Organisation de Shabbat à Marseille
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L'OCCIDENT EUROPÉEN
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Occident Européen au Moyen âge Chargé du cours : Dr HIEN Worondjilè
SYLLABUS
Crédit : 6
Objectif général :
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Occident Européen au Moyen âge Chargé du cours : Dr HIEN Worondjilè
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Occident Européen au Moyen âge Chargé du cours : Dr HIEN Worondjilè
Introduction générale
Le concept Occident européen fait l’expression des réalités historiques, politiques et
territoriales, économiques et culturelles qui ont marqué l’Europe occidentale actuelle. Le
contenu historique est précisé par le terme moyen âge qui complète l’intitulé du cours :
l'Occident européen au Moyen Âge (OEM). Le Moyen Âge est la longue période qui s’est
écoulée du 04 septembre 476, date de déposition du dernier empereur Romulus Auguste de
l’empire romain d’occident par les peuples barbares à 1492, année de découverte du « Nouveau
Monde », l’Amérique par Christophe Colomb. C’est aussi politique et territoriale, l’OEM est
matérialisé par un espace délimité et partagé entre des États aux caractères naturels globalement
communs et ayant été dirigés par des régimes politiques évolutifs. L’OEM est enfin une entité
culturelle ; cette partie de l’Europe fut caractérisée, en effet, par les luttes religieuses souvent
sanglantes entre le christianisme prosélytiste et l’islam expansionniste et les croyances
anciennes subissant le poids asphyxiant et déstructurant du christianisme. Le christianisme s’est
imposé par une grande influence qui a modelé la structure de la société de l’Europe occidentale,
son organisation politico-administrative et son fonctionnement.
La première difficulté à laquelle se confrontent les chercheurs sur l’histoire de l’OEM
réside dans la diversité des faits historiques, leur imbrication assez complexe les uns dans les
autres : il est par exemple difficile d’étudier le fait économique sans une considération
appropriée du sujet religieux alors que même les deux thèmes ne se confondent pas. En
politique, le même terme n’exprime pas les mêmes faits et gestes d’une région à une autre. C’est
ainsi que les devoirs d’un vassal envers son seigneur doivent être nuancés de l’Angleterre au
royaume de France. Toutefois, la délicatesse des événements et des sujets à étudier ne se trouve
pas seulement dans une imbrication thématique dont ils font objet ou leur variance
géographique, du fait du long étirement de la période médiévale (plus de mille ans) le chercheur
ou l’étudiant se butte immédiatement à une autre difficulté, leur chevauchement chronologique.
Au regard de l’énormité de l’OEM en termes de durée, de contenu et même d’espace,
nous regroupons dans le présent cours les analyses thématiques en deux grandes parties : la
première partie se concentre sur l’évolution politique et religieuse du Moyen âge alors que la
deuxième partie se porte sur l'évolution économique et sociale. Quant aux considérations
chronologiques, afin d’apporter plus de précision au contexte de déroulement des faits, elles
ont été examinées suivant les grandes périodes établies du moyen âge :
❖ Le haut moyen-âge ou siècles des obscurs qui va du V-XI siècles
❖ Le moyen-âge classique ou les beaux siècles allant du XI-XIII siècles
❖ La fin du moyen âge ou les temps difficiles allant du XIV-XV siècles
Cette démarche vise à fixer le cadre et les préalables fondamentaux qui puissent permettre à
l’étudiant de faire une lecture-recherche méthodique et plus poussée tout en ayant une maîtrise
de son sujet.
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Occident Européen au Moyen âge Chargé du cours : Dr HIEN Worondjilè
PREMIÈRE PARTIE
L’évolution politique et religieuse du Moyen âge
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Introduction
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en deux grandes parties : l’empire d’occident et l’empire d’orient1. Les deux parties qui,
progressivement, vivaient isolées l’une de l’autre se séparent définitivement en 395. Ainsi,
l’empire d’orient comme celui d’occident sont désormais sous la menace directe des invasions
des forces étrangères. Mais, c’est surtout la partie occidentale qui doit désormais affronter les
poussées barbares à ses frontières dès le début du Ve siècle. Les invasions prennent l’aspect de
simples raids. Pour ce faire l’autorité romaine résiste et parvient à rassembler les nouveaux
venus. Rome « intègre » et romanise les Francs, chargés dès 278 de la « garde sur le Rhin ».
Ainsi, jusque vers 360, une première « vague » d’invasions, plutôt pacifique, amène en Gaule,
Italie du nord et Angleterre Alamans, Francs et Goths, qui s’installent pacifiquement après avoir
négocié avec Rome des territoires, les foedi, avec la soumission à Rome. Ils obtiennent
l’intégration dans l’armée romaine pour la défense des frontières. Ce fut l’exemple contre les
Huns qui s’étaient avancés jusqu’en Gaule en 451, commandés par Attila. Mais au fil des années
des royaumes barbares se forment partout au détriment de l’empire romain. Le 4 septembre
476, le dernier empereur romain d’occident qui régnait encore en Italie est détrôné par Odoacre,
un barbare ostrogoth qui s’empara des ornements impériaux à Romulus Augustule.
