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Techniques de tir en mines et carrières

Le document traite des techniques de tir dans les mines et carrières, en abordant des sujets tels que la conception des tirs, les objectifs techniques, et les nuisances associées. Il est structuré en plusieurs chapitres, chacun se concentrant sur des aspects spécifiques tels que les applications des tirs, la caractérisation des massifs rocheux, et les méthodes d'amorçage. Les contributions d'experts dans le domaine sont également présentées, fournissant des informations détaillées sur les pratiques et les défis rencontrés dans l'industrie minière.

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Techniques de tir en mines et carrières

Le document traite des techniques de tir dans les mines et carrières, en abordant des sujets tels que la conception des tirs, les objectifs techniques, et les nuisances associées. Il est structuré en plusieurs chapitres, chacun se concentrant sur des aspects spécifiques tels que les applications des tirs, la caractérisation des massifs rocheux, et les méthodes d'amorçage. Les contributions d'experts dans le domaine sont également présentées, fournissant des informations détaillées sur les pratiques et les défis rencontrés dans l'industrie minière.

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\:,^:/- mai-juin 1988
-

&carri0res Les Techniques


sor-nr-r'l olrz,
Eorrontnl
par Flobert DENIAU

CHAPITRE 1 : CONCEPTION

1.1. Objectifs techniques des tirs,


par Roger THIARD
1.2. Caractdrisation du massif rocheux,
I
par Hubert gERnUO, Dominique FOURMAINTRAUX, Philippe WEBER
1.3. Theorie du travail A l'explosif,
par Alain BLANCHIER, Roger THIARD, Philippe WEBER. 17

1.4. Les explosifs industriels,


par Pierre VUILLAUME, Roger THIARD, Ren6 PUNTOUS. 22

1.5. AmorQage et systdmes d'amorgage,


par Flen6 PUNTOUS, Roger THIARD, 29
'1,6. Foration,
par Yvan-G. SIFRE, Hubert HERAUD, Robert DENIAU 34
1.7. Principes des sch6mas de tirs dr ciel ouvert,
par Roger THIARD, Yvan-G. SIFRE 42
1.8. Principes d'6laboration des sch6mas de tir en souterrain,
par Michel DUCHENE 50

CHAPITRE 2 : APPLICATIONS
2.1. Application des tirs en carridres de cimenteries,
par Georges de la RUPELLE. . . 58 1
2.2. Tirs en carridres de granulats,
par Jean LOT... 61

2.3. Tirs en travaux publics,


par Hubert HERAUD.... 67
2.4. Creusement de galeries d l'explosif,
par Jacques PETETIN. . . 75

2.5. Approche 6conomique et appr6ciation des tirs,


par Roger THIARD, Jean LOT... 80

CHAPITRE 3 : NUISANCES
3.1. Vibrations : critdres de nuisance et pr6diction, .

par Pierre CHAPOT 87i I

3.2. Optimisation des contr6les de vibrations - Critdres avec spectres de surveillance,


par Pierre ALLARD e5i
I
3.3. Pr6vention des rat6s,
106
I

par Robert DENIAU I


I
I
l
i
I
T

t 3.4. Traitement des ratds,


par Pierre VUILLAUME, Jean BIGOURD..
il
. 147

CHAPITRE'4 :,, MONOGRAPHIES


T
Ciel ouvert
4.1.1. Tir par mines profondes verticales d La Crouzille
T (bouillies amorc6es au fond du trou),
par Henri SIROT. . . .
110

T 4.1.2. Exploitation de Raon-l'EtaPe,


par Jean-Marc PEQUIN 115

I 4.1.3. Exploitation de La Meilleraie,


par Claude SOUCHET
4.1.4. Exploitation de Pont-de-Colonne - Arnay-le-Duc,
120

I par Jean SERVAIS

4.1.5. La mine ir ciel ouvert de Grand'Baume (Gard),


123

I par M. BRANCHET.
[Link] publics
127

4.2.1. R6alisation de talus rocheux


T R6sultats obtenus dr partir de deux types d'6nergies explosives,
par Hubert HERAUD, Anne FIEBEYROTTE, Yvan-G' SIFRE. 132
4.2.2. Autoroute A71 : Gannat - Montmarault (03) - Tranch6e exp6rimentale,
T par Hubert HERAUD.
T.
137

4.2.3. D6viation de la RN 89 A Tulle (19),


t par Hubert HERAUD, Anne BEBEYROTTE, Yvan-G, SIFRE '
4.2.4. Rectifications du CD 915 au Pont de Menat (63),
140

par Hubert HERAUD, Anne REBEYROTTE, Yvan-G. SIFRE 144

-I Souterrain (charbon)
4.3. L'abattage d l'explosif dans les travaux du fond
T aux Houilldres du bassin de Lorraine,
par Jean-Loup MARTIN 146

4.3.1. Galeries au rocher,


T par Jean-Loup MARTIN 147

I 4.3.2. Voies au charbon,


par Jean-Loup MARTIN
4.3,3. Tailles d attaques multiples de semi-dressants et de dressants,
152

par Jean-Loup MARTIN 154


T Souterrain (autres mines)
4.4.1. Le tir i la mine de bau xite des Canonnettes - Aluminium P6chiney,
T par Jean-Pierre GENGE, Ch. HURET... 157

4.4.2. Sidge du Chardon, division de Vend6e (Cog6ma),


t par Jacques FILLAUX. 159

I Photo de couverture:
1. Erisemble de forage hydraulique CPA.350.

I Le * pr6t ir forer " de Montabert adaptable sur pelles d partir de 16 t. CPA: une gamme comportant trois moddles.
MONTABERT : 203, route de Grenoble, BP 671, 69805 Saint-Priest Cedex.
T6l. : (33) 78 90 81 22 - Tdl5copie : (33) 78 90 36 82 - Telex : 340621 F.
2. Tir avec amorgage fond de trou - Carridre des Ciments Lafarge i Saint-Pierre-la-Cour (53).

r,.
CHAPITRE 1

CONCEPTION
;

. ,}
,',!i:.
i
T avec les argiles ou autre pollution qui sont 6limin6es par
scalpage ou pr6criblage. Cette fourchette peut 6tre par
par Roger THIARD exempie de 0 d 40 mm et peut mdme parfois atteindre
SNPE
100 mm. Leur pourcentage peut varier de 5 ir 300/o dans
les plus mauvais cas' De plus, les fines g6ndrent des
poussidres qui constituent bien sOr une nuisance pour
i'exploitation. En roche homogdne, elles sont moins 96-
nantes.
Bien entendu, chaque responsable pourra hi6rarchiser les
1 .1 . Obiectifs techniques objectifs d'une manidre adapt6e i son exploitation'

des tirs
MINES A CIEL OUVERT

La classification des ob,iectifs prioritaires est la suivante:


bonne sortie du Pied;
- forme du tas et foisonnement bien adapt6s aux engins;
- alignement du front, effets arridre r6duits, bonne stabi-
- lit6 des bermes et des Pentes;
granulom6trie de tir et taux de blocs satisfaisants;,
Les explosifs sont utilis6s dans de nombreux secteurs d'acti- - pr6sence de fines r6duite.
vit6 d la fois d ciel ouvert et en souterrain' Notre propos se -
limite bien sOr aux applications qui concernent ul'abattageu Cette classification est valable pour la plupart des mines fran'
de la roche au sens large du terme. gaises d l'exception du projet de Carmaux pou,r lequel la gra-
nulom6trie sera fondamentale (a cause du transport par
Les objectifs des tirs varient bien sOr avec le type d'activit5.
tapis).
On peut distinguer dans un premier temps, les deux objec-
tifs g6n6raux suivants:
production avec objectif dimensionnel;
production avec objectif de forme. TRAVAUX PUBLICS

Le premier obiectif concerne: Si le terrassement est destin6 d du remblai (3/4 des cas,
mat6riaux fragment6s, c'est le cas des carridres de avec par exemple un besoin de 0 ir 500 mm) la classifica-
- les
granulats, des cimenteries et dans la plupart du temps, tion des objectifs pourrait s'6tablir comme suit, par ordre
le cas des mines et des travaux publics; d'importance:
les mat6riaux de grosse taille, c'est le cas des roches
- ornementales et parfois des enrochements. - bonne sortie du pied (cf. c6te d atteindre);
granulom6trie adapt6e (taux de blocs > 500 mm faible);
- forme du tas et foisonnement adapt6s aux engins.
Le deuxiBme obiectif concerne les travaux publics de fini'
-
Dans le cas de lalus, la classification est diff6rente et
tion (talus routiers, fosses...), les galeries d'accds et le fon- l'objectif prioritaire est le bon alignement du front et les
Qage en mines souterraines. effets arridre trds faibles (en particulier l'6limination des ris-
Cette classification g6n6rale est parfois difficile d 6tablir car ques d'6boulement et la bonne stabilit6 des pentes).
ces objectifs g6n6raux sont souvent imbriqu6s les uns dans
les autres dans les diff6rents secteurs d'activit6 pr6sent6s.
Reprenons plus en d6tail, les diff6rents secteurs d'activitS MINES ET TRAVAUX PUBLICS SOUTERRAINS
en pr6cisant les objecti{s plus particuliers du tir d l'explosif :

Les objectifs principaux sont les suivants:


abattage de quantit6s maximum;
CARRIERES DE GRANULATS ET CIMENTERIES 169ularit6 optimale;
bon avancement et absence de culots.
-
Les objectifs suivants peuvent 6tre retenus par ordre On attachera Par ailleurs,Plus ou moins d'importance aux
d'importance: objectifs suivants:
bonne sortie du pied (objectit pr6pond6rant); tenue du toit et des murs, respect des ncontours";
- granulom6trie adapt6e (avec une proportion de blocs
- foisonnement et forme du tas bien adapt6s du
- aussi faible que Possible);
- chargement;
forme du tas et foisonnement bien adapt6s au travail de granulom6trie adapt6e.
- l'engin du chargement;
-
Bien entendu, ce troisidme objectif est plus pr6pond6rant
bon alignement du front et effets arridre aussi faibles que
- possible. Cela induit une notion de s6curit6 importante;
dans les travaux publics.
cr6ation de "fines" d l'abattage aussi faibles que possi- Tous les objectifs pr6sent6s pr6c6demment doivent 6tre'com-
- ble. Ce dernier objectif n'est pas recherch6 dans les pl6t6s des contraintes ext6rieures (vibrations, bruit...) qui
cimenteries; la pr6sence de fines est grave dans les car- dans certains cas peuvent elles-m6mes constituer des objec-
ridres *pollu6es" car les fines se trouvent m5lang6es tifs prioritaires.

.
I INDUSTRIE MINERALE .MINES ET CARRIERES LES TECHNIOUES
t
t par Hubert HERAUDl , Dorninique FOUBMAINTRAUX:

t et Philippe WEBEF 3

I 1"2, Gatract6u'frsatfrmxru du ffiffissm$ fi' ffihwuuxr


I
I
I
t INTRODUCTION

Le rocher a abattre est gend;ralemenl conslituri de blocs


de chcix pour les teclrniques de toration {r6sistance, abrasl-
vite) el ia conception ciu plarr cle tir. L-a ciasslfile'tion peir'r
graphique ci-apres (tableau l) nrecise les princip:ales appel'
lations usuelles, ainsi qr-le ies valeurs tlr6oriques \IFr" de la

I monolithiques plus ou moins continus - la rnatrice rocheuse


s6par6s par des discontinr-rit6s, qui r6sultent de l'histoire
-geologique du massif - stratification, cassures tectoniques,
c6l6riie des ondes lr.:ngiiuciinalos.
Daris le cas d'un nrinerai. il faut preciser ia cnrni;ositir-.n inilri-
ralrugique de la roche et non seulotrtei'l1 sa tenet.,tr (par e;leii

I
,.. Ces discorrtinuit6s constituerrt [Link] des plans de 6rle, ce n'est pas la nresenco cie 29'o d'i;:"anrL,lri'r aanl' ia tti:lli;
faiblesse du massif, propices aux gltsseirenis, circulations ilui currr:iii:'rrr? 'i? . :,tni"ieie: :.
cl'eau, pertes de pression des gaz de detcnation lors du tir,
projections, .

I
, .l :",.rr,",j,;r1.3i: l,5er, t"l,;e:.
Le massif peut 69alement 0tre heterogene, c est-ii-dire cons-
titue de zones 1-ross6dani des proprielis rner:aniques cJif{ri- C!n di:;1.n5ri;c ies propri6l.o:: ;lg ili:i,tl'rla-iiiiiti " i,;trrr-:rp:llci':'rlti
rentes (par exemple alternance de bancs clurs si tendres, ol; le rncctirle cl'elasiiciiri ti itl:i;'l',llrlr:'
hetero-c1enet6s li6es a des alterations locales (figilre 1)" 'le'i'oitt't],:.
"r-;111,;;lt-iic ia

I
t6s rie iesistance: [Link]+i'ti reglst;tiicr: sn ,:lol-Ilrlll.r;l-
Enfii"r, la pr6sence 6ventuelle d'eau peiit infiuer sur les con- sir:n *irrrple el ia r,;-qistaiiu$ [Link] lrar-r1ir;i"r.
ditions de 1'ai:a[tage et les r6sultats dLl tir.
a. ile ,mtoefule d'6fas{lerdd

I
rF

Defini a partir de !'essai de compressinir simpie tl peii-nr:i


Ltne ciassification "6fl raideurs" des roches, s;eicri i,:.
[Link] il.

I TI\BLEAi.J II

Classiticatlon cles rr,.ches en raicieL!r A pai'ti!'di-! '"[Link]* ti'6la51iEii""j

I E
Roch e
d
Tres
dforrnable

<
lvloye n ne R aide

>
',I'"tis

rarcle

I
(lr/Pa) . 2000 10 000 50 000 80 {l0o
ir20 00C

t
l-e module d'6lasticite peut 6Eaiement iitre driterrnine d par-
Fig" 1. tir de la rnesure de la c6lerite des ondes lonEitudinales VP
- Le massif
Cn cl!stingue nettement: ir gauche,
rocheux.
trachyte Eris massi{, peu flssunri: el transversales V$ A partir de la reiation:
il c{roite: trachyte clair fissu16 et alt616.
1\tn2
E p VS2 . -,'l.- 4 VS2 p rrasse voluntique.

I 1. !-A MATR|CE nOCH'eUSe


VPZ VSZ =-
Cette valeur clu module est dite *rlynemique,, car elle
rdrsuite d'un essai quri dure moins d'une milliseconcle.

I 1 "1. elassification [Link] slnrplitir6e


L'identificatiorT petrographique, bas6e sur la natLlre des nrin6-
1 Laboraioire 16glona des Ponts et chaus:;6es rle l)lcrrncri L:er .rrc

I
2 El'l Aqulta ne " ShIHA (P).
raux qu'elle contient, fournit au praticierr avis6 des 6l6rrenis J iico e cier: nrines ci'Alis.

l\4At-JUll'l 19BB

f
TABLEAU !

Ctassifiaatiorx p6trograptnia{ue s[!mplifi6e'

Types de

T
roches
-t-;;l PrinciPaux constituants

I
l\ppeilalions i:rinciPales

lloches i'ioches
C6lerit6
ihdcrique VP'

I i piuroniques volcaniques
I

i l
I I
Rhyolite 6000 d 6s00
,s i,61.1.. -",1 "16, .5 , I;; Pr s er PlLts Granite
CLAIRE Trach)4e
Lt ce oJa1z I le mirerau^ Sy6nite
0500 a 7000
aa TIOUES
t\,{AGMATII
clu
U
l I sombres Diorite And6site
Phonolite
I
Gabbro
f RtlPll'
T!VES (Trapp)
SOMBBE Basalte 7 000 ,t 7 500
.g-
=E
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Fochtt
Lits elairs
F
Lits
-sombras
iwec iilage = quartz

tu'licag
r {eldsPath Gneiss

Leptyniie 6000 e 6600

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fu iltassive'
Marbre " Cipolin 6 000
:,1 i.l
\ caire Sans litage = caloite

ilETAI,iOHPlll0tJE5 \"-.
* r.,; atr_a Sans lilage - quartz 0uarlzite 6 000

' 6000 a 7000


2f,il
Claite Avec lilage = quartz J ivticascniste Sch stes cristallins
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Hochos 1

rLas{jiislcs 6C003'7000
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I Schistes ardoisiers 6000 a 7000
LI
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Sornbre SafJ iage = iilinerarx ai'gileLlx

i"lonstiiuaflts
z i!aiure
cle la roche essentiels
O
Grds-Silex-Diatomite 6 000
Siliceuse Ouai1z el silice
Claire 6 000 A Plus
=E Calcaire Caibonate Calcaires " N'larnes' Craies' Dolomies
l-llaire a sombi'e de 7 500
uf 6 000 d moins
Si!icate d'Alumine Argiles - Lai6rites' Bauxites' Argilites
gir
-uts
Sombre Argi euse de 4 000
ou SEDI[4EI'iTAIIlES
Sels et sulfate fflinerai de fer
?.a L-louge Ferrugineuse
fiL! de fer
co il: Gypse- Sel de Potasse'Sel gemme
ui= Saline Sul{ates et chlorures
T< Clelire
Charbon
Uts Carbon6 Carbone
Sombre

physique de ra continuit6 entre bandes


-r";"-.*,*;*-r.. ,.**rru er bendes do courours diJterenies sans interruption

: i' essai de con'rpression si nrple pernlei 6gaiernelrt


:'-it;ri: aici u €
Foisson v' On introduit alors le
'if [Link]'B riu coefiicient de
;iiij,j;lle c* cisaiilernent G dSfini par:
2G - El(1 + v) et
VP2 - 2 VS2
, ryF--
"/ST

fu. ffidslsfameds,rl?{4c6miques
!*esessaiscjer6sistarrcesonteffectu6spar6Crasernent
(rdsistanrce en corn-
d'dproulvettes cylindriques. On deflnit Hc
Fi (resistance erl tractior"l indirecte - essai br6-
eni*uirnl, et
silien, figure 2).
L.e iahleau Ill donne L]ne classification en r6sistance
des
roches, en folxction des valeurs c{e Rc et R1'

'tl',BLEAU ill

Trds
Faiblemeni Resistantes
Roche I ie s is tan les
V oyennes i-6sistan ies

de traction indirecte
Fc (MPa) 5 2A 60 > 100 - 2.
Fid.
- (ouEssai
essai br6silien)'
i-'6Drouvette est soumise
Rr (lMPa) 0,4 1,5 4 > 2.0 i une'comPression diam6trale'

INDUSTRIE MINERALE " I\,4INES ET CARHIEHES ' LES TECHNIOUES


10
1.3. Fissuration et porosit6 1. Si n < 5 o/o (roches peu porcrLrses) :

La pr6sence de vides microscopiques au sein de la matrice (l00 - lCl


rocheuse fragilise la roche. La porosit6 n, d6finie comme 100
6tant le pourcentage en volume de l'ensemble des vides con- 2,Sin> 5olo (roches poreuses) :

tenus (pores et fissures) est donnde par la relation:


Ui
10c tc - 1,4n
n- 1 P avec: p: densit6 de la roche; x00 1,4n
pm pm: densit6 des seuls
Degre Tres Tres
grains min6raux. de fissuratlon
Fort lvloye n ne Fa ble
tort laible
La porosite varie de 0 a 30% suivant le type de roche.
DF >- 80 75 50 25 <10
La,.compacit6" est liee a la porosite: plus une roche esi
"compacte", moins elle est poreuse. lf: et DF Deuvenl tigalement €tre c!:ienus a partir d'abaclr;es,
L'indice de continuite IC est un indicateurr souple el tre-q sen-
sible de la presence de vides contenr-ts [Link] ia. matrice x ";1i,. lmpde$ance [Link] ue
rccheuse. Pa.r crefinition:
l"-'enerEie e;qpiosive Edn6r.-li: par la 0eilrratitrr ijcil ijass€i Cr-l
|c - \/P/\lF- iriilieu ditonani a.u nrassif r'ur:heu.,;. L:e trariaieii esi r'6gt par
des lois p:hysiques faisant intervenir les tirpdcance; acuLll_.
I tique"r de l'explosif et de la. roche (voil'chanil'es 1.-?. ei -i .lr t
vitesse de propagation
- VP:
laboratoire:
ctes cndes ffresuree en
L'impedance acoustique iM d'urr ir';ilieu esi Cefinte par iit
VP-: vitesse th6orique, r6sultant cle la composition min6- relati0fl:
- ralogique (tableau !). nt\,1 : [Link]
La figure 3 montre un dispositif de mesure de VP. avec: p: densite;
VP: vitesse rje prcpauation ,les ondes.
-fres Pour l'explosif :
lnd ice
de continuite fa ble
Faible lloye n n e Forte Exce I lent lM:pD
avec: p densit6 de I exprcsi{"
1C 10701 50 75 90 >95 n: vitesse de detonaticri.
X-'impeclance acoustique cle l'e>lplcisif est [Link] nl rliri
Le deg16 de fissuration DF exprime ia proportion en volume rieure a celle de la roche: plus l'eca11 est 6ier,,e, plr:s ciffi-
des vides correspondant aux seules fissures. ciie est le lransfert de !'onergie de choc, cre i'expiosif i l;.
l-e degre de fissuration D[: s'exprime en {orrction de l'indice
rcche. On rherchera cicnc a [Link] i'imo6cjance cis
l'explosif (augrnentation de ia densitd et de ia vitesse Lie
de continuite lC et de la porosite i'i par les deux foi"mules:
cl6tonaticn').

l:ili: I lL\jfr ?I i: tt tL'i.t: t rlit,jt. .5. /4i9raeivi'i,e


'!

ig ternr€ der "gst'glg" n'a Ct -ttqrirtic?.itcft r';fr,rg,1.,.,: ,...1 - i". .:.


ir.}s nrinerauii corrstituiris (du;'e'Le rilii"rdrrair:gtilue) ; jj esi a pri;:;-
crire poirr les roches: ii ie farut en a_ucr_.tn cas l'assimiler ni
il ta i"6sistai"tce, ni a l'r,rbrasivt14.
l-'abi'aslvjt6, qui ca.i'acteiist) 1,. t.'c.("a;i i [,,: ri ]ajcne a i:lr{lvo-
quer i-rnc,;sure ces outils. dSloencl a ia fcts dr-. sa teneui rr:
min6ra"ur durs au sens de ia durete rnirreialoginuo (par exerr-
LiiHAHt:i t. t_tN ple le quartz) et de la r6sistarrce de l'assembiage des gratns
tiAaatl,t)'1*
i,i i\if{U
(coh6sion de la roche). La iriesure de l'abrasivite rr*cessite
ct:
tl]S{: Iill C:Jnn6a un appareillage specifique: ainsi Cans I'abrasivite type LCFC
Lrne palelte d'acier en rotation rapide provoqLje le broyage
de la roche:sa perte de poids par usure abrasive ([Link]
en grammes d'acier perdu par tonne de roche traitee) repre-
aLt,t It ElAi:[Link] t\l1l t
?1 EUel it
,::;,;i tr r:t:,t:t:pt, tt- atili,\t)t. sente l'abrasivit6 de la roche. l-e tableau lV pr6cise l'ordre
Fig. 3. Mesure de la c6l6rit6 VP des ondes de grandeur de l'abrasivit6 de quelques lype$ de roches
sur un- dchantillon de roche en laboratoire. co urantes.

TABLEAU iV
Echelle d'ab!'asivitd des rocl'!es c,ans les conclitions de !,abrasircxdtre [-Cpe.

ABF (g/t)
i sDi) 2 AAA
Abrasivlte l-res faible Eaible Moyenne Forie Tres iorte
Exenrples: Princrpaies famllles cie roches

I -- basaltes

quarlzites

I
l\lAi-J{_llNl 1988
I tl
I
I
r6sulte de son histoire geologique, souvent complexe et
utumultueuse". Ces discontinuit6s favorisent des alt6rations
et accumulations de produits de remplissage; ainsi peuvent
I
se constituer des h6t6rog6n6it6s et alt6rations de divers
ordres.
Des donn6es quantitatives concernant le nombre, la locaii'
sation et la disposition g6om6trique de ces 6l6ments struc- {
turaux sont n6cessaires au mineur pour la mise au point de
ses tirs; trop souvent, il les croit 6conomiquement inacces-
sibles, les n6glige ou les estime trop sommairement. En fait,
ces donnees sont en grande partie accessibles sans surco0ts
I I

excessifs en utilisant ses propres outils de tous les jours:


topographie 6l6mentaire, boussole, relev6s de cassures, rele'
v6s de forages; la foration des trous de tir peut s'av6rer
d'une trds grande aide si l'on prend la peine de recueillir
Fiq. 4. :' Ahrasimatre t"lpe I-CPC les informations qu'elle fournit sur la partie invisible du massif
(qui, finalement, est la seule qui int6resse le mineur).
1.6" *,iterahilite
,.: iii ?i i'extr"aciion ie ie r'cnhe erltraineiri de profondes 2"'! " Sch6mas structuraux
-',cniiicaircr-is io soi-! eilvironnement :
dOcompression. t'isst-t-
':s t165el ,lai i'exilicsii, mcclificetlon des reseaux ci'ecouie' Le repdrage des divers types de discontinuit6s est une op6-
''''.
'r-nir". i* la ientnei'air-r,e de la r{lohe, ini$e en 1316$en[e des
::l;;.r !ll-tVl3"!f5, ...
:ar ei:enrple, cei'tains mtneraux hydrophiles (argiles, anhy-
;rii;. ..) $cni *qusceptibies de gontier lusqu'd provoqLrer des
:iesci',ri'es cians le rr'rassi{; de mOme les basses tei"rrp6ratu-
ration relativement simple qui fournit des 6l6ments pr6cieux
SUT:

-
-
-
les conditions de stabilite des parois;
l'6laboration du plan de tir (orientation, blocom6trie, ..,);
les niveaux de vibrations escompt6s.
I
is$ peuveni pror'oquer la g6iifraction des rcches satLlrees Les discontinuit6s sont identifi6es par:
{'eau: ies [Link] de ter-nprlratures (diurnes-nocturnes, sai- * leur g6ometrie (vecteur pendage, cf. ci-aprds) ;
:rnr"'reres) 0euver'ti accentLler la fissuration" leur densit6 (nombre de discontinuit6s par mdtre d'6pais-
;'une faqcn syst6matique, ces agressions et effets destruc' - seur) ;

teurs se cidveloppent dans les zones pr6sentant initialement leur organisation en familles (principales, secondaires);
d,.s d6fauts ou faiblesses. -* leurs propri6t6s de surface: extension dans le plan, rugo-
5i i'ir"lrpact des paramdltres des tirs d'excavation sur l'alt6ra- sit6, nature du remplissage, venues d'eau.
biiiid ces ialus rocheux restant en place est parfcis 6vident
Chaque discontinuit6, identifi6e sur un affleurement, est assi-
{iiguie 5), leur inflr-rence sur ia qualitd des mat6riaux extraits mil6e a ul plan dont on repere la position par le vecteur
,r's5r elrtre\.ilre qu'en termes de granularit6 de l'abattage,
riais ignor€e en iermes d'6laboration de granulats ou de trai- pendage F (recommandation de I'AFTES, figure 6). Le vec-
irnreni cies rnirrerais {si ce n'est pas les produoteurs cie piei'- teur P est rep6r6 en dlrection (par rapport au Nord) et en
i:-< orrieirentaies). plongement (par rapport au plan horizontal).
L'utilisation d'une boussole permet de rep6rer, avec une
bonne pr6cision les composantes du vecteur pendage.
ll existe actuellement des prototypes de boussole automati-
que coupl6o d un micro-calculateur portable (notamment mis
au point par le Centre d'Etudes et Constructions des Pro-
totypes des Laboratoires des Ponts et chauss6es).
Nord lN ) Nord iN )

d^ \
_u.*
\d-

Oirecrron ou t ecleur
pendage ; Qo
(par raopoft au rord,

Fig. 6. Rep6rage et orientation d'un plan


-a l'aide du vecteur pendage,
Fig. 5, de l'alt6ration sur un talus routier:
- D6veloppement
les produits d'alt6ration s'accumulent en pied de talus a droite.
L'ensemble des lev6s structuraux est couramment trait6 d
l'aide de repr6sentations graphiques, qui associent d cha-
que plan un point dans une repr6sentation st6r6ographique.
2. [-ES DISCOI{TINUITES A titre d'exemple, le canevas de Wulff de la figure 7 per-
ET !-f,ETEROGENEITiIS BU MASSIF met diverses constructions, notamment la d6termination des
angles form6s entre diverses familles de plans identifi6es sur
le site.
l.-e ierile cle discontinuit6 cl6sigrre ioute interruption physi-
qLie ilu rocher (par exemFllei plans Ce stratification, de schis- Diff6rents programmes de calcul conduisent d des traitements
ir:siie, Ciaciases, fraciures, fentes cle tension, failies, ...) qui statistiques, ou au dessin automatique des diff6rentes dia-

ti INDUSTBIE LIINEHAtE . rillNES ET CABRIEBES ' LES TECHNIQUES


I
t Plan (f)
@ lnrerseilion du plan er
ia sohdre de reJdrence
de
duite en sondages, d'obtenir des informations concernant les
propriet6s physiques du massif.

