Contrôle politique et parlementaire au Maroc
Contrôle politique et parlementaire au Maroc
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I. Le contrôle politique au Maroc
Le contrôle politique peut être défini comme le processus par lequel les acteurs
politiques, les institutions et les citoyens évaluent, influent et supervisent les
actions, les politiques et les décisions du gouvernement ou d'autres organes
politiques.
Le contrôle politique vise à maintenir l'intégrité du processus politique en
garantissant que les acteurs politiques agissent de manière responsable,
transparente et dans l'intérêt général. Il constitue un élément essentiel de la
démocratie en favorisant la responsabilité des gouvernants envers les gouvernés.
Cette définition est complète car elle met en évidence les trois dimensions
essentielles du contrôle parlementaire :
Exercice de la Surveillance
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Le contrôle parlementaire implique une surveillance active et continue des
activités du gouvernement par le parlement. Les représentants élus jouent un rôle
de vigie en examinant attentivement les politiques, les décisions et les actions de
l'exécutif. Cette surveillance vise à assurer la transparence, à identifier d'éventuels
abus de pouvoir et à maintenir l'intégrité du processus décisionnel.
Évaluation et Sanction
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lois présentés par le gouvernement. En outre, elle détient des pouvoirs significatifs
pour influencer le processus législatif, pouvant rejeter, modifier ou renvoyer les
projets de loi au gouvernement, et même initier des projets de loi elle-même.
Au-delà de son rôle législatif, la Chambre des Représentants exerce un contrôle
essentiel sur l'exécutif. Les membres du gouvernement sont tenus responsables
devant le Parlement, où la Chambre des Représentants peut poser des questions,
engager des débats, et voter sur des motions de censure si nécessaire. Elle dispose
ainsi de pouvoirs substantiels pour influencer la conduite de l'exécutif, y compris
la possibilité de renverser le gouvernement par le biais d'une motion de censure.
Un principe fondamental de la Chambre des Représentants est de garantir une
représentation pluraliste, reflétant les diverses opinions et intérêts de la
population marocaine. Les partis politiques jouent un rôle central dans ce
processus en présentant des candidats lors des élections, et la composition de la
Chambre comprend des membres de divers partis politiques, chacun représentant
une gamme variée de perspectives. Cela contribue à assurer que les lois résultent
d'un processus démocratique inclusif, prenant en compte les intérêts de
l'ensemble de la société.
En constante évolution, la Chambre des Représentants a subi des réformes
constitutionnelles récentes au Maroc. Ces réformes visent à renforcer le rôle du
Parlement, à accroître la participation citoyenne, et à promouvoir les valeurs
démocratiques. Ainsi, la Chambre des Représentants, en tant qu'institution
dynamique, joue désormais un rôle central accru dans la vie politique marocaine,
consolidant son statut d'acteur incontournable de la démocratie dans le pays.
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Parallèlement à son rôle législatif, la Chambre des Conseillers exerce une fonction
de représentation territoriale. Ses membres sont élus à travers les régions du
Maroc, garantissant une représentation territoriale équitable. Cette dimension
renforce la démocratie en permettant une prise en compte des spécificités
régionales dans le processus législatif.
La Chambre des Conseillers participe également au contrôle de l'exécutif. Les
membres du gouvernement sont tenus de rendre des comptes devant cette
chambre, où des questions peuvent être posées, des débats menés, et des
motions de censure votées si nécessaire. Par conséquent, la Chambre des
Conseillers détient une autorité significative dans le contrôle des actions du
gouvernement.
Un principe fondamental de la Chambre des Conseillers est de favoriser la
représentativité et la participation de la société civile. Les conseils régionaux
élisent une partie des membres de cette chambre, favorisant une diversité
d'opinions et d'expériences. Cela contribue à la formulation de politiques qui
prennent en compte les besoins spécifiques de différentes régions du Maroc.
Comme la Chambre des Représentants, la Chambre des Conseillers est également
le sujet de réformes constitutionnelles récentes visant à renforcer la démocratie
et à accroître l'efficacité du Parlement. Ces réformes témoignent de l'évolution
constante des institutions parlementaires au Maroc, affirmant leur rôle central
dans la démocratie en expansion dans le pays. Ainsi, la Chambre des Conseillers
demeure un pilier essentiel du paysage politique marocain, contribuant de
manière significative à la vitalité et à l'efficacité du système démocratique.