Les territoires fédérés se constituent en territoires autonomes. L'empire Romain est
anéanti (mort d’Odoacre, le « dernier empereur » en 493) et est partagé en plusieurs Etats :
Vandales (Afrique du Nord), Wisigoths (de l'Espagne à la Loire), Ostrogoths, Burgondes et
Francs. Les Francs dominent Burgondes et les Wisigoths en Gaule (Clovis (493-534). Byzance
anéantit Vandales et Ostrogoths (533-555). L'Italie est envahie par les Lombards (568-571).
Quant à l’Orient romain, il fut relativement épargné et conserve, en partie, l’héritage de Rome
jusqu’en 1453.
1
Au milieu du IIIème siècle, les Perses à l’Est et les Germains à l’Ouest pillent les régions qu’ils traversent. La
paix romaine disparaît à la place de l’anarchie. Constatant que l’Empire fait face à trop de menaces pour être dirigé
par un seul homme, Dioclétien instaure la tétrarchie, une forme de gouvernance à quatre. Dioclétien et Maximien
prennent le titre d’Auguste. Le 1er gouverne l’Orient (capitale Nicomédie en face de Byzance) et le second
l’Occident (capitale Milan). Ils sont secondés par des César dans des circonscriptions créées à cet effet dirigées
par Constance Chlore et Galère. Au IVème siècle, Constantin (312-337) rétablit l’ordre intérieur et choisit une
nouvelle capitale, Byzance, qu’il fait magnifiquement reconstruire et qui prend le nom de Constantinople. En 395,
pour que les frontières soient mieux défendues, l’empereur Théodose décide de partager l’Empire entre ses deux
fils : ainsi naissent l’Empire Romain d’Orient et l’Empire Romain d’Occident avec, respectivement,
Constantinople et Ravenne comme capitales
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séparation est moins figée : certains barbares sont restés païens ; mais d’autres, convertis au
catholicisme se heurtent aux Romains catholiques conservateurs, très attachés à l’orthodoxie
religieuse.
Pourtant, l’interpénétration progressive des deux modes de vie devient une évidence et
se pose comme étant le jalon d’une nouvelle civilisation. Deux facteurs essentiels furent à la
base du mixage civilisationnel entre les Barbares et les Romains : il y a le faible nombre des
barbares qui subissent ainsi facilement l’influence de la romanité et la masse de la population
romaine qui, trop souvent écrasée par une minorité de riches et de puissants, a accueilli
quelquefois avec ferveur les nouveaux venus. Cette collusion des cultures barbare et romaine
donne naissance à un nouvel Occident qui se différencie progressivement de ce que fut
l’Occident romain jusqu’à disparition en 476. L’Église qui fut durement éprouvée lors de la
décadence romaine parvient à se relever et devient rapidement la seule institution héritière de
la romanité dans l’occident romain. Elle s’impose en tant que la cheville ouvrière de
l’édification de la nouvelle civilisation naissante, malgré de dures luttes internes. Avec Grégoire
le Grand (590-604), l’Église se retrouve à nouveau en position dominante en Occident,
devenant la force de la « renaissance romaine » grâce à des réformes opérées.
Toutefois, l’Occident reste un concept problématique. Comme de nombreux concepts
géographiques, le mot révèle toutes ses insuffisances. En ce sens, il est imprécis, sans limites,
sans frontières. L’Occident, à l’origine, n’était autre que la région située à l’ouest, où le soleil
se couche, mais aussi à l’ouest de la Grèce, considérée comme le centre du monde. L’occident
était alors une direction, infinie et indéfinie, puisque installée le long de la course du soleil, dans
sa deuxième moitié. Alors, l’occident recouvrait les terres encore émergées de la péninsule
européenne, sans qu’on les distinguât vraiment de la Nubie (qui allait devenir l’Afrique) ou du
septentrion, ces terres entre Mer Noire et Baltique qui, ultérieurement, seraient intégrées à
l’Europe. Mais, Rome fut doublement le créateur de l’Occident. D’une part, en bornant les
limites de l’empire, en traçant une frontière, cette ligne qui marque le dedans et le dehors, cette
rationalisation de l’espace. Longtemps, l’Occident fut l’espace dominé par les Romains. La
deuxième création romaine de l’Occident vient de sa division : la séparation entre un empire
romain d’Orient et un empire romain d’Occident marqua longtemps, et encore aujourd’hui,
cette unité initiale.
