PPR Mouvements de Terrains à Montdidier
PPR Mouvements de Terrains à Montdidier
naturels prévisibles
Commune de Montdidier
Note de présentation
Le Préfet
Michel Sappin
Sommaire
Chapitre 7. Bibliographie................................................................................................ 26
Chapitre 8. Annexes........................................................................................................ 28
Il a ainsi été jugé essentiel de mettre en place un plan de prévention des risques (PPR)
mouvements de terrains, outil réglementaire de l’État pour la prévention des risques naturels.
Le Préfet de la Somme a prescrit un PPR sur la commune de Montdidier le 22 novembre
2001. Le périmètre d’application est la totalité du territoire de la commune, tant en zone
urbaine qu’en zone rurale.
Le PPR a été élaboré sous l’autorité du Préfet par les services de la Direction Départementale
de l’Équipement de la Somme, en lien avec les différents services déconcentrés de l’État,
notamment les services de la Préfecture, la Direction Régionale de l’Environnement (DIREN),
la Direction Départementale de l’Agriculture et de la Forêt (DDAF). Le bureau d’études
Alp’géorisques, spécialisé dans les domaines des risques naturels, l’environnement et les
systèmes d’information géographique, a assisté les services de l’État pour l’élaboration de ce
projet.
Une première enquête publique s'est ensuite déroulée du 6 décembre 2004 au 19 janvier 2005.
A son issue, le commissaire enquêteur a remis un avis favorable au PPR de la commune de
Montdidier avec réserves.
Une nouvelle phase d'étude a alors débuté en juillet 2005 à la suite de laquelle les
représentants de la commune de Montdidier ont été consultés (septembre - décembre 2005).
Une seconde enquête publique s’est ensuite déroulée du 1er au 31 mars 2006.
Après avoir examiné chacune des observations consignées ou annexées au registre d’enquête
publique, le commissaire enquêteur a rendu un avis favorable sans réserve le 27 avril 2006.
Art. L. 562-1 :
I - L'État élabore et met en application des plans de prévention des risques naturels prévisibles
tels que les inondations, les mouvements de terrain, les avalanches, les incendies de forêt, les
séismes, les éruptions volcaniques, les tempêtes ou les cyclones.
II - Ces plans ont pour objet, en tant que de besoin :
1°) de délimiter les zones exposées aux risques en tenant compte de la nature et de
l'intensité du risque encouru, d'y interdire tout type de construction, d'ouvrage,
d'aménagement ou d'exploitation agricole, forestière, artisanale, commerciale ou
industrielle ou, dans le cas où des constructions, ouvrages, aménagements ou
exploitations agricoles, forestières, artisanales, commerciales ou industrielles
pourraient y être autorisés, prescrire les conditions dans lesquelles ils doivent être
réalisés, utilisés ou exploités ;
2°) de délimiter les zones qui ne sont pas directement exposées aux risques mais où des
constructions, des ouvrages, des aménagements ou des exploitations agricoles,
forestières, artisanales, commerciales ou industrielles pourraient aggraver des risques
ou en provoquer de nouveaux et y prévoir des mesures d'interdiction ou des
prescriptions telles que prévues au 1° du présent article ;
3°) de définir les mesures de prévention, de protection et de sauvegarde qui doivent être
prises, dans les zones mentionnées au 1° et au 2° du présent article, par les
collectivités publiques dans le cadre de leurs compétences, ainsi que celles qui peuvent
incomber aux particuliers ;
4°) de définir dans les zones mentionnées au 1° et 2° du présent article, les mesures
relatives à l'aménagement, l'utilisation ou l'exploitation des constructions, des
ouvrages, des espaces mis en culture ou plantés existants à la date de l'approbation du
plan qui doivent être prises par les propriétaires, exploitants ou utilisateurs.
Art. 1 - L'établissement des plans de prévention des risques naturels prévisibles mentionnés
aux articles 40-1 à 40-7 de la loi du 22 juillet 1987 susvisée est prescrit par arrêté du préfet.