Diagraphies microsismiques
T Une sonde microsismique, comportant un 6metteur et un ou
deux capteurs (figure 8), est introduite dans le sondage.

t Cette sonde mesure "en continu> la vitesse de propagation


VP des ondes 6lastiques dans le voisinage du sondage.
Outre la connaissance de VP (conduisant d la d6termination
de l'impedance acoustique de la roche), la methode permet

I d'identifier des horizons particuliers, par variations de la


vitesse enregistr6e (passage de zones altdr6es, pr6sence
d'un banc dur, ...). Compl6tant les simples mesures de vites-
\/) n @ Protect,on slereographrque
ses d'avancement, ces mesures sismiques permettent une
de l'hemisDnd.e suoerieur a
adaptation judicieuse des explosifs aux mat6riaux d extraire.
T Direfiion du
vecteur pendage
partrr du pole rnidrieur r52)
P = pole du pian i/d, l|ter-
seclon de sa nornl:ie (nl
;

Les m6thodes dites Cross Hole (sismique en transparence


entre deux sondages) constituent
"l'auscultation scanner, du

t
et ce la sohere
massif, et sont r6serv6es d des cas bien precis de recon-
J = projecrion stereo_oraohique
d! Pole P sur le plan naissancel mesure du module de Young, identification de
Vecteur peodage P i{uatorial
vides (karsts)...

t o
Nord
@ srerdoq,..."
{obtenu dans e pian equalorrat)
J = reprdsenlatron golarre
Vi'tesse
sm 3@a 2@ Is

du piao in)

T AC'8 -- reoresentation cycJogra"


phioue du pian itT)
, = oenoage r'nctinarson ou

I
vec:eur pendaqe par
rappon A l'horrzontale)
A p= direction du vecleur
penoage par 13pport au
Direction du Nord

I
vecteur pendage

Fig. 7,
- Repr6sentation
a l'aide
graphique d,un plan
de ta proiecfion st6r6ographiqu6.

clases, fournissant au mineur des outils de conception ou


T de dessin assist6. par ordinateur (conception et dessin assist6
par ordinateur, CAO, DAO).
s0'lDE t4tcR0stsr'1t01lE LCPc.
L'EAU ASSUqE LA TRP$lSl'11SS10N

I
ENTRq LA SOtiDE ET LA PAROI
DU FI]RAGE.
co"lrlNUE
2.2. lntervalles de discontinuit6s D ?$3: I:li:"*1QUE
a

Le comptage de la densit6 de fracturation de chaque famille Fig. 8. * Sonde microsismique. La diagraphie sismique met en 6vidence
de discontinu:ites identifi6e conduit d la d6finition de l,inter- une zone d'alt6ration caract6risee par une c6l6rit6 des ondes proche
valle de discontlnuit6s, Ou distance moyenne s6parant les de 1 500 m/s, le reste du massit ayhnt une c6l6rit6 6gale a 3 OOO m/s.
T plans d'une m6me famille.
Le tableau V pr6cise les classes de fracturation ainsi d6finies:

I TABLEAU V
D i ag ra ph i es flectriqu es
Elles mesurent la r6sistivit6 des terrains, et sont bien adap-
t6es d la recherche d'6paisseurs de zones alt6r6es.

I Classe
lntervalle moyen
e ntre
discontinuit6s lD
(cm)
Densit6
de discontinuites
Diagraphies de radioactivitd naturelle
Pour un horizon g6ologique d6termine, Ia radioactivite natu-

t
relle (K 40, U 238, T 232) varie trds peu et les corr6lations
lD1 > 200 Trds faible entre sondages rapproch6s sont relativement faciles. La
60 a 200
m6thode est particulidrement bien adapt6e aux massifs s6di_
Faible
mentaires, et d la mise en 6vidence des 6paisseurs
ID3,..... 20460 Moyenne d'alt6ration,

!,, tD4

tD5
641

<6
2A Forte

Tres iorte
Enregistrement des paramdtres de forage
La mesure en continu des paramdtres de forage, vitesse de
rotation, couple, pouss6e, vitesse instantanee de p6n6tration,
J- 2.3. Diagraphies instantan6es et diff6r6es permet une description tres fine des proprietes du massif
rocheux; en particulier, le passage 6ventuel de zones fail-
Le terme de diagraphies d6signe un ensemble de techniques l6es est d6tecte, permettant au mineur avis6 d,en tenir
g6ophysiques permettant, A partir d'une instrumentation intro- compte lors du chargement du trou.
In
MAI-JUIN 1988
IJ

J,I
i'-
Pour mdmoire; il existe plusieurs autres types de diagraphies'
parmi lesquelles on Peut citer:
les diagraphies gamma-gamma: mesure de la densit6
E.

- humide des terrains en Place;


ii"nooscopie, ou observation directe des parois de forage;
- tes prises O'empreinte sur la paroi du forage'
pour iden'
- tifier et rep6rer en orientation les cassures'

2,4, Carottages
op6ra-
La r6alisation de sondages carott6s est toujours une
tion tongre et co0teusel dont on cherchera i tirer le maxi-
mum d'-enseignement. L'implantation d'un sondage carotte
doit 6tre aussi pr6cise que possible, et r6sulter de consid6-
iutiont bas6es sur l'analyse structurale et les donn6es
geophysiques,
Fid. 10. - Un 6quipement de sismique r6fraction portable:
L'orientation du sondage par rapport aux directions d'aniso' sismique et capieur (type g6ophones)'
"n""gi;tt"ri'raiie
tropie Ou massif, est essentielle pour son interpr6tation'
La reconstitution de l'ensemble du sondage carott6
permet l'6tat de fracturation du massif : plus elle est 6lev6e, plus le
de definir: massif est fractu16.
le taux de carottage :
pourcentage en longueur du son-
- dage r6cup6r6 sous -forme de carottes identifi6es;
2.6. Magn6to'tellurique artificielle (MTA)
I'in-dice RQD (Rock Quality Designation) = pourcentage
- en longueur d'e sondage r6cup6r6 sous forme de carot'
ou radio-magn6to'tellurique (RMTA)
tes de longueur suP6rieure d 10 cm' Cette m6thode consiste d mesurer d la surface du sol les
La figure 9 fournit un exemple de reconstitution d'un son- composantes horizontales des champs magn6tique et 6lec'
dage carott6, trique cr66s par des 6metteurs radio. La figure 11 montre
le dispositif MTA, tract6 par un v6hicule tout terrain'

Fig. 9. - Un exemple de sondage carott6'


La mesur6 des longueurs des fragments Permet^de d6linir
le taux de ciarottage ainsi que I'indice RQD'

2.5. Sismique r6fraction


Cette technique consiste d recueillir en surface la vibration
6mise en surface par un 6metteur (marteau sismique'

l3l'""',1?;", ainsi mesurees varient dans une trds larse Fig, 11. Un 6quipement de magn€to't€llurique artiticiel'
plage, de 300 m/s pour les terrains meubles et d6consoli- - en op6ration sur le terrain'
ie.] a 6 000 ran/s pour les formations les plus raides'
De mise en @uvre simple et rapide, la sismique rdfraction La MTA permet une mesure continue mettant en 6vidence
permet notamment de tocaliser un subs-tratum rocheux' de de petits accidents et des variations d'6paisseur de la cou'
ueriure. La mesure est rapide, le traineau 6tant d6plac6 it
iep6rer les zones de failles, de v6rifier l'homog6neit6 d'une
formation, ... la vitesse d'un homme au Pas'
L'apparition d'appareils num6riques A sommation de signal L'ensemble des approches qui viennent d'6tre ainsi pr6sen'
et i'comptage de temps trds fin (0,1 milliseconde), couples t6es conduisent d une bonne connaissance de la structure
d un micro-processeur, permettent des progrds sensibles du massif rocheux et de ses 6ventuelles h6t6rog6n6it6s; les
dans le confort d'utilisation et l'interpr6tation' diverses techniques peuvent 6tre mises en jeu dans des con-
Remarque: La mesure des temps d'arriv6e des signaux peut ditions 6conomiques tout e fait acceptables, les surco0ts
6tre complet6e par celle de 13 "pseudo-p6riode" du signal : 6tant souvent largement compens6s par les r6ductions des
cette pseudo'p6riode est un indicateur compl6mentaire de co0ts oP6ratoires de l'abattage.

INDUSTHIE MINERALE .MINES ET CARRIERES. LES TECHNIQUES


14
3. INFLUENCE DE LA STRUCTURE
3"2 Stahilitd edsr fi'omt
SI.'R LA CONCEPTION DU TIR La stabilit6 du fi'ont est liee [Link] corrditions qeoler:hniur_les
(iracturations initiales) e1 aux cassures rndLittes Far i6s ii;,,.
ctili se surimposent aux cji"qconljirr;iLes antel-ieures.
S'il est communement admis qr-re Ia strLlcture dir massif * Le tir "avec le penr:lage" corrrluit [Link] [Link]-s insrai:,:rr.
rocheux conditionne tres largement les r6sLiltats cir,i tir, la
16s classiques avec glissenrent r:le bancs verrs le rircle. el
determination quantitative de ses effets est souverit ddlicate.
eif ets [Link] [Link], Douvan t even;r:*i lenreni aolii Lrf [Link]-
Par aiileurs. la ,,structure" resulte de grandeurs physiques
i

tre le posiiionnemen'i aor!-eDt r:ie l;l irti..rre i'ani-:ee cir-. r,--rir-,es


ei geom6triques multiples, parfois malais6es d deiterminer et
(f igure 12).
a repr6senter, comme cela a 6t6 developp6 [Link].
On peut schematiquement classer les massifs en trois grou-
pes:
massifs homogdnes, compacts et peu fissur6s (rnassifs
- de classe ID I dans la classification precederrte) ;

massifs dans lesquels la structure pr6dominante est cons-


- titu6e de bancs nettemenl individualises (formations sedi-
mentaires) ;

massifs fractur6s sans directions privilegiees.


-
L'emploi de l'explosif ne pr6sente 96n6ralement pas de dif-
ficult6s dans les massifs rocheux du premier groupe:
I'absence de discontinuites permet un bon "travail, de
l'explosif : bonne propagation des vibrations, bonne pressu-
risation du massif. Le chapitre 1.7. developpe les regles
generales de conception des plans de tir, bien adapt6s d ce
type de massifs.
Dans les massifs pr6sentant une structure, qu'elie s'appa- FiE.'12.
- Tir avec le pendage dans un massjf rocheux
a stratiticatinn fsrterne[-it nrancu6e.
i'ente au seccnd ou au troisieme groupe, la mise en ceuvre
de i'explosif pr6sente un certain nonrbre de difficultes sne- o Lo iir conlre le penda6e liffiite qen6raleri:rr:t les [Link];.iL::il-
cifiques. liees: i6s de fr:rrt ainsi que res effets arriere, n:ars pnur tndrire
l'implanlation de la vol6e; des risques cis cl'iitte cle biocll plirs,:u rntjns i:ren enr:;rl.
- a. a !r'ris dans le rnassji, La 0ieC a si:r-ivent dl.r rr'ial i, si:iiii
-- la stabilite du front,
- a I e'licacite CL, lrr. o Le ttr en 'iravers-barrcs: fait [Link] cle fcriet iri,ee,,tl;ii.!.
Pa.r ailleurs" les vibrations ernises cians l'ei-rvironnement sonl tris 11i-l {r'on1 -* notanrrnenl ic}fsct-!'on e [Link] a iles L,an:r:
modifi6es par la pr6sence des discontinuites. het6rogerres inins! qu'uit ntai-rvat*; tie.,i;,ili iJLt it:ii
(f igure "13)

3.1. lrnplantation de la vol6e ' .l/////:/,r.


',|:fur',.z

et prdcision de [a foration
La precision de la foration est fortement influencee par la
structure, notamment lorsqu'il s'agit de bancs fortis "en
biais,; la foration a tendance a etre deviee vers les lignes
de plus grande pente des bancs, conduisant a des d6via-
tions vers ie vide, vers le massif. ou en travers, suivant la
disposition des bancs. !-a d6viation de foration est evidem-
ment fonction egalement de la longueur et du diametre de
foration (rigidite du train de tiges) ainsi que du materiel uti-
lise (cf . chapitre 1 .6.).
La precision Ce la foration est une des cles de la r6ussite
d'un abattage, aussi convient-il de porter une attention par-
liculiere a ce poste, notamment quand les conditions rje fora-
tion sont di{ficiles; ii convient de veiller a l'orientation initiale
de la foration (arnorces de foration .aussi paraildles que pos-
sible") et de noter les deviations en fond de trou. En eas
il'ecarts ndtablee, oi1 pourra 6tre amen6 a mcrclifier les para- j

matres de la lcraiion (rnarteau fond de t!'ou. tige$ plus rigi"


cies, , ") ou i reduire l'[Link] ei la bp,rrquette afin cle
permettre un bon travail de i'explosif tout au long de la
colonne. Ne pas perdre de vLie que c'est en pied de gradin I
que l'explosif travaiile Ie moins bien: il ne faut cjonc pas lui Fig. 13. *- Tir en travers-banos, forte i1169i.rlarit6 du front,
demander un surcrcit de travail induit par cles tl6viations cle mauvaise s@rtie du pied.
{oration. I
lTemarque: L.a courbure g6n6rale cju front peut avoir une
Eventuellement, une orientatiorr differente clu front par rap- granele infltience sur la stabilit6; un front concave assure
port aux discontinuites peut conduire d de nreilleures concli- gen6ralernent une bonne stabilite; un front plan ou convexe
tions de foration. favorise les instabilitris.

MA I.J U IN 1 9BB
iirrereii,i di:S
li..l " t-'eati et la f ratiorl
.,i i',i!'s
r6cluii"e !a r6sisiance de la matrice
.ri Lf
l.'eal.t a. ieirdailce ir
i.:,; irllli.,i.'.iii:ir rrr:[Link] i'l 'iiiisill il;luri deilx
efiGti atrJ'sei ' prin'5irati'ln de I'ouiil
,irri,ir,r* *t l:a;' r;onsequerrt a faciliter la' est aLlgmen-
r-i [Link]:i oal'i, eiie ii"aqiiie; ic l'xaseii'
ct' dorii: ieilull !llabt;- rie iri"aiilri : Ia 'iiiesse instai-rtan6e de f':ration
i: i ..,..... j:l-1:;i.^. *.-:'.i [Link] iio, tr, ttnir'e ia '[Link] de 'r'dsisiarrce rle ia paici ou
Ll'cu Ces i'is'
.-- {i zt:-ir.i-t Qa:'i" *ilE ionliarrB i'e-'clirin
nre{laniqi-ts rle i *;tpi*- iiru peul farvcrtser rjes 6br:ulemerrts iocaiisesvoire de perte du
!:iri rl:,i',.([Link],,e:'i]nde It pa5'
ch0f, iel'S de 'crifi ,lr*u i" an,ncemerlt de l'outil de foration'
donc une
?'i), :1 t:.ia\i?:ii tt':' "'jisi:crrtil-r1'jile3 Bl 0ar CAieiris
de3 g3z i!t.i" (irirpossibilrte de charger le trou)' entrainarrt
r"nodlication rJe plan de perforation'
rians li;; iissi"li;ll' I

la port6e de
[*s ,le:.tx effi:ts oi'ri piir'lr i'esultat de i'6duire
possibilites de co-
reclirire ies 4.2. [-e chnoix cle l'exPf,osif
fit,+,filtl -tpa.r consequeni cie
oi]6raii0nenii,erninesadlacentes'Flutdtquedecherchera l-'erirploi cju nitrate-fioul, explosif [Link]
a l'eau' est pro-
petii alors dtre pr6ferable
?ugmenter Ia charEe specifique' il nib6 dans les foraEes ou parties de forages contenant de
Ju'r"ru*rru, la miille cle foration (cf chapitre
1 7 )'
vari6tri d'explosifs insensibles a
l'eau. il existe une grande
En pius de cet effei mticanique' la tracturation
peui avoir un
i'eau:ANFO uiourds,, bouillies, gels, , d'un prix de revient
. iu'[Link] sur les conclilions de d6tonation; ii peut y ,"ntitrt"r"nt plus rilev6 que Ie nitrate-fioul'
e:.tti.
cas oil un bioe
r'upture de charge avant d6tonation au 4"3" Role de l'eau dans le processus d'abattage
- C..plrt" par une charge ant6rieilre viendrait dl cisailler un

ircu charge- et JvJntuellement dej?i amorce -' mais [Link],abattageest


peut toutefois
On
aon gncore Cetcne: fofriut .fu discussions et de controverses
par transnrisston du les queiques id6es suivantes:
-- '.iesensibilisation, partielle ou toiale' 6mettre
.io. prt ies cjiscorrtinuitLis clans le cas de f orages
r"aPProches. a. ffi6le de l'eau ffofilrne <4t'6ment de caupfage
judicieux des valeurs de I'exPlasif aer mtassif rlckeux
L-e mocje d'amorqage, ainsi que le choix entre i'explosif
.,1.1s iefips d'arn':i'caqe permel il'6r;i1et ce lype
d'incidents L.'eau ccrrtpe !'espace annulaire conipris
globale
cies
..::rri,!iiii: I "5.). (encarrcuche) ei ia 9aroi. L'inp6dance acouslique
1,.:i,
5q rioil ainsi augment<ie (par aLlgrnen-
iroarilu ce dei*riaiioii 0'6ner-
iuiion ,t* ler-ir' densite) am6liorarrt par id le iransferi
{les ';Il'irratio'ns ,;i* o,, **rrif i"ccheux De nr6me' la pr6sence d'eau ltmiie
il ,,1i. Pl,,oPagatio:x
donc la pres-
l'a letente des gaz cle d6tonaiion, augmentanl
des viL:ratiorrs
li e:i lien etabii que les lois ci'arnr:rtissemeni ;ict' e',t'tcee 3L,l la Paroi
gtlucture del massif rccheux'
roiii icl'lerulent intlr-lenc6es par la
traclui't! de taqoir isotrope (pas de directions
i-aa,rr i-n't :-r1ai;sif
lcis du iyi:e rr. de f''eau r,orllme aEent de bourrage
F?6{e
pi'ii,ilegi6es) ies onces s'amoriisserrt suivant Ces l'eau" est efficace;
\ri - Vl , D ". le caefficieni d'arnortissement o pouvant 1-'exp6rierrce montre qr:e Ie *bourrage a
suir le plan th6orique, on peut montrer
egalement que l'iner-
i/arier ae i,5 a. 2,5 selcri ia densii6 de fracturation' Le
permettre une nlon-
.p,:iijs,, de l'exposant de la
et sa sensibilite en fonctron
o. tiu O* iu masse d'eau est suflisante pour
des gaz de detonation darls le trou' avant
iiattiraiion concluiseni de grandes r6ductions du
i niveau tJe -'n pression
dr vibraticn lorsque la fracturation augmente' i'ejecticn cle la colonne liquide'
iracturation pri-
:-:i.i3 un massit poss6dant des directions de a. Role de I'eaw cantefiue clans le rnassif roaheux
sont cornplexes nrais on
,iLgi*;., tes rois d'amortissement suivarrt dans la transmission de la vibration
.[Link] grossidlrement une propagation preferencielle
Si l'eau contenue dans la matrice rocheuse est
cie ces vraisembla-
l;s,,guiies ci'onde' constitu6s par les bancs' [-e long sur la propagation des vibrations'
..,,r'-ju {i'or'lde, i'amortissement est sensiblemeni plus faible bi"runt sans influence
celle contenue dans les discontinuit6s ioue un rOle favora-
ii'.il suivairt ioute auire direction' il est connu en effet
dq "vibra- ble dans la transmission des vibrations:
llie plr-is, ii a ete n'ris en eirridence un ph6nomdrlg la plupart des fluides' transmet bien les
par Ie passage tuu t;"ur, comme
'riln'nt'cpre' de couches superficielles' excite vibratiorrs longitudinaies (mars non les ondes
cie cisaillement) ;

peui avoir t"'ne des difft!rents


Je la vibraiicn cie tir; ce rnode de vibration ainsi l'eau assure un "couplage hydraulique"
excitatrice' et 6tre
.lrr"" u,rp"rier-tre a celle de la vrorationcjdsordres ie rnassif rocheux' favorisant la transrnts'
(chapitre [rlocs constituant
: iitt'it-iirir: de certairrs types cle .ion :* rribrations. L'amortissement de la vibration est donc
pr6sence d'eau doit favo-
:.', i,rir-lr?lionS)' iaOuit Oe facon significative 'Ainsi la
,L"l le travail de i'explosif dans les massifs
l+g*r*.*ent
f ractur'6s"

,1 i.,E5 c[]hlDtT[CIi\is l-ivpHCIL0GEC!R'JES


ri, ffiole ofe n'eau dans la rqisistance
du rnassif rockeux
Le gtiotechnicien sait que l'eau altere les r6sistances
au
le massif rocheux est donc
i-a ni'eselice d'eaii Cans iin terrain constitue toujours une .lrultt"r*nt des discontinuit6s;
geotechnicien' Pour
*orir" de pr6cccupations pour ieproblemes' le gtltrterurt moins r6sistant (c'est pourquoi les instabilit6s
g6n6ralement aprds les
ir;^n-t. ella pose ti'cis orCres de iies: 5bsery6es sur glraciirrs se manifestent
[eiioo*. oe fiuies;, et par [Link] apte d 6tre
* a la ioraiiort ;
abattu. La presence d'eau doit donc faciliter
l'abattage du
-- a,-l ci"roix cle l'exPiosif :

massif. par rticiuction globale de sa r6sistance'


-- a son rrile dans le processus d'abattage'

INDI]STHIE [I]lNEBALE
. fu1INES ET CAREIiHES ' IES TECHN]QUES

16
par Alain BLANCHIERI, Roger THIARD 1

et Philippe WEBER 2

'fl
"3" Thdorie dul travaif; ka ffi'exp&mmfrf

t
1, RAPPELS suR LA oEroruRrtoru

Les substances explosives ont des effets diff6rents selon leur


169ime de d6composition: la combustion simple, la deflagra-
tion et la d6tonation.
La d6tonation est le r6gime de d6composition le plus rapide,
c'est donc celui qui donne les effets m6caniques les plus
impo(ants et qui est le plus g6n6ralement recherch6 dans
l'emploi des explosifs. ll n6cessite pour Otre bien compris un
court d6veloppement th6orique.

L La d6tonation est une r6action chimique exothermique qui


se propage dans l'explosif, coupl6e avec une onde de choc.
Le ph6nomdne conduit d une vitesse de d6tonation stable;
il est auto-entretenu par l'6nergie d6gag6e par la d6compo-

!t sition de l'explosif.
Cette reaction chimique exothermique donne des gaz (sur-
tout CO2 et H2O) dont la temp6rature est comprise entre
1 000 et 4 0OO oC, la pression est de 1 000 a 25 000 MPa
(megapascal) soit 10 a 250 kbars. La vitesse de d6tonation
Observation de la detcnati{rn d'une cartoucl-}e ir ia can-rdra napide

I
est comprise entre 1 000. et 8 000 m/s plus gen6ralement (ptroto sl{PE).
2 000 a 7 000 rF/s pour les explosifs civils.
La d6tonation se propage dans l'explosif qui se trouve ini- lion sont aux conditions T1 , P,, V1. Dans la zone 23, ies gaz
tialement dans les conditions de temperature pression, de cl6composition se d6tendent en participant au;< effets
volume ,massique To, Po, V6. La vitesse est sup6rieure d la m6caniques de I'explosion (cliche ci-dessus).
vitesse du son,(figure 1). La zone de r6action est 6troite
l, quand l'explosif est un corps pur ou un m6lange homogdne.
A la fin de la r6action de d6composition, les produits de r6ac-
Si Ep est l'6nergie interne de l'explcsif par unite de rnasse
avant la reaction et E1 celle des produits, gazeux pour la

I
plupart, aprds la rtlaction de delonation, il est possible,
comme le montre la figure 2, de tracer la courbe adiabati-
que correspondant d l'6nergie E1 que pourraient [Link]'e ies
produits de r6action en equiiibre chimique aprdrs ia d6tolra-

! :)^,oai
tion.
i-es caract6ristiques particulidres des produtts de [Link]'lrl
P, et V., correspondant au point CJ (point de Chapman-
[Link]) s'obtierrnent en consirilisani la tangeirt€ a i?1 courbE
adiabiaiique sur ia fiEure 2 a irariir dr; poini A repi"esentani

t ies condiiicns initiales de I'expiclsif c1'energie rler:re l:u .li'r


rieui Cernorti'er que ce polnt CJ esi celui poui"ieq,:el i'enl:ra'
rf! i:ie p.21 irrril€ de riresse esi mintrnaie el qLte l:-- ClileiLani;e

I
"?

IW J
erii'e la viiesse cle irltorrairr:l ilcl et ia,/iiesse des ti'itji,ils
(O): onde de choc. '1-.
Z 1: [Link] ou 'explosif n a pas r6ag iexplos I aux cond iions F', V-.1
Z,: zone de reaction (produits de reacton aux condticns: T, P. Vr).

