REPUBLIQUE DU CAMEROUN REPUBLIQUE DU CAMEROUN
Paix – Travail – Patrie Paix – Travail – Patrie
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MINISTERE DE LA SANTE PUBLIQUE MINISTERE DE LA SANTE PUBLIQUE
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SECRETARIAT GENERAL SECRETARIAT GENERAL
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DELEGATION REGIONAL DE L’OUEST DELEGATION REGIONAL DE L’OUEST
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ECOLE DES PROFESSIONNELS DE LA ECOLE DES PROFESSIONNELS DE LA
SANTE « LES ETOILES » DE BAFOUSSAM SANTE « LES ETOILES » DE BAFOUSSAM
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Décision N°0750/D/MINSANTE/SG/DRH/SDDRH DU 03 JUIN 2019
ETUDE COMPARATIVE DU DOSAGE DE L’HEMOGLOBINE
GLYQUEE ET DU GLUCOSE SANGUIN DANS LE DIAGNOSTIC
DU DIABETE AU SERVICE DE DIABETOLOGIE
Rédiger par:
YACOUBA RAISSA
Filière : TPMS-AM
Sous la supervision de :
Dr. KAMTCHUENG MONIQUE ODETTE
ANNEE ACADEMIQUE
2024-2025
RESUME
Le diabète est une maladie métabolique qui nécessite un diagnostic précoce afin
d’éviter les complications graves. Le diabète sucré est un problème de santé publique majeur
dans le monde notamment dans les pays en voie de développement. Afin de promouvoir le
maintien de la santé, nous nous sommes fixé l’objectif de mener une étude comparative du
dosage de l’hémoglobine glyquée et de la glycémie dans le diagnostic du diabète. Pour ce
faire, nous allons mener une étude comparative analytique qui se déroulera sur une période de
deux mois. La technique d’échantillonnage non probabiliste exhaustive sera utilisée pour
recruter l’ensemble de répondants qui rempliront nos critère d’inclusion. Nous allons réaliser
des examens biochimiques sur les échantillons de sérum obtenue par centrifugation du sang
totale. Les logiciels Microsoft Office Word 2013, Excel 2013 permettrons la saisie,
l’exploitation, le stockage et l’analyse des données.
Mots clés : Diabète, glycémie, hémoglobine glyquée, étude comparative
ABSTRACT
Diabetes is a metabolic disease that requires early diagnosis to avoid serious
complications. Diabetes mellitus is a major public health problem, particularly in developing
countries. In order to promote health maintenance, we have set ourselves the objective of
conducting a comparative study of glycated haemoglobin and blood glucose level in the
diagnosis of diabetes. To do this, we will conduct a comparative analytical study that will
take place over a period of two months. Exhaustive non-probability sampling technique will
be used to recruit all patients filling our inclusion criteria. We will perform biochemical tests
on serum samples obtained by centrifugation of whole blood. Microsoft Office Word 2013,
Excel 2013 will permit entry, processing, storage and data analysis.
Key words: Diabetes, glycated haemoglobin, comparative study, glycaemia
INTRODUCTION
Le diabète est une maladie métabolique qui apparaît lorsque le pancréas ne produit
pas suffisamment d’insuline ou que l’organisme n’utilise pas correctement l’insuline qu’il
produit. L’insuline est une hormone qui régule la concentration de sucre dans le sang (OMS,
2023).
Le diabète sucré est un problème de santé publique majeur dans le monde, notamment dans
les pays en voie de développement. Cette maladie affecte un grand nombre de personnes et
peut entraîner des complications graves si elle n’est pas diagnostiquée et prise en charge de
manière adéquate. Le diagnostic précoce et précis du diabète est donc d’une importance
capitale pour permettre une prise en charge adéquate et prévenir les complications associées
(OMS, 2023). Les mesures des taux de glucose instantanés ( auto surveillance de la glycémie
et surveillance continue en temps réel sont utiliser pour gérer le diabète d’heure en heure et
de jour en jour, pour aider à la sélection de la dose chez les patients traités à l’insuline et pour
la sécurité (Selvin, 2021). Les mesures de la glycémie chronique (par exemple, hémoglobine
glyquée ou glycémie moyenne dérivée du CGM et indicateur de gestion de glucose GMI)
sont utilisées pour déterminer l’efficacité globale de la gestion du diabète dans le but de
réduire le risque de complication a long terme (Roy Taylor, 2012).