Lorsque le périmètre mis à l'étude s'étend sur plusieurs départements, l'arrêté est pris
Art. 7 - Le projet de plan de prévention des risques naturels prévisibles est soumis à l'avis des
conseils municipaux des communes et des organes délibérants des établissements publics de
coopération intercommunale compétents pour l'élaboration des documents d'urbanisme dont le
territoire est couvert en tout ou partie par le plan.
Si le projet de plan contient des mesures de prévention des incendies de forêt ou de leurs
effets ou des mesures de prévention, de protection et de sauvegarde relevant de la compétence
des départements et des régions, ces dispositions sont soumises à l'avis des organes
délibérants de ces collectivités territoriales. Les services départementaux d'incendie et de
secours intéressés sont consultés sur les mesures de prévention des incendies de forêt ou de
leurs effets.
Si le projet de plan concerne des terrains agricoles ou forestiers, les dispositions relatives à ces
terrains sont soumises à l'avis de la chambre d'agriculture et du centre régional de la propriété
forestière.
Tout avis demandé en application des trois alinéas ci-dessus qui n'est pas rendu dans un délai
de deux mois à compter de la réception de la demande est réputé favorable.
Le projet de plan est soumis par le préfet à une enquête publique dans les formes prévues par
les articles 6 à 21 du décret n° 85-453 du 23 avril 1985 pris pour l'application de la loi n° 83-
630 du 12 juillet 1983 relative à la démocratisation des enquêtes publiques et à la protection
de l'environnement, sous réserve des dispositions des deux alinéas qui suivent.
Les avis recueillis en application des trois premiers alinéas du présent article sont consignés
ou annexés aux registres d'enquête dans les conditions prévues par l'article 15 du décret du 23
avril 1985 précité.
Les maires des communes sur le territoire desquelles le plan doit s'appliquer sont entendus par
le commissaire enquêteur ou par la commission d'enquête une fois consigné ou annexé aux
registres d'enquête l'avis des conseils municipaux.
Art. 8 - Un plan de prévention des risques naturels prévisibles peut être modifié selon la
procédure décrite aux articles 1 à 7, ci-dessus. Toutefois, lorsque la modification n'est que
partielle, les consultations et l'enquête publique mentionnées à l'article 7 ne sont effectuées
que dans les communes sur le territoire desquelles les modifications proposées seront
applicables. Les documents soumis à consultation ou enquête publique comprennent alors :
1°) Une note synthétique présentant l'objet des modifications envisagées ;
2°) Un exemplaire du plan tel qu'il serait après modification avec l'indication, dans le
document graphique et le règlement, des dispositions faisant l'objet d'une modification
et le rappel, le cas échéant, de la disposition précédemment en vigueur.
L'approbation du nouveau plan emporte abrogation des dispositions correspondantes de
l’ancien plan.
Art. 40-4 - Le plan de prévention des risques approuvé vaut servitude d’utilité publique. Il est
annexé au plan d’occupation des sols, conformément à l’article L. 126-1 du code de
l’urbanisme.
Le plan de prévention des risques approuvé fait l’objet d’un affichage en mairie et d’une
publicité par voie de presse locale en vue d’informer les populations concernées.
La nature des mesures réglementaires applicables est définie par le décret n°95-1089 du 5
octobre 1995 relatif aux Plans de Prévention des Risques naturels prévisibles, et notamment
ses articles 4 et 5, tous deux modifiés par le décret n°2005-3 du 4 janvier 2005 article 3.
Le plan indique si la réalisation de ces mesures est rendue obligatoire et, si oui, dans quel
délai.
2.1.1 La géographie
La commune de Montdidier est située sur le plateau picard dans la Somme, à l'Est du
département (cf. figure 1), à environ 35 kilomètres au Sud-Est d’Amiens. C'est une sous-
préfecture. Elle est limitrophe avec les communes de Courtemanche et Mesnil-Saint-Georges
à l'Ouest, Fignières au Nord, Etelfay et Faverolles à l'Est, Assainvillers et Ayencourt au Sud.
