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Prise en charge des avortements AMIU

Cette thèse aborde la prise en charge des avortements incomplets à travers la technique d'Aspiration Manuelle Intra-Utérine (AMIU) au CHU Point G. Elle met en lumière l'importance de cette méthode dans la réduction des complications et de la mortalité maternelle associées aux avortements à risque, qui restent un problème majeur de santé publique, notamment dans les pays en développement. Le document présente également une méthodologie rigoureuse et des résultats significatifs concernant l'efficacité de l'AMIU dans ce contexte.

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Prise en charge des avortements AMIU

Cette thèse aborde la prise en charge des avortements incomplets à travers la technique d'Aspiration Manuelle Intra-Utérine (AMIU) au CHU Point G. Elle met en lumière l'importance de cette méthode dans la réduction des complications et de la mortalité maternelle associées aux avortements à risque, qui restent un problème majeur de santé publique, notamment dans les pays en développement. Le document présente également une méthodologie rigoureuse et des résultats significatifs concernant l'efficacité de l'AMIU dans ce contexte.

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Prise en charge des avortements incomplets par la technique d’AMIU dans le service de gynéco-obstétrique du CHU Pt G

Ministère de l’Enseignement République


du Mali
Supérieur et de la Recherche Un Peuple – Un
But – Une Foi
Scientifique

Année universitaire 2010-2011 N°…./

THÈSE

PRISE EN CHARGE DES AVORTEMENTS


INCOMPLETS PAR LA TECHNIQUE D’ASPIRATION
MANUELLE INTRA UTERINE DANS
LE SERVICE DE GYNECO-
OBSTETRIQUE DU CHU Pt G

Présentée et soutenue publiquement le ……/ 2011


devant la Faculté de Médecine de Pharmacie et
d’Odonto-Stomatologie

Pour obtenir le grade de Docteur en Médecine


(Diplôme D’Etat)

PRESIDENT : Pr. Saharé FONGORO


MEMBRE : Dr. Moussa BAMBA
CO-DIRECTEUR : Dr. Samba TOURÉ

Thèse médecine présentée et soutenue par Mr Ousmane Oumar Konipo Page 1


Prise en charge des avortements incomplets par la technique d’AMIU dans le service de gynéco-obstétrique du CHU Pt G

DIRECTEUR DE THESE : Pr. Bouraima MAÏGA

Au nom d’ALLAH, le clément et le miséricordieux.


Après avoir loué et rendu gloire à ALLAH qui m’a donné la santé et l’inspiration nécessaire
pour mener à bien ce travail et je rends hommage à son prophète Mohamed (paix et salut sur
lui) Amen !

Je dédie cette thèse :

A mon père : El Hadj Oumar Konipo


Tu nous as toujours dit avec la même ferveur que le travail et le courage fournissent les
réponses à toutes les questions. Tu as crée en nous l’amour du travail bien fait. Tes
infatigables conseils ont porté fruits. Tu nous as guidés avec rigueur mais aussi avec amour.
Ta présence à chaque étape de notre vie, ta ferme volonté de nous voir réussir et ton grand
soutien, font de toi un père exemplaire.
Que DIEU te récompense et te garde encore longtemps parmi nous. Amen !

A ma mère : Belco Dicko


Douce mère
Tendre mère
Vénérable mère
Tu es toujours prête à tout sacrifier pour que nous, tes enfants, réussissons. Tu as toujours été
là quand nous avions besoin de toi. Ton amour et ton soutien ne nous ont jamais fait défaut.
Tes qualités humaines font de toi un être exceptionnel. Ce travail est le fruit de ton effort sans
cesse renouvelé .Tu me répétais sans cesse que « seul le travail bien fait est gage de
réussite »maman tu me connais mieux que moi-même. Aucun mot ne saurait traduire à sa
juste valeur ce que je ressens pour toi.
Nous espérons être à la hauteur et ne jamais te décevoir.
Puisse DIEU te garder longtemps à nos côtés, Amen !

Thèse médecine présentée et soutenue par Mr Ousmane Oumar Konipo Page 2


Prise en charge des avortements incomplets par la technique d’AMIU dans le service de gynéco-obstétrique du CHU Pt G

A mes tantes et oncles : Oumou Tamboura, Diarrah Konipo, Koumba Tamboura,


Aguibou Konipo, Diadié Konipo, Nouhoum Konipo,Wangara Tamboura, feu Mandjou
Tamboura et Fatoumata D Samassekou.
Je vous dis merci pour vos conseils et vos soutiens inestimables. Ce travail est le votre.
A mes frères et sœurs : Ali Konipo, Ibrahim Konipo, Mme Tapo Fanta Konipo, Kalilou
konipo, Aly dit Abba Konipo et Amadou Diadié Konipo
Vos soutiens et vos conseils ne m’ont jamais fait défaut, ce travail me permet de vous réitérer
mon amour et c’est l’occasion pour moi de vous rappeler que la grandeur d’une famille ne
vaut que par son unité.
A mon ami Feu Mahamadou Korkoss : tu a été plus qu’un camarade de classe, plus qu’un
ami. J’aurais aimé que tu sois là pour assister à l’événement que tu as tant souhaité, mais le
TOUT PUISSANT a décidé autrement. Dors en paix mon frère, je ne t’oublierais jamais.
A ma cousine : Mme Fatoumata Dao qui par son courage et sa détermination a pu vaincre le
cancer du sein. C’est l’occasion pour moi de t’exprimer ma profonde gratitude pour ton
soutien et tes conseils.

A mes amis d’enfance que j’ai prématurément perdus : Malick Konipo et Ousmane Sow
décédés respectivement par suite de tétanos et de tumeur cérébrale : que vos âmes
reposent en paix. Amen

A ma cousine : Feue Générale Togola Fanta Konipo qu’ALLAH lui réserve une place au
paradis. Amen
A ma cadette et amie de la faculté : Feue Coumba Diané dors en paix chère amie. Amen

REMERCIEMENTS
Je profite de ces instants solennels pour adresser mes vifs remerciements :

A Dr Mamadou SIMA

Thèse médecine présentée et soutenue par Mr Ousmane Oumar Konipo Page 3


Prise en charge des avortements incomplets par la technique d’AMIU dans le service de gynéco-obstétrique du CHU Pt G

Tous mes sincères remerciements pour la qualité et la rigueur de l’encadrement. Merci


beaucoup de nous avoir encadrés tout au long de notre séjour dans le service. Votre qualité de
travailleur et votre rigueur m’ont beaucoup impressionné. J’ai également beaucoup appris à
vos cotés.
A Dr Coulibaly Ahmadou, à Dr Ongoiba Ibrahim, à Dr Traoré Mamadou et à Dr Kanté
Ibrahim : mes remerciements à vous, pour toutes vos contributions à ma formation.
A mes cousins : Dr Mamadou Dao et Ousmane Coulibaly merci pour vos conseils.
A mes amis : Ousmane Bouaré et Sidi L Diallo
Merci pour tout ce que vous avez fait pour la réalisation de cette thèse.
A mes ainés de la faculté : Dr Ibrahim Diarra, Dr Sory Coulibaly, Dr Youssouf
Yalcouyé merci pour vos encouragements.
A mes amis : Dr Bella Maiga, Dr Ibrahim Traoré, Dr Seydou Fané, Dr Dramane T Koné
et Soumaila Savadogo( Interne des Hôpitaux).
A mes cadets et cadettes : Drissa F Diarra, Souleymane D Traoré, Baba Traoré, Safiatou
Dia, Mme Bagayoko Safiatou N’Diaye, Mamadou Diah, Moumini Arama, Moussa
Maiga Recevez ce travail en témoignage de votre cordiale coopération
Au major, aux sages femmes, aux infirmières, aux aides soignantes et aux manœuvres du
service de gynécologie obstétriques du CHU Point G
C’est l’occasion pour vous exprimer toute ma profonde gratitude pour votre hospitalité.
A Djenfa Diarra, à Aliou Kaboré, à Adama Koné, à Jérome Diarra, Mme Maiga Aicha
Cissé, Hama Tembely et à Drissa Niaré.
Merci pour vos conseils et vos soutiens.

A NOTRE MAITRE ET PRESIDENT DU JURY


Professeur Saharé Fongoro
 Maître de conférences de Néphrologie à la FMPOS.

 Chevalier de l’ordre du mérite de la santé.

Cher maître vous avez accepté de présider ce jury malgré vos multiples
occupations.

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Prise en charge des avortements incomplets par la technique d’AMIU dans le service de gynéco-obstétrique du CHU Pt G

Votre simplicité, votre sérénité, votre abord facile, votre esprit communicatif,
votre culture, votre éloquence, et votre rigueur scientifique font de vous un
maître admiré de tous.
Cher maître veuillez trouver ici l’expression de notre profonde gratitude et
soyez assuré de notre attachement indéfectible.
Qu’ALLAH vous bénisse.

Thèse médecine présentée et soutenue par Mr Ousmane Oumar Konipo Page 5


Prise en charge des avortements incomplets par la technique d’AMIU dans le service de gynéco-obstétrique du CHU Pt G

A NOTRE MAITRE ET JUGE


Docteur Moussa Bamba
 Gynécologue Obstétricien.

Cher maître, votre simplicité, votre disponibilité et votre extrême courtoisie sont
autant de qualité que vous incarnez.
La clarté de vos explications ainsi que votre accueil fraternel font de vous un
exemple à suivre.
Permettez nous de vous exprimer ici, cher maître, le témoignage de notre
profonde reconnaissance.

Thèse médecine présentée et soutenue par Mr Ousmane Oumar Konipo Page 6


Prise en charge des avortements incomplets par la technique d’AMIU dans le service de gynéco-obstétrique du CHU Pt G

A NOTRE MAITRE ET CO-DIRECTEUR DE


THESE
Docteur Samba Touré
 Gynécologue Obstétricien.

 Chef adjoint du service de gynécologie obstétrique du CHU du Point


G.

Cher maître, vos qualités d’encadrement et professionnelles font de vous un


homme remarquable.
Votre simplicité, votre courage, votre disponibilité, votre volonté de transmettre
votre savoir aux jeunes, votre désir d’égalité entre les hommes, votre
humanisme, votre franchise, font de vous un exemple à suivre.
Trouvez ici cher maître l’expression de notre profonde reconnaissance. Puisse
DIEU le tout PUISSANT vous rendre au centuple vos bienfaits.

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Prise en charge des avortements incomplets par la technique d’AMIU dans le service de gynéco-obstétrique du CHU Pt G

A NOTRE MAITRE ET DIRECTEUR DE THESE


Professeur Bouraïma Maïga
 Gynécologue obstétricien.

 Chef de service de gynécologie obstétrique du CHU du Point G.

 Maître de conférences à la FMPOS.

 Responsable de la filière sage femme de l’institut national de


formation en science de la santé(INFSS).

 Détenteur d’un diplôme de reconnaissance décerné par le ministère


de la femme de l’enfant et de la famille.

 Détenteur d’un Ciwara d’excellence en 1997.

 Détenteur d’un prix Taraboiré dans le cadre de la lutte contre la


mortalité maternelle en 2006.

 Chevalier de l’ordre national du Mali.