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4. Les Sessions du Parlement marocain :
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Sa date : Convoquée par le Roi, sur proposition du gouvernement ou de la
majorité des membres de l'une des deux chambres.
Sa durée : Au maximum quinze jours
La Constitution est la loi fondamentale du Maroc. Elle définit les pouvoirs des
institutions, les droits et libertés des citoyens, et les principes de la vie politique.
La révision de la Constitution est un processus important qui nécessite l’accord
des deux Chambres du Parlement.
La loi de finances est le texte qui fixe les recettes et les dépenses de l’État pour
l’année à venir. Elle est présentée par le gouvernement au Parlement et doit être
approuvée par les deux Chambres. La présentation du projet de loi de finances est
l’occasion pour le gouvernement de présenter sa stratégie économique et sociale
pour l’année à venir.
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Les discours des Chefs d’Etat et de gouvernement étranger :
Les discours des Chefs d’État et de gouvernement étranger sont l’occasion pour
eux de s’adresser au Parlement et de présenter leurs positions sur des questions
d’intérêt national ou international. Ces discours sont souvent suivis d’un débat
entre les parlementaires.
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assurant ainsi que les décisions prises sont ancrées dans la diversité des
opinions et des besoins de la société.
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et les questions orales mensuelles adressées au Chef du gouvernement sur la
politique générale.
Les questions écrites, consacrées à des questions d’ordre régional ou local ;
Les questions orales, qui consistent à interroger un ministre sur un sujet
d’ordre national ;
Les questions orales avec débat, occasions de longues discussions sur un
thème précis ;
Les questions d’actualité, sur des sujets ponctuels urgents qui préoccupent
l’opinion publique nationale et nécessitent des éclaircissements de la part
du gouvernement ;
Les questions orales mensuelles adressées au Chef du gouvernement sur la
politique générale.
Les conditions de recevabilité des questions
L’article 258 du règlement intérieur de la Chambre des représentants précise les
conditions de recevabilité des questions.
Concernant la forme : elles doivent porter sur un seul sujet, être adressées par
écrit au Président de la Chambre et porter la signature de son auteur (art. 259 RI,
CHR) ;
Concernant le fond : elles ne peuvent être destinées à servir un intérêt personnel
ou comporter des accusations personnelles à l’égard des ministres auxquels elles
sont adressées. Ainsi, sont irrecevables :
o Les questions qui portent sur plusieurs sujets ;
o Les questions relatives à des cas personnels ;
o Les questions qui comportent des accusations personnelles (à l’égard des
ministres auxquels elles sont adressées).
Les questions écrites
Prévue par la Constitution et le règlement intérieur de la Chambre des
représentants (art. 276)
Les questions écrites sont posées par un parlementaire à un ministre ; seules
celles qui portent sur la politique générale du gouvernement sont posées au Chef
du gouvernement. Les questions écrites sont rédigées, notifiées et publiées dans
les mêmes conditions que les questions orales. Elles peuvent être déposées
pendant ou en dehors des sessions.
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Au début de la séance consacrée aux questions orales, le Président annonce le
nombre de questions écrites reçues, le nombre de questions ayant obtenu une
réponse et celles restées sans réponse après expiration des délais prévus à l’article
100 de la Constitution.
A la fin de chaque session, le bureau de la Chambre discute la situation des
questions qui n’ont pas reçu de réponses et établit un rapport. Les questions
écrites et les réponses des membres du gouvernement font l’objet d’une
publication au bulletin officiel du Parlement (art. 277 du règlement intérieur de la
Chambre des représentants).
Questions orales hebdomadaires
La procédure spontanée de contrôle consiste à interroger le gouvernement.
Prévues par l’article 261 du règlement intérieur de la Chambre des représentants,
les questions orales sont posées par un représentant (ou l’un des représentants
qui en sont signataires) à un ministre, ce qui interdit toute question collective.
Elles consistent à interroger un ministre sur un sujet d’ordre national.
C’est le bureau de la Chambre qui précise les conditions de dépôt, de notification
et de publication des questions orales. De même, il établit un ordre du jour des
questions hebdomadaires, comprenant les questions orales, les questions
d’actualité et les questions suivies d’un débat.