L’hémoglobine glyquée (HbA1c), qui reflète les taux moyens du glucose dans le sang au
cours des deux ou trois derniers mois, est le test le plus largement utilisé pour surveiller la
glycémie. Il est utilisé pour diagnostiquer le diabète et surveiller l’efficacité du traitement.
D’autres tests sanguins (fructosamine, l’albumine glyquée) qui reflète les nouveaux moyens
du glucose au cours des deux à trois semaines précédentes sont parfois utilisés. Il y a
également une utilisation croissante des systèmes CGM en complément de l’HbA1c chez
certains patients, en particulier ceux atteint de diabète de type 1 (Selvin, 2021).
Toujours dans la quête de réduire considérablement le risque de faire cette pathologie, notre
attention se portera sur l’étude comparative du dosage de l’hémoglobine glyquée et de la
glycémie dans le diagnostic du diabète au service de diabétologie à l’hôpital régionale de
Bafoussam.
Problème de recherche
Le diabète sucré est une affection métabolique chronique qui nécessite un diagnostic précoce
et précis pour une gestion efficace. Les tests de diagnostic le plus utilisés sont le dosage de
l’hémoglobine glyquée (HbA1c) et le dosage du glucose sanguin. Toutefois, des questions
subsistent quant à la fiabilité et à l’efficacité de ces tests dans le diagnostic du diabète.
L’importance de cette étude réside dans la nécessité d’évaluer ces deux méthodes afin de
déterminer laquelle est la plus adaptée pour diagnostiquer le diabète et comment elles
peuvent être intégrées dans les pratiques cliniques.
Problématique
Le diabète, fléau mondiale en constante expansion, affecte aujourd’hui plus de 537 millions
d’adultes dans le monde (Atlas, 2021). L’HbA1c reflète la glycémie moyenne sur les 2-3
mois précédent le dosage, fournissant ainsi une information rétrospective sur le contrôle
glycémique (Sacks, 2011). Cependant, malgré leur utilité indéniable, l’utilisation conjointe de
l’HbA1c et de la glycémie révèle des discordances fréquentes, ou les résultats ne concorde
pas pour un même individu. Cette divergence pose un défi significatif au diagnostic du
diabète. L’enjeu de cette problématique réside donc dans la nécessité de mieux comprendre
les causes et l’implication de cette discordance, afin d’optimiser les stratégies diagnostiques
et d’améliorer la prise en charge des patients à risque ou atteint du diabète.
Question de recherche
Quel sera la corrélation entre l’hémoglobine glyquée et la glycémie dans le diagnostic du
diabète au service de diabétologie à l’hôpital régionale de Bafoussam ?
Hypothèse de recherche
Il existerait un lien entre l’hémoglobine glyquée et la glycémie dans le diagnostic du diabète
au service de diabétologie à l’hôpital régional de Bafoussam.
Objectifs de recherche
- Objectif général
Etude comparative du dosage de l’hémoglobine glyquée et de la glycémie dans le diagnostic
du diabète au service de diabétologie a l’hôpital régional de Bafoussam
- Objectifs spécifiques
Déterminer la corrélation entre l’hémoglobine glyquée et la glycémie dans notre échantillon
d’étude.
Comparer les deux résultats dans le diagnostic du diabète.
II- Revue de littérature
II- 1- GENERALITES
1- DIABÈTE SUCRÉE :
Définition
Le diabète est une maladie chronique qui se déclare lorsque le pancréas ne produit pas
suffisamment d’insuline, ou lorsque l’organisme n’est pas capable d’utiliser efficacement
l’insuline qu’il produit. L’insuline est une hormone qui régule la glycémie. L’hyperglycémie,
également appelée glycémie élevée, est un effet courant du diabète non maîtrisé qui, au fil du
temps, provoque de graves lésions dans de nombreux systèmes du corps, en particulier les
nerfs et les vaisseaux sanguins (OMS, 2023).
2- Epidémiologie
On estime que 537 millions d'adultes âgés de 20 à 79 ans vivent actuellement avec un
diabète. Cela représente 10,5% de la population mondiale dans ce groupe d'âge. Le nombre
total devrait atteindre 643 millions (11,3 %) d'ici 2030 et 783 millions (12,2%) d'ici 2045.