Cher maître, vous nous avez fait un grand honneur en nous acceptant dans votre prestigieux
service. Vos immenses qualités de pédagogue, votre très grande expérience dans la pratique
de gynécologie obstétrique, la qualité exceptionnelle de votre enseignement, votre
raisonnement scientifique raffiné, votre simplicité, votre disponibilité, et votre lutte contre
l’injustice sociale nous forcent l’estime et l’admiration. Nous avons bénéficié de votre savoir
médical et de votre savoir être. Vous êtes pour nous une référence dans le milieu médical,
social et professionnel.
Cher maître, trouvez dans ce modeste travail l’expression de notre profonde reconnaissance.
Qu’ALLAH l’OMNIPOTENT vous bénisse et vous accorde sa grâce dans les deux mondes.

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Prise en charge des avortements incomplets par la technique d’AMIU dans le service de gynéco-obstétrique du CHU Pt G

Abréviations
AMIU : Aspiration Manuelle Intra-utérine
ATCD: Antécédent
CCV : Contraception Chirurgicale Volontaire
CHN-YO : Centre hospitalier National Yalgado Ouédraogo
CHR : Centre Hospitalier Régional
CHU : Centre Hospitalier Universitaire
CIPD: Conférence Internationale sur la population et le développement
Cm: Centimètre
DDR : Date des Dernières Règles
FNUAP: Fond des Nations Unies pour la Population
GEU : Grossesse extra – utérine
INFSS : Institut national de formation en science de la santé
IRA : Insuffisance rénale aigüe
IST: Infections Sexuellement Transmissibles.
ITG : Interruption Thérapeutique de Grossesse
IVG : Interruption Volontaire de Grossesse
Mg : Milligramme
Ml: Millilitre
NFS : Numération Formule Sanguine.
OMS : Organisation Mondiale de la Santé.
PF : Planification Familiale
PFC : Plasma Frais Congelé
RCI : République de Côte d’Ivoire
RDV : Rendez-vous
S.R: Santé de la Reproduction
SA : Semaine d’Aménorrhée
SAA : Soins Après Avortement
SAFO : Société Africaine d’Orthopédie
SIDA : Syndrome d’Immuno Déficience Acquise
VIH : Virus de l’Immunodéficience Humaine

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Prise en charge des avortements incomplets par la technique d’AMIU dans le service de gynéco-obstétrique du CHU Pt G

SOMMAIRE
I. INTRODUCTION ET OBJECTIFS……………………………………1

[Link]………………………………………………………….5

III. METHODOLOGIE……………………………………………………23

IV. RESULTATS……………………………………………………….....31

[Link] DISCUSSIONS……………………………………49

VI. CONCLUSION RECOMMADATIONS……………………………..56

VII. REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES…………………………57

VIII. ANNEXES……………………………………………………………60

INTRODUCTION :

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Prise en charge des avortements incomplets par la technique d’AMIU dans le service de gynéco-obstétrique du CHU Pt G

L’avortement est l’interruption de la grossesse avec expulsion du produit de conception avant


180 jours de grossesse (soit 28 semaines d’aménorrhée) date à partir de laquelle l’enfant né
vivant est présumé pouvoir se développer et vivre jusqu’à un âge avancé [1]. L’avortement a
été et demeure un problème de santé publique dans le monde entier en général et dans les
pays en voie de développement en particulier. Ces derniers payent un lourd tribu pour
l’avortement à cause de l’insuffisance de la couverture contraceptive et du caractère
clandestin de cette pratique. Il constitue une cause importante de mortalité maternelle. Selon
l’OMS et l’Institut Guttmacher, quelques 42 millions d’avortements ont été pratiqués dans le
monde en 2003 et 20% des grossesses ont été interrompues de façon spontanée ou provoquée
[2]. Vingt millions d’avortements à risque ont lieu chaque année dans le monde et sont
responsables de 78 000 décès maternels [3].
Selon l’OMS l’avortement à risque est défini comme : « une intervention
visant à interrompre une grossesse non désirée soit par des personnes qui ne possèdent pas les
compétences nécessaires, soit dans un contexte où les conditions sanitaires minimales
n’existent pas ou les deux » [4].
L’avortement surtout provoqué est l’accident le plus fréquent de la pathologie obstétricale et
ses séquelles sont très redoutables. Il expose à des complications dramatiques souvent
incurables voir mortelles et représente 13% des causes de mortalité maternelle [5].
En plus des décès maternels, les avortements à risque sont responsables d’une forte
morbidité chez 10 à 20% des femmes [6], de l’infertilité ou d’hypofertilité, des douleurs
pelviennes chroniques, de grossesse extra-utérine, des avortements spontanés, des
accouchements prématurés, des séquelles psychiques.
En Afrique environ 5 millions d’avortements à risque sont effectués chaque année, soit 30
avortements à risque pour 1 000 femmes en âge de procréer. Au moins 34 000 femmes, qui
ont eu un avortement, meurent de complications, soit 1 sur 150[7].
Au Mali une étude faite par Binkin et AL sur les hospitalisations consécutives aux
complications d’avortement estime à 13% la proportion des avortements provoqués parmi
lesquels 62% ont eu des complications graves telles les infections, l’hémorragie et la
perforation. Cette proportion n’est que de 16% pour des femmes ayant fait un avortement
spontané [33].
Au service de gynécologie obstétrique du CHU du Point G, au terme d’une étude faite du 1 er
Octobre 2005 au 1er Mars 2008, 101 cas d’avortement à risque ont été recensés soit 36,86%
sur l’ensemble des avortements. Au cours de cette étude les complications hémorragiques ont
dominé avec 61,4% suivies des complications infectieuses (18,8%), 9,9% des cas ont évolué

Thèse médecine présentée et soutenue par Mr Ousmane Oumar Konipo Page 11


Prise en charge des avortements incomplets par la technique d’AMIU dans le service de gynéco-obstétrique du CHU Pt G

vers la guérison avec handicap et 4% des patientes ont perdu la vie au cours de leur
hospitalisation [9].
Au Mali comme dans la plupart des pays africains, l’avortement provoqué bien qu’interdit
est une pratique courante et les complications qui en découlent peuvent être préjudiciables à
la santé de la reproduction de la femme voire au décès.
En vue de réduire la mortalité maternelle due à l’avortement, la prise en charge des
complications de l’avortement a connu une évolution. Du curage et du curetage sous
anesthésie générale, on est passé à l’aspiration manuelle intra utérine sous anesthésie locale.
L’AMIU a également permis de préserver la fécondité des femmes en évitant certaines
complications immédiates (hémorragie), secondaires (infection, septicémie, insuffisance
rénale, décès) et tardives (hypofertilité, voire stérilité)[10] . Mais l’AMIU, technique
chirurgicale n’est pas totalement dénué de risque. En effet l’infection (endométrite, vulvo-
vaginite), les lésions cervicales, les synéchies utérines et la perforation utérine sont des
complications possibles de cette méthode. Néanmoins la survenue de la perforation utérine
reste rare [10].

Ainsi, la recherche de méthode de traitement simplifiée, acceptable et sans risque pour la


prise en charge de certaines complications de l’avortement s’impose.

C’est dans ce contexte que des institutions telles que l’OMS et le FNUAP ont considéré
l’amélioration de la prise en charge des avortements comme une priorité d’action ; à travers la
promotion de l’AMIU.
Nous avons initié cette étude pour évaluer cette technique dans la prise en charge des
avortements incomplets dans le service de gynécologie obstétrique du CHU Point G.

Thèse médecine présentée et soutenue par Mr Ousmane Oumar Konipo Page 12


Prise en charge des avortements incomplets par la technique d’AMIU dans le service de gynéco-obstétrique du CHU Pt G

OBJECTIFS :
A. Objectif général :
Etudier la prise en charge des avortements incomplets par la technique
d’aspiration manuelle intra utérine dans le service de Gynécologie obstétrique
du CHU Point G
B. Objectifs spécifiques :
• Déterminer la fréquence des avortements reçus dans le service de
gynécologie obstétrique du CHU du Point G.
• Décrire le profil sociodémographique des patientes prises en charge par la
technique d’AMIU.
• Décrire les différentes complications rencontrées.
• Evaluer la méthode AMIU dans les SAA.
• Déterminer les taux de morbidité et de mortalité liés aux avortements.

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Prise en charge des avortements incomplets par la technique d’AMIU dans le service de gynéco-obstétrique du CHU Pt G

II. Généralités :
1. Définition de l’avortement :
Le terme avortement provient de la racine latine « abortis » qui signifie expulsion d’un
produit de conception avant qu’il ne soit viable.
C’est l’interruption de la grossesse avec expulsion du produit de conception avant le 180 eme
jour (soit 28 semaines d’aménorrhée) date à partir de laquelle l’enfant né vivant est présumé
pouvoir se développer et vivre jusqu’à un âge avancé [11].
Selon l’OMS : l’avortement est l’expulsion d’un produit de conception de moins de 22 SA à
compter du premier jour des dernières règles.
Lorsque l’âge gestationnel est inconnu, l’avortement est défini comme étant l’expulsion d’un
produit de conception de poids inférieur à 500 grammes [12].
Selon le mécanisme de survenue, on distingue deux types d’avortements :
1.1. Avortement spontané : Il survient de lui -même en dehors de toute intervention
volontaire.
1.2. Avortement provoqué : Il survient après des manœuvres ou entreprises destinées à
interrompre la grossesse.
Il peut être :

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Prise en charge des avortements incomplets par la technique d’AMIU dans le service de gynéco-obstétrique du CHU Pt G

• Clandestin : Lorsque l’avortement est réalisé par des personnes non qualifiées, alors qu’il
est autorisé ou non par la législation en vigueur dans le pays .Non autorisé, il est appelé
avortement criminel.
• Thérapeutique : Pour soustraire la mère d’un danger que la grossesse est censée lui faire
courir ;
• Eugénique : Est réalisé lorsque le fœtus est porteur d’une tare génétique héréditaire ou
congénitale ou suspecte de l’être (malformation).
• Social : Est réalisé lorsqu’il existe une raison sociale grave : viol, inceste.
• Légal : Autorisé par la loi dans certain pays.