La ville s'est historiquement développée sur un éperon rocheux qui domine la rivière des Trois
Doms, affluent de l'Avre.
Les développements progressifs de la commune se sont faits en rayonnant à partir de ce centre
historique.
2.1.2 La géologie
La nature du sous-sol est la cause première des différents mouvements de terrain observés sur
Montdidier. Il est donc essentiel de la connaître avec précision.
Les formations superficielles sont des sédiments récents (à l'échelle géologique) qui
recouvrent le substratum. On en distingue trois types sur Montdidier :
les limons : sur les plateaux autour de la ville, ils sont épais de plusieurs mètres sur le
territoire de Montdidier. Sur les versants de part et d'autre des quelques combes présentent
sur la commune, ce sont des limons à silex ;
les colluvions de dépression, compte-tenu des terrains dont elles sont issues, elles sont
argilo-sableuses. Ces colluvions se retrouvent au Sud de la ville dans le fond de la vallée
dans laquelle passait l'ancienne ligne de chemin de fer de Saint-Just à Douai, au Nord-Est
dans le fond de la vallée du chemin de Davenescourt et au Sud-Ouest dans le fond de la
vallée d'Abbémont et vers le quartier de Saint-Médard ;
les alluvions modernes, principalement des argiles et des limons, qui tapissent la vallée
des Trois-Doms. Leur épaisseur peut atteindre une dizaine de mètres.
Une nappe libre s'écoule dans les fissures de la craie sur une couche géologique imperméable.
Sa surface épouse assez fidèlement, mais de manière atténuée, le modelé topographique.
2.1.4 L’histoire
En raison de leur nature, les différents matériaux qui composent le sol et le sous-sol de
Montdidier ont depuis longtemps été exploités.
La craie a ainsi été exploitée en carrière comme matériau de construction. Les carrières
souterraines ont par la suite servi d'abris durant la guerre. Des habitation troglodytiques y ont
même été aménagées à certaines époques. L'exploitation souterraine de la craie sous la ville de
Montdidier a conduit à la construction d'un ou plusieurs réseaux de galeries (en général, trois
niveaux d’exploitation), cavités et puits, donc certaines parties ont été explorées et
cartographiées. On ne dispose cependant d'aucune connaissance précise, ni écrite ni orale, sur
l'extension réelle de certains de ces réseaux, que ce soit latéralement ou en profondeur.
L’enquête réalisée auprès de l’association de défense de Montdidier contre le troisième
aéroport de Paris et l’association archéologique locale a permis de préciser les volumes de
certaines exploitations et parfois, au mieux, le tracé d’un axe de circulation souterraine, sans
qu’il soit en général possible d’en décrire l’extension latérale (dimensions de la galerie,
chambres annexes, boyaux adjacents, …). Ainsi, dans la majorité des cas, l'existence de la
cavité souterraine est inconnue avant la survenance du mouvement de terrain en surface ou
avant la réalisation de sondages de reconnaissances géotechniques (cas notamment d’un
terrain situé à l’angle de la rue Bourget et de la rue Galoppe Donquaire). Ces exploitations,
qui semblent se situer entre 0 et 30 mètres de profondeur sous la surface du plateau, affecte
principalement l’enceinte de la vieille ville et de l’ancien couvent des Ursulines (Hôpital
actuel et résidence du Cèdre). De rares galeries sont connues à l’extérieur de ce périmètre
(Route d’Amiens au Nord de la vieille ville, contre-haut de la rue des Tanneries où des
ouvertures sont visibles sans que l’on connaisse les éventuelles relations avec le réseau du
plateau, etc.). Les nombreuses cavités et galeries sont étalées sur plusieurs niveaux. Par
exemple, entre la rue Capperonnier et le boulevard Labarre, un effondrement a réouvert un
ancien puits qui montrait trois départs de galeries à 2, 4 et 17 m.
La craie a également été utilisée comme pierre à chaux, blanc minéral ou pour l'amendement
calcique des limons.
