L’histoire de Naftal
Le nom de l’entreprise est dérivé du mot « NAFT », qui signifie pétrole, et de « AL »représentant les
deux premières lettres du mot Algérie en latin (Algérie).
Naftal a été fondée le 6 avril 1981 par le décret n° 80/101 sous le nom de Société Nationale de
Raffinage et de Distribution des Produits Pétroliers (ERDP). Il s’agissait d’une entreprise socialiste à
caractère économique, créée par le transfert du monopole et des biens appartenant ou gérés par
Sonatrach. L’entreprise a commencé ses activités le 1er janvier 1982 et était responsable du
raffinage des hydrocarbures liquides ainsi que de la distribution des produits raffinés sur le marché
algérien.
Le 5 février 1983, par décret n° 83-112, l’entreprise a été rebaptisée Naftal.
Le 25 août 1987, le décret n° 87-190 a officialisé la création de l’Entreprise Nationale de Raffinage
des Produits Pétroliers, sous l’abréviation Naftec. Cette nouvelle entité a pris en charge l’activité de
raffinage, tandis que Naftal a conservé les activités de commercialisation et de distribution des
produits pétroliers et de leurs dérivés.
Le 18 avril 1998, le statut juridique de Naftal a changé pour devenir une Société par Actions, filiale
du groupe Sonatrach,avec un capital de 6 650 000 000 DZD.
Le 29 juillet 2002, le capital a été augmenté, passant de 6,65 milliards DZD à 15,65 milliards DZD.
Informations Techniques
1. Définition de l’unité
Centre spécialisé dans le stockage et la distribution des produits pétroliers.
2. Localisation géographique
L’unité est située à Chiffa, wilaya de Blida.
3. Limites géographiques du centre : le centre est délimité par :
Au nord : La ligne de chemin de fer reliant Alger à Oran.
Au sud : La route nationale N°42.
À l’est : Le département technique.
À l’ouest : L’unité de fabrication des pneumatiques et de production des huiles et lubrifiants.
4. Produits pétroliers manipulés
❖ Essence
❖ Gasoil
5. Capacité de stockage
La capacité totale de stockage du centre est de 33 720 mètres cubes.
6. Mode d’approvisionnement en carburant
• Le centre est alimenté en hydrocarbures via un oléoduc qui le relie à la raffinerie d’Alger, sur
une distance de 52 kilomètres.
• B. Installations et équipements principaux de l’unité
• 10 réservoirs de stockage de capacités variant entre 1 200 et 10 000 mètres cubes chacun.
• Deux pompes principales pour le pompage des carburants.
• Une station de réception des hydrocarbures livrés au centre.
• Quatre postes de chargement sous 24 bars destinés aux camions et citernes.
• Deux postes de chargement supplémentaires sous 8 bars dédiés aux wagons et citernes.
• Une salle de pompage spécialisée pour la lutte contre les incendies.
• Un forage et un château d’eau garantissant l’approvisionnement en eau.
• Un transformateur électrique d’une puissance de 1 000 kVA, assurant la stabilité de
l’alimentation électrique.
• Un réseau d’eau intégré, essentiel au bon fonctionnement des opérations.
• Un réseau d’émulsification, facilitant la lutte contre les incendies.
• Un réservoir d’eau de 1 200 mètres cubes pour sécuriser les besoins en eau.
• Un bâtiment technique équipé d’une salle de contrôle permettant la surveillance des
opérations.
• Un laboratoire d’analyse des produits pétroliers pour garantir leur qualité.
• Un bassin de récupération des produits pétroliers déversés, facilitant leur recyclage.
Naftal en chiffres
Naftal est l’entreprise nationale leader dans le stockage, la distribution et la commercialisation des
produits pétroliers en Algérie. Elle emploie 36 000 personnes et contribue à 51 % de l’énergie finale,
en fournissant 8 millions de tonnes de produits pétroliers par an, comprenant :
• Tous types de carburants.
• Gaz de Pétrole Liquéfié (GPL).
• Bitume utilisé dans les travaux publics.
Infrastructures de stockage et de distribution
• Afin d’assurer la disponibilité des produits pétroliers à travers tout le pays, Naftal dispose
d’un vaste réseau d’installations comprenant :
• 67 centres et dépôts pour le stockage et la distribution des carburants, lubrifiants et
pneumatiques.
