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Moteur à courant continu : principes et rendement

Le document décrit le fonctionnement et la constitution des moteurs à courant continu et synchrone, en détaillant leurs composants tels que le stator, le rotor, et les circuits électriques induits. Il aborde également des concepts clés comme la force électromotrice, la puissance, le couple électromagnétique, et le rendement, tout en fournissant des exemples de calculs pratiques pour un moteur à courant continu. Enfin, il présente les caractéristiques et le bilan énergétique d'un moteur synchrone, ainsi que des essais pratiques pour évaluer ses performances.

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Moteur à courant continu : principes et rendement

Le document décrit le fonctionnement et la constitution des moteurs à courant continu et synchrone, en détaillant leurs composants tels que le stator, le rotor, et les circuits électriques induits. Il aborde également des concepts clés comme la force électromotrice, la puissance, le couple électromagnétique, et le rendement, tout en fournissant des exemples de calculs pratiques pour un moteur à courant continu. Enfin, il présente les caractéristiques et le bilan énergétique d'un moteur synchrone, ainsi que des essais pratiques pour évaluer ses performances.

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9782100581979-dumenil-F25.

qxd 14/05/12 9:27 Page 124

Le moteur
à courant continu

I Constitution
Le moteur est composé :
– d’un circuit magnétique comportant une partie fixe, le stator, une partie tour-
nante, le rotor et l’entrefer, l’espace entre les deux parties ;
– d’une source de champ magnétique nommée l’inducteur (le stator), créée par
un bobinage ou des aimants permanents ;
– d’un circuit électrique induit (le rotor) qui subit les effets de ce champ magné-
tique ;
– du collecteur et des balais qui permettent d’accéder au circuit électrique roto-
rique.
Dans le cas où le moteur n’est pas à aimants permanents, l’inducteur et l’induit sont
alimentés, soit en série (excitation série), soit séparément (excitation indépendante).
I ie I

U M ue U M
Symbole :
inducteur
induit induit
à excitation séparée à aimant permanent

II Force électromotrice
Nous savons qu’une bobine en mouvement dans un champ magnétique voit apparaître
à ses bornes une force électromotrice (f.é.m.) donnée par la loi de Faraday. Sur ce prin-
p
cipe, la machine à courant continu est le siège d’une f.é.m. : E = N.".Ω
2πa
Avec p le nombre de paires de pôles, a le nombre de paires de voies d’enroulement, N
le nombre de conducteurs, " flux maximum à travers les spires (en Webers - Wb) et
p
Ω la vitesse de rotation (en rad.s–1 ). Finalement : E = K .".Ω avec K = N.
2πa
p
Si de plus la machine fonctionne à flux constant : E = K ! .Ω avec K ! = N.".
2πa
[Link] 14/05/12 9:27 Page 125

III Puissance et couple


électromagnétique
Les spires formées par le circuit électrique d’induit soumises au champ magnétique
inducteur et traversées par un courant I, subissent des forces électromagnétiques de
Laplace. C’est forces ont pour moment Tem = K .".I appelé couple électromagné-
tique. Tem est exprimé en Newtons mètres (Nm) et K est la même constante que dans
la formule de la f.é.m.
Si l’induit présente une f.é.m. E et s’il est parcouru par le courant I , il reçoit une puis-
sance électromagnétique : Pem = E.I
D’après le principe de conservation de l’énergie cette puissance est égale à la puis-
sance développée par le couple électromagnétique : Pem = E.I = Tem .Ω

IV Modèle équivalent de l’induit


L’induit du moteur à courant continu peut être modélisé par le schéma électrique sui-
vant :
E : f.é.m. induite I
R : résistance des fils du bobinage R
I : courant d’induit
U : tension aux bornes de l’induit. U
E
D’après le schéma : U = E + R.I

V Bilan de puissances pour un MCC


à excitation indépendante
Le diagramme des puissances est le suivant :
Pji Pf
Puissance absorbée Pa

Puissance Puissance
Induit
électromagnétique utile
Pai Pem Pu

Pm
Inducteur
Pae Pje
[Link] 14/05/12 9:27 Page 126

Le moteur à courant continu à excitation séparée absorbe une puissance électrique au


niveau de l’inducteur et de l’induit. Pa = Pai + Pae = U.I + u e .i e

• Pertes par effet joule

u 2e
Inducteur : p je = u e .i e = r.i e2 = si r désigne la résistance interne de l’in-
r
ducteur
Induit : p ji = R.I 2 si R désigne la résistance interne de l’induit.
Pertes fer p f : les pertes fer sont dues au phénomène d’hystérésis et aux courants
de Foucault.
Pertes mécaniques pm : les pertes mécaniques sont dues aux frottements lors de la
rotation.

