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PPR Mouvements de Terrains à Montdidier

Le Plan de Prévention des Risques (PPR) de Montdidier vise à gérer les mouvements de terrain causés par des facteurs naturels et anthropiques, en réponse à des événements récents aggravés par des pluies importantes. Ce plan réglementaire, élaboré sous l'autorité du Préfet, fixe des règles d'urbanisme et de construction pour minimiser les risques, tout en reconnaissant que d'autres mesures complémentaires sont nécessaires. Après plusieurs phases d'études et d'enquêtes publiques, le PPR a été approuvé, intégrant des cartes des aléas et des enjeux pour mieux protéger la commune.

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PPR Mouvements de Terrains à Montdidier

Le Plan de Prévention des Risques (PPR) de Montdidier vise à gérer les mouvements de terrain causés par des facteurs naturels et anthropiques, en réponse à des événements récents aggravés par des pluies importantes. Ce plan réglementaire, élaboré sous l'autorité du Préfet, fixe des règles d'urbanisme et de construction pour minimiser les risques, tout en reconnaissant que d'autres mesures complémentaires sont nécessaires. Après plusieurs phases d'études et d'enquêtes publiques, le PPR a été approuvé, intégrant des cartes des aléas et des enjeux pour mieux protéger la commune.

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Plan de Prévention des Risques (PPR)

naturels prévisibles

Commune de Montdidier

Note de présentation

Vu pour être annexé à l'arrêté du 26/06/2006

Le Préfet
Michel Sappin
Sommaire

Chapitre 1. Les plans de préventions des risques naturels : lois et règlements...............5


1.1. Objet du PPR...................................................................................................................................5
1.2. Prescription du PPR .......................................................................................................................5
1.3. Approbation et révision du PPR ..................................................................................................6
1.4. Contenu du PPR..............................................................................................................................7
Chapitre 2. Le contexte des mouvements de terrains à Montdidier. ...............................9
2.1. La commune de Montdidier ..........................................................................................................9
2.1.1 La géographie .................................................................................................................................................... 9
2.1.2 La géologie......................................................................................................................................................... 9
2.1.3 Le climat...........................................................................................................................................................11
2.1.4 L’histoire ..........................................................................................................................................................11
2.1.5 La population et l’économie .........................................................................................................................12
2.2. Les phénomènes de mouvements de terrain ............................................................................12
2.2.1 La nature des phénomènes ...........................................................................................................................12
2.2.2 Les évènements passés ..................................................................................................................................13
2.2.3 Les phénomènes observés ............................................................................................................................15
Chapitre 3. Les aléas : détermination et cartographie................................................... 16
3.1. Les notions d'intensité et de fréquence .....................................................................................16
3.2. L’élaboration de la carte des aléas...............................................................................................16
3.3. Les aléas pris en compte sur Montdidier...................................................................................17
3.3.1 L'aléa effondrement .......................................................................................................................................17
3.3.2 L'aléa tassement ..............................................................................................................................................18
3.3.3 L'aléa glissement de terrain ...........................................................................................................................18
3.3.4 L'aléa chute de pierre et de blocs.................................................................................................................19
Chapitre 4. Les enjeux : détermination et cartographie ................................................. 21
4.1. Les espaces urbanisés ...................................................................................................................21
4.1.1 L'habitat existant.............................................................................................................................................21
4.1.2 Les zones d'urbanisation future ...................................................................................................................21
4.1.3 Les zones d'activités .......................................................................................................................................22
4.1.4 Les bâtiments recevant du public ................................................................................................................22
4.2. Les axes de communication.........................................................................................................22
4.3. Les équipements de service et de secours .................................................................................22
Chapitre 5. Le zonage réglementaire et le règlement : détermination et cartographie . 23
5.1. La traduction des aléas en zonage réglementaire .....................................................................23
5.2. Les principes du règlement ..........................................................................................................24
Chapitre 6. Enquête Publique ........................................................................................ 25

Chapitre 7. Bibliographie................................................................................................ 26

Chapitre 8. Annexes........................................................................................................ 28

Note de présentation du PPR de Montdidier – 21 Décembre 2005 Page 2 sur 42


L
a commune de Montdidier est le siège de nombreux mouvements de terrain, qu’il
s’agisse d’affaissements, d’effondrements, de tassements, de glissements de terrain ou
de chutes de blocs. Les causes de ces mouvements de terrains sont principalement liées
à la présence d’une falaise et de cavités souterraines souvent d’origine anthropique. Les
phénomènes de mouvements de terrains ont été particulièrement aggravés suite à la
pluviométrie importante de la fin de l’année 2000 et de l’ensemble de l’année 2001. Ces
récents évènements ont conduit les différents acteurs locaux à se mobiliser.

L’existence d’un risque lié aux affaissements, tassements, effondrements, glissements de


terrain et chutes de blocs, qu’aucun aménagement ne pourra jamais éliminer, a mis en
évidence la nécessité d’élaborer une véritable politique de prévention des risques qui permette
de mieux prendre en compte les phénomènes de mouvement de terrain, naturels et
anthropiques, susceptibles d’intervenir dans les politiques d’aménagement et de gestion de la
commune de Montdidier.

Il a ainsi été jugé essentiel de mettre en place un plan de prévention des risques (PPR)
mouvements de terrains, outil réglementaire de l’État pour la prévention des risques naturels.
Le Préfet de la Somme a prescrit un PPR sur la commune de Montdidier le 22 novembre
2001. Le périmètre d’application est la totalité du territoire de la commune, tant en zone
urbaine qu’en zone rurale.

En fixant des règles dans les domaines de l’urbanisme, de la construction, de l’exploitation


des installations industrielles ou agricoles, le PPR permet d’avoir une action cohérente sur le
développement et la gestion de ce territoire, nécessaire pour une bonne prise en compte du
risque mouvements de terrains. Le PPR constitue un volet fondamental de la prévention des
risques. Il n’a cependant pas pour ambition d’apporter une solution à tous les problèmes posés
par les risques naturels. Il existe en effet d'autres approches complémentaires au PPR :
reconnaissance des cavités, mise en place de travaux de protection, information préventive,
etc.

Le PPR a été élaboré sous l’autorité du Préfet par les services de la Direction Départementale
de l’Équipement de la Somme, en lien avec les différents services déconcentrés de l’État,
notamment les services de la Préfecture, la Direction Régionale de l’Environnement (DIREN),
la Direction Départementale de l’Agriculture et de la Forêt (DDAF). Le bureau d’études
Alp’géorisques, spécialisé dans les domaines des risques naturels, l’environnement et les
systèmes d’information géographique, a assisté les services de l’État pour l’élaboration de ce
projet.

Note de présentation du PPR de Montdidier – 21 Décembre 2005 Page 3 sur 42


L'élaboration du PPR a débuté en août 2002. Après avoir effectué les investigations de terrain
et élaboré les cartographies des phénomènes naturels, des aléas et des enjeux, l'ensemble de
ces documents a été présenté en janvier 2003 au comité de pilotage (DDE, DIREN, Sous-
Préfecture de Montdidier) et aux représentants de la commune de Montdidier. De la même
manière, après avoir été élaborés, la cartographie du zonage réglementaire et le règlement
associé ont été présentés à ces mêmes instances. Pendant toute l’élaboration du PPR, un
travail de concertation avec l’ensemble des élus de la collectivité a ainsi été mené.

Une première enquête publique s'est ensuite déroulée du 6 décembre 2004 au 19 janvier 2005.
A son issue, le commissaire enquêteur a remis un avis favorable au PPR de la commune de
Montdidier avec réserves.

Néanmoins, à la lecture des remarques émises lors de l'enquête publique, de nouveaux


éléments concernant les phénomènes naturels sont apparus qu'il semblait nécessaire de
prendre en compte. Les cartographies ainsi que le règlement ont alors été modifiés afin de
mieux prendre en compte les risques présents sur la commune de Montdidier.

Une nouvelle phase d'étude a alors débuté en juillet 2005 à la suite de laquelle les
représentants de la commune de Montdidier ont été consultés (septembre - décembre 2005).

Une seconde enquête publique s’est ensuite déroulée du 1er au 31 mars 2006.

Conformément à l'article 7 du décret n°95-1089 du 5 octobre 1995, le projet de plan de


prévention des risques naturels prévisibles a été soumis à l'avis du conseil municipal de
Montdidier, de la chambre d'agriculture et du centre régional de la propriété forestière.
Pendant la période de l’enquête :
 le dossier d’enquête publique et un registre d’enquête ont été déposés à la mairie de
Montdidier, à l’effet de pouvoir y être consultés, aux jours et heures habituels d’ouverture
à l’exception des jours fériés et chômés, ainsi qu’aux jours et heures des permanences
assurées par le commissaire enquêteur, par le public qui a pu formuler ses observations sur
le registre ouvert à cet effet ;
 les observations ont pu également être adressées, par écrit, au commissaire enquêteur;
elles ont été annexées au registre.

Après avoir examiné chacune des observations consignées ou annexées au registre d’enquête
publique, le commissaire enquêteur a rendu un avis favorable sans réserve le 27 avril 2006.

Le PPR approuvé est constitué de :


 une note de présentation,
 une carte des phénomènes naturels,
 une carte des aléas,
 une carte des enjeux,
 une carte de zonage réglementaire et le règlement associé.

Note de présentation du PPR de Montdidier – 21 Décembre 2005 Page 4 sur 42


Chapitre 1. Les plans de préventions des risques
naturels : lois et règlements
Le PPR mouvement de terrain de la commune de Montdidier est établi en application des
articles L.562-1 et suivants du code de l'environnement.

1.1. Objet du PPR


Les objectifs des PPR sont définis par le Code de l’Environnement, notamment par son article
L. 562-1.

Art. L. 562-1 :
I - L'État élabore et met en application des plans de prévention des risques naturels prévisibles
tels que les inondations, les mouvements de terrain, les avalanches, les incendies de forêt, les
séismes, les éruptions volcaniques, les tempêtes ou les cyclones.
II - Ces plans ont pour objet, en tant que de besoin :
1°) de délimiter les zones exposées aux risques en tenant compte de la nature et de
l'intensité du risque encouru, d'y interdire tout type de construction, d'ouvrage,
d'aménagement ou d'exploitation agricole, forestière, artisanale, commerciale ou
industrielle ou, dans le cas où des constructions, ouvrages, aménagements ou
exploitations agricoles, forestières, artisanales, commerciales ou industrielles
pourraient y être autorisés, prescrire les conditions dans lesquelles ils doivent être
réalisés, utilisés ou exploités ;
2°) de délimiter les zones qui ne sont pas directement exposées aux risques mais où des
constructions, des ouvrages, des aménagements ou des exploitations agricoles,
forestières, artisanales, commerciales ou industrielles pourraient aggraver des risques
ou en provoquer de nouveaux et y prévoir des mesures d'interdiction ou des
prescriptions telles que prévues au 1° du présent article ;
3°) de définir les mesures de prévention, de protection et de sauvegarde qui doivent être
prises, dans les zones mentionnées au 1° et au 2° du présent article, par les
collectivités publiques dans le cadre de leurs compétences, ainsi que celles qui peuvent
incomber aux particuliers ;
4°) de définir dans les zones mentionnées au 1° et 2° du présent article, les mesures
relatives à l'aménagement, l'utilisation ou l'exploitation des constructions, des
ouvrages, des espaces mis en culture ou plantés existants à la date de l'approbation du
plan qui doivent être prises par les propriétaires, exploitants ou utilisateurs.