• 55 dépôts destinés à l’avitaillement des avions et des navires.
• 52 dépôts intermédiaires pour le stockage du GPL, avec une capacité de 1,2 million de
tonnes par an.
• 41 centres de remplissage de GPL, équipés des dernières technologies.
• 5 centres de distribution de GPL en vrac.
• 15 unités spécialisées dans la production de bitume, avec une capacité de 360 000 tonnes
par an.
Une infrastructure opérationnelle avancée
• 41 dépôts terrestres garantissant un stockage sécurisé des carburants.
• 42 centres principaux et secondaires pour la distribution du GPL à usage domestique et
industriel.
• 9 centres spécialisés dans le remplissage des bouteilles de GPL.
• 47 dépôts stratégiques pour renforcer le stockage et la distribution à travers différentes
régions.
• 30 installations dédiées à l’aviation et 6 centres maritimes pour le ravitaillement des
secteurs aérien et maritime.
• 15 centres de production de bitume, essentiel aux projets d’infrastructure routière
• 24 centres dédiés à la commercialisation des lubrifiants et des pneumatiques.
Capacités de transport et de distribution
• Un réseau de pipelines de 2 720 km pour le transport sécurisé des produits 7pétroliers.
• Une flotte de 3 300 camions assurant la distribution sur tout le territoire.
• 3 250 véhicules de livraison et 1 750 équipements spécialisés pour la manutention et la
maintenance.
• 380 km de pipelines garantissant un approvisionnement continu.
Un réseau de distribution étendu
• 2 010 stations-service réparties sur l’ensemble du territoire, y compris la station de Zéralda
située sur l’autoroute.
• 14 000 points de vente de GPL, assurant un accès facile aux consommateurs.
Engagement envers la qualité et la durabilité
Naftal s’efforce de renforcer son leadership sur le marché en mettant l’accent sur :
• Le développement de ses infrastructures pour une distribution plus efficace.
• L’amélioration des normes de sécurité à toutes les étapes de la production, du stockage et
du transport.
• La mise en œuvre de solutions durables afin de réduire l’impact environnemental et garantir
un approvisionnement de qualité.
• Grâce à ses stratégies innovantes et à son réseau intégré, Naftal continue de jouer un rôle clé
dans la sécurité énergétique de l’Algérie, en mettant l’accent sur la qualité, la sécurité et la
durabilité.
Activités
Naftal est le leader national dans le stockage et la commercialisation des produits pétroliers,
offrant une large gamme de produits et services afin de répondre efficacement et avec une qualité
optimale aux besoins des particuliers et des industries.
Domaines d’activité :
• Remplissage et distribution du gaz de pétrole liquéfié (GPL).
• Production et formulation de bitume pour répondre aux exigences du secteur du bâtiment et
des travaux publics.
• Stockage, distribution et commercialisation des carburants, du gaz de pétrole liquéfié (GPL),
des lubrifiants, du bitume, des pneumatiques et des produits spécifiques.
• Transport des produits pétroliers en utilisant les technologies les plus avancées pour assurer
une disponibilité continue sur tout le territoire.
• Réseau de transport pour une distribution efficace :
• Le rail : pour l’acheminement des produits depuis les entrepôts vers les principaux dépôts.
• Le cabotage et les pipelines : pour un approvisionnement direct des centres de stockage
depuis les raffineries.
• Le transport routier : pour livrer les produits aux clients et aux dépôts non desservis par le
réseau ferroviaire.
• Grâce à son infrastructure moderne et son réseau de distribution intégré, Naftal s’engage à
garantir la disponibilité de ses produits sur l’ensemble du territoire national, en mettant un
accent particulier sur la qualité, la sécurité et la durabilité dans toutes ses opérations.
INTRODUCTION
De nos jours, et depuis la découverte de « l’or noir » (le pétrole), les hydrocarbures jouent un rôle
essentiel dans le développement économique et social.