Questions orales avec débat
Conformément aux dispositions de l’article 268 du règlement intérieur de la
Chambre des représentants, les députés peuvent poser à un membre du
gouvernement des questions orales portant sur un sujet précis et suivies d’un
débat.
Questions d’actualité
Selon le règlement de la Chambre des représentants, les questions d’actualité
doivent être en liaison avec l’actualité. Ces questions mettent en évidence des
sujets présentant un caractère d’urgence et susceptibles d’intéresser l’opinion
publique. Cette procédure est une prérogative reconnue à chaque député. En
effet, tout représentant peut, pendant les sessions ordinaires, poser des questions
d’actualité sur des sujets ponctuels urgents qui préoccupent l’opinion publique
nationale et nécessitent des éclaircissements de la part du gouvernement (art. 269
du règlement intérieur de la Chambre des représentants).
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Les questions d’actualité adressées aux ministres sont formulées par écrit et
déposées au bureau de la Chambre des représentants qui en juge la recevabilité ;
elles ne peuvent dépasser 3 questions, deux minutes étant allouées à chaque
question et la même durée au gouvernement. Il convient d’observer que les
questions d’actualité sont appelées en priorité. Un inventaire des questions est
mis à la disposition des représentants sur le site web de la Chambre.
Questions orales mensuelles adressées au Chef du gouvernement sur la
politique générale
Une séance par mois est réservée, selon l’article 100C et 278 à 283 du règlement
intérieur de la Chambre des représentants aux questions relatives à la politique
générale, adressées au Chef du gouvernement, qui doit apporter ses réponses
dans les 30 jours suivant la date de leur transmission.
Ces questions se tiennent en séance plénière le même jour que ceux consacrés à
la séance hebdomadaire de questions orales sauf accord avec le gouvernement de
fixer un autre jour. Elles se rapportent aux politiques publiques telle la santé, la
régionalisation, la déconcentration administrative, la situation des marocains
résidant à l’étranger, ainsi qu’au bilan d’étape du gouvernement dans les
domaines économiques, social et culturel.
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de son bureau qui comprend : un président qui est un membre de la majorité, 4
vice-présidents, un rapporteur, un rapporteur-adjoint et des secrétaires.
Le président, élu en plénière, dispose des mêmes compétences que les autres
présidents de commissions permanentes, avec cependant des attributions
spécifiques en relation avec les particularités de la procédure budgétaire. Il
dispose de prérogatives et de droits étendus dans les faits :
Il a autorité pour convoquer toute personne jugée utile pour des auditions :
ministres, responsables des administrations et des établissements et entreprises
publics, en présence et sous la responsabilité des ministres dont ils relèvent ;
Il peut accéder à tout document d’ordre financier et administratif ;
Il peut saisir la Cour des comptes pour des demandes d’informations ou
d’enquêtes (art.148C).
Le rapporteur général
L’autorité technique de la Chambre des représentants en matière budgétaire. Il
est chargé de rédiger un rapport sur le projet de loi de finances. Ce rapport,
composé de deux parties, est un document précieux pour l’information des
parlementaires : d’une part, il retrace une analyse globale du budget préparé par
le gouvernement, et d’autre part une analyse précise et détaillée, technique mais
également critique.
Attributions et moyens de la commission des finances
Au Maroc, la mission de contrôle de la commission des finances n’est décrite ni
par la LOF, ni par le règlement intérieur de la Chambre des représentants. Mais
dans la pratique, la commission des finances exerce un rôle spécifique de contrôle
du budget de l’Etat pour vérifier si le gouvernement respecte les autorisations
budgétaires qui lui ont été accordées.
La mission de la commission des finances de la Chambre des représentants
1. Procéder à des investigations sur pièces et sur place, ou à des auditions,
auxquelles les personnes convoquées sont tenues de se présenter ;
2. Demander la communication de renseignements ou de documents d’ordre
financier et administratif, sous réserve des sujets à caractère secret ;