Contrairement aux idées reçues, le diabète n’est pas l’apanage des pays développés. Sa
progression est fulgurante dans les pays en voie de développement et notamment en Afrique.
Près de 90 % des personnes atteintes de diabète non diagnostiqué vivent dans des pays à
revenu faible ou intermédiaire. En Afrique, en Asie du Sud-Est et dans le Pacifique
occidental, plus de la moitié de la population atteinte de diabète n’est pas diagnostiquée.
Cette situation est considérablement aggravée par une inégalité tragique d’accès aux
traitements. Dans bien des régions de la planète, les complications du diabète peuvent
effectuer leurs ravages (Roy Taylor, 2012).
3- Physiopathologie
Diabète sucrée de type 1 (Palicka, 2023)
Les termes diabète insulinodépendant ou diabète juvénile englobaient auparavant ce type de
diabète. Le diabète de type 1 résulte d’une destruction auto-immune des cellules ß du
pancréas. Il existe plusieurs marqueurs de cette destruction auto immune, détectables dans les
fluides corporels et les tissus :
Autoanticorps des cellules des îlots pancréatiques (ICA)
Autoanticorps dirigés contre l’insuline (AIA)
Autoanticorps dirigés contre l’acide glutamique décarboxylase (GAD65)
Autoanticorps dirigés contre les tyrosines phosphatases IA-2 et IA-2ß.
Le métabolisme du glucose est régulé par une orchestration complexe des activités
hormonales. Les sucres alimentaires sont décomposés en divers glucides. Le plus important
est le glucose, métabolisé dans presque toutes les cellules du corps. Le glucose pénètre dans
la cellule par diffusion facilitée (protéines de transport du glucose). Ce transport facilité est
stimulé très rapidement et efficacement par un signal d’insuline (le transport du glucose dans
les cellules musculaires et adipeuses est multiplié par vingt). Une fois le glucose transporté
dans le cytoplasme, l’insuline en dirige ensuite la disposition - conversion du glucose en
glycogène, en pyruvate et en lactate, et en acides gras. Le diabète a été initialement
diagnostiqué par l’utilisation d’un test de tolérance au glucose par voie orale (oGTT) et les
critères ont été modifiés à plusieurs reprises par l’OMS et l’ADA. Les anciens termes comme
IDDM - diabète sucré insulinodépendant, NIDDM - DM non insulinodépendant, DM juvénile
ou DM adulte ont été abolis.
II-2- Diabète sucrée de type 2
1- Résistance à l’insuline
La cause sous-jacente de la résistance à l’insuline a traditionnellement été attribuée à des
facteurs principalement « environnementaux » liés à la suralimentation, au mode de vie
sédentaire, au surpoids et à l’obésité qui en résultent, avec des contributions moins
importantes du vieillissement et de la génétique.
2- Altération de la sécrétion l’insuline
La sécrétion d’insuline défectueuse est en grande partie le résultat d’influences génétiques et
de la programmation de la masse et de la fonction des cellules bêta in utero. De plus,
l’hyperglycémie elle-même peut altérer la fonction des cellules bêta pancréatiques et
exacerber la résistance à l’insuline (« glucotoxicité »), conduisant à un cercle vicieux
d’hyperglycémie entraînant une aggravation de l’état métabolique. Le diabète de type 2 est
souvent accompagné d’autres affections, notamment l’hypertension, la dyslipidémie
(triglycérides élevés et cholestérol à lipoprotéines de haute densité [HDL]) et l’obésité
centrale. Cette constellation de conditions cliniques est appelée syndrome métabolique. La
résistance à l’insuline peut jouer un rôle important dans la genèse de ces anomalies.