Les limons ont quant à eux été largement exploités au lendemain de la première guerre
mondiale. En effet, la ville de Montdidier a été détruite dans sa quasi-totalité au cours de cette
guerre, et les limons ont servi comme terre à brique afin de reconstruire la ville.
Les souterrains de la guerre de 1914-18, particulièrement présents sur des communes proches
au Nord-Est, semblent absents sur Montdidier. Aucun n'a été recensé sur le territoire
communal.
Il convient également de signaler l’existence de nombreuses caves sous les édifices anciens
dont la plupart a été reconstruit après la première guerre mondiale. Il semble, d’après
l’association archéologique, notamment pour la rue des Tanneries, que cette reconstruction
n’ait pas respecté la position initiale des bâtiments. En conséquence, les structures porteuses
Montdidier est traversée par la ligne de chemin de fer reliant Amiens à Compiègne. Un grand
nombre de routes départementales partent de la ville ou la traversent (RD 26, 41, 124, 155,
329, 930, 935 et 4135). Des routes communales complètent ce réseau routier.
Une grande zone industrielle occupe des terrains à l'Est de la commune. L'agriculture est
encore bien présente, avec notamment de grands plateaux cultivés.
LES EFFONDREMENTS
Bien que de nature soluble, la craie présente dans le sous-sol de Montdidier ne montre pas de
vide karstique (origine naturelle due aux circulations d'eau) de taille importante. En revanche,
l'exploitation intensive de ce matériau a engendré la création de galeries, puits et salles dont la
localisation n’est pas toujours connue, et qui par conséquent ne sont ni surveillés ni
entretenus.
Une chute de toit correspond le plus souvent à la rupture du ou des premiers niveaux de
terrain au toit d'une cavité souterraine. Elle conduit à l'effondrement des terrains sus-jacents,
qui, sous l'effet de leur décompression, augmentent de volume (phénomène de foisonnement).
Lorsque ce foisonnement est suffisamment important, l'effondrement n'atteint pas la surface.
Si la cavité est inconnue, le phénomène n'est alors jamais observé.
Les effondrements résultent de la rupture du toit d'une cavité souterraine avec propagation
jusqu'en surface. Cela se traduit donc par l'ouverture d'une excavation. C'est souvent le cas
pour les cavités situées à faible profondeur, le foisonnement n'étant alors pas suffisant pour
amortir le mouvement.
LES AFFAISSEMENTS
Ils résultent également de la rupture d'un toit d'une cavité souterraine, mais sans propagation
brutale en surface. Ils se traduisent au niveau du sol par un abaissement localisé et progressif
de la topographie, et non par une excavation avec une surface de rupture nette. Une des
raisons pour expliquer que la rupture du toit d’une cavité donne en surface un affaissement
plutôt qu’un effondrement est que le foisonnement des terrains sus-jacents a comblé le vide et
LES TASSEMENTS
Les tassements affectent certains terrains compressibles (alluvions anciennes, colluvions de
pente, remblais mal compactés). Ils sont dus à une augmentation de la teneur en eau (pouvant
aller jusqu’à la saturation) qui entraîne une dégradation des caractéristiques mécaniques des
terrains et donc une réduction de la capacité portante sous les fondations des bâtiments. Par
ailleurs, la baisse ultérieure de la nappe provoque une consolidation des terrains susceptibles
d’induire un tassement, notamment dans les remblais mal compactés. En surface, les
tassements se traduisent par un abaissement localisé et progressif du niveau topographique, de
façon similaire aux affaissements. Le mécanisme en jeu est cependant totalement différent
puisque, dans le cas des tassements, aucune cavité souterraine n’est en cause.
Les remblais ainsi formés ne sont pas consolidés et sont, par conséquent, sensibles aux
glissements de terrain. Ces glissements peuvent être accompagnés de petits éboulements
d'éléments présents dans le terrain. De plus, l'argile présente dans les formations des plateaux
les rend sensibles aux glissements de terrain dès que la pente s'accentue.
