INTRODUCTION
La salubrité urbaine est un enjeu crucial pour le développement durable d'un pays, et dans le
cadre de notre projet, c’est celle de la République démocratique du Congo qui nous intéresse
en particulier dans des métropoles en pleine croissance comme Kinshasa, sa capitale. La
gestion des déchets et des emballages plastiques constituent une part significative de la
pollution de cette dernière.
Avec une population dépassant les 12 millions d'habitants, la ville fait face à des défis
majeurs en matière de gestion des déchets. L'urbanisation rapide et la croissance
démographique exacerbent les problèmes d'insalubrité, entraînant une dégradation de
l'environnement et des risques sanitaires.
En effet, l'absence d'infrastructures adéquates de collecte et de traitement des déchets, ainsi
qu'un manque de sensibilisation de la population, aggravent la situation. Malgré les efforts
des autorités locales, la mauvaise gestion des déchets demeure un défi persistant.
Ainsi, malgré une prise de conscience croissante des impacts environnementaux négatifs
associés à ces déchets, exacerbés par des politiques publiques, la suscitation de plusieurs cas
des maladies liées à cette insalubrité entre autre la typhoïde, la variole, la malaria, la diarrhée
sur un pourcentage de plus de 65% chez les enfants et 40% chez les adultes suite à son
influence sur l'environnement rempli des immondices et déchets à gérer.
Dans ce contexte, la bonne gouvernance émerge comme un facteur clé pour améliorer la
gestion de la salubrité. Elle se définit par la transparence, la responsabilité, l'efficacité et la
participation des citoyens dans les processus décisionnels. Une gouvernance efficace peut
générer des externalités positives, c’est-à-dire des bénéfices non-intentionnels qui profitent à
la communauté dans son ensemble, au-delà des résultats immédiats des politiques mises en
place.
Ces externalités peuvent se manifester sous forme d'amélioration de la qualité de vie, de
réduction des maladies liées à la pollution, et d'engagement accru des citoyens dans des
pratiques écologiques. L'objectif de ce projet est d'explorer comment les principes de la
bonne gouvernance peuvent être intégrés dans la gestion de la salubrité à Kinshasa, en
identifiant les mécanismes par lesquels ces pratiques peuvent générer des effets bénéfiques
pour la communauté congolaise.
II. MENTION DES BESOINS
Pour améliorer la gestion de la salubrité dans la ville province de Kinshasa, nous devons
observer une réforme complète et structurée de la gestion de la salubrité, en intégrant des
stratégies durables et efficaces. les besoins nécessiteux se déclinent de manière suivante :
II. 1. Infrastructures de gestion des déchets : Il y a un besoin crucial d’améliorer et de
renforcer les infrastructures de collecte, de tri et de traitement des déchets dans la ville. Les
infrastructures existantes sont souvent vétustes et insuffisantes pour faire face à la croissance
démographique et à l'augmentation des déchets.
II. 2. Sensibilisation et éducation de la population
La population doit être sensibilisée aux enjeux de la gestion des déchets et à l'importance de
l’hygiène publique. Il est essentiel de mettre en place des programmes d’éducation pour
encourager les comportements responsables, comme le tri des déchets à la source et
l’adoption de pratiques respectueuses de l'environnement.
II. 3. Formation des agents de salubrité
La formation des agents en charge de la collecte et du traitement des déchets doit être
améliorée. De plus, ces derniers doivent disposer de l'équipement nécessaire pour effectuer
leur travail dans des conditions optimales.
II. 4. Renforcement de la gouvernance
Une bonne gouvernance est nécessaire pour coordonner efficacement les différents acteurs
impliqués dans la gestion de la salubrité. Cela inclut le gouvernement local, les entreprises
privées et la société civile. Les politiques de gestion des déchets doivent être transparentes,
bien structurées et mises en œuvre de manière rigoureuse.
II. 5. Mécanismes de financement durables
La gestion des déchets doit être financée de manière stable et pérenne. Cela inclut la
recherche de sources de financement innovantes pour soutenir les investissements dans les
infrastructures et le fonctionnement des services de gestion des déchets.