Le changement sémantique signifie une sécularisation des esprits qui intègre à la
romanité et à sa foi chrétienne les apports culturels des Barbares et les conditions de
l’environnement comme une force déterminante des sociétés plus que les choix des individus.
L’externalisation de l’Occident débute avec l’expansion incroyable des royaumes et empires de
l’Europe de l’Ouest au-delà des mers et des océans, jusqu’en Asie, en Afrique et dans le nouveau
monde, en Amérique Latine et en Amérique du Nord. Les grandes découvertes de terres dotées
d’abondantes potentialités conduisent les Européens de l’Ouest à de grandes conquêtes
territoriales suivie de leur exploitation durant plusieurs siècles. De la traite des Noirs à la
colonisation en passant par les conquistadors en Amérique Latine et le rasement des
8
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Conclusion
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2
Haller, Max & Ménégoz Fernand,1935, La question juive pendant le premier millénaire chrétien. In Revue
d'histoire et de philosophie religieuses n°4, pp. 293-334
3
Ibidem.
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4
À titre d’exemple, l’on peut citer la courte période de violence contre les chrétiens menée par l’empereur
Dioclétien entre 303 et 305.
5
Haller Max & Ménégoz Fernand,1935, « La question juive pendant le premier millénaire chrétien ». In Revue
d'histoire et de philosophie religieuses, n°4, p. 310.
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En effet, le christianisme gagnant le plus haut sommet de l’empire fait bénéficier aux
chrétiens un long temps de paix et génère une haine farouche contre le judaïsme, son ancêtre et
les Juifs. La conversion de l’empereur Constantin Ier fit triompher le christianisme. En 313, il
signe l’édit de Milan qui établit la liberté religieuse : le culte chrétien est favorisé au même titre
que le culte juif. Cependant, deux ans après, le christianisme est élevé au rang d'abord de
religion privilégiée, et puis de religion d'État. Par ailleurs, les cultes romains traditionnels sont
interdits. En 315, interdiction était faite aux Juifs de faire des prosélytes et il était défendu aux
non-Juifs, sous peine de sévères sanctions, d'embrasser la religion des Hébreux. En 325,
Constantin convoque un concile œcuménique à Nicée : considérant l’Eglise comme un des
principaux soutiens de l’empire, le concile de Nicée « marque le début, de la part de l'Église,
des vexations qui, au cours des âges, se transformeront en cette oppression systématique dont
la société juive »6 a souffert tout le moyen âge. En 380, l’empereur Théodose Ier publie l’édit
de Thessalonique qui stipule que « tous les peuples doivent se rallier à la foi transmise aux
Romains par l’apôtre Pierre, celle que reconnaissent le pontife Damase et Pierre, l'évêque
d'Alexandrie, c’est-à-dire la Sainte Trinité du Père, du Fils et du Saint-Esprit. » le christianisme
connait une diffusion rapide aux antipodes du judaïsme qui tombe sous les griffes de
l’antijudaïsme.
L’antijudaïsme renvoie aux manifestations d'hostilité des chrétiens et des musulmans à
l'égard des pratiquants du judaïsme qui ne sont autres que des juifs qui en ont fait leur religion.
À partir du VIIe siècle surtout, pour les Juifs, le monde est partagé entre chrétiens et musulmans
s’affrontant sans cesse mais s’entendant assez bien sur la détestation des Juifs. L’antijudaïsme
médiéval est complexe, mélangeant les raisons religieuses, la méfiance et la jalousie, mais aussi
des motivations fiscales et politiques. « L’autre raison avancée est aussi celle de la construction
de la nation, qui se définit de plus en plus, à partir du XIIIe siècle, comme une nation chrétienne
»7. À partir des croisades, au XIIe siècle, les juifs deviennent la cible des souverains, qui
durcissent leur statut (obligation de porter un signe distinctif, interdiction d’être armé...). À la
merci des rois et princes, sous la menace permanente d'une expulsion ou d'une confiscation de
leurs biens, ils sont périodiquement rançonnés pour renflouer les caisses des États (captiones).
L’antijudaïsme est l’un des principaux faits religieux caractéristiques de l’histoire du Moyen
Âge. « Aujourd’hui c’est souvent une lecture lacrymale que l’on a de l’histoire des juifs au
Moyen Âge, dont le destin fut forcément malheureux et l’enracinement impossible ».8
L’oppression cotre le peuple juif se prolonge jusque dans les temps modernes en variant dans
la forme et dans le fonds.
6
Haller Max & Ménégoz Fernand,1935, « La question juive… », [Link]., pp. 310-311.
7
Ibidem.