Au cours des 40 dernières années, les archives (réf. [4]) mettent ainsi en évidence 74
mouvements de terrain, mais il est évident que cela ne représente qu'une faible proportion de
ce qui a pu se produire dans le passé. D'ailleurs, au cours de l'étude, 32 phénomènes
supplémentaires ont été recensés. La localisation de ces évènements est reportée sur la carte
informative des phénomènes naturels.
Parmi ces 70 événements, 15 sont antérieurs à l'épisode de 2001 : neuf effondrements, deux
chutes de toits, deux glissements de terrain, un affaissement et une chute de blocs.
Au cours de l'année 2001, un grand nombre de mouvements de terrain se sont produits dans la
région du plateau Picard (plus de 4000 mouvements de terrain recensés dans les
arrondissements de Montdidier et de Clermont).
250.0
2001
Précipitations (en mm)
150.0
100.0
50.0
0.0
Janv Fev Mars Avril Mai Juin Juil Aout Sept Oct Nov Dec
2001 81.0 31.4 163.4 137.0 27.0 17.4 233.8 39.2 101.0 73.0 88.8 49.4
moyenne 1993/2001 54.2 44.4 52.9 62.1 52.9 52.6 69.9 55.6 65.8 69.2 56.6 76.1
L'une des conséquences de cette remontée de nappe a été l'ennoiement des cavités souterraines
peu profondes, ce qui a contribué à leur effondrement.
La figure 3 met en évidence deux périodes de fortes précipitations en 2001 : une première aux
mois de mars et avril, la seconde au mois de juillet. La répartition temporelle des évènements
recensés sur Montdidier est parfaitement calée sur ces pics, puisque parmi les 51 évènements
qui se sont produits cette année là, 22 se sont passés en mars/avril et 27 en juillet, les deux
derniers s'étant produits au début du mois de septembre.
Enfin, l'exploitation de la craie a laissé quelques petites falaises à l'entrée sud de la ville (entre
la Cité du Nord et la RD 329), au Nord de la RD 4135 au niveau de la coopérative agricole et
à l'entrée de la vallée du vieux chemin de Davenescourt. Ces falaises, d'une hauteur limitée à
une dizaine de mètres, peuvent être le siège de petites chutes de blocs de craie de taille plus ou
moins grande.
Les tassements concernent la vallée des Trois Doms où les caractéristiques mécaniques des
terrains ont été dégradées suite à la remontée de la nappe phréatique en 2001.
L'intensité d'un phénomène peut être appréciée de manière variable en fonction de sa nature
même, de ses conséquences ou des parades à mettre en œuvre pour s’en préserver. Il n’existe
pas de valeur universelle. Pour la plupart des phénomènes, les paramètres variés ne peuvent
souvent être appréciés que qualitativement, au moins à ce niveau d’expertise : volume et
distance d’arrêt pour les chutes de pierres et de blocs, épaisseur et cinétique du mouvement
pour les glissements de terrain, hauteur des débordements pour les crues torrentielles, …
Aussi s’efforce-t’on, pour caractériser l’intensité d’un aléa, d’apprécier les diverses
composantes de son impact :
conséquences sur les constructions ou "agressivité", qualifiées de faibles si le gros œuvre
est très peu touché, moyennes s’il est atteint mais que les réparations restent possibles,
élevées s’il est fortement touché rendant la construction inutilisable,
conséquences sur les personnes ou "gravité", qualifiées de très faibles (pas d’accident ou
accident très peu probable), moyennes (accident isolé), fortes (quelques victimes) et
majeures (quelques dizaines de victimes ou plus),
mesures de prévention nécessaires, qualifiées de faibles (moins de 10 % de la valeur
vénale d’une maison individuelle moyenne), moyennes (parade supportable par un groupe
restreint de propriétaires), fortes (parade débordant largement le cadre parcellaire, d’un
coût très important) et majeures (pas de mesures envisageables).