I
Zl . zone cles produrts de r6ac1ion.
1 S NI PE,
Fig" n. Propagation cle i'onde .le detonatien, 2 Eccle .ies m nes d'Aies
-

r MAI-JUIN] ] 988 1t
Dans l'hypothdse acoustique (p constante) la pression trans-
Pression
,ir" ptt'i"t l'explosif d un milieu rocheux connexe s'exprime
Pi en fonction de ia pression incidente Pi par la relation:
Ptr : Pi t1l
*,
avec:
Z: pe D rapport d'imp6dance (6tabli par analogie)
pr Vr

(pe et D: masse volumique et vitesse de d6tonation de


I'explosif);
(pi !t vi' masse volumique et vitesse de propagation des
ondes de la roche).
Si on tient compte de l'inclinaison du front de I'onde sur la
sur{ace de discontinuit6:
Volume sp6cifique v
Ptr: Pi
++# tzl
v1 uo
ou N est un coefficient empirique pris 6gal d 5, d6termin6
a, ndint reor6sentatif des conditions initiales.
r6gime de d6tonation' pour am6liorer la corr6lation entre la formule et I'exp6rimen-
Ai ?i;iU c;"pr"n-Jorgr"t correspondant au
O: iourbe adiabatique dYnamique tation.
Fig. 2. - Courbe adiabatique des produits de r6aclion' ll est d noter que les relations t1l et t2] supposent que la
masse volumique de la roche et la vitesse de propagation
de r6action u est 6gale d la vitesse du son c dans les pro-
pas
sont sensiblement constantes (leurs variations n'affectent
duits de r6action: les autres paramdtres). Ceci n'est pas, en g6n6ral, le cas
6carts avec l'exp6rience
Vd-u:c. d proximite de l'explosif d'oir des
(6cart de l'ordre de 200lo).
Ce sont les conditions de r6gime stable de la d6tonation'
Le flux d'6nergie par unit6 de surface s'6crit sous la forme:
En pratique, les caract6ristiques de l'onde de d6tonation sont
liees non seulement aux caract6ristiques de l'explosif : com- E::-['P2dt t3]
position chimique, volume massique, mais aussi d la 96o' pc lo
m6trie et au confinement utilis6s.
Dans le cas d'une cartouche d'explosif d'un diamdtre suffi- et pour une onde normale, on a alors:
sant (10 cm par exemple) ou fortement confin6e dans un
tube b'acier, on obtient une d6tonation proche de la d6to- Et, = _1- /' ptr,
pc lo
ot: 1 lo
/' Pi2,,
4
=,o
(1 -Z)z
dt
Pc
nation id6ale. Plus le diamdtre et le confinement sont fai'
Uf"i pfr" les pertes lal6rales r6duisent la vitesse de d6to'
natiin; il exisie m6me un diamdtre minimal (diamdtre cri- Etr 42
t4l
iiqu" ,r"" confinement nul) [Link] l'6nergie dis'
que
Ei
-=-
(1 + Z)z
sip6e par d6tente latdrale devient trop importante pour
l'6nergie restante soit suffisante pour entretenir la propaga-
tion di la zone de r6action; dans ce cas, la d6tonation Le transfert d'6nergie pr6sente un maxirnum pour Z= 1'
s'arrOte. l'6nergie 6tant entidiement transmise, C'est le cas de l'adap-
L'6nergie d'un explosif liber6e au cours d'une d6tonation se tation parfaite d'imP6dance.
manifeste sous deux formes: Cette relation pr6sente en iait une distorsion importante avec
.- une 6nergie de choc v6hicul6e par une onde de choc l'exp6rience. Elles pr6suppose par la relation [3] que l'on est
(c'est-d-dire de contrainte) et transmise dans le milieu en blasticit6 lin6aire, dans le cas d'une onde plane (ou d'une
connexe; onde divergente loin de la source).
une 6nergie des gaz qui s'exprime sous la forme d'un
- gaz d tres hautes temp6rature et pression'
L'energie totale lib6r6e se calcule facilement et varie entre
- et s-MJ/kg (MJ :
106 joule) d'explosif' En fait, la puis'
3. PROPAGATION DES CONTRAINTES DANS LA ROCHE
sance th6orique est une donn6e plus significative puisque
cette 6nergie est lib6r6e pendant des temps trds courts de
l'ordre de ia milliseconde ce qui correspon-d A des puissan'
ces de l'ordre de quelques gigawatts (10e W)' Pour connaitre l'6tat de contrainte en tout point, il suffit
alors de d6terminer la d6croissance de la pression radiale
en fonction de la distance d la charge. Pour cela, on utilise
des r6sultats exp6rimentaux (figure 3);
2. TRANSFERT D'ENERGIE DANS LE MILIEU CONNEXE D6croissance en 1/rs jusqu'd ce que la contrainte soit
inf6rieure d la r6sistance en compression de la roche;
D6croissance en 1/rl ,5 d 1lr2 par la suite (1/rl'8 en
La d6tonique d6finit le transfert de pression (ou d'energie)
b.
moyenne). Cette d6croissance est plus forte d grande
entre deux milieux dans le cas d'une onde de choc plane
distance.
paralldle d la surface de discontinuit6'

.LES TECHNIQUES
't8 INDUSTRIE [Link] ET CARHIERES
la roche Rc qu'elles broient en fines particules (Rc de 0,5
D€FORMAT0{ O€ LA
(€*h bgrf,his)
ROO{
d 2 kbars).
Du point de vue de la m6canique des milieux fissur6s les
micro-fissures existantes dans le massif (joints de grains,")
se d6veloppent et se ramifient fortement.
L'onde 6mise n'est pas la seule responsable de l'6tat de con'
traintes: les gaz qui s'engouffrent dans les fissures y parti-
cipent.
La d6croissance des contraintes est toutefois trds rapide. A
EE
courte distance, 3 A5 rc (rayon de la charge), elles sont
t6 revenues en degd de la r6sistance d la compression de la
:H roche (zone mesur6e sup6rieure d celle calcul6e).
EE
Ez
r Zone de fissuration radiale (zone transitoire)
L'hypothese du r6gime hydrodynamique n'est plus iustifiee
et l'etat de contrainte n'est plus identique dans toutes les
FACE LIBRT

6 directions. La variation de masse volumique n'est toutefois


pas n6gligeable aussi ne peut-on pas, en toute rigueur, appli'
quer les th6ories classiques de m6canique des roches. Cette
5E zone est appelee parfois zone transitoire. N6anmoins, cer'
E
E
I tains th6oriciens appliquent quand nt6me les lois de l'elasti-
cit6 avec des r6sultats en accord avec certains r6sultats
;)(EIlPt[ RELATIFA UN CHABGETIEI{I, EN VFAC DANS DU GFANITE 4 - phase 2).
exp6rimentaux (figure

tA. La roche subit en plus de la contrainte de compression


radiale une contrainte tangentielle de traction. Celle-ci mal'
f/L 916 une d6croissance en 1/r3 dans la zone de broyage en
llrz par la suite, demeure n6anmoins sup6rieure d la r6sis-
FACI TIBRE

t( ltL tance A la traction sur une distance importante.


La contrainte tangentielle est responsable de la rupture (en
I
r\(
t(r, traction). Des fissures radiales se d6veloppent alors autour
de la cavit6 jusqu'A ce que la contrainte tangentielle devienne
\r
\r
inf6rieure d la r6sistance en traction (RT de 20 d 150 bars).
La m6canique des milieux fissur6s ne contredit pas les dit
f6rents 6tats d6finis par la m6canique des milieux continus.
Elle apporte n6anmoins quelques indications compl6mentai-
Fig. 3. Evolution des contraintes induites par le tir. res sur le m6canisme:
-
la probabilit6 qu'une fissure puisse 6tre activ6e est
- d'autant plus faible que le niveau de contrainte est bas.
4. EFFET GENERAL DES ONDES DE CHOC Le nombre de fissures radiales diminue donc rapidement
DANS LE MASSIF ROCHEUX avec la distance;
* ce sont les gaz et les contraintes r6siduelles qui sont res-
ponsables de la propagation des fissures une fois initiees;
Supposons d'abord qu'une charge d6tone dans un massif - la fissuration radiale se d6veloppe d des distances com-
rocheux infini. prises entre 20 et 50 rc.
La propagation de cette onde s'accompagne de phenome-
nes irr6versibles qui permettent de d6finir trois zones: o Zone sismique
zone de broyage;
- lala zone de fissuration radiale;
Au-deld, aucune fissuration microscopique marquante n'appa-
rait.
- la zone sismique.
- Les variations de masse volumique au cours de la d6forma-
L'existence de ces trois zones s'explique ais6ment par la tion sont n6gligeables. Un moddle classique de comporte-
m6canique des milieux continus classiques. La m6canique ment est alors utilisable (par exemple le comportement
des milieux fissur6s permet de justifier les vitesses de pro- 6lastique).
pagation des fissures et leurs ramifications. ll ne faudrait pourtant pas conclure que l'onde de contrainte
n'a aucun effet sur le milieu de propagation.
o Zone de broyage Elle continue d alfaiblir le massif mais sans mettre pour
Dans les premieqs temps:de la propagation, les contraintes autant en cause sa structure globale (pr6-fissuration),
subies par la roche sont trds 6lev6es de 5 d 75 kbars de
pression ud'explosion,, (c'esld-dire la pression lat6rale sur
les parois sensiblement 6gale d 500/o,de la pression de d6to-
nation,dans le cas du remplissage complet du trou). 5. EFFET DES ONDES REFLECHIES
Le niveau des contraintes est en general suffisant pour que
l'on suppose un r6gime hydrodynamique (figure 4 - phase 1). Dans le cas pr6c6dent, nous avions suppos6 le massif rn+ r
Elles excddent en g6n6ral la r6sistance d la compression de En fait, les tirs sont gen6ralement rrialis6s pres d'une 'ac:

[Link] 19BB i9
H'

tIIl TE DE

FISSURATlOtI
RADIATE

A /
,/-' \
\
\ POSITlil DU FRNT
ZOIE DE FRAGI1ENTAT]OI'] DELfrDE ffTLECH!E
IIlPORTANTE
ZONE DE BROYAGE trrnsiloire \
( zone )

rl
I

-lll
I
/l
I
\\ p0slTtot DU [Link]

,\
f, OE L'ONOE LO,IGITUOII1ALT
INCIOENII

\ /
)
/l
/l
rc,+ ,/
/l
tu+i /t
,/l
tt+-i
_+___* 4n

-i------
L

R. :RAYoN 0E CARTOUCHE

REINITIATION ET ORIENTATIOT]
DTS FISSURES RADIALES
l
pllst: t ISSURATI0i'1 RADIALE

L*r..
l

l_l
1

oNDE P
.

,,,1
-i
i'.,,,1
,i II
ill
t^l
1 ,o*t ots uoz
L=Emg

Fig. 4. D6veloppernent de la fissuration et de la fracturation (phases 1


-

libre qui constitue une discontinuit6 importante' Une fissuration paralldle au plan d'onde apparait alors' Ce
ph6nomdne est appel6 6caillage (ph6nomdne illustr6 par le
En effet, dds qu'elle rencontre une discontinuit6, l'onde de iest de la barre d'Hopkinson) (figure 4 ' phases 2 et 3, et
contrainte 6mise se scinde en une onde transmise et une figure 5).
onde r6fl6chie.
La pr6sence de nombreuses discontinuit6s dans le massif
La repartition entre l'6nergie transmise et l'6nergie r6fl6chie (micro-fissures) induit deux effets sur l'onde qui se propage:
d6pend du rapport des imp6dances des mat6riaux de part
du maximum de contrainte;
et d'autre de la discontinuit6' - affaiblissement
diminution des fr6quences associ6es aux ondes de con-
Dans le cas de l'interlace roche/air pris dans cet ordre, 1a - traintes (ph6nomdnes vibratoires)'
r6flexion est Presque totale.
Les ondes r6fl6chies jouent deux r6les:
L'onde de compression (longitudinale) se r6fl6chit en une
de l'orientation des fissures radiales;
onde de traction. Celle-ci peut conduire d des contraintes - modification
initiation de nouvelles fissures' Ainsi une nouvelle fissu-
exc6dant la r6sistance d la traction de la roche' Cela se pro- - ration perpendiculaire tr l'ecaillage apparait au voisinage
duit lorsque la distance entre la source et la discontinuit6
est faible. de la surface libre.

INDUSTRIE MINERALE ' I\,IINES ET CARHIERES . LES TECHNIQUES


20
I
AUPIUEE EN ]AtCT]O\
( EcEilleqe
A!FLECH]E
)
Compte tenu du transfert explosif-air, de la d6croissance de
l'onde dans l'air et de l'impedance de l'air et de la roche,
la transmission de l'onde de choc se fait alors mal : l'onde
I OtlDE INCIOENTE
de choc est 6cr6t6e.
Pour des d6couplages en diametre de 3 ou 4, l'onde de choc
est totalement 6cr6tee. Ce phenomdne est en particulier uti-
IlPACI
lis6 dans les opdrations de "d6coupage> de la roche en tra-
I vaux publics.
Pour tenir compte de ce ph6nomdne, certains sp6cialistes
utilisent dans les relations de transfert par imp6dance, la den.
sit5 de chargement de l'explosif dans le trou au lieu de la
densit6 d'encartouchage. La relation d'imp6dance n'a plus
alors aucune signification physique,
Dans le cas de la th6orie 6lastique, la pression de paroi se
ONDE REFLECHIE
deduit de la pression d'explosion (la moiti6 de la pression
de d6tonation) par les relations:

Po-Px/ac1nv
\atl
oil n vaut 2 en cylindrique et 3 en sph6rique , Ac eI Z,t sont
les rayons de la charge et du trou, Le coefficient y prend
la valeur 1,2 (valeur confirm6e exp6rimentalement pour les
explosifs d'abattage).
Le r6le de l'onde de choc sera d'autant plus important dans
Fig. 5. Principe de la barre d'Hopkinson (experience de Hino). l'abattage que la quantit6 de fissures qu'il faut cr6er sera
- 6lev6e; cela concerne les roches peu fissur6es et les confi-
gurations oi la distance de la charge d la face libre est
importante.
6. FRAGMENTATION FINALE - MISE EN MOUVEMENT
(figure4-phase4) Toutefois son efficacit6 est illusoire si la roche est trds plas-
tique (absorption rapide de l'energie de l'onde) ou si le massif
possdde d'importantes fissures ouvertes (absence de
Si l'onde 6mise et l'onde r6fl6chie sur Ia surface libre ont transmission).
pu pr6fissurer ou affaiblir suffisamment le massif entre cette
L'effet des gaz est compl6mentaire de celui de l,ondp de
surface libre et le trou de mine, les gaz emprisonn6s vont choc. L'6tat du massif rocheux A abattre conditionne l,impor-
pouvoir poursuivre leur propagation et leur action.
tance relative du choc et des gaz, ll constitue donc un des
lls filtrent dans les fissures, eompl6tant 6ventuellement la fis- facteurs du choix de l'explosif.
suration et mettent les blocs form6s en mouvement. Au voisinage du trou de mine le r6seau de fissures radiales
est trds dense. Au-deld, quelques fissures radiales seulement
se propagent.
I 7. PRECISIONS COMPLEMENTAIRES
La ramification de ces fissures dominantes cr6e une fissu-
ration transverse.
DANS LE CAS PRATIOUE
La pr6sence de micro-fissures (oints de grains...) permet le
I Le niveau de contrainte de I'onde dp choc d6pend;
d6veloppement d'un r6seau compl6mentaire de fissuration.
Enfin, l'action de l'onde longitudinale p compression est com-
- de la nature de l'explosif plet6e par celle de l'onde S de cisaillement ou distorsions
I
;

- du chargement (remplissage, diamdtre...) ;


qui cr6ent globalement un systdme de fissuration fort com-
- du mode d'amorqage; plexe dans de la roche.
des conditions de transfert de l'onde (selon la nature du
- massif).
I Dans les trous de mine, dans le cas de l'utilisation d,explo-
sifs encartouch6s, un vide annulaire appara?t entre la charge BIBLIOGRAPHIE
et le massif. Nous dirons que l'explosif est decoupl6.
I Dans la plupart des cas, l'espace annulaire est rempli d,air.
L'onde de choc 6mise devra donc se propager dans l,air
FOSSE C.

COOK M.A.
Etude de la pression de choc produite par un explo.
- un matdriau so/ide. Explosif no 4, tOOe, p, fi2.
sil dans
avant de p6n6trer dans la roche. - The Science of induitrial exptosives, 1974.
BERGER J., VIARD J. Physique des explosifs sotides, jg61.
-
I
T

T
MAI-JUIN 1988

I zt
:_-T
t
par Pierre VUILLAUMEl, Roger THIARD2
et Ren6 PUNTOUS3

1.4, Les exPlosifs industriels rt


Definitions, composition, caract6ristiques et critdres de choix ;a

tl

a,

at
la tourbe ou de la farine de bois dans les dynamites
r. cEnEnnltrEs pulv6rulentes, .S
. i'apport d'6nergie compl6mentaire A I'explosif : cas de
l'aluminium;
La d6finition generale d'un explosif a 6t6 donn6e dans le cha-
des matidres inertes et des additifs, pour conf6rer d
pitre 1.g. pi6cisons que l'on distingue deux cat6gories - l'explosif telle ou telle propri6t6 particulidre ou en facili'
d'explosifs selon leur mode d'amorqage: les explosifs primai-
ter la fabrication, Par exemPle:
res et les exPlosifs secondaires. . le st6arate de calcium, produit hydrofuge am6liorant
La d6tonation des explosifs primaires peut 6tre amorc6e par la r6sistance d l'eau de l'exPlosif,
une 6l6vation de temp6rature' une flamme ou un choc fai- . les allSgeants, mouillants, 96lifiants utilis6s dans les
ble. Ces explosifs ne peuvent que d6toner' On ne les trouve bouillies,
que dans les d6tonateurs (azoture de plomb, fulminate de .
l'eau associ6e d un gelifiant, qui assure une bonne
mercure) et en trris petite quantit6 (moins de 0,2 g)' r6sistance d l'humidit6 aux bouillies'
Les explosifs secondaires peuvent d6toner ou d6flagrer' Actuellement, on utilise six grands types d'explosifs indus-
Leur detonation ne peut 6tre amorc6e facilement que par la triels (cit6s ici dans I'ordre chronologique de d6veloppement
d6tonation d'un autre exPlosif' en France):

r Les dynamites
Les dynamites contiennent de 1O d 900/o de nitroglycerogly-
2. COMPOSITIoN
col (N'GL), m6lange de nitroglyc6rine et de dinitroglycol' C'est
la propoition de dinitroglycol qui assure la qualite antigel
Certains explosifs sont des corps purs, correspondant d une d'une dynamite, Les autres composants sont des combusti-
formule chimique bien pr6cise. C'est le cas de la penthrite bles (tourbe, farine de bois, aluminium, ...) et des combu-
et du trinitrotoludne par exemple. En raison de leur prix, ces rants (nitrate d'ammonium). Selon le taux de nitroglyc6rogly-
explosifs sont surtout r6serv6s aux usages militaires' On en col, on distingue:
trouve cependant en petites quantit6s dans les produits it dynamites plastiques ou dynamites gommes, conte-
usage civil tels les cor{.eaux d6tonants, les d6tonateurs ou - lesnant plus de 2Oo/o en masse de NGL dans une gangue
les bousteurs. de coton azotique;
En g6n6ral, les explosifs industriels sont des m6langes' Les dynamites pulv6rulentes, contenant moins de 10 d
constituants de ces m6langes peuvent 6tre:
- les200/o'de NGL et qui se pr6sentent sous forme de matidre
pulv6rulente h6t6rogdne.
des compos6s chimiques explosifs obtenus en fixant
- sur une mol6cule organique des groupements nitr6s con-
tenant de l'oxygdne, qui sert d brOler le carbone et o Les explosifs nitrat6s
l'hydrogdne de la moldcule: nitroglyc6rine, dinitroglycol, Les explosifs nitrat6s sont A base de nitrate d'ammonium
coton azotique, ...; (800/o environ en masse) et d'un explosif pur (TNT, penth-
des comburants, dont le r0le est d'apporter de l'oxygdne rite, ...).
- pour permettre la combustion compldte des compos6s
otgrniqret explosifs pr6sents, et la combustion des ingr6- o Les nitrates-fiouls
di6nts non explosifs: il s'agit, en g6n6ral, de nitrates
min6raux comme le nitrate d'ammonium ou le nitrate de Les nitrates-fiouls sont constitu6s de nitrate d'ammonium et
soude; d'huiles min6rales, en g6n6ral du fioul domestique, dans une
des combustibles: tourbe, farine de bois, aluminium'
- gomme de guar, '.. Certains combustibles ont un r6le
annexe particulier comme par exemplel 1. Cerchar.
. l'absorption de la nitroglyc6rine et du dinitroglycol pour 2. SNPE.
diminuer la sensibilit6 au choc de l'explosif : cas de 3. Nitro-Bickford.

INDUSTBIE MINERALE-MINES ET CARRIERES


.LES TECHNIQUES
22
t
l, proportion voisine de g4o/o-60/o. La qualit6 du nitrate utilis6 TABLEAU I

joue un r6le important dans le comportement de ces explo- Composition type des principaux explosifs industriels.

I ,
sifs. Dans certains cas, les nitrates-fiouls peuvent contenir
une quantite plus ou moins importante de
d'aluminium,
poudre
Composition iype ( o/o)

I
itroglyceroglycol
N 20a90
r Les explosifs bouillies Nitrate d'ammonium 30460
P astiques Coton azotique
Les explosifs du type bouillie sont constitu6s par un m6lange ou gommes Farine de bois
de combustibles, aluminium, huiles min5rales par exemple, Dinitrotoluene 0e7
de comburants (nitrates organiques, nitrate d,ammonium) et Alum nium 048
Dynamltes
de matidre inerte, pouvant contenir un compos6 chimique
T explosif, mais contenant au moins 5%o d'eau. Cette d6fini-
Nilroglycdroglycol
Nitrate d ammonium
10 a 15
30e80
tion ne fait nullement r6f6rence d l'6tat physique des explo- Coton azotique

I
Pulv6rulentes
sifs de ce type, que l'on peut rencontrer actuellement sous Farine de bois 2i\1A
deux formes distinctes: 0a50
Tourbe 0es
les gels, A consistance pateuse, qui sont g6n6ralement
- encartouch6s,
I
Trinilrotol udne 10 a 15
furent les premiers explosifs de type bouil-
Nitrate d'ammonium 65485
lie introduits en France, vers le milieu des ann6es 1970; Nitrates Farine de bois 0e5
les bouillies pompables, dont la consistance liquide per-
- met le chargement en vrac par pompage.
Stdarate de calcium
Sel 0420

I r Les 6mulsions
Les 6mulsions sont des m6langes intimes de nitrate d,ammo-
nium en solution aqueuse.,sous forme de gouttelettes micros-
Nikates.
fiouls
Ordinaires
Nitrate d'ammonium
fioul

Nitrate d'ammonrum
=94
=6
88492
fioul 345
copiques emprisonn6es dans une matrice liquide d base l'alu m in iu m
Sensibilisant (aluminium) 5a 10

T d'huile contenant une faible proportion d'6mulsifiant.


Certaines 6mulsions sont assez peu sensibles pour ne pas Eau I a 15
Nitrale d'ammonium, de soude
6tre class6es comme explosif (classe 1) au transport. Elles

! doivent alors 6tre sensibilis6es par addition de microbilles de


verre creuses, de moins de 1i1 0e de millimdtre de diamd-
tre, ou de bulles gazeuses g6ndr6es par un agent chimique.
Bouil ies . Gels
ou de calcium
Sensibilisant (expiosif, aluminium, nitrate
de monorndthylamine, billes de verre)
Divers (gdlitiant,
mouillant, fioul)
a ldgeant, r6trculant.
35460

5a40

2e5
e Les nitrates-fiouls alourdis I a 15
T Les nitrates-fiouls alourdis sont les explosifs de la g6n6ra-
Emulsions
[Link]
Eau
Nrtrales mineraux
Huiles diverses
70480
4 a 10
aloudis
tion la plus r6cente. lls sont constitues par du nitrate-fioul Sensibilsant (chlmique ou biles de verre) 0,2d5
(25 it 75o/o) enrob6 dans une matrice d,explosif bouillie ou
T d'6mulsion (25 it 75o/o) dont le r6le est d,am6liorer les per-
formances et-la r6sistance d l'eau du nitrate-fioul sans en de formules nouvelles, ainsi qu,au contrOle 6ventuel de for-
accroitre la sensibilit6. mules existantes.
La plupart des mesures effectu6es sur les explosifs pr6sen-
Les nitrates-fiouls alourdis sont suitout utilis6s en vrac. lls
T se pr6sentent sous la forme:
tent un caractdre strictement comparatif : on s,int6resse au
comportement d'un explosif par rapport ir celui d,autres
produits granulaires plus ou moins collants lorsque la
- deproportion de nitrate-fioul est sup6rieure b,4Oo/0. Dans ce
explosifs dans des conditions exp6rimentales donn6es, con-
ditions pouvant 6tre plus ou moins 6loign6es des conditions
T cas, leur chargement en vrac s,effectue par gravit6;
pdtes plus ou moins visqueuses contenant des gra_
r6elles d'utilisatlon.
- denul6s 6pars de nitrate-fioul lorsque la proportion de
nitrate-fioul est inf6rieure d,40o/o. Dans ce cas. leur char-
T gement en vrac s'effectue par pompage.
Ces produits, g6n6ralement asslmil6s d la catdgorie des
5mulsions, sont souvent pr6par6s sur les lieux d utilisation
d partir des constituants de base: nitrate d,ammonium, fioul
domestique, 6mulsion, bouillie et dventuellement sensibilisant.
-I Cette pr6paration s'effectue d bord d,un camion, amen6 sur
Ia plate-forme de tir, assurant en continu la fabrication de
l'explosif et son chargement dans Ie trou de mine (figure 1).
T Le tableau I donne un r6sum6 des compositions types des
explosifs industriels actuels.

T
I [Link] PRATIQUES:
OUELQUES CRITERES DE CHOIX Fis. 1.
-
(photo Cerchar
Camion m6langeur de nitrate-fioul alourdi
en cours de chargement.
- SN?E . HBCM)

I La caract6risation en laboratoire des explosifs industriels est


indispensable au d6veloppement et d l,agr6ment technique
* L'expression " nitratejiour arourdi, est la traduction rittera{e de Iamerica
.heavy ANFO'. r

[Link] 1988
l-: 23
t_
l

t
Caract6ristiques des principaux explosits industriels'

B6sistance
aux solLicilalions
Perlormances Mode de chargement autorisd
climatiques4
Emploi
Diamelre Densitd Vltesse Coellicient Fum6es aulolis6
Fabricanl crilique c0mmer de de sell de tir Cartouch€s en mines
Type
0u de ciale d6lonation excitation CO ." 5 NOx Ensrgie en chute Vrac
classees2
Formule (llks) Vrac pneuma, par Humidltd Frold
lournisseur ddlonaiion (moyenne) (km/sl2 lcm) CUP TMB sous eau libre gravit63 pompag€3
imm) (kJ/ks) masse tique
limlte (kg)

ynamites
5 B
ommes:
Nobel 5 NA
omme BA[,1
+ N,-8. R
olranex Nobel 130 125 3 000
D
F B M
omme F 15 Nobel 5
<30 D 1,4 d 1,5 3d7 5415 30 ir 45 A A A
5 R
omme NC 1 [Link] 145 145 5 000
Nitro-Bicklord 5 NA
omme NC 2
Titanite NA
iladyn 25
iladyn 40 Tltanile
B
ulvErulentes: 40 40 1 500
CA i\,l! il,1 D
linex F 13 S Nobe + N.-B 245 25d45 a ,l a
Nobel + N.'B <30 .D 1,0 e 1,2 1,5 e 3,0
c 16 110 I15 3 000
c20 Nobe - N.-B

R
ItratCs 80 80 3 000 M
'10 R B
3rB 3,5 a 4,5 3e6 25435 A A a
10R 30 D 1,0e115 130 4 000
c
140
7 bis SNPE/Nobel

[Link]
dtnarc5: 110
7 Fiou SNPE * N.-B
50 ,t 55 0,8 3,0 d 125
2704
NA D B [4
nfotiie 1 Tilanlte

124
ilral Nitro-Bickford 3 000
SNPE/Nobel 2s450 D 0,9 3,0 e 3,5
135 130

iels R
igma 6 Nito'Bickford R
lgma 605 N ko'Blckiord R
90 3 000
elsurite 2000 SNPE/Nobel <30 D 10 R B M f,l

elsurile 3000 SNPE/Nobel en en 115a1,4 3,5 a 4.0 3e7 15 ar 40 a A


R
124 4 000
itagel 1000 Titanite gdndrai g6n6ral R
Nobe R
emile 85
Nobel

ouillies
igma I 110
NA B l\.4 il
gma 85 a A
[Link] 40a65 1a 1,4 3,8 at 4,5
rgma 89 120

mulsions
NA B t,4 M
ielsurile E 1 SNPEiNobel 105 2 900 10
20 d, 40 D 1,3 4,5 A 5,5
ielsurlls EP 1 SNPE/Nobel
mulllte 100 Titaniie

itrates-fiouk
lourdls
r6mulsite 100
{A NA, A

25, s0,70 SNPE/Nobel NA MAB [, I,I


e 2 900
Titanite 40490 1 A 1,3 2,8 a 3,0
multite 35 120
nfogel
Nitro-Bickford

D. oelorateJl A. aul'es

resurable pour ces explosils ddtermino'


B bonne M r moyenne ' D: douteuse

Les caract6ristiques mesur6es en laboratoire ne suffisent


pas La densit6 des explosifs d consistance liquide est obtenue
toujours pour guider I'exploitant dans [Link] d'une formule en ddterminant la masse de matidre occupant un volume
pluiOt qu'une iutre en fonction de ses imp6ratifs et de ses
donn6 dans un b6cher de laboratoire.
conditions d'exploitation, Nous nous limitons ici A la pr6sen- La densit6 commerciale des explosifs encartouch6s est obte-
tation (tableau ll) des principales caract6ristiques qui peu- nue en mesurant et en pesant l'explosif contenu par une car-
vent servir de critdres pour orienter ce choix' touche commerciale.
En pratique, pour la d6finition du plan de tir on utilise la den-
3.1. Densit6 sit6 reetie de chargement des explosifs dans les trous de
La densit6 des explosifs industriels est celle de leurs carac' mine qui d6pend du comportement m6canique de l'explosif
toitt,qr"t physico'chimiques qui a le plus d'influence sur leur en fonction du mode de chargement' Par exemple, le char'
.omp6tt"*eit explosif (vitesse de d6tonation, 6nergie volu- gement par chute libre des cartouches dans les mines verti'
,iq,i", ...). Sa d6finition peut recouvrir plusieurs modes de 6ales profondes,, le poids de la colonne d'explosif et 6ven'
d6termination' tuellement la pr6sence d'eau peuvent provoquer des varia-
pro- tions de quelques pourcents de la densit6 initiale des explo-
La densit6 normale de tassement est mesurde pour les
de la matidre sous I'effet sifs.
Auiti gtanutaires aprds tassement
Ju toil propre poids, avec un 6chantillon de quelques dizai'
nes de grammes. 3.2. Diamdtre critique de d6tonation
La densit6 des explosifs d consistance pAteuse est mesu-
r6e par jaugeage d l'eau en immergeant une masse d'expto-
C'est, par d6finitlon, le plus petit diametre 2r partir duquet
sif connuelans un-r6cipient gradu6 contenant de l'eau' la d6tonation d'un explosif est possible d l'air libre'

INDUSTRIE MINERALE " MINES ET CARHIERES - LES TECHNIQUES


24
I
I nateur. lls peuvent 6tre amorc6s par uri corciear-i cieirrnarrLr
d masse Iineaire d'explosif importante (plus de 20 g/m) or..r

I bien par une cartouclre-amorce oi.t ur't llousteur"


amorces par un d6tonateur.
eux-mOrnet

3.4, Ferf orrnances


T 3.4. tr" Ylfesse de dei:tanatian
La rritesse cle detonation des expk:siis rie ri-rine Conn€ ul+
"ru
t
iciee de l'effel d'atrattagE| a attencii'e di,i tir'.
/ 7////////'
: En laboratoire (figure :-:t), elje est rnesur6e par chroitomerrage
du temps mis par i'onde cl*o clroc pour parcour"ir. une Cistancs
donn6e dans la cnatge au rnoven de capteilrs adequals (can.

t _:_J_:"
teurs rdsistifs, fibres opliques. .,,i.