1.2. Prescription du PPR


Le décret n°95-1089 du 5 octobre 1995 relatif aux Plans de Prévention des Risques naturels
prévisibles définit les modalités de prescription des PPR.

Art. 1 - L'établissement des plans de prévention des risques naturels prévisibles mentionnés
aux articles 40-1 à 40-7 de la loi du 22 juillet 1987 susvisée est prescrit par arrêté du préfet.
Lorsque le périmètre mis à l'étude s'étend sur plusieurs départements, l'arrêté est pris

Note de présentation du PPR de Montdidier – 21 Décembre 2005 Page 5 sur 42


conjointement par les préfets de ces départements et précise celui des préfets qui est chargé de
conduire la procédure.
Art. 2 - L'arrêté prescrivant l'établissement d'un plan de prévention des risques naturels
prévisibles détermine le périmètre mis à l'étude et la nature des risques pris en compte ; il
désigne le service déconcentré de l'Etat qui sera chargé d'instruire le projet. L'arrêté est notifié
aux maires des communes dont le territoire est inclus dans le périmètre ; il est publié au
Recueil des actes administratifs de l'Etat dans le département.

1.3. Approbation et révision du PPR


Les articles 7 et 8 du décret n°95-1089 du 5 octobre 1995 modifié par le décret n°2005-3 du 4
janvier 2005 définissent les modalités d'approbation et de révision des Plans de Prévention des
Risques naturels prévisibles.

Art. 7 - Le projet de plan de prévention des risques naturels prévisibles est soumis à l'avis des
conseils municipaux des communes et des organes délibérants des établissements publics de
coopération intercommunale compétents pour l'élaboration des documents d'urbanisme dont le
territoire est couvert en tout ou partie par le plan.
Si le projet de plan contient des mesures de prévention des incendies de forêt ou de leurs
effets ou des mesures de prévention, de protection et de sauvegarde relevant de la compétence
des départements et des régions, ces dispositions sont soumises à l'avis des organes
délibérants de ces collectivités territoriales. Les services départementaux d'incendie et de
secours intéressés sont consultés sur les mesures de prévention des incendies de forêt ou de
leurs effets.
Si le projet de plan concerne des terrains agricoles ou forestiers, les dispositions relatives à ces
terrains sont soumises à l'avis de la chambre d'agriculture et du centre régional de la propriété
forestière.
Tout avis demandé en application des trois alinéas ci-dessus qui n'est pas rendu dans un délai
de deux mois à compter de la réception de la demande est réputé favorable.
Le projet de plan est soumis par le préfet à une enquête publique dans les formes prévues par
les articles 6 à 21 du décret n° 85-453 du 23 avril 1985 pris pour l'application de la loi n° 83-
630 du 12 juillet 1983 relative à la démocratisation des enquêtes publiques et à la protection
de l'environnement, sous réserve des dispositions des deux alinéas qui suivent.
Les avis recueillis en application des trois premiers alinéas du présent article sont consignés
ou annexés aux registres d'enquête dans les conditions prévues par l'article 15 du décret du 23
avril 1985 précité.
Les maires des communes sur le territoire desquelles le plan doit s'appliquer sont entendus par
le commissaire enquêteur ou par la commission d'enquête une fois consigné ou annexé aux
registres d'enquête l'avis des conseils municipaux.

Note de présentation du PPR de Montdidier – 21 Décembre 2005 Page 6 sur 42


A l'issue de ces consultations, le plan, éventuellement modifié, est approuvé par arrêté
préfectoral. Cet arrêté fait l'objet d'une mention au recueil des actes administratifs de l'État
dans le département ainsi que dans un journal diffusé dans le département. Une copie de
l'arrêté est affichée pendant un mois au moins dans chaque mairie et au siège de chaque
établissement public de coopération intercommunale compétent pour l'élaboration des
documents d'urbanisme sur le territoire desquels le plan est applicable.
Le plan approuvé est tenu à la disposition du public dans ces mairies et aux sièges de ces
établissements publics de coopération intercommunale ainsi qu'en préfecture. Cette mesure de
publicité fait l'objet d'une mention avec les publications et l'affichage prévus à l'alinéa
précédent.

Art. 8 - Un plan de prévention des risques naturels prévisibles peut être modifié selon la
procédure décrite aux articles 1 à 7, ci-dessus. Toutefois, lorsque la modification n'est que
partielle, les consultations et l'enquête publique mentionnées à l'article 7 ne sont effectuées
que dans les communes sur le territoire desquelles les modifications proposées seront
applicables. Les documents soumis à consultation ou enquête publique comprennent alors :
1°) Une note synthétique présentant l'objet des modifications envisagées ;
2°) Un exemplaire du plan tel qu'il serait après modification avec l'indication, dans le
document graphique et le règlement, des dispositions faisant l'objet d'une modification
et le rappel, le cas échéant, de la disposition précédemment en vigueur.
L'approbation du nouveau plan emporte abrogation des dispositions correspondantes de
l’ancien plan.

La loi n°95-101 du 2 février 1995 relative au renforcement de la protection de l'environnement


précise que le PPR approuvé vaut servitude d’utilité publique. Il est annexé au plan local
d’urbanisme, conformément à l’article L. 126-1 du code de l’urbanisme.

Art. 40-4 - Le plan de prévention des risques approuvé vaut servitude d’utilité publique. Il est
annexé au plan d’occupation des sols, conformément à l’article L. 126-1 du code de
l’urbanisme.

Le plan de prévention des risques approuvé fait l’objet d’un affichage en mairie et d’une
publicité par voie de presse locale en vue d’informer les populations concernées.

1.4. Contenu du PPR


L'article 3 du décret n°95-1089 du 5 octobre 1995 modifié par le décret n°2005-3 du 4 janvier
2005 définit le contenu des plans de prévention des risques naturels prévisibles.

Art.3 - Le projet de plan comprend :


1°) une note de présentation indiquant le secteur géographique concerné, la nature des
phénomènes naturels pris en compte et leurs conséquences possibles compte tenu de
l'état des connaissances ;
2°) un ou plusieurs documents graphiques délimitant les zones mentionnées aux 1° et 2°
de l'article L. 562-1 du code de l'environnement ;
3°) un règlement précisant en tant que de besoin :
- les mesures d'interdiction et les prescriptions applicables dans chacune de ces zones
en vertu du 1° et du 2° de l'article L. 562-1 du code de l'environnement ;

Note de présentation du PPR de Montdidier – 21 Décembre 2005 Page 7 sur 42


- les mesures de prévention, de protection et de sauvegarde mentionnées au 3° de
l'article L. 562-1 du code de l'environnement et les mesures relatives à
l'aménagement, l'utilisation ou l'exploitation des constructions, des ouvrages, des
espaces mis en culture ou plantés existants à la date de l'approbation du plan,
mentionnées au 4° du même article. Le règlement mentionne, le cas échéant, celles
de ces mesures dont la mise en oeuvre est obligatoire et le délai fixé pour leur mise
en oeuvre.

La nature des mesures réglementaires applicables est définie par le décret n°95-1089 du 5
octobre 1995 relatif aux Plans de Prévention des Risques naturels prévisibles, et notamment
ses articles 4 et 5, tous deux modifiés par le décret n°2005-3 du 4 janvier 2005 article 3.

Art. 4 - En application du 3° de l'article L. 562-1 du code de l'environnement, le plan peut


notamment :
- définir des règles relatives aux réseaux et infrastructures publics desservant son
secteur d'application et visant à faciliter les éventuelles mesures d'évacuation ou
l'intervention des secours ;
- prescrire aux particuliers ou à leurs groupements la réalisation de travaux
contribuant à la prévention des risques et leur confier la gestion de dispositifs de
prévention des risques ou d'intervention en cas de survenance des phénomènes
considérés ;
- subordonner la réalisation de constructions ou d'aménagements nouveaux à la
constitution d'associations syndicales chargées de certains travaux nécessaires à la
prévention des risques, notamment l'entretien des espaces et, le cas échéant, la
réalisation ou l'acquisition, la gestion et le maintien en condition d'ouvrages ou de
matériels.

Le plan indique si la réalisation de ces mesures est rendue obligatoire et, si oui, dans quel
délai.

Art. 5 - En application du 4° de l'article L. 562-1 du code de l'environnement, pour les


constructions, ouvrages, espaces mis en culture ou plantés, existants à la date d'approbation du
plan, le plan peut définir des mesures de prévention, de protection et de sauvegarde. Ces
mesures peuvent être rendues obligatoires dans un délai de cinq ans, pouvant être réduit en cas
d'urgence.
Toutefois, le plan ne peut pas interdire les travaux d'entretien et de gestion courants des
bâtiments implantés antérieurement à l'approbation du plan ou, le cas échéant, à la publication
de l'arrêté mentionné à l'article 6 ci-dessous, notamment les aménagements internes, les
traitements de façade et la réfection des toitures, sauf s'ils augmentent les risques ou en créent
de nouveaux, ou conduisent à une augmentation de la population exposée.
En outre, les travaux de prévention imposés à des biens construits ou aménagés conformément
aux dispositions du code de l'urbanisme avant l'approbation du plan et mis à la charge des
propriétaires, exploitants ou utilisateurs ne peuvent porter que sur des aménagements limités
dont le coût est inférieur à 10 p. 100 de la valeur vénale ou estimée du bien à la date
d'approbation du plan.

Conformément à ce règlement, le projet de PPR mouvement de terrains de Montdidier


comporte, outre la présente note de présentation et un règlement, trois documents
graphiques : une carte des aléas, une carte des enjeux et une carte du zonage réglementaire.
Ces documents graphiques sont établis sur fond cadastral à l'échelle du 1/5000.

Note de présentation du PPR de Montdidier – 21 Décembre 2005 Page 8 sur 42


Chapitre 2. Le contexte des mouvements de
terrains à Montdidier.

2.1. La commune de Montdidier

2.1.1 La géographie
La commune de Montdidier est située sur le plateau picard dans la Somme, à l'Est du
département (cf. figure 1), à environ 35 kilomètres au Sud-Est d’Amiens. C'est une sous-
préfecture. Elle est limitrophe avec les communes de Courtemanche et Mesnil-Saint-Georges
à l'Ouest, Fignières au Nord, Etelfay et Faverolles à l'Est, Assainvillers et Ayencourt au Sud.

Figure 1 – Carte de localisation de la commune de Montdidier

La ville s'est historiquement développée sur un éperon rocheux qui domine la rivière des Trois
Doms, affluent de l'Avre.
Les développements progressifs de la commune se sont faits en rayonnant à partir de ce centre
historique.

2.1.2 La géologie
La nature du sous-sol est la cause première des différents mouvements de terrain observés sur
Montdidier. Il est donc essentiel de la connaître avec précision.

Note de présentation du PPR de Montdidier – 21 Décembre 2005 Page 9 sur 42


Le substratum (élément sur lequel repose une couche géologique) est composé de craie datée
d’il y a environ 80 millions d’années. C'est une craie blanche à grisâtre, tendre, qui se présente
en petits bancs renfermant des silex (cf. figure 2). Elle affleure sur les bords de la vallée des
Trois-Doms ainsi que dans la vallée du chemin de Davenescourt et de part et d'autre de la RD
935 au Sud de la ville (cf. figure 2).