3. Bénéficier de l’assistance de la Cour des comptes.
pendant l’exécution de la loi de finances, la commission des finances de la
Chambre des représentants (Chambre basse) dispose de moyens d’informations
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variés qu’on peut classer en deux catégories : d’une part, les informations écrites
qui concernent les documents d’accompagnement des projets des lois de
finances et des budgets ministériels prévus aux articles 48 et 39 de la LOF).d’autre
part, les informations orales qui ont pour but de compléter les informations
écrites et qui sont recueillies à la suite d’auditions organisées par les commissions
des finances et par les différents ministres dépensiers
Missions d’information exploratoires
L’article 107 du règlement intérieur de la Chambre des représentants prévoit la
possibilité pour les commissions permanentes de créer des missions
d’information exploratoires, à la demande de leurs présidents et après accord de
leur bureau, d’un président de groupe ou d’un tiers des membres de la
commission. De telles missions sont créées pour étudier les conditions et
modalités d’application d’une loi, un sujet concernant la société ou se rapportant
à l’une des activités du gouvernement, des administrations et institutions, des
entreprises publiques.
Les travaux des missions d’information comprennent des auditions et
éventuellement des déplacements au Maroc et à l’étranger.
Elles se concluent par la présentation d’un rapport d’information qui est :
1. Transmis au bureau de la Chambre en même temps qu’il est remis à la
commission concernée, dans un délai n’excédant pas 60 jours à compter de la fin
de la mission ;
2. Discuté au sein de la commission, le gouvernement étant invité à assister à la
discussion ;
3. Transmis, accompagné du rapport de la mission d’information, au bureau de la
Chambre qui l’examine et le soumet à la séance publique en vue de sa discussion.
Les auditions
Les commissions permanentes du Parlement marocain peuvent procéder à
l'audition des responsables des administrations et des établissements et
entreprises publics. Ces auditions ont pour objectif de recueillir des informations
sur des sujets relevant de la compétence des commissions.
Procédure
La demande d'audition est adressée par le président de la commission concernée
au président de la Chambre concernée, qui la transmet au Chef du gouvernement.
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La demande doit mentionner l'objet de l'audition et les responsables à
auditionner.
La date et les modalités de la séance d'audition sont fixées d'un commun accord
entre le président de la commission parlementaire et l'autorité gouvernementale
chargée des relations avec le Parlement.
Obligation de présence
La présence du membre du gouvernement et des responsables concernés à la
séance d'audition est obligatoire. Cette obligation ne s'applique pas aux missions
d'information exploratoires.
Les commissions d’enquête
Aux termes de l’article 67C de 2011 et de la loi organique du 31 juillet 2014, les
commissions d’enquête parlementaires « sont créées pour recueillir des éléments
d’information sur des faits déterminés ou sur la gestion des services, entreprises
et établissements publics, et soumettre leurs conclusions à la Chambre qui les a
créées ».
Les commissions d’enquête répondent ainsi au souci d’effectivité du contrôle
qu’exerce le Parlement sur le gouvernement et sur les entreprises et
établissements publics. Elles se distinguent des missions d’information qui
émanent des commissions permanentes et sont dépourvues de moyens coercitifs
des commissions d’enquête
La création d’une commission d’enquête relève de l’initiative Royale ou
parlementaire et prend ses décisions à la majorité des voix des membres présents.
Les commissions d’enquête peuvent être créées soit :
o À l’initiative du Roi ;
o Ou à la demande du 1/3 des membres de la CHR ;
o Ou à la demande du 1/3 des membres de la CHC ;
L’évaluation des politiques publiques
Notion nouvelle pour le Parlement marocain, l’évaluation vise conformément au
règlement intérieur de la Chambre des représentants, à réaliser des enquêtes et
analyses précises pour prendre connaissance de la réalisation des politiques et
programmes publics et à mesurer l’impact sur les politiques concernées et sur la
société. Elle vise également à évaluer le niveau de réalisation des objectifs prévus
et à faire des recommandations pour améliorer les politiques publiques
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Conformément à l’article 70C, le Parlement évalue les politiques publiques. Le
Parlement doit à ce titre, tenir une séance annuelle relative à la discussion et à
l’évaluation des politiques publiques, conformément à l’article 101C.
Procédure
-Un vote a lieu trois jours francs après la pose de la question de confiance.
La confiance ne peut être refusée ou le texte rejeté qu'à la majorité absolue des
membres composant la Chambre des représentants. En cas de refus de confiance,
le gouvernement démissionne collectivement.