I ,4ryry t 3{i

I
x

{ ___-..4:- --"
tr xtl
4

I
;
i
/r', 4r' 6b i
4/ 4 */. ,/

*',7%
I Ze
@
0
- l4e,t?,rquo n
1"**
pf.t
r,

t
(phoio Cerchar)
. Fig" 3.
,' ,%,/"a
- Mesure de
', J;|-,1"0..%:#[Link]
so!.rs confinernerxt

(photo Cerchar)
La vitesse cle d6tonation est Erandernent influenr:6e par les

I
Fig. 2. Mesure du diamOtre critique de cl6tonation
-
(avec enregistrement des ph6nonrdnes par soncle r6sistive continue. conditions de tir.
Noter ia d6tonation de 75 . 5.1 imm, puis son an6t).
irour la piupart des expk:sifs, la vjtesse de detonation *roit
avec la densit6 de l'explosif jusqu'a une certaine valeur ou
il peut 0tre determin6 grossidremerrt en tirarrt urie charqe en

I
elle presente un maximLlm. ,Au-deld de cette vaieur, la deto-
forme de tronc de c6ne amorcee du c6t6 du plus gros dia"
nation peut devenir impossible" Cette valeur. de la densit6
metre" Cette mesure est confirrn6e par des lrrs cle charges
ne peut etre atieinte en pratique que si les explosifs sont
cylindriques (figure 2).
conrprinrds accidentellernent et cie [Link] excessive au
Bien qLre i'utilisation dans un troLt ie nrine puisse. du faii corrrs du lir
du confinernent exerce par les terrains. aLraisse;. la valeur [-a vitesse de d6tonation crolt aussi avec le diametre de ia
T du diametre critique de delonatir:n rJe l'e>lplosii. ii est evi-
demment souhaitabie qr"re le dianrdtre du trou soit sr,rperieur
charge jusqu'dr Llne certaine valeur, clite vitesse ideale, qui
n'est pas atteinte avec les [Link] usuels.
au diametre critique de detonation mesu16 d j'air libre.
!-a vitesse cle detonation croit avec le confinement, c,est-dl-
T Le diametre critique de ddtonation conditionne ie type de
chantier ou l'explosif peut 0tre utilis6:
drre avec la rdsistance du matdriau entourant la charge"
Far d6finition, la d6tonation de I'explosrf est obtenue lors-

I - les explosifs destines a une utilisation en travaux sou-


terrains doivent avoir un diametre critique de d6tonaticn
relativement faible, compte tenu des valeurs usuelles des
diamdtres de foratiorr en [Link])( souterrains (rnr:ins rJe
que le front de d6composition atteint urr r6girne permanent
de progression dans la charge. La vitesse de cl6composition
devient plu$ ou moins rapidement constante selon l,intensit6

I
de l'amorqage. C'est pourquoi les cartouches-amorces ou les
50 mm);
bousteurs utilis6s en fond cie trou lorsque la charge princi-
en ciel ouvert ou les diametres de fcration sont plris
- importants, on peut utillser des explosifs a diamelre cn-
pale n'est pas arnorqable par un simple ciritonateur doivent
etre constitues par un explosif aussi puissant que possible.
tique de deionation eleve.

I
Dans le cas oil Ia charge est arnorcee lateraienrent par un
cordeau cietonant, la sup6riorit6 de la vitesse cle detonatjr:n
3.3. $ensibilit<l A !'arnorgage du corrjeau d6tonant parrapport a celle de l,explosif est telle
qule le regime perrnanent est dilficilernent atteini"
La iacilite de mise en @uvre des exuiosi{s ei ie lrrir rier

I rerrieni d'un iir sont ntodilies st i'arnorqaqe de;s elipioati_q


irecessrte des artifices i:articuliers-:.
'flutes les clynarmites e1 toLls tes
explr:sifs [Link]:,,; snr:i aiitrr-
3.t$.2, t-' dne,rgfe des e"x,n/osrfs
On peui de{irrir le "potentiel " theorique cla: l,explosit, a peu

t
pres dEai a la quaniite de chaleur qu,il degage par 06coni-
;ables par un detcnateur ordinarie ([.].f U de penthrire]. posilion chirnique a volume constant. C,est Ie travai! r,caxi-
-t:i ei,rlres el.:i:,rii)sifs fio sont pa$ i{l;,is )irliir:.-1, i:ar :..tr-t l*t|. d"rx{"{[T] que ]leLivent [Link] les gaz el,explosir:rr. dar.;s un9

[Link]\ 1988

7"
I

:eteri* iiiirniiee. rleti:e uaieur est ralculable en $'"'iFlBo$ant


peut alier de
r;,;nrp!+ie la decc'np'ssitirn cle l'explosif
Elle
;-all'n i 7 'J00 k"j (440 a "i 600 kiiocalories) par kilcgramrne
':1'tr;,:[Link].
:.,.) (:.eLNta C'rin 'iit', i'energie explcsive rdeilet-rrenI utilis6e a
-q''t''"
i n.:af :aij* ne repnesent" faihle part l'enerEie ahi-
de "de 6nergie (6ner-
cette
c1'utilisation
-,ir" inurnique. Le d6pend da'ns une
rnode
mesure des
r-li* ;ie ,;nta ou: cie Eaz) "large
diamdtre de Ia
iiin,iitirr:s de tii': ciensite de chai'Eement'
iril:rl:1E, r:lnfinanrent, rnode d'amOl"qage"',

r.:i: !ai:oraicrire. i,6nerE!e ,'1es explosifs peUi etre


appr6ciee rJe
$iiisieittes tr:anieres :

,, Le Cctefiiciont d't)titisatian Pratique (CUP)


i--:;irai"ge. cie l'ordre de X0 a 20 g' est plac6e dans
une
un L:[Link] plomb et annoi'-
L

I
,iriiJ .lilln,ltique nrdrragde cians
I
leealaiCeci';-lr:Oetor,ater'lrirormaiis6iLchargede0'69en
l le penihrite. On apprecie ie travail fourni par i'explosif
i
',letei'minant i'evasement du bloc Ce plomb apres tir' [-e resi-li-
pratique"
:al oe i'6ili'eLive est dit -coefticient d'utilisation le raSl-
l:;=) ii esi exprlm6 en valeur reiative' en faisant
,:rii; de; rnasses de l'erpiosii et d'un explosif de r6fdrence
I i;:,le picriquei qui for"lrnissent le rnOnile travail (photo Cerchao
q !-e '!-ravaii au filartier Betistique (TMB) Fio. 4. - Mortier balistique
/l'6videme-nt central du mortier est destine
ijrr essai porle slii une charge d'une dizaine de Erammes ' a recevolr le boulet)'
ir'explosif tir6e soLls etui d';tain dans un mortier
d'acier
bourrage'
..rrte *, pendu!e balistique et qui reQoit' comme
provenant de la
r,rn boulei en acier' I-ors clu tir, les gaz
;4c;;position de I'explosif se ddtendent. en propulsant-le
(figure 4) On
ccu;et et en faisant recr:ler le mortier-pendule
,snr"egistre le recul sur un secteur Eradu6' Le travail
corres-
charge d'acide
i,;*Jani est rapport6 au travail fourni par une
cicrique de m6me rnasse tir6e dans les rn6mes conditions'
*travai! au rnortier balistique' (TMts)'
l-e r-esultat est appel6
a Le d'energie en piscine
/[Link]'g
I r.-'5pl,e,.,ue rolisiste i iaire d6toner ulne chal,ge
t'explosif
, ;-.n;rgee dans un 'Dassin et a mesurer (figure 5) :

-- i,: i:lc :e pression p (t) de i'onde de choc enEencree dans


i earj eri i0iiciioi'l ciu lernps;
' =i,Je ia pi'enrieps
-. :.,-;ures 'pseu;io'odriode' C'osciliationr
ci: t:. i:'-iile ie Uaz, (photo 9NPE)
l'6riergie c'lissip6e par ia detc-
soi'ii iie; i Tir sous eau pour mesure d'6nergie'
'-ti a;i-lr{ !iIa!-1cler-iNS seion ies iormuies sllivantes'
Fig. 5. -
-i:'1i., .l:. [Link]
*- qrlQtNi? AissiPde 6;ar le choc:
dans
tage. Elle presente en outre l'avantage d'6tre:utilis6e
plans de
;ri2 -. *. I p2 1t) st; o"ituin*, formules les plus courantes de calculs de
tir en ciel ouvert et en particulier dans les logiciels de tir'
des con-
Cu["nOunt, les valeurs publi6es [Link] encore
"
.nrr;ie "esiduerle des gaz de detonatlon:
r-:. Jiiiln. de mesure d'un laboratoire A l'autre' car ces condi-
Wq - 3' Par
tions experimentales ne sont pas encore standardisees'
l_eresliilatdel,6preuveestdonn6parl,6nergietotaleqUi de l'6nergie lib6r6e dans
esl la somme des Ceux 6nergies pr6c6dentes' ailleurs, l'importance et la forme
i;;; sont peut-6tre pas identiques a celles de l'6nergie
r.e CUir et ie TMts pr'-asentent l'avantage d'6tre
le r6sultat ";
utilisee dans un tir d'abattage'
de mesures assez reproductibles, mais la mesure du
OUP'
effectuee en diamdtre 20 mm, est irreialisable avec les explo-
sifs'jontiediametrecritiqueded6tonationestSup6rieure
cette valeur. Four ies explosifs peu sensibles dont
l'amor- 3.5. Aptltude a transmettre la d6tonation
qaqe ndcessite r-ln relais, ia rnesure du TMB est possible entre cartouches non iointives
ians cies conditicns particLrlidres mais il n'est Paspermette
6vident
Au cours du chargement d'un trou de mine avec un
jeu dans le tir explo-
or* f, quantit6 d'exp'losif en 'rrise produire que la file de cartouches
c'atieirlclre poLli ce t'ype c'explosif un reigime de d6tonation sif encartouch6, il peut se
par la pr6sence
reprdseniatif des ccl'rciiions cj'un chantier' soit interrompue par un intervalle d'air, voire
o" fln", de ioratlon. La limitation des risques de rat6 impose
!--a rnesulre iie i'energie eir piscine' mettant
en ieu une cuan- la d6to-
que l'explosif ait une certaine aptitude d transmettre
c'explosif Ce ,'orJre de scO i i kg esi certainement
plus
lir:e
rliiiisees lans Lrn chaniier d'abai" nation entre cartouches non jointives'
iepl4sentative des charges

INDUSTR]E IIINERALE " MINES ET CARFIERES' tES TECHNIQUES


26

I
--

Cette aptitude est caract6ris6e par le "coefficient de self- 1figur..,6), si i'cn veut plus cle i:rr..cision ialrs iaj5 iesul,",1+
excitation" (cse) de l'explosif consid6r6, Le "cse" est defini qu'avec les tubes colorini6triques traditionneliei'nent utiirses,
comme la distance entre deux cartouches identiques, expri- Le classement des explosifs en fonction de leurs prociuctions
m6e en centimdtres, d laquelle la d6tonation de l'une des de gaz toxiques a de longue ciale preoccup6 les laboraloi-
cartouches se transmet d la seconde avec une probabilite res. In France, l'analy-se des conclitions d'!rygierre et c!e
de 50%. Le "cse, est mesur6 d l'air libre avec des cartou- s6curit6 dans les charbonnages ont conduit a la mise au
ches de diamdtre 30 mm et de masse 50 g, l'explosif 6tant point d'une 6preuve de laboratoire consid6r6e cornme assez
encartouch6 ir densit6 d6termin6e. repr6sentative des conciitions de tir dans un chantier C'abal-
Par rapport A ce mode de d6termination exp6rimentale, l'apti- tage. Les r6sultats de cette 6preuve servent pour un clas
tude d'un explosif a transmettre la d6tonation entre cartou- sement des explosifs; mais ils ne sont utilisables qr-r'avec p16-
ches non jointives peut 6tre accrue en principe du fait du cautirrns pour les calculs d'adrage, qui doivent 6ti'e fondes
confinement exerc6 par le trou de mine, et de la plus grande srrr des mesures in situ.
importance du diamdtre des charges utilis6es. Cette epreuve (figr-rre 6) consisie i tirer i-rne charge c'expic,"
slf de 750 g derriere bourrage [Link] un mortier d'acier
3.6. Furn6es de tir
La d6composition des explosifs par d6tonation sous confi-
nement entraine la production de 150 a 500 lde gaz par
kilogramme d'explosif (hors vapeur d'eau). Ces fum6es con-
tiennent de 2 it 150/o de monoxyde de carbone (CO) et de
0,01 d 50/o de vapeurs nitreuses (NO et NO2). Ces gaz sont
consid6r6s comme toxiques (ils provoquent maLrx de t6te,
toux, irritations, ,..) a partir de concentrations trds faibles dans
l'atmosphdre du chantier * de l'ordre de 50 parties par mil-
lion. Ces concentrations sont toujours d6pass6es pendant une
p<irlode de quelques minutes imm6diatement aprds le tir dans
les chantiers souterrains.
La production de gaz toxiques d'un explosif n'est pas a pro-
prement parler une caracteristique intrinseque de l'explosif,
car elle depend beaucoup des conditions de tir: mode
d'amorgage, r6sistance et fracturation des terrains, r6sistance
du bourrage, s6quence d'amorqage, etc. De m6me, les con-
centrations en gaz toxiques atteintes apres le tir dans l'atmos-
phere du chantier d6pendent de l'importance de la charge,
de la section de la galerie en cours de creusement, du debit
et de l'organisation de l'a6rage, etc. D'autre part, la mesure
de ces concentrations dans un chantier n'est pas ais6e

iphalo Cerchei)
Fig" ;. -- Epreuves ele sensio;iitd aux [Link] i,iecar r!€_:
Eil bas: le rnoutori de choc ".iulius Peters Iaisse tontber ces [i6ss:S . ?- j.
[:i9.5. - p,nalyse des fum6es de tir: par pr6Ndvement en chantier. bles d'ume hauieur donn6e sur des ecrlantillons ci sxt3iosif,
Photo du haut: les buses de pr6ldvement d'une galerie; En na,rt.'e:hFntillon d ehplosif su" la [Link]'e re;e]:-: ^.. : -. :-..-
en laboratoire, plxoto du bas : ia charnbre ele 15 rn3 du Cerclrar" rei! a frofiement "nullus [Link]:,

ivl/-\l"[Link] 1988
t
simulant le trou de mine, A l'int6rieur .d.'une,
chambre 6tan' 3.9. R6sistance aux sollicitations climatiques
peut attendre des exp|o.
I
,'' de l'atmosphdre Selon les conditions d'utilisation, on
;;;;;;
ll
on analvse la composition
productions de [Link] les sollicita-
i"i" tn"rOre aprds tir'et on en deduit les
nitreuses (NOx)
#;;ri[ "i"nt ""ttrines l'irumidit6' le gel ou les
aptitudes,
temp6ra'
monoxyde de carbone (CO) et de vapeurs tions climatiques comme
en litres pui xitogturnqe o.i.{ntolif' L'indice
de
iri"" 6lev6es' Le tableau ll pr6sente un
est d des principaux
"*piirii".
ioi"it" p"rrettant le classerient des diff6rents explosifs "t*o.dh6riques
,p"rs" qr"fitatif des r6sistances attendre
;;;i;i;;. lr : co + 5 Nox' ll est 6salement exprim6 en explosifs pour ce genre de sollicitation'
litres Par kilogramme d'exPlosif' L'humidit6 r6duit la sensibilit6 d l'amorce
et l'aptitude d la
L'exp6rience acquise en hygiene et toxicologie
a conduit i iu,rtt"it"i"n de la d6tonation' Les gels y sont pratiquement
dont l'indicede Les dynami-
) consid6rer comme satisfaisint un explosif insensibles, les dynamites'gommes-6galement'
nitrat6s sont moins r6sis'
(
toxicit6 est inf6rieur d 50 llkg' i".-p"ire^rr"ntes'et les e><'plosifs soluble
I
(
tants d l'eau, Quant au nitiate-fioul' il est tellement
les trous de mine
utilisation est impossible lorsque
(

;;;;t
ir 3.7. Facilite et s6curit6 de chargement contiennent de l'eau.
i

Selon les caract6ristiques des tirs et


leur importance' il peut L,effetdesbassestemp6raturessemanifestesurtoutparla d
t
par- modification de la sensibilit6 ir I'amorce
et de I'aptitude
I

Itr" intei"""unt d'utiliser certains modes de chargement [Link]- t-e no1919-e


iali"ns*i"sion, qui sont en g6n6ral
I

l ticuliers des exPlosifs comme: pompables peut 6tre rendu difficile par accrols-
dans les Oe"
le chargement des cartouches par chute libre
I

"xpfo"its
- trous (riines verticales ir ciel ouvert);
sement de viscosit6.
au choc' Mais en
le chargement
ordinai-
en vrac par gravit6 (nitrates'fiouls Une dynamite qui a gel6 est trds sensible
I
- ,Lt o,
-atourois
dans les mi-nes verticales d ciel ouvert); faitlesdynamitessontfaitesavecUnm6langenitroglyc6- propri6t6s
le chargement pneumatique en vrac (explosif
granuleux iinlfiinitiirsrvcol 50/50 qui leur assure de bonnes
I

- en vrac: nitrates-fiouls) ; jusque vers - 10 oC'


(explosifs d consis- de Ia nitroglyc6-
le chargement en vrac'par pompage La chaleur peut provoquer une exsudation
l
- iance tl-quioe: bouillies ou 6mulsions pompables)' ri""qui est trds dangeieuse: la cartouche doit alors
absolu-
l'effet le plus cou-
Ces modes de chargement sont soumis d une
autorisation ment'6tre d6truite avec pr6caution' Mais o)
(30-4O sera un [Link]-
Ju ,[Link]" charg6 de l'lndustrie en fonction
con-
de critdres I."nt A',rn" 6l6vation de temp6rature
lissement de la cartouche et une acc6l6ration
du vieillisse'
notammeit la sensibilit6 des explosifs aux sollicita-
""tnunt
t-ions'mecaniques ({igure 7)' Par cons6quent tous les explo' ment de l'exPlosif'
chargement'
sifs ne sont pas autoris6s pour ces modes de Pour toute utilisation particulidre ne faisant
pas l'obiet d'auto-
i"Lqr'ii" le sont, l'autorisaiion peut 6tre assortie d'une
limi-
[Link]. apeciales (tir sous eau' tir en masse ohaude' tir en
le fournis-
tation concernant, Par exemPle: teiiains gel6s), il est indispensable de consulter
peut char-
masse maximale des cartouches que I'on seur ou le Cerchar.
- la ger en chute libre;
de pompe ou d'injecteur puisque. les autorisations
- ledetype
chargement par pompage ou injection
pneumatique. 3.10. Dur6e limite de conservation
Au bout d'une certaine dur6e de stockage' certains
explo-
nesont-accord6esquepouruncouplepompe'explosif
dangereux (dynamites exsudant la
ou injecteur'exPlosif ' ,iir-p"ru"nt devenir A quel-
nitiogtycerine) ou perdre teurs quatit6s explosives'
[Link] or*."e"c"ptions prds, la dur6e limite de conservalion des
le d6part
pneumatique avec un-d6tonateur en fond de trou' pas fix6e r6glementairement' ll est conseill6
la d6tonation
i.i"*p"tt't du d6tonateur peut entraineraprds transmissiondu ;;[Link];T;i certains explo-
sui le chantier de se renseigner auprds deJ fournisseurs' car
.io"f.l'Lrpfosif pr6sent ,itr-p"rrent-avoir une dur6e de conservation r6duite'
dtraverslacanuledechargement.C'[Link]
i"ii cti. 6quip6e d'un dispoiitif capable d'arr6ter le chemi-
n"*"nt d'une d6tonation 6ventuelle' Si ce n'est pas le cas'
le diamdtre int6rieur de la canule doit Ctre limit6 en fonction
Ju diamdtre critique de d6tonation de I'explosif' BIBLIOGRAPHIE

Explosrfs industriels' lech'


NAPOLY C., ROSSO 8., THIARD R' -
3.8. S6curit6 d'emploi en mines grisouteuses nioues de l'lng6nieur.
ou Poussi6reuses *
BtcouH;i; MicH'oi'C. La recherche sur les exptosifs au cer'
"'"";;:; il;;i; des Mines no 1-2, ianvier'fdvrier 1e86'
Les explosifs utilis6s'dans ces conditions
particulidres sont W. Des ,iiiiiont de lA valeur de la vitesse de ddto-
de l'lndustrie' ""'"irti*'. 'tndustrie
CHRISTMAN -min6rale - Les Techniques., mai 1986'
;;;r; d un agr6ment du ministdre charg6
arnii6'J-p.,' Trir,cRo A.- L' energie [Link]' Explosifs'
--
Selon les conditions de tir, il existe 3 cat6gories.d'explosifs inrnno R. - L'amorcage des explosifs'des E'xploslls'
;;;;4" atmosphores grisouteuses ou poussi6reuses:
;t rviriiiOi'C.,
- ercOURD i. - Seniioitite bouitties. Propellants
ou d and ExPlosives 5, P. 49'53, 1980'
les explosifs (rocher>, utilisables en tir d retard cAREo]\ E'i'i.-' - be6r',ne a' eiptoi des explosifs
bouil/ies' Indus-
- micro-retard dans les travaux au rocher en
zonespeu gri-
- Les
trie min6rale-eroou Techniques, [Link]'.
poussi6reuses' Les explosifs (rocherD sont l' - Les' exptosifs .antigrisouteux fran-
souteuses ou '"'
vurir-iurrrre-p., nD
min6rale, ao0t-septembrg tsSJ'
rePerds Par uRn dans le tableau ll; cri.'[Link]
p.,-eioound i'. uetioaes d,essals po_ur ,valuer la
* les explosifs (coucheD, utilisables en tir instantan6
dans -""t.;i;ii des fumdes- Je-tlr' Propellants and Explosives 5'
[Link]
[Link] o. 83-86' 1980'
(couche, sont rep6r6s par 'C' dans le tableau ll; DAVi'd il/.C. detonation of explosive'r Scientitic american'
les explosifs ncouche am6lior6s" utilisables en
tir d micro' vol. 256,-1ie
no 5, 1987. : Fumdes de tir'
- retard dans la couche de charbon' Les explosifs "cou' cAR;oN-E-i'P., eioouno J', DANGBEAUX J'
lndustrie min6rale' iuillet 1980'
che am6lior6sD sont reper6s par *GA" dans le tableau ll'

.MINES ET CARRIERES - tES TECHNIQUES


INDUSTRIE MINERALE
28
!

par Ren6 PUNTOUSl et Roger THIARD2

1.5. Amorgage et systemes d'amorgage

Les d6finitions des explosifs (chapitre 1.3.) pr6cisent qu'il gage. C'est le temps au bout duquel le processus de d6com-
s'agit de substances qui peuvent se d6composer en un position d6gage suffisamment d'6nergie pour qu'il puisse se
temps extr0mement court. Pour provoquer cette d6composi- propager lui-m6me, (Calzia).
tion il exlste un grand nombre de m6thodes qui reldvent des
techniques de l'amorgage,
L'amorqage reste l'6l6ment essentiel de la chaine pyrotech-
nique: 2. LA CHAINE PYROTECHN|QUE DE I_'AMOR9AGE
. il conditionne:
- la fiabilite;
la qualit6;
La chaine pyrotechnique standard se compose:
- la s6curit6 de la d6tonation; '1
.
D'un 96n6rateur ihermique, par exemple mdche lente ou
o -il reste la dernidre op6ration de validation de la mise A feu.
perle d'allumage de d6tonateur 6lectrique;
2. D'un explosif primaire (chapitre Explosifs 1.3.) en quan-
Le mot amorgage recouvre sur le plan r6glementaire la tit6 voisine de 0,6 ir 2 g prenant le r6gime d6tonant sous
p6riode pendant laquelle les explosifs sont reli6s au systdme l'influence d'un apport thermique minimum;
qui va permettre d'initier la d6tonation d partir d'un poste 3. D'un explosif secondaire en quantit6 voisine de 0,6 g
de tir 6loign6. g6n6ralement suffisant pour apporter aux explosifs secon-
Dans ce qui suit nous utiliserons le mot amorQage pour d6fi- dalres utilis6s en masse par le mineur le minimum d'6ner-
nir l'interface pyrotechnique entre les explosifs relativement gie n6cessaire pour assurer leur d6composition.
insensibles et utilis6s en quantit6s (quelques kilos d quelques
tonnes) et les eiplosifs d'initiation, sensibles et puissants, uti-
lis6s en quantit6s trds faibles (quelques d6cigrammes).
3. LES DIFFERENTS SYSTEMES D'AMORSAGE

Dans le domaine civil (mines, carridres, travaux publics), les


1. DEFINITIONS
PHYSIOUES systdmes les plus utilis6s sont les d6tonateurs associ6s ou
DU PHENOMENE D'AMORQAGE non d des cordeaux d6tonants.