Figure 2 – Extrait de la carte géologique

Les formations superficielles sont des sédiments récents (à l'échelle géologique) qui
recouvrent le substratum. On en distingue trois types sur Montdidier :
 les limons : sur les plateaux autour de la ville, ils sont épais de plusieurs mètres sur le
territoire de Montdidier. Sur les versants de part et d'autre des quelques combes présentent
sur la commune, ce sont des limons à silex ;
 les colluvions de dépression, compte-tenu des terrains dont elles sont issues, elles sont
argilo-sableuses. Ces colluvions se retrouvent au Sud de la ville dans le fond de la vallée
dans laquelle passait l'ancienne ligne de chemin de fer de Saint-Just à Douai, au Nord-Est
dans le fond de la vallée du chemin de Davenescourt et au Sud-Ouest dans le fond de la
vallée d'Abbémont et vers le quartier de Saint-Médard ;
 les alluvions modernes, principalement des argiles et des limons, qui tapissent la vallée
des Trois-Doms. Leur épaisseur peut atteindre une dizaine de mètres.

Une nappe libre s'écoule dans les fissures de la craie sur une couche géologique imperméable.
Sa surface épouse assez fidèlement, mais de manière atténuée, le modelé topographique.

Note de présentation du PPR de Montdidier – 21 Décembre 2005 Page 10 sur 42


2.1.3 Le climat
La commune de Montdidier est soumise à un climat d'influence océanique à caractère
légèrement continental. La moyenne annuelle des précipitations, entre 1993 et 2001, est de
712 mm. Il apparaît dans les séries statistiques que les mois les plus pluvieux sont ceux de
juillet à décembre. (cf fig. 5)

2.1.4 L’histoire
En raison de leur nature, les différents matériaux qui composent le sol et le sous-sol de
Montdidier ont depuis longtemps été exploités.

La craie a ainsi été exploitée en carrière comme matériau de construction. Les carrières
souterraines ont par la suite servi d'abris durant la guerre. Des habitation troglodytiques y ont
même été aménagées à certaines époques. L'exploitation souterraine de la craie sous la ville de
Montdidier a conduit à la construction d'un ou plusieurs réseaux de galeries (en général, trois
niveaux d’exploitation), cavités et puits, donc certaines parties ont été explorées et
cartographiées. On ne dispose cependant d'aucune connaissance précise, ni écrite ni orale, sur
l'extension réelle de certains de ces réseaux, que ce soit latéralement ou en profondeur.
L’enquête réalisée auprès de l’association de défense de Montdidier contre le troisième
aéroport de Paris et l’association archéologique locale a permis de préciser les volumes de
certaines exploitations et parfois, au mieux, le tracé d’un axe de circulation souterraine, sans
qu’il soit en général possible d’en décrire l’extension latérale (dimensions de la galerie,
chambres annexes, boyaux adjacents, …). Ainsi, dans la majorité des cas, l'existence de la
cavité souterraine est inconnue avant la survenance du mouvement de terrain en surface ou
avant la réalisation de sondages de reconnaissances géotechniques (cas notamment d’un
terrain situé à l’angle de la rue Bourget et de la rue Galoppe Donquaire). Ces exploitations,
qui semblent se situer entre 0 et 30 mètres de profondeur sous la surface du plateau, affecte
principalement l’enceinte de la vieille ville et de l’ancien couvent des Ursulines (Hôpital
actuel et résidence du Cèdre). De rares galeries sont connues à l’extérieur de ce périmètre
(Route d’Amiens au Nord de la vieille ville, contre-haut de la rue des Tanneries où des
ouvertures sont visibles sans que l’on connaisse les éventuelles relations avec le réseau du
plateau, etc.). Les nombreuses cavités et galeries sont étalées sur plusieurs niveaux. Par
exemple, entre la rue Capperonnier et le boulevard Labarre, un effondrement a réouvert un
ancien puits qui montrait trois départs de galeries à 2, 4 et 17 m.

La craie a également été utilisée comme pierre à chaux, blanc minéral ou pour l'amendement
calcique des limons.

Les limons ont quant à eux été largement exploités au lendemain de la première guerre
mondiale. En effet, la ville de Montdidier a été détruite dans sa quasi-totalité au cours de cette
guerre, et les limons ont servi comme terre à brique afin de reconstruire la ville.

Les souterrains de la guerre de 1914-18, particulièrement présents sur des communes proches
au Nord-Est, semblent absents sur Montdidier. Aucun n'a été recensé sur le territoire
communal.

Il convient également de signaler l’existence de nombreuses caves sous les édifices anciens
dont la plupart a été reconstruit après la première guerre mondiale. Il semble, d’après
l’association archéologique, notamment pour la rue des Tanneries, que cette reconstruction
n’ait pas respecté la position initiale des bâtiments. En conséquence, les structures porteuses

Note de présentation du PPR de Montdidier – 21 Décembre 2005 Page 11 sur 42


des maisons peuvent se trouver décalées par rapport aux fondations anciennes et aux caves.
Ce non-respect des alignements pourrait être à l’origine de certains désordres (effondrements
de cours, fissuration du bâti, etc.), notamment dans cette rue.

2.1.5 La population et l’économie


Lors du dernier recensement datant de 1999 (réf. [3]), la population de Montdidier était de
6328 habitants, l’accroissement par rapport à 1990 étant de 1%. L'ensemble de la population
habite dans les différents quartiers de l'agglomération de Montdidier. Il n'existe pas de hameau
isolé.

Montdidier est traversée par la ligne de chemin de fer reliant Amiens à Compiègne. Un grand
nombre de routes départementales partent de la ville ou la traversent (RD 26, 41, 124, 155,
329, 930, 935 et 4135). Des routes communales complètent ce réseau routier.

Une grande zone industrielle occupe des terrains à l'Est de la commune. L'agriculture est
encore bien présente, avec notamment de grands plateaux cultivés.

2.2. Les phénomènes de mouvements de terrain

2.2.1 La nature des phénomènes


Plusieurs phénomènes de nature différente peuvent conduire à des mouvements de terrain.

LES EFFONDREMENTS
Bien que de nature soluble, la craie présente dans le sous-sol de Montdidier ne montre pas de
vide karstique (origine naturelle due aux circulations d'eau) de taille importante. En revanche,
l'exploitation intensive de ce matériau a engendré la création de galeries, puits et salles dont la
localisation n’est pas toujours connue, et qui par conséquent ne sont ni surveillés ni
entretenus.

Une chute de toit correspond le plus souvent à la rupture du ou des premiers niveaux de
terrain au toit d'une cavité souterraine. Elle conduit à l'effondrement des terrains sus-jacents,
qui, sous l'effet de leur décompression, augmentent de volume (phénomène de foisonnement).
Lorsque ce foisonnement est suffisamment important, l'effondrement n'atteint pas la surface.
Si la cavité est inconnue, le phénomène n'est alors jamais observé.

Les effondrements résultent de la rupture du toit d'une cavité souterraine avec propagation
jusqu'en surface. Cela se traduit donc par l'ouverture d'une excavation. C'est souvent le cas
pour les cavités situées à faible profondeur, le foisonnement n'étant alors pas suffisant pour
amortir le mouvement.

LES AFFAISSEMENTS
Ils résultent également de la rupture d'un toit d'une cavité souterraine, mais sans propagation
brutale en surface. Ils se traduisent au niveau du sol par un abaissement localisé et progressif
de la topographie, et non par une excavation avec une surface de rupture nette. Une des
raisons pour expliquer que la rupture du toit d’une cavité donne en surface un affaissement
plutôt qu’un effondrement est que le foisonnement des terrains sus-jacents a comblé le vide et

Note de présentation du PPR de Montdidier – 21 Décembre 2005 Page 12 sur 42


la rupture ne s’est donc pas propagée jusqu’à la surface : c’est notamment le cas pour les
cavités de petites dimensions ou celles situées à grande profondeur.

LES TASSEMENTS
Les tassements affectent certains terrains compressibles (alluvions anciennes, colluvions de
pente, remblais mal compactés). Ils sont dus à une augmentation de la teneur en eau (pouvant
aller jusqu’à la saturation) qui entraîne une dégradation des caractéristiques mécaniques des
terrains et donc une réduction de la capacité portante sous les fondations des bâtiments. Par
ailleurs, la baisse ultérieure de la nappe provoque une consolidation des terrains susceptibles
d’induire un tassement, notamment dans les remblais mal compactés. En surface, les
tassements se traduisent par un abaissement localisé et progressif du niveau topographique, de
façon similaire aux affaissements. Le mécanisme en jeu est cependant totalement différent
puisque, dans le cas des tassements, aucune cavité souterraine n’est en cause.

LES GLISSEMENTS DE TERRAIN


La ville de Montdidier a été rasée durant la première guerre mondiale. Les nombreux
matériaux résultant de cette destruction ont été déversés du haut des falaises crayeuses qui
ceinturaient la ville à l'Ouest et au Nord. Ces falaises ne sont d'ailleurs plus visibles que sur
quelques dizaines de mètres.

Les remblais ainsi formés ne sont pas consolidés et sont, par conséquent, sensibles aux
glissements de terrain. Ces glissements peuvent être accompagnés de petits éboulements
d'éléments présents dans le terrain. De plus, l'argile présente dans les formations des plateaux
les rend sensibles aux glissements de terrain dès que la pente s'accentue.

LES CHUTES DE BLOCS


Cette dénomination concerne à la fois les chutes de blocs et les chutes de pierres. Les falaises
de craie présentes sur Montdidier, qu'elles soient d'origine naturelle ou anthropique, peuvent
donner lieu à des chutes de pierres et de blocs. Néanmoins, étant donné leur hauteur limitée et
l'absence de longue pente à leur pied, la propagation de ces éventuels éléments reste limitée au
pied de la falaise.

2.2.2 Les évènements passés


L'exploitation du sous-sol datant de plusieurs siècles, les désordres en surfaces liés à des
effondrements de ces cavités ou galeries ont ponctué l'histoire de Montdidier.

Au cours des 40 dernières années, les archives (réf. [4]) mettent ainsi en évidence 74
mouvements de terrain, mais il est évident que cela ne représente qu'une faible proportion de
ce qui a pu se produire dans le passé. D'ailleurs, au cours de l'étude, 32 phénomènes
supplémentaires ont été recensés. La localisation de ces évènements est reportée sur la carte
informative des phénomènes naturels.

Parmi ces 70 événements, 15 sont antérieurs à l'épisode de 2001 : neuf effondrements, deux
chutes de toits, deux glissements de terrain, un affaissement et une chute de blocs.

Au cours de l'année 2001, un grand nombre de mouvements de terrain se sont produits dans la
région du plateau Picard (plus de 4000 mouvements de terrain recensés dans les
arrondissements de Montdidier et de Clermont).

Note de présentation du PPR de Montdidier – 21 Décembre 2005 Page 13 sur 42


Cette "crise" de 2001 est la conséquence d'un épisode pluviométrique qui a débuté en octobre
2000 (cf. figure 3). Ainsi, pour l'année 2001, les précipitations à Rouvroy-en-Santerre (15 km
au Nord-Est de Montdidier) ont été de 1042 mm, soit 46 % de plus que la valeur moyenne
pour la période 1993/2001.

