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Fluides Médicaux : Oxygène et Réglementation

Les fluides médicaux, notamment les gaz médicaux, sont essentiels dans les traitements médicaux, leur utilisation s'étant généralisée depuis les années 1950-1960. L'oxygène médical, produit principalement par cryogénie ou adsorption, joue un rôle crucial dans la médecine moderne pour traiter diverses conditions, notamment l'hypoxie. La production et la distribution de l'oxygène sont soumises à des normes strictes et nécessitent des installations techniques adaptées.

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Fluides Médicaux : Oxygène et Réglementation

Les fluides médicaux, notamment les gaz médicaux, sont essentiels dans les traitements médicaux, leur utilisation s'étant généralisée depuis les années 1950-1960. L'oxygène médical, produit principalement par cryogénie ou adsorption, joue un rôle crucial dans la médecine moderne pour traiter diverses conditions, notamment l'hypoxie. La production et la distribution de l'oxygène sont soumises à des normes strictes et nécessitent des installations techniques adaptées.

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FLUIDES MEDICAUX

INRODUCTION
L’entré des fluides médicaux dans l’arsenal thérapeutique remonte à 1773 avec
la découverte par le pharmacien suédois CARL WIHELM SCHEELE de l’oxygène
et la reconnaissance de son rôle primordial dans la respiration.
Les fluides et ou gaz médicaux sont devenus indispensables aux traitements et
aux techniques médicales . A ce jour les établissements d’hospitalisation sont
les plus consommateurs des gaz médicaux qui se scindent en deux (02) grandes
catégories :
- Les gaz qui seront en contacte avec les vivants ou le malade appelé gaz
pharmaceutique à usage médicaux.
- Les gaz qui ne seront jamais administrés aux malades mais qui servent
aux techniques médicales et dont la qualité est fonction des paramètres
des appareils et des possibilités d’utilisation de ces gaz.
L’utilisation des gaz médicaux est devenue significative à partir du moment où il
a été possible de les obtenir en grande quantité et de les stocker sous faible
volume. La généralisation des installations aura lieu dans les années 1950-1960
après que la première centrale de distribution d’oxygène équipée de bouteilles
montées en batteries à poste fixe fut mise en marche en 1949. Ces réseaux de
gaz à usage médicale constituent des secteurs à trois (03) composantes en
pleine évolution et qui sont soumis à un certain nombre de règles de sécurité :
- Pharmaceutique : gaz
- Techniques : conditionnement, canalisation et appareils divers
- Médicale : manipulation (cas du mélange de deux gaz)
Le fonctionnement de ce secteur est encadré par un arsenal règlementaire et
normatif particulièrement dense.
Le fluide médical est défini comme étant un ensemble de molécules gazeuses à
température ambiante utilisé lors des soins.
- Les systèmes de transport des fluides (canalisation) et de production.
- Installations techniques et environnement d’utilisation
- Contrôle de la qualité des fluides pour le patient et le travailleur.
- Les systèmes de suppléance et de transport
- Procédure d’utilisation.
[Link] : les divers fluides.
Les gaz pharmaceutiques à usage médicaux peuvent être classés en trois
groupes : les médicaments, les dispositifs médicaux, les produits sans statut.
1. Les médicaments (gaz médicaux)
Ce sont des produits qui répondent à la définition de médicaments selon
l’OMS :
« Toute substance ou composition présentée comme possédant des propriétés
curatives ou préventives à l’égard des maladies humaines ou animales ainsi que
tout produit pouvant être administré à l’homme ou à l’animal en vu d’établir
un diagnostic médical ou de restaurer, corriger ou modifier leur fonction
organique ».
Ce sont des gaz ayant une action pharmacologique, certaines des spécialités
commercialisées bénéficient d’une autorisation de mise sur le marché (AMM).
a. L’oxygène médical
L’oxygène est un gaz l’air entretenant la vie, il est incolore, inodore, insipide
(sans saveur) et par ailleurs oxydant ou comburant. Sa densité est supérieure à
celle de l’air ce qui favorise son accumulation dans les coins bas des pièces.
C’est un produit de santé essentielle qui est indiqué dans la correction des
hypoxies (faible taux d’oxygène dans le sang), la production d’aérosols
médicamenteux, la motricité des respirateurs et le traitement des algies
vasculaires de la face (douleur sans plaie). Le mode de production de l’oxygène
médicinal le plus courant est la liquéfaction de l’air suivi d’une distillation
fractionnée permettant d’isoler de l’oxygène à haute degré de pureté. Il peut
également être produit par des générateurs à partir de l’air selon le principe
d’adsorption sélective des gaz. L’oxygène médicinal est un gaz essentiel dans la
médecine moderne, il est indispensable à l’organisme car il intervient dans le
métabolisme et le catabolisme cellulaire et le système nerveux central.
L’oxygène est utilisé dans de nombreuses applications thérapeutiques et tout
particulièrement pour l’alimentation des respirateurs en anesthésie-
réanimation. La respiration d’oxygène sous une pression partielle supérieure à 1
atm (oxygénothérapie hyperbare) a pour but d’augmenter de façon importante
la quantité d’oxygène dissout dans le sang artériel approvisionnant directement
les cellules. Dans les pays émergeants, l’approvisionnement en oxygène reste
un domaine réservé aux gros producteurs officiels ou privés et est
principalement basé sur un système de distribution sur bouteille. La
dépendance de monopôle de production, d’aléas liés au transport et à la
manutention au risque de rupture de stock, ainsi qu’à l’augmentation sensible
du coût de location des bouteilles représente un réel handicape pour le
développement durable des secteurs médicaux et industriels.
a.1. Production et délivrance de l’oxygène
L’oxygène est produit à partir de l’air ambiant composé de 78% d’azote, de 21%
d’oxygène et de gaz rares (Argon surtout…). Deux techniques sont utilisées :