Pour qu'une mol6cule d'explosif se d6compose il laut lui Les d6tonateurs 6lectriques et non 6lectriques
apporter un minimum d'6nergie dite 6nergie d'activation. De La charge amorgante est toujours de 0,6 g de penthrite ou
plus, cette 6nergie doit 6tre apport6e par unit6 de volume.
6quivalent.
Plus cette quantit6 d'6nergie sera faible et plus on pourra
dire que l'explosif consid616 est (sensibleu (voir chapitre Cette charge est suffisante pour amorcer la quasi-totalit6 des
Explosif - 2.3. Sensibilit6). explosifs encartouch6s.
ll existe de trds nombreuses manidres d'apporter cette 6ner- Les r6actions pyrotechniques se d6veloppent de la faqon
gie volumique. Elles se traduisent toutes par un ph6nomdne suivante:
de transfert thermique rapide et ont pour origine des chocs, a, La premidre 6nergie thermique est apport6e:
des frottements, des 6tincelles, 6chauffements, inflammations, par une mdche, ou cordon Bickford, encore agr66
compressions, ondes de choc, etc.
- soit
mais de plus en plus abandonn6e par la profession
La r6action de d6composition de l'explosif 6tant (amorc6eD, pour des raisons de s6curit6,
soit par un guide d'onde de choc a 2 O0O m/s dans
l'6nergie d6gag6e amorce une particule voisine et la r6ac- - un tube Nonelo ou exploslon contrOl6e dans un gaz,
tion peut se d6velopper de proche en proche, dans Ia subs-
i
tance explosive, ou mini-cordeau d6tonant,
*Lorsqu'il y a propagation ce n'est toujours qu'aprds un cer-
1, Nitro-Bickford.
tain temps appel6 "temps d'induction'l ou retard d l'amor. 2. SNPE.

MAI-JUIN 1988 ZY

I
T

1L'.

CIRCUIT ELECTRIQUE

COMPOS I T ION
RElARDATR I CE II

Fig' 1.

qualit6 d'amorQage'
La pression de d6tonation, garant de la
soit par une perle d'allumage dans le cas de
la
de chargement et d la vitesse
- iigut" 1 montrant la coupe d'un d6tonateur 6lectrique' ;;t"p";ti""nelle dt la densit6
dans le de d6tonation'
C"e moOe d'amorgage est le plus r6pandu de la
monOe et actuellem6nt celui qui garantit en g6n6ral On peut voir sur le tableau I ci-dessous la variation
penthrite en fonction de sa den-
i la meilleure fiabilit6; uit"".t de d6tonation de la
i site (Calzia),
-b.Lescompositionsretardatricesbr0lentdansdestempsqui
pour la s6rie des TABLEAU I
{

I ;;; ;;d multiples de 25 millisecondes


(remps de 25 ir 500 millisecon-
courts-retards no 1 el 20
500 millise-
0""1, prit par des multiples de 100' 200 ou
;;;1il pour tes d6tonateurs retard (temps de 500 a 6 000
millisecondes).
europ6en'
Dans la perspectivp d'unification des normes
n"", f" totalii6 des retards couvrira un temps de 2 000
millisecondesavecdesintervalles,toujoursmultiplesde
25, mais croissants, de 25 d 200 ms;
composition retardatrice transmet l'ordre de
feu d
-c. Cette le r6gime On comprend bien que l'amorqage ponctuel
par d6tonateur'
[*pL"ii flimaire. Celui'ci prend instantan6ment ir 400 bars envi'
d6tonant; oi, fu de penthrite est comprim6e
secon- "n"tg" la meilleure des
ron repr6s6nte garanties d'amorgage'
d. L'explosif primaire initie en ddtonation l'explosif a plus de
1

daire. La d6tonation des 0,6 g de penthrite s'effectuant


I 000 ms, cette vitesse est toujours sup6rieure d la vitesse
J" Altonution des explosifs industriels utilis6s dans les mines
et les carridres, oh observerait alors en laboratoire' si la
4. AMORQAGE DE L',EXPLOSIF ,"arr" 6tait assez fine, que dans les premiers centimdtres
Je ia O6tonation de l'explosif, celui'ci parait se d6composer
que
en survitesse. Ce phenomdne esl d'autant plus visible
i 4.1. D6tonateur ' Amorgage ponctuel
la charge amorgante est forte et de haute vitesse'
A l'interface entre l'explosif et le d6tonateur il faut distinguer Dans l'exemple ci'aprds (figure 2) d'un explosif d6tonant
nor-
plusieurs cas. malement a 4 O0O ms, les quelques premiers centimdtres
ponctuel'
L'amorgage par d6tonateur est appel6 amorqage ont une vitesse de d6composition apparente comprise entre
l" qui est dans ce cas la source de la d6tonation A OOO 4 000 m/s. ll s'agit simplemenl de la propagation
"poini" voisin "t et qui
u-rn!-fonguLur de l'ordre de 10 mm et un diamdtre O" i'LnO. de choc de l'initiant dans le milieu explosif
vitesse
de 7'm s;il s'agit d'un d6tonateur seul' ne saurait en aucun cas 6tre consid6r6e comme une
est r6elle.
Autour de ce point la r6partition de l'6nergie d'amorqage
cependant loin d'6tre isotrope'
On constate ais6ment par exemple qu'd I'air libre
on amorce
du d6to' vitesse
une cartouche de dynamite NC 1 d 2 m de distance i nst antanee
n"i"ut .i l'explosif est dans l'axe' On n'amorce plus cette
ruii*"rt" a dO cm si elle se trouve sur le c6t6 du d6tona'
teur.
est
L'amorqage sera donc touiours favoris6 si le d6tonateur
place dins l'axe de la cartouche et dans le bon sens comme
le pr6voit le rdglement.
dans ces
Les exp6riences d'amorgage sont toujours- r6alis6es
conditions (figure 1 du chapitre Explosifs)'
g6n6ralement la
L'explosif contenu dans les d6tonateurs est Fig' 2,
plus
il;fitit;. C'est un explosif trds puissant' La penthrite' le grand
louramment utilis6 a les caract6ristiques suivantes: Plus le contraste de vitesse entre l'initiant et I'initirS est
vitesse de d6tonation ir la densit6 maxi de 1'74:8 300
m/s; pfrt t" ,rt."
de l'initiant doit 6tre importante (cas de l'uti'
plus
- 146;
"i
lisation d,un bousteur avec des explosifs peu sensibles)
puissance au mortier balistique:
- chaleur d'exPlosion: 1 385 Kcal/kg;
ce ph6nomdne sera visible.
- pi"[Link] de detonation:de l'ordre de 10 M Pascal mini- A l'inverse, toujours dans le cas d'amorgage ponctuel on
- mum. pourrait imaginei le cas oir l'explosif d'initiation (tout en ayant
que
par une enetgie-et une vitesse suffisantes) d6tone moins vite
Les conditions d'un bon amorqage se trouvent r6alis6es faqon plus g6n6rale est en limite
I'explosif-ir amorcer, ou de
,n" pi""tion de choc tres 6lev6e: 10 MPa et une 6nergie
Oe ia puissance d'amorqage' L'explosif initi6 aura
alors une
minimum de 0,8 Kcal.

INDUSTHIE MINERALE
. [ilINES ET CARRIERES ' LES TECHNIQUES
30
:

phase de mise en r6gime a vitesse croissante sur une dis- sans induction serait particulidrement sensible ir l,humidit6
tance qui peut atteindre une dizaine de centimdtres avant surtout pour de faibles grammages.
d'atteindre sa vitesse nominale.
En fonction des grammages standard (tableau lll) les utili_
Les principaux systdmes d'amorgage ponctuel utilis6s en
sations des diff6rents types vont de la simple transmission
France sont les d6tonateurs 6lectriques, ou non 6lectriques
d'un ordre pyrotechnique d l'amorqage lourd des explosifs
du type Nonel@. L'amorgage 6lectrique est de beaucoup le peu sensibles.
plus r6pandu.
TABLEAU III
Tous ces artifices ont les m6mes caract6ristiques pyrotech-
niques. lls ne diffdrent que par leur systdme d,initiation qui
est: Domaine d'usage:

un courant dlectrique pour les d6tonateurs tilectriques;


- une onde de choc dans un tube pour les Nonelo. Denom natlons
Poids de penthrite
Vilesse
- lranqalses
Couleur de ddtonat on
Les caract6ristiques 6lectriques usuelles des d6tonateurs sont (s/m) (grains/11) (m/s)
d6finies par l'intensit6 et l'6nergie n6cessaire d leur mise A Transmission:
feu et on a l'habitude de les classer comme indiqu6 sur le
tableau ll orl: G,l=.. i ,,, ,,;l* ral ;-l ,r*,*
- l0: intensit6 en dessous de laquelle il n,y a jamais Amorqage des explosifs sensibles (dynamites, gels):
allumage;
l1: intensit6 au-dessus de laquelle il y a
- allumage; toujours Hdricord Orange - Orange 6,5 31 7 000.7 500

Cortex lsol Vetl - Green


ln; intensit6 au-dessus de laquelle il y a toujours allu-
- mage lsoltex 10
10,5 50 7 000.7 500

d'un grand nombre de d6tonateurs'


W0 ; 6nergie-6tectriq ue ra*i rat;- ;;';;;i;ctionnement. Carricord Bleu " Blue
- C'est la plus grande valeur de l'6nergie qui ne provo.
15 71 7 000

Amorgage des explosifs en vrac peu sensibles:


que pas lei fonctionnement;
: 6nergie 6leclrique minimale de fonctionnement. C,est
- W1
la plus petite valeur de l'6nergie qui provoque le
lsoltex 20
Gdocord 20
Vetl - Green
V)olel - Violet
20 94 6 500-7 000

fonctionnement.
lsoltex 40 Vefi - Green
'188
Gdocord 40 Violel . Violet 40 6 000-6 500

TABLEAU II
lsoltex 70 Verl - Grcen 70 6 000-6 500

Energte pour capacitd


lntensite (A) de 500 micro-Farads
(mJ/ohm)
La sensibilitd A l'amorgage par cordeau d*tonant
t0 t1 ln w0/lt W1/B
On a vu au chapitre Explosif que les explosifs pouvaient 6tre
class6s en deux grandes categories suivant qu,ils sont ou
Basse intenslte:
non sensibles au d6tonateur,
C asse 3. 4,20 0,37 0,65 0,55 1,6
Moyenne intensite La majorite des explosifs actuels de trds grande consomma-
u a55e z 0,65
Haute intensitd:
1 1,74 8 15 tion ne sont pas directement sensibles a lramorce, et encore
Casse 1. .. .. 4,20 7 13 500 1 000
moins au cordeau d6tonant standard d 10 g/m.
De nombreux tests ont 6t6 imagines pour definir de fagon
Les caract6ristiques des trois classes correspondent aux d6fi_ statistique l'amorqabilit6 par oordeaux d6tonants de ces dif.
nitions 169lementaires des trois niveaux de s6curit6 vis_a-vis f6rents types d'explosifs; une s6rie de r6sultats de ces tests
des environnements 6lectriques contraignants (d6finis comme est rappel6e dans le tableau lV ci-dessous.
ci-dessous sur des d6tonateurs de O,S0 m de longueur de
fils). TABLEAU IV
Sensibilit6 des explosifs encartouch6s au cordeau d6tonant lat6ral.
Classe lll: Non-depart pour une d6charge de 1 000 pf char-
g6es sous 5 KV entre les fils court-circuit6s et l,embouti.
Cordeaux
Classe Il:
Non-d6part pour une d6charge de 2 000 pf char_ 3 g/m 6
I g6s sous 0 KV entre les fils court-circuit6s et l,embouti.
'1
Expios fs
g/m 10 gim 20 gln

Classe l: Non-d6part porjr une d6charge de 2 000 pf char- N tratds N6gatil Ndgat i Posilil
g6s sous 10 KV entre les deux fils. qlei que soil
Non lestd
pour it < 80 pour 0 > 30
I )e'z
Les d6tonateurs Hi de Davey Bickford ont des caract6risti-
ques trds sup6rieures aux exigences de la classe 1. [Link] Posilll Postl Pcs tif Pos til
ei pu vdr! entes Z:
potr 25 pot)t z :) 25

I 4.2. Cordeau d6tonant - Amorgage lat6ral 0e s encarloucnes Ndgat f Negairl Posilll Posilif
quel que sol paur Z > 50 potr 7: 2 25
Ces systemes d'amorqage, connus de tous, sont r6alis6s par )e a: a temperature a temperaiure
des m.6tiers de tissage continu de fils g6n6ralement poly_ >7.C >4'C
propyldne enduits en phase finale d,une couche d,etanch6iiO
I Nola.' Les mesures de sensibilile au cordeau n,ont pas ete effectudes
en polyethylene. systematique ii des temperatures lnf6rieures ii 4 oC pour tes
de facor
Oynanrrt.-s::
ll s'avdre en effet que malgr6 la mauvaise solubilit6 de la les nitrat6s, mais les mesures ponctuelles effectu6es, confirmees
d,ai leurs .:-
les tirs en chantiers, montrent qu,il n,y a aucun probleme
I penthrite dans l'eau, la d6tonation d,un cordeau d6tonant pour des temperatures inf6rieures d O .C (Source; R.
cle sensiblllte me_:
I Thiard)

MAI-JUIN 1988
JI
I,.
I I
Les r6sultats en sont consign6s sur
le tableau V (d'aprds
A titre d'exemple on donne ci-dessous
Jes u-itesses de detonation mesur6es
les caract6ristiques
dans des explosions R. Thiard)'
TABLEAU V
I
amorc6es au cordeau' Energie mesur6e en lonction de l'amorgage'

Amorgage lat6rat du nitrate'fioul Energie Variation


par un cordeau d6to'
L'amorgage du nitrate-fioul est r6alis6 mesur6e relative

dans un tube d'acier de diamdtre 80' Nous (cal/g) ( o/o)

^*ii".SitrOinal de dStonation radia-


avons effectu6 des meiures de vitesse
de la vitesse radiale Explosil nitrat6 (de bas de gamme):
lement au tube O'exptosit' Cette mesure Cordeau lateral 6 g/m '
575

;?;;i;;'JiL*inL' la vitesse de l'onde' la vitesse longi- Cordeau lat6ral 10 g/m '


638 I + 10
voisine de 7 000 m/s' 645 +1
tudinale 6tant celle du cordeau d6tonant Cordeau latdral 20 g/m "' bt3 -5
en tube d'acier de Relais 20 g de Plastic en bout '
-1
Les r6sultats de vitesse radiale mesur6e Cordeau lat6ral + relais Plastic '
607
le fabriqu6 avec un nitrate courant'
;U;;;; nitrate'fioul
Nitrate-fioul (nitrate tres poreux):
sont les suivants: 3JU
g/m: 750 m/s; Cordeau lateral 10 g/m "' I + 10
amorqage au cordeau ir 10 Cordeau latdral 20 g/m ' '
583
- ;;;;;s" au cordeau it 2o sim: 12oo m/s' Cordeau lat6ral 3 g +4
- de ceux d6termin6s + relatis Plastic 20 S " '
604
+6
Ces r6sultats faibles sont d rapprocher Cordeau lat6ral relais plastic 20 S ' 640

aOestaintesdistancesd'unamorqageaxialpard6tonateur'
pouvoir d'amor'
;;;i6;oerrant d'ailleurs de comparer le Nitrate-lioul (nitrate poreux courant)
gage du d6tonateur ordinaire no I 2t celui du cordeau d6to- avec 5olo d'aluminium en Poudre:
Cordeau lat6ral 10 g/m. . .
404
sont faibles' un peu
.
', -,
i"ii. On constate donc que les vitesses
de penthrite' Cordeau lat6ral 20 g/m.. '
512
'10
27

;lr; 6b";;. avec le coideau ir 20 g/m Cordeau lateral 3 g + relais 20 9"


Cordeau lat6ral relais plastic 20 S'
"'
'
650
715 - 10

Amorgage tatdrat des dYnamites Gels (aluminis6s):


effectu6es avec dif' Cordeau lat6ral 10 g/m '
o40
Des mesures de vitesse radiales ont et6 J+ 13
Cordeau lat6ral 20 g/m. . '
702
de diamdtre 60
iOients types de dynamites, en cartouches Cordeau lat6ral 3 g + relais 20 S " 260 d6tonation
pur un cordeau d6tonant de 10 g/m coll6 sur toute partielle et
"roi.e"t la cartouche de A 60' Les mesures ont g6n6- d6sensibilisation
la longueur de pla' / tJ +2
sondes transversales D6tonateur en bout seul
r"r"r,E"i 6t6 .ff""tu6"s d l'aide de seul 713 +0
points de Relais de 20 g plastic en bout
d 10 et 40 mm du cordeau d6tonant' Les l'amor-
'

c6es
;;;t ont 6t6 fix6s dr 50 et 200 mm du d6part de
d'un amorgage
qage. Ce rableau illustre parfaitement la n6cessit6
les deux cas i. qr"fi* l'6nergie et la puissance
Les r6sultats de vitesse radiale voisins dans p"ur tirer de I'explosif
sont en moyenne les suivants: que't'exptoitant est en droit d'en attendre'
g6n6ralement des ren'
dYnamite gomme no 1:2400 m/s; Les amorgages au cordeau donnent
- dynamite Plastique:2600 m/s; O"*artt neitements inf6rieurs aux amorqages ponctuels'
- dYnamite gomme'no 2" 2 400 m/s; les figures 3
- Ce constat s'explique ais6ment si l'on observe
dYnamite gomme no 3: 2 700 m/s;
- dYnamite Pulv6rulente: 2 800 m/s'
et 4.
- La figure 3 montre le sch6ma th6orique de
naissance des
Rappelons que ces vitesses, pour les 4
premidres dynami' par un cor-
correspondent au r6gime faible irontJ A'onOe dans l'explosif amorc6 lat6ralement
tes plastiques ou gommes, le deau d6tonant (R' Thiard)'
qr" les m6hes explosifs donnent normalement amorQage par
"foti que l'on se place d une
rlgirJi*t en oiametre 60 pourvu amorqage axial en bout La figure 4 est une radiographie 6clair d'un
cartouche de dynamite GC 16
olJtan"e sup6rieure a 200 mm d'un .orOJu, frtetal 10 g/m d'rlne
au silicate de zir- (photo Cerchar).
au d6tonateur. A noter que les dynamites
au sulfate de baryte n'ont
ou pas 6t6 test6es'
"orimla dynamite pulv6rulente qui a un -comportement voi-
Pour
sin des niirat6s avec un seul r6gime de d6tonation' la vitesse
.irpt"*"nt plus faible qu'en amorgage60)' axial en bout A 5. LA FIABILITE DE L',AMORQAGE
".t
diametre correspondant (4 0OO m/s en A Nous avons
qu'd diit6rentes distanceas de l'amorQage
v6rifi6 6galement
augmentait pour des Un bon amorqage doit 6tre sOr et de s6curit6'
lat6ral au cordeau, cette vitesse radiale
pulv6rulente:
cartoucfres de Z 80 de dynamite Las0ret6estunenotiondefiabilit6quimetenjeulaSomme
de la chaine
vitesse entre 1 et 5 cm du cordeau:2500
m/s; o.r ii"nirit"" des 6l6ments et des interfaces
l'ad6quation du
- 3000 m/s' pyrotechnique, une notion de qualit6 d.e.
entre 3 et 7 cm
vitesse du cordeau:
- systdme d'amorgage avec l'explosif choisi'
(Source: R. Thiard) que le maximum
Sur le premier point il ne fait pas de doute
par l'amorqage
O" tiubifite est obtenu actuellement en France
Les effets du mode d'amorgage u, *oy"n de d6tonateurs 6lectriques associes 6ventuellement
sur l'1nergie lib6r6e par l'explosif a-O"r'Oouat"urs dans le cas d'explosifs modernes relative-
de mettre en 6vi'
Un exemple d'6tude 'sur le sujet permet ment insensibles'
d"n"u uu", differents explosifs et diff6rentes configurations La s6curit6 est un probldme diff6rent' li6
A la s6curit6 intrin'
des explosils dans
d'amorgage, les rendements 6nerg6tiques rIq* o. iritifice vis-d-vis d'un certain nombre d'agressions
normales des tirs r6glementaires' Ces tests
les conditions
en diamdtre 60' (choc, chaleur, d6charges 6lectriques"')'
sont effectu6s sur des cartouches de 500'g "*Uti"rt".
.MINES ET CAHBIEHES'LES TECHNIQUES
INDUSTRIE MINEBALE
JZ
:-----
D' ONOE

c0R0EAU
-----|
\

I
I
)-'
T
d.

I
I - vitesse
_ radiale
vit€sse cordeau

t
I

t-
= vitesse cordeau XAI
To +
Fig. 4.
*
I
Fig. 3. Protil sch6matique de l'onde de choc-.
2. Chaque fois que cela sera possible on choisira un amor-
gage ponctuel, 6ventuellement renforc6 par bousteur de
pr6f6rence d un amorgage lat6ral ;
Les r6ponses A ces questions de s6curit6 sont donn6es par

I chaque fabricant. Les perfectionnements apport6s en France


dans ce domaine ont amen6 la s6curit6 des d6tonateurs et
des cordeaux d un niveau tel qu'il n'y a pratiquement plus
o. On se r6fdrera toujours pour un explosif donn6 aux con-
ditions minimales de son amorgabilite dont on sait qu'elles
diminuent parfois jusqu'd 6tre pratiquement nulles avec:
d'accident signal6s par d6faut de qualite des systdmes d'a- le froid,
-
I morgage. -
-
-
la pression,
le diametre des cartouches,
l'humidit6.

I 6. EN CONCLUSION
On consid6rera cependant que la baisse d'amorqabilite due
d l'une de ces raisons est presque toujours compensable par
un suramorqage, par un bousteur s'il s'agit d'amorqage ponc-
ll conviendra de retenir qu'il n'existe jamais une solution uni- tuel, ou par un renforcement du cordeau s'il s'agit d'amor-
que pour l'amorqage d'une vol6e et que si chaque cas reste gage lat6ral.
T particulier, on se souviendra cependant de quelques princi- La surpuissance de l'amorqage est le meilleur atout pour
pes g6n6raux essentiels: qu'un tir donne son plein rendement.

I 1. L'amorgage doit toujours 6tre soign6 et ne jamais 6tre


sous-dimensionn6 en 6nergie et en vitesse;
L'ad6quation de l'amorqage d l'explosif est le meilleur atout
pour pr6venir les ratds.

t
I
I
t
MAI-JUIN 1988

Id
T
I
par Yvan-G. SlFFlEl, Hubert HERAUD2 et Robert DENIAUS
W
: .:_a

I
I
1,6. Foration

Evacuation des ddbris: la technique d'6vacuation est choi'


r. cEuEnautrEs sie en fonction du d6bit d'6vacuation souhait6' Ce d6bit doit
pouvoir accepter plus que le d6bit de production produit de
ia section par la vitesse d'avancement: 6vacuation m6cani'
L'emplacement de la charge explosive par rapport aux sur- que par entrainement, pouss6e ou gravit6, soufflage d l'air
pour
faces libres et son confinement jouent un r6le primordial ou d l'eau. Dans tous les cas, il faut 6viter de ubourrer"'
le rendement des tirs. ll est donc n6cessaire de forer les
partir du endroit, avec la bonne orien'
trous de mine d bon
La puissance de l'engin est limit6e par [Link] de la
tation, la bonne longueur et le bon diamdtre; la pr6cision tige de foration, elle-m6me fonction du diamdtre: la tige (ou
avec laquelle ces paramdtres seront respect6s aura une litrain de tiges) ne doit pas flamber, sinon, on meule 2r fond
grosse inJluence sur
.les
r6sultats.
de trou et [Link] de d6vier. Sa d6termination fixe la
vitesse d'avancement fondamentale pour la productivit6 et
1.1. Contraintes non maitrisables le co0t de l'atelier de foration recherch6s pour satisfaire le
programme de travaux'
La technique de foration doit 6tre d6termin6e en fonction des
caracterisiiques m6caniques du massif rocheux qui consti-
tuent des contraintes non maitrisables: r6sistance d la com-
pression, abrasivit6, module d'Young et h6t6rog6n6it6 per- A CIEL
2. FORATION OUVERT
mettent de fixer approximativemeni les domaines des prin-
cipales techniques utilis6es A ciel ouvert et en souterrain:
coupe rotative pour les roches de r6sistance inf6rieure d La r6alisation d'un abattage consiste en la mise en @uvre
1 400 bars, roto'percussion d marteau hors trou
pour des d'explosifs d l'int6rieur de trous de forage. Le r6sultat d6pend
r6sistances sup6iieures ir 400 bars, roto-percussion d'mar- pori une part importante de la qualitti des trous, donc de
teau fond de trou, rotary. La'coupe rotative assist6e par un i'ex6cution et des caracteristiques des forages destin6s d 6tre
jet A tres haute pression (plus de 2 000 bars) accroitra le charg6s.
domaine de la rotation; c'est une technique nouvelle, en voie D'autre part, le fait que l'6nergie explosive est d'autant mieux
de developpement qui n'a 6t6 usit6e que pour des trous de transmise d la roche qu'elle est confinpe dans-le [Link]
faible diamdtre: la foration au tr6pan n'est gudre employde mine, conduit A rechercher une bonne qualit6 de la paroi de
pour les trous de mine. forage.
La forme des outils et leur matidre sont fonction de l'abrasi' La foration doit Prendre en compte:
vit6, de la fissuration ou schistosit6 et de l'h6t6rog6n6it6' La
caract6riitiques m6caniques de la roch'e;
forme (angle de coupe et de d6pouille), a une influence sur - les
la'structure du massif ;
les dimeniions des d6bris, qui doivent 6tre les plus gran' -
des compatibles avec l'6vacuation. La matidre doit permet-
la g6om6trie du d-6rochement.
-
tre de foier le plus long m6trage 6conomique possible: d'ou
I'int6rCt des plaquettes ou des boutons de carbure de tungs' 2.1. Le choix d'un mat6riel de foration
tdne ou des diamants. L'h6t6rogen6ite joue un r6le n6faste Le matdriel de foration est g6n6ralement choisi en fonction
surtout si la matidre de I'outil est fragile' de trois critdres:
gisement dont la forabiiit6 depend de la nature du
1,2. Contraintes maitrisables - Choix de I'engin - le
mai6riau et de la g6ometrie de la masse d abattre' Les
caract6ristiques de la roche (r6sistance d la compression,
Diamdtre: un diamdtre minimum est d6termin6 par la lon' abrasivit6), ainsi que la structure du massif (h6t6rog6-
gueur du trou; la r6sistance de la roche et la puissance de
ilengin permettront de d6terminer le diamdtre maximum'
Entr-e ces deux limites, le diamdtre optimum dependra de la 1, Razel Frdres.
puissance de l'explosif et de son conditionnement: vrac ou 2. L;boratoire des Ponts et chauss6es de Clermont'Ferrand
cartouches. 3. GFEE.

.LES TECHNIQUES
INDUSTRIE [Link] ET CABHIEHES
34
TABLEAU I

Type d'engin de forage en fonction du diametre et de la protondeur de loration.

