SECTION 2 : LES DIFFERENTES FORMES DE MARCHES ET LE COMPORTEMENT DE
L’ENTREPRENEUR
2.1 Les différentes formes de marché
2.1.1. Définition du marché
Le marché est un lieu ou un moyen de rencontre entre l’offre et la demande d’un bien. Un marché peut
être soit :
─ Localisé s’il y a présence effective de marchandises et présence physique des vendeurs et des
acheteurs.
─ Non localisé s’il y a un simple système de communication (téléphone, fax, internet etc.) par lequel
se font les négociations.
2.1.2. Les principales formes de marchés
Selon le nombre d’acheteurs et de vendeurs, Stackelberg distingue neuf formes théoriques de marchés
comme indiqué dans le tableau suivant
Offreur (vendeur) Un Quelques Multitude
Demandeur (acheteur) (Mono) (Oligo) (Poly)
Un Monopole Monopsone Monopsone
(Mono) bilatéral contrarié
Quelques Monopole Oligopole Oligopsone
(Oligo) contrarié bilatéral
Multitude Monopole Oligopole Concurrence
(Poly) pure et parfaite
[Link]) Etude de quelques types de marchés
[Link].1 Le marché de concurrence pure et parfaite ( CPP)
Un marché est dit de concurrence pur et parfaite (CPP), lorsqu’un grand nombre de vendeurs fait face à
un grand nombre d’acheteurs dans les conditions suivantes :
─ La condition d’’atomicité : Des milliers et des milliers d’acheteurs et de vendeurs sont présents sur
le marché et ils sont de taille identique de tel sorte qu’aucun d’eux ne peut s’imposer du fait de sa
seule taille ;
─ La condition de fluidité : Il n’existe pas de barrières à l’entrée ou à la sortie d’une branche ;
autrement dit toute entreprise peut entrer ou sortir sans coût dans n‘importe quelle branche ; cette
condition évite l’existence de sur profits et des prix de vente anormalement élevés
─ La condition d’’homogénéité : les produits offerts sont identiques quel que soit le vendeur ;
(même qualité, mêmes caractéristiques) seul le prix de vente peut les différencier ; cette condition
facilite la prise de décision du consommateur : il va acheter le produit le moins cher
─ la condition de transparence : les acteurs du marché (vendeurs et acheteurs) sont à tout moment
parfaitement informés du déroulement des transactions (quantités disponibles, prix de vente
proposé, intention d’achat et de vente etc.) ; cette condition permet aux acheteurs de se diriger vers
les vendeurs qui offrent les prix les moins chers
─ la condition de mobilité des facteurs : sur ce marché, les facteurs de production (travail, capital)
circulent librement sans entrave (absences d’obstacles) ; ainsi les travailleurs se dirigent
naturellement vers les entreprises qui paient mieux et les entreprises investissent dans les branches
les plus rentables.
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Remarque : ce type de marché est plutôt théorique à cause de la difficulté à réunir à la fois ces cinq
conditions. Il est dit de concurrence pure mais imparfaite, s’il remplit les trois premières conditions. Si
en plus, il remplit les conditions de transparence et de mobilité des facteurs, il est dit de concurrence
pure et parfaite
[Link].2. Le marché de monopole
Un marché est appelé monopole, lorsqu’un seul vendeur fait face à une multitude d’acheteurs. On peut
donc penser qu’il est le maître absolu du marché. En fait lorsqu’il est maître des prix, il n’est pas maître
des quantités vendues car lorsque le prix augmente, les consommateurs peuvent diminuer leurs achats.
2.2 Le comportement de l’entrepreneur
Sur les différents types de marché, les entrepreneurs comparent les prix de vente du marché à leurs
différents coûts de production
2..2.1 coûts et recettes
2. 2. 1.1 Les coûts
Pour produire des biens et des services, les entreprises combinent des facteurs de production. L’utilisation
de ces facteurs occasionne un ensemble de dépenses appelées coûts. Ainsi on peut distinguer les coûts
totaux, les coûts moyens et les coûts marginaux
2. [Link] Les coûts totaux (CT)
La somme de toutes les dépenses supportées pour produire un bien ou un service porte le nom de coût
total (CT). Le coût total comprend le coût fixe total (CFt) et le coût variable total (CVt).
CT = CFt + CVt
─ Le coût fixe total (CFt) : le coût fixe total est l'ensemble des dépenses dont le montant n’est pas
lié directement aux quantités produites. Pour une capacité de production donnée, Lorsque les
quantités produites varient, le coût fixe total (CFt) reste constant. Exemple : salaire du gardien,
loyers, coût des machines et des équipements, etc.
─ Le coût variable total (CVt) : le coût variable total est l’ensemble des dépenses dont le montant
est lié directement à la production. Au fur et à mesure que la production augmente, le coût
variable augmente.
Exemple : consommation de matière première, d’énergie, salaire des ouvriers
[Link].[Link] coût moyen (CM)
Il correspond au coût de revient unitaire. Il est exprimé par le rapport entre le coût total (CT) et le nombre
d’unités produites (Q).
CT
CM =
Q
[Link].[Link] coût marginal (Cm)
C’est le coût de l’unité supplémentaire produite. Il est mesuré par le rapport entre la variation du coût
total et la variation des quantités produites.
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Cm = ∆CT=CT1−CT0
∆Q Q1−Q0
CT0 = coût total initial ; ΔCT = variation du coût total ; Q0 = quantité produite initiale, ΔQ = variation des
quantités produites CT1= cout total final ; Q1 = quantité produite finale
[Link]. Les recettes
Les recettes sont des ressources obtenues à la suite de la vente par un producteur (ou un vendeur) de
biens ou de services. En comptabilité les recettes annuelles d’une entreprise correspondent à son chiffre
d’affaires. On distingue la recette totale, la recette moyenne et la recette marginale
[Link].1 La recette totale (RT)
Elle correspond au prix de vente multiplié par les quantités vendues.
RT = P x Q
RT : recette totale ; P : prix de vente unitaire ; Q : quantité produite et vendue
[Link].2. La recette moyenne (RM)
Elle correspond au prix de vente unitaire. Elle est exprimée par le rapport entre la recette totale (RT) et les
quantités produites et vendues (Q).
RM = RT/Q
[Link].3 La recette marginale (Rm)
C’est un la recette provenant de la dernière unité vendue par l’entreprise. Il est mesuré par le rapport entre
la variation de la recette totale et la variation des quantités produites et vendues.
Rm = ∆RT
∆Q Rm = recette marginale ∆RT = variation de la recette totale
∆Q = variation de la quantité produite et vendue
2.2. Détermination des quantités optimales à produire
[Link] le marché de concurrence pure et parfaite
L’entreprise qui se trouve sur un marché de concurrence pure et parfaite (CPP) a pour objectif de
maximiser son profit. Le profit est égal à la différence entre la recette totale et le coût total.
Pour que le profit soit maximal, il faut que : Prix du marché = Coût marginal
2.2.2 Sur le marché de monopole
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Le souci du monopoleur est de maximiser son profit. Ce profit est maximal lorsque la recette marginale
est égale au coût marginal
Pour que le profit soit maximal, il faut que : Recette marginale = Coût marginal
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