III. REVUE DE LITTÉRATURE SUR LA GESTION DE LA SALUBRITÉ
La littérature sur la gestion des déchets en Afrique , et plus spécifiquement en RDC met en
lumière les défis liés à la gouvernance.
III. 1. Définitions des mots-clés
● Gestion de la salubrité : Ensemble des stratégies, politiques et actions mises en place
pour assurer un environnement propre et sain, en réduisant les risques sanitaires liés
aux déchets, à l’hygiène et à la pollution.
● Hygiène publique : Mesures prises pour prévenir les maladies et maintenir un cadre
de vie sain grâce à la propreté des espaces publics et privés.
● Déchets solides : Résidus d’activités humaines ou industrielles qui nécessitent une
collecte, un traitement et une élimination appropriés pour éviter les nuisances
environnementales.
● Assainissement : Processus visant à améliorer les conditions d’hygiène en éliminant
les déchets, en traitant les eaux usées et en contrôlant la pollution.
● Recyclage : Processus de collecte, de tri et de transformation des déchets, notamment
les plastiques, bouteilles et autres matériaux, en nouvelles matières premières ou en
produits réutilisables, réduisant ainsi la pollution et favorisant une économie circulaire
III. 2. Théories relatives à la gestion de la salubrité
Plusieurs approches et théories ont été développées pour expliquer et améliorer la gestion de
la salubrité :
● Théorie des externalités (Pigou, 1920) : Elle met en évidence l’impact des déchets et
de la pollution sur la société et suggère que les gouvernements doivent imposer des
taxes ou des incitations pour réduire ces nuisances.
● Théorie du comportement planifié (Ajzen, 1991) : Appliquée à la salubrité, elle
explique comment les attitudes, les normes sociales et le contrôle perçu influencent
les comportements liés à l’hygiène et à la gestion des déchets.
● Modèle de la tragédie des communs (Hardin, 1968) : Il démontre comment l’absence
de gestion collective des biens publics, comme la propreté de l’environnement,
conduit à leur dégradation si chacun agit uniquement dans son propre intérêt.
● Approche de la gouvernance environnementale : Cette approche met en avant la
nécessité d’une coopération entre les autorités publiques, les entreprises et les
citoyens pour assurer une gestion efficace de la salubrité.
III. 3. Possibilités et études sur la gestion de la salubrité
● Études sur la collecte et le tri des déchets : Des recherches montrent que la mise en
place de systèmes de tri sélectif et de recyclage réduit considérablement
l’accumulation de déchets et améliore la salubrité urbaine (Banque Mondiale, 2018).
● Impact des campagnes de sensibilisation : Des expériences en Asie et en Afrique
démontrent que la sensibilisation et l’éducation à l’hygiène améliorent les pratiques
des populations en matière de gestion des déchets (UNEP, 2020).
● Succès des politiques de gestion des déchets : Des villes comme Kigali (Rwanda) et
Singapour ont réussi à instaurer des réglementations strictes et des technologies
avancées pour assurer un environnement propre et sain (ONU-Habitat, 2021).
● Le rapport de la Banque mondiale (2020) ,la mauvaise gestion des déchets est souvent
le résultat d’un manque de ressources financières et humaines .
● De plus , des études comme celles de M K MBUYI (2019) soulignent l’importance
de la participation des déchets, en montrant que les initiatives locales peuvent
conduire à des résultats significatifs
III. 4. Périodes de réussite : L’amélioration de la gestion de la salubrité coïncide souvent avec
des réformes institutionnelles, des investissements en infrastructures et des changements de
comportements à grande échelle, c'est par là que nous pouvons dire que notre est une réussite.
IV. . METHODOLOGIE DE LA RECHERCHE
Les activités de notre projet suivent des méthodologies générale en Science Politiques
et Administrative pour l’élaboration de travail à caractère scientifique, ces phases sont les
suivantes :
· Recherche documentaire : cette phase consiste à regrouper les informations
préliminaires permettant de comprendre le sujet étudié ainsi que le milieu physique. Nous
avons fait recours aux archives et bibliothèques des institutions travaillant dans le secteur de
notre projet.