Diametre de foration (mm)/Diarnetre de tiqe (pouces et mm)

Diametre de foration (mm).. 45 51 64 76-102 102-127

Diametre de tige:
pouce . . . 1 1 114 1 112 1112-1314 2
mm... . 25 ec 38 45 51

Profondeur a forer (m)l


3-6..... Oui Oui Oui Oui Oui
6-9..... Non Non Oui Oui Oui
J-ta . Non Non Non Oui
'12 Oui
et plus Non Non Non Oui Oui

Type d'engin Wagon-drill 169er Wagon-drill moyen Wagon-drill lourd, Crawl moyen Crawl hydiaulique
crawl leger ou fond de trou
Exemples LC 50 l\lontabert BVB 25 (Atlas Copco) Montabert: H 100 Tamrock: 850-1000 DHH
LM 100 (lngersoll-Fland) Aoc 712 (Atlas Copco) Atlas Copco: 810-820 H
lvlotofore (Montabert) Roc 601 (Atlas Copco) Montabert: HC 120
Roc 301 (Allas Copco) lngersoll: CM 350 lngersoll: CM 351

ndit6, puissance, position du toit, discontinuit6) sont g6n6- Le tableau I r6sume les diff6rents types d'engin de foration
ralement d6terminantes ; en fonction du diametre et profondeur de foration.
/es caracteristiques d'exploitation: mat6riel de reprise
- (pelle, chargeuse), granulom6trie recherch6e (e maxi, La quantitd de matdriaux d abattre
pr6sence de fines ou non), programme de production; Elle est directement li6e au rythme de production, et d6finit
I'environnement: prdseRce d'habitations, vibrations,
- bruits, poussieres. les besoins en mdtres for6s en fonction du diamdtre et de
la maille. Dans le cas d'une production importante, le choix
Ces quelques 6l6ments ne sont dvidemment pas limitatifs, peut se faire soit sur une machine puissante d haute perfor-
mais un seul d'entre eux peut, dans certains cas, aboutir a mance, soit sur plusieurs machines moins importantes.
une orientation du choix du mat6riel a utiliser. A titre d'exem-
ples: 2.3. Les teehniques de forage
- pour une roche trds abrasive le prix de revient de l,6qui- et les 6quipements de foration
pement de perforation et des taillants + tiges sera d6ter-
Toutes les techniques de forage existant actuellement
minant. On cherchera dans ce cas d limiter la foration utilisent:
en choisissant un diamdtre le plus 6lev6 possible;
Iorsque des contraintes de vibration (pr6sence de bAti-
. un mouvement de rotation;
- ments) conduisent d tirer des charges unitaires limit6es
. un mouvement de descente accompagn6 ou non d,un
A 50 kg pour une exploitation d'une quinzaine de mdtres, mouvement de percussion;
il sera n6cessaire de limiter soit le diamdtre, soit la lonl . un soufflage d'air comprim6 destin6 au minimum d per.
gueur dds forages; on r6alisera alors les travaux en plu- mettre la remont6e des 6clats de foration et refroidir les
sieurs passes successives. outils de foration. Dans certaines-techniques de forage,
l'air comprim6 peut 6tre iemplac6 par une injection d,eiu,
D'une manidre g6nerale, on assiste d une 6volution r6gulidre
de boue ou de mousse.
du mat6riel de foration avec une tendance, de plus en plus
I pouss6e, vers l'automatisme. Dans un premier temps, on a Les rnouvements de rolation et de descente, ainsi que le
utilis6 des marteaux perforateurs ir main qui ont et6 peu a soufflage de l'air, sont assur6s par un train de tiges ou de
peu remplacds par des marteaux fix6s sur une glissidre mon- tubes solidaires d'un outil (taillant, tric6ne, outil de coupe)
t6e sur roues, eux-m6mes progressivement remplac6s par situ6 a la base du trou.
I des appareils automoteurs, actuellement les plus fr6quents. La roto-percussion, technique actuellement la plus r5pandue
pour la realisation de forages en 96nie civil, n6cessite l,utili-
2,2. Les paramdtres caract6ri$ant l'engin de foration sation d'un "frappeur" situ6, soit en surface (marteau hors
du trou), soit entre le taillant et le train de tiges (marteau
I
Le mat6riel de foration a utiliser peut Otre caract6ris6 par dit fond de trou).
f6rents paramdtres: On distingue quatre techniques de foration;
foration par roto-percussion avec marteau hors du trou;
I
Le diamdtre de foration - foration par roto-percussion avec marteau fond de trou;
On utilise surtout en France des diamdtres allant de 45 A
- foration par coupe rotative avec outil d lames;
152 mm. - foration rotary avec outil tric6ne;

t Dans la pratique la gamme des diamdtres disponibles peut


varier de 40 d 800 mm.
-
- une technique particulidre associe la roto-percussion et
la vibration (VPHH).
Les 6quipements de foration, repr6sent6s essentiellement
La profondeur e forer par les outils et les pidces de transmission, constituent le
l'l
*rd
Elle d6termine la plage de diamdtres utilisables (les engins materiel (consommable, d'une unit6 de foration et peuvent
l6gers ne permettent que la foration A faible profondeur et repr6senter jusqu'A 500/o du prix de la foration.
en petit diametre) et peut, dans certains cas, imposer une On trouvera dans le tableau lll des indications sur les tech-
h# technique (fond de trou pour les profondeurs importantes). niques et les 6quipements de foration.
ffi
MAI-JUIN l eBB Qtr
ly
6
TABLEAU II

Diamdtre de forage et technique de toration'


i. r,

R6si6tance en comPression
uniaxiale Technique ExemPle
Diametre Type de roche 0,6 2 6 20MPa de foration
ces irous d forer (mm)
R5 R4 B3 R2 B1

Roto-percussion, marteau hors Atlas Copco: Roc 810 H

a: a 1A2 va\re 127 Tous types de roches trou lngersoll-Rand: ECM 450
Montabert HC 120
Tamrock: 800 DHH
Rotation outil e lames carbure Haussher HBM 120
d '--A A A
95 a 102 voire 152. R6sistance taible moyenne
Abrasivite faible Roto-Percussion a marteau Atlas CoPco: Roc 606
il tres 6le- z z at-7'7-7-'
R{rsistance moYenne Haussher: HBM 185
102 a 203 vofie 252
vde.
|
I
"fond de trou" lngersoll-Rand: DM 25
Boches abrasives ou non lngersoll-Rand: T4 BH
IOutil rotatit tricone (systdme '
Toutes roches Bucyrus: 45 R
I notutYl ou marteau fond
de
> 130..
I trou haute Pression

2.5. Techniques de foration


2.4. R6alisation de la foration
2.5,1 . Foration par roto'percussion
Quel que soit le materiel retenu et le diamBtre
de foration
6tre res- ivec mafieau hors du tou (figure 2) n
certain nombre de pr6cautions doivent
"tifi"O,'un une r6alisation correcte d'un abattage' C'est de loin la technique la plus utilis6e sur
les chantiers *,
ue". pou. aboutir d de rota'
J" i;;r; publics; elle combine les mouvements
Dans tous les cas chaque forage doit 6tre rigoureusem?ll i""'J J"'pLicussion d partir de la surfac.e du sol et l'6ner-
*p,;"G en x, y, z et u (incliniison) et la perforatrice doit train de
en place d partir d'unq plate- ;t est transmise au tailiant par l'interm6diaire d'un
polroit 6voluer-et se metire tiges.
forme bien r6gl6e:
L'apparition de marteaux hydrauliques a
permis une 6volu-
le rep6rage en x et y est fonction de la maille de
fora-
'notable
- tion de la technologie (voir plus loin)'
tion retenue; par:
le nivellement en altitude (z) est effectu6 ir
partir d'un
Les mat6riels roto-percutants sont caract6ris6s
- lever en altitude des points repr6sentatifs de la plate-
la fr6quence de frappe: 1000 a 4000 coups/min;
forme. On doit veiller, en particulier dans le cas
de r6a- - l'6nergie Par coup;
lisationderisberme,irbiend6finiraudepartlacotemaxt- - ta posiioilite ou non de faire varier l'un ou l'autre
de ces
male d atteindre par la foration, aJin d'6viter
toute d6t6' -
rioration de la risberme par'les explosifs' Dans
le cas Paramdtres.
v6rifi6s avant
d;un abattage classique, tous les trous sont
le chargemLnt et les surprofondeurs.6ventuelles sont
ilgl6"i b"t l'adionction d la base [Link] de r6sidus
de foration;
res'
f inclinaison des forages (s) doit 6tre rigoureusement
- p..1J., afin que les-e4plosifs *!:.."1 @uvre int6ressent
un volume de mat6riaux bien d6fini'
facile d r6aliser
On note d ce sujet que s'il est relativement
il en est tout autrement pour la r6ali-
Jes forages vert'lcaux,
pr6d6cou-
O" forages inclin6s et co-planaires (cas du
ERREURS DUES
."t1." I A LA MISE EN PLACE

p"g" diff6r6). Certains dispositi{s 6lectroniques I

"i1n*iige
[u"optiques exiitent actuellement et permettent une implan- ERREURS DUES

tation rigoureuse de la foration' lit; A 'L'AMORCAGE" DU TROU

rester un objectif
La recherche de la qualit6 de la foration doit
l1

d'ceuvre qui doit savoir ll


;; ;;;;rt, aussi bien que du maitre
ll
ERREUS D'ALIGNEMENT
DE LA GLISS1ERE
l'exiger et Ia reconnaitre' lr - CARACTERIST1QUES DE LA ROCHE
plan'.les - ENERCIE PLUS IIiPORTANTE
TOURNIE

Le sch6ma de la tigure 1 r6sume dans un m'6me


tt
PAR UNE MACHINE HYDRAILIQUE
de foration' II
diff6rentes causes pouvant entrainer des 6carts tl / - cnau oES EQUIPEMENTS

r1

Leserreursduesdlamiseenplace'au"d6marrage"du g6n6ralement 1t

trou, ou d l'alignement de la glissidre peuvent It

Otre nraitris6es Par le foreur' ll


1l
sont plus -/
Les erreurs li6es d la roche ou au mat6riel utilis6
tl
de ll
difficiles d maitriser: les discontinuit6s et h6t6rog6n6ites ll
la roche peuvent entrainer des d6viations d'outil; une tl
11--7
pgyt tendance d
macnine hydraulique trop puissante .avoir
rl

ces d6viations, alors que l'utilisation d'un marteau it


""""ntr"t maintenir plus ais6ment constante A
fond de trou permet de (tail'
la direction du forage. Des 6quipements mal adapt6s Fio. 1. Les dift6rentes causes d'erreur entrainant des d6viations'
iant dissym6trique, iiges trop souples) accentuent
le ph6no- ."'"'i"Jtt"- - que. le trou sera plus prorond'
"Jt:,,-"it:iirii"i-prJ"-lt;'a;-",
(Source Atlas CoPco)'
m6ne de d6viation.

INDUSTRIE MINERALE .MINES ET CARRIERES'LES


TECHNIQUES
36
I

L -- il esi possible d'injecter .Je I'eau ou cle ia rnousse,


- aI'emploi de tubes de iorage assure un bon guiclage grAce

t ieur rigidite; les coincenrents en cours de [Link] sori


ainsi consid6rablement dinrirruds et les arrivees d'eau
peuvent 6tre plus facilement colmatees.
-- l'6nergie transmrse au taillant est independarrte de la pr.o_

t fondeur (figure 5).


l,'utilisatjon recente cle pressions eievees izS oars) et ,Je oros
rliarnetre (> 150 mrn) autorise ,Jes petJ,:,rnaices elevees e:
pi'atic;uemenl constantes quelie que sotl la profonoeui.

I Cln peui 69ale,"nent notei" que certaines foreuses cle pius en


plus puissantes utilisent rles eqLllpeinents *[Link] L,i1ieue,,
avec urle seule tige de i2 a 1E m poL;r toute la lorrgueur

I rJu forage. ce qui permet des perlorrnances superieures, mais


avec un rnvestissement en matdriel netternent plus tileve,

2.5.3. Faration par caupe r$tative


avec outi! a iames
I Peu employee en travaux publics, cette technique est sLlr-
tout utilisee par les cimentiers. Le mat6riel utirise ooit assu-
rer sur l'outil une pression 6lev6e (S a lS t) ei transmettre
I Fig. 2.

I
t
'I
! Entrnanchement
2. Injection.
3. Cyiindre
4
5
6
P isto n.
Disposit { de reglage
fMoteur cle i-otation
F"ig. 3. -- PerforateN"ir. rlyalrauiique {/.tias Copes)

I En regle g6n6rale, une faible 6nergie et une frequerrce dle_


v6e donnent de bons resultats en terrains tendres, mais ne
permettent pas toujours une foration correcte en terrains durs,
I L'utilisation de marteaux hydrauriques a caracteristiques varia-
bles permet de s'adapter au terrain d forer.
Une nouvelle 6volution semble se pr6parer et l,on voit appa-
I raitre sur le march6, des machines capables de forer jusqu,d
230 mm en utilisant des 6quipements *tube rod, (train de
tube en gros diamdtres) en remplacement cles classiques
tiqes-manchons.
I 2.5.2. Foration par roto-percussian
avec marteau {ond de trou (figure a)
I Le mouvement de rotation est assure paj. un moteur fix6 en
surface sur la glissiere et transmis ar un
"frappeur, situe a
l'int6rier-rr et a la. base du trou par l,internrediaire o,un lrain
de tubes.
I il est possible C'utiliser des marteaux foncl de lrou a partir
de 60 mm, mars les performances et lei fianilite ne cievjen-
nent satisfaisantes qu'di partir de lC4 mm envirr:n" l-es dia- Fig. 4"

I metres maxirnum actuellement Litilis6s, cJans certains pays,


sont voisins de 800 mm. Le principe meme de la [Link]
un couple elev6 fiusqu,d g00 rn/kg)
i:endiraticin c,f rrecte.
si l'on veut obtenir une
presente de nombreux avantaqes:
ie prno6o* resie per! onrireux, mais n'est uiilisa[r]e cu,ln
l'espace annulaire reduit et constant permet une grande roche peu abrasive et de r6sistancs faible a ntoyern6.
- propretd du trou et une meilleure qualite de la piroi du
L
forage; 2"5.4. Faration Ratary nsar owtil frledr"re
le soufflage r6alise permet un plus gros d6bit cl,air
- comprime;
L
[/At-JUtN 1S8B

I
I

DesoutilsAdiamantsynth6tiquepolycristallinontfaitleur
FdeT
apparition ces dernidres ann6es' I
100

2.6.3. Les tricOnes


90 qu'au-deld de
Leur emploi n'est r6ellement int6ressant
160 mm, dimension a puitit de laquelle
[Link] assurant I
BO "coriectement dimensionn6s (figure 6)'
la rotation peuvent otre
70

60

50

40

Nombre de tiges

?::: :::::: l? L ''


de foration
5 - D6croissance de la vitesse instantanee
Fig.
-il::::::
;i1entonction"i.u"i|*niiaetiges([Link]-Rand).

---' sees de 1o a 30 t' L'outil utilis6 comme broyeur permet de


:e"rl"t des trous d partir de 160 mm de diamdtre'
:;,
)'-- 2.5,5. Foration par vibro'percussion
-: et rotation hYdraulique (VPRH)
point et construit par
::--^ ll s agit de mat6riel cle forage mis au Fig' 6' - Tric6ne'
- Co"nstructlon de Prototypes (CECP)
le Centre a'ftuoes-'ei"Oe
est essentiellement uti-
des Ponts u, .ttu'i"O"t Ce mat6riel 2,6,4, Les tiges-attonges et manchons
liseenreconnai.,anc"geologique,ensondagesismiquepro. et transmettent les
Les 6quipements tiges'allonges reqoivent
fond. ou recherche hydrogeologique' de la roche par le taillant
;;;.t"il;"ttant r-a oettruItion
technique trds pouss6e'
et demandent donc uneZtaOor"tion le march6
lll) sur
2.6. Equipements de foration (tableau De nouveaux filetages r6cemment apparus long6vite:
bonne
facilitent le d6vissage to'i assutani une
2.6.1. Les taillants "n 5 000 m'
pour les hors du trou ieur ouree de vie peut aller de 500 d
Leur gamme varie de 40 b' 152 mm
le fond de trou'
a 250 mm (voire davantage) pour
",iLios (taillant ou en x) 2.7. Foralion pneumatique ou hydraulique
lls sont constitu6s de plaquettes .9l.,ttoi*d boutons) pas d'etablir .une comparai'
;; ; 6tiil"t i" ."tfuiJ d'acier trait6'
de tunsstdne (taillant Le but de ce paragraphe n'est entre une
de permettre. un
;;ni""'dans une matrice lonl Jon. eventuellement ,choix
de {oration pneu-
hydraulique et une unite
6quip6s de-dispositifs cen' ,niie O" iot"tion
I Certains taillants sont actuellement ;;ii;, mais simpte*"nim6thoOes'd" rappeler quelques avantages
I
treurs et de manchonsg;id" p"t'"tiant une forat'ton-contr6-
En effet' le choix d'une
les d6viations en cours de foration' de l'une ou de l'autre Jes
Ont l6e dans l'espace limitait ioration d6pend de nombreux facteurs comme nous
dqs Leur dur6e de vie d6pend essentiellement
[Link] roche d forer ""iiJJ"
l'avons vu pr6c6demment, et le
paramdtre d:hi !: llllllt
satic un millier de mdtres' avec
Ii p"ri ""ti"r d'une centaine dallant des 6cheances) est parfois d6terminant sur de grosses lns'
pagl cependant des cas exiremes
de [Link] mdtres tallations fixes, type carriere' alors qu'il
peut 6tre secondaire
jusqu'd 5 000 m
(ruc (roche trds siliceuse, uOt""iuu et r6sistante) iur Oes chantiers temporaires de terrassement'
tatio iroche tendre non abrasive)'
et doit assurer la 2.7.1. La foration Pneumatique
La rt Le r6aff0tage doit 6tre fait r6gulierement deviations en et d'entretign' l-":-'::
d'6viter toutes
du ft il;;fiE,;ie du taillant, afin
6tre v6rifi6;
Relativement simple de fonctionnement oe
I'exir cours de foration. r_. Jir*Jtr" doit 6galement ii. pr"r*"iiques beneficient d'une bonne connaissance
consid6rabl+
Les ir""'tp*raredevoircertainstaillantsperdrejusqu,d]cm la part des foreurs, ce qui permet de.
]im1t9r
peut avoir une incidence
et le ph6nomdne L'entretien en est sirr-
.rii""iJirrdtre ment les al6as dus auionctionnement'
difl6
sur t" lo"tfiti"nt de remplissage
par
ple et l'investissement limit6 par rapport
d une unit6 hydrau
,", sp6cifique
]'qxOlo-
r6elle'
Les sif du trou for6 et donc sur la charge
"OSf,S;"ble lique.
trou,
On notera 6galement le meilleur ?o.T.po1:1"^rr'^1:^tf::-
6tre 2.6.2. Les outils i lames il :J il;fi ;";;; ;"i;; ffi
;t io n r:
: lj1: : I 1,?i' llYl',"j-lJ: -
et assurent la ::i;il?"'i:;'"i"i' a' un toreur qiiltl?:lil3l??l:
Les lls sont constitu6s de carbure de tungstdne "tt"ii"
;;:H;,.", ;;
-
diffic ;;;";;1",rain. iei peuvent
diamdtres les plus
:"it:":1"ii:I r;;" ;; ; ; b e n,* sen-ti r :-'^l"I^"j:,';] ]T l""l: ;
j;,;;'.9
i

;H J# ft ;#i;
:

lar de 80 ir 115 mm, mais descendre d 70 mm' votre ; r 3111^i: ?:.?"::l T: i"1'::.:
i

mac ;0 ;* dans certaines exploitations de. gypse ou de marne. i^""r""'"rt" ijp"riiiion des explosifs lors du chargeme''
et de la compacit6 des ter- g6n6ralement de gross=
acce i;r;';;;; ;6pend de lap"'i
nature
aller de l'outil rotatif simple it
De telles unit6s de foration sont comprer
fond rains A traverser; uril a*to*rutti"es en air comprim6 et demandent des
la di a dq: ensembles rnonoblocs qui peuvent permetile l'adaptation de svs::
dents de carbure oe iungstCne' ;;;;;;"nts
lant pilote' al6seur et assemblage de
mdn,
complexes
"orp,"n'oi'o"util rn"t O" s6curit6 du type d6poussi6reur'
lames de coupe'

INDUSTBIE I./[Link] ET CARBIERES'LES


TECHN '':
36 38
TABLEAU IlI

Equipements de foration.

Prod uctivit6
Diamdtre Puissance (ch)
Type Outillage par jour
du trou Mode Energie P/H' (m3)
(mm)

<41
oT Marteau
a main
Fle u ret
monobloc
12t25 PIH < 100

<41

oI [,4arteau
a main
sur avanceur
Fleuret
ou petite allonge
de 1.2 m
12t25 PIH < 100

Perforateur Emmanchement 25t50 P/H < 500


<64
glissidre manchon
wagon-drill ,) tige-allon ge

o
(,,
taillant

o#h Perforateur ldem 60/100 P/H < '1


000
<76
automoteur
e pneumatiques

ldem ldem 100/250 P/H 1 500.2 000


! 64-102
a chenilles

!
o.r /h (l6ge0

cffi rl
ldem ldem 200/300 P/H 2 000-3 000
76-110
I (lou rd)

Foreuse Emmanchement 200/300 H r- P 3 000.4 000


76-8e (2)
105-170 (3) l6gdre tube taillant
.fond de trou"
t

> 170 Foreuse Tube >300 H > 4000


lourde (masse-tige)
tric6ne ta illa n t

i P= pneumatique -H= hydraulique.


, :: '- ---

tion se fait le plus souvent en diamdtre 105 mm pour les


2.7.2. La foration hYdraulique fronts de 10 a 11 m avec tiges Z 89, A 127 mm
pour les
Apparue en France en 1970, la foration hydraulique
a per- tiges Z 95, A 160 pour les fronts
fronts de 12 ir 15 m avec
,iJ ,n certain nombre d'am6liorations par rapport d la fora' m tiges 2 115'
de 15 a 20 avec
tion pneumatique Percutante. En France actuellement, la grande diversit6 des
probldmes
. Augmentation des Performances ont ir faire face les entreprises de travaux publics
et de la Productivitd et les mines souterraines imposent des engins de foration
"u*qr"f.
(crawl>'
possible et des potyvatents, facilement transportables du type Par
La transmission d'un choc plus puissant est sont souvenl en plusieurs exemplaires sur
plus importantes sont obtenues' ailleurs ces engins
vitesses d'avancement
f4uit"r"nt de la pouss6e permet une utilisation optimale ,n m6me cfra-ntier afin d'assurer la production n6cessaire'
J"'t;in"tgi" et 6vite'qu'une partie de celle-ci ne se dissipe On note cependant un net d6veloppement des equipements
sous torrie de chaleur dans I'outillage avec risque de blo- marteau fond de trou en gros diamdtre avec pression d'ali-
cage des filetages, voire rupture des tiges-allonges et
des mentation 6lev6e. Ceci va dans [e sens d'une diminution du
m6trage for6 pour un tir donn6 et d'une diminution du
prix
manchons.
de revient.
En terrain h6t6rogdne un limiteur de couple peut agir sur
la
poussOe de I'avanceur et permet un ajustement automatique Parall6lement on assiste d une gen6ralisation des systdmes
pro-
de celle-ci : on obtient ainsi des vitesses d'avancement de foration hYdraulique.
cf,es O" l'optimal, donc un accroissement de productivit6'
Enfin la tendance au minage en trous de gros diametre
c Diminutian de la consommation d'6nergie entraine souvent une sous'traitance vers des soci6t6s bien
le
6quip6es de moyens puissants de foration'
La consommation d'un marteau hydraulique est d'environ
pneu-
tiers, voire le quart de la consommation d'un marteau
matique 6quivalent. Ce poste est relativement important lors'
qr" l"on sait que la consommation de gas-oil peut varier de 3. FORATION EN CHANTIERS SOUTERRAINS
0,1 aSlaumdtrefor6'
Le compresseur utilis6 dans ce cas (embarqu6 ou tract6) est
Je faible capacit6 et a pour seul but d'assurer la remont6e 3.1. lncidence du Plan de tir
des 6clats et le refroidissement de l'outil de foration' Le plan de tir d r6aliser influence fortement le choix de
.Amdlioration des conditions de travail, l'engin de foration. Comme on le verra au chapitre 1'7', deux
de la sdcurite et de l'environnement: types de tir peuvent 6tre distingu6s:
un capteur de poussidre 6quipe g6n6ralement les engins les tirs d'avancement, oit existe initialement une seule
- ext6rieurs de foration;
- srirface libre;
un changeur de barres avec dispositif semi'automatique tirs d'agrandissement (6largissage, relelave, abattage
- de stockige et de changement assure la mise en place
- les
de planche...) avec deux faces initialement libres'
et le retrait des tiges sans manipulation manuelle; Pour les tirs d'avancement, la premidre phase consiste d
* l'adoption d'une cabine permet au Joreur de travailler cr6er une deuxidme surface libre: on d6gage un bouchon
dans de bonnes conditions quelles que soient les condi- pyramidal au moyen de mines convergentes; les trous d'une
tions climatiques et assure une meilleure s6curit6 lors des vol6e ont tous m6me diamdtre mais des longueurs diff6ren'
d6placements. tes et des orientations diff6rentes; la longueur moyenne des
NB; Ces m6mes am6liorations peuvent par ailleurs 6tre 6ga- trous d'une vol6e varie de 1 d 5 m.
lement adapt6es sur des engins pneumatiques puissants' Ou bien, un bouchon *canadienD est cr66 par des trous
paralldles dont on laisse certains sans charge' Les trous
2.8. Les tendances actuelles d'une volee peuvent avoir des diamdtres diff6rents, mais tous
ont m6me orientation et m6me longueur (de 2 d 6 m)'
Les travaux de minage n6cessitent souvent la r6alisation de
Pour les tirs d'avancement, le ratio du nombre n de trous
forages dans des conditions identiques ou trds voisines' sur- par mdtre carr6 est fort (1 ,8 nlmz d 3 n/m2); il est impor-
tout en carridre et cimenteries' iant d'utiliser les engins de foration les plus rapides donc
Les constructeurs ont 6t6 amen6s d concevoir des foreuses les plus puissants Possible'
automatiques A compresseur port6 et couronne tournante' Pour les tirs partir de deux surfaces libres, deux types de
2r
sp6cialement adapt6es aux besoins de ces exploitations' plans sont mis en ceuvre classiquement: les trous paralld-
Ces foreuses d haut rendement sont int6ressantes pour le les et les 6ventails.
forage rapide de trous de mines verticales en grosses car' Le ratio des trous au m2 est plus faible, de l'ordre de 0'2
ridrei et mines d ciel ouvert, mais ne sont pas des engins ir 0,6 n/m2. La longueur varie: elle est de l'ordre de'l A
polyvalents. 6 m en paralldle et de 5 ir 15 m en 6ventail' La vitesse de
A l'6tranger un choix a et6 fait consistant A utiliser m6me foration a beaucoup moins d'importance quei pour les tirs
pour deJ fronts d'abattage de 5 a 20 m de trds grosses d'avancement; c'est la pr6cision (absence de d6viation) qui
ioreuses rotary avec tric6nes' Les trous de mines sont sou- est Pr6valente.
vent r6alis6s en diamdtre 200 ou 250 mm quelle que soit
la hauteur du front. 3.2. Choix de Ia m6thode de foration
Les cimenteries frangaises ont tendance d 6quiper chaque Selon la r6sistance d la compression et I'abrasivit6, on d6ter-
site d'une seule sondeuse automatique, i haut rendement' minera la m6thode.
d compresseur port6, mont6 sur chenilles avec couronne tour-
nante pour assurer la foration de trous de mines inclin6s de Pour les roches peu abrasives et de faible r6sistance, on
15 it z}o/o par rapport d la verticale (les travaux annexes sont
emploiera la rotation pure; un dispositif m6canique (chaine)
assur6s par un petit engin polyvalent de foration)' l-a fora-
ou hydraulique poussera la perforatrice contre le massif'