8
Annabelle Marin, 12 mars 2017, « Au Moyen Âge, l’expulsion des juifs sert la construction de la puissance
publique », Entretient in [Link]
construction-de-la-puissance-publique
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Les sanctions sont graduées en fonction des délits commis : elles vont de la simple pénitence
à la mort sur le bûcher, en passant par l'amende, la confiscation des biens, le bannissement. La
torture est employée lors de la procédure pour obtenir des aveux mais l'inquisiteur préfère
généralement les aveux spontanés. Pour les cas graves, le tribunal pratique l'infamie publique
(port d'une tunique recouverte d'inscriptions). Quelques centaines d'exécutions ont lieu ;
quelques milliers de condamnations à mort par contumace sont prononcées, contre des défunts
ou des accusés en fuite. La masse des autres sentences ordonne "réconciliation" des intéressés
avec l'Église, réintégration et pardon pour des pratiques ou des croyances que les juges estiment
contraires à la droite ligne de l'orthodoxie chrétienne. Elles s'accompagnent de fait d'une
amende négociée, dont le but était de réduire la capacité d'action sociale des familles. Les
prévenus jugés sont remis dans les mains du roi, le seul habilité à leur rétrocéder la propriété
des biens qu'ils ont légalement perdus. Très vite le nombre des procès diminue. Tout compte
fait, du Moyen âge à la Renaissance, l'antijudaïsme évolue en diverses formes. L'Espagne passe
insensiblement de l'antijudaïsme médiéval, qui reproche aux juifs d'être responsables de la mort
du Christ mais leur permet de se racheter par la conversion, à l'antisémitisme, ancêtre de la
forme moderne, qui leur reproche de simplement exister. Des multitudes de Juifs furent victimes
de l’expulsion.
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et opinions damnées » et de persuader les fidèles chrétiens « autant qu'ils le peuvent d'observer
et pratiquer la loi de Moïse, leur font comprendre qu'il n'y a d'autre loi ni d'autre vérité que
celle-là déclare le décret d'expulsion ».
Pour sortir de l’Espagne, ils durent brader leurs biens. Et selon Joseph Ha-Cohen, ils « s'en
allèrent où le vent les poussa, en Afrique, en Asie, en Grèce et en Turquie. D'accablantes
souffrances et des douleurs aiguës les assaillirent, les marins génois les maltraitèrent. Des
créatures infortunées mouraient de désespoir pendant leur route : les musulmans en éventrèrent
pour extraire de leurs entrailles l'or qu'elles avaient avalé pour le cacher. Il y en eut qui furent
consumées par la peste et par la faim ». Peut-on alors conclure que ces Juifs ont reçu la
malédiction d’être le peuple de Jésus-Christ ou le hasard a voulu simplement qu’ils fussent des
victimes des Espagnols plus affectionnés de Jésus-Christ et vengeur de son sang ?
2- La France : le terreau des expulsions juives
Les expulsions commencent au matin du Moyen-Âge, c’est-à-dire après la chute de l’empire
romain. Tous les rois de la famille de Clovis, la dynastie mérovingienne, étaient les alliés des
évêques qui, eux, n'avaient qu'un souci, celui de christianiser. En 533 Childebert Ier, roi de Paris
et d’Orléans puis de Bourgogne prend contre les Juifs refusant de se convertir au christianisme
un arrêté d'expulsion. Les mariages mixtes avec des Juifs avaient déjà été interdits sous peine
d’excommunication. Toutefois, la portée de l’arrêté se trouve limitée par le concile d’Orléans
de 538 qui avait jugé utile de continuer d’alerter les fidèles chrétiens contre les « superstitions
juives » et de limiter les libertés de mouvement des Juifs.
Ensuite, Chilpéric 1er, fils de Clotaire fait un passage en force pour convertir les Juifs
comme à Clermont en 576. En 582 il prend un édit ordonnant « à tous les Juifs de Paris d’être
baptisés sous peine d'avoir les yeux crevés et de venir présider lui-même à son exécution ». Les
juifs durent souffrirent plusieurs autres expulsions jusqu’à la fin du moyen âge.
- Lorsque Philippe II monte sur le trône en 1180, le royaume tout comme les hommes
d’affaires chrétiens étaient minés par la précarité économique et financière alors que les juifs
jouissaient de la prospérité de leurs commerces. Ainsi, les Juifs étaient des ennemis de la Foi et
des concurrents inquiétants pour la bourgeoisie chrétienne naissante. En 1181, il les fait arrêter
un jour de Shabbat dans leurs synagogues, les dépouille de leur richesse avant de les libérer en
échange d’une rançon de 15.000 marcs or. Enfin, il fait annuler les dettes contractées à leur
égard pour s’en faire remettre 20%. L’année suivante, le 10 mars 1182 il prend l’édit qui les
expulse et les dépouille de leurs biens restants.