Des grilles de caractérisation des différents aléas ont été définies en collaboration avec les
services déconcentrés de l’État avec une hiérarchisation en niveaux. Le niveau d’aléa en un
site donné résulte d’une combinaison des facteurs occurrence temporelle et intensité. Ces
grilles de caractérisation, avec leurs divers degrés, sont globalement établies en privilégiant
l’intensité.
On distingue, outre les zones d’aléa négligeable, trois niveaux d’aléas, soit :
les zones d’aléa faible (mais non négligeable), notées 1,
les zones d’aléa moyen, notées 2,
les zones d’aléa fort, notées 3.
Chaque zone distinguée sur la carte des aléas est matérialisée par une limite et une couleur
traduisant le degré d'aléa et la nature des phénomènes naturels intéressant la zone. Un code
alphanumérique est porté à l'intérieur de chaque polygone. Lorsque plusieurs types de
phénomènes se superposent sur une zone, seul celui de l’aléa le plus fort est représenté en
couleur sur la carte. En revanche, l’ensemble des lettres et indices décrivant les aléas sont
portés.
Sont classés en aléa moyen d'effondrement (F2) les terrains situés à proximité de la falaise à
l'Ouest de la vieille ville ainsi qu'au niveau de l'hôpital. En effet, plusieurs réseaux souterrains
y ont été explorés, et des galeries sur trois niveaux observées. De plus, de nombreux
effondrements sont recensés, aussi bien au cours de l'épisode de 2001 que précédemment.
Dans le reste de la vieille ville, des suspicions de réseaux plus ou moins développés et
connectés entre eux ainsi que la survenance d'effondrements dans le passé ont amené à classer
les terrains concernés en aléa moyen d'effondrement (F2).
Les zones où la craie est affleurante avec des signes en surface de mouvements (dolines,
dépressions, …) évoquées au chapitre "2-2-Les phénomènes de mouvements de terrains" sont
elles aussi classées en aléa moyen d'effondrement (F2).
Enfin, compte-tenu de la nature crayeuse du sous-sol sur la quasi totalité de la commune, les
terrains non classés en aléa moyen ou fort d'effondrement sont classés en aléa faible
d'effondrement (F1).
C'est particulièrement le cas le long de l'avenue du Général Leclerc, puisque cinq tassements
se sont produits en 2001 (deux en avril, deux en juillet et un en septembre). La partie du
quartier construite sur ces alluvions est par conséquent classée en aléa moyen de tassement
(T2).
Le reste du fond de la vallée des Trois Doms est quant à lui classé en aléa faible de tassement
(T1).
Le talus qui se trouve au Nord de la vieille ville est a priori composé des mêmes remblais que
celui qui domine la rue des Tanneries. Il est donc classé en aléa moyen de glissement de
terrain (G2) et en aléa faible de glissement de terrain (G1) sur les pentes plus faibles.
Le reste du talus qui surplombe la rue des Tanneries se trouve dans les mêmes conditions que
la partie qui a déjà glissé. Il est donc classé en aléa moyen de glissement de terrain (G2).
Le talus aval de la rue Frézon et de la Rue Adrien de la Morlière présente une pente soutenue.
Compte-tenu des qualités géomécaniques médiocres de ces terrains (remblais argileux),
l'ensemble du secteur est classé en aléa moyen de glissement de terrain (G2).
De même, dans le versant en amont du vieux chemin de Davenescourt, les terrains autour de
la zone en glissement sont classés en aléa moyen de glissement de terrain (G2). Les zones de
ce versant non classées en aléa fort ou moyen sont classées en aléa faible de glissement de
terrain (G1).
Une zone de glissement faible est également décrite en tête du plateau picard à l’Est de la rue
Cauvel de Beauvillier, rue Bosquillon et de la rue de la Morlière pour tenir compte d’une
éventuelle régression du phénomène de glissement de terrain qui affecte le rebord du talus.
Soulignons que cette bande de terrain est également concernée par un aléa d’effondrement de
cavités souterraines ce qui renforce l’instabilité potentielle des lieux.