L’augmentation des niveaux d’acides gras libres, les cytokines inflammatoires provenant des
graisses et les facteurs oxydatifs ont tous été impliqués dans la pathogenèse du syndrome
métabolique, du diabète de type 2 et de leurs complications cardiovasculaires
3- Altération de la sécrétion d’insuline et de la résistance à l’insuline (Girard, 2013)
L’importance relative de la libération altérée d’insuline et de la résistance à l’insuline dans la
pathogenèse du diabète de type 2 a été évaluée dans plusieurs études. À titre d’exemple, dans
une étude prospective de plus de 6500 fonctionnaires britanniques sans diabète au départ, 505
sujets ont reçu un diagnostic de diabète au cours des 9,7 années (médiane) de suivi. Chez
ceux qui ont développé un diabète par rapport à ceux qui n’en ont pas développé, il y avait
une diminution marquée de la sensibilité à l’insuline au cours des cinq années précédant le
diagnostic. La fonction des cellules bêta (sécrétion d’insuline) à augmenter trois à quatre ans
avant le diagnostic, probablement en tant que mécanisme compensatoire, puis a diminué
jusqu’au diagnostic. En outre, une étude prospective de sept ans portant sur 714 Américains
d’origine mexicaine sans diabète a suggéré que la diminution de la sécrétion d’insuline et la
résistance à l’insuline étaient des facteurs de risque indépendants du diabète de type 2. Chez
les Indiens, chez qui la fréquence du diabète est très élevée, la transition d’une tolérance
normale au glucose à une intolérance au glucose au diabète est caractérisée par une
diminution concomitante de l’élimination du glucose stimulée par l’insuline et de la sécrétion
d’insuline stimulée par le glucose. Enfin, l’étude de la population « pré diabétique » à haut
risque dans le cadre du Programme de prévention du diabète (PPD) a montré que la
combinaison d’une diminution de la sensibilité initiale à l’insuline (résistance) et d’une
réduction de la sécrétion d’insuline agissait de manière additive pour augmenter le risque de
développement du diabète au fil du temps.
4- Dysfonctionnement des cellules bêta
Le diabète de type 2 est progressif, et l’un des principaux facteurs responsables en est un
déclin continu de la fonction β cellules. Plusieurs études ont démontré que le diabète et le pré
diabète ne se développent pas tant que la cellule β ne parvient pas à compenser de manière
appropriée l’état périphérique de résistance à l’insuline. La capacité de la cellule β à sécréter
suffisamment d’insuline pour répondre adéquatement à l’état périphérique de résistance à
l’insuline dépend de multiples facteurs, notamment la masse des cellules β (Doubi, 2014) et
la capacité sécrétoire (Doubi, 2014), qui sont influencées par des facteurs génétiques (Sola D,
2015) et environnementaux (Sola D, 2015) . En fait, bien que la perte progressive de la
fonction β-cellules puisse être due à différents troubles métaboliques (résistance à l’insuline,
lipotoxicité), plusieurs études ont suggéré que le dysfonctionnement des cellules β dépend
également d’un risque préexistant et peut-être génétiquement déterminé, ce qui est crucial
pour que le dysfonctionnement des cellules β se produise).
III-3- Classification du diabète
La majorité des cas de diabète peuvent être classés en 2 catégories: le diabète de type
1 et le diabète de type 2, bien que certains cas soient difficiles à classer (Canada, 2020). Le
diabète gestationnel (DSG) se caractérise par la survenue d’une hyperglycémie, c’est-à-dire
d’une élévation de la concentration de glucose dans le sang au-dessus des valeurs normales,
mais à des valeurs inférieures à celles conduisant à poser le diagnostic de diabète. Le diabète
gestationnel survient pendant la grossesse (OMS, 2023).
Les diabètes monogéniques représentent 1 à 2 % des diabètes. Il s’agit d’un cadre hétérogène
au plan génétique et clinique. Une approche clinique permet, selon le phénotype du patient,
d’orienter le diagnostic génétique. Cependant, dans certaines formes le diagnostic
différentiel, notamment avec un diabète de type 2 de survenue précoce, peut être difficile.
Selon leur présentation, on peut classer les diabètes monogéniques en trois groupes : dans le
premier, le diabète, de phénotype variable, est au premier plan, il s’agit des MODYs
(Maturity onset diabetes of the young) ; dans le second, le diabète est associé à des atteintes
extra-pancréatiques, en particulier une atteinte rénale dans le syndrome RCAD (Renal cysts
and diabetes, où MODY5), ou une surdité et une dystrophie maculaire dans le MIDD
(Maternally inherited diabetes and deafness), dû à une mutation de l’ADN mitochondrial ;
dans le troisième groupe, le diabète est de survenue très précoce, habituellement de révélation
néonatal (Timsit J, 2009). Il est important de faire la distinction entre le diabète de type 1, le
diabète de type 2 et le diabète monogénique, mais il peut être difficile au moment du
diagnostic dans certaines situations (C, 2013). Le Tableau 2 met en évidence les principales
caractéristiques du diabète de type 1, y compris la forme LADA, le diabète de type 2 et le
diabète monogénique. Aucun test diagnostique ou critère clinique ne peut faire cette
distinction de manière fiable, mais des tests supplémentaires peuvent être utiles dans les
présentations atypiques si la connaissance du diagnostic spécif indicateur de gestion du
glucose indicateur de gestion du glucose peut modifier la prise en charge.
