0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
7 vues6 pages

Gestion bancaire : commissions et emprunts

Le chapitre traite des opérations bancaires, notamment des commissions, agios sur découverts, et de la gestion des valeurs mobilières de placement. Il explique également le fonctionnement des emprunts, les modalités de remboursement, et l'importance de la réciprocité des comptes entre l'entreprise et la banque. Enfin, il aborde le contrôle des soldes et la réalisation d'un état de rapprochement bancaire.

Transféré par

mouminnassah
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
7 vues6 pages

Gestion bancaire : commissions et emprunts

Le chapitre traite des opérations bancaires, notamment des commissions, agios sur découverts, et de la gestion des valeurs mobilières de placement. Il explique également le fonctionnement des emprunts, les modalités de remboursement, et l'importance de la réciprocité des comptes entre l'entreprise et la banque. Enfin, il aborde le contrôle des soldes et la réalisation d'un état de rapprochement bancaire.

Transféré par

mouminnassah
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

CHAPITRE 4 LES BANQUES

I. LES COMMISSIONS ET LES AGIOS SUR DECOUVERT

Les entreprises doivent surveiller l’évolution de leur solde bancaire. Ce suivi permet de prévenir d’éventuelles
défaillances qui conduiraient l’entreprise à manquer de disponibilités.

A. Définitions

Les banques font payer certains de leurs services. Il s’agit généralement de commissions soumises à TVA.

Les banques peuvent autoriser les entreprises à avoir un découvert. Elles se rémunèrent en facturant des
agios aux entreprises.
Les taux d’intérêts débiteurs sur les découverts sont plus élevés que ceux d’un crédit à court terme négocié
par l’entreprise auprès de sa banque. Une bonne gestion prévisionnelle de trésorerie est donc nécessaire.

Commission : somme perçue par une banque en rémunération d’un service fourni à son client.

Découvert : position d’un compte de dépôt lorsque son solde est négatif. Cette situation peut avoir été
contractualisée (autorisation de découvert) préalablement ou non par le banquier.

Agios : intérêts débiteurs perçus par la banque, généralement à l’occasion d’un découvert en compte,
calculés en fonction de la somme, de la durée et du taux d’intérêt du découvert.

B. Principes d’enregistrement

Les commissions constituent une charge d’exploitation pour l’entreprise enregistrée dans le compte :
627 Services bancaires.

Les intérêts pris par les banques ne sont pas soumis à TVA. Ils constituent une charge financière pour
l’entreprise enregistrée dans le compte : 661 Charges d’intérêt.

C. Exemple

L’entreprise LALOUZY reçoit un avis de débit de 192 € de la banque le 02/04/N.


- intérêts débiteurs : 87,95 €
- commissions : 104,05 € (dont 17,05 € de TVA)

02/04/N
661 Charges d'intérêt 87,95
627 Services bancaires 87,00
44566 Etat, TVA déductibre sur biens et services 17,05

512 Banque 192,00


Selon avis de débit

II. LES VALEURS MOBILIERES DE PLACEMENT : PLACER SES EXCEDENTS DE


TRESORERIE

L’entreprise a intérêt à faire fructifier ses excédents de trésorerie. En fonction de ses échéances, elle en
conserve une part et place le reste.

A. Définition

Les valeurs mobilières de placement concernent les actions, les obligations, les SICAV (société
d’investissement à capital variable), les FCP (fonds communs de placement) acquis dans un but spéculatif
ou à court terme. (Les VMP diffèrent des titres immobilisés qui sont acquis dans un but conservatoire).
CHAPITRE 4 – LES BANQUES -1-
B. Principes d’enregistrement

Les valeurs mobilières s’enregistrent dans les comptes


503 Valeurs mobilières de placement – actions
506 Valeurs mobilières de placement – obligations.

Les frais d’achat facturés par la banque sont enregistrés dans le compte : 627 Services bancaires.
Ces frais sont soumis à TVA.