Les différentes falaises crayeuses identifiées sur Montdidier ainsi qu'une bande d'environ 10 m
de large au pied de celles-ci sont classées en aléa fort de chute de blocs (P3). Cela concerne la
portion encore visible de la falaise qui existaient à l'Ouest de la vieille ville ainsi que les trois
petites falaises issues de l'exploitation de la craie (cf. paragraphe 2-1-2).
Remarque : l’instabilité qui affecte les parcelles 169 et 170 entre la rue de la Morlière et la
rue Saint-Pierre n’a pas été considérée comme un risque naturel et n’est donc pas traitée dans
Les principaux enjeux sur la commune de Montdidier correspondent aux espaces urbanisés,
aux axes de communication et aux équipements de services et de secours. La population est
intégrée indirectement à la vulnérabilité par le biais de l’urbanisation.
Montdidier compte en outre dix installations classées ainsi qu'une station d'épuration.
Plusieurs routes départementales passent par le centre de Montdidier : RD 26, 41, 155, 214,
329, 930, 935 et 4135.
Indicateurs de zonage
Indicateurs d'aléas
réglementaire
Zones Bleu Clair
F1 BC
P1F1 BCp
Zones Bleues
F2 Bf
G1F1 Bg
T1F1
Bt
T2F1
F2G1 Bf,g
F2P1 Bf,p
Zones Rouges
G2F1
G2F2
R
G3F1
G3F2
P3F1
Rp
P3F2
La cartographie du zonage réglementaire est établie sur fond cadastral au 1/5000 sur
l'ensemble du territoire communal.
Les mesures réglementaires à appliquer sont énoncées dans les dispositions générales
applicables aux projets nouveaux, aux biens et activités existants sur l’ensemble des zones
(titre 2 du règlement) et dans le chapitre correspondant des dispositions spécifiques aux zones
(titre 3 du règlement). De manière générale, la portée de ces mesures réglementaires vise
essentiellement à préserver l'avenir.
L’enquête publique se déroule dans les conditions définies par la réglementation. Pendant la
période de l’enquête, le dossier d’enquête publique concernant le Plan de Prévention des
Risques Mouvements de Terrains de la commune de Montdidier et un registre d’enquête sont
déposés à la mairie, à l’effet de pouvoir y être consultés, aux jours et heures habituels
d’ouverture à l’exception des jours fériés et chômés, ainsi qu’aux jours et heures des
permanences assurés par le commissaire enquêteur, par le public qui peut formuler ses
observations sur le registre ouvert à cet effet.
Les observations peuvent également être adressées, par écrit, au commissaire enquêteur. Elles
seront annexées au registre déposé dans la mairie.
Le maires de la commune sur le territoire de laquelle le plan doit s'appliquer est entendu par le
commissaire enquêteur une fois consigné ou annexé aux registres d'enquête l'avis du conseil
municipal.
Les remarques émises lors de l’enquête publique pourront être intégrées dans le PPR.
Le PPR ensuite approuvé par arrêté préfectoral vaut servitude d’utilité publique. Il est annexé
au plan local d’urbanisme, conformément à l’article L.126-1 du code de l’urbanisme.
[14] Carte de reconnaissance de souterrains dont l'entrée se situe rue Saint Médard
Précision date de
2 mouvements de terrain : un
2 Effondrement 07/07/01 jour Endommagement de construction
affaissement et un effondrement
3 Effondrement 07/07/01 jour non précisé
L'entreprise a subi d'importantes
Un affaissement et une coulée de
4 Tassement 07/07/01 jour pertes d'exploitation et a perdu son
boue associée
matériel.
