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Endorphines : Méditation et Bien-Être

Les endorphines, des peptides aux propriétés similaires à celles de l'opium, jouent un rôle dans le bien-être ressenti lors de la méditation et peuvent offrir une autonomie face aux dépendances. Bien qu'elles ne soient pas une solution miracle, leur découverte ouvre des perspectives sur le lien corps-esprit et leur implication dans des phénomènes comme l'effet placebo. La recherche scientifique et l'expérience traditionnelle s'entremêlent, soulignant l'importance de la pratique personnelle pour comprendre et bénéficier des effets des endorphines.

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Endorphines : Méditation et Bien-Être

Les endorphines, des peptides aux propriétés similaires à celles de l'opium, jouent un rôle dans le bien-être ressenti lors de la méditation et peuvent offrir une autonomie face aux dépendances. Bien qu'elles ne soient pas une solution miracle, leur découverte ouvre des perspectives sur le lien corps-esprit et leur implication dans des phénomènes comme l'effet placebo. La recherche scientifique et l'expérience traditionnelle s'entremêlent, soulignant l'importance de la pratique personnelle pour comprendre et bénéficier des effets des endorphines.

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Endorphines et extase

Est-ce que les endorphines permettent d'expliquer le bien-être éprouvé en méditation ? Si par une pratique
précise on peut fabriquer sa propre morphine à l'intérieur du corps, n'est-ce pas un gage d'autonomie par
rapport à toutes sortes de dépendances, depuis la drogue et l'alcool jusqu'à cette dépendance fondamentale
qui consiste à rechercher le bonheur à l'extérieur alors qu'il est déjà là, présent en nous ?

Pour aller droit au fait, on peut dire d'emblée que les endorphines ne sont pas la nouvelle panacée universelle,
et qu'on n'en fera pas les "pilules de l'extase" que certains attendent peut-être; mais que leur découverte dans
notre organisme depuis une quinzaine d'années ouvre de nouvelles perspectives sur le lien corps-esprit, avec
des conséquences indirectes sur la compréhension du mode d'action de la méditation.

Qu'entend-on par endorphines ? Ce sont des peptides, c'est-à-dire de courtes chaînes d'acides aminés; on les
qualifie d' "opioïdes" car ils ont une action similaire à celle de l'opium et de la morphine. Ils ont été découverts
par J. Hugues en 1975. Ils sont fabriqués au niveau de l'hypophyse et localement a la jonction entre les
neurones; ils peuvent, au moins pour la bêta-endorphine, passer dans la circulation générale et être dosés. On
trouve des récepteurs à endorphines également dans la peau, les intestins, le cþur et d'autres organes. Pour
savoir si une action physiologique, par exemple une anesthésie, est médiatisée par les endorphines, on
administre au sujet un antagoniste des morphiniques, en général la Naloxone. Si l'anesthésie cesse, cela
signifie qu'elle était due aux endorphines. On a montré ainsi que l'anesthésie par acupuncture était médiatisée
en partie par les endorphines. On a également prouvé le rôle des endorphines dans de multiples situations, la
situation typique étant l'effort positif à pleine capacité.