Selon l’âge gestationnel, on distingue :


1.3. Avortement précoce :
C’est l’expulsion du produit de conception avant la 12ème SA.

1.4. Avortement tardif :


C’est l’expulsion du produit de conception de 12 SA à 28 SA (ou du 3ème mois au 6ème mois).
2. Historique des soins après avortement :
Dans les années 1990, des conférences internationales commencèrent à énoncer le problème
des mandats pour soutenir les droits des personnes vulnérables que sont les femmes et les
enfants, la maternité sans risque et les initiatives sur la santé des femmes.
Ainsi, au plan mondial, se sont tenues :
 Le sommet mondial pour les enfants à New York, en 1990
 Le sommet de Vienne sur les droits de l’homme en 1993,
 La conférence internationale sur la population et le développement (CIPD) au Caire en
1994 qui a défini le concept de santé de la reproduction et les stratégies de sa mise en
œuvre,
 La conférence sur la promotion et l’autonomie de la femme en 1995 à Beijing
Au plan régional africain, des conférences se sont également tenues :
 La conférence de Nairobi en 1987 sur la maternité sans risque,
 La conférence de Niamey des pays francophones sur la maternité sans risque en 1989,
 La conférence MAQ sur l’assurance qualité et les critères de qualité des soins en 1995,
 Le forum SR/ACO sur les stratégies de formation en santé de la reproduction en 1996,

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 La conférence de Ouagadougou sur la participation des hommes à la santé de la


reproduction en 1998.
Toutes ces conférences avaient pour mandat de soutenir les droits des femmes et des enfants,
la maternité sans risque et les initiatives sur la santé des femmes.
Le concept de Soins Après Avortement a été utilisé pour la première fois en 1991. Ces soins
sont définis comme des soins médicaux apportés à une femme ayant fait une fausse couche ou
un avortement incomplet. Cela comprend le traitement de complications, le conseil en matière
de contraception et la fourniture de méthodes contraceptives ainsi que l’orientation vers des
services de santé sexuelle et reproductive [2].
Un Consortium SAA a été formé en 1993 par l’actuel Engender Heath, IPPF, IPAS,
JHPIEGO, et Pathfinder International, afin d’éduquer les communautés au sujet des
conséquences de l’avortement clandestin, et de promouvoir les SAA comme une stratégie
efficace de santé publique pour les femmes.
Le modèle original SAA avec trois éléments fut publié pour la première fois en 1991 :
Il présente trois composantes :
 Le traitement d’urgence des complications liées à l’avortement,
 Le counseling et les services de planification familiale après avortement,
 Les liens avec d’autres services de santé de la reproduction.
En matière de SAA, les mandats suivants ont été proposés aux gouvernements et aux
organisations:
• Renforcer leur engagement sur la santé des femmes
• S’occuper de l’impact de l’avortement sur la santé de la femme: il s’agit d’un problème
majeur de santé publique
• S’assurer que l’avortement soit fait dans de bonnes conditions
• Assurer une gestion de qualité des complications de l’avortement
• Faire le counseling et l’éducation en PF et promouvoir les services de planification
familiale
Le consortium SAA a soumis le cadre conceptuel des SAA à l’USAID/Washington,
aboutissant au financement par l’USAID de programmes SAA.
Répondant à l’appel en faveur d’un élargissement du concept des SAA, des personnes
appartenant au consortium SAA ont établi en juin 2000 un Groupe de travail avec pour plan
initial l’expansion du modèle de SAA de manière à inclure un élément communautaire.

Thèse médecine présentée et soutenue par Mr Ousmane Oumar Konipo Page 16


Prise en charge des avortements incomplets par la technique d’AMIU dans le service de gynéco-obstétrique du CHU Pt G

En 2001, les représentants du Groupe de travail ont ajouté aussi le counseling en tant
qu’élément séparé.
En 2002, le consortium SAA a adopté un modèle élargi portant cinq composantes qui sont :
 Collaboration entre la communauté et les prestataires de services afin de :
 Prévenir les grossesses non désirées et l’avortement insécurisé
 Mobiliser les ressources pour aider les femmes à recevoir des soins appropriés
 S’assurer que les services de santé prennent en compte les attentes et les besoins de
la communauté
 Counseling : Il permet d’identifier et répondre aux besoins de santé psychologiques de la
femme.
 Traitement :
Il s’agit de prendre en charge les complications des avortements
 Contraception et services de planification familiale :
L’objectif est d’aider les femmes à éviter une grossesse non désirée et à pratiquer
l’espacement des naissances.
 Santé reproductive et autres services de santé :
Il s’agit d’une prise en charge intégrée des problèmes de santé de la reproduction.
Au Mali, l’avortement n’est autorisé par la loi que pour sauver la vie de la femme, en cas de
viol, d’inceste ou lorsque l’enfant à naître est atteint d’une malformation grave reconnue
comme incurable au moment du diagnostic.
3. Rappel sur la clinique :
3.1. Menace d’avortement : Elle est caractérisée par des métrorragies, parfois minimes
indolores tantôt de sang rouge, tantôt de sang noir, tantôt rosé mêlées de sérosités, toujours
répétées. La femme peut se plaindre de discrètes douleurs à type de contractions utérines.
A l’examen, le col reste long et fermé et la région isthmique est normale ; il faut compléter cet
examen par une échographie.
3.2. Avortement proprement dit : Il est annoncé par l’importance des pertes sanguines et
par l’apparition de douleurs ou par leur augmentation en fréquence, en intensité et en
régularité.
A l’examen, le col est ouvert, de longueur variable; la partie basse de l’utérus évasée est
distendue par l’œuf.

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A ce stade, l’évolution se fait vers l’expulsion de l’œuf en un temps (au cours des deux
premiers mois de la grossesse) ou en deux temps pour les grossesses de 3 -4 mois (expulsion
du fœtus ; puis du placenta).
En cas d’avortement provoqué, essentiellement par des manœuvres endo-utérines et cervico-
vaginales, il peut s’y associer des lésions génitales et ou extra génitales.
3.3. Avortement incomplet : Cliniquement, l’utérus est plus petit que l’âge de la grossesse
ne le laisserait penser, le canal cervical est entrouvert, avec un saignement mêlé de débris
tissulaires. L’examen échographique montre des débris ovulaires ou placentaires selon l’âge
de la grossesse [13].

Image échographique d’un avortement incomplet [14]


3.4. Avortement complet : L’utérus est encore légèrement agrandi, bien rétracté, le
saignement se réduisant et le col en cours de fermeture ou fermé. On ne peut souvent affirmer
cliniquement le diagnostic que par des examens répétés. En cas de doute, on a recours à

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l’échographie qui met en évidence un utérus vide ne contenant ni sac ni débris intra-utérin.

3.5. Œuf clair : C’est un gros sac gestationnel avec absence d’embryon dans la cavité
amniotique, dont le diagnostique ne peut être affirmé que par l’échographie [15].

Image échographique d’un œuf clair [14]

3.6. Avortement môlaire : L’échographie objective l’image en flocon de neige d’un utérus
remplie de multiples échos placentaires avec présence de vésicules mais absence de cavité
amniotique et d’embryon [15]

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Image échographique d’une môle [14]

3.7. Grossesse arrêtée : Le diagnostique est purement échographique mettant en évidence la


présence dans l’utérus, d’un embryon de plus de 4 mm, sans activité cardiaque [15].

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Image échographique d’une grossesse arrêtée [14]

4. Complications des avortements : Certaines complications sont spécifiques aux


avortements spontanés et d’autres aux avortements provoqués. On distingue les complications
immédiates, les complications secondaires et les complications tardives.
4.1. Complications immédiates ou précoces :
o Le choc hypovolemique, toujours secondaire à une hémorragie de grande ou moyenne

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abondance.
o La rétention ovulaire.
o L’hémorragie qui peut entraîner une anémie.
o La perforation utérine qui est source d’hémorragie et d’infection locale pouvant se
généraliser, la perforation des organes de voisinage.
o La thrombophlébite intracrânienne.
o La mort par réflexe cervico-bulbaire, accident paroxystique, imprévisible souvent mortel
et ne survenant qu’en cas d’avortement provoqué par manœuvre intra-cervicales.
4.2. Complications secondaires :
Elles sont surtout infectieuses, on distingue :
 Les complications locales : l’endométrite
 Les complications locorégionales : la salpingite, la pelvipéritonite, l’abcès du douglas
voire la péritonite, le phlegmon des ligaments larges et de la gaine hypogastrique ;
 Les complications générales : le tétanos et la septicémie sont presque toujours mortelles
en raison de la responsabilité quasi-constante du clostridium perfringens. L’insuffisance
rénale aiguë et l’hépatonéphrite (toxique et ou infectieuse), la phlébite et la
thrombophlébite sont également des complications générales [10].
4.3. Complications tardives :
Elles sont gynéco obstétricales et neuropsychiques :
• Les complications gynéco-obstétricales mettent en jeu le pronostic obstétrical de la femme
:
 La stérilité
 L’hypofertilité
 Les avortements ou les accouchements prématurés à répétition par synéchies utérines ou
béances cervico-isthmiques
 La grossesse extra utérine (GEU)
 Le placenta acreta ou le placenta prævia
 La rupture utérine pendant la grossesse et au cours du travail
 L’hémorragie de la délivrance
• Les séquelles neuropsychiques sont : la névrose dépressive, le complexe de culpabilité et
d’indignité, les algies pelviennes séquellaires.
5- Etiologies des avortements spontanés :

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Les causes sont variées, et peuvent être maternelles ou ovulaires.


5.1. Causes maternelles :
• Les causes générales : Sont essentiellement les maladies rénales, cardiaques,
hypertensives, carentielles, métaboliques et endocriniennes (hyper ou hypothyroïdie,
déficience en œstrogènes, insuffisance lutéale, hyper androgénie) et immunologique
(incompatibilité sanguine fœto-maternelle dans le système rhésus), syndrome anti-
phospholipide.
• Les causes infectieuses : Au cours des infections, l’avortement peut survenir par deux
mécanismes :
 L’hyperthermie qui déclenche les contractions utérines aboutissant au décollement et à
l’expulsion de l’œuf,
 La traversée du placenta par les agents pathogènes.
Ces infections peuvent être :
- Bactériennes : syphilis, infections urinaires, listériose, rickettsiose, infections à
chlamydiae et à mycoplasme
- Parasitaires : paludisme, toxoplasmose ou
- Virales : toute virose est susceptible d’entraîner un avortement
• Les causes toxiques sont essentiellement le tabagisme, l’alcoolisme et les radiations
ionisantes.
• Les causes utérines sont représentées par les anomalies congénitales ou acquises du corps
utérin:
 Les malformations : utérus bicorne, unicorne, cloisonné, cordiforme, à éperon,
hypoplasies utérines
 Les tumeurs en particulier, les myomes sous muqueux, interstitiels, intra cavitaires
 Les malpositions utérines en particulier les retro déviations fixées de l’utérus
 Les synéchies utérines
 Les anomalies du col utérin congénitales ou acquises : les béances cervico-isthmiques,
les hypoplasies et les agénésies cervicales.
• Les causes traumatiques : les traumatismes abdomino-pelviens violents, sont des
causes rares avant 10 semaines de grossesse en raison de la situation pelvienne de
l’utérus.
5.2. Causes ovulaires : Elles sont essentiellement représentées par les aberrations
chromosomiques :

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• de nombre : monosomie, trisomie, tétraploïdie


• de structure : translocations, chromosomes en anneau, mosaïques
La môle hydatiforme, les anomalies de la greffe de l’œuf, les grossesses multiples

6. Motivations des avortements provoqués


6.1. Motivations d’ordre socio-économiques :
 Les problèmes familiaux : chômage, scolarité, filles jeunes ou célibataires, refus de
paternité, grossesse illégitime, grandes multipares
 Les raisons socio-économiques : pauvreté, viol
6.2. Motivations d’ordre moral :
• L’individualisme par relâchement du lien familial,
• Le relâchement du lien conjugal (adultère, absence temporaire ou définitive du
conjoint)
• La séduction
• Le discrédit des familles nombreuses,
• La pression du partenaire ou de la famille
• La sélection du sexe des enfants.
7. Méthodes d’évacuations :
7.1. Curage : C’est une méthode d’évacuation de l’utérus qui n’est réalisable que lorsque le
canal cervical est perméable pour permettre le passage d’un ou de deux doigts. Il doit être
effectué sous anesthésie, cependant, il est le plus souvent effectué sans anesthésie dans nos
hôpitaux et est alors extrêmement douloureux. L’évacuation est souvent incomplète et le
risque d’infection est grand du fait du non respect des règles de la prévention des infections.
7.2. Curetage : Cette technique consiste à évacuer le contenu utérin, à l’aide d’une curette.
Elle s’effectue sous anesthésie générale.
Les complications du curetage sont :
• la perforation utérine est favorisée par mauvaise traction du col sur un utérus retro
versé ou fortement antéversé
• les traumatismes de la vessie ou de l’intestin
• l’infection
• les déchirures cervicales sont plus fréquentes que la perforation.
7.3. Aspiration électrique : Cette méthode utilise une canule reliée à un appareil muni d’un

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tuyau de raccord qui provoque une dépression d’environ 600 mm de mercure (hg) permettant
ainsi l’aspiration. La technique d’aspiration est la même que l’aspiration manuelle avec la
canule de Karman.