Le centre Naftal de Cheffa, dans la wilaya de Blida, est une installation spécialisée dans l’analyse
et le contrôle de la qualité des produits pétroliers, tels que le gasoil et l’essence, avant leur mise
sur le marché. Cette démarche vise à garantir la conformité des produits aux normes nationales et
internationales en termes de qualité et de sécurité, assurant ainsi leur fiabilité pour les
consommateurs.
Le centre s’engage à adopter des pratiques durables, en soumettant tous les produits pétroliers à
des analyses en laboratoire. Leur commercialisation n’est autorisée qu’après la délivrance d’un
bulletin d’analyse officiel.
Le laboratoire se concentre sur la vérification physique et chimique des caractéristiques des
produits, en veillant à leur conformité aux normes légales et réglementaires nationales. De plus,
certains produits bénéficient de certifications ISO reconnues à l’échelle internationale, reflétant
l’engagement du centre envers les standards les plus élevés de qualité et de sécurité.
Le carburant
Le carburant est une substance inflammable utilisée dans les moteurs thermiques pour convertir
l’énergie chimique en énergie mécanique. Il possède une densité énergétique élevée, offrant ainsi
une grande autonomie aux véhicules.
Types de carburants pour les véhicules
• Essence (Essence)
• Gasoil (Diesel)
• Gaz de pétrole liquéfié (GPL)
• Gaz naturel comprimé (GNV)
• Biocarburant (Éthanol)
• Les carburants les plus utilisés sont l’essence et le diesel.
L'essence
2- Qu’est-ce que l’essence ?
L’essence est un liquide dérivé du pétrole brut, utilisé comme carburant dans les moteurs à
combustion interne. Elle est améliorée par l’ajout d’additifs chimiques afin d’optimiser ses
performances et de réduire les émissions polluantes.
Composition et caractéristiques de l’essence
L’essence est constituée de plusieurs types d’hydrocarbures, en proportions variables :
• 20 % à 30 % d’alcanes (CnH₂n+2) : hydrocarbures saturés.
• 5 % de cycloalcanes : hydrocarbures saturés cycliques.
• 30 % à 45 % d’alcènes : hydrocarbures insaturés.
• 30 % à 45 % d’hydrocarbures aromatiques (famille du benzène).
• Divers additifs techniques pour améliorer la performance.
3- Types d’essence commercialisés
Différents types d’essence sont disponibles sur le marché, variant selon leur teneur en éthanol et
leur indice d’octane :
E5 : contient jusqu’à 5 % d’éthanol, correspondant aux SP95 et SP98.
E10 : contient jusqu’à 10 % d’éthanol, correspondant au SP95-E10.
E85 : contient jusqu’à 85 % d’éthanol, utilisé dans les véhicules adaptés aux biocarburants.
4- Propriétés de l’essence et influence de la température
L’essence est très volatile, ce qui signifie qu’elle s’évapore rapidement lorsqu’elle est exposée à la
chaleur. Sous l’effet de la chaleur du moteur, une évaporation partielle peut se produire dans le
conduit d’alimentation, entraînant la formation de bulles de vapeur qui perturbent l’écoulement du
carburant. Ce phénomène est appelé « vapor lock » (blocage de vapeur).
Ainsi, la volatilité de l’essence est ajustée en fonction des conditions climatiques :
En hiver : une essence plus volatile est utilisée pour faciliter le démarrage du moteur à basse
température.
En été : la volatilité est réduite pour éviter une évaporation excessive pouvant causer des
problèmes de fonctionnement.
5- Traitement et amélioration de la qualité de l’essence
Pour garantir une meilleure performance, l’essence subit plusieurs processus de raffinage et
d’amélioration, notamment :
• Reformage catalytique (Reforming) : pour améliorer l’indice d’octane.
• Craquage catalytique (Catalytic Cracking) : pour transformer les grosses molécules en
carburant de meilleure qualité.
• Mélange avec des composés aromatiques : pour optimiser l’efficacité de la combustion.
• Ajout d’inhibiteurs de corrosion et de détergents : pour maintenir la propreté du moteur et
prolonger sa durée de vie.
Le gasoil
Qu’est-ce que le gasoil
Le gasoil, aussi appelé diesel, est un carburant dérivé du pétrole brut obtenu par un processus de
raffinage. Il est utilisé principalement dans les moteurs diesel, qui fonctionnent par allumage par
compression, contrairement aux moteurs à essence qui nécessitent une étincelle pour l’allumage
du carburant.