· Enquêtes et entretiens : nous avons effectué des entretiens avec les acteurs impliquées
dans la gestion des déchets en plastique. Nous nous sommes entretenues avec eux pour savoir
de manière exacte comment la gestion des déchets en plastique s’effectue, les difficultés
qu’ils rencontrent ainsi que les problèmes et tout ce qui constitue selon eux une entrave à la
gestion des déchets en plastique.
· L’observation des terrains : nous avons fait des descentes sur terrains pour nous
imprégner de la situation exacte et des particularités de chaque coin de la ville de Kinshasa en
ce qui concerne la gestion de déchets en plastique.
V. ÉTUDE DE CAS
La gestion de la salubrité est un sujet étudié depuis plusieurs décennies, avec des exemples de
mise en œuvre réussie dans plusieurs pays et villes. Voici quelques études de cas marquantes :
● Kigali (Rwanda) – Un modèle de ville propre en Afrique. Depuis 2008, Kigali a mis
en place des politiques strictes de gestion des déchets, y compris l’interdiction des
sacs plastiques, des journées communautaires de nettoyage (Umuganda) et un suivi
rigoureux des entreprises de collecte des déchets. Cette initiative a permis de faire de
Kigali l’une des villes les plus propres du continent (ONU-Habitat, 2021).
● Singapour – Une approche technologique et stricte de la propreté urbaine. Singapour a
combiné des lois rigoureuses avec des technologies avancées (capteurs de poubelles
connectées, intelligence artificielle pour optimiser la gestion des déchets) pour
maintenir un haut niveau de salubrité. L’amende pour jet de déchets dans la rue est
une mesure dissuasive qui a fortement contribué à la propreté de la ville (Banque
Mondiale, 2019).
● Cotonou (Bénin) – Implication des acteurs privés dans la gestion des déchets. À
Cotonou, la délégation de la collecte des ordures ménagères à des entreprises privées
a permis une meilleure efficacité du service et une amélioration de la propreté urbaine
(PNUD, 2020).
VI. RÉSULTATS ATTENDUS
Notre projet vise à améliorer la gestion de la salubrité en intégrant plusieurs dimensions :
VI. 1 .Choix et l'intérêt du sujet
Nous avons choisi le sujet pour faire l'analyse sur les externalités positives de la bonne
gouvernance dans la gestion de la salubrité.
La conception d’un pojet nous permet d'améliorer une hygiène adaptée pour un
environnement responsable.
Faire une étude comparative de salubrité exercée dans d'autres villes et pays voisins.
Impregnier une bonne gouvernance axée sur la propreté, l'hygiène et la prévention.
VI 2. .Problématique
Il est important de citer ou d'énoncer la problématique de notre projet.
L'insalubrité dans la ville province de Kinshasa est un problème croissant qui, temps après
temps, se développe et entraîne des pathologies influençant la santé publique, laissant place à
des maladies de contamination élevée dans ces zones impropres et peu entretenues.
Ainsi, faisant une articulation entre les situations sanitaires et les dynamiques gestionnaires,
nous réalisons qu’il y a une nécessité d'exercer la gestion des déchets et une pratique de la
salubrité avec conscience et patriotisme pour la préservation du patrimoine, car une ville
propre rend légitime la bonne gouvernance dans une société.
En effet, dans la ville de Kinshasa, l'offre des services d'hygiène et de salubrité reste vraiment
détérioré. Rien que 29% de la population a accès au service public de gestion des déchets
contre 71% qui eux, ont un mode de vie inadapté car ils vivent dans une situation de pollution
élevée à environ 75% et dont l'urbanisme est dans un état de délabrement très avancé et
inconfortable pour la santé à 90%.
Pour un équilibre sanitaire et le renforcement de la salubrité, les services publics doivent
émettre une organisation en place liée à l'hygiène et la prévention dans toutes les classes
sociales et niveau de vie pour diminuer considérablement le danger de l'insalubrité.