- La cryogénie (refroidissement jusqu’à liquéfaction de de l’air puis


distillation pour isoler l’oxygène).
- L’adsorption réversible de l’azote par la zéolite (cristaux de sulfate
d’aluminium).

Il est aussi possible de produire l’oxygène par hydrolyse de l’eau distillée. En


pratique, l’oxygène est délivré dans les hôpitaux comme aux domiciles de trois
façons : oxygène liquide, obus d’oxygène gazeux, (avec dans les deux cas le
transport du lieu de production vers l’utilisateur), et production sur site par un
système collectif (centrale PSA) ou individuel (concentrateur d’oxygène).

a.1.1 La production par cryogénie.

Les deux premiers modes de délivrance ; oxygène liquide et gazeux en bouteille


reposent sur une production par cryogénie. Le procédé qui requiert des
températures très basses est couteux, consommateur d’énergie et nécessite
des usines de production spécialisées.

Le principe est simple. On comprime dans un réservoir de l’air à température


ambiante. La température de l’air s’élève. Cet air comprimé est ensuite refroidi
à température ambiante puis détendu. Cette opération de détente entraine un
refroidissement et une liquéfaction de l’air. Préalablement l’air a été purifié
pour enlever l’humidité, les poussières, les traces d’hydrocarbure. L’air liquéfié
est ensuite dirigé vers une grande colonne de distillation, dans laquelle
l’oxygène (point de liquéfaction -183°C) est séparé de l’azote (point de
liquéfaction -196°C). Les installations permettent de produire et stocker
l’oxygène sous forme liquide, de le transporter, à l’aide de camions citernes
spéciaux dans les réservoirs d’oxygène alimentant le circuit de distribution des
hôpitaux. Le stockage à l’état liquide permet d’emmagasiner de grande quantité
d’oxygène sous un faible volume. Puisqu’un litre d’oxygène liquide libère en se
vaporisant, environ 85 litres d’oxygène gazeux à pression et température
ambiante. Dans la plupart des pays, l’oxygène fractionné par refroidissement
est produit uniquement sous forme gazeuse et comprimé dans des obus de
taille variable en général d’une contenance de 7,5m³ pour les hôpitaux sous
une pression de 150 à 200 bars. Ils s’utilisent avec un détendeur qui réduit la
pression de sortie à 3 bars et qui est muni de manomètre indiquant la pression
résiduelle dans la bouteille. Un débitmètre placé sur le manodétendeur permet
de régler le d’oxygène.

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