Guide SGS pour Organismes de Formation Pilotes
Guide SGS pour Organismes de Formation Pilotes
Révision 1
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SOMMAIRE
0 – INTRODUCTION ..................................................................................................................................... 3
II – GESTION DU RISQUE......................................................................................................................... 11
0 Introduction ........................................................................................................................................................................... 11
1. Processus de détermination des dangers ............................................................................................................................... 13
2. Processus d’évaluation et d’atténuation du risque................................................................................................................. 17
IV – CULTURE DE LA SECURITE........................................................................................................... 28
0. Introduction ........................................................................................................................................................................... 28
1. Formation et sensibilisation................................................................................................................................................... 28
2. Communication interne en matière de sécurité ..................................................................................................................... 29
3. echanges en matière de sécurité entre organismes de formation pn et autorite ..................................................................... 29
Le tableau suivant identifie les modifications apportés par la présente édition du guide de rédaction d’un
manuel SGS pour les organismes de formation de pilotes.
0 – Introduction
0.1 L’OACI a établi dans l’annexe 1 à la Convention relative à l’aviation civile internationale que les Etats
exigeront, dans le cadre de leur programme de sécurité, que les organismes de formation approuvés mettent
en œuvre un système de gestion de la sécurité. (Référence : Safety Management SARPs – Annex 1 –
Personnel Licensing – Appendix 2 Appproved Training Organization)
0.2 En France, la mise en place d’un système de gestion de la sécurité par les organismes de formation du
personnel navigant est prévue par l’Arrêté relatif à la mise en œuvre de systèmes de gestion de la sécurité
pour les organismes de formation de pilotes et l’instruction associée
0.3 Le SGS est un système de management, de gestion de l’organisation centré sur les risques. La mise en place
du SGS est un regroupement sous un mode plus formel d’éléments existants déjà matures, d’éléments
existants en cours de maturation et de nouveaux éléments qui doivent être formalisés et être appliqués plus
systématiquement dans l’avenir.
0.4 Le présent guide constitue une aide à la mise en œuvre d’un SGS pour un organisme de formation de
pilotes :
a) en explicitant la nature des exigences règlementaires ;
b) en proposant des moyens acceptables de conformité, notamment des méthodes d’analyse de
sécurité ;
c) en accompagnant la rédaction du manuel SGS.
0.5 Les dispositions présentées par ce guide doivent donc être considérées comme un moyen acceptable
parmi d’autres d’assurer la conformité aux exigences règlementaires.
0.6 Il est conseillé aux organismes de suivre la structure de ce guide, qui reprend l’arrêté et l’instruction
SGS, pour élaborer un manuel SGS :
I. Politique de sécurité et organisation.
II. Gestion du risque.
III. Assurance du niveau de la sécurité.
IV. Culture de la sécurité.
0.7 Le manuel SGS peut également être un élément d’un manuel d’organisation préexistant au sein de
l’organisme. En revanche, tous les sujets abordés dans le présent guide, constitutifs du SGS doivent être
abordés.
0. 8 Il est recommandé de faire référence aux exigences réglementaires dans le manuel SGS. En revanche, il est
demandé de ne pas recopier des extraits de l’arrêté, de l’instruction, du document 9859 de l’OACI ou de tout
autre guide relatif au SGS.
0.9 L’organisme a la possibilité de sous-traiter la rédaction et l’élaboration de son SGS à un tiers. L’appropriation
de la documentation SGS et de ses procédures associées est un élément fondamental pour que le SGS
puisse être mis en œuvre de manière efficace, et à cet égard, l’adoption « clé en main » d’un système
documentaire ne saurait totalement garantir la conformité aux exigences règlementaires.
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0.10 Références :
[a] Arrêté du 20 mai 2011 relatif à la mise en œuvre de systèmes de gestion de la sécurité pour les
organismes de formation de pilotes et l’instruction associée(ci-dessous [e]).
[b] Guide de l'OACI publié sous référence n° 9859/AN 460, intitulé "Manuel de Gestion de la Sécurité
(MGS)" ([Link]
[c] Cours de l’OACI sur les Systèmes de Gestion de la Sécurité (SMS)
[Link]
[d] OACI - Safety Management – Standards : [Link]
[e] Instruction du 20 mai 2011 prise en application de l’arrêté du 20 mai 2011 relatif à la mise en œuvre
de systèmes de gestion de la sécurité pour les organismes de formation de pilotes.