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Gouvernement, il peut l’amener à démissionner en cas de vote favorable de la
motion. Pour être recevable, celle-ci doit être signée par 1/5 au moins des
membres, conformément aux dispositions de l’art.105C
La loi de règlement est une étape du processus budgétaire dans certains systèmes
politiques
La loi de règlement est un instrument juridique qui permet de constater et de
rendre compte de l'exécution du budget de l'État pour une période donnée.
La loi de règlement intervient après la clôture de l'exercice budgétaire.
Elle constate l'ensemble des opérations budgétaires de l'exercice écoulé, tant du
point de vue des recettes que des dépenses.
Selon Article 65 (LOLF)… Le PLR (Le projet de loi de règlement de la loi de finance)
est déposé annuellement, en priorité sur le bureau de la chambre des
représentants au plus tard, à la fin du premier trimestre du deuxième exercice qui
suit celui de l’exécution de la loi de finances concernée
o La Question qui se pose c’est qui prépare la loi de règlement au Maroc et
quel est le processus de la préparation ?
Qui prépare la loi de règlement ?
Au Maroc, la loi de règlement est préparée par le ministère de l'Économie et
des Finances.
Quel est le processus de préparation ?
1. Clôture de l'exercice budgétaire : c’est-à-dire toutes les dépenses et les
recettes sont enregistré.
2. Compilation des Données Financières : c’est-à-dire la direction du budget
compile les données financières de l’ensemble de l’administration publique
marocain cela inclus les dépenses ministérielles, les recettes fiscales, les
transferts entre les différents ministère etc…
3. Vérification des Comptes : c’est-à-dire une vérification des comptes est
effectuée pour garantir leur exactitude cela peut impliquer une évaluation
interne ainsi qu’un audit externe mené par la cour des comptes
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4. Rapport de Synthèse : le rapport de synthèse est préparé ; ce rapport
comprend généralement les analyses financières, des explications des
écarts entre les prévisions budgétaires et les résultats réel, et les
commentaires sur la performance globale
5. Examen Parlementaire : c’est-à-dire le rapport de synthèse est présenté au
parlement les membres qui peuvent examiner les comptes, poser des
questions aux représentants du gouvernement et débattre des résultats
financiers
6. Révisions et Rectifications : si des erreurs ou des anomalies sont identifié
lors de l’examen parlementaire des révisions et des rectifications peut être
apporté aux comptes
7. Adoption par le Parlement : une fois le parlement est satisfait la loi de
règlement est soumise à l’approbation parlementaire
8. Publication et Communication : l’approbation de la loi de règlement et les
résultats financière sont publié au public
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d'évaluer rétroactivement la gestion des finances publiques. Cela renforce
la responsabilité du gouvernement envers le Parlement et, par extension,
envers le public.
3. Communication de l'Information Financière : La loi de règlement contribue
à la transparence financière en fournissant des informations détaillées sur
l'utilisation des fonds publics. Cela permet au public de comprendre
comment l'argent a été dépensé et comment les recettes ont été générées.
4. Gestion de la Dette Publique : Dans certains cas, la loi de règlement peut
également aborder des questions liées à la gestion de la dette publique,
notamment en approuvant les remboursements de dettes et en évaluant la
soutenabilité de la dette.
5. Approbation des Comptes : La loi de règlement approuve officiellement les
comptes de l'État pour l'exercice budgétaire écoulé. Cela inclut la validation
des dépenses effectuées et des recettes perçues au cours de cette période.
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4. Évaluation des Recettes : Le contrôle ne se limite pas aux dépenses ; il
englobe également l'évaluation des recettes publiques pour s'assurer
qu'elles correspondent aux prévisions budgétaires.
5. Rapports Réguliers : Les résultats du contrôle en cours d'exécution sont
généralement présentés sous forme de rapports réguliers aux autorités
compétentes. Ces rapports permettent une transparence accrue et offrent
la possibilité de prendre des mesures correctives si nécessaire.
6. Gestion des risques : Le contrôle en cours d'exécution du budget vise
également à identifier et à atténuer les risques potentiels liés à la gestion
financière de l'État. Cela peut inclure des risques liés à la volatilité des
recettes, des dépenses imprévues ou d'autres facteurs externes.
7. Performance et résultats : En plus de surveiller les aspects financiers, le
contrôle en cours d'exécution peut également évaluer la performance des
programmes et des projets financés par le budget. Cela permet de mesurer
les résultats obtenus par rapport aux objectifs fixés.