Parmi les quatre cent trente articles sur les endorphines dont j'ai pu voir la liste à la Bibliothèque Centrale de
l'École de Médecine à Paris, je n'en ai trouvé aucun qui parle nommément de méditation, ce sujet d'étude
n'étant guère prioritaire dans les équipes de recherche. Cependant, une étude du Dr Levine de l'université de
Californie peut être reliée indirectement à la méditation: Levine a montré que les endorphines médiatisaient
l'effet placebo, c'est-à-dire que les patients qui suppriment leur propre douleur en croyant avoir reçu un
médicament efficace le font par l'intermédiaire des endorphines. Si on leur administre de la Naloxone, I'effet
placebo est supprimé et les patients souffrent de nouveau. L'effet placebo est un exemple particulier d'auto-
suggestion qui est une méthode qu'on peut relier sans difficulté à de nombreuses sortes de méditation, même
si ces dernières ne sont pas réductibles exclusivement à une auto-suggestion. De plus, il y a un rapport entre
la concentration du prana, ce flux d'énergie que l'on concentre spontanément ou systématiquement dans
certaines parties du corps, et la stimulation par aiguilles d'acupuncture; or, nous avons vu que l'action de celle-
ci se fait en partie par l'intermédiaire des endorphines. Il n'est donc pas absurde de parler du lien entre
méditation et endorphines, bien que nous ne puissions que souhaiter en avoir une confirmation expérimentale
directe dans un avenir proche. Pour décrire plus précisément l'action des endorphines sur le corps, prenons le
cas de la bêta-endorphine qui est sécrétée en cas d'exercice sportif pratiqué à 80% ou plus de la capacité
maximale du sujet.

La sécrétion des endorphines est maximum en une minute, et semble influencée, en plus de l'effort, par des
facteurs psychologiques. Elle dure en plateau pendant quinze minutes pour s'effacer en quarante-cinq
minutes. Les endorphines semblent avoir pour fonction de donner une euphorie, un oubli de la douleur qui
permet de se surpasser soi-même. On les a impliquées dans l'euphorie du combat qui permet à quelqu'un
dont le bras, par exemple, vient d'être arraché après un obus, de continuer à tirer de l'autre bras. Elles
favorisent la résistance au froid et sont certainement en cause dans les exploits des yogis qui vivent à peine
vêtus dans le grand Himalaya. Elles sont augmentées pendant l'accouchement pour permettre à la mère de
faire face aux douleurs. Les femmes qui ont eu l'habitude de l'exercice sportif pendant leur grossesse, c'est-à-
dire qui ont l'habitude de produire leurs propres endorphines, en ont un taux supérieur dans le sang au
moment de l'accouchement et supportent mieux les contractions que les femmes qui n'ont pas fait d'exercice.

Les endorphines augmentent la glycémie et la palatabilité, c'est-à-dire le plaisir pris à manger les aliments.
Ces deux éléments contribuent sans doute à la sensation globale d'euphorie. Fait intéressant pour les
méditants: les endorphines sont à leur maximum à six heures du matin; l'expérience de méditation risque donc
d'être plus gratifiante à cette heure-là, pour peu qu'on ait suffisamment dormi auparavant, et les douleurs dues
à l'immobilité de la posture risquent d'être mieux supportées. Les endorphines, par ailleurs, sont diminuées
chez les arthritiques. Or, les effets de la pensée positive pour favoriser la guérison de l'arthrite sont connus. En
rapprochant ces deux faits, il n'est pas interdit de penser que les endorphines sont un neuro transmetteur en
cause dans l'amélioration, voire la guérison, de l'arthrite. Il ne faut cependant pas faire des endorphines une
substance miracle. Elles inhibent le rythme des hormones sexuelles et peuvent induire un retard de la venue
des règles et de la puberté chez des adolescentes qui pratiquent un sport intensivement. De plus, elles
provoquent une inhibition des défenses immunitaires quand elles sont en quantité abondantes dans le sang,
par exemple dans la demi-heure qui suit l'effort; elle peuvent aussi faire oublier ses propres limites et donner
lieu à des accidents.

L'arrêt du mental: endorphines, drogue et extase

Les endorphines sont des opiacés: ceux-ci ont des propriétés de "stupéfiants". Par ailleurs, le mot
"stupéfaction" revient souvent dans le vocabulaire des mystiques. En commun, il y a un arrêt du mental. De
même, l'ivresse, l'intoxication peuvent être divines. Les souris, particulièrement Omar Khayyam, ont poussé
assez loin l'analogie. L'alcool donne une certaine sensibilité et permet d'avoir une conscience relativement
détachée du corps.

