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Mali et enjeux climatiques à la COP 29

Le Mali, confronté aux effets dévastateurs des changements climatiques, appelle à des actions concrètes lors de la COP 29 pour lutter contre ces défis environnementaux. Le pays s'engage à mettre en œuvre des initiatives telles que le reboisement et l'augmentation de la capacité en énergies renouvelables, tout en soulignant la nécessité d'une réforme des systèmes financiers pour soutenir les pays en développement. Le Mali insiste sur la responsabilité des grands pollueurs et espère que cette conférence marquera un tournant décisif dans la lutte contre le changement climatique.

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Mali et enjeux climatiques à la COP 29

Le Mali, confronté aux effets dévastateurs des changements climatiques, appelle à des actions concrètes lors de la COP 29 pour lutter contre ces défis environnementaux. Le pays s'engage à mettre en œuvre des initiatives telles que le reboisement et l'augmentation de la capacité en énergies renouvelables, tout en soulignant la nécessité d'une réforme des systèmes financiers pour soutenir les pays en développement. Le Mali insiste sur la responsabilité des grands pollueurs et espère que cette conférence marquera un tournant décisif dans la lutte contre le changement climatique.

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Monsieur le Secrétaire général de l'Organisation des Nations unies, Monsieur le

Président de la Conférence des partis, Monsieur le Secrétaire exécutif de la


Conférence, la convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques,
Mesdames et Messieurs les chefs d'État et du gouvernement, Mesdames et Messieurs, à
l'entendre de mes propos, permettez-moi de féliciter chaleureusement la présidence
de la COP vingt-neuf ainsi que le peuple et le gouvernement de la République
d'Azerbaïdjan pour l'organisation exemplaire de cette conférence des partis. Je
tiens également à vous transmettre les chaleureuses salutations de son excellence,
le général d'armée Assimi Goïta, président de la transition, chef de l'État de la
République du Mali, du peuple et du gouvernement malien profondément engagé en
faveur de la lutte contre les changements climatiques. Mesdames et messieurs, le
Mali comptant d'autres nations est confronté de manière aiguë aux effets néfastes
des changements climatiques qui compromettent non seulement notre environnement,
mais également notre stabilité socio-économique. Les impacts désastreux des
inondations récurrentes que nous avons connus cette année ont provoqué des pertes
en vies humaines, des dégâts matériels ainsi que la dégradation de certaines
infrastructures de base poussant le gouvernement à adopter le vingt-trois août
deux-mille-vingt-quatre un décret déclarant l'état de catastrophe nationale et des
actions urgentes en faveur des victimes.

En effet, ces phénomènes environnementaux ne cessent d'amplifier les pertes et


préjudices auxquels nos populations sont malheureusement confrontées, réduisant
considérablement notre capacité à répondre efficacement aux urgences climatiques.
C'est dans ce contexte que la COP vingt-neuf intervient à un moment critique où le
monde se trouve à la croisée des chemins. Plus Plus que jamais, il est impératif de
traduire les nombreuses promesses des sommets mondiaux en actions concrètes et
bénéfiques pour les populations. Le Mali est en couvrant une superficie d'un
million deux-cent-trente-et-un-mille deux-cent-trente-huit kilomètres carrés avec
deux tiers de son territoire désertique subit durement les effets du réchauffement
climatique notamment la perturbation des cycles pluviométriques, la fréquence
récurrente des poches de sécheresse redisant ainsi les rendements agricoles qui à
son tour aggrave l'insécurité alimentaire. En effet, mon pays le Mali est engagé
dans un processus de transition dont la justification et le substrat reposent sur
la nécessaire refondation de l'État afin de répondre durablement aux aspirations
profondes et légitimes de notre peuple, notamment en matière de restauration de la
sécurité, de préservation de la paix, de cohésion nationale de souveraineté,
d'unité et d'indépendance véritable de notre État.

