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Chirurgie et Cicatrisation : Guide Complet

Le document traite de la prise en charge des patients en hôpital de jour, mettant en avant la médecine et la chirurgie ambulatoires, ainsi que leurs avantages et inconvénients. Il aborde également le processus de cicatrisation des plaies, les phases de cicatrisation, et les critères d'analyse des plaies pour choisir le pansement approprié. Enfin, il présente différents types de pansements et leurs caractéristiques pour favoriser la guérison optimale des plaies.

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Chirurgie et Cicatrisation : Guide Complet

Le document traite de la prise en charge des patients en hôpital de jour, mettant en avant la médecine et la chirurgie ambulatoires, ainsi que leurs avantages et inconvénients. Il aborde également le processus de cicatrisation des plaies, les phases de cicatrisation, et les critères d'analyse des plaies pour choisir le pansement approprié. Enfin, il présente différents types de pansements et leurs caractéristiques pour favoriser la guérison optimale des plaies.

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DIVERS (page 97 - 109)

A. L’HOPITAL DE JOUR :
 Prise en charge du patient sans la journée et en toute sécurité de bénéficiaires pour
des soins programmés.
- Possible grâce à l’évolution des techniques médicales et d’anesthésies
- En forte augmentation vu les contraintes budgétaires
1. La médecine ambulatoire :
- Concerne les examens endoscopiques, les traitements antimitotiques, antidouleurs
2. La chirurgie ambulatoire :
- Bilan pré op réalisé en ambulatoire permet
 De sélectionner les bons candidats
 De demander les examens nécessaires
- Le bénéficiaire arrive à jeun
- D’éventuels soins préop sont réalisés à domicile (rasages ; TBW)
- Possible sous les différentes techniques d’anesthésie
- Exemple de chirurgie : hystéroscopie, sous anesthésie, curetage, arthroscopie,
amygdalectomie, cataracte, tympanoplastie (chirurgie non invalident pour le post-op)
3. Avantages de la chirurgie ambulatoire :
- Moins de stress, d’attente, de désorganisation familiale
- Financiers :
Pour le bénéficiaire
Pour l’hôpital (diminution des frais de personnel turn-over important)
Pour la société (diminution des coûts pour l’INAMI, diminution de la durée des arrêts
4. Inconvénients :
- Demande une bonne organisation et une synchronisation parfaite des équipes
- Demande une observance parfaite des prescriptions médicales par le bénéficiaire
- Responsabilité parfois lourde pour les familles
- Tout le monde ne peut bénéficier de la chirurgie ambulatoire : le bénéficiaire doit
répondre à certains critères
5. Sélection dans les choix des bénéficiaires :
 Critères chirurgicaux :
- Intervention de courte durée (de 1 à 1h30)
- Chirurgie non invalidante
- Chirurgie peu douloureuse
- Chirurgie dont le risque hémorragique est limité
 Critères médicaux :
- Personne en bon état général
 Critères sociaux :
- Conditions d’hygiène et de logement satisfaisantes
- Le bénéficiaire doit être entouré par une personne valide et responsable. Cette
personne restera la nuit suivante à ses côtés
- Domicile situé à moins d’une heure d’une structure de soins adaptée + accès au
téléphone
 Critères intellectuels :
- Compréhension suffisante de l’acte proposé et aptitude à observer les prescriptions
médicales
6. Principales recommandations après une anesthésie ambulatoire :
- Ne pas rester seul les 24h suivant l’intervention
- Ne pas prendre de décision importante (signature d’un contrat)
- Ne pas manœuvrer d’appareillage dangereux (tronçonneuse)
- Ne pas conduire de véhicule pendant 24h après l’anesthésie
- Ne pas boire d’alcool pendant les 24h suivant une anesthésie ambulatoire

B. PROCESSUS DE CICATRISATION :

i. Algorithme de la préparation du lit de la plaie


1) Diagnostique de la plaie :
- Traitement de la cause
- Prêter atteinte aux problèmes du patient
2) Préparation du lit de plaie :
2.1 BUTS 2.2 MOYENS
Equilibre bactérien Traitement antimicrobien
Equilibre biochimique Traitement antimicrobien
Nécrose et fibrine Débridement
Rectifier dysfonctionnement Débridement
Contrôler l’exsudat Absorption de l’exsudat