7.4. Aspiration manuelle intra utérine (AMIU) : Cette technique utilise la succion pour
retirer les produits de conception à travers une canule; elle peut être réalisée dans une salle de
procédure ou d’examen clinique et ne nécessite pas toujours une anesthésie générale. Une
anesthésie locale peut être proposée. Elle nécessite la mobilisation de deux personnes au
maximum.

L’Organisation Mondiale de la Santé recommande, pour des soins appropriés pour


l’avortement, l’utilisation de l’aspiration manuelle intra-utérine (AMIU) plutôt que le curetage
utérin instrumental, la première méthode étant plus efficace et plus sûre [16].

7.5. Matériel nécessaire pour l’AMIU :

• Un plateau à instruments avec couvercle


• Un spéculum
• Une pince à badigeonner
• Une cuvette pour recevoir la solution antiseptique
• Une pince de Pozzi ou de Museux
• Un jeu de dilatateurs d’un calibre de 4 à 12mm
• Un jeu de canules de 6 à 12 mm
• Des adaptateurs
• Une seringue à faire le vide
• Un haricot pour recueillir les débris aspirés
• De la xylocaïne à 1%

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Seringue pour AMIU [10]


1. Patte de l’embout 7. Cylindre
2. Pièce interne 8. Click de retenu du collier de blocage
3. Valve démontée avec ses reliefs 9. Collier de blocage
4. Piston 10. Canule de Karman
5. Bras du piston
6. Pied du piston

7.6. Anesthésie locale : L’anesthésie locale, plus précisément l’anesthésie para cervicale avec
la lidocaïne est utilisée pour soulager la douleur.
Elle n’entraîne que peu de perturbations physiologiques permettant à l’utérus de se contracter
avec force et à la patiente de récupérer rapidement.
L’injection locale d’un anesthésique tel la lidocaïne affecte les fibres nerveuses situées autour
du col et du canal cervical. Elle minimise la douleur causée par l’étirement, la dilatation ou le
mouvement de la canule dans le col.
L’anesthésie para cervicale n’atteint pas les nerfs de l’utérus lui-même. Les nerfs

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transmettant ces sensations sont situés plus haut dans le bassin, par conséquent l’anesthésie
para cervicale n’affecte pas la douleur liée aux crampes utérines.
Complications liées à l’anesthésie locale :
Les complications majeures de l’anesthésie locale sont rares ; des convulsions et des décès
ont été rapportés dans des cas où des doses excessives ont été utilisées ou lors d’injections du
produit anesthésique dans un vaisseau.
Les effets minimes :
• Engourdissement des lèvres et de la langue
• Goût métallique
• Etourdissement et tête qui tourne
• Sifflement dans les oreilles
• Difficulté à fixer le regard
Les graves effets sont :
• Sensation de sommeil
• Désorientation
• Difficulté à s’exprimer
• Convulsions tonico-cloniques
• Dépression respiratoire ou arrêt respiratoire

HAUT

ARRIERE

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Parcours de la transmission de la douleur de l’utérus et du col à la moelle


épinière [17]
7.7. Description de la méthode d’AMIU :
La procédure doit être effectuée après une évaluation initiale et en l’absence de signes de
choc.
Expliquer les différentes étapes de la procédure à la cliente
Installer la patiente en position gynécologique après lui avoir fait vider la vessie, on
désinfecte le périnée, la vulve, le vagin avec une solution antiseptique.
Evaluer la position et la taille de l’utérus par un examen bi manuel soigneux afin d’exclure
toute affection éventuelle.
Mettre en place un spéculum pour apprécier l’état du col et des parois vaginales.
Tamponner les régions cervicales au moyen d’une solution antiseptique.
En fonction de l’état émotionnel de la patiente, du degré d’ouverture du col, de la durée de la
procédure ou de la compétence du prestataire, administrer une anesthésie para cervicale (à la
jonction de l’épithélium cervical et vaginal) avec 10ml de xylocaïne à 1% dont 2 ml
respectivement à 3h, 5h, 7h, 9h (aux positions des aiguilles d’une montre).
Saisir le col à l’aide d’une pince de Pozzi, exercer une traction douce sur le col afin de rendre
horizontal le canal cervical et l’utérus.
Dilater le col si nécessaire avec des bougies ou des canules de taille croissante.

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Introduire doucement la canule à travers l’orifice cervical jusqu’à ce qu’elle touche le fond
sans dépasser 10 cm en veillant à ce qu’elle ne touche pas les parois vaginales.
Noter la profondeur de la cavité utérine grâce aux points visibles sur la canule.
Fixer la seringue préparée à la canule et vérifier que l’on est bien dans la cavité utérine en
poussant lentement la canule dans la cavité utérine jusqu’à ce qu’elle touche le fond utérin et
en retirant légèrement la canule en arrière.
Ouvrir alors les valves de la seringue pour provoquer un effet de succion dans l’utérus, des
débris sanglants et des bulles doivent commencer à remonter dans la seringue.
Évacuer le contenu de l’utérus en imprimant des mouvements de va-et-vient parallèles au
grand axe de l’utérus, associés à une rotation sur l’axe de la seringue. Du fait de la pression
négative le contenu de l’utérus se détache et est aspiré dans la seringue. L’évacuation est
complète lorsqu’il n’y a plus de débris de tissus dans la canule mais une mousse rouge ou rose
et que l’opérateur a une impression de granulation de l’utérus au contact de la canule et que
l’utérus se contracte autour de la canule.
Une fois la procédure terminée, retirer tous les instruments et les plonger dans un bassin de
décontamination y compris les gants.
Inspecter les débris aspirés puis faire un examen anatomopathologique.
Surveiller la patiente quelque temps et vérifier les constantes et l’absence d’un saignement
anormal avant sa sortie.
Les soins après AMIU consistent à administrer des antibiotiques Canule
et un de
utéro tonique si
la seringue
nécessaire, puis un counseling et une contraception au besoin.

Spéculum

Utérus

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Main de l’opérateur
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Technique d’AMIU [10]


7-8- Complications de l’AMIU :

• La perforation utérine est la plus grave des complications mais elle est rare ; elle
peut entraîner un risque de lésion des autres organes par aspiration, un risque
d’infection et d’hémorragie

• L’hémorragie est secondaire à des troubles de l’hémostase, des troubles de la


rétraction utérine, la présence de fibrome ou à une aspiration incomplète.
• Les lésions cervicales peuvent avoir des conséquences pour les grossesses ultérieures
par béances cervico-isthmiques et risque d’accouchements prématurés.
• Les évacuations incomplètes sont causes d’hémorragie et d’infection, le taux
d’échec de l’AMIU : 0, 5 à 3% [34].
• L’aéroembolie survient lorsque par mégarde le piston est lâché pendant que la canule
est encore dans l’utérus.
• L’infection survient dans les jours suivant l’aspiration accompagnée de fièvre, de
métrorragies parfois d’un écoulement louche voire purulent.

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[Link]
1 - Cadre d’étude : Notre étude s’est déroulée dans le service de Gynécologie-Obstétrique du
CHU Pt G.
C.H.U. du Point "G" :
L’hôpital du Point-G, actuel Centre Hospitalier Universitaire a été construit en 1906. Il est
situé sur une colline à laquelle il emprunte son nom.
Il a été fonctionnel en 1912 sous l’administration de médecins militaires relevant de la
section mixte des médecins et infirmiers coloniaux basés à Dakar (Sénégal). Érigé en hôpital
national en 1959, l’hôpital du Point-G a eu le statut d’établissement public à caractère
administratif (EPA) en 1992 doté de personnalité morale et de l’autonomie financière suivant
la loi 92.025/A.N.R.M. du 05/10/92. En 2002 il est devenu un établissement public hospitalier
(EPH) suivant la loi 02-048 du 22 Juillet 2002. Géographiquement l’hôpital est bâti sur une
colline située au Nord de la ville de Bamako à 8 km du centre ville en Commune III, face à la
colline de Koulouba. Il couvre une superficie de 25 hectares. Structure de troisième
Référence, il abrite plusieurs services en son sein.
1-2. Le service de Gynécologie Obstétrique :
Il a été créé en 1912. Il était dirigé d’abord par les chirurgiens expatriés français, puis
par des chirurgiens maliens. La succession des différents chefs de service :
 1970 : Professeur Rougerie (chirurgien français) ;

 1970-1972 : Professeur Foucher (chirurgien français) ;

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 1972-1975 : Professeur Bocar Sall (traumatologue malien) ;

 1975-1978 : Professeur Mamadou Lamine Traoré (chirurgien généraliste


malien) ;

 1978-1983 : Docteur Colomard (chirurgien français) ;

 1984-1985 : Marc Jarraud (chirurgien français) ;

 1985-1986 : Docteur Jean Philippe (chirurgien français) ;

 1987 : Docteur Etienne Steiner (chirurgien français) ;

 1987-2001 : Professeur Amadou Ingré Dolo (gynécologue obstétricien


malien) ;

 2001-2003 : Docteur Niani Mounkoro (gynécologue obstétricien malien) ; le


service était en voie d’extinction

 2003 à nos jours : le service de Gynéco-Obstétrique qui n’existait plus sur


l’organigramme de l’hôpital du Point G à été ré-ouvert par le Professeur
Bouraïma Maïga (gynécologue obstétricien malien) ; qui a été en 1980 chef de
service adjoint.

Il faut noter que ces données ne sont pas exhaustives car notre enquête n’a pu remonter
jusqu’à la date de création du service.
Le bâtiment abritant le service de gynécologie obstétrique est construit sur 2 étages, situé
entre le service de médecine interne en avant, le service de Réanimation en arrière et
l’Urologie à gauche. Il comporte plusieurs unités (Voir organigramme de structure).
Le fonctionnement de ce service fait intervenir un nombre important de personnel :
- 7 Gynécologues obstétriciens

- 1 Médecin généraliste (en Spécialisation)

- 1 Assistant médical (Aide de bloc)

- 16 Techniciens supérieurs de santé dont :

 14 sages femmes (1 en formation),

 1 Major,

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 1 Aide de bloc.

- 9 Techniciens de santé

- 2 Aides Soignantes

- 8 Garçons de Salle dont 2 au bloc opératoire

- 1 Secrétaire.