Composition et caractéristiques du gasoil
1. Composition chimique du gasoil
Le gasoil est principalement composé de :
Hydrocarbures paraffiniques : Bon pouvoir calorifique et combustion efficace.
Hydrocarbures aromatiques : Affectent la viscosité et l’indice de cétane (améliore la combustion).
Hydrocarbures naphténiques : Améliorent la combustion.
Soufre : Très faible dans le gasoil moderne (moins de 10 ppm) pour réduire la pollution.
Additifs : Pour améliorer la lubrification, réduire les émissions polluantes et prévenir l’oxydation.
2. Caractéristiques principales
Densité : 0,82 à 0,86 kg/L.
Indice de cétane : 40 à 55 (améliore la combustion).
Point d’éclair : 55°C à 70°C (moins inflammable que l’essence).
Pouvoir calorifique : 35,8 MJ/L.
Teneur en soufre : Très faible (moins de 10 ppm).
Température de solidification : -10°C à -15°C (nécessite des additifs antigel en hiver).
Types de gasoil commercialisés
Il existe plusieurs types de gasoil, chacun adapté à des usages spécifiques et aux normes
environnementales :
1. Gasoil routier : Utilisé pour les véhicules diesel (voitures, camions, bus), avec une faible
teneur en soufre (<10 ppm).
2. Gasoil non routier (GNR) : Destiné aux équipements agricoles et industriels (tracteurs,
générateurs), moins cher, mais avec des taxes réduites.
3. Gasoil marin : Pour les moteurs de bateaux, adapté aux conditions maritimes avec des
spécifications particulières de soufre et viscosité.
4. Gasoil à faible teneur en soufre : Réduit l’impact environnemental, avec un soufre inférieur à
10 ppm.
5. Gasoil biodiesel : Mélange de diesel et de biodiesel (huile végétale), plus écologique mais
moins couramment utilisé.
Ces types de gasoil diffèrent par leur utilisation et leur conformité aux normes écologiques.
Analyse du contrôle de la qualité du carburant
. Aspect visuel :
On prend un échantillon de 900 ml de fuel est placé dans une éprouvette de 1 litre, on agite pour
créer un tourbillon, puis examiné pour détecter la présence de sédiments et d'eau.
1. Appareillage:
Une éprouvette de diamètre 100 mm
2. Mode opératoire :
Pour commencer, versez l'échantillon dans une éprouvette propre et sèche. Ensuite, placez
l'éprouvette dans un endroit bien éclairé afin d'observer la clarté et la limpidité du liquide, ainsi que
la présence éventuelle de gouttelettes d'eau et de particules en suspension. Ces observations
peuvent indiquer la présence d'impuretés dans l'échantillon.
3. Expressions des résultats :
Les résultats peuvent être exprimés par les quatre possibilités suivantes :
1. claire et limpide: l'échantillon est exempte de poussière, de nuages, des gouttelettes d'eau
2. présence d'eau: de la poussière, un nuage ou des gouttelettes d'eau sont présents dans
l'échantillon.
3. présence de particules solides.
4. présence d'eau et de particules solides.
A- Densité à 15 °C :
Détermination de la Densité à 15°C (Méthode de l’aréomètre)
La mesure de la densité des carburants, comme le gazole et l’essence, est essentielle pour évaluer
leur qualité et leur conformité aux normes. La densité est déterminée à l’aide d’un densimètre à
une température donnée, puis corrigée à 15°C en utilisant une table de conversion ou une formule
spécifique.
Matériel nécessaire
Éprouvette graduée (500 ml)
Aréomètre adapté au produit :
Gazole : 0,800 – 0,850
Essence : 0,700 – 0,750
Thermomètre ASTM 120 (plage adaptée)
Procédure expérimentale
1. Préparation de l’échantillon
Verser délicatement une quantité suffisante de carburant dans l’éprouvette propre et sèche.
Éviter la formation de bulles d’air et limiter l’évaporation des composants volatils, en particulier
pour l’essence.
2. Stabilisation de l’échantillon
Placer l’éprouvette en position verticale sur une surface stable.