3) Cicatrisation :
- en milieu humide
- Facteurs de cicatrisation : protéines, vit C, arrêt tabac (provoque un rétrécissement des artères
donc oxygénation moins bonne), favoriser la circulation sanguine
- Produit culture biologique : facteurs croissance (cellule se multiplie plus vite) kératinocytes,
fibroblastes, macrophages, équivalents tissulaires (épidermiques)
- Greffes de peau
 Patient à une plaie :
1) Analyser (couleur, profondeur)
2) Regarder s’il n’y a pas de pathologies associées (chroniques, causales) f
3) Prêter attention aux patients Si on peut traiter les pathologies du patient ou autres soucis
(nutrition)
4) Meilleure condition pour cicatriser
5) Buts : préparation du lit de la plaie => avoir un équilibre bactérien ou microbien, équilibre
biochimique
6) Si nécrose => enlever (débrider) doit avoir un bon fonctionnement cellulaire
7) Contrôler l’exsudat (taux d’humidité de la plaie et agir en conséquence)
8) Lit de plaie préparé
9) Permettre la cicatrisation si pas le lit de la plaie fait => pas de cicatrisation possible
ii. Les 4 phases de la cicatrisation des brèches profondes
- Ex : incision chirurgicale
1) INFLAMATION
- Formation d’un caillot qui réunit les bords de la plaie
- Migration cellules épithéliales vers plaie
- Libération neutrophiles, monocytes suite à la vasodilatation et perméabilité accrue des
vaisseaux
- Nettoyage plaie par neutrophiles et monocytes
 Signes :
 Rougeur (vasodilatation)
 Chaleur (vasodilatation + augmentation vascularisation)
 Œdème (exsudat)
 Écoulement sérieux clair/ brun (sang coagulé)
 Formation fibroblastes créant la matrice de tissu conjonctif
2) MIGRATION ET GRANULATION
- Transformation du caillot en croûte
- Migration des cellules épithéliales sous la croûte pour fermer la plaie
- X fibroblastes => production fibrines collagène + élastine = matrice soutien tissu
conjonctif (cicatriciel) au fond de la plaie
- Développement des vx sanguins
- Apparition du tissu de granulation remplissant plaie
- Aspect : tissu blanc/ rosé => rouge granuleux
Rougeur périphérique inflammatoire

3) PROLIFERATION
- croissance importante des cellules épithéliales sous la croute
- Croissance des vx sanguins
- Dépôt de fibres de collagènes par les fibroblastes
- Aspect : surface recouverte d’une fine membrane
4) MATURATION
Réorganisation du tissu conjonctif assurant la solidité du tissu
- Contraction de la plaie par les myofibroblastes
- Epithélialisation : fond => surface, et bord => centre
- La croûte tombe dans l’épaisseur de l’épiderme est normale
- Aspect : cicatrice rouge, hypertrophique et douloureuse => pale, souple et indolore