Exemple : le 05/10/N, l’entreprise LALOUZY, qui a un excédent de trésorerie, achète 20 actions AVENTIS
au cours unitaire de 115 € et 10 obligations AXON au cours unitaire de 70 €. La banque prélève 61 € HT de
frais.
05/10/N
503 VMP - actions 2 300,00
506 VMP - obligations 700,00
627 Services bancaires 61,00
44566 Etat, TVA déductible sur biens et services 11,96
512 Banque 3 072,96
Achat 20 actions AVENTIS et 10 obligations
AXON

C. Revenus des valeurs mobilières de placement

Les valeurs mobilières de placement permettent à leur titulaire de percevoir des revenus (dividendes ou
intérêt selon qu’il s’agit d’actions ou d’obligations) enregistrés en produits financiers.

On utilisera le compte : 764 Revenus des valeurs mobilières de placement

Remarque : s’il s’agit de revenus de titres immobilisés, on utilise le compte 762

Exemple : le 01/04/N, l’entreprise LALOUZY reçoit un avis de crédit de la part de la banque.


320 € de dividendes portant sur les actions LAPO qui ont été acquises dans un but spéculatif.
01/04/N
512 Banque 320,00
764 Revenus des VMP 320,00
Dividendes actions LAPO

D. Cession des valeurs mobilières de placement

Lorsque l’entreprise cède une partie ou la totalité de ses valeurs mobilières de placement, elle enregistre :

→ soit une moins value si le prix de vente est inférieur au prix d’achat
(à enregistrer dans le compte 667 – charges nettes sur cessions de valeurs mobilières de placement)

→ soit une plus-value si le prix de vente est supérieur au prix d’achat

(à enregistrer dans le compte 767 – Produits nets sur cessions de valeurs mobilières de placement)

CHAPITRE 4 – LES BANQUES -2-


Exemple 1 : le 01/12/N, la société LALOUZY cède les 20 actions AVENTIS au cours de 109 € (elle les avait
acquis au prix unitaire de 115 €). La banque prélève des frais de 5 € HT.

Résultat de cession = ( prix de vente d’un titre – prix d’achat d’un titre ) x quantité de titres
= ( 109 – 115) x 20
= - 120 € Il s’agit d’une moins value de 120 €

01/12/N
512 Banque 2 174,02
627 Services bancaires 5,00
44566 Etat - TVA déductible sur biens et services 0,98
667 Charges nettes sur cessions de VMP 120,00
503 VMP- actions 2 300,00
Cessions de 20 actions AVENTIS

Exemple 2 : le 03/12/N, la société LALOUZY cède les 10 obligations AXON au cours de 78 € (elle les avait
acquis au prix unitaire de 70 €). La banque prélève des frais de 2 € HT.

Résultat de cession = ( prix de vente d’un titre – prix d’achat d’un titre ) x quantité de titres
= (78-70) x 10
= 80 € Il s’agit d’une plus value de 80 €
03/12/N
512 Banque 777,61
627 Services bancaires 2,00
44566 Etat - TVA déductible sur biens et services 0,39
506 VMP - obligations 700,00
767 Produits nets sur cessions de VMP 80,00
Cessions de 10 obligations AXON

III. LES EMPRUNTS (RAPPELS DE PREMIERE)

Pour faire face à une dépense importante (un investissement par exemple), l’entreprise peut s’adresser à un
établissement financier pour emprunter de l’argent. Elle devra rembourser cette somme augmentée
d’intérêts.

A. La mise à disposition des fonds

Exemple : le 01/04/N, le crédit lyonnais verse sur le compte de l’entreprise LALOUZY 100 000 €
correspondant à un emprunt sur 5 ans au taux de 6 %.