250.0
2001
Précipitations (en mm)

200.0 moyenne 1993/2001

150.0

100.0

50.0

0.0
Janv Fev Mars Avril Mai Juin Juil Aout Sept Oct Nov Dec

2001 81.0 31.4 163.4 137.0 27.0 17.4 233.8 39.2 101.0 73.0 88.8 49.4
moyenne 1993/2001 54.2 44.4 52.9 62.1 52.9 52.6 69.9 55.6 65.8 69.2 56.6 76.1

Figure 3 - Comparaison des précipitations mensuelles en 2001


aux moyennes à la station météorologique de Rouvroy-en-Santerre

Cet épisode pluviométrique a eu pour conséquence une remontée exceptionnelle du niveau


piézomètrique de la nappe de la craie. Les maximums atteints en 2001 ont presque partout
dépassé les records historiques. Ainsi, à Tilloloy, où l’on dispose de près de 40 années de
mesures, le maximum atteint en juillet 2001 dépasse le précédent (mars 1995) de 1,6 m. A
Hangest-en-Santerre (23 années de mesures), le précédent maximum (juin 1988) a été dépassé
de 3,9 m en juin 2001. Le nappe de la craie est devenue affleurante en certains endroits,
comme dans l’ancienne “vallée sèche” de l’Ingon, entre Rouvroy-en-Santerre, Hallu, et
Fonches-Fonchette. Dans certains villages (Tricot, Courcelles-Epayelles, Méharicourt), elle a
inondé des caves qui ne l’avaient jamais été auparavant et qui le sont restées pendant plusieurs
mois, voire plus d’un an. La décrue de la nappe s’est faite de façon très lente en 2001. Dans
certains secteurs, les maximums atteints en 2002 ont égalé voire dépassé ceux de 2001.

L'une des conséquences de cette remontée de nappe a été l'ennoiement des cavités souterraines
peu profondes, ce qui a contribué à leur effondrement.

La figure 3 met en évidence deux périodes de fortes précipitations en 2001 : une première aux
mois de mars et avril, la seconde au mois de juillet. La répartition temporelle des évènements
recensés sur Montdidier est parfaitement calée sur ces pics, puisque parmi les 51 évènements
qui se sont produits cette année là, 22 se sont passés en mars/avril et 27 en juillet, les deux
derniers s'étant produits au début du mois de septembre.

Note de présentation du PPR de Montdidier – 21 Décembre 2005 Page 14 sur 42


2.2.3 Les phénomènes observés
Outre les évènements recensés et localisés du paragraphe précédent, d'autres zones soumises à
des mouvements de terrain ont été observées lors des visites de terrain.

En certains endroits où la craie est proche de la surface ou affleurante, un certain nombre de


petites dolines ont pu être observées, preuves des phénomènes de dissolution ou
d'effondrement de petites cavités souterraines. Ce phénomène a été observé aux lieux-dits de
Fond Harlan, des Champs Blancs, du Chemin de la Poste et de la Croix Saint-Claude.

En amont du vieux chemin de Davenescourt, de petits glissements au sein des couches


superficielles de terrain ont été observés.

Enfin, l'exploitation de la craie a laissé quelques petites falaises à l'entrée sud de la ville (entre
la Cité du Nord et la RD 329), au Nord de la RD 4135 au niveau de la coopérative agricole et
à l'entrée de la vallée du vieux chemin de Davenescourt. Ces falaises, d'une hauteur limitée à
une dizaine de mètres, peuvent être le siège de petites chutes de blocs de craie de taille plus ou
moins grande.

Les tassements concernent la vallée des Trois Doms où les caractéristiques mécaniques des
terrains ont été dégradées suite à la remontée de la nappe phréatique en 2001.

Note de présentation du PPR de Montdidier – 21 Décembre 2005 Page 15 sur 42


Chapitre 3. Les aléas : détermination et
cartographie
Le guide général sur les PPR (réf. [5]) définit l’aléa comme "un phénomène naturel de
fréquence et d’intensité données".

3.1. Les notions d'intensité et de fréquence


L’élaboration de la carte des aléas impose de connaître, sur l’ensemble de la zone étudiée,
l’intensité et la probabilité d’apparition (fréquence temporelle) des divers phénomènes
naturels.

L'intensité d'un phénomène peut être appréciée de manière variable en fonction de sa nature
même, de ses conséquences ou des parades à mettre en œuvre pour s’en préserver. Il n’existe
pas de valeur universelle. Pour la plupart des phénomènes, les paramètres variés ne peuvent
souvent être appréciés que qualitativement, au moins à ce niveau d’expertise : volume et
distance d’arrêt pour les chutes de pierres et de blocs, épaisseur et cinétique du mouvement
pour les glissements de terrain, hauteur des débordements pour les crues torrentielles, …
Aussi s’efforce-t’on, pour caractériser l’intensité d’un aléa, d’apprécier les diverses
composantes de son impact :
 conséquences sur les constructions ou "agressivité", qualifiées de faibles si le gros œuvre
est très peu touché, moyennes s’il est atteint mais que les réparations restent possibles,
élevées s’il est fortement touché rendant la construction inutilisable,
 conséquences sur les personnes ou "gravité", qualifiées de très faibles (pas d’accident ou
accident très peu probable), moyennes (accident isolé), fortes (quelques victimes) et
majeures (quelques dizaines de victimes ou plus),
 mesures de prévention nécessaires, qualifiées de faibles (moins de 10 % de la valeur
vénale d’une maison individuelle moyenne), moyennes (parade supportable par un groupe
restreint de propriétaires), fortes (parade débordant largement le cadre parcellaire, d’un
coût très important) et majeures (pas de mesures envisageables).

La probabilité d’apparition d’un phénomène de nature et d’intensité données passe par


l’analyse statistique de longues séries de mesures. Elle s’exprime généralement par une
période de retour qui correspond à la durée moyenne qui sépare deux apparitions d’un
phénomène. Pour les mouvements de terrain, si les épisodes météorologiques particuliers
peuvent aussi être à l’origine du déclenchement de tels phénomènes, la probabilité
d'apparition repose plus sur la notion de prédisposition du site à produire un événement donné
dans un délai retenu. Une telle prédisposition peut être estimée à partir d’une démarche
d’expert prenant en compte la géologie, la topographie et un ensemble d’autres observations
(déformations de surface, dommages aux ouvrages, …).

3.2. L’élaboration de la carte des aléas


La carte des aléas est la représentation graphique de l’étude prospective et interprétative des
différents phénomènes possibles. Cette cartographie est établie sur fond cadastral au 1/5 000
sur l'ensemble du territoire communal.

Note de présentation du PPR de Montdidier – 21 Décembre 2005 Page 16 sur 42


Du fait de la grande variabilité des phénomènes naturels et des nombreux paramètres qui
interviennent dans leur déclenchement, l’aléa ne peut être qu’estimé et son estimation reste
complexe. Son évaluation fait appel à l’ensemble des informations recueillies au cours de
l’étude, au contexte géologique, aux caractéristiques des précipitations et à l’appréciation de
l’expert chargé de l’étude.

Des grilles de caractérisation des différents aléas ont été définies en collaboration avec les
services déconcentrés de l’État avec une hiérarchisation en niveaux. Le niveau d’aléa en un
site donné résulte d’une combinaison des facteurs occurrence temporelle et intensité. Ces
grilles de caractérisation, avec leurs divers degrés, sont globalement établies en privilégiant
l’intensité.

On distingue, outre les zones d’aléa négligeable, trois niveaux d’aléas, soit :
 les zones d’aléa faible (mais non négligeable), notées 1,
 les zones d’aléa moyen, notées 2,
 les zones d’aléa fort, notées 3.

Chaque zone distinguée sur la carte des aléas est matérialisée par une limite et une couleur
traduisant le degré d'aléa et la nature des phénomènes naturels intéressant la zone. Un code
alphanumérique est porté à l'intérieur de chaque polygone. Lorsque plusieurs types de
phénomènes se superposent sur une zone, seul celui de l’aléa le plus fort est représenté en
couleur sur la carte. En revanche, l’ensemble des lettres et indices décrivant les aléas sont
portés.

3.3. Les aléas pris en compte sur Montdidier

3.3.1 L'aléa effondrement


Sous ce terme sont regroupées toutes les manifestations en surface d'effondrements de cavités
souterraines (affaissements et effondrements) qui illustrent un même phénomène à deux
degrés différents.

Aléa Indice Critères


• Aplomb de cavités souterraines reconnues et présentant une forte
probabilité d’effondrement généralisé par ses dimensions et/ou son état
Fort F3
de désorganisation.
(non représenté sur la commune)
• Aplomb de cavités souterraines reconnues ou suspectées.
Moyen F2 • Zones d'effondrements diffus.
• Terrains sensibles avec indice de mouvements de terrain.
Faible F1 • Terrains sensibles sans indice de mouvements de terrain.

Sont classés en aléa moyen d'effondrement (F2) les terrains situés à proximité de la falaise à
l'Ouest de la vieille ville ainsi qu'au niveau de l'hôpital. En effet, plusieurs réseaux souterrains
y ont été explorés, et des galeries sur trois niveaux observées. De plus, de nombreux
effondrements sont recensés, aussi bien au cours de l'épisode de 2001 que précédemment.

Dans le reste de la vieille ville, des suspicions de réseaux plus ou moins développés et
connectés entre eux ainsi que la survenance d'effondrements dans le passé ont amené à classer
les terrains concernés en aléa moyen d'effondrement (F2).

Note de présentation du PPR de Montdidier – 21 Décembre 2005 Page 17 sur 42


Le non-respect des alignements des structures porteuses des maisons de la rue des Tanneries
avec les fondations anciennes caves serait à l’origine de certains désordres (effondrements de
cours, fissuration du bâti, etc.) amenant à classer les terrains concernés en aléa moyen
d'effondrement (F2).

Les zones où la craie est affleurante avec des signes en surface de mouvements (dolines,
dépressions, …) évoquées au chapitre "2-2-Les phénomènes de mouvements de terrains" sont
elles aussi classées en aléa moyen d'effondrement (F2).

Enfin, compte-tenu de la nature crayeuse du sous-sol sur la quasi totalité de la commune, les
terrains non classés en aléa moyen ou fort d'effondrement sont classés en aléa faible
d'effondrement (F1).

3.3.2 L'aléa tassement


Bien que pouvant se traduire en surface de la même manière qu'un affaissement, la cause des
tassements est bien différente, d'où un classement à part. Les tassements concernent la vallée
des Trois Doms, dont le fond est composé d'alluvions compressibles. Lors de la remontée de
la nappe phréatique de l'année 2001, la teneur en eau de ces sols a augmenté, ce qui a entraîné
une dégradation des caractéristiques mécaniques des terrains et par conséquent une réduction
de la capacité portante sous les fondations des bâtiments.

Aléa Indice Critères


• Zones où des tassements importants se sont déjà produits.
Fort T3
(non représenté sur la commune)
• Zones où des tassements légers se sont déjà produits.
Moyen T2
• Terrains sensibles aux tassements avec indice de mouvement.
Faible T1 • Terrains sensibles aux tassements sans indice de mouvement.

C'est particulièrement le cas le long de l'avenue du Général Leclerc, puisque cinq tassements
se sont produits en 2001 (deux en avril, deux en juillet et un en septembre). La partie du
quartier construite sur ces alluvions est par conséquent classée en aléa moyen de tassement
(T2).

Le reste du fond de la vallée des Trois Doms est quant à lui classé en aléa faible de tassement
(T1).

3.3.3 L'aléa glissement de terrain


Aléa Indice Critères
• Glissements actifs dans toutes pentes.
Fort G3 • Glissements anciens ayant entraîné de fortes perturbations du terrain.
• Auréole de sécurité autour de ces zones.
• Terrains dans les mêmes conditions (pente, géologie, eau) qu'un
glissement actif.
Moyen G2
• Topographie légèrement déformée.
• Glissement ancien de grande ampleur actuellement inactif à peu actif.
• Terrains sensibles aux glissements sans indice de mouvement dans des
Faible G1 terrains dont l’aménagement (terrassement, surcharge,...) risque
d’entraîner des désordres compte tenu de la nature géologique du site.