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1.1 Le Dirigeant responsable de l’organisme devrait s’engager en établissant une lettre d’engagement abordant
au moins les points suivants :
a) la mise en place d’une culture positive de sécurité et environnement de travail non punitif ; Une culture
positive de sécurité se traduit par un ensemble d’éléments, de comportements au sein de l’entreprise tels que
la circulation des informations ou l’implication des personnels. Mais garantit également un environnement non
punitif tel que défini dans l’article 7 de l’arrêté relatif au SGS des organismes de formations des pilotes sans
préjudice des articles L.6223-1 et L.6223-2.
c) les ressources humaines et financières : le dirigeant responsable s’engage à fournir les moyens
nécessaires à la mise en place et au fonctionnement du SGS.
d) les objectifs en matière de sécurité : il est important qu’ils soient mentionnés dans l’engagement afin que
chacun ait connaissance de l’approche retenue au sein de l’organisme et les efforts à mener pour respecter
ces objectifs.
1.2 L’engagement du dirigeant responsable, évoluant en fonction des besoins de l’organisme, devrait être révisé
périodiquement.
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2.1.1 Le dirigeant responsable doit désigner un responsable SGS et préciser son rôle. Le Responsable SGS est
le responsable, acceptable pour l'Autorité, de la gestion du système de sécurité, de la fonction surveillance et
de la demande d'actions correctives. Il doit pouvoir rendre compte directement au responsable dirigeant. Il
doit avoir accès à toutes les activités entrant dans le périmètre du SGS, et à toutes les données nécessaires
pour le bon fonctionnement du SGS.
Le principal rôle du responsable SGS est de développer, maintenir et coordonner les activités du SGS.
2.1.2. Les responsabilités en matière de sécurité au sein de l’organisme doivent également être définies pour
chaque agent dont l’activité aurait un impact sur la sécurité. Ceci devrait inclure le dirigeant responsable, les
responsables désignés (responsable pédagogique, CFI, CGI…), le responsable SGS, le responsable qualité,
les instructeurs…
L’objectif est d’établir quelles sont les responsabilités dans le cadre de la sécurité pour :
a) le dirigeant responsable ;
b) le responsable SGS ;
c) les instructeurs ;
d) tout autre poste d’encadrement ayant un impact significatif dans la sécurité.
et éventuellement dans le cas des organismes dits « complexes » :
e) la commission d’examen de la sécurité (SRB1) ;
f) le groupe de mise en œuvre de la sécurité (SAG2).
2.2.1. Pour les organismes dits « complexes », il peut être souhaitable que :
a) Les fonctions de responsable dirigeant, responsable pédagogique, CFI ou CGI ne soient pas cumulées
avec celle du responsable SGS ;
b) des solutions soient prévues permettant de maintenir « l’indépendance » de la fonction de responsable de
SGS ;
c) pour les organismes intégrés (organismes à plusieurs champs d’activité soumis à exigences SGS), les
fonctions peuvent être intégrées, le responsable du SGS de l’organisme peut exercer les fonctions du
responsable du SGS organisme de formation. Les missions du SRB3 et du SAG4 peuvent être intégrées
dans une structure plus globale.
1
Safety Report Board : Commission d’examen de la sécurité. Voir l’instruction pour le rôle du SRB.
2
Safety Action Group : Groupe de mise en oeuvre de la sécurité. Voir l’instruction pour le rôle du SAG.
3
Safety Report Board : Commission d’examen de la sécurité.
4
Safety Action Group : Groupe de mise en oeuvre de la sécurité.
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Exemples d’organisation
Il serait envisageable que les fonctions de dirigeant responsable, de responsable pédagogique et responsable
SGS soit assumées par la même personne.
Il est également possible que les fonctions du responsable qualité et du responsable SGS soient assumées
par la même personne.
5.2 Exemples de circonstances où le déclenchement d’un plan d’intervention d’urgence sont nécessaires :
a) disparition d’un aéronef,
b) Accident ou évènement engendrant des morts, des blessés graves ou des dommages matériels
importants.
6. DOCUMENTATION
Le SGS devrait lister les documents impactant directement la sécurité et gérant le risque de l’activité :
a) le guide de simulation des pannes sur l’aéronef,
b) le manuel du pilote de sécurité,
c) les procédures propres à l’activité de la formation (touch and go, …)
d) les procédures de formation à la sécurité,
e) les rapports d’enquêtes des avions utilisés,
f) un système de retour d’expérience simple,
g) une lettre d’engagement de sécurité diffusée.