INDUSTRIE MINERALE . IVINES ET CARRIiRES - LES TECHNIOUES


40
Si les roches sont plus abrasives, on pourra remplacer les che le diamdtre le plus faible compatible avec l'explosif de
taillants en acier par des taillants A plaquettes ou boutons manidre d forer plus vite en avancement.
de carbure de tungstdne; pour des abrasivit6s de l'ordre de On a les diametres des trous suivants:
5 points Cerchar, il faut passer aux taillants d plaques trds
diamant6es. Tirs d'avancement:
Pour les roches plus r6sistantes (Rc > 1 000 bars), quelle - A A
= 28 a 30 mm pour les dynamites encartouch6es;
que soit leur abrasivit6, on utilisera la roto-percussion (avec - A -: 30 a 35 mm pour les gels encartouch6s;
38 i^ 42 mm pour le nitrate-floul en vrac;
commande hydraulique de la frappe et de la rotation) ou la - A = 50 a 250 mm pour les trous non charg6s.
perforation avec commande i air comprim6. L'appareillage -
d air comprim6 est plus simple, plus l6ger mais moins per- Pour les tirs de d6gagement, la vitesse comptant moins, on
formant; la tendance est de ne le conserver que pour les utilisait soit le m6me diamdtre, soit un diamdtre plus fort.
chantiers de faible importance ou de faible dur6e, En tout La tendance actuelle est nettement d l'agrandissement des
6tat de cause, on ne devrait plus envisager d'employer des diamdtres: pour tous les tirs d'avancement, on tend d forer
marteaux perforateurs sans aff0t ou glissidre. des trous de g = 40 d 50 mm.
Dans les cas particuliers de tirs en 6ventail dans les roches
trds dures, h6t6rogdnes et trds abrasives, on utilise la 3.4. Autres problBmes de foration
m6thode du forage par couronne diamant6e. Cette m6thode
est lente mais pr6cise. Les autres probldmes de foration que le concepteur doit trai-
ter sont d'une influence secondaire sur le tir: ce sont l'ali-
mentation en 6nergie de l'engin de foration, l'automatisation
3.3. Diamdtre de foration de l'engin, les nuisances qu'il cr6e...
Son choix r6sulte des d6terminations pr6c6dentes et du type Des solutions d ces probldmes et d celui de l'6vacuation des
d'explosif employ6; le diamdtre critique (minimum) varie avec debris qui a 6t6 6voqu6 dans les gen6ralites seront donn6es
le conditionnement et la sensibilit6. Classiquement, on recher- d titre d'exemple dans les applications et les monographies. i

MAI-JUIN 1988 41

L*_
par Floger THIARDl et Yvan-G. SIFRE2

1.7. Principes des sch6mas de tirs a ciel ouvert

3. Bien connaitre les possibilit6s compldtes des mat6riels dis'


1. ANALysE pnEntnale A LA coNcEPTloN DES TIRS ponibles A l'amont du tir pour la foration, ainsi qu'i l'aval,
pour le chargement et dans certains cas, le concasseur
La conception g6n6rale d'un tir doit prendre en compte les (ce dernier point devrait constituer un objectif technique,
principes th6oriques retenus dans le chapitre uTh6orie du tra- d cause de sa limite d'ouverture);
vail A l'explosif, qui sont principalement: 4. Connaitre les caract6ristiques principales des explosifs dis-
l'adaptation de I'explosif au massif (afin d'optimiser l'6ner' ponibles: leur densit6, leur 6nergie (si possible mesur6e
- gie transmise dans ce milieu connexe); sous l'eau), leur r6sistance d l'eau;
la cr6ation d'un maximum de faces libres afin de facili- 5. Pr6ciser les contraintes de l'environnement (distances des
- ter les r6flexions d'ondes de contraintes qui cr6ent la installations riveraines et niveaux acceptables malimum
f issuration, de vibrations, bruit, projections et poussidres) (cf. chapi'
La conception d'un tir s'appuie sur un certain nombre de tre 3).
donn6es variables et d'6lements propres d l'entreprise qu'il Diverses m6thodes g6n6rales d'abattage A ciel ouvert ont 6t6
faut s'efforcer de connaitre ou de d6finir' utilis6es dans le pass6, en particulier avec des trous de
Avant d'entreprendre la conception, il faut: mines horizontaux, mais ces techniques sont sur le point
d'6tre d6finitivement abandonn6es pour des raisons de s6cu-
1. Bien d6finir les objectifs techniques et 6conomiques (cf.
rit6, granulom6trie et de nuisance. Pour cette raison, notre
chapitre 1.1.) et en particulier ceux qui concernent la gra-
analyse et notre pr6sentation se limiteront essentiellement au
nulomdtrie et les co0ts;
tir en gradin dont Ie sch6ma gen6ral est donn6 figure 1. Rap
2. Caract6riser le massif (au moins la fracturation en place
pelons que le front constitue une uface libre, qui permet aux
et la r6sistance de la roche, l'hydrog6ologie et les h6t6-
ondes de choc de compl6ter largement le travail de fissura-
rogen6it6s) conform6ment au chapitre 1.2';
tion (cf. chapitre 1.2.).
Les cinq 6l6ments recens6s ci-dessus permettent de choi-
sir, parmi les paramdtres de base du tir:
le diamdtre de foration;
- la nature de l'exPlosif ;
- les conditions g6om6triques (hauteur du front, faces li-
- bres);
!i le nombre de rang6es.
-
Le tableau I donne de faqon trds sch6matique la corr6lation
entre ces paramdtres de base du tir et les donn6es (et objec-
tifs) du chantier.
TABLEAU I

0bjeclifs
et donnees Objecl ls Engin de
Engin Massli
techniques chargement- Environnement
loralion rocher
el economlques concassage

Paramdtres

Diamdtre
Exp os f
Geometrie
(hauteur faces lbres).
Nombre rang6es . ..
Fig. 1. Termes utilises pour les tirs'
-
Le nombre d'6toiles est plus important lorsque la corr6lation
1, SNPE,
2. Entreprise Razel Frdres, est trds forte (dans le cas g6n6ral).

INDUSTRIE MINEBALE . IIINES ET CABRIERES . LES TECHNIQUES

L
Dans les chantiers en exploitation, Ies paramdtres pr6c6dents 6tablissement des paramdtres secondaires du tir: rapport
sont d6je fix6s; par contre, chaque fois qu'une seule don-
- de maille, surprofondeur, bourrage.
nde du chantier est modiJiee tout peut 6tre rernis en cause ll s'agit bien s0r d'une pr6sentation trds sch6matique qui peut
avec proflt. 6voluer cas par cas dans la classification des paramdtres.
Ensuite il faut determiner par des calculs ou des consid6ra- Elle est en particulier simplifiee lorsque l'exploitation existe.
tions plus approfondies les conditions de sautage li6es aux Nous verrons que les m6thodes pratiques qui suivent sont
paramdtres de base en gardant n6anmoins en m6moire les souvent des rdgles globales simples qui semblent ignorer la
objectifs et les contraintes d'environnement. d6marche pr6c6dente, mais en fait les m6thodes modernes
de conception d l'ordinateur, obligent le concepteur d effec-
Ce sont: tuer une analyse pr6alable de ce type.
la banquette;
- l'amorqage (fond de trou, lat6ral, 6nergie et pression de
- d6tonation) (cf. chapitre 1.5.);
la s6quence d'initiation des diff6rents trous.
- 2. ANALYSE DETAILLEE
Le tableau ll donne de fagon sch6matique la corr6lation entre
les conditions de sautage et les paramdtres de base LORS DE LA CONCEPTION D'UN TIR
pr6cedents: DETERMINATION DES PARAMETRES

TABLEAU II
Nous reprenons dans l'ordre pr6sent6 ci-dessus comment
choisir ou d6terminer les paramdtres du tir.
Paramelres
de base Gdomdtrie Nombre Object is Env ron-
Diamdtre Explosit
Cond
)nd t ons (hauteur) rangdes dconom ques nemenl
2,1. Diam6tre de foration
de) saulaq€
saulage
Dans le cas g6n6ral, le diamdtre devrait 6tre choisi en fonc-
Banquelte . .. .
tion de l'objectif de production de granulom6trie et de co0t
Amorqage
ln lralion-sdquence
global. ll conditionnera partiellement la granulometrie (qui
d6pend du diamdtre d cause de son incidence directe sur
la maille). Le co0t de la foration diminue g6n6ralement avec
(Le code avec 6toiles est le m6me que dans le tableau l). l'augmentation du diamdtre de foration.
On notera que les objectifs techniques, 6conomiques et Les autres donn6es du chantier qui interviennent sur le dia-
l'environnement interviennent encore dans les conditions de metre sont les suivantes:
sautage. l'environnement: le niveau de vibrations et de bruit
- d6pend de la charge unitaire par retard (qui dans la plu-
En outre, des paramdtres secondaires sont d prendre en
consid6ration: part des cas est celle d'un trou de mine) ;
la structure du massif qui a un effet fondamental sur la
rapport banquette/espacement (rapport de maille);
- surprofondeur - granulom6trle, donc qui influencera indirectement Ie choix
de foration;
- bourrage.
du diamdtre de foration;
- l'engin de chargement qui n6cessite un type de fragmen-
- tation
Certains paramdtres de r6glage des tirs (tels que l'inclinai- et de foisonnement pour bien fonctionner et qui
son) ne sont pas pris en compte dans la d6marche g6n6- par cons6quence aura indirectement une incidence sur
rale et seront 6voqu6s plus loin. le choix du diamdtre de foration;
la nature de l'explosif qui peut par exemple avoir une
Le tableau lll donne les corr6lations "paramdtres secondai- - vitesse de d6tonation plus 6lev6e lorsque le diamdtre
res" et lgs "conditions de sautage" vus pr6c6demment. Les
I
objectifs techniques et 6conomiques restent encore d6termi- augmente.
nants dans le choix de certains d'entre eux.
2.2. Choix de I'explosif
TABLEAU III
L'explosif sera choisi essentiellement en fonction:

---- -\_ Cond tions - du massif rocheux: l'humidit6 d6termine une premidre
s6lection forc6ment respect6e: un explosif r6sistant A
de sautage 0blect fs
I
Paramelres --.-_ Banquette AmorQage H auteur
techniques l'eau est choisi dans une roche humide. Mais de plus,
Seconoalres --\ l'explosif doit 6tre uadapt6, d la roche, ce choix peut se
faire par l'examen du rapport d'imp6dance (voir 1.2.) ou
Rapport de mailie
plus simplement par le choix d'un explosif de vitesse de
Surprofondeur. .

Bourrage. d6tonation 6lev6e dans une roche r6sistante. Si le mas-


sif est pr6-facture en place on privil6gie un explosif qui
exerce surtout un effet de pouss6e (quantifiee par son
En r6sum6, la d6marehe logique pour concevoir un sch6ma 6nergie des gaz et par son volume des gaz) ;
de tir peut se faire en quatre 6tapes que nous rappelons: objectifs technico-6conomiques et autres engins de
recensement des donndes quantifi6es de chantier et des
- des
l'exploitation: mOme si le coOt de l'explosif est relative-
- 6quipements et formulation des objectifs poursuivis par ment faible dans le co0t d'exploitation, son prix est pris
le tir; en compte dans son choix maix les exploitants tendent
des paramdtres de base du tir: g6om6trie de plus en plus d l'associer au co0t de la foration et au
- d6termination
du front, diamdtre de foration, nombre de rang6es; co0t du chargement du tas qui sont des postes plus 6le.
6tablissement des conditions de r6ussite du tir: ban- v6s qui varient dans le sens inverse de celui de l'explo
- quette, amorqage, s6quence d'initiation; sif (voir chapitre 2.6.). Par ailleurs, Ies objectifs de fragr

[Link] 1988
mentation et de foisonnement interviennent sur le choix
de l'exPlosif.

2.3. G6om6trie du tront et nombre de rang6es


Ces deux paramdtres de base li6s d'ailleurs entre eux t8

d6pendent: alt
I'objectif de production, c'est-A'dire du volume de pro'
- de
duction Par tir; r10
!
performances cJes engins de chargement: une pelle
- des
r6tro s'adapte bien it un nombre important de rang6es lo
mais pas d un front 6lev6' Le chargeur sur pneus orien- -o
tera le choix de fagon presque oppos6e;
de l'engin de foration. Celui'ci n'intervient que par sa 20 10 60 ro 100 1N 140 160 1C0 m
- compatibilite avec la hauteur du front d cause des pro' diamBtre du trou
bldmes de d6viations qui varient d'ailleurs avec le type
d'6quipement et le diamdtre conform6ment d la figure 2; Fig. 2, - Choix du couple diamCtre'hauteur de front'
de i'environnement qui limite parfois la charge du trou
- (doric' la hauteur du front) pour respecter les valeurs
admissibles de vibrations
par le choix du retard. Les retards entre trous d'une
m6me rang6e fix6s d 25 ms ainsi que la rdgle pr6c6'
dente sur f6cart entre rang6es permettent de cr6er les
2.4. Banquette faces libres n6cessaires au ph6nomdne de fissuration'
Elle depend: Les sch6mas de tir pr6sentds plus loin dans "la prati'
que du tir" illustrent ces dispositions.
des objectifs technico-6conomiques dans le sens oi elle
- est le iacteur cl6 de la consommation d'explosif et des
r6sultats du tir; 2.7. Rapport de maille
- de l'explosif ; la banquette varie proportionnellement d
l'6nergie de la charge d'explosif, cette dernidre pouvant Le rapport de maille 6gal au rapport de l'(espacement" des
6tre quantifiee de diff6rentes manidres. Mais nous savons trous sur la "banquette" d6pend essentiellement des objec'
aulourd'hui que c'est l'6nergie mesur6e en piscine qui tifs poursuivis:
est la meilleure estimation (cf. chapitre 1.4.); pour une bonne fragmentation, le rapport doit 6tre aussi
la hauteur du front: celle-ci intervient peu lorsqu'elle est
- 6lev6 que Possible, entre 1,2 el 1,5i
- sup6rieure d deux fois la banquette; lorsqu'elle est inf6- pour un bon profil de front, ou par commodit6, il est sou'
rieure, la banquette peut 6tre r6duite pour obtenir un
- vent voisin de 1 ;
r6sultat de tir satisfaisant et 6quivalent.
- pour la production d'enrochement, il est recommand6 de {I
le r6duire d une valeur inf6rieure d 1' "1
I
z.b. AmorQage Un compromis de 1,2 est g6n6ralement retenu. {
.Celui-ci dePend: Le rapport de maille r6elle dans le tir a retards d6pend de

- de l'explosif : l'amorqage (et non l'initiation trait6e ci'aprds)


la s6quence (voir sch6mas pratiques). I
r6sulte essentiellement des caract6ristiques de l'explosif :
sa force depend de la sensibilit6 de l'explosif (voir cha' 2.8. Surprofondeur
pitre 1 .5.);
du diamdtre du trou de mine: la sensibilit6 de l'explosif Celle-ci est li6e essentiellement d la banquette' Elle doit 6tre
- augmente avec le diamdtre (et le confinement) ; voisine de 0,3 fois la banquette' Celle-ci favorise nettement
de l'environnement: l'amorgage en fond de trou diminue la sortie du pied. Son r6le devient nul ou insignifiant si le
- g6n6ralement les vibrations; massif a des discontinuit6s horizontales pr6dominantes' Elle
ies objectifs du chantier; les objectifs de forme de tas augmente aussi avec la profondeur du trou et le nombre de
- ou de qualit6 de plate-forme donnent g6n6ralement la rang6es,
pr6f6rence d I'amorqage en fond de trou.
2.9. Bourrage
2.6. S6quence d'initiation Son objectif est de diminuer les projections et d'am6liorer
Son choix dePend essentiellement: l'effet de gaz des explosifs' ll d6pend d la fois de la ban-
quette et de l'amorgage' ll est proportionnel ir la banquette'
l'environnement: le niveau de vibrations limite la
- de
charge unitaire admissible par retard, par cons6quent le Pour un amorQage lat6ral en mines profondes, sa longueur
nombre de trous d6tonant au m6me instant; doit 6tre 6gale d la banquette. En mines courtes il peut 6tre
du nombre de rang6es: la gamme de retards disponibles faible: il peut descendre d 0,5 B dans ce cas, ainsi que lor*
- 6tant 96n6ralement limit6e (sauf dispositifs particuliers), que l'amorqage est effectu6 en fond de trou en mines verti-
le choix de la s6quence d6pend du nombre de rang6es' cales profondes. Son efficacit6 d6pend de sa nature: les gra-
Des rdgles sont A respecter pour le retard entre trous villons non compact6s sont particulidrement satisfaisants'
d'une rang6e et le retard entre rang6es surtout si on veut
ir la fois respecter un dtalement correct du tas et 6viter 2.10. lnclinaison du trou
les projections. Un retard entre rang6es multiple de trois
retards entre trous est un choix satisfaisant; ll s'agit d'un paramdtre secondaire relativement ind6pendant
objectifs: le tir d retard intervient directement sur la li6 toutefois au mode de foration et d la qualit6 du foreur
- des
fragmentation et il a 6t6 6tabli que celle'ci est optimis6e qui sont essentiels si l'on d6cide d'incliner les trous'

INDUSTRIE IV1INERALE - MINES ET CARBIERES . LES TECHNIQUES


44
L'inclinaison des trous entre 10 et 150 notamment de la pre_ pour une mOme structure du massif, la consommation
miere rangee peut apporter g6neralement les avantages sp6cifique augmente en fonction avec la r6sistance de
suivants:
la matrice rocheuse, plus.pr6cis6ment en fonction de la
I - meilleure sortie du pied; r6sistance e la traction de la roche qui est l,un des fac-
meilleure fragmentation en t6te; teurs les plus d6terminants. L,imp6dance acoustique joue
- diminution des effets arridre. bien sOr dans le m6me sens,
-
I 3.2. La m6thode de Langefors (Sudde)
3. METHODES DE CONCEPTION Langefors a effectu6 une 6tude empirique importante sur
toute la technique d'abattage. En general, on ne retient que
Lorsque toutes les corlsid6rations pr6c6dentes ont 6t6 analy-
la partie qui concerne la charge minimale qui permet
l'extraction, c'[Link] la sortie du pied.
s6es, diff6rentes m6thodes sont utilis6es pour d6terminer les
sch6mas de tirs. Pour simplifier r6partissons les en trois grou- Nous pr6f6rons pr6senter une formule simplifiee adapt6e aux
pes principaux: conditions franqaises.
les rdgles simples empiriques; Pour une utilisation normale de la dynamite Gomme F j5
- la de Langefors; NC 2, on peut d6terminer la banquette maximale B,
ou
- lesm6thode
m6thodes de conception et calcul d l,ordinateur.
epais-
seur de la tranche d abattre, par la formule simplifi6e:
-
B=38A
3.1. Regles simples empiriques aveci A: diamdtre du trou;
Le respect de la consommation sp6cifique d,explosif esti- 38: coefficient exp6rimental ;
mee satisfaisante pour le massif et l,objeciif 6conomique est B el A exprim6s dans la m6me unit6 de longueur
probablement encore la m6thode la plus utilis6e. Ce iacteur (m ou mm).
s'exprime g6n6ralement en grammes d,explosif utilise pour Dans ce cas, la dynamite est charg6e dans le trou avec
un
"abattre" une tonne de rocher (ou encore en g d,explosif couplage ou taux de chargement 6gal a:
par m3 de roche). Le facteur utilis6 en France varie entre
80 g/t pour les [Link], A'2SO g/t dans les roches
uraides,. ll est g6n6ralement plus 6lev6 1 l,6tranger.
ac =o,B
Cette a
regle (trop simple) tend d 6tre remplac6e par le respect d,uRe
6nergie sp6cifique donn6e. ll est en effet aberrant de fixer Uc: diamdtre de la cartouche, avec un tassement normal
par exemple d 100 g/t lE consommation specifique que qui correspond d une charge par mdtre:
l,on
utilise du nitrate'-fioul (260 kJ/t) ou de ta sofranex (Sob kJit).
pi: a2
Malgre sa facilite d'emploi, la m6thode pr6c6dente ne prend 1 400
pas en compte toutes les donn6es et objectifs de l,exploita_
tion. De plus, de nombreuses combinaisons des paramdtres avec: A (mm): diamdtre du trou;
des tirs peuvent donner la m6me consommation'ou 6nergie
pi (kg/m): charge par mdtre;
1 400: coefficient exp6rimental.
sp6cifique.
[Link] la repartition de la charge dans le trou, le dia- La banquette utilisable et pratique doit en fait 6tre r6duite
metre de foration, le rapport de maille, la vitesse de d6tona_ d cause des d6viations de foration, il faut, en effet, retran_
tion, les rapports de surforation, bourrage et bien d,autres cher environ 3 cm/m de foration; cela coriespond pour
des
facteurs ne sont pas respectivement pris en compte dans une conditions courantes avec un trou de g9 mm de
diamdtre
telle m6thode globale (revoir l,analyse d6taill6e prec6dente). et une hauteur de 20 m A une banquette pratique:
Pour mieux prendre en compte les donn6es particulidres
du
g=32A.
chantier, les utilisateurs tendent di moduler le facteur de con-
sommation ou d'energie sp6cifique d l,aide de rdgles sim-
ples g6n6ralement qualitatives et parfois d,abaques:
pour les fronts de hauteur inf6rieure d deux fois la cm Fragmentation
- ban-
quette, il est souvent n6cessaire d,augmenter la consom- 150
mation ou l'6nergie sp6cifique d'expiosif. Cette surcon- '140 B = 3.0-4.0 m
sommation devient tr6s faible en amorQage en fond de 130
D
trou avec bourrage soigne; 120
pour assurer
- "l'arrachement du pied,, la charge sp6cifi- rt0
que au pied doit 6tre beaucoup plus 6lev6e que la
charge 100
en colonne. Certains utilisent la regle suivante: la moitie 90
de la charge doit se trouver dans le 1/3 inferieur du trou; 80
la consommation sp6cifique augmente g6n6ralement lors_
- que la fragmentation obtenue dlminuJ en particulier
70

la 60
taille moyenne des blocs (voir figure B) ; 50
pour une m6me consommation ou 6nergie specifique
- taille moyenne de fragments de roche a6attue augmente
la 40
30
lorsque le diamdtre de foration (donc la maille) aughente, 20
C'est surtout le cas dans les massifs r6sistants et frac- t0
tur6s;
* la consommation et l,6nergie sp6cifique doivent augmen_ -ffi-
0.20 0.25 0.30 0.3s o.,o o.4s 0.s0 o is
ter lorsqu'on d6sire un meilleur 6talement du tas et un rnlrn,
meilleur foisonnement Fig. 3. Fragmentation fonction de la consommation
; - (selon Gustafsonn).
d,explosif

MAI-JUIN 1988
Cette formule est valable pour une roche de duret6 moyenne un bourrage final dont la hauteur est 6gale A l'6paisseur
- de la banquette lorsque l'amorgage est r6alis6 lat6rale-
et un massif pas trop h6terogdne. Si I'on change de nature
d'explosif, cette formule doit Ctre corrig6e en fonction de ment au cordeau d6tonant.
l'6nergie volumique contenue dans le trou de mine.
Dans les formules de Langefors, on emploie la puissance 3.3, Les m6thodes de concePtion
(weight strength) s: et de calcul i l'ordinateur
D_
501V L
La pr6sentation faite dans l'analyse d6taill6e de conception
6Qo6Vo --
d'un tir est lourde et conduit g6n6rhlement a de trds nom-
breuses combinaisons techniques dont il faut ensuite analy-
Q et V 6tant la chaleur et le volume des gaz; Ies indices ser l'estimation 6conomique.
0 d6signent I'explosif de r6f6rence proche de la F 15.
Les rdgles de calcul pr6sent6es pr6c6demment sont parfois
Certains utilisateurs pr6fdrent se servir des 6nergies telles
simplistes et s'appliquent d des cas bien tranch6s. Elles ne
que definies aux chapitres 1.3. et 1.4. peuvent pas prendre en compte des ph6nomdnes d'6volu-
Elle devient: tion qui sont continus. De plus, elles ne sont pas en mesure
VSrP de respecter des objectifs de granulom6trie ou de foisonne'
B:322
ffi ment et, par cons6quent, pr6dir les r6sultats et respecter les
contraintes d'environnement.
avec: S: puissance du nouvel explosif ;
Compte tenu de toutes ces difficult6s, les concepteurs de
p: masse volume du nouvel exPlosif. tirs ont 6t6 amen6s d utiliser l'ordinateur et d se faire assis'
Exemple: pour le nitrate-fioul, la banquette pratique devient: ter par des logiciels de tirs. , ,,

B=322 Vos-sr TFs - 28,6 a Dans ce domaine, il y aurait lieu de distinguer;


ffi les logiciels simples de calcul fond6s sur les rdgles pre-
- c6dentes (de Langefors par exemple) utilisables en fait
En r6sum6, pour une roche donn6e moyenne, Ia banquette avec des ordinateurs ou calculateurs de poche;
programmes complets qui r6pondent a toutes les
pratique variera entre 25 A el 42 U conform6ment d la - les
r6flexions pr6c6demment pr6sent6es et qui reposent sur
gamme des explosifs disponibles sur le march6 franqais.
des bases nouvelles (g6n6ralement empiriques mais avec
Avec la dynamite F 15 au taux de chargement precis6 ci' des banques de donn6es importantes). Ces programmes
dessus, la banquette pratique variera entre 45 Z (pour une sont utilisables sur micro-ordinateurs type PC de bureau
roche "tendreD pr6-fractur6e) d 23 C (paur une roche trds ou portatifs; i
dure "massive'r). les programmes scientifiques qui s'appuient sur toute la
Bien entendu, la fourchette de variation s'6largit si on uti- - th6orie de la physique de I'abattage, la m6canique des
I

lise un explosif trds energ6tique (sofranex) dans une roche roches et la d6tonique. Ce sont les logiciels uBlaspa, et
tendre ou inversement du NF dans une roche trds dure et uSabrex" d'origine am6ricaine et anglo-canadienne. Ces
compacte. deux logiciels sont g6n6ralement utilis6s avec des ordi-
La maille, d6finie par le produit de I'espacement des trous nateurs puissants et leur co0t d'utilisation est relativement
par la banquette, est proportionnelle d l'6nergie volumi- 6lev6. Certains modules fonctionnent toutefois sur micro-
que contenue dans le trou de mine. ordinateurs (cf. figure 4).
La m6thode de calcul d6velopp6e au paragraphe pr6c6dent Les concepteurs de tirs peuvent utiliser le deuxidme type de
suppose un 6cartement (ou espacement) des trous tel que: logiciel qui est d6sormais accessible en France ("PC Blast,
E : 1,25 B. ou nHP Blast")*.
La maille pratique M pour la dynamite gomme F'l 5 avec
la banquette pratique definie ci-dessus est:
M = 1,2582 = 1280 A2
M, B et 2) sont respectivement exprim6s en m6tres carr6s
et en mdtres. BOBCAT
( BeL atjf )
Si la maille est ucarr6e", la banquette calcul6e pourra 6tre Frag. et depl .