Note de présentation du PPR de Montdidier – 21 Décembre 2005 Page 18 sur 42


Les zones identifiées comme étant en glissement actif sont classées en aléa fort de glissement
de terrain (G3). Cela concerne le talus en amont de la rue Saint-Martin, en amont de fin de la
rue des Tanneries (au niveau des n° 44 à 46) et une partie du versant en amont du vieux
chemin de Davenescourt.

Le talus qui se trouve au Nord de la vieille ville est a priori composé des mêmes remblais que
celui qui domine la rue des Tanneries. Il est donc classé en aléa moyen de glissement de
terrain (G2) et en aléa faible de glissement de terrain (G1) sur les pentes plus faibles.

Le reste du talus qui surplombe la rue des Tanneries se trouve dans les mêmes conditions que
la partie qui a déjà glissé. Il est donc classé en aléa moyen de glissement de terrain (G2).

Le talus aval de la rue Frézon et de la Rue Adrien de la Morlière présente une pente soutenue.
Compte-tenu des qualités géomécaniques médiocres de ces terrains (remblais argileux),
l'ensemble du secteur est classé en aléa moyen de glissement de terrain (G2).

De même, dans le versant en amont du vieux chemin de Davenescourt, les terrains autour de
la zone en glissement sont classés en aléa moyen de glissement de terrain (G2). Les zones de
ce versant non classées en aléa fort ou moyen sont classées en aléa faible de glissement de
terrain (G1).

Une zone de glissement faible est également décrite en tête du plateau picard à l’Est de la rue
Cauvel de Beauvillier, rue Bosquillon et de la rue de la Morlière pour tenir compte d’une
éventuelle régression du phénomène de glissement de terrain qui affecte le rebord du talus.
Soulignons que cette bande de terrain est également concernée par un aléa d’effondrement de
cavités souterraines ce qui renforce l’instabilité potentielle des lieux.

3.3.4 L'aléa chute de pierre et de blocs


Aléa Indice Critères
• Zones exposées à des éboulements en masse, à des chutes fréquentes
Fort P3 de blocs ou de pierres.
• Bande de 10 m de large au pied des falaises.
• Zones exposées à des chutes de blocs et de pierres isolées, peu
fréquentes.
Moyen P2 • Zones exposées à des chutes de blocs et de pierres isolées, peu
fréquentes, issues d’affleurements de hauteur limitée (10 - 20 m).
(non représenté sur la commune)
Faible P1 • Zones situées à l’aval des zones d’aléa fort ou moyen.

Les différentes falaises crayeuses identifiées sur Montdidier ainsi qu'une bande d'environ 10 m
de large au pied de celles-ci sont classées en aléa fort de chute de blocs (P3). Cela concerne la
portion encore visible de la falaise qui existaient à l'Ouest de la vieille ville ainsi que les trois
petites falaises issues de l'exploitation de la craie (cf. paragraphe 2-1-2).

Au-delà de la bande de 10 m évoquée ci-dessus, une bande de sécurité supplémentaire d'une


dizaine de mètres de large est classée en aléa faible de chute de blocs (P1) en pied de ces
affleurements.

Remarque : l’instabilité qui affecte les parcelles 169 et 170 entre la rue de la Morlière et la
rue Saint-Pierre n’a pas été considérée comme un risque naturel et n’est donc pas traitée dans

Note de présentation du PPR de Montdidier – 21 Décembre 2005 Page 19 sur 42


le cadre du présent PPR. Il s’agit en effet d’un problème de stabilité d’un mur de soutènement
(ou au moins de son parement en briques).

Note de présentation du PPR de Montdidier – 21 Décembre 2005 Page 20 sur 42


Chapitre 4. Les enjeux : détermination et
cartographie
Les enjeux décrivent les personnes, biens, activités, moyens, patrimoine, susceptibles d’être
affectés par un phénomène naturel. La carte des enjeux est la représentation graphique de ces
éléments. Cette cartographie est établie sur fond cadastral au 1/5 000 sur l'ensemble du
territoire communal.

La vulnérabilité exprime le niveau de conséquences prévisibles d’un phénomène naturel sur


ces enjeux, des dommages matériels aux préjudices humains.

Leur identification et leur qualification participent à la démarche d’élaboration du PPR et à


l’assurance d’une cohérence entre les objectifs de la prévention des risques et les dispositions
qui seront retenues. Ces objectifs consistent à :
 prévenir et limiter le risque humain, en n’accroissant pas la population dans les zones
soumises à un risque grave et en y améliorant la sécurité,
 favoriser les conditions de développement local en limitant les dégâts aux biens et en
n’accroissant pas les aléas à l’aval.

Les principaux enjeux sur la commune de Montdidier correspondent aux espaces urbanisés,
aux axes de communication et aux équipements de services et de secours. La population est
intégrée indirectement à la vulnérabilité par le biais de l’urbanisation.

4.1. Les espaces urbanisés


On peut distinguer plusieurs types d'occupation du sol qui correspondent à des enjeux
différents.

4.1.1 L'habitat existant


Cela concerne, selon les dénominations du Plan Local d'Urbanisme approuvé le 12 février
2003, les zones Ua, Uf, Up et Upe :
 Ua (urbanisation ancienne centrale) : cela concerne la vieille ville en amont de la vallée
des Trois Doms,
 Uf (faubourgs) : sont concernés les anciens quartiers de Saint-Médard, Saint-Martin et de
la gare ainsi que la rue des Tanneries,
 Up et Upe (urbanisation périphérique et urbanisation périphérique à vocation
d'équipement d'intérêt général) : cela concerne le reste de l'habitat, qui s'est développé
essentiellement à partir de la fin de la première guerre mondiale.

4.1.2 Les zones d'urbanisation future


Cela concerne, selon les dénominations du Plan Local d'Urbanisme, les zones 1AUc, 1AUe,
1AUh et 2AUh :
 1AUc (zone à urbaniser à court terme à vocation commerciale) : les terrains concernés se
situent à la sortie Est de la commune, au Sud de la RD 930,

Note de présentation du PPR de Montdidier – 21 Décembre 2005 Page 21 sur 42


 1AUe (zone à urbaniser à court terme à vocation d'équipement d'intérêt général) : la seule
zone concernée est le lieu-dit du Chemin de Roye, à l'Est de la commune,
 1AUh (zone à urbaniser à court terme à vocation d'habitat) : plusieurs secteurs sont
concernés, à savoir la Rue de Tricot au Sud, le chemin d'Etelfay derrière la gendarmerie
ainsi que deux petites zones de part et d'autre de la RD 930 à l'Ouest du centre
commercial,
 2AUh (zone à urbaniser à moyen terme à vocation d'habitat) : cela concerne un secteur au
Sud-Ouest de Saint-Médard, les terrains au Sud de la zone 1AUh de la Rue de Tricot, des
parcelles de part et d'autre du chemin des Postes et les lieux-dits de la Voirie et du Fond de
Noyon.

4.1.3 Les zones d'activités


Cela concerne, selon les dénominations du Plan Local d'Urbanisme, les zones Ui et Uic :
 Ui (secteurs d'activité) : cela concerne la zone industrielle à l'Est de la commune, le
secteur de la coopérative agricole le long de l'avenue Doumer ainsi que le secteur d'activité
le long de la RD 930 à la sortie Ouest de la ville,
 Uic (secteurs d'activité commerciale) : cela concerne 4 petites zones autour de la zone Ui
qui se trouve à la sortie Ouest de la commune.

Montdidier compte en outre dix installations classées ainsi qu'une station d'épuration.

4.1.4 Les bâtiments recevant du public


Parmi le bâti existant, certains bâtiments représentent plus d'enjeux que d'autres, notamment
parce qu'ils sont susceptibles de contenir un public important. Ces bâtiments sont :
 les établissements scolaires (six écoles primaires ou maternelles, deux collèges et un
lycée),
 le camping du "Pré Fleuri",
 la maison de retraite.

4.2. Les axes de communication


La ligne ferroviaire Amiens-Compiègne traverse le territoire communal de Montdidier. Les
terrains concernés sont classés Uz dans le PLU et prennent en compte la voie ferrée elle-même
ainsi que la gare et les terrains attenants au Sud.

Plusieurs routes départementales passent par le centre de Montdidier : RD 26, 41, 155, 214,
329, 930, 935 et 4135.

4.3. Les équipements de service et de secours


Ces équipements sont déjà pris en compte dans les enjeux à travers les zones urbanisées.
Néanmoins, leur importance en cas de catastrophe naturelle afin de protéger ou de porter
secours à d'éventuelles victimes est telle qu'il est essentiel de les lister :
 la caserne de pompiers, située entre la rue Robert le Coq et le boulevard Adolphe Havart,
 la gendarmerie, située rue Pasteur,
 la mairie, située place du Général de Gaulle,
 la sous-préfecture, située rue Jean Dupuy,
 l'hôpital, situé rue Amand de Vienne.

Note de présentation du PPR de Montdidier – 21 Décembre 2005 Page 22 sur 42


Chapitre 5. Le zonage réglementaire et le
règlement : détermination et cartographie
Le zonage réglementaire, établi sur fond cadastral au 1/5 000 sur l'ensemble du territoire
communal, définit des zones constructibles, inconstructibles et constructibles avec des
prescriptions. Les mesures réglementaires applicables dans ces dernières zones sont détaillées
dans le règlement du PPR.

5.1. La traduction des aléas en zonage réglementaire


Le zonage réglementaire transcrit les études techniques (carte des aléas) en terme
d’interdictions, de prescriptions et de recommandations. Il définit :
 des zones rouges (R), dans lesquelles le règlement prévoit que certains aménagements tels
que les ouvrages de protection ou les infrastructures publiques qui n’aggravent pas l’aléa,
peuvent être autorisées,
 des zones bleues (B), dans lesquelles des conditions de conception, de réalisation,
d’utilisation et d’entretien de façon à ne pas aggraver l’aléa sont établies.
 une zone bleue clair (BC), dans lesquelles les projets doivent simplement être réalisés
dans le respect des règles de l'art et des autres réglementations éventuelles.
La cartographie du zonage réglementaire a été élaborée à partir de la cartographie des aléas.

La méthode utilisée de transposition des indicateurs d'aléas en indicateurs de zonage


réglementaire est la suivante :

Indicateurs de zonage
Indicateurs d'aléas
réglementaire
Zones Bleu Clair
F1 BC
P1F1 BCp
Zones Bleues
F2 Bf
G1F1 Bg
T1F1
Bt
T2F1
F2G1 Bf,g
F2P1 Bf,p
Zones Rouges
G2F1
G2F2
R
G3F1
G3F2
P3F1
Rp
P3F2

La cartographie du zonage réglementaire est établie sur fond cadastral au 1/5000 sur
l'ensemble du territoire communal.

Note de présentation du PPR de Montdidier – 21 Décembre 2005 Page 23 sur 42


5.2. Les principes du règlement
Le règlement applicable est celui dans lequel se situe la réalisation, l’utilisation ou
l’exploitation des constructions, ouvrages, aménagements ou une partie fonctionnelle et
indépendante de ceux-ci. Si une parcelle est partagée entre deux ou plusieurs zones, chacune
de ses parties doit respecter les réglementations selon les règles énoncées dans l'article 4 du
titre 1 du règlement.

Les mesures réglementaires à appliquer sont énoncées dans les dispositions générales
applicables aux projets nouveaux, aux biens et activités existants sur l’ensemble des zones
(titre 2 du règlement) et dans le chapitre correspondant des dispositions spécifiques aux zones
(titre 3 du règlement). De manière générale, la portée de ces mesures réglementaires vise
essentiellement à préserver l'avenir.