- Louis-IX, devenu Saint-Louis, les expulsa en 1254. Selon le propos d’un sarrasin à des
croisés : « Les chrétiens aiment donc bien peu Jésus, puisqu'ils laissent ses meurtriers exercer
en paix leur industrie au milieu d'eux », puis son fils Philippe III « le Hardi » en 1271
- Philippe le Bel, à son tour, les bouta en 1306
- Le 17 septembre 1394, le roi Charles VI dit « le fou » qui ordonna l'expulsion de tous
les Juifs du royaume de France et la confiscation de leurs biens. Les Juifs devaient alors quitter
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Conclusion
Le christianisme, en l’occurrence l’Église catholique romaine est le feu qui sortit du sein
du judaïsme pour le consumer. Et le moyen-âge correspond à cette longue période au cours de
laquelle les juifs d’Europe vécurent la pire persécution avant la Shoah de la Seconde guerre
mondiale. Si l’on se tient aux persécutions, aux décisions de l’inquisition et aux cruelles
expulsions, on pourrait tenter de conclure hâtivement que les Juifs n'ont contribué ni à la
formation de la société occidentale ni à son développement. Or, les Juifs vont par leur
dynamisme participer au développement socioéconomique des royaumes d’accueil jusqu’à la
christianisation de l’empire romain. Donc, le rejet du judaïsme et des Juifs tient essentiellement
des motifs religieux. En fait, la pureté du sang chrétien devient un sujet de terreur pour le
converti qui vit sincèrement son catholicisme, autant que pour le catholique de façade resté
fidèle à la loi de Moïse. Il faut aussi ajouter le rôle de leur statut politique d’étrangers
s’enrichissant illicitement. Partout en Europe, les juifs sont la lie de la société. Mais l'Espagne
se distingue par un antisémitisme racial, promis au plus bel avenir, en raison de la forte
implantation de ses conversos, ces convertis de force.
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Introduction
Les croisades désignent les expéditions militaires entreprises du Xie siècle au XIIIe
siècle par l’Europe chrétienne, sous l’impulsion de la papauté pour porter secours aux chrétiens
d’Orient, reprendre le Saint-Sépulcre aux musulmans puis défendre les États fondés par les
croisés e Syrie et en Palestine. Les historiens ont pris recensé huit croisades pendant la période
qui sépare l'année 1095 – où Urbain II lança son appel à la première – de 1291, date de la chute
d'Acre, dernière forteresse en possession des Croisés d'Orient.
Mais se limiter à cette seule définition ne traduit pas en réellement ce que les croisades
ont été. On donne ce nom aux expéditions a l’entreprise des infidèles, englobant indifféremment
les musulman les hérétiques et les païens. En somme tous ceux ne partageant par la foi
catholique. On distingue deux types de croisades qui dans temps s’échelonne depuis la fin du
XI au XV. Dans l’espace on a les croisades en l’orient c’est elles qui ont fait la renommée de
concept et celle en dire de l’occident.
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la Terre sainte, de la Terre de promission. Elles avaient pour objectif d’éradiquer le paganisme
et redresser l’injure faite au Sauveur afin que son nom soit honoré à travers le monde entier.
C’est un pape d’origine française, Urbain II, qui lance la Croisade. En novembre 1095,
à Clermont dans le centre de la France, il prononce un sermon par lequel il invite les chrétiens
à prendre les armes contre l’Islam. Il soulève l’enthousiasme de ses auditeurs qui répondent à
son appel aux cris de « Dieu le veut » et attachent à leurs vêtements une croix d’étoffe rouge.
Des gens du peuple prennent le départ les premiers, mais leur manque d’organisation et de
discipline les conduit à l'échec. Ils sont presque tous massacrés par les Turcs à leur arrivée en
Asie. Les seigneurs partis en plusieurs colonnes, se regroupent à Constantinople au nombre de
plusieurs dizaines de milliers.
Après bien des difficultés par la chaleur, la soif, les maladies et les attaques des Turcs,
ils arrivent devant Jérusalem dont ils s’emparent en juillet 1099. Pour défendre la Terre sainte,
quatre grandes principautés sont organisées selon le régime féodal. Des ordres de moines-
soldats sont fondés dont les plus importants sont les hospitaliers, les Templiers et les Chevaliers
teutoniques. Le rôle des Templiers n’est pas seulement militaire. Il est aussi économique. Ils
gardent dans leurs châteaux forts l’argent que les croisés leur confient. Ils se transforment donc
en banquiers.
Les États d’Orient, entourés par les musulmans, sont fragiles. Moins d’un siècle plus
tard, Édesse et Jérusalem sont reprises. Ni la seconde ni la troisième Croisade ne peuvent les
délivrer. Ces échecs répétés affaiblissent le zèle des croisés. Les dernières Croisades sont des
entreprises limitées qui aboutissent à des échecs. À la fin du XIIIe siècle, le grand rêve des
Croisades touches à sa fin.