Agiter délicatement l’échantillon à l’aide du thermomètre pour homogénéiser la température et la
masse volumique.
Noter la température de l’échantillon avant d’introduire l’aréomètre.
3. Mesure de la densité
Introduire doucement l’aréomètre adapté dans le liquide et le laisser flotter librement.
Observer la forme du ménisque et donner un léger mouvement de rotation à l’aréomètre pour éviter
qu’il adhère aux parois de l’éprouvette.
Lire la densité affichée sur l’échelle de l’aréomètre une fois celui-ci stabilisé.
4. Correction de la densité à 15°C
Si la mesure est effectuée à une température différente de 15°C, appliquer la correction en utilisant
la formule suivante :
D{15} = Dt+ a (T – 15)
Où :
D₁₅ : Densité corrigée à 15°C
Dₜ : Densité lue à la température ambiante
A : Coefficient de correction spécifique au carburant
T : Température de l’échantillon au moment de la mesure
15°C : Température de référence
Distillation ASTM
Distillation ASTM pour le gazole et l’essence
L’essai de distillation selon la norme ASTM permet d’évaluer la répartition des hydrocarbures dans un
échantillon. Il fournit ainsi des indications précieuses sur la composition du produit et ses propriétés
physiques, notamment la volatilité et la plage d’ébullition.
Matériel nécessaire
• Ballon de distillation (capacité adaptée à l’échantillon)
• Thermomètre ASTM (plage de mesure : 0-400°C)
• Plaque chauffante avec régulation de température
• Enveloppe de protection thermique
• Tube condenseur pour la liquéfaction des vapeurs
• Tube de dégagement pour éviter la surpression
• Éprouvette graduée (100 ml) pour la collecte du distillat
Procédure
1. Préparation de l’échantillon
• Mesurer précisément 100 ml de l’échantillon à l’aide de l’éprouvette graduée
• Le transférer avec précaution dans le ballon de distillation, en évitant toute perte ou
contamination.
2. Montage de l’appareil
• Placer le ballon de distillation sur son support.
• Connecter le tube condenseur de manière hermétique à l’aide d’un bouchon traversé par un
tube de dégagement.
• Positionner l’éprouvette graduée sous l’extrémité inférieure du tube condenseur pour
recueillir le distillat.
3. Démarrage de la distillation
• Appliquer progressivement le chauffage pour éviter toute surchauffe brutale.
• Noter la température du point initial (Pl) correspondant à l’apparition de la première goutte
de distillat.
4. Relevé des températures
• Enregistrer la température lorsque chaque fraction de 10% du volume total est recueillie
(soit 10 ml, 20 ml, 30 ml, etc.).
• Continuer jusqu’à l’obtention de 90% du distillat.
5. Fin de la distillation
• Poursuivre l’opération jusqu’à ce que la température se stabilise puis commence à diminuer.
• Noter la température du point final (PF), correspondant à la fin de la distillation.
Viscosité du gasoil
La viscosité est une propriété physique qui reflète la résistance d’un fluide à l’écoulement. On
distingue deux types :
Viscosité cinématique (la plus utilisée), exprimée en mm²/s.
Viscosité dynamique, calculée à partir de la viscosité cinématique et de la densité du fluide.
Le test consiste à mesurer le temps d’écoulement par gravité d’un volume donné de carburant dans
un viscosimètre à capillaire calibré, sous une charge de liquide reproductible et à température
précisément contrôlée.
La viscosité cinématique est obtenue en multipliant le temps mesuré (en secondes) par la
constante d’étalonnage du viscosimètre.
Matériel Nécessaire :
1. Viscosimètre à capillaire
2. Support de viscosimètre
3. Bain thermostaté
4. Thermomètre de précision
5. Chronomètre (précision 0,1 s)
Préparation de l’essai :
• Mettre en marche le bain thermostaté et le stabiliser à 20°C.
• Choisir un viscosimètre propre, sec et adapté à l’essai (selon la norme applicable).
• Charger le viscosimètre avec le gasoil à analyser.
• Placer le viscosimètre dans le bain thermostaté.
• Laisser le viscosimètre dans le bain pendant 30 minutes pour permettre au fluide d’atteindre
la température d’essai (plus longtemps si la viscosité est élevée).