1-3. Fonctionnement
Il existe 5 jours de consultation gynécologique (Lundi au Vendredi) et 5 jours de
consultation pédiatrique (Lundi au Vendredi), 4 jours d’opération en dehors des urgences. Les
consultations prénatales sont journalières. Un staff a lieu tous les jours ouvrables à partir de
8H30 mn unissant le personnel du service dirigé par le chef de service ou un de ses assistants.
Au cours de ce staff, l’équipe de garde fait le compte-rendu des activités et des évènements
qui se sont déroulés les 24 heures durant la garde. La visite est journalière et la visite générale
à lieu chaque Vendredi dirigé par le chef de service après le staff.
Au niveau organisationnel du service de garde : une permanence est assurée
par une équipe de garde composée : d’un médecin, quatre étudiants en
médecine faisant fonction d’interne, une sage-femme, un technicien supérieur
en anesthésie, une infirmière et deux garçons de salle.

Unité mixte, le service de Gynécologie Obstétrique reçoit majoritairement les urgences


obstétricales évacuées par d’autres structures sanitaires du district de Bamako et environs.
Sa double vocation de soins et de formation en fait un centre dynamique.
En effet l’organigramme de fonction du service de gynécologie obstétrique prévoit la mise en
place :
- d’une unité de Procréation Médicalement Assistée (PMA) en collaboration
avec l’INRSP (en cours de réalisation),

- d’une unité de cœlio-chirurgie,

- d’une unité d’oncologie gynécologique.

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CHEF DE SERVICE
SECRETARI
AT
Surveillant
GENERAL CHEF DE SERVICE de service
ADJOINT

Chef de Section Chef de Section Chef de Section


Recherche et Gynécologie Chirurgie Chef de
Formation Section
obstétrique

Respon-
Respon- Respon- Responsa- Responsa- Responsa- Responsable Responsa- Respon- Responsable sable
sable sable ble Unité ble Unité ble Unité Unité ble Unité sable Unité Unité
Unité Unité Formation Fertilité oncologie consultation Bloc Unité Accouchement / CPN /
S.I.S Recherche (PMA) externe Opératoire Hospi Suites de Grosses-
et cœlio- Couche se à
chirurgie Pathologiques risque
S.I.S : Système Informatique Sanitaire / C.P.N : Consultation Prénatal Natal / Hospi : Hospitalisation

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2. Type d’étude :

Il s’agit d’une étude prospective, descriptive et analytique avec collecte des données.
3. Période d’étude :

L’étude s’est déroulée dans le service de gynécologie-obstétrique du CHU Point G du 1 er juin


2OO9 au 31 juillet 2010 soit une durée de 14 mois.
4. Population d’étude :

Notre population d’étude a regroupé toutes les patientes enceintes avec un âge gestationnel
inférieur ou égal à 14 semaines d’aménorrhée, mariées ou célibataires, admises et/ou suivies
pendant la grossesse dans le service de gynéco-obstétrique du CHU Point G, quelle que soit
leur provenance.
5. Echantillonnage :
5.1. Critère d’inclusion : Ont été inclues dans l’étude toutes les patientes ayant bénéficié
d’une prise en charge suite à un avortement incomplet spontané ou provoqué ou celles munies
d’une échographie confirmant l’arrêt de la grossesse, la grossesse môlaire ou l’œuf clair avec
un âge gestationnel inférieur ou égal à 14 semaines d’aménorrhée.
5.2. Critère de non inclusion : Les patientes présentant des avortements complets, des
patientes admises pour menace d’avortement et qui à l’issue de la prise en charge sont sorties
porteuses d’une grossesse évolutive.
5.3 Taille de l’échantillon: Echantillonnage des unités statistiques (femmes avec avortement)
à été fait par la méthode non probabiliste. Ainsi nous avons utilisé la technique
d’échantillonnage par commodité : les cibles (femmes avec avortement dont l’âge
gestationnel ne dépasse pas 14 SA).
L’étude a porté sur 106 femmes prises en charge par la technique d’AMIU.
6. Collecte des données :
6.1. Technique de collecte des données : Un questionnaire constitué des différentes variables
a été élaboré, et testé. Ce qui a permis d’élucider les questions à compréhension difficile pour
les intéressées et à enlever celles jugées inutiles.
Les femmes ont été interviewées au cours de leur hospitalisation.
6.2. Variables étudiées :
Les variables étudiées sont :
• Les caractéristiques sociodémographiques
- L’âge

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- La profession
- La provenance
- Le statut matrimonial
- Le niveau scolaire
• Le profil obstétrical
- Le nombre de grossesse
- La parité
- Antécédent d’avortement
- Antécédent de curetage
• Les éléments cliniques
- Le mode d’admission
- L’état général
- L’âge gestationnel
- Le type d’avortement
- Les complications
• La prise en charge
- Les procédures d’évacuations utilisées
- Les procédures de contrôle de la douleur
- La prescription médicamenteuse
- Le counseling et la contraception.
- La durée de la procédure
• L’interview des patientes a porté sur :
- La satisfaction des patientes sur la qualité des soins (accueil et prestations) ;
- Le type de douleur ressentie ;
- Les suggestions.

7. Définitions opérationnelles :
• Le type d’avortement : était considéré comme avortement provoqué, tout avortement
mentionné dans ce sens sur les dossiers cliniques ; et comme avortement spontané lorsque
aucune mention n’était portée ou précisait ce type d’avortement.

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• La procédure d’évacuation : la technique utilisée pour assurer l’évacuation utérine


c’est : l’Aspiration Manuelle Intra Utérine(AMIU).
• Les procédures de contrôle de la douleur : les méthodes utilisées pour apaiser ou
supprimer la douleur.
- Anesthésie verbale qui est une technique dérivée des principes de l'hypnose et de
relaxation. Le praticien cherche à développer une atmosphère de sérénité et de
décontraction afin de limiter toute forme d'anxiété ou de stress chez la patiente.
- Anesthésie locale : anesthésie para cervicale.
• La douleur : impression anormale et pénible au niveau d’une partie du corps et perçue
par le cerveau, elle peut être :
- Peu intense donc peu importante
- Mitigée
- Intense ressentie au plus haut point
• Counseling : l’ensemble des renseignements et informations apportés aux patientes.
• La satisfaction des patientes sur la qualité des soins : l’appréciation par les patientes
des services de soins reçus.
• La qualité des soins : degré à partir duquel les prestations de soins dispensées à la malade
augmentent la probabilité des résultats souhaités et diminuent celles des résultats non
souhaités.
 Efficacité : évacuation complète
 Durée de la procédure : temps mis entre l’insertion de la canule et la fin de la procédure

8. Saisie et analyse des données :


La saisie et l’analyse des données ont été réalisées grâce au logiciel SPSS. Pour comparer
certaines fréquences nous avons utilisé le test chi carré et la différence a été considérée
comme statistiquement significative pour p < 0,05. Le traitement des textes a été fait sur
Microsoft Office Word 2007.
9. Contraintes et limites :

Nous avons été confrontés, au cours de nôtre étude à des difficultés d’ordre matériel (le kit
d’AMIU était souvent en rupture), à des difficultés par absence de local réservé à l’AMIU (les

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AMIU étaient pratiquées soit dans la salle d’accouchement soit dans une autre salle réservée à
d’autres activités du service comme les consultations externes ou les CPN)et à des difficultés
liées à l’enquête elle-même (le silence et le doute des patientes par rapport à certaines de leurs
réponses).
10. Aspects éthiques : L’étude a été faite avec le consentement éclairé des patientes et dans la
confidentialité.
L’anonymat a été gardé dans tous les cas.
Les informations recueillies ont été utilisées à des fins de recherche dans le domaine médical.

IV. Résultats :
1. Résultat descriptif :
1.1. La fréquence des avortements : Dans notre étude effectuée du 1er Juin 2009 au 31
Juillet 2010 il y a eu 1735 grossesses dont 106 avortements, soit une fréquence de 6,1%
Tableau I : Répartition des patientes selon le type d’avortement

Type d’avortement Effectif absolu Pourcentage(%)


Spontané 84 79,2
Provoqué 22 20,8
Total 106 100

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Les avortements spontanés représentent 79,2%

1.2. Les caractéristiques sociodémographiques de la population d’étude


1.2.1. L’âge :
Tableau II : Répartition des patientes selon l’âge

Tranche d’âge Effectif absolu Pourcentage(%)


(ans)
14 – 19 18 17,0
20 – 25 40 37,7
26 – 31 23 21,7
32 – 37 15 14,2
38- 43 4 3,8
44- 49 6 5,7
Total 106 100

La tranche d’âge 20-25ans représente 37,7%

1.2.2. La situation matrimoniale :


Tableau III : Répartition des patientes selon le statut matrimonial

Statut matrimonial Effectif absolu Pourcentage(%)

Mariée 78 73,6

Célibataire 27 25,5

Divorcée 1 0,9

Total 106 100


Les femmes mariées représentent 73,6%
1.2.3. La provenance :
Tableau IV: Répartition des patientes selon la provenance

Provenance Effectif absolu Pourcentage(%)


Bamako 78 73,6

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Hors Bamako 28 26,4


Total 106 100
Les femmes proviennent du district de Bamako dans 73,6% des cas
1.2.4. La profession :
Tableau V: Répartition des patientes selon la profession

Profession Effectif absolu Pourcentage(%)

Fonctionnaire 6 5,7

Elève\ étudiante 38 35,8

Ménagère 53 50,0

Autres 9 8,5

Total 106 100


Les ménagères sont majoritaires (50%)
Autres sont représentés par le secteur non formel : coiffeuses, teinturières, vendeuses etc.…)

1.2.5. Niveau d’instruction des patientes :


Tableau VI : Répartition des patientes selon le niveau scolaire

Niveau scolaire Effectif absolu Pourcentage(%)


Primaire 13 12,3
Secondaire 31 29,2
Supérieur 14 13,2
Non scolarisées 48 45,3
Total 106 100
Les femmes non scolarisées représentent 45,3%
1.2.5. Profil obstétrical des patientes :
[Link]. Le nombre de grossesse :
Tableau VII : Répartition des patientes selon le nombre de grossesse dans les antécédents.

Nombre Effectif absolu Pourcentage(%)


de grossesse
Nulligeste 31 29,2
Primigeste 10 9,4
Paucigeste 46 43,4
Multigeste 19 18,0
Total 106 100

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Les paucigestes représentent 43,4%


Nulligeste= pas de grossesse dans les antécédents obstétricaux
Primigeste= 1 grossesse
Paucigeste= 2-3 grossesses
Multigeste= 4-5 grossesses

[Link]. La parité :
Tableau VIII : répartition des patientes selon le nombre d’accouchement dans les
antécédents.

Nombre d’accouchement Effectif absolu Pourcentage (%)

Nullipare 31 29,2
Primipare 23 21,7
Paucipare 36 34,0
Multipare 11 10,4
Grande multipare 5 4,7
Total 106 100

Les Paucipares représentent 34%.