• Pertes constantes
Ou pertes collectives : pC = p f + pm , on leur associe, un moment de couple de
pC
pertes d’expression : $ P = ≈ Cte . Elles sont obtenues grâce à un essai à

vide (sans charge couplée au rotor).
Puissance utile Pu : elle est la puissance mécanique disponible sur l’arbre du moteur
pour entraîner la charge. On a : Pu = Pem − pC = U.I − p ji − pC = Pu
On associe à la puissance utile, un moment de couple utile :
Pu
$u = = $em − $ P ≈ Cte

Le rendement d’un moteur à courant continu est :

Pu Pa − p ji − p je − pC
η= =
Pa Pa

VI Caractéristiques d’un moteur


commandé par l’induit
À couple constant, I est constante car : $u = K ! .I − $ P
On a les relations suivantes : E = K .".Ω = K ! .Ω et E = U − R.I
U RI
D’où l’expression de Ω = f (U ) : Ω = − !
K! K
[Link] 14/05/12 9:27 Page 127

Elle montre qu’à vide pour que le moteur commence à tourner, il faut lui fournir
l’énergie nécessaire pour vaincre son couple de démarrage (= au couple de pertes) qui
correspond à Ω = 0. On détermine alors sa tension de démarrage Ud telle que :
Ud R Id
=
K! K!
Soit : Ud = R Id .
Une fois démarré, la vitesse de rotation est proportionnelle à U.
Si on inverse U, on inverse le sens de rotation.

0
Ud U

Conséquences pratiques :
• Pour démarrer le moteur, il faut d’abord alimenter l’inducteur pour créer le flux Φ
constant puis alimenter l’induit sous tension réduite pour atteindre Ud (donc Id) < UN. La
f.é.m. E étant nulle au démarrage, si on alimente directement l’induit sous tension nomi-
nale UN, le courant appelé est important et risque de détruire les enroulements de l’in-
duit. IdMAX > IN est donnée par le constructeur.
• Pour l’arrêter il faut d’abord couper l’alimentation de l’induit puis celle de l’inducteur car
si on coupe l’inducteur en premier le flux Φ devient nul et la vitesse infinie en théorie. Il
y a alors emballement du moteur et risque de destruction.
É t u d e d ’ u n m o t e u r
à c o u r a n t c o n t i n u

Soit un moteur à courant continu à excitation séparée, fonctionnant à flux constant et


parfaitement compensé.
Sur la plaque signalétique, le constructeur donne les indications suivantes :
• tension nominale d’induit : U N = 220 V
• courant nominal d’induit : I N = 12 A
• fréquence de rotation nominale : N N = 1 500 [Link]–1
• puissance utile nominale : Pu N = 2,3 kW.
De plus, on suppose que le moment Tp du couple de pertes est constant. La résistance
d’induit R, mesurée à chaud, vaut 1,5 Ω.
On étudie le moteur au point de fonctionnement nominal.
1. Calculez la f.é.m. E du moteur.

2. La f.é.m. E développée par le moteur est proportionnelle à la vitesse angulaire de


rotation : E = k.Ω . Dans cette formule, E s’exprime en volts et Ω en radians par
seconde.
Calculez k.

3. Montrez que le moment du couple électromagnétique Tem peut s’écrire :


Tem = k.I
Calculez Tem.

4. Calculez la puissance électromagnétique Pem puis la somme pc des pertes dans le


fer et des pertes mécaniques. En déduire le moment du couple de pertes Tp.

5. Calculez le rendement de l’induit du moteur.

6. Déterminez la tension de démarrage de ce moteur, si on limite le courant de démar-


rage à 1,5 fois le courant nominal.
[Link] 14/05/12 9:27 Page 130

Le moteur synchrone

I Présentation
Une machine synchrone est un convertisseur d’énergie tournant. Elle est réversible et
peut fonctionner soit en génératrice (alternateur), soit en moteur.