8. Responsabilité : Le contrôle en cours d'exécution renforce la responsabilité
des gestionnaires publics en matière de gestion financière. Les personnes
responsables de la gestion des fonds publics sont tenues de rendre compte
de manière appropriée de leurs actions et de leurs résultats.
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Cependant, en pratique, le contrôle politique exercé par le Parlement marocain
reste encore limité. Cela s'explique par plusieurs facteurs.
Le Maroc ne dispose d’aucun mécanisme indépendant de contrôle
et d’évaluation des politiques publiques :
A l’exception de la Cour des Comptes, dont les moyens demeurent limités et la
marge de manœuvre restreinte, aucun organe indépendant de l’exécutif n’existe
pour évaluer les différentes politiques publiques mises en œuvre. Or, il s’agit là
d’un élément essentiel de contrôle et surtout de validation de retour
d’expérience : les bonnes pratiques imposent de mettre en œuvre avant
l’application d’une politique publique donnée, les indicateurs de succès adéquats
et en cas de non atteinte de ces objectifs, de diligenter les missions d’enquête
idoines pour en tirer les leçons qui s’imposent. A ce titre, il est flagrant de noter
que le Maroc demeure à la traîne en la matière, bien en deçà de nombreux
autres pays en développement comme l’Afrique du Sud par exemple ou encore
notre voisin tunisien. Dans le système politique marocain, qui ne favorise pas la
responsabilisation des décideurs politiques, une instance rigoureuse et,
indépendante dotée des moyens nécessaires d’évaluation des politiques
publiques est une nécessité dont le pays ne peut se passer.
L’instrumentalisation de l’institution royale pour éviter le débat :
La tendance actuelle chez les décideurs publics, est de présenter
directement au roi des politiques publiques (sous l’appellation de " plans " ou
" stratégies ") pour avoir son aval. Cependant, ceci ne respecte pas le
processus institutionnel qui voudrait que le projet de politique publique passe
devant le Conseil des ministres, que le roi préside. Ainsi, le pouvoir et
l’autorité de l’institution royale, de jure comme de facto, tient lieu de gage des
politiques publiques et empêche de fait tout débat, toute proposition
d’amélioration, tout apport critique extérieur.
L’obsolescence de moyens de contrôle :
Le contrôle en cours d’exécution du budget effectué par la commission des
finances et du développement économique n’a pas été rénové ni clairement
défini par la LOF, pour accompagner ce nouveau cadre budgétaire. Il continue
de se faire selon l’ancienne logique de moyens et non sur les stratégies et les
objectifs des politiques publiques.
En effet, les projets de performance relatifs à chaque programme, ainsi que
la programmation triennale, ne sont communiqués qu’aux commissions
sectorielles et ne font pas partie des documents budgétaires accompagnant le
projet de loi de finances, transmis à la commission des finances et du
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développement économique. L’article 39 de LOF précise que « le projet de
performance est présenté à la commission parlementaire concernée, en
accompagnement du projet du budget dudit département ministériel ou
institution ».
C’est dire que le contrôle effectué par cette commission ne cadre pas
comme nous l’avons décrit avec la logique de la performance.
La pratique du contrôle par les parlementaires n’a donc pas été dynamisée
au sein de la commission des finances malgré l’existence d’un éventail large
d’outils de contrôle. Cette pratique atteste de l’insuffisance manifeste de cette
mission pourtant consacrée par la Constitution de 2011.
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Références :
- [Link]
limites-/
- ARTHUIS J., DELCAMP A., DOSIERE R. et HOUILLON P., Le contrôle
parlementaire, du seuil, 2010
- Abdallah Saaf, Changement et continuité dans le système politique marocain, p.
535-568.
- Ouafaa Khallouk, LE CONTROLE PARLEMENTAIRE AU MAROC ET SES
LIMITES, International. Journal. Of Advanced. Research. 8(09), 266-281
- [Link]
amendements-de-la-chambre-des-representants/
- [Link]
%20politique/lr_2021_bo_7228_0.pdf
- [Link]
%C3%A9finition+de+la+loi+de+r%C3%A9glement+en+finance+publique&ots=hO-
RdisVik&sig=f1P-
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