Par ailleurs, on sait que, par une succession de réactions biologiques, I'alcool en vient à agir sur les mêmes
récepteurs que les endorphines. Cela est à rapprocher du fait que chez les alcooliques les endorphines sont
basses: elles n'ont plus besoin d'être synthétisées puisque l'alcool prend leur place. Ce bas niveau pourrait
expliquer le caractère pénible, douloureux de l'état de manque chez l'alcoolique, qui n'est pas sans rappeler
l'état de manque chez l'héroïnomane. Les opiacés provoquent la stupéfaction, l'arrêt du mental entre autres
par le blocage des sensations douloureuses; celles-ci sont à la base d'une agitation constante du mental
ordinaire, qui se défend en permanence contre telle ou telle petite gêne ou douleur. De plus, ils paralysent la
motricité intestinale qui est probablement reliée à la sensation de mal-être quand elle est accélérée (diarrhée,
stress) et à une sensation de bien-être quand elle est diminuée ou ralentie. Le véritable arrêt du mental n'est
pas seulement un arrêt du bavardage et de l'imagerie intérieure: il est lié à un arrêt du mouvement interne des
sensations ce qui pour les yogis, correspond au samadhi. Cet arrêt provoque un bonheur intense, bien au-delà
des bonheurs habituels; même un arrêt partiel du mental procure une expérience de bonheur hors de
l'ordinaire.

Quand on envisage les choses dans une perspective suffisamment large, il est erroné de dire que l'extase est
une forme d'expérience de drogue sublimée. C'est plutôt le contraire: le drogué dévie de l'expérience du soi
dont il a eu un reflet à travers la prise de toxiques; le bonheur qu'il en a éprouvé fait qu'il cherche à le retrouver
par tous les moyens, même s'il doit au bout du compte le payer très cher.

A l'inverse de la drogue, les débuts de la méditation sont difficiles; ils demandent une discipline pour
apprivoiser son mental, son attention. Il faut payer le prix au début, mais après, le fait de n'avoir même qu'un
avant-goût de l'expérience de l'arrêt du mental est suffisant pour récompenser ses efforts et donner envie de
continuer. Les témoignages traditionnels convergent autour de cette expérience: au début des Yoga sutras de
Patanjali, la définition du yoga est célèbre: citta-nirodha, l'arrêt du mental. Nisargadatta Maharaj parle même
d'abandonner le sentiment de "je suis", et compare concrètement le samadhi à de l'eau bouillie qui repose:
non seulement elle est immobile, mais les germes des désirs égoïstes qui existaient en elle ont été tués. Il dit
par ailleurs: «La Connaissance n'a pas besoin de paix et de quiétude, car elle est en elle-même paix et
quiétude. Dans ce principe de la quiétude fondamentale, sans dualité, il n'y a pas de changement, quel que
soit le moment.»

Dans le bouddhisme, le terme nirvana- cessation-parle de lui-même; ceux qui ont tant soit peu d'expérience
spirituelle comprendront tout le potentiel positif de liberté et de bonheur intérieur qu'évoque ce terme. Le zen
est fondé sur mu-la vacuité. Maître Eckhart exprime cette expérience d'arrêt du mental de diverses manières,
entre autres lors d'un sermon sur la Béatitude de la pauvreté: «Ici, dans cette pauvreté (de ne rien posséder),
l'homme retrouve l'être éternel qu'il a été, qu'il est maintenant et qu'il demeurera à jamais.»
Chez les Pères du désert et dans le monachisme grec, I'hésychia-la quiétude- tient la première place, qu'il
nous suffise de quelques citations pour le faire sentir. Saint Nil recommande de «s'attacher au chef de file de
tous les travaux, l'hésychia, qui montre la contemplation des vertus, douée d'yeux multiples»... Le moine doit
avoir «soif de l'hésychia déifiante».Pour lui, le silence est une panacée: «Il n'est pas de souci qui ne puisse
être vaincu par le silence. A Dieu lui-même, le silence t'unira...» «Beaucoup de gens courent, pour trouver,
mais il n'en est pas un qui trouve, si ce n'est celui qui tient le silence continuellement. »