Nullipare= pas d’accouchement dans les antécédents obstétricaux
Primipare= un seul accouchement
Paucipare= 2-3 accouchements
Multipare= 4-5 accouchements
Grande multipare= supérieur ou égal à 6 accouchements
[Link]. Les antécédents de contraception et d’infection
Tableau IX : Répartition des patientes selon les ATCD d’infection génitale

ATCD d’infections Effectif absolu Pourcentage(%)


Oui 42 39,6

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Non 64 60,4
Total 106 100
Les femmes qui ont des antécédents d’infection génitale représentent 39,6%

Tableau X : Répartition des patientes selon les ATCD de contraception

contraception Effectif absolu Pourcentage(%)


Oui 39 36,8
Non 67 63,2
Total 106 100
Les patientes qui ont un antécédent de contraception représentent 36,8%.
[Link]. Les antécédents de manœuvres endo-utérines:
Tableau XI : Répartition des patientes selon l’antécédent de manœuvres endo-utérines

ATCD de manœuvres Effectif absolu Pourcentage(%)


Endo-utérines
Oui 18 17,0
Non 88 83,0
Total 106 100
Les patientes qui ont des antécédents de manœuvres endo-utérines comme méthode
d’évacuation représentent 17%.
[Link]. Les antécédents d’avortement :
Tableau XII : Répartition des patientes selon l’antécédent d’avortement

ATCD d’avortement Effectif absolu Pourcentage(%)


Oui 29 27,4
Non 77 72,6
Total 106 100
Les patientes qui ont un antécédent d’avortement représentent 27,4%.

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1.2.6. Mode d’admission :


Tableau XIII : Répartition des patientes selon le mode d’admission

Mode d’admission Effectif absolu Pourcentage(%)


Référée 20 18,9
Evacuée 15 14,1
Venue d’elle-même 71 67,0
Total 106 100
Les patientes venues d’elle-même sont majoritaires soit 67%
1.3. Aspects cliniques :
1.3.1. Etat général des patientes à l’admission :
Tableau XIV : Répartition des patientes selon l’état général à l’entrée

Etat général Effectif absolu Pourcentage(%)

Bon 82 77,4
Assez bon 10 9,4
Passable 11 10,4
Altéré 3 2,8
Total 106 100
L’état général à l’entrée est bon dans 77,4% des cas.
1.3.2. Motifs de consultation ou de référence ou d’évacuation
Tableau XV: Répartition des patientes selon le motif de consultation ou de référence ou
d’évacuation

Motifs de consultation Effectifs absolu Pourcentage(%)


ou
référence/évacuation
Hémorragie 52 49,1
Algie pelvienne 30 28,3
Hémorragie et Algie pelvienne 24 23,6
Total 106 100
Le motif de consultation le plus fréquent est l’hémorragie soit 49,1%.

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1.3.3. L’âge gestationnel au moment de l’avortement :


L’âge de la grossesse a été estimé en SA à partir de la date des dernières règles ou à
l’échographie.
Tableau XVI : Répartition des patientes selon l’âge gestationnel au moment de l’avortement.

Âge de la grossesse Effectif absolu Pourcentage(%)


05 -08 SA 34 32,1
09-12 SA 55 51,9
13-14 SA 17 16,0
Total 106 100
L’âge gestationnel est estimé entre 09 - 12 SA chez 51,9% des patientes.
1.3.4. Examen au spéculum :
Tableau XVII : Répartition des patientes selon le résultat de l’examen au spéculum.

Examen Effectif absolu Pourcentage(%)


au spéculum
Hémorragie endo-utérine 85 80,2
Lésion cervicale 15 14,1
Normal 6 5,7
Total 106 100
L’examen au spéculum révèle une hémorragie endo-utérine chez 80,2% des patientes.
1.3.5. Usage de l’échographie :
Tableau XVIII Répartition des patientes selon l’usage de l’échographie

Echographie Effectif absolu Pourcentage(%)


Oui 105 99,1
Non 1 0,9
Total 106 100
L’échographie est utilisée chez 99,1% des femmes pour confirmer le diagnostic.

1.3.6. Indications observées :


Tableau XIX : Répartition des patientes selon l’indication de l’AMIU.

Indications de l’AMIU Effectif absolu Pourcentage(%)

Avortement incomplet 93 87,8


Œuf clair 10 9,4

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Grossesse môlaire 3 2,8


Total 106 100

L’indication de l’AMIU est, dans 87,8% des cas, des avortements incomplets.
1.3.7. La contraception post-abortum :
Tableau XX : Répartition des patientes selon les méthodes contraceptives choisies.

Méthodes contraceptifs Effectif absolu Pourcentage(%)


Contraceptifs oraux 77 72,6
Contraceptifs injectables 17 16,0
CCV 10 9,4
DIU 2 1,9

Total 100
106

La plupart des patientes (72,6%) ont opté pour la méthode orale.

2. Résultats analytiques :
2.1. Relation entre le type d’avortement et la tranche d’âge
Tableau XXI : Relation entre le type d’avortement et l’âge.
Tranche d’âge Type d’avortement
TOTAL
Spontané Provoqué
N % N % N %

14-19 10 11,9 08 36,4 18 17,0

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20-25 29 34,5 11 50 40 37,7

26-31 23 27,4 0 0 23 21,7

32-37 12 14,3 3 13,6 15 14,2

38-43 4 4,8 0 0 4 3,8

44-49 6 7,1 0 0 6 5,7

Total 84 100 22 100 106 100

Khi-deux=15,896 P=0,007
La tranche d’âge 20-25 ans domine dans les deux types d’avortement.

2.2. Relation entre le type d’avortement et la profession :


Tableau XXII : Relation entre le type d’avortement et la profession
Profession Type d’avortement
TOTAL
Spontané Provoqué
N % N % N %

Fonctionnaire 4 4,8 2 9,1 6 5,7

Elève/Etudiante 25 29,8 13 59,1 38 35,8

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Ménagère 48 57,1 5 22,7 53 50,0

Autres 7 8,3 2 9,1 9 8,5

Total 84 100 22 100 106 100

Khi-deux= 9,357 P= 0,053


La majorité des avortements spontanés survient chez les ménagères soit 57,1%. Les élèves et
étudiantes ont pratiqué 59,1% des avortements provoqués.

2.3. Relation entre le type d’avortement et le statut matrimonial


Tableau XXIII : Relation entre le type d’avortement et le statut matrimonial
Statut matrimonial Type d’avortement TOTAL

Spontané Provoqué
N % N % N %
Mariée 69 82,1 9 40,9 78 73,6

Célibataire 14 16,7 13 59,1 27 25,5

Divorcée 1 1,2 0 0 1 0,9

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Total 84 100 22 100 106 100

Khi-deux= 16,609 P= 0,000


La plupart des avortements spontanés survient chez les femmes mariées soit 82,1%, et 59,1%
des avortements provoqués chez les femmes célibataires.

2.4. Relation entre le type d’avortement et le nombre de grossesse au moment de


l’avortement.
Tableau XXIV : Relation entre le type d’avortement et le nombre de grossesse au moment de
l’avortement.

Nombre Type d’avortement TOTAL


de grossesse
Spontané Provoqué
N % N % N %

Primigeste 19 22,6 12 54,5 31 29,2

Secondigeste 8 9,5 2 9,1 10 9,4

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Multigeste 57 67,4 8 36,3 65 61,3

Total 84 100 22 100 106 100

Khi-deux= 9,795 P= 0,044


Les avortements spontanés surviennent chez les multigestes avec un pourcentage de 67,4%, et
54,5% des avortements provoqués chez les primigestes.

2.5. Relation entre le type d’avortement et le niveau d’instruction :


Tableau XXV : Relation entre le type d’avortement et le niveau d’instruction
Niveau d’instruction Type d’avortement
TOTAL
Spontané Provoqué
N % N % N %

Primaire 12 14,3 1 4,5 13 12,3

Secondaire 23 27,4 8 36,4 31 29,2

Supérieur 7 8,3 7 31,8 14 13,2

Non scolarisée 42 50,0 6 27,3 48 45,3

Total 84 100 22 100 106 100


Khi-deux= 12,733 P= 0,013
La majorité des avortements spontanés a été observée chez les patientes non scolarisées soit
50% et 36,4% des avortements provoqués chez les femmes ayant un niveau d’instruction
secondaire.

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2.6. Etude qualitative :


2.6.1. Qualification du prestataire des soins :
Tableau XXVI : répartition des patientes selon la qualification du prestataire qui a pratiqué
l’aspiration manuelle intra utérine

Qualification Effectif absolu Pourcentage(%)


Interne 51 48,1
Médecin 55 51,9

Total 106 100


Les médecins ont pratiqué 51,9% des AMIU
2.6.2. Contrôle de la douleur :
Tableau XXVII : Répartition des patientes selon la procédure de contrôle de la douleur

Anesthésie Effectif Pourcentage


Verbale 37 34,9
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Locale 69 65,1

Total 106 100


L’anesthésie locale a été effectuée dans 65,1% des procédures de contrôle de la douleur.

Tableau XXVIII : Répartition des plaintes des patientes selon la procédure de contrôle de la
douleur et la perception de la douleur
Perception douloureuse Type d’anesthésie
TOTAL
Locale Verbale
N % N % N %

Peu intense 37 53,6 9 24,3 46 43,4

Mitigée 30 43,5 22 59,5 52 49,1

Intense 2 2,9 6 16,2 8 7,5

Total 69 100 37 100 106 100


Khi-deux=11,678 P=0,03
La douleur était peu intense dans 53,6% des AMIU sous anesthésie locale, et mitigée dans
59,5% sous anesthésie verbale.
2.6.4. Le Counseling :
Tableau XXIX : Répartition : des patientes selon le counseling

Counseling Effectif absolu Pourcentage(%)


Oui 105 99,1
Non 1 0,9
Total 106 100
Les patientes qui ont bénéficié d’un counseling représentent 99,1%.
2.6.5. Efficacité de l’aspiration manuelle intra utérine :

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Tableau XXX: Répartition des patientes selon la vacuité utérine post AMIU

Efficacité Effectif absolu Pourcentage(%)


Oui 104 98,1
Non 2 1,9
Total 106 100
La vacuité utérine est retrouvée chez 98,1% des patientes.

2.6.6 Complications
Tableau XXXI : Répartition des patientes selon les complications observées après AMIU

Complication Effectif absolu Pourcentage(%)


Oui 1 0,9
Non 105 99,1
Total 106 100
Un seul cas d’hémorragie par CIVD est observé soit 0,9%.
2.6.7. Le traitement médical :
Tableau XXXII : Répartition des patientes selon l’usage d’antibiotiques

Antibiotique Effectif absolu Pourcentage(%)


Oui 105 99,1
Non 1 0,9
Total 106 100
Les patientes qui ont reçu l’ordonnance d’antibiotique représentent 99,1%.
Tableau XXXIII: Répartition des patientes selon l’usage d’utéro toniques

Utéro tonique Effectif absolu Pourcentage(%)


Oui 101 95,3
Non 5 4,7
Total 106 100
La majorité des patientes ont reçu des utéro toniques après l’AMIU soit 95,3%.
Tableau XXXIV : Répartition des patientes selon la prescription d’antalgiques

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Antalgique Effectif absolu Pourcentage(%)


Oui 94 88,7
Non 12 11,3
Total 106 100
Les patientes qui ont bénéficié des antalgiques représentent 88,7%.

Tableau XXXV : Répartition des patientes selon la transfusion sanguine.