Procédure de Mesure
1. Ajustement du niveau du carburant par aspiration ou pression à environ 7 mm au-dessus du
premier repère.
2. Laisser s’écouler librement le carburant à travers le tube capillaire.
3. Mesurer le temps (à 0,1 s près) nécessaire au ménisque pour passer du premier au second
repère.
4. Répéter la mesure pour obtenir deux résultats.
5. Calculer la viscosité cinématique moyenne (V) en mm²/s à partir des deux valeurs.
6. Le temps d’écoulement ne doit pas être inférieur à 200 secondes pour garantir une précision
acceptable.
Formule de calcul de la viscosité cinématique :
V=C*T
Où :
V : viscosité cinématique (en mm²/s)
C : constante du viscosimètre (en mm²/s²)
T: temps d’écoulement mesuré (en secondes)
point d’écoulement
L’échantillon, préalablement chauffé, est refroidi à une vitesse déterminée. Ses caractéristiques
d’écoulement sont observées à des intervalles réguliers de 3°C.
La température la plus basse à laquelle le fluide coule encore est notée.
Cette température correspond au point d’écoulement, et elle est exprimée sous forme d’un nombre
entier, positif, négatif, ou nul, multiple de trois.
Matériel :
1. Tube à essai
2. Thermomètre
3. Bain réfrigérant
Mode opératoire :
1. Verser l’échantillon dans le tube à essai jusqu’au trait de jauge.
2. Fermer le tube avec une soupape équipée du thermomètre approprié, choisi en
fonction du point d’écoulement estimé de l’échantillon.
Ajuster les positions du bouchon et du thermomètre pour :
• Assurer une fermeture hermétique du tube
• Garantir l’alignement (coaxialité) entre le thermomètre et le tube
• Vérifier que la base du thermomètre soit à 3 mm sous la surface du liquide.
3. À chaque fois que la température indiquée par le thermomètre descend de 3°C par
rapport à la dernière lecture :
Retirer l’échantillon délicatement du bain ou de la jaquette
Incliner légèrement le tube pour vérifier s’il y a encore un mouvement du liquide à l’intérieur
L’ensemble de l’opération (retrait, observation et remise) ne doit pas dépasser 3 secondes.
4. Répéter l’observation à chaque nouvelle diminution de température de 3°C.
5. Ne pas agiter l’échantillon, ni déplacer le thermomètre, dès que des cristaux de
paraffine apparaissent dans le liquide, car toute perturbation de la structure
cristalline entraînerait un résultat erroné.
6. Dès que l’échantillon ne s’écoule plus lorsque le tube est incliné, le maintenir en
position horizontale pendant 5 secondes en utilisant un chronomètre, puis observer
attentivement
Point d'éclair pour le gasoil :
Appareillage :
• Appareil PENSKY-MARTENS
o Vase en laiton (matériau résistant à la rouille).
o Couvercle en laiton avec un volet mobile sur la partie supérieure.
o Dispositif pour générer la flamme (flamme d'essai pour tester l'échantillon).
o Système d'agitation : monté au centre du couvercle et entraînant deux hélices.
o Système de chauffage : le vase est chauffé à l'aide d'une enceinte chauffante.
o Thermomètre pour mesurer la température à l'intérieur du vase.
Mode opératoire :
1. Préparation de l'échantillon :
o Remplir le vase avec l'échantillon jusqu'au niveau marqué.
o Placer le couvercle hermétiquement sur le vase et le fixer dans l'enceinte chauffante.
o Installer le thermomètre dans le vase.
2. Mise en marche du système :
o Allumer la flamme d'essai et ajuster son diamètre à environ 4 mm.
o Régler l'enceinte chauffante pour que la température indiquée par le thermomètre
augmente de 5°C par minute.
o Mettre en marche le système d'agitation à une vitesse de 90 à 120 tr/min, afin de faire
agiter l'échantillon de haut en bas.
3. Observation des résultats :
o Noter la température lorsque l'application de la flamme provoque un éclair distinct à
l'intérieur du vase.
Point d'éclair pour le gasoil :
• Le point d'éclair minimum du gasoil est de 55°C.