Une forme monogénique à mettre en évidence est le diabète néonatal, qui se présente
généralement à l’âge de 6 mois et est impossible à distinguer du diabète de type 1 dans ses
caractéristiques cliniques, mais peut se prêter à un traitement par sulfonylurée orale au lieu
d’une insulinothérapie. Pour cette raison, tous les nourrissons diagnostiqués avant l’âge de 6
mois devraient subir un test génétique. En outre, toutes les personnes ayant reçu un diagnostic
de diabète de type 1 devraient être examinées pour déterminer si le diagnostic a été posé
avant l’âge de 6 mois et, le cas échéant, des tests génétiques devraient être effectués (C,
2013).
II- 4- Critères de diagnostic du diabète (Silvio E Inzucchi, 2012)
1- Hyperglycémie symptomatique
Le diagnostic de diabète sucré est facile à établir lorsqu’un patient présente des symptômes
classiques d’hyperglycémie (soif, polyurie, perte de poids, vision floue) et a une glycémie
aléatoire de 200 mg / dL (11,1 mmol / L) ou plus. La plupart des patients atteints de diabète
de type 1 sont symptomatiques et ont des concentrations de glucose plasmatique bien
supérieures à ≥ 200 mg / dL. Certains patients atteints de diabète de type 2 présentent
également une hyperglycémie symptomatique et une glycémie de ≥200 mg / dL.
2- Hyperglycémie asymptomatique
Le diagnostic de diabète chez une personne asymptomatique (généralement le diabète de
type 2) peut être établi à l’aide de l’un des critères suivants. Valeurs de FPG ≥126 mg/dL (7,0
mmol/L). Le jeûne est défini comme l’absence d’apport calorique pendant au moins huit
heures. Valeurs de glycémie plasmatique sur deux heures de ≥ 200 mg/dL (11,1 mmol/L)
pendant une OGTT de 75 g.
3- HbA1C valeurs ≥6,5 % (48 mmol/mol).
En l’absence d’hyperglycémie symptomatique sans équivoque, le diagnostic de diabète doit
être confirmé un jour ultérieur par une mesure répétée, en répétant le même test pour
confirmation. Cependant, si deux tests différents (par exemple, FPG et A1C) sont disponibles
et concordants pour le diagnostic du diabète, des tests supplémentaires ne sont pas
nécessaires [5]. Si deux tests différents sont discordants, le test diagnostique du diabète doit
être répété pour confirmer le diagnostic.
II-5- Les complications du diabète (Doubi, 2014)
Les personnes atteintes de diabète courent un risque accru de maladie Cardiovasculaire, ce
qui peut entraîner des problèmes tels qu’une crise cardiaque, un accident vasculaire cérébral
ou même la mort.
1- Complications oculaires :
Il existe plusieurs problèmes oculaires liés au diabète ; La plus courante est appelée «
rétinopathie diabétique ». Dans la rétinopathie diabétique, les petits vaisseaux sanguins de la
muqueuse à l’arrière du globe oculaire se développent anormalement et fuient, entraînant une
perte de vision et éventuellement la cécité s’ils ne sont pas traités. D’autres problèmes
oculaires associés au diabète comprennent l’œdème maculaire diabétique (gonflement de la
zone centrale de la rétine qui a la vision la plus nette), le glaucome (pression élevée dans le
globe oculaire) et la cataracte (opacification du cristallin).
Des examens de la vue régulière sont essentiels pour détecter la rétinopathie et d’autres
problèmes oculaires à un stade précoce, lorsque la maladie peut être surveillée et traitée pour
préserver la vision. Le risque de rétinopathie diabétique et les recommandations pour la
surveillance varient selon le type de diabète dont vous souffrez.