Les mesures de prévention, de protection et de sauvegarde sont énoncées dans le titre 4 du


règlement.

Note de présentation du PPR de Montdidier – 21 Décembre 2005 Page 24 sur 42


Chapitre 6. Enquête Publique
Une enquête publique est conduite pour soumettre le projet du PPR à l’ensemble des citoyens.
Cette enquête publique porte sur le projet de PPR, élaboré au plus près du terrain, en prenant
en compte les différents enjeux du territoire. Cependant, des remarques, des critiques ou des
éléments d’information émis dans le cadre de cette consultation collective seront autant que
possible pris en compte pour améliorer la qualité du projet.

L’enquête publique se déroule dans les conditions définies par la réglementation. Pendant la
période de l’enquête, le dossier d’enquête publique concernant le Plan de Prévention des
Risques Mouvements de Terrains de la commune de Montdidier et un registre d’enquête sont
déposés à la mairie, à l’effet de pouvoir y être consultés, aux jours et heures habituels
d’ouverture à l’exception des jours fériés et chômés, ainsi qu’aux jours et heures des
permanences assurés par le commissaire enquêteur, par le public qui peut formuler ses
observations sur le registre ouvert à cet effet.

Les observations peuvent également être adressées, par écrit, au commissaire enquêteur. Elles
seront annexées au registre déposé dans la mairie.

Le maires de la commune sur le territoire de laquelle le plan doit s'appliquer est entendu par le
commissaire enquêteur une fois consigné ou annexé aux registres d'enquête l'avis du conseil
municipal.

Le commissaire enquêteur examinera les observations consignées ou annexées à chaque


registre d’enquête et entendra toute personne qu’il lui paraîtra utile de consulter. Il établira un
rapport qui relatera le déroulement de l’enquête et devra faire état des contre-propositions qui
ont été produites durant celle-ci ainsi que des réponses éventuelles du maître d’ouvrage.

Les remarques émises lors de l’enquête publique pourront être intégrées dans le PPR.

Le PPR ensuite approuvé par arrêté préfectoral vaut servitude d’utilité publique. Il est annexé
au plan local d’urbanisme, conformément à l’article L.126-1 du code de l’urbanisme.

Note de présentation du PPR de Montdidier – 21 Décembre 2005 Page 25 sur 42


Chapitre 7. Bibliographie
[1] Carte topographique au 1/25 000 de Montdidier (Série bleue 2410 O)
IGN - 1996

[2] Carte géologique au 1/ 50 000 de Montdidier (Feuille XXIV-10)


BRGM – 1976

[3] Chiffres du recensement de 1999 – [Link]

[4] Recensement et analyse des mouvements de terrain survenus en 2000 et 2001


dans les arrondissements de MONTDIDIER (Somme) et CLERMONT (Oise)
BRGM - 2002
Mise à jour de l'inventaire des mouvements de terrain dans les arrondissements
de MONTDIDIER et CLERMONT – Rapport final
BRGM – Mars 2005

[5] Guide méthodologique général – Plans de prévention des risques naturels


prévisibles
Ministère de l'Aménagement du Territoire et de l'Environnement, Ministère de
l'Équipement, des Transports et du Logement - 1997

[6] Guide méthodologique mouvements de terrain - Plans de prévention des risques


naturels prévisibles
Ministère de l'Aménagement du Territoire et de l'Environnement, Ministère de
l'Équipement, des Transports et du Logement – 1999

[7] Fouilles dans les souterrains de MONTDIDIER (Somme)


Bernard PETIT dans La Revue Archéologique de Picardie n°3/4 - 1990

[8] Sondages de reconnaissance de sol pour le projet d'assainissement rues Cauvel de


Beauvillé, Jean de la Villette et Bosquillon
Rincent BTP Ingénierie Instrumentation - 2002

[9] [Link] : Site internet du Ministère de l’Écologie et le Développement


Durable concernant la Prévention des Risques Majeurs

[10] C. Mathon, M. Vincent et N. Zornette (2002) – Commune de Montdidier


(Somme).
Analyse et mise en surveillance des mouvements de terrain survenus en bordure ouest
du plateau. BRGM/RP-51380-FR, 61p., 28 fig.

[11] Montdidier – tableau d'assemblage - 1829

[12] Plan de la champignonnière (Rue des Tanneries)

Note de présentation du PPR de Montdidier – 21 Décembre 2005 Page 26 sur 42


[13] Carte de reconnaissance de souterrains rue Cauvel de Beauvillé
Société d'archéologie

[14] Carte de reconnaissance de souterrains dont l'entrée se situe rue Saint Médard

[15] Chronique souterraine du canton de Montdidier (page 173)


Plan dressé par M. Gay, géomètre à Montdidier

[16] Carte de reconnaissance de souterrains dit du "Café de Bourgogne"

[17] Article du 5 mai 1968 "L'histoire de Montdidier"


Aurélien Marty

[18] Revue archéologique de Picardie de 1990


"Fouilles dans les souterrains de Montdidier (Somme)" – Bernard Petit - 1988

Note de présentation du PPR de Montdidier – 21 Décembre 2005 Page 27 sur 42


Chapitre 8. Annexes
Récapitulatif des événements survenus.
Source : BRGM et DIREN Picardie

Note de présentation du PPR de Montdidier – 21 Décembre 2005 Page 28 sur 42


Profondeur du toit de la
Profondeur du vide (m)
Surface affectée (m²)
Diamètre moyen (m)
Date de survenance

Précision date de

cavité initiale (m)


survenance
Forme de la
Type de Géologie
N° Description surface Dégâts occasionnés Observations
phénomène
affectée

Phénomènes issus de la consultation des archives

Suite à une inondation, le terrain Des dégâts à l'extérieur de la


1 Tassement 07/07/01 jour
s'est affaissé dans le jardin maison

2 mouvements de terrain : un
2 Effondrement 07/07/01 jour Endommagement de construction
affaissement et un effondrement
3 Effondrement 07/07/01 jour non précisé
L'entreprise a subi d'importantes
Un affaissement et une coulée de
4 Tassement 07/07/01 jour pertes d'exploitation et a perdu son
boue associée
matériel.
Suite à une inondation, le terrain
5 Affaissement 09/07/01 jour Endommagement de biens privés
s'est affaissé dans la cave

6 Tassement Affaissement de terrain 08/09/01 jour

Glissement et coulée de boue


7 Glissement associée à une inondation 10/07/01 jour Des terrains ont été emportés.
torrentielle

Craie très
De telles chutes de pierres et de
fracturée, en Pas de dégâts aux bâtiments mais
Chute de Chutes de pierres et de blocs blocs sont fréquents (plusieurs fois
8 bancs de 25 à 07/07/01 jour 20 80 risque pour les personnes dans le
blocs (taille maxi : 0,4 m3). par an), mais le phénomène s'est
40 cm jardin
accentué le 7 juillet 2001.
d'épaisseur

Le muret de séparation avec le Café


9 Effondrement Effondrement de terrain 07/07/01 jour
de la Bascule s'est écroulé.

10 Tassement Affaissement de terrain 08/07/01 jour Le garage est fissuré.

Affaissement de terrain sous Des fissures sont apparues sur les


Alluvion Des tassements anciens s'étaient
l'effet des crues du cours d'eau et murs d'habitation. Le plafond de la
11 Tassement tourbeuse et 12/04/01 jour déjà produits. La maison a été
de l'ennoiement de terrains cuisine se décolle. Humidité dans
remblais évacuée.
compressibles. les murs.

12 Tassement Affaissement de terrain 08/07/01 jour


13 Effondrement Excavation apparue dans la cave 07/07/01 jour

Note de présentation du PPR de Montdidier – 21 décembre 2005 Page 29 sur 42


Profondeur du toit de la
Profondeur du vide (m)
Surface affectée (m²)
Diamètre moyen (m)
Date de survenance

Précision date de

cavité initiale (m)


survenance
Forme de la
Type de Géologie
N° Description surface Dégâts occasionnés Observations
phénomène
affectée

14 Tassement Affaissement de terrain 07/07/01 jour

Un souterrain comportant 3 étages


Formation d'une excavation très
de caves existerait à l'angle des
15 Effondrement donnant accès à un souterrain 07/07/01 jour <1 <1 profo
rues Albert 1er et de Thory (source :
profond nd
DRAC).

Effondrement de terrain associé


16 Effondrement 07/07/01 jour
à des chutes de pierres

Un mur en briques est visible au


Effondrement de terrain dans la
fond de la cavité au droit du mur de
cour, à 2 m de la maison remblais en Pas de désordre apparent sur la
17 Effondrement 21/07/01 jour 1.5 1.8 circulaire 3.5 clôture. Lors de la construction de la
d'habitation et à 1 m du mur de tête façade de la maison
maison voisine (47 ter), une cave
clôture
avait été mise à jour.

18 Effondrement Effondrement sous une cave 08/07/01 jour 1 0.8

Des fissurations apparaissent avec


19 Affaissement Affaissement de terrain 15/07/01 mois plus ou moins d'écarts sur les murs
et les carrelages.

Chute de De plus, le bas du mur rue Cauvel


20 Éboulement et chute de pierre 30/03/01 jour
blocs de Beauvillé menace de tomber.

Effondrement dans un jardin,


donnant accès à une ancienne Galeries Cet effondrement a fait l'objet d'un
carrière d'extraction de craie creusées Pas de désordres apparents sur les rapport du GIEOS (30 avril 2001).
21 Effondrement 12/04/01 jour 3.3 8.5 circulaire 6.5 6
constituée de plusieurs galeries dans la craie constructions voisines L'accès aux galeries était encore
visitables. L'emprise totale des fracturée possible en novembre 2001.
galeries est de 15 m x 10 m.

Note de présentation du PPR de Montdidier – 21 décembre 2005 Page 30 sur 42


Profondeur du toit de la
Profondeur du vide (m)
Surface affectée (m²)
Diamètre moyen (m)
Date de survenance

Précision date de

cavité initiale (m)


survenance
Forme de la
Type de Géologie
N° Description surface Dégâts occasionnés Observations
phénomène
affectée

Les fissures sont apparues dès


janvier 2001 et se sont
particulièrement développées en
Apparition de nombreuses fissures mars-avril, au plus fort de
sur les murs intérieurs de la maison, l'inondation. Absence d'exutoire
Affaissement de terrain, en Limon les dépendances et les murs de la pour les eaux pluviales de la
22 Affaissement amont immédiat de la rivière des sableux 15/03/01 mois cour. Fissuration sur les parois et la parcelle mitoyenne et faiblesse dans
Trois-Doms colluvial voûte de la cave située au deuxième la construction des bâtiments
sous-sol, sous la maison voisine (7 (absence de chaînage). Mise en
rue Frézon) place par le BRGM le 23 novembre
2001 d'un capteur pour le suivi des
déplacements sur un mur au
premier sous-sol.

Les fissures sont apparues dès


janvier 2001 et se sont
Fissuration du mur mitoyen et du particulièrement développées en
mur de fond de cour. Fissurations mars-avril, au plus fort de
Affaissement de terrain commun
23 Affaissement 15/03/01 mois diverses des murs intérieurs et du l'inondation. Mise en place par le
au précédent
carrelage de l'entrée, bloquant BRGM le 14 décembre 2001 d'un
l'ouverture des huisseries. capteur pour suivre les
déplacements au niveau d'une
fissure (premier niveau de sous-sol).