01/04/N
512 Banque 100 000,00
164 Emprunts auprès des établissts 100 000,00
de crédit
Emprunt Crédit Lyonnais

CHAPITRE 4 – LES BANQUES -3-


B. Les modalités de remboursement

Un emprunt est défini par une durée, un taux d’intérêt et des modalités de remboursement.

A chaque échéance annuelle, il faut :


→ rembourser une fraction de l’emprunt (cette fraction s’appelle l’amortissement de l’emprunt)
→ verser les intérêts stipulés au contrat sur le capital restant dû.

L’annuité correspond au montant à verser par l’emprunteur soit :

Annuité = amortissement + intérêts

Deux modalités de calcul des annuités peuvent se rencontrer dans la pratique.


- le remboursement par amortissements constants
- le remboursement par annuités constantes

1. le remboursement par amortissements constants

Le remboursement du capital est régulièrement étalé sur la durée de l’emprunt. Les intérêts sont calculés à
chaque échéance sur le capital restant dû, leur montant diminue donc à chaque échéance.

Exemple : considérons que l’emprunt de LALOUZY est remboursable par amortissements constants.
Montant de l’emprunt : 100 000 €
Taux d’intérêt : 6 %
Durée de l’emprunt : 5 ans

Tableau d’amortissement de l’emprunt

Années Capital restant dû en Intérêts annuels Amortissement annuel Annuité Capital restant dû en
début de période fin de période

01/04/N+1 100 000 6 000 20 000 26 000 80 000


01/04/N+2 80 000 4 800 20 000 24 800 60 000
01/04/N+3 60 000 3 600 20 000 23 600 40 000
01/04/N+4 40 000 2 400 20 000 22 400 20 000
01/04/N+5 20 000 1 200 20 000 21 200 -
TOTAUX 18 000 100 000 118 000

ƒ Intérêts annuels = capital restant dû en début de période x taux d’intérêt


ƒ Amortissement annuel = montant de l’emprunt / durée de l’emprunt
ƒ Annuité = intérêts + amortissement
ƒ Capital restant dû fin de période = capital restant dû début de période – amortissement

→ La somme des amortissements correspond bien au capital emprunté.


→ La somme des intérêts correspond au coût de l’emprunt.

2. le remboursement par annuités constantes

Les annuités de remboursement sont constantes.

Exemple : considérons que l’emprunt de LALOUZY est remboursable par annuités constantes.
Montant de l’emprunt : 100 000 €
Taux d’intérêt : 6 %
Durée de l’emprunt : 5 ans

CHAPITRE 4 – LES BANQUES -4-


Le tableau d’amortissement de l’emprunt

Années Capital restant dû Intérêts annuels Amortissement Annuité Capital restant dû


en début de annuel en fin de période
période

01/04/N+1 100 000,00 6 000,00 17 739,64 23 739,64 82 260,36


01/04/N+2 82 260,36 4 935,62 18 804,02 23 739,64 63 456,34
01/04/N+3 63 456,34 3 807,38 19 932,26 23 739,64 43 524,08
01/04/N+4 43 524,08 2 611,44 21 128,20 23 739,64 22 395,88
01/04/N+5 22 395,88 1 343,75 22 395,88 23 739,64 0
TOTAUX 18 698,19 100 000,00 118 698,20

ƒ Intérêts annuels = capital restant dû en début de période x taux d’intérêt

ƒ Calcul de l’annuité
t
a = C0
1 − (1 + t ) − n
Avec a montant de l’annuité constante, C0 valeur initiale du montant de l’emprunt, t le taux d’intérêt
et n le nombre d’annuités.

ƒ Amortissement annuel = annuité - intérêts


ƒ Capital restant dû fin de période = capital restant dû début de période – amortissement

→ La somme des amortissements correspond bien au capital emprunté.


