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Homomorphisme bijectif et propriétés de ∗

Le document montre que la fonction f est un homomorphisme bijectif entre les opérations ∗ et × sur R, prouvant ainsi que ∗ est associative et a 0 comme élément neutre. Il détermine également les éléments symétrisables pour ∗, concluant que tous les éléments sauf 1 sont symétrisables. Enfin, il calcule une expression impliquant n applications de ∗, démontrant que A = 1 - (1 - a)^n.

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Homomorphisme bijectif et propriétés de ∗

Le document montre que la fonction f est un homomorphisme bijectif entre les opérations ∗ et × sur R, prouvant ainsi que ∗ est associative et a 0 comme élément neutre. Il détermine également les éléments symétrisables pour ∗, concluant que tous les éléments sauf 1 sont symétrisables. Enfin, il calcule une expression impliquant n applications de ∗, démontrant que A = 1 - (1 - a)^n.

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Correction de l’exercice

Correction

1. Montrer que f est un homomorphisme bijectif de (R, ∗) dans


(R, ×).

1. Homomorphisme : Nous devons montrer que pour tous x, y ∈ R, f (x ∗


y) = f (x) × f (y).

f (x ∗ y) = f (x + y − xy)
= 1 − (x + y − xy)
= 1 − x − y + xy

D’autre part,

f (x) × f (y) = (1 − x) × (1 − y)
= 1 − y − x + xy
= 1 − x − y + xy

Donc, f (x ∗ y) = f (x) × f (y) pour tous x, y ∈ R. Ainsi, f est un


homomorphisme de (R, ∗) dans (R, ×).
2. Injectivit : Supposons que f (x) = f (y) pour x, y ∈ R. Alors,

1−x=1−y

−x = −y
x=y
Donc, f est injective.
3. Surjectivit : Soit y ∈ R. Nous cherchons x ∈ R tel que f (x) = y.

f (x) = 1 − x = y

−x = y − 1
x=1−y

1
Puisque y ∈ R, x = 1−y ∈ R. De plus, f (1−y) = 1−(1−y) = 1−1+y =
y. Donc, pour tout y ∈ R, il existe un antcdent x = 1 − y ∈ R tel que
f (x) = y. Ainsi, f est surjective.
tant donn que f est la fois injective et surjective, f est bijective.
Conclusion : f est un homomorphisme bijectif de (R, ∗) dans (R, ×).

2. En dduire que ∗ est associative et qu’elle admet un lment neutre


que l’on dterminera.

1. Associativit de ∗ : Puisque f est un homomorphisme bijectif de (R, ∗)


dans (R, ×) et que la multiplication × dans (R, ×) est associative, nous
pouvons dduire que la loi ∗ est galement associative. Pour tous x, y, z ∈
R, nous avons :

f ((x ∗ y) ∗ z) = f (x ∗ y) × f (z) (car f est un homomorphisme)


= (f (x) × f (y)) × f (z) (car f est un homomorphisme)
= f (x) × (f (y) × f (z)) (car × est associative)
= f (x) × f (y ∗ z) (car f est un homomorphisme)
= f (x ∗ (y ∗ z)) (car f est un homomorphisme)

Puisque f est injective, f ((x∗y)∗z) = f (x∗(y ∗z)) implique (x∗y)∗z =


x ∗ (y ∗ z). Donc, ∗ est associative.
2. lment neutre pour ∗ : Soit e× = 1 l’lment neutre pour la multiplication
× dans R. Puisque f est un homomorphisme bijectif, si e∗ est un lment
neutre pour ∗, alors f (e∗ ) doit tre l’lment neutre pour ×. Donc, nous
devons avoir f (e∗ ) = e× = 1.

f (e∗ ) = 1 − e∗ = 1

−e∗ = 0
e∗ = 0
Vrifions si 0 est bien l’lment neutre pour ∗. Pour tout x ∈ R,

x∗0=x+0−x·0=x

0∗x=0+x−0·x=x
Donc, 0 est l’lment neutre pour la loi ∗.
Conclusion : La loi ∗ est associative et admet 0 comme lment neutre.