2- Pieds diabétiques
Le diabète peut diminuer le flux sanguin vers les pieds et endommager les nerfs qui
transportent la sensation ; Cette lésion nerveuse est connue sous le nom de « neuropathie
diabétique ». Parce que les personnes atteintes de neuropathie peuvent perdre leur capacité à
ressentir la douleur, elles courent un risque accru de développer des complications
potentiellement graves liées au pied telles que des ulcères. Les complications du pied sont
très fréquentes chez les personnes atteintes de diabète et passent parfois inaperçues jusqu’à ce
que les symptômes deviennent graves.
3- Complications rénales
Le diabète peut altérer la fonction normale des reins. Les problèmes rénaux liés au diabète
sont appelés « maladie rénale diabétique » ou, par le terme plus ancien, « néphropathie
diabétique ». Au fil du temps, cela peut entraîner une maladie rénale chronique et même une
insuffisance rénale. (Voir « Éducation des patients : maladie rénale diabétique (au-delà des
bases) ».)
Pour vérifier votre fonction rénale, votre fournisseur de soins de santé peut demander un test
sanguin annuel pour la créatinine et l’utiliser pour estimer le taux de filtration glomérulaire,
ou DFG (qui mesure le fonctionnement de vos reins). Ils peuvent également commander des
tests d’urine pour mesurer la quantité de protéines dans votre urine. Lorsque les reins
fonctionnent normalement, ils empêchent les protéines de s’infiltrer dans l’urine, de sorte que
la recherche de protéines (mesurées sous forme d’albumine) dans l’urine (même en très
petites quantités) peut être un signe précoce de lésions rénales.
Les recommandations pour savoir quand commencer les tests de dépistage réguliers du
rapport albumine/créatinine urinaire dépendent du type de diabète :
Chez les personnes atteintes de diabète de type 1, les tests devraient commencer environ cinq
ans après le diagnostic.
Chez les personnes atteintes de diabète de type 2, les tests devraient commencer au moment
du diagnostic.
II- 6- Traitement
Traitements non médicamenteux :
Éducation thérapeutique
L’éducation thérapeutique du patient diabétique est fondamentale, car indispensable à sa prise
en charge. C’est un ensemble de pratiques visant à permettre au patient, l’acquisition de
compétences afin de pouvoir prendre en charge de manière active sa maladie, ses soins et sa
surveillance, en partenariat avec ses soignants. Elle est destinée à aider le patient et sa
famille et/ou son entourage à comprendre la maladie et les traitements et à collaborer aux
soins, dans le but de conserver et/ou améliorer sa qualité de vie. Elle comprend la
sensibilisation, l’information, l’apprentissage et le support psychosocial, tous liés à la maladie
et au traitement.
Mesures hygiéno-diététiques (MHD)
Bien que le traitement pharmacologique soit indispensable dans la prise en charge de la
majorité des états diabétiques, la plupart des recommandations reconnaissent que les mesures
hygiéno-diététiques restent l'une des bases de la thérapeutique du diabète, qu'il s'agisse d'un
DT1 ou d’un DT2. Les MHD ont pour objectif de contrôler les désordres glycémiques et de
lutter contre les FDR associés au diabète et qui favorisent l'apparition ou la progression de
complications cardiovasculaires.
Régime alimentaire
Le régime alimentaire est basé sur le principe de l’alimentation saine et équilibrée, dans le
contexte des influences sociales, culturelles et psychologiques des choix alimentaires. Il a
pour but de faire obtenir au patient, un poids idéal, c’est-à-dire un IMC compris entre 18 et
25 kg/m2. Cependant, chez les patients obèses, il doit être prescrit un régime hypocalorique,
visant à réduire la consommation d’aliments riches en graisses saturées et en sucres à index
glycémique élevé, et un régime hyposodé chez les diabétiques hypertendus.
Activité Physique
L’activité physique doit être régulière (au moins 3 à 4 fois par semaine) et durer au minimum
20-30 minutes par séance. Elle doit être au moins du type activité modérée (conseiller 30
minutes à une heure de marche par jour ; préférer gravir les escaliers au profit des
ascenseurs). Mais lorsqu’elle est programmée intense, la glycémie doit être surveillée avant et
après l’activité, afin d’éviter l’hypoglycémie liée à l’effort physique. Ainsi, il faut éviter les
exercices vigoureux si la glycémie est <0,8 g/L (4,5 mmol/L), si le patient a une cétonurie ou
si la glycémie est >2,5 g/L (14 mmol/L). Il faut également éviter certaines activités sportives
telles que l’alpinisme, le parachutisme et la plongée sous-marine à cause du risque
d’hypoglycémie lié à celles-ci.