II Constitution du moteur synchrone


La machine synchrone possède 2 parties principales :
– la partie fixe, le stator (induit) constitué de 3 enroulements également répartis,
chacun composé de plusieurs bobines dont l’organisation définit le nombre de
paires de pôles p ;
– la partie tournante, le rotor (inducteur) ou roue polaire constitué d’électroai-
mants parcouru par un courant continu d’excitation i e , ou d’aimants perma-
nents.
– l’entrefer désignant l’espace situé entre le stator et le rotor.
Selon le type de rotor on a les symboles suivants :

induit
(stator)
MS MS
3 3

inducteur
(rotor) ie

Électroaimants. Aimants permanents.

III Principe de fonctionnement


Le stator, alimenté par un réseau triphasé de fréquence f, crée dans l’entrefer de la
machine un champ tournant à la vitesse de synchronisme n S.
[Link] 14/05/12 9:27 Page 131

f
nS = , f exprimée en Hz et n S en tr.s–1
p
ω
Ou ΩS = , ω exprimée en rad et Ω S en rad.s–1
p
Pour 50 Hz, on a :
Nombre de paires de pôles p 1 2 3 4

nS en tr.s–1 50 25 16,7 12,5

nS en [Link]–1 3 000 1 500 1 000 750

Le rotor sous l’influence de ce champ magnétique tournant, tourne également à la


vitesse de synchronisme et engendre un flux magnétique inducteur # donnant nais-
sance dans les enroulements statoriques à des forces électromotrices induites. La
valeur efficace de ces f.é.m. synchrones est :

E S = K .N. f.#

Avec : K : coefficient de Kapp (voisin de 2,2),


N : Nombre de conducteurs actifs totaux,
# : flux inducteur à travers chaque spire du stator.

Remarque : pour un rotor à électroaimants parcouru par un courant


continu d’excitation i e , # est proportionnel à i e , donc E S est proportion-
nelle à i e .

IV Modèle équivalent d’une phase


Schéma pour une phase de l’alternateur triphasé :
E S : f.é.m. synchrone
J R S XS X S = L s ω : réactance synchrone
R S : résistance d’un enroulement du sta-
tor
J : intensité efficace du courant dans un
V ES
enroulement
V : tension efficace aux bornes d’un
enroulement.
[Link] 14/05/12 9:28 Page 132

Obtention des éléments du modèle :


Essai à vide : E S = V0 ;
ES
Essai en court-circuit : ZS =
ICC
On mesure entre 2 bornes de phase la résistance Rm.
Rm
RS = : pour un couplage étoile.
2
3
R S = Rm : pour un couplage triangle.
2
!
Et X S = Z 2S − R 2S

V Diagramme synchrone
d’une phase du stator

ES

X SJ ϕ>0

J RSJ

XSJ ES
J RSJ

ϕ>0

V
[Link] 14/05/12 9:28 Page 133

Le diagramme synchrone est le diagramme de Fresnel construit à partir du modèle


→ −−→ −−→ −
− →
précédent : V = R S .J + X S .J + E S .

→ −

ϕ est le déphasage entre J et V , il peut être positif (comportement inductif) ou
négatif (comportement capacitif) selon la valeur du courant d’excitation i e . Le cas où
ϕ < 0 est utilisé pour relever le facteur de puissance d’une installation, et est appelé
compensateur synchrone.

VI Bilan énergétique
du moteur synchrone
Pji

Pa Pem Pu
Pje PC

• L’induit du moteur synchrone est alimenté par un réseau triphasé et l’inducteur, si


il est à électroaimants, par une source continu, il absorbe donc une puissance sous

forme électrique : Pa = 3U.I cos ϕ + u e .i e

• Il restitue à la charge une partie de cette puissance sous forme de puissance méca-
nique utile : Pu = Tu .Ω S
• Bilan des pertes :
Pertes par effet joules p j : Inducteur (rotor) : p je = ri e2 = (Si électroaimants)
3
Induit (stator) : p js = 3R S .I 2 = Rm .I 2
2
• Pertes constantes pC : c’est la somme des pertes dans le fer et des pertes méca-
niques. Elles sont indépendantes de la charge et se déterminent par un essai à vide.
Pu Tu .Ω S
• Le rendement est : η = =√ en %.
Pa 3U.I cos ϕ + u e .i e
[Link] 14/05/12 9:28 Page 134