C. CLASSIFICATION DES PLAIES ET TYPE DE PANSEMENTS :


 UNE PLAIE :
- Rupture de la continuité de la peau
 Risque de contamination
 Risque d’infection (pas toujours)
 Plaie aigüe :
- Cicatrisation après 6-8 semaines
- Processus de cicatrisation classique (4 étapes vue en anatomie)
Ex : coupure, plaie chirurgicale
 Plaie chronique :
- Présente depuis plus de 8 semaines (tarde à cicatrisé)
- Plaie récidivante
- Préscience de pathos associées diabète, insuffisance artérielle, insuffisance cardiaque
(manque d’apport d’oxygène aux tissus)
Ex : escarres
 Comment et pourquoi analyser une plaie ?
 Importance ++ de l’analyse de la plaie => choix du pansement
 Plusieurs façons d’observer :
 Analyse visuelle
 Analyse olfactive (sentir)
 Analyse tactile
 Douleur
 Analyse de l’ancien pansement
 Analyse visuelle :
- Localisation (du pourtour faire le centre)
- Profondeur
- Origine/ ancienneté
- Exsudat : quantité (nulle, faible, …, aspect) et qualité (sanglant, séro- sanguinolent,
purulent)
- Peau avoisinante : non lésées pour supporter le pansement secondaire (eczéma,
macération, hyperkératose…)
- Berges (bord de la plaie) si ourlées et atones => ré-épithélialisation difficile
!! décollement, fistules et abcès
- Aspect (stade de la plaie, couleur, ex : noir nécrosé => enlever la nécrose pas mal car
terminaison nerveuse morte. Rouge=> vascularise il faut bien protéger)
 Permet de voir le stade et gravité de la plaie attention à bien différencier
- Superficie : longueur, largeur, forme
- Indicateur d’infection : douleur, érythème, œdème, chaleur, pus, odeur et retard de
cicatrisation. Hyperthermie possible.
 Analyse olfactive :
- L’odeur ne signifie pas systématiquement infection
- Peut témoigner d’une colonisation importante (présence de bactéries)
- Peut suggérer une infection spécifique. Ex : pyocyanique, germe anaérobie.
 Analyse tactile :
- Pour évaluer la qualité des berges et de la peau avoisinante
 Douleur :
- Pas de douleur = gravité
 Analyse du pansement :
- Imprégnation d’exsudat : quantité et aspect
- Odeur « pus-like » = délitement sous forme de gel des Hydrocolloïdes (=pansement qui
gardent l’eau)
- Ex : - mal perforante plantaire => atteinte nerfs périphériques
-Brulure 3° degré
 Transcrire dans le dossier
 Paix aux germes de bonne volonté :
- La colonisation bactérienne est indispensable à la cicatrisation et lutter contre elle par
l’utilisation d’antibiotique ou d’antiseptique retarde ou empêche la cicatrisation
- !! L’apparition d’une infection empêche la cicatrisation
- Dépend de la nature et la quantité de germes qu’on va trouver
 De la contamination à l’infection :

 Phase de contamination : présence de bactéries sans multiplication (pas


besoin d’antiseptique)
 Phase colonisation : multiplication des bactéries mais sans réaction ni
locale ni générales (pas besoin d’antiseptique)
 Phase de colonisation critique : multiplication des bactéries avec
réactions locales (rougeur, chaleur, œdème) (BESOIN d’antiseptique)
 Phase d’infection : multiplication des bactéries avec réactions locales et
générales (BESOIN d’antiseptique) risque d’infection généralisée =>
SEPTICEMIE

 Humidité optimale :
- Equilibre d’humidité pour favoriser la cicatrisation SI trop sèche ou trop humide
retardera la cicatrisation
- Il faudra humidifier ou absorber
 Différents types de pansements :

 Pansement primaire = on met directement en contact avec la plaie


(souvent actif) on peut mettre plusieurs pansements actifs
- Ex : iso dermique
 Pansement secondaire = maintenir le pansement primaire en place,
n’apporte rien à la cicatrisation, est en générale passif
- Ex : compresse, bande
 Pansement passif = qui n’apporte rien à la guérissions de la plaie
 Pansement actif = qui apporte quelque chose à la guérison

 Critères recherchés pour le pansement idéal :

1) Favorise la guérison optimale de la plaie :


- Permet les échanges gazeux (hermétique pas favorable à la plaie) (permet de lassé passé
l’oxygène)
- Imperméable aux microorganismes
- Isolation thermique
- Ne colle pas à la plaie !! ne pas arracher
- Favorise le débridement (enlever la nécrose, la fibrine) (pansement= pommade)
- Cytocompatible
- Non toxique
- Protection mécanique (bande au-dessus)
2) Augmente le confort du bénéficiaire :
- Non douloureux
- Absorbe les odeurs
- Esthétique
- Imperméable à l’eau (prendre une douche)
- Permet les activités quotidiennes
3) Facilite la guérison de la plaie :
 Plus on fait des manipulations plus il y a risque d’infection
- Ne doit pas être remplacé souvent
- Facile à appliquer
- Plusieurs formes et dimension
 Différents types de pansements :
1. Les pansements qui protègent
 Film de polyuréthane
 Ex : opsite, tégaderm, cavillon
2. Les pansements qui gardent l’eau
 Hydrocolloïdes
 Ex : comfeel (plaque, gel, conformable) duoderm
3. Les pansements qui apportent de l’eau
 Hydrogel (ex : intraside gel, purillon)
 Hydropolymères
4. Les pansements qui absorbent l’eau
 Alginates : ex : algiste
 Hydrofibres : ex : aquacel
 Hydrocellulaire : ex : allevyn, cavicare
5. Les pansements spécifiques
 Pansement à charbon : carbonet
 Pansement à l’argent : aticoat
 Pansement pour détersion : débrisan

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