Transfusion Effectif absolu Pourcentage(%)


De sang
Oui 11 10,4
Non 95 89,6
Total 106 100
Les patientes qui ont reçu du sang total représentent 10,4%.
Tableau XXXVI : Relation entre la transfusion sanguine et le diagnostic.
Diagnostic Transfusion sanguine
N %
Avortement incomplet 8 72,7
Œuf clair 0 0
Grossesse môlaire 3 27,3
Total 11 100
La majorité des transfusions sanguines a été faite dans les cas d’avortement incomplet soit
72,7%.
Tableau XXXVII : Répartition des patientes selon la transfusion de plasma frais
congelé(PFC)

Transfusion Effectif absolu Pourcentage(%)


De PFC
Oui 1 0,9
Non 105 99,1
Total 106 100
Une seule patiente a reçu du plasma frais congelé soit 0,9%.

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2.6.8. Anatomie pathologie


Tableau XXXVIII : Répartition des patientes selon le résultat de l’examen d’anatomie
pathologie

Anatomie Effectif absolu Pourcentage(%)


pathologie
OUI 15 14,2
NON 91 85,8
Total 106 100

L’examen anapath du produit d’aspiration a été fait chez 14,2 % des patientes.

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V. Commentaires et discussions :
1. Limites et contraintes de l’étude : La problématique de l’avortement étant complexe,
l’étude n’a pas la prétention de cerner tous les aspects.
La différence entre avortement provoqué clandestin et avortement spontané est parfois
difficile à établir ce qui a pu être à l’origine de la surestimation des cas d’avortement
spontanés. Les avortements provoqués peuvent être dissimulés par les patientes par crainte de
poursuites judiciaires ou de réprimandes eut égard la religion et les coutumes en milieu
africain.
Il existe un biais inhérent aux enquêtes par interview à cause de : l’influence exercée par
l’enquêteur sur les réponses des patientes concernant surtout la qualité de l’accueil, la
satisfaction par rapport soins reçus, la perception de la douleur.
2. La fréquence des avortements :
Sur 1735 grossesses survenues entre le 1er Juin 2009 au 31 Juillet 2010 ,106 cas d’avortement
ont été colligés soit une fréquence de 6,1%. Les cas d’avortement ont été classés en deux
groupes :
- Les avortements spontanés au nombre de 84, soit 79,2% comprenant les grossesses
arrêtées en cours d’avortement (67% des cas), les œufs clairs (9,4% des cas) et les
grossesses môlaires (2,8% des cas).
- Les avortements provoqués au nombre de 22 (20,8% des cas) étaient des avortements
incomplets.
La fréquence des avortements à risque est de 20,8% des avortements. Touré C.A au CS Réf
CIV de Bamako [18] et Coulibaly M à l’hôpital Nianankoro Fomba de Ségou [19] ont trouvé
respectivement un taux de 8% et 10,4%.
Notre taux élevé d’avortements à risque s’explique par le fait que le CHU du Point G
structure sanitaire de 3eme niveau reçoit majoritairement des cas compliqués.

Des taux supérieurs aux nôtres ont été rapportés au Burkina Faso, au Benin et au Togo soit
respectivement 32,3% ; 27,6% et 63,1% [20, 21, 22].
Les taux d’avortements à risque observés en RCI (23,4%) ; et en Tanzanie (21%) sont
proches des nôtres [23].
Cependant les patientes présentant un avortement à risque ne consultent pas toujours dans une
structure sanitaire, d’où l’existence de complications passées inaperçues, de décès et
d’hospitalisation en dehors des services de gynécologie obstétrique pour des motifs tels que :

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anémie sévère, état de choc, péritonite, intoxication, etc. Tous ces éléments pourraient
expliquer la sous estimation de la fréquence réelle des avortements.
Au cours de notre étude les avortements spontanés représentaient 79,2% de l’ensemble des
avortements. Touré C.A [18], Coulibaly M [19], Lokossou au Benin [21], Baeta au Togo [22],
Tapsoba [20] et Ky [24] au Burkina Faso ont rapporté respectivement 92%, 89,6%, 72,37%,
36,8%, 69,9% et 78,3% de cas d’avortements spontanés.
3. Les caractéristiques sociodémographiques des patientes
3.1. L’âge : Au cours de notre étude, nous avons constaté que l’avortement, quel qu’il soit
concerne les femmes de tout âge avec un maximum entre 20 et 25 ans. Cela s’explique par le
fait que c’est la tranche d’âge la plus active sexuellement. Il existe un lien entre l’âge et le
type d’avortement (P=0,007).
L’âge moyen des patientes était de 31,5 ans avec des extrêmes d’âge de 14 à 49 ans. Nos
résultats sont proches de ceux de :
- Coulibaly M [19] qui a trouvé 29,5 ans
- Touré C.A [18] qui a trouvé 32,6 ans
- Pandian en Angleterre, Pang et Chung à Hong Kong qui ont trouvé respectivement
comme moyen d’âge 29 ans, 32 ans et 29 ans [31].
L’âge moyen des patientes concernées par l’avortement varie peu d’une région à l’autre à
travers le monde.
3.2. Profession : l’avortement spontané était fréquent chez les ménagères (57,1% des cas)
tandis que les avortements provoqués étaient retrouvés surtout chez les élèves et étudiantes
(59,1% des cas). Cependant notre étude ne permet pas d’établir un lien entre l’activité
professionnelle et la survenue de l’avortement (P=0,053).

3.3. Statut matrimonial :


Les femmes mariées étaient majoritaires dans l’ensemble des avortements soit une fréquence
de 73,6%.
Toutefois les avortements provoqués étaient plus fréquents chez les femmes célibataires
(59,1% des cas d’avortement provoqué). Il ressort de notre étude que l’avortement provoqué

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est en rapport avec le statut matrimonial (P=0,000). Ce constat pourrait s’expliquer par la
crainte des représailles des parents, la mauvaise réputation socio – culturelle d’une fille mère,
les coutumes et traditions concernant le mariage, la honte et la crainte d’avoir un enfant hors
mariage.
2.4. Niveau d’étude :
Durant l’étude, nous avons retrouvé 45,3% de non scolarisées, 12,3% de niveau primaire,
29,2% de niveau secondaire et 13,2% de niveau supérieur.
Ces résultats sont comparables à ceux de Touré C.A [18], qui a enregistré : 44% de non
scolarisées, 16% de niveau primaire, 30% de niveau secondaire, 10% de niveau supérieur.

Cependant la majorité des avortements spontanés ont été observés chez les patientes non
scolarisées (50% des cas) et 36,4% des cas d’avortement provoqué chez les femmes ayant un
niveau d’instruction secondaire. Il existe un lien entre le niveau d’instruction et la survenue
d’avortement (P= 0,013). Plus la femme a un niveau d’instruction bas, plus il y a un risque de
survenue d’un avortement au cours de la grossesse.

2.5. Provenance : Les patientes sont venues de différents horizons avec une nette
prédominance de la ville de Bamako (73,6%) en rapport avec la situation géographique du
CHU Point G où a été réalisée l’enquête.
2.6. Le profil obstétrical : Le profil obstétrical de ces femmes concernant la gestité au
moment de l’avortement a permis de constater que les primigestes(54,5%) étaient les plus
atteintes au niveau des avortements provoqués. Il s’agissait d’adolescentes chez qui l’accès à
la planification familiale était limité eut égard les principes et certains coutumes. Il existe un
lien entre la gestité et le type d’avortement (P= 0,044).

La prédominance des primigestes se justifie par :


- Le stress lié à une première grossesse dans un contexte social non formel
- La survenue d’une grossesse non désirée.
3. Aspects cliniques :
3.1. Etat général : L’état général des patientes à l’admission était bon dans 77,4% des cas.
Notre taux est inférieur à ceux de :
- Coulibaly M [19] qui a rapporté 98,4%
- Touré C.A [18] qui a rapporté 98%.
Cela s’explique par le fait que le CHU du Point G reçoit majoritairement les cas compliqués.
L’état général des patientes est un élément capital dans la prise en charge rapide.

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Prise en charge des avortements incomplets par la technique d’AMIU dans le service de gynéco-obstétrique du CHU Pt G

3.2. Motifs de consultation : Il ressort de notre étude que 49,1% des patientes ont consulté
pour métrorragies et 28,3% pour douleurs pelviennes. En effet la plupart des métrorragies
survenaient dans les avortements incomplets ou au cours des grossesses arrêtées par rétention
des débris placentaires ou ovulaires.
Nos résultats sont proches de ceux de Touré C.A qui a rapporté que 49% des patientes ont
consulté pour métrorragies et 28% pour algies pelviennes [18].
3.3. Age gestationnel :
L’âge gestationnel était estimé entre 09 et 12SA au moment de l’avortement chez 51,9% de
nos patientes. Notre résultat est proche de celui rapporté par Coulibaly M qui a trouvé que
58,4% des patientes avaient un âge gestationnel entre 09 et 12SA [19].
3.4. Indication de l’AMIU :
L’AMIU a été indiquée dans 87,8% des cas pour avortement incomplet, 9,4% pour œuf clair
et 2,8% pour grossesse molaire. Nos résultats sont proches de ceux de Touré C.A [18] et de
Coulibaly M [19] qui ont trouvé respectivement 80% et 84% pour avortement incomplet, 17%
et 10,4% pour œuf clair, 3% et 5,6% pour grossesse molaire.
Toutefois 99,1% de nos patientes ont bénéficié d’une échographie avant l’AMIU dans un but
diagnostique. La plus part des avortements incomplets sont dus à des rétentions de débris
placentaires ou ovulaires.

4. La qualité des prestations de soins après avortement


4.1. Evaluation de l’AMIU :
4.1.1. Evaluation de la technique : L’évacuation par aspiration manuelle avec la canule de
Karman a permis une amélioration des soins après avortements.
En effet avant l’introduction des SAA, l’étude menée par Ky en mai 1997 [20], a retrouvé
une évacuation utérine par curage digital dans 80% des cas et le curetage chez 19,6% des
patientes. Par contre les données recueillies par l’étude de Tapsoba en 1998 [21] notaient
comme procédures d’évacuation au cours de la première phase le curetage chez 60,3% et le
curage chez 39,7% des patientes.
En seconde phase, l’aspiration manuelle a été la procédure d’évacuation la plus utilisée
97,1% des cas au détriment du curetage 1,8% des cas et du curage 1,1% des cas.
Comparé à notre étude, nous remarquons une évolution et une amélioration dans la prise en
charge des avortements. Toutes nos patientes ont bénéficié d’une AMIU, technique aux
avantages incomparables. Aucun curetage n’a été effectué ; en effet cette pratique nécessite :
un bilan, une anesthésie générale, un bloc fonctionnel, une boîte de curetage, une