→ La somme des intérêts correspond au coût de l’emprunt.
→ Les annuités sont plus faibles sur les premières années que pour un remboursement par amortissements
constants

C. L’enregistrement des annuités de remboursement

ƒ La fraction de l’annuité qui correspond à l’amortissement de l’emprunt constitue une diminution de la


dette envers le prêteur. (On débite le compte 164)
ƒ La fraction de l’annuité qui correspond aux intérêts sur le capital restant dû constitue une charge
financière. (On débite le compte 661)
ƒ La contrepartie correspond au montant total de l’annuité qui est remboursé (on crédite le compte 512)

Exemple : enregistrer la première annuité de remboursement de l’entreprise LALOUZY (cas des annuités
constantes).
01/04/N+1
661 Charges d'intérêts 6 000,00
164 Emprunts auprès des étabts de crédit 17 739,64
512 Banque 23 739,64
Remboursement 1ère annuité

IV. LES OPERATIONS BANCAIRES ET LEUR SUIVI

A. Notion de comptes réciproques

Les comptes de trésorerie Banque et Chèques postaux tenus par l’entreprise trouvent leur réciproque
dans la comptabilité des organismes financiers : agence bancaire et centre de chèques postaux.
On doit donc retrouver les mêmes éléments dans les comptabilités.

CHAPITRE 4 – LES BANQUES -5-


Exemple : lors d’un chèque encaissé de 1 000 €, les enregistrements sont les suivants
Dans l'entreprise Z A la banque
512 Banque compte 1435/OB Entreprise Z
1 000 1 000

Les comptabilités sont dites réciproques.

B. Contrôle de la réciprocité

Les comptes « Banque » tenu par l’entreprise et « Entreprise » tenu par la banque sont des comptes
réciproques. Leurs soldes devraient avoir le même montant, l’un étant débiteur, l’autre étant créditeur.
Or, les soldes sont souvent différents et ce pour plusieurs raisons :

- une erreur dans la saisie d’une opération


- un oubli lorsque le paiement se fait automatiquement (prélèvement ou virement)
- un décalage dans le temps qui fait que seule la banque (ou l’entreprise) connaît l’opération à la date
du relevé. Par exemple, c’est le cas lorsqu’un chèque est émis par l’entreprise (et donc présent dans
sa comptabilité) mais que le fournisseur ne l’a toujours pas remis à l’encaissement (la banque ne l’a
donc pas encore débité)

Il est utile de contrôler périodiquement la réciprocité de ces comptes afin de découvrir les erreurs
éventuelles et de justifier la différence entre les soldes. Pour cela, on établit un état de rapprochement entre
le compte « Banque » et l’extrait de compte délivré par la banque.

C. Réaliser un état de rapprochement

¾ Étape 1 : identifier le relevé de la banque et le relevé de l’entreprise.

¾ Étape 2 : vérifier que les soldes de début de période sont identiques (sinon rechercher la différence
dans l’état de rapprochement de la période précédente)

¾ Étape 3 : pointer les sommes identiques entre la banque et l’entreprise et repérer les sommes
inscrites dans un seul des deux relevés.

¾ Étape 4 : reporter le solde de fin de période dans l’état de rapprochement.

¾ Etape 5 : reporter les montants non pointés dans l’état de rapprochement.

¾ Etape 6 : calculer les nouveaux soldes (l’état de rapprochement est juste si les soldes sont équivalents
mais de sens inverse).

¾ Etape 7 : comptabiliser les opérations notées dans le compte 512 dans le journal de l’entreprise.

Compte 512 - Banque Libellé des Entreprise à la banque


Débit Crédit opérations Débit Crédit
Soldes à rapprocher
Montants non
Montants non
pointés Montants non Montants non
pointés
au crédit du relevé pointés pointés
au débit du relevé de
de au crédit compte au débit compte
la banque
la banque 512 512
Soldes rapprochés

En cas de litige sur certaines sommes, l’établissement financier est présumé avoir raison jusqu’à ce que
l’on apporte la preuve contraire.

CHAPITRE 4 – LES BANQUES -6-

Vous aimerez peut-être aussi