Si les croisades sont en partie un échec sur le plan militaire, leurs autres conséquences
sont importantes. D’abord, elles entrainent un contact fructueux entre la civilisation orientale
et la civilisation de l’Europe. La science musulmane pénètre en Occident. L’utilisation du
papier et du coton se développe. L’usage de la boussole se répand. L’industrie européenne
apprend à fabriquer les tissus de luxe.
Par exemple, pour les trois premières croisades, sur le plan politique, les bénéfices sont
minces et surtout provisoires : fondation de quatre États latins, Antioche, Edesse, Jérusalem,
Tripoli. Ces États, où l’influence des francs est forte, seront rapidement perdus. À l’opposé, les
bénéfices économiques et culturels sont, surtout pour l’Occident, importants et durables. Le
commerce entre l’Occident et l’Orient connaît un grand essor, notamment par le développement
considérable des échanges maritimes : les ports de Gênes et surtout de Venise deviennent les
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plus actifs du monde et les marchands italiens s’installent dans les ports de Syrie. Ils obtiennent
le droit d’y avoir des entrepôts appelés « échelles ». C’est dans les ports orientaux que
s’échangent les tapis, les parfums, les épices contre les armes et les draps occidentaux. Ainsi,
toutes les denrées s’exportent, de même que les connaissances et la culture, au plus grand
bénéfice de l’Occident. Enfin, les Croisades sont à l’origine de l’affaiblissement de la noblesse
féodale. Beaucoup de seigneurs ont péri ; d’autres sont ruinés.
Conclusion
C’est en 1095 que le pape Urbain II invite les chevaliers « à renoncer aux violences
inutiles pour se battre pour une cause juste. Celle de défendre, et de délivrer Jérusalem des
mains des infidèles, de libérer les chrétiens d’Orient du joug de la domination turque. L’appel
est suivi au-delà de toute espérance donnant lieu à une « croisade populaire ». Première arrivée
à Constantinople, cette croisade spontanée est massacrée. De cette croisade vont naître les États
latins d’Orient comprenant Édesse, Antioche, Jérusalem, Tripoli, qui tombe en juillet 1099,
entraînant un massacre systématique des musulmans et des juifs qui l’habitaient. Dès lors
s’engage une longue série de conflits nés de la reprise récurrente de ces États latins ou de
Jérusalem par les musulmans. Les causes de ces croisades sont multiples
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Occident Européen au Moyen âge Chargé du cours : Dr HIEN Worondjilè
Ceux que l’on appelle communément les « peuples barbares » sont en réalité des tribus
de chasseurs et d’éleveurs. Ils viennent de l’Est, au-delà des frontières sécurisées reconnues par
les Romains. Pourquoi et comment ces peuples dits « barbares » vont-ils envahir l’Occident ?
Tout d’abord, les invasions barbares ne débutent pas brutalement, en 476 : elles ont en fait
débuté bien plus tôt et furent progressives. Précoce et étalée dans le temps, la migration vers
l’ouest de ces tribus venant de l’Est avait en effet débuté dès la fin du troisième siècle et se
prolongera jusqu’au milieu du VI e siècle. Ces migrations des peuples germains ont une double
origine : elles ont d’abord été provoquées par l’Empire lui-même, puis largement renforcées.
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Occident Européen au Moyen âge Chargé du cours : Dr HIEN Worondjilè
apparait néanmoins une réelle distinction entre les différents peuples envahisseurs : la plupart,
bien que convertis au christianisme, restent fidèles à l’« Arianisme » (refus de reconnaissance
de la divinité du Christ, et ne reconnaissant que Dieu le père).
D’autres, une minorité non négligeable des peuples barbares, décident une conversion
totale à la religion catholique. C’est notamment le cas des Francs saliens, dont le chef, Clovis
(466- 511), a très vite appréhendé tout le bénéfice qu’il peut tirer d’une totale conversion au
catholicisme pour l’avenir de son peuple. Une fois accomplie l’union des tribus franques, il se
proclame « roi des Francs » en 482. Cependant, il comprit que le devenir politique de son
royaume ne saura être accompli sans le soutien de l’Église. C’est donc par sens politique plus
que par réelle conviction religieuse qu’il se maria d’abord avec Clotilde, une princesse
catholique), puis se fit baptiser à Reims, par l’évêque Rémi, vers 500 (la date exacte est
inconnue)9. Il fonda ainsi la première dynastie chrétienne : celle des Mérovingiens du nom du
grand-père de Clovis, Mérovée. Clovis mit alors en place la « loi salique » : celle-ci est fondée
sur le principe et la progressivité des peines selon la gravité des délits (coutume des francs
saliens) et a pour objectif de restaurer l’État de droit.