Suite à une inondation, le terrain
5 Affaissement 09/07/01 jour Endommagement de biens privés
s'est affaissé dans la cave
Craie très
De telles chutes de pierres et de
fracturée, en Pas de dégâts aux bâtiments mais
Chute de Chutes de pierres et de blocs blocs sont fréquents (plusieurs fois
8 bancs de 25 à 07/07/01 jour 20 80 risque pour les personnes dans le
blocs (taille maxi : 0,4 m3). par an), mais le phénomène s'est
40 cm jardin
accentué le 7 juillet 2001.
d'épaisseur
Précision date de
Précision date de
24 Tassement Affaissement dans la cave 15/03/01 mois Fissuration d'un mur de la cave
Apparition de fissures sur le pignon
25 Tassement Affaissement de terrain 05/04/01 jour de la maison, affaissement du
carrelage
Affaissement de terrain sur 10 m La fissure se propage du garage du
0.01
26 Tassement causant une fissure de grande 23/04/01 jour voisin jusqu'à la cave en passant
5
ampleur par la terrasse
Craie en
Présence d'une cave creusée au
Chute de Éboulement des briques du bancs de 30
27 15/04/01 mois 20 85 pied de la falaise, dans une craie
blocs rempart cm
saine
d'épaisseur
Précision date de
30 Affaissement Affaissement de terrain 13/04/01 jour Fissuration d'un mur Mise en place de témoins en plâtre
Affaissement de terrain et
Destruction d'une clôture et d'un
33 Effondrement effondrement d'un mur de 01/04/01 jour
mur
soutènement
Précision date de
Précision date de
Précision date de
Précision date de
Bancs de
Éboulement à l'entrée d'une craies de
bouche de cavage située en faible
Chute de contre-bas de l'église Saint- épaisseur (10 Pas de propagation des blocs
53 01/07/01 année 2 6
blocs Pierre. Volume total estimé à à 20 cm en éboulés vers la rue
quelques m3. Taille maximale moyenne)
des éléments : 100 à 200 dm3 densément
fracturés
Précision date de
Précision date de
En galerie,
craie blanche La galerie souterraine dont
Effondrement en fond de galerie, très fracturée, l'extrémité s'est effondrée est
localisé en surface en bordure de surmontée de visitable depuis la cave de la
la rue Cauvel de Beauvillé. La 60 cm de maison. Des travaux sont en cours
Pas de désordre apparent sur la
57 Effondrement zone effondrée a été remblayée craie inconnue 0.5 0.2 6 4.5 à l'intérieur de la galerie pour
façade de la maison
depuis le surface au moyen de fortement déblayer les remblais accumulés au
blocs de pierre et de grave- altérée en sol et renforcer la voûte et les parois
ciment plaquette, au moyen de murs en maçonnerie
puis de terre ourdie au mortier.
végétale
Précision date de
Précision date de
Effondrement du plancher de la
Site d'une ancienne brasserie.
cave et d'une partie du mur. Le pilier
Proximité de l'effondrement n°17.
Effondrement sous la cave ayant nord-est de la maison est décollé du
Phénomène non stabilisé lors de la
entraîné le plancher de la cave et mur. La maison de la propriété
visite. Des préconisations ont été
65 Effondrement une partie du mur. La cavité 22/05/02 jour 4.5 20 rectangulaire 2.5 voisine (n°47) est également
effectuées, pour le confortement
présente une pente de 60° vers fissurée (pignon nord ouest, côté rue
des maisons et une reconnaissance
l'Est. et façade arrière aux angles et
d'éventuels vides (constat BRGM de
ouvertures) et il y a incertitude sur la
désordres MC/IR 2002/539).
stabilité du plancher.
Effondrement au centre de la
69 Effondrement 01/07/97 année 4 12 Chaussée endommagée
chaussée
Affaissement de souterrain,
71 Affaissement cavité de 4 m. de diamètre , année
centre de chaussée - origine ?
Affaissement de la chaussée
72 Affaissement suite aux travaux
d'assainissement.
Effondrement de carrière Constructions effondrées et maisons
73 Effondrement
souterraine fissurées et voirie coupée
Précision date de
Précision date de
Entrée de
98
cavité
Entrée de
99
cavité
Entrée de
100
cavité
Indice de
101
cavités
Indice de
102
cavités
Indice de
103
cavités
104 Effondrement
105 Effondrement
106 Effondrement