Pour le patient DT2, la pratique d’une activité physique régulière a un effet bénéfique sur le
contrôle métabolique, la sensibilité à l’insuline, la santé cardiovasculaire et la perte du poids
et sa consolidation autant qu’elle procure une sensation de bien-être.
La modification du régime alimentaire et l’activité physique doivent constituer les premières
étapes de la prise en charge des diabétiques de type 2 nouvellement diagnostiqués, et doivent
être maintenue tout au long du suivi.
Auto-surveillance glycémique
L’auto surveillance glycémique (ASG) est l’un des principaux éléments du contrôle de
l’équilibre glycémique chez un patient diabétique. Elle est prescrite en fonction du type de
diabète, du type de traitement et de la situation clinique, et permet au patient (ou son
entourage) de surveiller lui-même sa glycémie, plusieurs fois par jour si besoin, et de prendre
des mesures pour la contrôler.
Chez les patients diabétiques de type 2, l’ASG est recommandée 2 à 4 fois par jour en cas
d’insulinothérapie et 2 fois par semaine à 2 fois par jour en cas de traitement par des
insulinosécréteurs ou de traitement n’atteignant pas l’objectif glycémique. Elle se fait à jeun
et en post-prandial
2- Traitements médicamenteux
1. Les antidiabétiques oraux
Sulfonylurées (SU).
Les sulfonylurées ont été découvertes en 1942, lorsque Janbon et al. a observé que certains
sulfamides généraient une hypoglycémie chez les animaux de laboratoire. A partir de cette
observation, le carbutamide (1-butyl-3-sulfonylurée) a été synthétisé. Le carbutamide a été la
première sulfonylurée utilisée pour traiter le diabète, mais a ensuite été retirée du marché en
raison de ses effets néfastes sur la moelle osseuse. Dans les années 1960, plusieurs
sulfonylurées sont devenues disponibles ; ils sont traditionnellement classés en 2 groupes (ou
générations). Le gliclizide, le glipizide, le glibenclamide et le glimépiride sont des
sulfonylurées de deuxième génération, actuellement utilisés, tandis que les médicaments de
première génération (tels que le tolbutamide et le chlorpropamide) ne sont plus utilisés.
Les médicaments de deuxième génération sont tout aussi efficaces pour abaisser les
concentrations de glucose dans le sang, mais il existe des différences dans l’absorption, le
métabolisme et la posologie (Sola D, 2015).
Les sulfonylurées sont utilisées pour traiter le diabète de type 2 depuis de nombreuses années.
Ils agissent en augmentant la quantité d’insuline produite par votre corps et peuvent abaisser
le taux de sucre dans le sang d’environ 20%.
Cependant, au fil du temps, ils cessent progressivement de fonctionner. Ce sont des agents
secondaires raisonnables parce qu’ils sont peu coûteux, efficaces, universellement
disponibles et ont une longue expérience. La plupart des patients peuvent prendre des
sulfonylurées même s’ils ont une allergie aux médicaments « sulfamides ». Vous devez être
très prudent en prenant une sulfonylurée si vous souffrez d’insuffisance rénale.
Un certain nombre de sulfonylurées à courte durée d’action sont disponibles (noms de
marque échantillons: Glucotrol, Amaryl), et le choix entre eux dépend principalement du coût
et de la disponibilité (Doubi, 2014).
Insuline
Dans le passé, le traitement à l’insuline était réservé aux patients atteints de diabète de type 2
dont la glycémie n’était pas contrôlée par des médicaments oraux et des changements de
mode de vie (c’est-à-dire un régime alimentaire et de l’exercice).
Cependant, il existe de plus en plus de preuves que le traitement à l’insuline à des stades
précoces peut améliorer la prise en charge globale du diabète au fil du temps.
Les effets secondaires comprennent l’hypoglycémie, si vous prenez plus d’insuline que votre
corps a besoin, et le gain de poids. L’ajustement de la dose d’insuline aux besoins du corps
peut minimiser le risque de ces effets secondaires. Il peut être nécessaire de réajuster votre
dose fréquemment.