3. Dterminer l’ensemble des lments symtrisables pour la loi ∗.

1. Un lment x ∈ R est symtrisable pour ∗ s’il existe un lment x′ ∈ R tel


que x ∗ x′ = x′ ∗ x = e∗ = 0. Nous devons rsoudre l’quation x ∗ x′ = 0
pour x′ .
x ∗ x′ = x + x′ − xx′ = 0

2
x′ − xx′ = −x
x′ (1 − x) = −x
Si 1 − x ∕= 0, c’est--dire x ∕= 1, alors
−x x
x′ = =
1−x x−1
x
Pour x ∕= 1, nous avons trouv un symtrique x′ = x−1 . Vrifions si c’est
bien le symtrique :

x x x x(x − 1) + x − x2 x2 − x + x − x2 0
x∗ = x+ −x· = = = =0
x−1 x−1 x−1 x−1 x−1 x−1
x x x x + x(x − 1) − x2 x + x2 − x − x2 0
∗x = +x− ·x = = = =0
x−1 x−1 x−1 x−1 x−1 x−1
Donc, pour tout x ∕= 1, l’lment x est symtrisable et son symtrique est
x
x−1 .
2. Examinons le cas x = 1. Si x = 1, l’quation devient 1 ∗ x′ = 0.

1 ∗ x′ = 1 + x′ − 1 · x′ = 1

Donc, 1 ∗ x′ = 1 pour tout x′ ∈ R. Par consquent, 1 ∗ x′ = 0 n’a pas de


solution. Ainsi, 1 n’est pas symtrisable.
Conclusion : L’ensemble des lments symtrisables pour la loi ∗ est
R \ {1}. Pour x ∕= 1, le symtrique de x est x−1
x
.
4. Soit a ∈ R, calculer : A = a
󰁿 ∗ a ∗󰁾󰁽· · · ∗ a󰂀, avec n ∈ N .

n fois

1. Nous allons utiliser l’homomorphisme f . Nous savons que f (x ∗ y) =


f (x) × f (y). Par rcurrence, on peut montrer que pour n ∈ N∗ ,
n
󰁿 ∗ a ∗󰁾󰁽· · · ∗ a󰂀) = f󰁿 (a) × f (a)󰁾󰁽× · · · × f (a)󰂀 = (f (a))
f (a
n fois n fois

n
󰁿 ∗ a ∗󰁾󰁽· · · ∗ a󰂀. Alors f (A) = (f (a)) . Nous avons f (a) = 1−a,
Soit A = a
n fois
donc f (A) = (1 − a)n . Et nous savons que f (A) = 1 − A. Donc,

1 − A = (1 − a)n

−A = (1 − a)n − 1
A = 1 − (1 − a)n
2. Vrifions pour les premiers cas.
• Pour n = 1, A = a. Formule donne A = 1 − (1 − a)1 = 1 − (1 − a) =
a. Correct.

3
• Pour n = 2, A = a ∗ a = a + a − a2 = 2a − a2 . Formule donne
A = 1 − (1 − a)2 = 1 − (1 − 2a + a2 ) = 1 − 1 + 2a − a2 = 2a − a2 .
Correct.
• Pour n = 3, A = (a∗a)∗a = (2a−a2 )∗a = (2a−a2 )+a−(2a−a2 )a =
3a−a2 −2a2 +a3 = 3a−3a2 +a3 . Formule donne A = 1−(1−a)3 =
1 − (1 − 3a + 3a2 − a3 ) = 1 − 1 + 3a − 3a2 + a3 = 3a − 3a2 + a3 .
Correct.
Conclusion : Pour a ∈ R et n ∈ N∗ , a n
󰁿 ∗ a ∗󰁾󰁽· · · ∗ a󰂀 = 1 − (1 − a) .
n fois

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