24 Tassement Affaissement dans la cave 15/03/01 mois Fissuration d'un mur de la cave
Apparition de fissures sur le pignon
25 Tassement Affaissement de terrain 05/04/01 jour de la maison, affaissement du
carrelage
Affaissement de terrain sur 10 m La fissure se propage du garage du
0.01
26 Tassement causant une fissure de grande 23/04/01 jour voisin jusqu'à la cave en passant
5
ampleur par la terrasse

Craie en
Présence d'une cave creusée au
Chute de Éboulement des briques du bancs de 30
27 15/04/01 mois 20 85 pied de la falaise, dans une craie
blocs rempart cm
saine
d'épaisseur

Note de présentation du PPR de Montdidier – 21 décembre 2005 Page 31 sur 42


Profondeur du toit de la
Profondeur du vide (m)
Surface affectée (m²)
Diamètre moyen (m)
Date de survenance

Précision date de

cavité initiale (m)


survenance
Forme de la
Type de Géologie
N° Description surface Dégâts occasionnés Observations
phénomène
affectée

Affaissement de terrain dans la


28 Affaissement 15/04/01 mois
cour

29 Affaissement Affaissement de terrain 15/04/01 mois

30 Affaissement Affaissement de terrain 13/04/01 jour Fissuration d'un mur Mise en place de témoins en plâtre

L'effondrement est survenu suite à


Effondrement partiel du plancher de
une rupture de canalisation due au
Effondrement ayant mis en la maison. Reprise des fondations
31 Effondrement 20/01/82 jour 6.5 gel. Levé sommaire de la cavité par
évidence une cavité souterraine. par longrine après remblaiement de
la Société Archéologique de
la cavité. Volume remblayé : 80 m³.
Montdidier.

32 Affaissement Affaissement de terrain 10/04/01 jour

Affaissement de terrain et
Destruction d'une clôture et d'un
33 Effondrement effondrement d'un mur de 01/04/01 jour
mur
soutènement

Fissuration des murs de la maison


Affaissement de terrain sous d'habitation (ouverture jusqu'à 1,5
Alluvions Des tassements anciens s'étaient
l'effet des crues du cours d'eau et cm). Humidité dans les murs et
34 Tassement tourbeuses et 12/04/01 jour déjà produits. La maison a été
de l'ennoiement de terrains décollement des papiers peints.
remblais évacuée le 13 avril 2001.
compressibles Dégagement de gaz butane dans la
cave.

Présence d'une excavation dans


Cour interdite d'accès par mesure
35 Effondrement la cour d'un immeuble à usage 02/04/01 jour 1 0.8 0.2
de sécurité
de bureau

Note de présentation du PPR de Montdidier – 21 décembre 2005 Page 32 sur 42


Profondeur du toit de la
Profondeur du vide (m)
Surface affectée (m²)
Diamètre moyen (m)
Date de survenance

Précision date de

cavité initiale (m)


survenance
Forme de la
Type de Géologie
N° Description surface Dégâts occasionnés Observations
phénomène
affectée

Les contreforts avaient été mis en


Dégâts importants dans le jardin et place il y a plusieurs années à titre
Remblais
Glissement de terrain de grande menace de ruine de la terrasse, de préventif et ce sont eux qui
instables
ampleur affectant un jardin et l'escalier et du mur de soutènement maintiennent provisoirement la
36 Glissement déversés 04/04/01 jour 6 10 6 0.5 45
mettant en péril une terrasse et malgré les six contreforts en IPN stabilité du mur de soutènement et
depuis le
son mur de soutènement ancrés de 1 m, qui se déchaussent de la terrasse. Des travaux de
plateau
et glissent confortement sont à prévoir de
manière urgente.

Amorce de glissement du bord


Remblais Déplacement à titre préventif de la
supérieur de la falaise. Présence
instables table d'orientation et de son socle à Le talus a une pente de 50° environ,
d'une fissure ouverte visible au
37 Glissement déversés 15/07/01 mois 50 15 m en retrait. Amorce de avec quelques risbermes (masqué
sol sur 1,50 m de longueur,
depuis le basculement du garde-corps par une végétation abondante).
perpendiculairement à la falaise
plateau métallique.
(largeur : quelques cm)

Affaissement de terrain au niveau


du dallage en béton au nord- Présence de carrières souterraines
6
ouest de l'église Saint-Pierre, au Craie très Fissuration du dallage (rechargé au-dessous (bouches de cavage
38 Affaissement 15/07/01 mois à
débouché de la rue St-Luglien, à fracturée récemment en enrobé) visibles en contrebas ; épaisseur de
7
une distance de 10 à 20 m de la recouvrement de l'ordre de 6 à 7 m).
falaise

Affaissement de l'escalier dans la


L'escalier public est affaissé (10
partie basse du sentier. Présence de 2 loupes de
marches sont fissurées et
Effondrement d'un mur de Colluvions de glissements dans le versant boisé.
39 Glissement 30/03/01 jour disloquées) et le mur de
soutènement. Apparition de 2 pente Talus abrupt avec dénivelé d'environ
soutènement de l'escalier (mur en
loupes de glissements dans le 40 m.
parpaings) effondré
versant boisé

Éboulement des briques du


Chute de Des fissures sont visibles sur le
40 rempart (au droit du Centre des 15/07/01 mois
blocs rempart en briques
Impôts)

Note de présentation du PPR de Montdidier – 21 décembre 2005 Page 33 sur 42


Profondeur du toit de la
Profondeur du vide (m)
Surface affectée (m²)
Diamètre moyen (m)
Date de survenance

Précision date de

cavité initiale (m)


survenance
Forme de la
Type de Géologie
N° Description surface Dégâts occasionnés Observations
phénomène
affectée

Amorce de glissement de terrain


dans le jardin situé au dessus Quelques dégâts mineurs sur les
Remblais et
(rue Bosquillon). Déformation dépendances situées à l'arrière de Évacuation de la maison le 31 mars
colluvion
importante puis éboulement du la maison. L'accès à l'ancienne 2001 (Rapport ANTEA n°A23312).
argilo-
41 Glissement pied de la falaise sur 5 m au 23/03/01 jour 10 20 15 5 50 champignonnière est désormais Le glissement a été réactivé le 14
marneux sur
niveau d'une entrée de galerie effondré. La cheminée d'aérage de avril puis le 7 juillet 2001 à la suite
craie
souterraine (qui présente de la champignonnière est fortement de forte pluies.
fracturée
nombreux suintements et des déstabilisée.
fontis)

Éboulement d'un talus subvertical


de 15 m de hauteur avec chute
de blocs crayeux et glissement
Colluvions Endommagement de l'arrière des Les masses rocheuses éboulées
de masses terreuses qui
argilo- dépendances et du garage qui ont paraissent imbibées. Évacuation de
42 Glissement viennent recouvrir les 21/03/01 jour 10 10 15 5 50
marneux sur dû être démolis pour préserver la maison le 22 mars 2001 (Rapport
dépendances situées à l'arrière
craie l'intégrité de la maison d'habitation ANTEA n°A23312).
d'une maison d'habitation. Le
mouvement de terrain s'est
poursuivi par étapes a

43 Affaissement Affaissement de terrain 15/07/01 mois Fissuration du goudron de la rue

Présence d'une ancienne galerie


avec parement en brique,
Chute de toit dans une galerie accessible depuis le terrain en
Détérioration du revêtement du
44 Effondrement ayant entraîné un affaissement 15/07/01 mois 0.5 0.8 ovoïde 0.3 1 contrebas et effondrée à 5 m de
terrain de sport.
dans la cour du collège. l'entrée. La hauteur de la galerie est
de 1,4 m et l'épaisseur de
recouvrement de l'ordre de 1 m.

Petite excavation circulaire dans L'excavation a été remblayée à


45 Effondrement la cour, près du portail d'entrée et 15/07/01 mois 0.4 0.2 circulaire Fissuration du dallage en béton plusieurs reprises mais les remblais
affaissement localisé de la cour se tassent.

Note de présentation du PPR de Montdidier – 21 décembre 2005 Page 34 sur 42


Profondeur du toit de la
Profondeur du vide (m)
Surface affectée (m²)
Diamètre moyen (m)
Date de survenance

Précision date de

cavité initiale (m)


survenance
Forme de la
Type de Géologie
N° Description surface Dégâts occasionnés Observations
phénomène
affectée

Effondrement de forme circulaire


apparu dans le versant du Les galeries accessibles depuis
Formation d'une excavation de
coteau, le long du mur de clôture, l'effondrement n'étaient déjà plus
46 Effondrement 15/12/00 semaine 5 25 circulaire 3 grandes dimensions au milieu d'un
donnant accès aux galeries visibles le 22 mars 2001 du fait de
verger
souterraines d'une ancienne l'éboulement des parois de la cavité.
champignonnière

Suite à la démolition du mur et à la


Éboulement de terrain
Colluvions Des suintements ont été observés mise en place de 3 étais, la situation
provoquant la ruine d'un mur de
argilo- dans la cave, au niveau d'une voûte s'est aggravée en mars 2001 et a
47 Glissement soutènement qui appuie sur la 21/12/00 jour
marneux sur fissurée. Fissuration importante du nécessité l'évacuation de la maison
structure de la maison
craie mur de "soutènement". (Rapport d'expertise Patrick Charrier
d'habitation
et Rapport ANTEA n°A23312).

Effondrement d'un mur de La maison n'est pas affecté mais


La cour est encombrée de gravats
soutènement du sentier Colluvions de une autre partie du mur menace de
et l'escalier public est affaissé.
48 Glissement piétonnier (du Prieuré à la rue du pente et 29/03/01 jour 2 10 tomber (Rapport ANTEA n°A23312).
Accès à la cour interdit par mesure
Faubourg St Martin) dans la cour remblais L'escalier a été reconstruit en
de sécurité
de la maison décembre 2001.

Déchaussement de l'angle du mur


en mars 2001 puis écroulement
Écroulement partiel du mur de Colluvions partie du mur en juillet malgré
soutènement situé en contrebas argilo- Endommagement du mur de l'abattage d'un tilleul qui avait été
49 Glissement 23/03/01 jour 10 15 6
de la propriété et au sommet du marneux sur soutènement sur 20 m de longueur réalisé à titre préventif pour limiter
talus qui a glissé craie les effets de levier. Écoulements
d'eau pluviale s'infiltrant directement
dans le talus.

Note de présentation du PPR de Montdidier – 21 décembre 2005 Page 35 sur 42


Profondeur du toit de la
Profondeur du vide (m)
Surface affectée (m²)
Diamètre moyen (m)
Date de survenance

Précision date de

cavité initiale (m)


survenance
Forme de la
Type de Géologie
N° Description surface Dégâts occasionnés Observations
phénomène
affectée

Le préau et les bâtiments attenants Glissement de terrain survenu 6 ans


Destruction du préau de l'école
50 Glissement 01/07/62 année endommagés n'ont pas été seulement après la construction des
du Prieuré
reconstruits bâtiments

Effondrement à proximité d'un


bâtiment à usage associatif
désormais disparu, qui était situé env.
51 Effondrement à quelques mètres à l'Ouest de 01/07/77 5 ans 10
l'actuelle salle des sports. Mise m
en évidence d'une galerie à 10 -
12 m de profondeur.

Chutes de pierres et de blocs


La zone de départ de l'éboulement a
Chute de depuis la tête de la falaise Destruction d'un hangar situé au
52 Craie 01/01/82 décennie 10 20 été confortée par du béton projeté
blocs (hauteur estimé à 20 m). Volume fond de la cour
sur 4 m de hauteur.
total 1 m3.