Tension de vapeur "Reid" (TVR) :
La tension de vapeur Reid (TVR) est une mesure de la pression générée par les vapeurs d'un échantillon de
carburant à une température de 37,8°C (100°F). La chambre liquide est remplie de l'échantillon refroidi,
puis connectée à une chambre d'air. L'appareil est plongé dans un bain-marie à température constante et
agité jusqu'à atteindre l'équilibre. La valeur enregistrée sur le manomètre représente la tension de vapeur
Reid.
Équipements :
1. Appareil de mesure de la tension de vapeur :
o Chambre d'air.
o Chambre liquide (remplie de carburant).
2. Manomètre (mesure de pression).
3. Bain-marie à température constante de 37,8°C (100°F).
Méthode de travail :
1. Remplissage de la chambre liquide :
o Remplir la chambre liquide avec l'échantillon jusqu'à débordement.
2. Installation de l'appareil :
o Connecter la chambre liquide à la chambre d'air, puis retourner l'appareil afin de
permettre à l'échantillon de s'écouler de la chambre liquide vers la chambre d'air.
3. Agitation :
o Agiter vigoureusement l'appareil dans une direction parallèle à sa longueur pour
distribuer l'échantillon de manière uniforme.
4. Immersion dans le bain-marie :
o Immerger l'appareil dans le bain-marie maintenu à 37,8°C (100°F).
5. Attente et agitation répétée :
o Après avoir immergé l'appareil pendant cinq minutes, le retirer, le retourner et l'agiter
vigoureusement dans une direction parallèle à sa longueur.
o Réimmerger l'appareil rapidement dans le bain-marie.
o Répéter cette agitation au moins cinq fois avec des intervalles inférieurs à deux
minutes entre chaque agitation.
6. Enregistrement :
o Après stabilisation de la pression, enregistrer la valeur mesurée sur le manomètre.
o La tension de vapeur Reid (TVR) est la valeur enregistrée sur le manomètre à une
température de 37,8°C. Valeurs limites de la tension de vapeur Reid :
• En hiver : la valeur maximale est de 0,800 bar.
• En été : la valeur maximale est de 0,650 bar.
Corrosion à la lame de cuivre
Le principe du test de corrosion à la lame de cuivre repose sur l’exposition d’une lame de cuivre à
un carburant contenant des composés soufrés. Lorsqu’ils réagissent avec le cuivre, ces composés
provoquent la corrosion du métal. La lame est immergée dans le carburant et chauffée, puis elle est
examinée pour détecter un changement de couleur. Si une décoloration se produit, cela indique la
présence de composés soufrés, et le degré de corrosion est évalué en le comparant à un tableau de
référence. Ce test permet d’évaluer l’impact du carburant sur les matériaux métalliques dans les
systèmes de carburant et les moteurs.
Équipements nécessaires
• Lame de cuivre propre et polie (à polir de préférence avec du papier abrasif une minute avant
l’utilisation).
• Tube à essai en verre propre et sec.
• Bain-marie réglé à 50°C ou 100°C selon le type de test .
• Bouteille de pression (bombe).
• Tubes à essai supplémentaires.
• Chronomètre
• Thermomètre type ASTM 120AP jusqu’à 64°C.
• Supports de fixation.
• Bain liquide pour la bouteille.
Procédure
Méthode 1 (selon la norme classique):
1. Immerger une lame de cuivre dans un échantillon d’essence contenu dans un
tube à essai.
2. Chauffer le tube à 100°C pendant deux heures.
3. Retirer la lame, la sécher, puis l’examiner visuellement.
Méthode 2 (selon le système qualité):
1. Remplir un tube à essai avec 40 ml d’essence sans plomb (claire et sans eau) .
2. Ajouter une lame de cuivre dans la minute qui suit son polissage final
3. Placer le tube dans la bouteille de pression, puis dans un bain-marie réglé à 50°C
pendant 3 heures.
4. Retirer la lame et comparer sa couleur avec le tableau de référence des degrés de
corrosion.
5. Évaluation
À la fin du test, aucune décoloration ne doit apparaître sur la lame de cuivre .
En cas de changement de couleur, il est comparé au tableau de référence pour déterminer le degré
de corrosion, révélant ainsi la présence de composés soufrés libres responsables de la corrosion
des métaux.