − λ` µ − λ`
17) On va montrer par récurrence que pour tout p ∈ N, on a la propriété Hp : √ = √
λp,` + λ` µ + λ`
√ √ 20
λ0,` − λ` µ − λ`
Initialisation : On a λ0,` = µ et 2 = 1 donc
0 √ = √
λ0,` + λ` µ + λ`
Hérédité : Soit k ∈ N tel que Hk .
√ √ 2
√ λ2`,i + λ` − 2λ`,i λ` λ`,i − λ`
On a λk+1,` − λ` = =
2λ`,i 2λ`,i
√ 2
√ λ + λ`
et de même λk+1,` + λ` = `,i
2λ`,i
√
Comme λk+1,` + λ` > 0 par somme, on a
√ √ 2
λk+1,` − λ` λk,` − λ`
√ = √
λk+1,` + λ` λk,` + λ`
√ √ 2k+1
λk+1,` − λ` µ − λ`
Ainsi √ = √
λk+1,` + λ` µ + λ`
Conclusion : On a établi notre propriété par récurrence.
Ainsi comme k + 1 ∈ N, on a bien
√ √ 2k+1
λk+1,` − λ` µ − λ`
√ = √
λk+1,` + λ` µ + λ`
√ √ √ √
18) On a µ − λ` < µ + λ` car µ > 0 et λ` > 0 Ainsi µ+
µ−√λ`
λ`
<1
√ 2k √
λ − λ
Je note uk = µ− √ λ`
µ+ λ`
. On a donc k,` √ ` = uk −−−−→ 0 car 2k −−−−→ +∞
λk,` + λ` k→+∞ k→+∞
√
donc λk,` (1 − uk ) = λ` (1 + uk )
Comme 1 − uk −−−−→ 0, pour k assez grand on a 1 − uk 6= 0
k→+∞
√ 1 + uk √
d'où λk,` = λ` −−−−→ λ`
1 − uk k→+∞
Je note ∆k = diag (λ1,k , . . . , λn,k )
√ √
en regardant le limite coecients par coecients, on a ∆k −−−−→ diag λ1 , . . . , λn
k→+∞
√ √
Je note δ = diag λ1 , . . . , λn
Je remarque que P∆k P> = Vk
Comme l'application M ∈ Mn (R) 7−→ PMP> est linéaire en dimension nie, cette application est continue.
donc P∆k P> = Vk −−−−→ PδP>
k→+∞
Il est clair que la matrice PδP> est symétrique à valeurs propres strictement positives
2
De plus PδP> = PδP> PδP> = Pδ 2 P> = PDP> = A
√ √
Ainsi PδP> = A donc la suite (Vk ) converge vers A
E. Stabilité
19) On sait que V0 est inversible donc
(V0 + ∆) V0−1 − V0−1 ∆V0−1 = In − ∆V0−1 + ∆V0−1 − ∆V0−1 ∆V0−1 = In − ∆V0−1 ∆V0−1
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Mines-Ponts MP Un corrigé de Mathématiques 2 2018
√ −1 √ −1
Ainsi (V0 + ∆) V0−1 − V0−1 ∆V0−1 = In − ε2 A Ci Cj> A Ci Cj>
√ √ √ 1 −1
Or ACi = λi Ci donc
Ci = √ CiA
λi
ε2
donc (V0 + ∆) V0−1 − V0−1 ∆V0−1 = In − Ci Cj> Ci Cj>
λi
Comme P est orthogonale, ses colonnes forment une base orthonormée et ainsi Cj> Ci = 0
d'où (V0 + ∆) V0−1 − V0−1 ∆V0−1 = In ce qui prouve que
V0 + ∆ est inversible et (V0 + ∆)−1 = V0−1 − V0−1 ∆V0−1
−1
On a 2∆1 = 2Vc1 − 2V1 = V c0 A − V0 − V−1 A = ∆ + (V0 + ∆)−1 A − V−1 A
c0 + V
0 0
√ −1 √ 2 √
or V0 A = A
−1
A = A = V0 et avec l'égalité
on a 2∆1 − ∆ = V0 A − V0−1 ∆V0−1 A − V0 = V0 − V0 − V0−1 ∆V0−1 A
−1
On a bien ∆1 = 12 (∆ − V0−1 ∆V0−1 A)
1 1 1 ε 1 ε
20) On a ∆1 = ∆ − V0−1 ∆V0−1 A = ∆ − V0−1 Ci Cj> V0 = ∆ − V0−1 Ci (Cj V0 )>
2 2p 2 2 2 2
1 ε λj
donc ∆1 = ∆ − √ Ci Cj>
2 2 λi
p !
1 λj
On trouve alors ∆1 = 1− √ ∆
2 λi
√ √ −1 √
On remarque que par récurrence ∀k ∈ N, Vk = Acar A A = A
On peut alors montrer par récurrence que la suite V
ck est bien dénie et que
k∈N
p !
1 λj √
en prenant η = 1− √ , on a ∀k ∈ N, V
ck = A + η k ∆
2 λi
p
λj √
21) On a √ 6 √λλn1 = γ où γ désigne le conditionnement
λi
La suite (V
ck )k>0 converge si et seulement si −1 < η < 1.
√
1 1− γ
or > η >
2 2 √ √
1− γ 1− 9
donc si γ < 9 alors > = −1
2 2
Si le conditionnement est inférieur strictement à 9, la suite (V
ck )k>0 converge (condition susante)
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