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II – Gestion du risque
0 INTRODUCTION
0.1 La partie relative à la « Gestion du Risque » vise à empêcher les évènements ultimes (accidents, incidents
graves). Pour cela on identifie les dangers qui mènent à des évènements indésirables que l’on veut éviter ou
réduire car contributifs aux évènements ultimes. L’organisme définit les actions qui permettent de maintenir
les risques à un niveau acceptable, le plus faible que l’on puisse raisonnablement atteindre.
0.2 La gestion du risque se fait à différents niveaux (réactif, proactif et prédictif) : en utilisant les informations
issues de la collecte des données, en analysant l’activité de l’organisme et en analysant les impacts des
changements sur le niveau de sécurité de l’organisme.
0.3 Les organismes devraient inciter leurs sous-traitants à reporter les évènements et participer à l’analyse.
0.4 Afin de promouvoir la culture de la sécurité, il est important de préserver et d’encourager la notification des
évènements. Ainsi, dans la mesure du possible et outre la diffusion des enseignements, il convient d’assurer
un retour d’information aux personnes ayant notifié un évènement lié à la sécurité (dans le cas où le recueil
n’est pas anonyme).
0.5 L’objectif du SGS ne devrait pas se limiter à la gestion des risques propres à l’activité liée à la
formation. Il devrait également être l’amélioration de la formation des personnels navigants,
contribuant ainsi à une gestion proactive du risque.
Evaluation du risque
Mesures éventuelles et
OUI Le niveau de risque est-il acceptable ? NON
continuer l’opération
ARRETER L’OPERATION
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1.1.1 Le processus d’analyse des incidents / accidents propre à l’organisme devrait constituer une des sources de
détermination des dangers. L’organisme devrait décrire ce processus et la manière dont elle renregistre les
données.
1.1.2. Les sources de données devraient comprendre au moins les éléments survenus dans le cadre de son
activité : les rapports d’incidents, les rapports d’accidents, les retours des instructeurs…
IDENTIFICATION
DES DANGERS
Retours d’expérience des stagiaires
Rapports d’accidents
Rapports d’incidents
1.2.1. L’identification des dangers repose dans un premier temps sur les connaissances et l’expérience des
instructeurs.
1.2.2. L’organisme devrait avant de se lancer dans le recueil de données, chercher à préciser ce qui doit être
précisément relevé. Il devrait déterminer ce qu’il cherche à savoir en listant tout d’abord les éléments à
explorer.
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Erreurs communes
Analyse des pannes abordées en formation
Pannes simulées sur avion
Posé-décollé
Procédures normales
Tour de piste
spécifiques à l’instruction
Stop-and-go
Problème de formation
Pression temporelle
1.2.3. Afin d’alimenter l’identification des dangers, il peut être opportun d’effectuer une recherche sur les dangers
identifiés. L’organisme devrait déterminer quels éléments (quantitatifs ou qualitatifs) constitueraient, selon ce
que l’on cherche, une preuve de l'existence d'un phénomène.
1.2.4. L’organisme devrait définir les modalités de collecte et classification des données dans sa documentation
SGS. La collecte et la classification des évènements et constats sont des éléments essentiels pour
l’identification des dangers.
1.2.5. L’organisme devrait identifier les différentes sources de données selon deux catégories :
a) les sources internes
b) les sources externes.
IDENTIFICATION
DES DANGERS
Suivis de notation des stagiaires
Retours d’expérience « anonyme »
Retours d’expérience des examinateurs
Analyse par tâches ou phases de vol
Maintenance aéronef et simulateur
Système qualité de l’organisme
IDENTIFICATION
DES DANGERS
Smartcockpit : [Link]
DGAC : [Link]
National Transportation Safety Board : [Link]
EASA : [Link]
[Link]
OACI : [Link]
Site du constructeur
Bulletins de sécurité du constructeur ou de l’Autorité
International Helicopter Safety Team : [Link]
EHEST : [Link]
ESSI : [Link]
[Un abonnement au flux RSS peut être un moyen pour maintenir une veille sur certains sites.]
L’exploitation des différentes sources d’information pourrait être optimisée par l’utilisation de mots clés. A ce
stade, on ne connaît pas de méthodes simples garantissant de couvrir l’ensemble des dangers objets de
l’analyse SGS.
1.2.6. L’identification des dangers devrait comprendre les biais de formation ou les « negative training ». Elle ne
devrait pas se limiter aux dangers liés à l’activité de formation. Cette dernière n’étant pas un but en soi, les
biais de formation ou les « negative training » comportent des dangers latents, pouvant présenter des risques
inacceptables ou acceptables sur une base de diminution du risque dans le cadre de l’exploitation de
l’aéronef.