Il ne faut pas confondre cette grande expérience avec un stade intermédiaire de méditation associé à un
plaisir intense; c'est un encouragement, mais il peut donner lieu à une sorte d'accoutumance et on doit être
prêt à le dépasser pour aller plus loin. Ramakrishna disait à ses disciples, qui étaient tellement fascinés par lui
qu'ils ne pouvaient s'empêcher de revenir tous les jours à heure fixe le visiter: «Vous êtes comme ces paons
auxquels on donne quotidiennement et à la même heure une pilule d'opium. On peut être sûr qu'au bout de
quelque temps, ils seront obligés de venir au rendez-vous.»

C'est le rôle du Maître spirituel de communiquer une expérience de joie hors de l'ordinaire qui donne au
disciple l'envie d'aller plus loin dans sa propre pratique. Dans une étude faite durant les années 70 aux Etats-
Unis, sur deux mille sujets s'étant mis à pratiquer la méditation pendant deux ans, les pourcentages de
consommateurs de drogue ont diminué significativement. Au début, 80% des sujets prenaient de la marijuana,
au bout de deux ans, ce taux était descendu à 20%. Pour le LSD, le pourcentage L'intoxiqués passait de 60%
à 5% et pour les amphétamines, de 35% à 5%. Le fait qu'on puisse se mettre bien par soi-même sans l'aide
d'aucun produit extérieur me semble important à dire et à redire du point de vue médical comme du point de
vue spirituel et ce, surtout pour un public français, quand on sait que nous battons les records de
consommation de vin et de tranquillisants par habitant...

Recherche en physiologie et expérience traditionnelle

Si un fait d'expérience traditionnelle est corroboré par la recherche en physiologie, tant mieux. Cela pourra
aider des débutants qui n'ont foi que dans la science à s'intéresser au savoir traditionnel. Mais ne nous faisons
pas d'illusion: le principe de base de la tradition est l'expérience personnelle, on peut difficilement échapper à
cette loi. Ainsi, il n'y aura pas de miracle tant que les gens ne se mettront pas à pratiquer, même si on réussit à
prouver scientifiquement que la méditation fait produire des endorphines euphorisantes en plus des effets anti-
stress déjà connus. C'est archiprouvé scientifiquement que le tabac et l'alcool sont nuisibles pris en excès,
mais combien de gens font semblant de ne pas le savoir pour continuer à s'intoxiquer ! Même si nous
réussissions à fabriquer à partir des endorphines des pilules-miracle, des "euphories", cela ne changerait rien
au problème de base: pour quelles raisons allons-nous mal, quel est le pourquoi et le comment de notre
souffrance, comment peut-on agir sur ses causes ? Les processus de conscience qui mènent aux expériences
de méditation sont au fond plus importants que les expériences elles-mêmes: celles-ci passent, mais ce qu'on
a compris pour y arriver reste. L'éveil se fait en nous-même et par nous-même: par exemple, c'est encore par
nous-même que nous pouvons le mieux trouver un antidote à un neuro-peptide dont l'action est fort répandue
chez les méditants, surtout tôt le matin et tard le soir: "l'endormine" !... Il serait excessif de faire des
endorphines une sorte de véhicule tout puissant de la pensée positive, même si on réussit à confirmer le lien
entre les deux. Certes, les Simonton guérissent des cancers en faisant visualiser aux patients des leucocytes
mangeurs de cellules malignes, pourquoi, alors, ne pas se servir des endorphines pour concrétiser une
pensée positive ? Tant mieux si cela marche, mais il faut savoir qu'on reste au niveau d'un truc de visualisation
et que les réalités neurochimiques sont plus complexes et plus contradictoires que cela. Du point de vue du
yoga, les phénomènes neurophysiologiques sont seulement des corrélatifs, des conséquences de ce qui se
passe à un autre niveau. Nous sommes inconsciemment héritiers de la pensée mécaniste des chimistes du
XIXe siècle. La vie,