9
La légende, entretenue par le récit écrit de Grégoire, évêque de Tours, attribue cette conversion à une promesse
faite par Clovis à Dieu, la veille d’une bataille mal engagée des Francs contre les Alamans : « Jésus-Christ, que
Clotilde, proclame être le fils du Dieu vivant, toi qui, dit-on, viens au secours de ceux qui peinent, et donne la
victoire à ceux qui espèrent en toi, je sollicite ta glorieuse assistance. Si tu m’accordes de l’emporter sur ces
ennemis et si j’éprouve les effets de cette puissance dont le peuple qui t’appartient prétend avoir fait l’expérience,
je croirai en toi et me ferai baptiser en ton nom. » Victorieux et fidèle à sa promesse, Clovis se fait baptiser.
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langue, deviendra Louis, prénom futur de 19 rois de France ! Clovis, premier roi chrétien, meurt
en 511, et repose à l’église Sainte Geneviève.
2- La dynastie carolingienne : le règne de Charlemagne
Durant deux siècles et demi (511-751), les descendants de Clovis vont régner sur la
Gaule. À l’exception du Roi Dagobert10 qui, de 629 à 639, s’est employé à préserver l’unité du
royaume, l’histoire révèle que les rois de la dynastie mérovingienne ne furent pas à mesure de
conserver l’héritage politique du fondateur : ceux-ci étaient des rois plutôt oisifs, surnommé
des rois « fainéants ». Ils se montrèrent incapables d’empêcher l’affaiblissement de la puissance
du royaume. Pis, ils développèrent une politique de gouvernance par procuration en cédant des
parcelles de pouvoir à des seigneurs appelés les « Grands du royaume ». En effet, étant
incapables d’assurer la défense du royaume, ils déléguèrent ce devoir régalien à plusieurs
seigneurs qui, en retour, recevaient des terres royales. Cependant, dès que ceux-ci parvinrent au
statut de grands propriétaires ou administrateurs des palais royaux (« maires du palais »), ils se
soustrayaient de la tutelle royale, aggravant du même coup l’affaiblissement du pouvoir en
déclin. Tout compte fait, excepté le passage de Dagobert, le règne des autres rois mérovingiens
a été synonyme de rivalités sanglantes entre prétendants ayant entrainé le déclin économique et
culturel du royaume. La tentative de trouver une solution aboutit à une fainéantise des rois
mérovingiens, cause de l’émergence de la dynastie des carolingiens.
La dynastie des carolingiens commence avec Charles Martel (Charles = Carolus en
latin). Devenu un Grand du royaume, il est proclamé « Prince des Francs ». Son nouveau statut
laissant aux derniers mérovingiens un titre de roi des Francs désormais vide les derniers rois de
la dynastie mérovingienne de tout pouvoir réel. Dans son rôle de protection de la Gaule, Charles
Martel parvient à stopper les attaques extérieures, notamment la marche des Arabes vers le nord,
à Poitiers en 732. D’autres victoires supplémentaires permirent à Charles Martel de préserver
l’intégrité d’un territoire chrétien uni face à l’envahisseur arabe.
Si Charles Martel s’est contenté du titre de « prince des francs », en 751, son fils Pépin
le Bref (surnommé ainsi du fait de sa petite taille) détrôna le dernier roi mérovingien et
s’adjugea le titre de « roi des Francs ». Trois ans plus tard, il se fit sacrer par le pape, marquant
ainsi l’avènement de la royauté de droit divin en France11 et l’apparition du premier État de la
papauté : le duché de Ravenne, ancêtre du Vatican. À la mort de Pépin le Bref, en 768, son fils
aîné lui succède : il a pour nom Charlemagne, Carolus Magnus12. Comme son père, il mena
plusieurs expéditions pour défendre, et surtout étendre le royaume jusqu’en 814. C’est ainsi
qu’en l’an 800, il réalise la conquête de la Germanie qui marque le début d’une très longue
rivalité franco-germanique. Mais, en conséquence immédiate, au soir de Noël de la même
année, il se fait sacrer « par Dieu, grand et pacifique empereur des romains » selon les termes
de la foule qui l’acclame après le couronnement par le pape Léon III à Rome. Il est désormais
l’Empereur d’Occident. Toutefois, ce couronnement qui a tant élevé Charlemagne génère une
compétition latente entre la papauté et le pouvoir laïc. Dans ce cérémonial la foule acclame
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Il a été secondé par l’évêque Saint Éloi.
11
La royauté du droit divin durera plus de mille ans, jusqu’au sacre de Louis Philippe en 1830.