1.2.7. Il conviendrait d’identifier les sous-traitants et les tiers (autres organismes pouvant avoir des impacts sur
l’activité). L’organisme reste responsable des tâches qu’il sous-traite. A ce titre, Il devrait l’intégrer à son
SGS : notification et analyse des évènements, plan d’intervention d’urgence, audits internes...
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2.1.2. Les matrices proposées pour évaluer le risque sont celles de l’OACI. Les organismes sont libres d’utiliser des
matrices différentes pour classer les gravités et les probabilités sous réserve que les critères y figurant soient
pertinents et adaptés à l’organisme.
Probabilité de l’évènement
Définition
Signification Valeur
qualitative
Sévérité de l’évènement
Equipement détruit.
Catastrophique A
Nombreux morts
Forte réduction des marges de sécurité, souffrance physique
ou charge de travail telle qu’on ne peut être sûr que le personnel
opérationnel exécutera ses tâches complètement et avec
Dangereuse B
précision.
Blessures graves.
Importants dégâts matériels.
Réduction significative des marges de sécurité, perte de
capacité du personnel opérationnel à faire face à des conditions
d’exploitation négative suite à une augmentation de la charge de
Majeure C
travail ou en raison de conditions limitant son efficacité.
Incidents graves.
Personnes blessées.
Effets négatifs.
Limitations opérationnelles.
Mineure D
Recours à des procédures d’urgence.
Incident mineur.
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2.1.3. Lors de la mise en place d’un SGS, ces évaluations reposent généralement sur une appréciation entièrement
subjective qui devrait le résultat d’un travail mené en collaboration avec les instructeurs.
2.1.4. L’évaluation doit être le résultat d’un travail collaboratif, associant les différents acteurs de l’organisme. Une
méthode possible conviendrait de demander à un nombre représentatif des instructeurs de faire cette
évaluation pour chaque danger identifié. La matrice finale serait le résultat consolidé de l’ensemble de ces
évaluations individuelles.
Sévérité du risque
Fréquente 5 5A 5B 5C 5D 5E
Occasionnelle 4 4A 4B 4C 4D 4E
Faible 3 3A 3B 3C 3D 3E
Improbable 2 2A 2B 2C 2D 2E
Extrêmement 1 1A 1B 1C 1D 1E
improbable
2.2.2. Trois cas sont alors possibles. Le risque se situe dans la zone :
a) verte : le risque est acceptable, il n’est pas nécessaire de définir des mesures supplémentaires ;
b) jaune : le risque est acceptable sur une base de diminution du risque, peut requérir une décision de la
direction.
c) rouge : le risque est inacceptable dans les circonstances existantes. L’activité ne peut être poursuivie en
l’état, elle ne pourra être reprise qu’à condition que le risque soit ramené en zone jaune.
2.2.3. Des matrices ont été développées en attribuant une valeur à la sévérité des risques en lieu et place d’une
lettre. L’objectif est d’obtenir une valeur numérique suivant un calcul déterminé par l’organisme.
Sévérité du risque
Fréquente 5 25 20 15 10 8
Occasionnelle 4 20 16 12 8 6
Faible 3 15 12 9 6 5
Improbable 2 10 8 6 4 3
Extrêmement 1 5 4 3 2 2
improbable
2.2.4. Ces résultats pourraient être affinés, notamment pour les risques classés en limite de zone, en évaluant :
- la détectabilité de l’évènement par l’équipage ;
- la phase de vol ;
- la pression temporelle ;
- autre critère défini par l’organisme.
2.2.5. La formalisation du résultat de ce processus peut se faire sous différentes formes. La cartographie des
risques est un moyen parmi d’autres et n’est pas une finalité. Elle doit vivre avec le système et s’accompagner
d’actions correctives/préventives pour gérer les risques.
Nota : Cette cartographie a été élaboré avec des coefficients autres que ceux explicités dans le
guide, et met en évidence l’index avant et après les corrections correctives.
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2.3.1. Le niveau de risque peut être diminué par des mesures visant à :
a) réduire la gravité des conséquences potentielles
et/ou
b) limiter la probabilité ou la fréquence d’occurrence d’un événement indésirable
2.3.2. Il convient d’analyser les causes du risque afin de déterminer les actions correctives5 à mener.
Une méthode d’analyse est proposée en annexe 2 : méthode d’analyse d’ISHIKAWA dite « 7M ».