Dans certaines situations, les injections d’insuline (injections) peuvent être utilisées comme
traitement de première intention pour le diabète de type 2. Dans d’autres cas, l’insuline peut
être ajoutée ou substituée aux médicaments oraux. Si vous prenez de l’insuline, vous devrez
vous sentir à l’aise de vous faire les injections ou demander à un membre de votre famille ou
à un colocataire d’apprendre à le faire pour vous. Des informations plus détaillées sur le
traitement à l’insuline sont disponibles séparément. (Voir « Éducation des patients : diabète
de type 2 : traitement à l’insuline (au-delà des bases) ».)
II- 7- Hémoglobine et hémoglobine glyquée
L’hémoglobine A1c (HbA1c) représente un biomarqueur clé dans le diagnostic et la prise en
charge du diabète, car elle indique les concentrations récentes de glucose dans le sang. La
glycation de l’hémoglobine est un processus irréversible non enzymatique qui est favorisé par
l’exposition prolongée des érythrocytes à des concentrations élevées de glucose, une
condition qui est connue pour se produire dans des conditions de banque de sang
(D'Alessandro A, 2013).
Il existe une relation quantitative entre le niveau d’exposition au glucose et le degré de
glycation. L’exposition au glucose dépend principalement de la glycémie et de la durée
d’exposition à une glycémie donnée. Dans le cas de l’hémoglobine, cette durée dépend de la
durée de vie des globules rouge (Procopiou, 2023).
Tout hémoglobine normale est une combinaison de chaînes alpha et non alpha. Le gène de
l'alpha globine est situé sur le chromosome 16. L'hémoglobine A est composée d'une paire de
chaînes d'alpha-globine et d'une paire de chaînes de bêta globine.
1- METHODE DE DOSAGES DE L’HbA1c
Les caractères physico-chimiques de l’hémoglobine sont modifiés par la glycation et les
méthodes de dosage sont basées sur deux principes : la modification de charge ou la
modification de structure.
Méthodes basées sur la modification de charge :
Les techniques de chromatographie d’échange ionique sont très sensibles aux conditions
techniques (température, pH, dilution de l’échantillon). Les méthodes automatisées en basse
pression (CLBP) ou en haute pression (CLHP) sont préférables aux mini-colonnes
d’utilisation délicate et en voie de disparition et dont aucune ne possède en 2010 la
certification NGSP.
Les dernières générations d’automates de CLHP permettent la séparation de nombreuses
hémoglobines modifiées ayant des points isoélectriques proches de celui de l’HbA1c.
Tableau I : Caractéristiques générales des principes de dosage de l’HbA1c.
HPLC Chromatographie Immunodosage
d’affinité
Avantages Permet la détection de Résultats non perturbés Peut être adapté sur un automate de
variants d’Hb Travaille par la fraction labile ou la biochimie.
sur tube primaire fraction carbamylée.
bouché.
Nécessite la plupart du temps la
préparation de
Inconvénients Nécessite l’achat d’un Ne permet pas la détection
matériel spécifique. de variant d’Hb. L’échantillon.
Ne permet pas la détection des
variants d’Hb. Est dépendant de la
qualité de l’anticorps.
CONCLUSION
L'objectif de cette étude est d'établir une comparaison approfondie entre l'HbA1c et la
glycémie dans le diagnostic du diabète.
Le choix de cette étude s'explique par le besoin d'améliorer les méthodes de diagnostic du
diabète a l’Ouest, en tenant compte de la faisabilité, de la simplicité et de la disponibilité des
tests pour les populations vivant dans des régions éloignées et disposant de ressources
limitées. En analysant minutieusement les données récoltées, cette étude vise à améliorer les
protocoles diagnostiques et à optimiser la gestion du diabète à l’Ouest. Dans le cadre de cette
recherche, nous avons examiné également les facteurs pouvant influencer les résultats des
dosages de l'HbA1c et de la glycémie, tels que l'âge, le sexe et les autres conditions médicales
présentes chez les sujets. L’étude montre une différence statistiquement significative (p <
0,001) entre la glycémie et HbA1c dans l’étude ce qui prouve que ces deux dosages ont la
même valeur dans le diagnostique du diabète.
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