C o m p e n s a t e u r s y n c h r o n e

Une machine synchrone triphasée dont les enroulements statoriques sont couplés en
étoile possède 4 pôles. On a réalisé les essais suivants à la fréquence nominale de 50 Hz :
– ESSAI À VIDE :
la caractéristique est une droite passant par l’origine. On donne un point : tension
entre phases U0 = 220 V et courant d’excitation Ie0 = 4 A ;
– ESSAI EN COURT-CIRCUIT :
la caractéristique est une droite passant par l’origine. On donne un point : courant
en ligne : ICC = 3,5 A et courant d’excitation : Iecc = 1 A ;
– RÉSISTANCE entre phases R = 1,8 Ω.
On néglige les pertes mécaniques de cette machine ainsi que ses pertes dans le fer.
La machine couplée au réseau 127/220 V, 50 Hz fonctionne en moteur en absorbant
une puissance Pa = 1 kW avec un facteur de puissance de 0,87.
1. Calculez les éléments X S et R S du schéma équivalent.
2. Calculez l’intensité en ligne et le moment du couple électromagnétique.
3. Tracez le diagramme vectoriel des tensions dans le cas ou ϕ < 0.
4. Déduisez en la f.é.m. E, l’intensité Ie du courant d’excitation et la puissance réac-
tive Q absorbée par le moteur. Précisez si la machine est sous-excitée ou surexcitée.
[Link] 14/05/12 9:29 Page 140

Le moteur
asynchrone

I Constitution
Le moteur asynchrone possède deux circuits :
– l’un fixe, le stator, crée un champ magnétique tournant ;
– le second, le rotor est en rotation grâce à l’influence du champ tournant.
Le stator porte 3 p bobinages (p étant le nombre de paires de pôles) décalées entre eux
2π 120
d’un angle de radians (ou degrés) et alimentés par un réseau triphasé de ten-
3p p
sions de fréquence f. Il est à l’origine d’un champ magnétique tournant à la fréquen-
ce dite de synchronisme n S.
f
On a : n S = avec n S en tr.s–1 et f en Hz, ou Ω S = 2π.n S avec Ω S en rad.s–1.
p
Il existe deux types de rotors :
– le rotor bobiné réalisé de la même façon que le stator. Dans ce cas, on a accès
aux phases rotoriques (couplées en étoile) grâce à trois bornes, ce qui permet
de relier le rotor à un rhéostat de démarrage ;
– le second est le rotor à cage (d’écureuil), constitué de deux anneaux (en cuivre
ou en alliage d’aluminium) reliés entre eux par des barres de même nature. Les
moteurs à cage sont plus robustes et
moins chers. Rotor Stator

Selon le type de rotor, on a les symboles M M


suivants : 3 3
Rotor
Bobiné
Rotor à cage

II Principe de fonctionnement
Le stator alimenté en triphasé équilibré crée dans l’entrefer, un champ magnétique
tournant à la fréquence de synchronisme n S.
Le champ tournant crée dans le rotor des courants de Foucault induits qui s’opposent à
lui. Le rotor a tendance à vouloir rattraper le champ tournant pour qu’il n’y ait plus de
courants induits mais il n’y arrive heureusement jamais. Il tourne à une vitesse n < n S .
[Link] 14/05/12 9:29 Page 141

III Glissement Pa STATOR


Ptr
ROTOR
Pr Pu
Le glissement g est l’écart relatif entre les
vitesses de rotation n et n S : Pm
nS − n ΩS − Ω Pjs Pfs Pjr Pfr
g= = avec g en %.
nS ΩS

IV Bilan de puissances

• Puissance active absorbée : Pa = 3U.I cos ϕ
• Pertes au stator
3
– pertes par effet Joule au stator : p js = R.I 2 , quel que soit le couplage (étoi-
2
le ou triangle), R est la résistance entre deux phases statoriques ;
– pertes dans le fer du stator : p f s : elles ne dépendent que de la valeur efficace
U et de la fréquence f des tensions d’alimentation. On les considère constantes.
• Puissance transmise au rotor : ou puissance électromagnétique :
Ptr
Ptr = Pa − p js − p f s , soit un moment du couple électromagnétique : $em =
ΩS