Aujourd'hui les interconnexions entre changement climatique, paix et sécurité sont


désormais reconnues. La déclaration de Bamako issue du premier Forum régional sur
la sécurité climatique au Sahel qui s'est tenue en novembre deux-mille-vingt-trois
reflète notre engagement à intégrer pleinement ses enjeux dans les politiques de
sécurité et de développement. Et donc ce monsieur, en tout état de cause, bien
qu'étant un pays à faible contribution aux émissions mondiales de gaz à effet de
serre, le Mali est résolu à jouer pleinement son rôle dans la lutte contre les
changements climatiques, en particulier à travers la mise en oeuvre de sa
contribution déterminée au niveau national. Ainsi, il est prévu dans le plan
d'action de notre gouvernement un reboisement massif de cent-mille hectares par an,
la restauration des terres dégradées, l'aménagement de cent-cinquante-mille
hectares de superficie forestière et de cent-mille hectares sous pratique de
gestion durable du paysage. La réhabilitation des fleuves Niger et Sénégal ainsi
que la réalisation de quatre centrales photovoltaïques pour une capacité de quatre-
cents mégawatts en deux-mille-vingt-quatre.

Ces derniers investissements permettront d'augmenter de plus de dix pour cent la


part des énergies renouvelables de notre mix énergétique à l'horizon deux-mille-
trente. En outre, dans le cadre de la poursuite des oeuvres sociales initiée par
son excellence le général Darbien Assimi Goïta, président de la transition en chef
de l'État, quatre-cent-deux forages ont été réalisés au bénéfice des populations
vulnérables. Et donc et monsieur, c'est le lieu également de rappeler que depuis le
sommet de l'alliance des États du Sahel, à EOS tenu en Niamey le 6 juillet deux-
mille-vingt-quatre, le Burkina, le Mali et le Niger ont décidé souverainement de de
transformer l'OS en confédération des États du Sahel dont la présidence pour la
première année a été confiée au Mali. Leurs excellence, le capitaine Ibrahim
Traoré, président du Faso, chef de l'État du Burkina, le général d'armée Asmi
Goïta, président de la transition en chef de l'État de la République du Mali, le
général de brigade Abdoulam Antiani, président du Conseil national pour la
sauvegarde de la patrie, chef de l'État du Niger, père fondateur de cette
confédération censée évoluer vers une fédération, ont centré leurs efforts sur
trois actes, à savoir la diplomatie, la défense et le développement qui intègre une
part importante des questions climatiques et environnementales.

À cet égard, dans le cadre de la présidence malienne de la confédération AES, la


feuille de route pour la première année prévoit notamment de faciliter l'accès à
l'eau pour les populations de notre espace confédérale grâce au lancement d'une
opération mille forages dans l'espace AES. Mesdames et messieurs, nous ne pouvons
ignorer la responsabilité historique des plus grands pollueurs dans cette crise. Le
continent africain qui ne représente que quatre pour cent des émissions mondiales
cumulées subit malheureusement de manière disproportionnée les effets désastreux du
réchauffement. Il est donc essentiel que ces pays honorent leurs engagements en
matière de financement climatique tout en veillant à ce que les promesses faites
lors des précédentes COP soient tenues. L'urgence climatique nous impose de
redoubler d'efforts à l'échelle mondiale.

Par conséquent, le Mali appelle à une réforme en profondeur de l'architecture


financière des banques multilatérales du développement et du système financier
international afin qu'ils puissent mieux répondre aux besoins des pays en
développement, notamment pour l'adaptation et l'atténuation des effets du
changement climatique. Et dans ce monsieur, le Mali formule le voeu que cette COP
vingt-neuf ne soit pas un simple exercice de diplomatie, mais un tournant décisif
dans notre combat collectif pour la suivi de notre planète et le bien-être des
générations futures. Avant de conclure, permettez-moi de rendre un vibrant hommage
au président ainsi qu'au peuple et au gouvernement Azerbaïdjanais pour leur
leadership et leur engagement dans la préparation de cette vingt-neuvième COP. Nos
remerciements vont également au groupe des négociateurs africains pour leur
détermination à faire valoir les positions des pays en développement
particulièrement celle des pays africains merci de votre aimable attention.

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