2.3.3. Les aspects relatifs à l’évolution des programmes de formation devraient être pris en compte à ce stade
(évolution des programmes des stagiaires, évolution des programmes de formation des instructeurs …). Il
convient de vérifier la conformité à la réglementation avant la mise en œuvre de la modification.
5
Pour l’enregistrement et le suivi des actions correctives, voir le chapitre relatif à l’assurance du niveau de la sécurité.
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0. INTRODUCTION
0.1. L’assurance du maintien de la sécurité consiste à mesurer de manière continue l’efficacité du SGS, au travers
d’indicateurs pertinents qui rendent compte du niveau de sécurité et du niveau de maîtrise du risque.
0.2 Il existe plusieurs moyens de mesurer et d’évaluer l’efficacité du SGS, notamment en faisant le suivi des outils
mis en place dans le cadre du SGS.
0.3 Les solutions présentées ci-après sont des moyens acceptables de conformité, que l’organisme peut choisir
de mettre en œuvre ou pas en fonction de ses besoins.
1.2. Il est recommandé que les évaluations du fonctionnement du système SGS soient réalisées par le
responsable SGS.
1.3. Les modalités de réalisation des évaluations devraient être formalisées dans la documentation SGS. Les
résultats des évaluations du fonctionnement du SGS devraient enregistrés.
1.4. Il est souhaitable que les personnes directement impliquées dans les activités auditées ne fassent pas partie
des évaluateurs.
Il conviendrait de définir, dans la documentation SGS, la fréquence et la forme de ces revues. Elles devaient
faire l’objet d’un compte-rendu faisant apparaître notamment le nom des participants et les mesures prises au
cours de la réunion.
Une fréquence minimale de deux revues de sécurité par an est recommandée. La programmation des revues
de sécurité peut s’adapter à la situation de l’organisme (la revue peut être avancée si le nombre
d’évènements de sécurité est important ou retardée si on ne dispose que de peu d’éléments d’entrée).
Puisque l'information provenant des sondages de sécurité est subjective, une enquête de sécurité interne
peut être nécessaire avant d’initier des actions correctives
1.9. Il peut être nécessaire de définir à terme des valeurs cibles pour chaque objectif de sécurité (valeurs
quantitatives). En fonction des résultats, les valeurs cibles pourront être réévaluées, l’objectif étant, dans la
mesure du possible, d’améliorer les performances du système.
1.10. Pour les objectifs risquant de ne pas être respectés, une analyse est menée afin d’en identifier les raisons et
de prendre les mesures appropriées (avant d’atteindre des situations critiques). Si l’indicateur ou la valeur
cible s’avèrent inadaptés, il convient de les redéfinir.
1.11. Les actions qui résultent de cette analyse sont suivies dans le temps afin de vérifier leur efficacité et d’assurer
un enregistrement des modifications du SGS.
Pour chacune de ces actions correctives, les éléments suivants devraient être identifiés :
a) la référence ;
b) l’origine ;
c) le responsable de la mise en œuvre de l’action (personne ou service désigné pour réaliser l’action);
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La mise en œuvre des actions correctives devrait faire l’objet d’un suivi formalisé et être actualisée
régulièrement. La formalisation de ce suivi peut se faire au travers d’un tableau unique. Il est possible, en
fonction de leur nature et de leur coût de mise en œuvre, de hiérarchiser les actions et les niveaux de
décisions associés.
Le système qualité de l’organisme pourrait servir à la gestion logistique du SGS.
Des mesures devraient être prises quand des retards sont constatés dans la mise en œuvre des actions
correctives.
2. LA GESTION DU CHANGEMENT
2.1. L'organisme devrait développer et maintenir un processus formel pour identifier les changements dans
l'organisation qui peuvent affecter les processus et les services établis, de façon à :
a) décrire les arrangements pour assurer la performance de sécurité avant de mettre en application les
changements,
b) éliminer ou modifier les contrôles de risque de sécurité qui ne seraient plus nécessaires ou efficaces
en raison des changements de l'environnement opérationnel.
Exemples de changements
Changements interne
Nouvel équipement
Nouvelles procédures
Nouveau sous-traitant
Evolution des programmes
Changements externes
Exigences réglementaires
Réorganisation des plateformes utilisées
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IV – Culture de la sécurité
0. INTRODUCTION
Une culture « positive » de la sécurité est essentielle pour qu’un SGS puisse fonctionner de manière efficace.