• Puissance totale au rotor : Pr = $em .Ω = Ptr = Ptr (1 − g)
ΩS
• Pertes au rotor
– pertes par effet Joule au rotor : p jr = Ptr − Pr = [Link] ;
– pertes dans le fer au rotor : p f r sont négligeables ;
– pertes mécaniques : les pertes mécaniques pm dépendent de la vitesse de rota-
tion Ω. On les considère constantes.
pC : pertes constantes (pC = p f s + pm ). On les détermine à partir d’un essai à
pC
vide. Soit un moment du couple de pertes : $ p = .

• Puissance utile
√ 3
Pu = Pr − Pm = Pa − pertes = 3 U.I cos ϕ − R.I 2 − [Link] − pC soit un
2
Pu
moment du couple utile : $u = .

Pu Tu .Ω
• Rendement : η = =√ ,on l’exprime en %.
Pa 3U.I cos ϕ
[Link] 14/05/12 9:29 Page 142

É t u d e d ’ u n m o t e u r
d e p o m p e

Un moteur asynchrone a les caractéristiques nominales suivantes :


230 V/400 V, 50 Hz, 1 440 [Link]–1, 2,5 kW, cos ϕ = 0,80 et η = 0,85 .
1. Indiquez le couplage du moteur. Recopiez le
Phase 1 Phase 2 Phase 3
schéma suivant en plaçant les connexions néces-
saires pour un fonctionnement normal.
2. Quelle est l’intensité du courant traversant
une phase du moteur ?
3. Sachant que la résistance d’un enroulement
(à chaud), est 2,1 Ω, calculez les pertes par effet
Joule dans le stator. En déduire la somme des
autres pertes. Donnez la nature de ces pertes.
4. Déterminez le nombre de pôles du moteur ainsi que le glissement.
[Link] 14/05/12 9:29 Page 144

É t u d e d ’ u n m o t e u r
d e c o n v o y e u r
L1 L2 L3
Le moteur ci-contre comporte un dispositif complet de
protection.
n°1

1. Comment s’appelle le dispositif de protection n° 1 ? n°2

2. Comment s’appelle le dispositif de protection n° 2 ?

3. Pour le fonctionnement nominal.


Le moteur est alimenté entre phases par une tension de M
valeur efficace U = 230 V. 3~

Les indications du moteur fournies par le constructeur


sont les suivantes :
Puissance utile nominale à 50 Hz Vitesse nominale Tension Intensité nominale
(W) ([Link]–1) (V) (A)

370 1 420 230/400 1,84/1,06

Facteur de puissance 0,7

a) quel est le couplage du stator ?


b) quelle est l’intensité efficace du courant dans ces enroulements ?
c) quelle est la fréquence de synchronisme n S ?
d) déduisez en le nombre de pôles du moteur.
e) calculez le glissement g.
f) calculez la puissance active absorbée.
[Link] 14/05/12 9:30 Page 146

Variation
de vitesse
du moteur asynchrone

I Caractéristique mécanique
• Caractéristique de couple : Tu = f(n)

Elle montre que le couple utile est important au démarrage (Tud), qu’il présente un
maximum (T !u ), et qu’il varie de façon presque linéaire au voisinage de la fré-
Tu quence de rotation nominale (zone de
fonctionnement utile).
Tu

Tud L’expression de l’équation Tu = f (n)


Zone utile dans la zone utile : Tu = a.n + b

0 nS n

• Caractéristique de courant : I = f(n)

I Au démarrage l’intensité du courant Id est


Id
très grande devant l’intensité du courant
nominal In .
L’intensité du courant, non négligeable à
vide, augmente avec le glissement et donc
avec le moment du couple résistant.
In

0 nn n
[Link] 14/05/12 9:30 Page 147

II Variation de vitesse des moteurs


asynchrones triphasés
• Action sur le glissement
Tu On branche entre les bagues un rhéostat
2R R 0Ω triphasé dont chaque phase présente une
Tu
résistance Rh , variable de 0 à 2R. En
modifiant la résistance du rhéostat on
Tr modifie la valeur du glissement en main-
tenant constant le couple maximum. On
règle ainsi la vitesse du moteur.