La problématique centrale de cette étude réside dans la question suivante : comment la bonne
gouvernance peut-elle générer des externalités positives dans la gestion de la salubrité à
Kinshasa ? L'inefficacité des systèmes actuels de gestion des déchets et l'insalubrité
croissante soulignent la nécessité d'une approche intégrée et durable..
- Que faire des déchets en plastique ?.
- Comment mieux organiser la gestion des déchets en plastic d’une façon durable dans
la ville de Kinshasa.
VI. 3 Hypothèse
Nous formulons l'hypothèse que l'amélioration de la gestion des déchets à Kinshasa, par
le biais de pratiques de bonne gouvernance, entraînera des externalités positives telles
que l'amélioration de la santé publique, la création d'emplois et la préservation de
l'environnement. En d'autres termes, une gouvernance efficace pourrait transformer la
gestion des déchets en une opportunité de développement socio-économique. Partant de
l’hypothèse que la prolifération des déchets en plastique est corrélative à l’absence d’une
structure efficace de collecte et de transformation ; donc mettre en place une structure qui
sera capable de réaliser ce travail à long terme.
VII. RÉSULTAT
VII. 1 . Objectif du projet
L’objectif global de ce travail est de contribuer à l’amélioration de la gestion des
déchets en particulier ceux en plastique dans la ville de Kinshasa.
Objectifs du Projet sur les Déchets Plastiques
VII. 1. 1 Évaluation de l'État Actuel
Objectif : Réaliser un état des lieux de la gestion des déchets plastiques à Kinshasa.
Action : Collecter des données sur la quantité, la composition et les méthodes de gestion
des déchets plastiques.
VII. 1. [Link] et Éducation
Objectif : Sensibiliser la population sur les impacts environnementaux des déchets
plastiques.
Action : Développer des campagnes éducatives et des ateliers sur le tri, le recyclage et la
réduction des plastiques.
VII. 1. 3. Renforcement des Infrastructures de Collecte
Objectif : Améliorer les infrastructures de collecte et de traitement des déchets
plastiques.
Action : Proposer des solutions pour l'installation de points de collecte et de centres de
recyclage.
VII. 1. 4. Promotion du Recyclage
Objectif : Encourager le recyclage des plastiques en collaboration avec des entreprises
locales.
Action : Établir des partenariats avec des acteurs du secteur privé pour développer des
filières de recyclage.
VII. 1. 5 Mise en Place de Politiques Durables
Objectif : Contribuer à l'élaboration de politiques publiques sur la gestion des déchets
plastiques.
Action : Collaborer avec les autorités locales pour intégrer la gestion des déchets
plastiques dans les politiques environnementales.
VII. 1. 6. Création d'Emplois Verts
Objectif : Générer des opportunités d'emploi dans le secteur de la gestion des déchets
plastiques.
Action : Former des jeunes et des femmes à la collecte, au tri et au recyclage des déchets
plastiques.
VII. 1. 7. Suivi et Évaluation
Objectif : Mettre en place un système de suivi et d'évaluation de l'impact du projet.
Action : Développer des indicateurs pour mesurer l'efficacité des initiatives mises en
œuvre.
VII. 1. 8 Innovation et Solutions Alternatives
Objectif : Promouvoir des alternatives durables aux plastiques à usage unique.
Action : Encourager l'utilisation de matériaux biodégradables et organiser des concours
d'innovation pour des solutions alternatives.
VIII. RECOMMANDATION
Notre projet s’adresse aux autorités gouvernementales de la République Démocratique
du Congo, appelées à instaurer des politiques et des cadres réglementaires favorisant
une gestion durable des déchets, aux entreprises qui, en intégrant des pratiques
écoresponsables, peuvent jouer un rôle moteur dans la préservation de l’environnement,
ainsi qu’aux citoyens, véritables acteurs du changement, dont l’engagement et la
sensibilisation sont essentiels pour bâtir une société où la salubrité devient un pilier du
bien-être collectif et du développement durable.