Elle est caractérisée par un engagement actif de la direction, un système de diffusion des informations
performant, un retour sur les actions prises suites à des reports de dysfonctionnement ou d’évènements, des
personnels formés et conscients de leurs responsabilités et des conséquences de leurs actes.
1. FORMATION ET SENSIBILISATION
1.1. Afin de garantir la compétence de ses personnels, l’organisme devrait établir un plan de formation :
a) pour le personnel dont l’activité peut avoir un impact sur la sécurité : une sensibilisation aux principes du
SGS
b) pour le personnel directement impliqué dans le SGS : une formation initiale et une formation
continue.
Les actions de sensibilisation organisées par l’organisme peuvent être de natures différentes : réunions,
journées de sensibilisation pouvant comprendre des vidéos, intervenants, exercices, mises en situation,
bulletins d’informations. Chacun des personnels doit être informé de la tenue de ces actions de sensibilisation
(note de service, mail, courrier, etc…). Des sessions de « rattrapage » devraient être organisées pour parer
aux indisponibilités éventuelles de certains agents.
Les actions de sensibilisation de l’organisme s’adressent à ses propres employés et éventuellement aux
personnels de ses sous-traitants. Le cas échéant, l’organisme s’assure que ses sous-traitants ont bien
sensibilisé leurs agents à la sécurité des activités de l’organisme.
1.3. La formation initiale dispensée aux agents directement impliqués dans le SGS.
Le personnel impliqué directement dans le SGS est par exemple le dirigeant responsable, les responsables
désignés, le responsable SGS, le responsable qualité, mais également à certains agents opérationnels. Il
s’agit de former aux tâches directement liées au SGS (réalisation des études de sécurité, réalisation des
audits internes, report et analyse des évènements). Cette formation doit être adaptée au public visé (à
adapter en fonction des responsabilités attribuées aux agents qu’on forme) et aux procédures de l’organisme.
1.4. La formation continue a pour objectif d’entretenir les compétences des agents directement impliqués dans
le SGS.
1.5. Les modalités de définition et de mise en œuvre du plan de formation devraient apparaître dans la
documentation SGS.
1.6. L’organisme devrait s’assurer par un suivi détaillé dans le temps que chacun de ses agents possède les titres,
qualifications ou tout autre document qui lui sont nécessaires pour remplir ses fonctions opérationnelles, ainsi
que les tâches relatives à la mise en œuvre du SGS qui le concernent (exemples : réalisation des études de
sécurité, réalisation des audits internes, report et analyse des évènements). Ce suivi pourrait être effectué au
travers de la mise en place et de la mise à jour de tableaux de formation pour chaque agent.
2.2. L’organisme devrait développer et maintenir un mécanisme de diffusion des enseignements pour toutes les
activités liées à la sécurité. Il devrait choisir les supports les plus adaptés en fonction des thèmes et du public
visé : bulletins internes, affichages, courriers (poste, fax, courriel), cours, séminaires, réunions d’information,
etc…
Source : IATA.
Le diagramme d'ISHIKAWA, ou diagramme de cause à effet, est une représentation structurée de toutes les
causes qui conduisent à une situation. Son intérêt est de permettre aux membres d'un groupe d'avoir une vision
partagée et précise des causes possibles d'une situation. Le schéma comprend les facteurs causaux identifiés et
catégorisés selon la règle des " 7 M ". En effet, il a été repéré que les facteurs causaux relèvent généralement de
ces sept catégories :
la matière, ou les matériaux (de manière générale ce sur quoi on agit dans la situation…il s'agit
parfois des élèves !) ;
le matériel employé ;
le milieu, ou le contexte, qu'il soit culturel, social ou matériel (disposition des locaux par exemple) ;
les méthodes ;
la main d'oeuvre ;
les moyens financiers ;
le management.
Cet outil provient du domaine industriel et des démarches qualité. Les termes peuvent sembler inappropriés au
domaine éducatif. Il est possible de changer les termes utilisés, mais pas les catégories. Ainsi il faut alors, dans un
second temps, revenir aux termes originaux pour vérifier si l'on a bien envisagé tous les types de causes possibles.
Pour pouvoir identifier marges de manoeuvre et possibilités d'évolution, il est nécessaire de considérer les causes
négatives (qu'est-ce qui crée ou renforce le problème) et les causes positives (qu'est-ce qui freine le problème et
peut être support d'évolution). Ces positifs et négatifs peuvent être marqués par des puces ou des couleurs
différentes.
Exemple d'utilisation pour étudier, dans un établissement, les causes possibles du chahut des élèves :
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FIN DU GUIDE