0 nS n

• Action sur la fréquence


Chaque phase du stator, alimentée par une tension de valeur efficace V et de fré-
quence f, contribue à créer le champ magnétique tournant à la vitesse de synchro-
f
nisme n s = . Pour que le flux conserve la même valeur lorsque f varie, il faut que
p
V V
le rapport reste constant. On parle de variation de vitesse à = Cte.
f f
Lorsque f diminue, les caractéris-
Tu
tiques se déplacent parallèlement à
f
elles-mêmes (n s = diminuant
p
TR
proportionnellement à f) et donc,
pour une valeur constante du
moment du couple la différence
∆n = n S − n n , reste la même.

0 n'n n'S nn nS n
[Link] 14/05/12 9:30 Page 148

W a g o n d i s t r i b u t e u r
d e m i n e r a i

Étape 1. Validation du choix du moteur


Le moteur choisi (moteur asynchrone triphasé) possède les caractéristiques données
dans le tableau ci-dessous :
fréquence de
Indications de la plaque Puissance rotation TN Tmax / TN TD / TN
signalétique absorbée nN

kW [Link]–1 N.m

230/400 V, 50 Hz 0,75 1 400 4,2 2 1,5

TD : moment du couple de démarrage. Tmax : moment du couple maximal.


TN : moment du couple utile nominal.
1. Calculez la puissance utile nominale Pu N du moteur à partir des données de sa
plaque signalétique.
2. Quel est le nombre de pôles de ce moteur ? Justifier votre réponse.

Étape 2. Étude d’un point de fonctionnement


1. Le moteur est alimenté directement par un réseau triphasé 230/400 V, 50 Hz. À par-
tir des indications de la plaque signalétique, donnez le couplage du moteur sur ce
réseau.
2. On s’intéresse à la caractéristique mécanique T = f (n) du moteur.
La partie utile de cette caractéristique est supposée rectiligne pour n N < n < n S .
(n N : vitesse nominale et n S : vitesse de synchronisme).Tracez cette partie utile
Tracez l’allure de la partie restante de cette caractéristique, c’est-à-dire pour
0 < n < n N . On pourra utiliser les renseignements concernant TD et Tmax donnés
dans le tableau des caractéristiques du moteur.
3. Le couple résistant Tr de la charge étant constant et égal à 4,2 N.m (charge nomi-
nale), déterminez :
a) le glissement g.
b) le rendement η du moteur.
c) la valeur I de l’intensité du courant en ligne, sachant que le facteur de puissance
est égal à 0,7.

Étape 3. Démarrage progressif du moteur


De façon à assurer un démarrage progressif du chariot, on alimente le moteur à l’aide d’un
variateur fonctionnant à U/ f constant (U = 400 V pour une fréquence f = 50 Hz).
[Link] 14/05/12 9:30 Page 149

On admet que, ainsi alimenté, les parties utiles des caractéristiques mécaniques du
moteur forment un réseau de droites parallèles.
1. Donnez le nom de ce type de variateur.
2. Le couple résistant Tr de la charge est constant et égal à 4,2 N.m.
À l’aide du graphe T = f (n), déterminez la fréquence minimale, f min , de la tension
que doit délivrer le variateur pour que le moteur démarre.
3. Quelle est alors la valeur efficace U de la tension délivrée par le variateur ?

Étape 4. Étude du variateur


Le schéma synoptique du variateur est donné. L’étage n° 3 est un filtre passe-bas.

Réseau EDF =
50 Hz
=

= = UM, iM, f
1 2 3 4

Uc

1. Quel étage permet de régler la fréquence f ? Donner son nom.


2. Quel étage permet le réglage de la tension U ? Donner son nom.
3. La fréquence des tensions délivrées par le variateur de vitesse est proportionnelle
à une tension de consigne Uc . Celle-ci vaut 5 V pour une fréquence des tensions
d’alimentation de 50 Hz. Quelle est la valeur de Uc au début du démarrage
(f = 3,33 Hz) ?

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