Bancs de
Éboulement à l'entrée d'une craies de
bouche de cavage située en faible
Chute de contre-bas de l'église Saint- épaisseur (10 Pas de propagation des blocs
53 01/07/01 année 2 6
blocs Pierre. Volume total estimé à à 20 cm en éboulés vers la rue
quelques m3. Taille maximale moyenne)
des éléments : 100 à 200 dm3 densément
fracturés

Note de présentation du PPR de Montdidier – 21 décembre 2005 Page 36 sur 42


Profondeur du toit de la
Profondeur du vide (m)
Surface affectée (m²)
Diamètre moyen (m)
Date de survenance

Précision date de

cavité initiale (m)


survenance
Forme de la
Type de Géologie
N° Description surface Dégâts occasionnés Observations
phénomène
affectée

Un accès aux galeries a été


aménagé au moyen d'un puits busé
de 10 m de profondeur, fermé par
Détérioration de la chaussée ayant une plaque en fonte cadenassée. La
Effondrement sous la rue de la
nécessité d'importants travaux de stabilité des galeries de ce réseau
porte Bequerelle d'une galerie du
consolidation. La zone effondrée a ne paraît pas assurée. Plusieurs
réseau de la Porte Becquerelle,
Craie été comblée par remplissage galeries se terminent par des zones
54 Effondrement correspondant à une ancienne 01/01/88 mois
fracturée gravitaire en grave-ciment et un effondrées. Le GIEOS a publié un
carrière de craie. L'effondrement
passage sous la rue a été renforcé plan du souterrain en 1998 et des
s'est produit à l'occasion de
au moyen d'ovoïdes en béton fouilles archéologiques y ont été
travaux sur les réseaux enterrés
préfabriqué. menées en 1998 permettant de
dater une partie des galeries du
XIIIème siècle (revue Subterranea -
déc. 1998)

Plusieurs témoins de plâtres ont été


placés le 12-07-01 sur les murs
Affaissement à l'angle sud-est de
d'angle du bâtiment et des étais ont
l'annexe du collège Saint- Fissuration et amorce de
été mis en place en juillet le long de
Vincent, le long de la rue Cauvel basculement du mur extérieur au
la rue Cauvel de Beauvillé. Certains
55 Affaissement de Beauvillé, au droit d'une 07/07/01 semaine niveau de l'angle du bâtiment. Le
des témoins en plâtre sont fissurés.
cuvette où s'infiltrent les eaux de bâtiment est fermé depuis juillet
Deux capteurs de déplacement ont
ruissellement et une partie des 2001.
été posés par le BRGM le 14
eaux de toiture du collège
décembre 2001 pour suivre
l'écartement des fissures.

Petite excavation de forme


Détérioration du revêtement bitumé
elliptique en bordure nord du
56 Effondrement 07/07/01 semaine 2 3 ovoïde 0.6 du terrain de sport et fissuration du
terrain de sport, derrière le
mur de soutènement à proximité
collège

Note de présentation du PPR de Montdidier – 21 décembre 2005 Page 37 sur 42


Profondeur du toit de la
Profondeur du vide (m)
Surface affectée (m²)
Diamètre moyen (m)
Date de survenance

Précision date de

cavité initiale (m)


survenance
Forme de la
Type de Géologie
N° Description surface Dégâts occasionnés Observations
phénomène
affectée

En galerie,
craie blanche La galerie souterraine dont
Effondrement en fond de galerie, très fracturée, l'extrémité s'est effondrée est
localisé en surface en bordure de surmontée de visitable depuis la cave de la
la rue Cauvel de Beauvillé. La 60 cm de maison. Des travaux sont en cours
Pas de désordre apparent sur la
57 Effondrement zone effondrée a été remblayée craie inconnue 0.5 0.2 6 4.5 à l'intérieur de la galerie pour
façade de la maison
depuis le surface au moyen de fortement déblayer les remblais accumulés au
blocs de pierre et de grave- altérée en sol et renforcer la voûte et les parois
ciment plaquette, au moyen de murs en maçonnerie
puis de terre ourdie au mortier.
végétale

Chute de toit dans une galerie


souterraine visitable. Montée de Pas de désordre apparent en
58 Chute de toit idem n°57 inconnue circulaire 4.5 Risque de fontis dans le jardin
voûte de 1 m dans une craie surface
argileuse en plaquette

Risque de fontis dans le jardin. Un


Chute de toit dans une galerie
Pas de désordre apparent en capteur de déplacement a été mis
souterraine visitable. Montée de
surface mais le mur de clôture avec en place par le BRGM le 23
59 Chute de toit voûte de 1 m dans une craie idem n°57 inconnue circulaire 4.5
l'annexe du collège St Vincent novembre 2001 sur le mur de
argileuse en plaquette. Amorce
présente de multiples fissures. clôture pour suivre l'ouverture des
de fontis dans la terre végétale
fissures

Effondrement dans un jardin, lié


60 Effondrement à la présence d'une galerie 01/01/86 décennie 1 0.8 circulaire 4 4.5
souterraine

Une entrée de galerie souterraine


Détérioration de la pelouse. Pas de
61 Effondrement Effondrement dans un jardin 01/07/01 année 1 0.8 circulaire est signalée dans le secteur dans
dégât apparent aux bâtiments.
les documents d'archives.

Note de présentation du PPR de Montdidier – 21 décembre 2005 Page 38 sur 42


Profondeur du toit de la
Profondeur du vide (m)
Surface affectée (m²)
Diamètre moyen (m)
Date de survenance

Précision date de

cavité initiale (m)


survenance
Forme de la
Type de Géologie
N° Description surface Dégâts occasionnés Observations
phénomène
affectée

La galerie du niveau supérieur est


en partie creusée dans la craie
altérée. La voûte et les parois ont
été renforcées par des parements
en blocs de craie dure. Cette galerie
est constituée d'une salle de 4,8 m
Effondrement dans une rue, 0-1m:
de longueur et de 2,8 m de hauteur.
survenu suite aux travaux de remblai ;
Elle donne sur un escalier qui
creusement d'une tranchée. Un 1 - 2,8 m :
Un confortement de la chaussée est permet d'accéder au niveau
souterrain a ainsi été mis en craie altérée
62 Effondrement 22/02/02 2 sem. 1.25 1.5 ovoïde 8 2.6 nécessaire pour éviter un nouvel inférieur, creusé dans la craie dure.
évidence, constitué de galeries très friable ;
effondrement. L'épaisseur de la dalle intermédiaire
sur deux niveaux. L'effondrement 2,8 - > 8 m :
est de l'ordre de 70 cm environ. Le
a concerné les toits des deux craie dure et
niveau inférieur comprend plusieurs
niveaux. compacte.
salles dont certaines sont en partie
remblayées : l'emprise des galeries
accessibles est de 20 m de
longueur environ pour 6 à 8 m de
largeur. Des casiers en briques sont
visibles.

Affaissement dans le cimetière,


qui comprend une zone circulaire
principale de 4 m de diamètre, se D'autres affaissements moins
Une tombe enfoncée et plusieurs
63 Affaissement prolongeant de part et d'autre par 14/02/02 2 mois 4 20 circulaire 0.5 importants sont visibles dans le
autres cassées ou fissurées.
des affaissements de largeur 1 m cimetière.
et de longueurs respectives 2 et
5 m.

Glissement de terrain de faible


amplitude (pas de rupture des
Évacuation de deux maisons au 3 et
terrains) ayant entraîné la
6, rue de la Morlière. Désordres sur
64 Glissement fissuration de deux maisons et 01/09/01 année
des murs de soutènement et de
des désordres dans les murs de
clôture.
clôture et de soutènement le long
de la rue Frézon.

Note de présentation du PPR de Montdidier – 21 décembre 2005 Page 39 sur 42


Profondeur du toit de la
Profondeur du vide (m)
Surface affectée (m²)
Diamètre moyen (m)
Date de survenance

Précision date de

cavité initiale (m)


survenance
Forme de la
Type de Géologie
N° Description surface Dégâts occasionnés Observations
phénomène
affectée

Effondrement du plancher de la
Site d'une ancienne brasserie.
cave et d'une partie du mur. Le pilier
Proximité de l'effondrement n°17.
Effondrement sous la cave ayant nord-est de la maison est décollé du
Phénomène non stabilisé lors de la
entraîné le plancher de la cave et mur. La maison de la propriété
visite. Des préconisations ont été
65 Effondrement une partie du mur. La cavité 22/05/02 jour 4.5 20 rectangulaire 2.5 voisine (n°47) est également
effectuées, pour le confortement
présente une pente de 60° vers fissurée (pignon nord ouest, côté rue
des maisons et une reconnaissance
l'Est. et façade arrière aux angles et
d'éventuels vides (constat BRGM de
ouvertures) et il y a incertitude sur la
désordres MC/IR 2002/539).
stabilité du plancher.

Deux effondrements se sont


Effondrement ayant mis en
66 Effondrement 10/01/95 semaine Trottoir effondré produits deux jours après le premier,
évidence une cavité souterraine.
à proximité de celui-ci.
Affaissement de la chaussée et
Deux affaissements de la
67 Affaissement 23/05/89 6 mois d'une habitation. Rupture de
chaussée, rue Paul Doumer
canalisation.
Effondrement au milieu de la Circulation rue d'Ailly-sur-Noye Départ de plusieurs souterrains
68 Effondrement 16/04/80 semaine 5
chaussée. interdite. Chaussée effondrée. visibles

Effondrement au centre de la
69 Effondrement 01/07/97 année 4 12 Chaussée endommagée
chaussée

Ouverture de fouille : terrain argileux


70 Affaissement Affaissement de chaussée jour Fissuration macadam décomprimé et humide (fuite
canalisation?)

Affaissement de souterrain,
71 Affaissement cavité de 4 m. de diamètre , année
centre de chaussée - origine ?
Affaissement de la chaussée
72 Affaissement suite aux travaux
d'assainissement.
Effondrement de carrière Constructions effondrées et maisons
73 Effondrement
souterraine fissurées et voirie coupée

Note de présentation du PPR de Montdidier – 21 décembre 2005 Page 40 sur 42


Profondeur du toit de la
Profondeur du vide (m)
Surface affectée (m²)
Diamètre moyen (m)
Date de survenance

Précision date de

cavité initiale (m)


survenance
Forme de la
Type de Géologie
N° Description surface Dégâts occasionnés Observations
phénomène
affectée

74 Affaissement jour Fissures importantes sur la maison

Autres phénomènes relevés


75 Effondrement
76 Effondrement
77 Effondrement
78 Effondrement
79 Effondrement
80 Effondrement
81 Effondrement
82 Effondrement
83 Effondrement
84 Effondrement
85 Effondrement
86 Effondrement
87 Effondrement
88 Effondrement
89 Effondrement
90 Effondrement
91 Effondrement
92 Effondrement
Indice de
93
cavités
Indice de
94
cavités
95 Effondrement
Entrée de
96
cavité
Entrée de
97
cavité

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Profondeur du toit de la
Profondeur du vide (m)
Surface affectée (m²)
Diamètre moyen (m)
Date de survenance

Précision date de

cavité initiale (m)


survenance
Forme de la
Type de Géologie
N° Description surface Dégâts occasionnés Observations
phénomène
affectée

Entrée de
98
cavité
Entrée de
99
cavité
Entrée de
100
cavité
Indice de
101
cavités
Indice de
102
cavités
Indice de
103
cavités
104 Effondrement
105 Effondrement
106 Effondrement

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