12
Il est appelé ainsi, car, contrairement à son père, il est très grand pour l’époque, environ 1 m 90
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d’abord le souverain avant que le patriarche ne lui pose sa couronne signifiant que c’est le
peuple et les victoires du candidat qui lui ont conféré ce pouvoir. En procédant inversement le
pape impose sa conception selon laquelle tout pouvoir vient de Dieu par l’intérimaire du Pape
donc on a une supériorité de ce dernier sur l’empereur. Ce geste sera à l’origine des difficiles
rapports entre ces deux pouvoirs et Charlemagne n’aura de cesse les 14 (quatorze) dernières
années de son règne de faire triompher ses propres vues sur la question. La vision franque de
l’empire s’observe même dans le titre qu’il s’est donné. Il continue à se dire roi des francs et
des Lombards et se fera appeler empereur auguste et nom empereur romain. Une conception
laïque du pouvoir en suite. Son empire est franc et rassemble un peuple chrétien et par voie de
conséquence l’église dont le Pape n’est ni plus ni moins le 1er des évêques. Le rôle de celui-ci
est de l’aider par la prière. À lui seul Charlemagne se donne la mission de « de défendre partout
l’église du Christ les attaques des païens et les ravages des infidèles et de veiller à faire régner
la foi catholique ». Charlemagne va réussir enfin à imposer son point de vue quand en 813 dans
la ville d’Aix il fait acclamer son fils empereur par les grand et pose lui-même la couronne sur
sa tête dans la chapelle. Le nouvel empire était devenu francs.
Par ailleurs, cette « résurrection » de l’Empire Romain d’occident provoque la
frustration à Byzance qui voit en Charlemagne un des innombrables rois barbares occupant sans
aucun titre des terres imprescriptiblement « romaines et refuse obstinément à reconnaître
l’usurpation ». Cependant, sur le royaume franc, il instaure un véritable Empire chrétien centré
renforcé par la concession du calife de Bagdad, lui ayant accordée, en 807, la garde des « Lieux
saints » à Jérusalem. Alors durant son règne, Charlemagne dit aussi « le pieu » fit prospérer le
christianisme : près de 30 cathédrales et plus de 200 monastères furent érigés.
3- La renaissance carolingienne
La renaissance carolingienne concerne presque tous les domaines. Sur le plan
administratif, il opéra de profondes réformes de restauration. L’empire est divisé en comtés
(300) eux même subdivisés en Pagi. Le pagi est dirigé par un vicaire. Chaque comté est dirigé
par un comté nomme par le roi et rémunéré par le revenu de la jouissance des biens fonciers.
Le comté est aidé par une dizaine de personnes. Des comtés furent parfois groupés en duché
confié à un duc. Les pays nouvellement conquis et les zones frontalières en état de guerre
incessante étaient soumis à un gouvernement militaire conduit par un markgraf. D’autres
émissaires de l’empereur Missi dominici sillonnait l’empire pour contrôler les gouvernements
locaux et empêcher les abus de pouvoir de ceux-ci environ 3 000 fonctionnaires pour
administrer ce vaste empire. Pour pallier cette faiblesse numérique et permettre la transmission
de ses ordres Charlemagne va encourager la vassalité. Charlemagne développe l’enseignement
sous la conduite de son ministre de l’instruction publique, Alcuin, qui crée l’« École palatine »,
symbole de la renaissance de la culture latine et chrétienne. Dès 789, il encourage les évêques
à créer des écoles rurales pour apprendre à lire aux enfants13. De la sorte, sa politique éducative
ouvra les portes de l’enseignement à un plus grand nombre d’enfants et contribue à préserver
et diffuser la culture antique.
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« Que les prêtres attirent vers eux non seulement les enfants de condition servile, mais aussi les fils d’hommes
libres. Nous voulons que des écoles soient créées pour apprendre à lire aux enfants »
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Sur le plan religieux, l’église plus que toute autre institution, apparait comme le
principal vecteur de l’unité de l’empire elle devient de ce fait l’auxiliaire privilégié de l’État.
Église et État s’influencent mutuellement, se servent l’un de l’autre et cherchent à se contrôler
mutuellement. Sous Charlemagne l’empereur impose plus souvent ses vues. Avec son
successeur, Louis le Pieu, c’est plus tôt l’inverse. La renaissance carolingienne permet celle de
l’église qui se réorganise et se reforme. La structure sociale de l’église comporte désormais trois
(3) ordres : celui des clercs qui vont parfois jouer le rôle politique de 1er plan ; celui des moines
les monastères vont devenir des centres agricoles, spirituels et intellectuels et l’ordre des laïcs
qui comprend aussi bien les membres de l’aristocratie que les hommes libres les esclaves et les
serfs et même le roi.
Sur le plan éco l’élément notable c’est la création d’une monnaie unique qui entraine de
facto la suppression des frappes privées. La renaisse est aussi culturelle et artistique :
augmentation du nombre d’écoles, création d’écoles rurales pour la formation des prêtres. De
nombreux manuscrits furent recopiés (manuscrit d’auteurs chrétiens ou païens latins ou grecs)
naissance de langues européennes et construction de nombre monument
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Conclusion
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Reims, sans doute en 496 christianise l’empire qui dans son évolution va connaitre plusieurs
dynasties dont celle mérovingienne et carolingienne et même capétienne. Des différentes
péripéties vont donner la France d’aujourd’hui.
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