l'esprit se réduiraient à un ensemble de réactions chimiques; mais en cette fin du XXe siècle revient au
premier plan, par de multiples voies, la notion que l'homme est relié à ce qui l'entoure, au pouvoir cosmique,
au "champ unifié" pourrait-on dire pour ne pas rentrer dans trop de particularités culturelles. Le fait d'être dans
une situation de stress intense et d'avoir soudain une force insoupçonnée pour la dépasser est pour le yogi le
signe de l'intervention d'un pouvoir "autre"-qu'on l'appelle pouvoir de l'Autre ou Kundalini, qu'on le fasse venir
d'en haut ou d'en bas, peu importe. Le fait de savoir ou de ne pas savoir que ce phénomène peut être corrélé
à tel ou tel neuromédiateur n'empêche pas de le comprendre et de l'utiliser. En Inde, on trouve de nombreux
exemples de gurus qui mettent intentionnellement leurs disciples dans des situations extrêmes pour
déclencher chez eux l'éveil d'une énergie dormante. Dans le zen, le rythme soutenu et prolongé des sesshins
permet également ce dépassement de soi-même. Dans le monachisme chrétien, on peut rapprocher de ce
processus l'ascèse du staretz Silouane du Mont-Athos: «Se tenir en enfer et ne pas désespérer.» Le risque de
telles méthodes fortes, si elles sont mal indiquées, est de créer un dégoût que même le souvenir d'une
éventuelle euphorie des endorphines ne réussira pas à dissiper. Pour donner un autre exemple de la prudence
nécessaire dans le rapprochement d'éléments de recherche scientifique et d'expériences traditionnelles, on
peut parler du lien entre méditation et hémisphère droit, lien qui n'est en fait que partiellement justifié. C'est ce
que montre un article de J.B Earle qui avait fait à l'époque une synthèse d'une centaine de publications sur le
sujet. L'idée de départ était logique: la méditation cherchant à inhiber le mental verbal, rationnel (hémisphère
gauche) et à stimuler les capacités intuitives (hémisphère droit) on devrait observer une certaine
prédominance droite, au moins pendant et juste après la méditation. Certes, I'hémisphère droit est
physiologiquement lié à l'attention soutenue et à la production d'images mentales. On constate qu'il est stimulé
chez les débutants en méditation alors que l'hémisphère gauche est inhibé. Cela correspond sans doute au
fait que le débutant s'efforce de faire taire le bavardage mental et se trouve envahi par un afflux d'images
mentales qu'il ne réussit pas encore à contrôler. Mais quand le méditant progresse, ce n'est plus l'excitation de
l'hémisphère droit qui est caractéristique, mais une plus grande synchronicité intra et inter-hémisphérique des
ondes enregistrées à l'électro-encéphalographie. Ces ondes sont en phase, ce qui est probablement relié à un
glissement de l'activité principale du cerveau du cortex vers les régions sub-corticales; le ressenti du sujet
serait alors un sentiment d'unité, de «vacuité de la conscience». Nous en revenons à cette expérience
fondamentale de l'au-delà du mental, ou de son arrêt, ce qui a une signification analogue. Témoin, cette
histoire zen, pour terminer:

Un jour que le maître Yao-shan Wei-yen était assis tranquillement les jambes croisées, un moine vint et lui dit:

«A quoi pensez-vous dans l'immobilité ? -Je pense à ce qui est au-delà de la pensée.

-Comment faites-vous pour penser ce qui est au-delà de la pensée ?

-En ne pensant pas.»

Par le Dr Jacques VIGNE

"Les drogues nous fatiguent avec leurs paradis; qu'elles nous apportent plutôt un peu de sagesse."

" Ceux qui cherchent le chemin, je vous en prie, ne perdez pas le moment présent. "

Commentaires & suggestions adressés à la rédactrice:Nathalie MASIA

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