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hospitalisation obligatoire, un personnel qualifié et le coût qui variait entre 52 860 et 54 688 F
CFA [20]. Alors que le coût de l’AMIU dans notre étude a été 8600 CFA. La différence est
très nette.
4.1.2. Qualification du prestataire des soins :
Au cours de notre étude, 51,9% des AMIU ont été pratiquées par des médecins (gynécologues
obstétriciens et médecins généralistes) et 48,1% des AMIU par des internes. Cependant les 2
cas d’AMIU où l’utérus n’était pas complètement vide ont été pratiqués par des internes. Cela
s’explique par le fait que certains internes au début de leur stage n’ont pas assez de
compétences requises pour effectuer une AMIU.
4.1.3. Contrôle de la douleur :
Lors de l’AMIU, le contrôle de la douleur est un critère d’évaluation de la qualité des soins
après avortement. Il permet une intervention dans de bonnes conditions de sécurité et de
confort pour la patiente.
Deux procédures de contrôle de la douleur ont été utilisées dans notre étude à savoir
l’anesthésie verbale, l’anesthésie locale ou para cervicale. La grande majorité des patientes
ont bénéficié de l’anesthésie locale 65,1%. Cependant 43,5% de nos patientes ayant bénéficié
de l’anesthésie para cervicale ont ressenti des douleurs modérées et 02,9% ont ressenti des
douleurs intenses, ce qui pourraient s’expliquer par la rétraction utérine au cours de
l’évacuation.
Ces douleurs justifieraient l’association des antalgiques dans la prise en charge de la douleur
avant et ou pendant l’aspiration. En effet 88,7% de nos patientes ont bénéficié des antalgiques
après l’AMIU.
Le contrôle de la douleur demeure encore un problème. La tendance du personnel à n’utiliser
que l’anesthésie verbale et la perception de la douleur par 46,4% des patientes sous anesthésie
locale, devrait conduire à l’amélioration de la prise en charge de la douleur par
l’administration d’antalgique systématique combinée à l’anesthésie locale à tout moment. Il
faut noter que l’anesthésie locale est recommandée lors de la pratique de l’AMIU.
L’absence d’anesthésie générale permet le dialogue entre le prestataire et la patiente durant
tout le processus de prise en charge notamment au moment de la procédure. En effet la
patiente reçoit des informations sur son état de santé, le plan de soins, le retour de sa
fécondité.
4.1.4. Les complications observées pendant ou après l’AMIU : L’hémorragie par CIVD à
été la seule complication observée au cours de notre étude avec 0,9%.Notre résultat est proche
de ceux de Mohamed en 1992 au Zimbabwe[34], de Coulibaly M [19] et de Touré C.A [18]

Thèse médecine présentée et soutenue par Mr Ousmane Oumar Konipo Page 59


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qui ont rapporté respectivement 0,3%, 1,6% et 1%. Les complications sont rares dans l’AMIU
comme l’atteste nos résultats et ceux de la littérature.
4.1.5. Counseling.
La presque totalité de nos patientes ont bénéficié d’un counseling soit 99,1%.
Le counseling à été d’un apport précieux dans le choix d’une méthode contraceptive.
Un counseling bien mené aide la patiente à choisir une méthode contraceptive sure et efficace
évitant du coup la survenue de nouvelles grossesses non désirées.
4.1.6. Contraception post AMIU :
Nous avons constaté une prédominance de l’utilisation de la pilule : 72,6% des cas. Traoré F
en 2002 a rapporté que 79,9% des patientes ont choisi la pilule. Cela s’expliquerait par la
disponibilité et la facilité d’administration de la pilule par rapport aux autres méthodes
contraceptives, notamment le DIU, les injectables, l’implant dont l’insertion nécessite une
petite formation.
4.1.7 Efficacité :
Taux de réussite de l’AMIU : Nous avons eu 98,1% de succès. Ce chiffre est comparable à
celui d’El kabarity en 1985 en Egypte, à celui de Kizza et Rogo en 1990 au Kenya, à celui de
Touré C.A et à celui de Coulibaly M qui ont trouvé respectivement 98%,98%,98% et 96%.
Durée de la procédure de l’AMIU : On a observé la durée à partir de l’introduction de la
canule jusqu'à la fin de la procédure
Pour la durée de la procédure nous avons observé 5 à 9 minutes dans 58,5% de l’ensemble des
avortements dont 54,5% des avortements provoqués et 59,5% des avortements spontanés,
Cette durée permet d’augmenter le taux de réussite et d’éviter des évacuations chirurgicales
inutiles.
4.1.8 Mortalité et morbidité :
Il ressort dans notre étude que 2,8% de nos patientes ont présenté une môle complète et ont
bénéficié d’un suivi post molaire leur ayant permis d’être déclarée guérie sur la base de 3
dosages successifs de BHCG plasmatique.
Aucun cas de décès maternel n’a été observé pendant l’étude et toutes nos patientes sont
sorties de l’hôpital avec une évolution favorable.

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VI. Conclusion et recommandations


A. Conclusion
Au cours de notre étude, 106 cas d’avortement sur 1735 grossesses ont été colligés, soit une
fréquence de 6,1%. Tous ces cas ont bénéficié de la technique d’AMIU disponible dans le
service de gynécologie obstétrique du CHU Point G depuis une quinzaine d’année environ. Le
très faible taux de complication (0,9%), le coût peu élevé des soins, une durée
d’hospitalisation très réduite, la disponibilité et la simplicité de la technique sont des
avantages certains de l’AMIU, méthode de choix que nous recommandons vivement dans la
prise en charge des avortements incomplets.
B. Recommandations :
1. Aux prestataires de soins après avortement :
 Améliorer la prise en charge de la douleur pour une AMIU sans douleur,
 Pratiquer un remplissage correct des dossiers pour leurs exploitations futures,
 Procéder de façon systématique au counseling pré, per et post AMIU
 Intégrer les soins après avortement aux services de santé de la reproduction.
2. A la communauté :
Adhérer aux SAA et adopter la PF à travers des comportements responsables.
3. Aux autorités :
 Améliorer l’accès aux SAA par la dotation des structures sanitaires en salle et kits
d’AMIU.
 Assurer la formation continue du personnel.
 Intégrer autant que faire se peut les services de PF aux SAA.
 Assurer la pérennité et la qualité des services de SAA par la supervision formative.

REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
1. Merger R, Levy J, Melchior J.
Thèse médecine présentée et soutenue par Mr Ousmane Oumar Konipo Page 61
Prise en charge des avortements incomplets par la technique d’AMIU dans le service de gynéco-obstétrique du CHU Pt G

Avortement provoqué clandestin.


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Manual Vacuum Aspiration: A Summary of clinical and programmatic experience
Worldwide. Carrboro, North Carolina, IPAS, 1993

Fiche signalétique :
NOM : KONIPO PRENOM : Ousmane Oumar
TITRE : Prise en charge des avortements incomplets par la technique d’aspiration manuelle
intra utérine dans le service de gynécologie obstétrique du CHU du Point G du district de
Bamako 2009 à 2010
Année universitaire 2010-2011
Ville de soutenance : Bamako
Pays d’origine : Mali
Lieu de dépôt : Bibliothèque de la FMPOS
Secteurs d’intérêts : Gynéco- Obstétrique
Résumé :
Notre étude avait pour objectif d’étudier la prise en charge des avortements incomplets par
la méthode d’AMIU.
Elle s’est déroulée dans le service de gynécologie obstétrique du CHU du Point G de Bamako.

Thèse médecine présentée et soutenue par Mr Ousmane Oumar Konipo Page 64


Prise en charge des avortements incomplets par la technique d’AMIU dans le service de gynéco-obstétrique du CHU Pt G

C’est une étude prospective descriptive et analytique qui s’est étendue sur une période de 14
mois, allant du 1er Juin 2009 au 31 Juillet 2010.
Sur 1735 grossesses on notait 106 avortements .Parmi ces avortements 84 ont été spontanés
tandis que 22 provoqués dont les élèves et étudiantes ont été les plus touchées avec 59,1%.
Nous déplorons la survenue de la douleur malgré l’application de l’anesthésie locale chez
46,4%. 72,6% des patientes ont opté pour la contraception orale après le counseling post
AMIU.L’efficacité a été observée dans 98,1% après contrôle à leur rendez vous.
MOTS CLES : Aspiration manuelle intra-utérine, Avortement, Qualité de service.

Fiche d’enquête

Dossier N° : …. Date : ….

Adressée Par : Pour :

I- IDENTITE
Nom : Prénom :

Age : Résidence :

Profession : Niveau d’instruction :

Situation matrimoniale :

Mariée:…. Célibataire : ….

Nombre de coépouse:….

Divorcée:…. Veuve:….

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Prise en charge des avortements incomplets par la technique d’AMIU dans le service de gynéco-obstétrique du CHU Pt G

II- ANTECEDENTS
Médicaux : Chirurgicaux :

Gynéco obstétriques :

Gestité: Parité:

Avortement :
Spontané :….. Provoqué :

Enfants vivants :…. Enfants décédés : ….

DDR:

Contraception : OUI : …. NON :…


Type :….

III- EXAMEN CLINIQUE

Etat général :………. TA :…… T° :

Douleurs abdominales : OUI :…. NON :….

Age gestationnel :……SA

Métrorragie : OUI :… NON :…

Lésion traumatique cervico-vaginale :….

Diagnostic :

Complications à l’entrée :
OUI :… NON :…
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Prise en charge des avortements incomplets par la technique d’AMIU dans le service de gynéco-obstétrique du CHU Pt G

- Anémie :…
- Etat de choc :…
- Endométrite :…
- Péritonite :…..
- Perforation utérine :….
- Septicémie :….
- Abcès du Douglas :…
- Autres (à préciser) :….

IV- PRISE EN CHARGE


Hauteur utérine :…..

AMIU :….

Anesthésie :
OUI :….. Type :…
NON :…

N° canule :….

Quantité de débris :….

Débris envoyés à l’anapath : OUI :… NON :…

Opérateur :
Sage femme :…
Médecin :….
Interne :….

Complications opératoires :
OUI :… Préciser :…
NON :…

Prescription médicale

Sang : OUI :… NON :….

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Plasma frais congelé : OUI :… NON :….


Solutés : OUI :… NON :…
Antibiotiques : OUI :…. NON :…
Antalgiques : OUI :… NON :…
Methergin : OUI :…. NON :…
Autres :…..

Durée d’hospitalisation :…..

Counseling PF: OUI… NON:…

Contraception: NON:… OUI:… Type :….

RDV : NON :… OUI :…. Durée :….

Résultat anapath :

SERMENT D'HIPPOCRATE
En présence des Maîtres de cette faculté, de mes chers condisciples, devant l'effigie
d'Hippocrate, je promets et je jure, au nom de l'Etre Suprême, d'être fidèle aux lois de
l'honneur et de la probité dans l'exercice de la Médecine.
Je donnerai mes soins gratuits à l'indigent et n'exigerai jamais un salaire au dessus de mon
travail, je ne participerai à aucun partage clandestin d'honoraire.
Admis a l'intérieur des maisons, mes yeux ne verront pas ce qui s'y passe, ma langue taira
les secrets qui me seront confiés et mon état ne servira pas à corrompre les mœurs, ni a
favoriser le crime.
Je ne permettrai pas que des considérations de religion, de nation, de races, de parti ou de
classe sociale viennent s'interposer entre mon devoir et mon patient.
Je garderai le respect absolu de la vie humaine dès sa conception.
Même sous la menace, je n'admettrai pas de faire usage de mes connaissances médicales
contre les lois de l'humanité.
Respectueux et reconnaissant envers mes maîtres, je rendrai à leurs enfants l'instruction
que j'ai reçue de leur père.
Que les hommes m'accordent leur estime si je suis fidèle à mes promesses.
Que je sois couvert d'opprobre et méprisé de mes confrères si j'y manque

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Je le jure.

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