169drement augment6e A condition de respecter M


1280 Z2 pour la gomme F 15. HEAVE FIL[l
(absolu) HAUTE VITESSE
La methode s'appuie sur d'autres caract6ristiques du tir: D6placement

une charge de pied (en fond de trou) prise en compte


- dans I'hypothdse de chargement, d'une hauteur voisine
de '1,3 B; Selsmographe
une charge de colonne (au-dessus de la charge de pied) haLrae r6solutroo
- plus faible dont l'6nergie volumique correspond d la moi-
tie de celle de la charge de pied; celle-ci est le plus sou-
vent obtenue avec un explosif plus l6ger et moins 6ner-
g6tique et pariois avec des bourrages interm6diaires;
* une surforation qui correspond d une longueur de fora-
tion de 0,3 B situ6e au-dessus de la plate-forme inf6'
rieure de la carridre;
- l\larques d6pos6es SNPE et Cerchar Fig, 4. Logigramme du logiciel Sabrex.
-

46 INDUSTRIE MINEBALE .MINES ET [Link] TECHNIQUES


Les logiciels "HP Blast" et "PC Blast" identiques dans la simulation de tirs conduisant d une pr6vision du co0t total
partie"conception sont d6jd utilis6s dans les chantiers fran- de l'abattage.
qais en particuller dans les Charbonnages de France et dans
Ces deux logiciels sont parfaitement adapt6s aux cas
certaines carridres. Pr6cisons un peu leur mode de fonction- suivants:
nement et leur conception,
optimisation des m6thodes et des co0ts d'exploitation
lls s'appuient sur la plupart des notions principales d6velop-
- (sans modifier les 6quipements en place);
pdes dans les chapitres pr6cedents relatives au massif (frac- * assistance i la ddcision lors d'un changement de mat6-
turation, pendage, granularit6 en place), d la matrice riel (foration, chargement, transport...) ;
rocheuse (r6sistance d la traction et parfois coefficient de Los assistance d la conception pour des projets de travaux
Angeles) et aux explosifs (6nergie de choc et des gaz mesu-
- publics ou l'ouverture de nouveaux chantiers.
rdes par le test sous l'eau).
"PC Blast, comporte en outre des compl6ments utiles rela-
lls prennent en eompte les interactions complexes entre les tifs au suivi du tir et permet de "dessiner,, par table traQante
paramdtres du tir et les r6sultats et fournissent les informa- les schdmas de tirs.
tions quantitatives suivantes; Des logiciels compl6mentaires permettent aussi d'etablir et
la limite de'ifracturaiion (qui permet d'appr6hender les d'optimiser la conception de la sequence d'amorgage dans
- urisques de pied", Ies tirs "s6quentiels, pr6sent6s dans le chapitre 1.2. Ce sont
"les effets arridren par exemple) (voir les deux logiciels (identiques) "Tirseg" et uHP seq,.
f igure 5);
ll faut mentionner aussi ici le logiciel "OP Mines" qui 6tablit
le sch6ma de tir sur des rdgles simples (type Langefors) mais
qui a l'avantage d'effectuer des suivis et de permettre cer-
taines optimisations sur toute la s6quence d'exploitation,
Enengie de nuptuPe : 2J,J Enfin, signalons que diff6rents laboratoires franqais travail-
lent a la pr6paration d'un logiciel complexe faisant appel aux
techniques de l'intelligence artificielle et destin6 d optimiser
les choix de politique de tir d'explosif sous l'appellation
"Expertir"*. Ses conclusions seront exploitables en 1g8g.
Nous avons voulu, dans cette pr6sentation, insister plus sur
les analyses et les m6thodes les plus modernes qui consti-
tuent les tendances m6me si encore de nombreux exploi-
tants pratiquent des m6thodes particulidres et simples par-
fois suffisantes d la maitrise de leur m6thode d'exploitation
actuelle.

granulonetnie esiinee 4. PRATIQUE DE LA CONCEPTION DES SAUTAGES


I
ts=
i(xi Les chapitres pr6c6dents d6crivent dans le detail les corr6-
lations entre les diff6rents paramdtres entrant dans la con-
ception des sautages et leur degr6 d'importance relative.
taille roypnne 44,4 cr Le praticien pourra mieux m6moriser ces param6tres au
coelf de lorne 1,307 moyen des tableaux suivants:
tau de bloc 4,7 'l
(): 2@0nn )

TABLEAU IV
Sautages a ciel ouvert.
Famille de paramCtres i prendre en comple
(6nergie explosive, massif rocheux, g6om6trie)
Fig, 5. Simulations du logiciel HP Blast.
-
Conception - Objectifs
la fragmentation du tas abattu avec une bonne pr6vision
- moyenne (voir figure 5); . ENERGTE EXPLostVE:
les d6placernents du front et la longueur du tas (qui per- * substances;
- mettent d'appr6hender le foisonnement); m6canismes;
- efficience.
les coOts totaux d'abattage. -
- o MASSIF:
"HP Blast" et *PC Blast" permettent d'adapter finement un
plan de tir aux contraintes et aux objectifs poursuivis par - caract6risation.
l'exploitation. A titre d'exemple, ils permettent de calculer . GEON/ETRIE:
l'incidence sur la fragmentation, la forme du tas et les co0ts
du forage;
d'exploitation de diff6rentes situations du tir que l'exploitant - du sautage;
envisage (changement de diamdtre, changement de maille, - dans le temps.
changernent d'explosif, etc.). lls constituent donc un outil pr6-
-
E
cieux d'optimisation technico-6conomique de l'abattage 6vi-
tant le tatonnement et les suivis parfois longs et on6reux.
lls permettent en quelques minutes d'effectuer une s6rie de . Marques depos6es Nitro-Bickford et Armines.

[Link] 1988
Ii
TABLEAU V ll s'agit, en effet, de transposer les raisonnements et calculs
Dltf6rents critdres entrant dans la d6tinition des obiectifs ne prenant g6n6ralement en compte que les conditions de
de r6sultat. d6tonation d'une seule mine, e un nombre de trous plus ou
moins grand permettant d'atteindre l'objectif 6conomique
recherch6: la productivit6 globale du sautage.
. Fragmentation.
. Vibrations. La figure 6 montre une forme id6ale de face libre qui offri-
. Projections. rait la meilleure surface de r6flexion d l'onde du choc et pro-
. Placement du tas. duirait une fragmentation optimale pour le minimum d'6ner-
. Profil du tas.
gie (source: T. Hagan).
o Souffle.
o Effets arriere ou lat6raux.

TABLEAU VI
Variable que l'on peut maitriser = l'6nergie explosive,
I
nd
I
. Systeme d'iniliation.
l
. 56quence d initiation,
. Type d'explosif.
o Energie explosive.
1
. Gdom6trie de la charge, Fig. 6.
. N,4ethode de chargement. - Forme
d'une face
id6ale
libre (Hagan), 1
o Prdsence d'eau (quelquefois non maitris6e),
Pour s'en approcher, le praticien dispose de systdmes et de
{
techniques grdce auxquels il devient possible d'6tager dans
TABLEAU VII
le temps les mises d feu de maniere d augmenter la sur- 1
face de r6flexion propos6e d chaque trou de mine 2r l'ins-
Variables maitris6es de la g6om6trie du sautage. tant de sa d6tonation.
La figure 7 illustre en:
1
. Diamdtre du trou. a: la surface libre propos6e d chaque trou pour une mise
. Profondeur de trou.
r Surprofondeur.
A feu instantan6e de tous les trous.
.lnclinaison. b: la surface agrandie propos6e au trou no 2 si sa d6tona-
. Hauteur de bourrage. tion est retard6e par rapport au trou no 1,
o Materiau de bourrage.
r Hauteur min6e.
.

N.r'\'.r\'
Maille.
o Epaisseur/espacemenl.
. Configuration du sautage.
. Orientation du sautage.
. Nombre de faces libres.

TABLEAU VIII
Variables moins maitris6es = les caract5ristiques g6ophysiques 1O0 ms
du massit rocheux. 4
aa

o G6ologie.
. R6sistances et propriet6s du matdriau.
. Discontinuit6s structurales. Fig. 7.
- 4e dimension: le temps.
. Conditions climatiques.
o Prdsence d'eau (quelquefois maitrisde). La figure 8 montre une chronom6trie de mise d feu int6res-
sante pour son efficacit6 quant au r6sultat en fragmentation
mais elle est susceptible d'6tre nuisible quant au niveau de
vibrations r6sultantes car plusieurs trous d6tonent en m6me
Le praticien ayant la responsabilit6 de concevoir un sautage temps. Cela peut 6tre r6alis6 d l'aide du logiciel Tirseq. (figu-
devrait imp6rativement prendre en compte les diff6rentes pha- res 10 et 11).
ses du mdcanisme de la d6tonation d6crites dans les chapi-
tres pr6c6dents (cf. 1.3.3.) pour 6tre d m6me d'ajuster les La figure 9 illustre une combinaison permettant avec une
m6me s6rie de retards sur chaque ligne de trous, de d6ca-
diff6rentes donn6es: celles fournies par les calculs compl6-
ler les d6tonations de sorte que chacune des charges d6tone
t6es par celles r6sultant des conditions in situ.
s6par6ment: cette technique r6cemment d6velopp6e en
France (1983) apporte de grands changements dans la con-
Ainsi, aprds avoir choisi
- ou adopte - une g6om6trie de
sautage (diamdtre du trou, profondeur, maille de foration),
ception traditionnelle des sautages,
le(s) type(s) d'5nergie explosive, compte tenu bien 6videm- Les figures 10 et 11 constituent un exemple de combinai-
ment des caract6ristiques g6ophysiques du massif rocheux, son s6quentielle d'une s6rie de retards (multiples de 25 ms)
le praticien s'6tonnera que, dans bien des cas, l'objectif g6n6ralement dispos6s en fond de trou (la m6me s6rie est
puisse n'etre que trds partiellement atteint. reproduite sur chaque rang de trous) avec un d6lai de retard
g6n6ralement en surface entre les rang6es.
- -
C'est d ce stade qu'il conviendra d'accorder aux techniques
et systdmes d'amorgage, tout l'int6r6t qu'ils m6ritent. Depos6.

48 INDUSTRIE I/INERALE . I,IINES ET CAHBIEBES - LES TECHNIQUES


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MEME BASE EN SERIE
Fig. 10. PIan d'amorgage - Tir n" Tt.
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COMBINER DEUX BASES DE RETARD /1") :, 6 1;: ;t ;, :- t.)7

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x ---> X __-*2s X __--__>
2s X _---);....
zs
0 25 50 75 1oO
Fig. 9. sr'E l.*rnr:r I f)[ T/]1" I [Link]
- Multiplier le nombre de retard, 'l'
*(ir prai ill :-: e rt L..t i. E l. i l-) ir $
en 1]

Fig. 11. Plan de temps - Tir n.


- Tt.
TABLEAU IX
D6termination des retards de surface X, Y - Systdme d,amorgage: Davey-Blckford,

I RE,TARDS T4 I N I5 NOI4BRE DE I LARGEUR ENTRE I PROFON. I BRA. IEXP.I


i ENTRE TROUS DES I HER I LOS I
i VOISIN i AUELCO I RANGEES I TROUS I RANGEES i TROUS i TROUS i CUD i EUR i

jii
iL7i8 i 5 i 10 i [Link] | 5,3O t, [Link] I O i O I

ii;i'l -\il
RETARDS F. D. T I SHEI'1AS INOi Y X I DUREE SIGNAL I

iDEI l-------i*------i
i TROUS I RANGEES i K1 i K i K2 iFIN ] X B I SURF. i TOT. i

lilltli
i 25 i 83 I O i 1t otl"3i 3.32 i [Link] I 332 i 557 i
,i
l25"92iOi1ioil3i 3.6A i [Link] i 36A i 593 i
liiil
DESIREZ-VOUS UN AUTRE CALCUL DE RETARDS (O=N,1=y) ...,.

Diffdrents systdmes permettent de telles combinaisons. ll est un systdme 6lectrique avec exploseur s6quentiel (d6to-
important de souligner qu'ils n6cessitent un apprentissage - nateur d moyenne intensit6, exploseur s6quentiel) ;
particulier: notamment le plus grand nombre de trous prati- un systdme non 6lectrlque (Nonel) combin6 avec un
qu6s en sautage s6quentiel implique, quel que soit le - exploseur s6quentiel 6lectrique.
systdme, la pr6sence de deux d6tonateurs par charge pour D'autres systdmes totalement non 6lectriques existent dans
assurer la s6curit6. le monde, en particulier aux USA et Canada; on peut citer:
Dans ce domaine encore, les conceptions par ordinateur vien-
. D6taline (Dupont de Nemours);
nent en aide au praticien.
. Masterdet (Atlas Powder);
. Hercudet (lreco);
Le tableau lX refldte un exemple de proposition de combi- . Nonel (lnsign Bickford).
naison r6pondant d la rdgle de l'US Bureau of Mines pour a
le tir en mode s6quentiel d ciel ouvert (temps nominaux). La mutation de m6thodes d'initiation et d'amorgage tradition-
nelles vers le tir en mode s6quentiel doit 6tre pratiqu6e sous
Retard minimum entre deux trous voisins: I7 ms.
le controle rigoureux de sp6cialistes exp6riment6s sous peine
Fletard minimum entre deux quelconques: I ms. de voir entraver le d6veloppement de ces technologies grAce
auxquelles il devient possible de mieux ma?triser l,art dscon-
Les seuls systdmes s6quentiels disponibles d ce jour en cevoir et mettre en Guvre un sautage s0r, efficace, et sans
France, sont: nuisances.
E

MAI-JUIN 1988
H 49

L
:r
*E
par Michel DUCHENE.
i
..1
I

1.8. Principes d'6laboration


des sch6mas de tir en souterrain

le co0t direct de l'abattage repr6sente normalement une


INTRODUCTION: DES OBJECTIFS SPECITIOUES - proportion plus faible du prix de revient total que dans j
le cas du ciel ouvert. :
I
On peut ainsi sch6matiser les objectifs des Sqh6mas de tir
en travaux squterrains: fragmenter une partie du massif
L'utilisation de I'explosif dans les chantiers souterrains pr6- rocheux pour le rendre manipulable par les engins disponi-
.

sente divers caractdres sp6cifiques: bles et capable de traverser les passages obligatoires (che-
- l'atmosphdre est confin6e et une attention particulidre doit
6tre port6e aux gaz de tir et d leur 6vacuation;
min6es, tr6mies), sans d6grader le reste de, ce massif. :!
la place est limit6e par la dimension des ouvrages et ceci
ne permet pas toujours de dlsposer les appareils de fora-
1. RAPPEL DES LOIS GENERALES I
tion comme il serait le plus souhaitable pour l'efficacit6
du tir. En particulier dans un avancement en galerie ou DE L'ABATTAGE (figure 1) -i
en chemin6e ou dans le fongage d'un puits, il est diffi-
cile de forer des trous autrement que paralldles d la direc- Les sch6mas de tir en souterrain doivent bien entendu se
tion d'avancement, ce qui ne permet pas la meilleure dis- conformer aux principes definis dans le chapitre "Th6orie du I
position 96om6trique pour les charges d'explosif ;
la capacit6 des engins de chargement et de transport est
en g6n6ral inf6rieure d celle des engins utilises d ciel I
ouvert, ce qui interdit la manipulation de gros blocs. En
outre les mat6riaux abattus doivent souvent transiter par
des chemin6es de jet ou des tr6mies, ou 6tre stock6s I
provisoirement en silos ou en chambres magasins, ce qui
zF i
exclut la pr6sence de blocs de volume sup6rieur en g6n6- tlJ
ral au dixidme du mdtre cube. En cons6quence, le tir E
td
(9
d'abattage doit garantir une granulom6trie
m6trie trds basse et r6gulidre;
- ou bloco- L,
I

-
les configurations gEom6triques d'abattage sont vari6es:
ul
o
creusement de galeries de sections et de pentes varia- I
bles, montantes ou descendantes; creusement de puits
en descendant ou de chemin6es en montant; abattage
de gradins horizontaux ou verticaux; 6largissement de
galeries par mines paralldles d l'axe de celles-ci ou par I

mines inclin6es; debitage secondaire sur grille, sous tr6-


mie ou dans le tas abattu... L'explosif doit s'adapter d
ces configurations;
les vol6es abattues sont normalement de modeste dimen-
sion (50 a 300 0, et en cons6quence nombreuses, dans
une exploitation donn6e, Une mise en GUVre fr6quente
doit comporter des sch6mas assez simples et repetitifs
malg16 les h6t6rog6neites du massif rocheux i l'6chelle
du mdtre;
les parois des ouvrages r6alises d I'explosif doivent per-
mettre le passage d proximit6 ou m6me dessous en toute
s6curit6 (apres purgeage et soutdnement 6ventuel) Fig.1. Rappel des lois g6n6rales de l'abattage.
; -
l'explosif doit laisser le massif en place aussi sain que
possible; Ecole des mines de Paris.

50 INDUSTHIE I.4INEHALE . IVINES ET CARRIERES . LES TECHNIQUES

L
travail d l'explosif, et utiliser au mieux les ondes de choc
et les gaz cr66s par la d6tonation. Ceci conduit en priorit6
d rechercher les surfaces de d6gagement existantes les plus
proches des charges explosives et, le cas 6ch6ant, d cr6er
d'autres surfaces de d6gagement mieux situ6es par rapport
d ces charges explosives (bouchons).
On peut ajouter que ces surfaces de d6gagement devront
avoir une extension assez grande pour que la charge explo-
sive les (voieD sous un angle d'au moins 90o. Dans le cas
contraire, il faudra surcharger.
Caviti [Link]
En outre un volume de degagement suffisant pour permet-
tre le foisonnement des mat6riaux fragment6s devra toujours Fig. 2. Elargissement par mines sub-perpendiculaires ir la paroi.
6tre disponible, ce qui obligera d une utilisation syst6rnati-
-
que des d6tonateurs d retards, mais aussi d un positionne-
ment soign6 des trous de mine d tirer successivement, prin-
cipalement au bouchon mais aussi dans les premidres cou-
ronnes d'6largissement du bouchon.
On peut 6galement renv€[Link] le lecteur d diverses publica-
tions traitant des formules de calcul des charges d'explosif
dans diff6rentes configurations g6om6triqubs dans les mines Cavit6 Pr6-existante
de fer de Lorraine, notamment: [Bulletin Technique des
Mines de Fer nos'l 05-'l 07 et 141 et revue de l'lndustrie Fig, 3. - Elargissement par mines paralldles a la paroi.
min6rale, f6vrier 1971 et Mines novembre 197'l I.
Deux dispositions g6om6triques peuvent 6tre envisag6es:
Ces publications mettent en 6vidence les relations existan-
paralldles a la surface d6ja d6gag6e;
tes entre les divers paramdtres g6om6triques de la foration - mines
mines fortement inclin6es sur la surface pr6alable.
et de la charge d'explosif, la nature de la roche et la nature -
de l'explosif. On peut en retenir principalement: Dans le deuxidme cas (figure 2), on retrouve la configura-
qu'une m6me charge cylindrique d'explosif produit un tion la plus g6n6rale, qui est celle de l'abattage en gradins
- cratdre beaucoup plus profond lorsqu'elle est paralldle i d ciel ouvert. M6me si l'6chelle est en g6n6ral plus r6duite,
une surface libre bien d6gag6e que lorsqu'elle est per- il s'agit bien du m6me probldme qui doit 6tre r6solu par
pendiculaire A cette surface libre: c'est la justification du charge de fond et charge de colonne avec surforation; il sera
bouchon dans les tirs en avancement; donc normal de trouver un eulot aprds tir, correspondant d
* que le parall6lisme et la simultan6ite des tirs de deux la longueur de surforation, en rapport avec i'6paisseur des
charges voisines augmente la profondeur du cratdre par tranches abattues.
rapport d ce qui serait obtenu avec une seule charge et Dans le premier cas (figure 3), on beneficie, pour le tir de
am6liore le d6coupage du plan contenant les deux char- la premidre rang6e de mines, d'une surface degag6e paral-
ges: c'est la base des sch6mas de decoupage de parois ldle a la charge et d'extension illimit6e. C'est la configura-
mais aussi un 6l6ment d6cisif pour (sortir) les bouchons tion la plus favorable pour l'utilisation d'une charge allong6e
convergents; qui peut alors tirer A fond de trou et m6me d6gager la sur-
que le r6sultat obtenu avec des charges perpendiculai-
- res d la surface de degagement augmente significative-
face au-deli du fond du trou. De ce fait les rang6es suivan-
tes b6n6ficient des m6mes conditions si on prend soin d'ali-
ment avec le diamdtre de la charge et la robustesse de gner les fonds de trous dans un plan incline d 4So environ
l'explosif : c'est la base des bouchons par arrachement, sur la direction d'avancement,
de type canadien ou su6dois, ne comportant pas de gros
trou vide; Le probleme de d6termination de la charge d'explosif, de
que l'adaptation de l'explosif d la roche se mesure a pos- l'6paisseur de tranche et de I'ordre d'amorqage est aldrs con-
- teriori par l'augmentation de diamdtre du trou de mine ditionne principalement par la dimension des blocs que l'on
(pochage): I'abattage dlune roche tendre, qui permet la peut s'autoriser. Le cas particulier drAbattage en couronne
dilatation du trou de mine avec un explosif m6diocre tel dans les chambres-magasins est celui oit les blocs doivent
que Ie nitrate-fioul, n'est pas am6liorable par l'utilisation 6tre le plus fermement prohib6s puisqu'ils vont rester empri-
d'un explosif plus violent qui ne ferait qu'accroitre le dia- sonn6s dans le tas abattu et ne se r6v6leront en g6n6ral
mdtre de pochage; une telle roche ne peut donc qu'au soutirage de la chambre, par bouchage des tr6mies
s'accommoder d'un bouchon par arraohement qul n6ces- ou bouches de soutirage, n6cessitant alors un p6tardage sou-
site l'explosif le plus robuste possible. vent d6licat. Le probldme est le plus souvent r6solu par une
surcharge des coups tir6s, mais il y aurait parfois un int6ret
non 1169ligeable A jouer sur l'amorgage a courts d6lais pour
am6liorer la fragmentation sans consommation excessive
d'explosif .
2. LES ABATTAGES EN CHAMBRE DE DEPILAGE

Remarque
On peut regrouper sous ce titre une s6rie de configurations Le cas d'abattage de tranches horizontales par charges con-
g6om6triques qui ont en commun de viser d 6largir une exca-
centr6es dans des longs trous verticaux (VCR) est tout d fait
vation existante: particulier, puisqu'il s'agit de charges peu allong6es, n6an-
d6couronnement d'une chambre ou galerie; moins perpendiculaires d la surface de d6gagement. Cette
- defongage ou relevage d'une galerie; configuration peut 6tre consid6r6e comme un ensemble de
- 6largissage d'une galerie ou d'une chambre. bouchons en arrachement juxtapos6s (voir g 4.4).
-
MAI-JUIN 1988

I
I

3. LES AVANCEMENTS EN [Link]-SAC;


GALERIES, CHEMINEES, PUITS !

r Tous les avancements en cul-de-sac ont en commun de


ne pr6senter a priori qu'une m6diocre surface de d6gage- I
ment, limit6e au front d'avancement qui se trouve perpendi-
culaire d la direction g6n6rale de foration: c'est pourquoi on
s'efforcera toujours de r6aliser d'abord un bouchon, c'est-
d-dlre une premidre perc6e dans le sens de l'avancement, I
qui fournira une surface de d6gagement paralldle pour tous
les coups de mines ult6rieurs.
La seule diffdrence notable entre les ouvrages perc6s en cul- I
de-sac r6side dans leur disposition par rapport d la gravit6:
gravit6 favorable dans le creusement en montant des
- chemindes;
- gravite d6favorable dans le creusement en descendant I
des puits; 1- bouchon
gravit6 plus ou moins favorable selon l'organisation des 2- derniire banquette
- plans de tir dans Ie creusement des galeries sub- i tirer = dlcoupage
horizontales. 3- zone I
.dg d6graissage
o Le principe de conslruction des sch6mas de tir en vol6e ou d eLargissage
pour ces diff6rents ouvrages est toujours le m6me (figure 4):
a. R6alisation de la perc6e initiale la plus profonde possi-
2
I
ble
- car
sur
elle conditionnera l'avancement final de la vol6e
une section r6duite, g6n6ralement inf6rieure au
3
-mdtre carr6 (voir les diff6rents bouchons au ; 2 2
S4)
il
b. Trac6 des parois finales de l'ouvrage par une disposition ')
des coups de mine permettant le d6coupage selon la
forme d6sir6e. Selon la pr6cision recherch6e et les n6ces-
2
sit6s de protection du massif rocheux en place on pourra I
6tre amen6:
A rapprocher les trous et a les sous-charger en Fig.4. - Principe des sch6mas de tir en creusement en [Link].
- soit
ne leur laissant d abattre qu'une banquette r6duite qui
toute la section, en particulier dans la zone de raccordement
sera tir6e en dernier"lieu (post-d6coupage ou d6cou- il
avec le bouchon, conduit normalement d surcharger ces der-
page soign6),
niers qui n'ont pas en g6n6ral une 6paisseur de banquette
soit d rapprocher encore davantage les trous et d
- effectuer un pr6d6coupage qui dans le cas de la gale-
trds importante a abattre et qui pourraient donc 6tre moins
charg6s.
rie sera tir6 non pas en toute premidre position, mais il
aprds le d6gagement du bouchon et d'une section
repr6sentant approximativement le quart de la section
totale de galerie (voir encad16 ci-aprds) ;
Compte tenu de ce qui sera abattu par le bouchon et par il
S6quence d-amorcage pour [e
l'ensemble des trous de p6ripherie, disposition dans le
pr6d6oupage en galerie:
reste de la section de trous organis6s soit en couronnes
successives autour du bouchon, soit en carr6s emboit6s, d
t-
soit en rang6es verticales ou horizontales, jusqu'a ce que
toute la section du front soit couverte de trous d peu pres
169ulidrement r6partis. A ce stade, pour faciliter l'implan-
tation ult6rieure du sch6ma sur le front, on a g6n6rale-
ment tendance d organiser le sch6ma en rang6es paral-
ldles de d6finition g6om6trique simple.
o Le sch6ma de tir proprement dit sera compl6t6 par la fixa-
tion des ordres d'amorqage, d partir du bouchon vers Ia p6ri-
ph6rie, en respectant pour chaque ensemble de trous tir6s
avec un m6me retard les grandes rdgles de surface de d6ga-
gement, d'angle de d6gagement et de volume de foisonne-
ment.
r Le chargement des mines sera sp6cifique dans les trous
de bouchon. Mais pour tous les autres trous d'une vol6e
d'avancement (mines de d6graissage, de relevage, d'6largis- { E',c
15,
@en couronne -arant tout abettage;
sage ou d'abattage) on retrouve la situation g6n6rale du tir
Contraintes ivaincre par -apris abrttage de l^: ,6n -.
en gradin d ciel ouvert, chaque ensemble de mines d6tonant Lbnde de traction en ptus
partie ccntnte du front: t*9H
simultan6ment n6cessitant une charge de lond et une charge de La r6sistance de [a roche @aux parements-avant tout abattage l!11:
de colonne en rapport avec l'6paisseur de la banquette
_apras abattage de h
16r.
d partie centraLe du front: t-q'u'
abattre. La difficult6 de r6partition homogdne des trous dans

52 INDUSTRIE |\/INEBALE . I\,4INES ET CARRIiRES - tES TECHNIOUES


. Le choix de l'explosif est le plus souvent conditionn6
- - dans le tir en "faux cul-de-sac, que l'on peut rencontrer
ou au moins orient6 par le type de bouchon r6alis6: le en exploitation montante sur remblai ou en exploitation
-
bouchon 6tant la partie la plus difficile a tirer, on y mettra descendante sous dalle b6tonn6e prot6g6e par un mate-
en @uvre l'ensemble [diamdtre de foration, sch6ma de bou- las de minerai (dans ces deux cas [Link] du remblai
chon, sch6ma de chargementl le plus efficace possible, et le matelas de minerai constituent des plans de pr6-
compte tenu de la roche et de la section de galerie, et dans d6coupage qui sont utilis6s pour 6viter d'avoir d r6aliser
bon nombre de cas ce choix sera conserv6 pour le reste de un bouchon conventionnel) (figure 5).
la vol6e, qui pourrait souvent se contenter de moins, en ter-
mes de charge lin6ique.
4.2. Les bouchons convergents (V Cut)
Fr6quemment utilis6s en roches tendres ou moyennes, les
bouchons convergents utilisent 6galement la surface du front
4. CALCUL ET CHOIX DES BOUCHONS comme premidre surface de d6gagernent, mais la concen-
tration de plusieurs mines tir6es simultan6ment pour d6cou-
per un prisme ou une pyramide permet une assez bonne uti-
Si l'on se r6fdre d la litt6rature sp6cialis6e, il existe une trds lisation des lois de l'abattage dds que la galerie est assez
grande variete de bouchons utilis6s en pratique, que l'on peut large pour permettre la foration sous un angle inf6rieur it 70o
fort heureusement classer en un nombre restreint de cat6- par rapport au front.
gories.
r Le calcul de tels bouchons a ete developp6 dans les publi-
cations d6jA cit6es des Mines de Fer (BT 107 et 141) et peut
4,1. Les bouchons en 6ventail (Fan Cut) se r6sumer ainsi (figure 6) :
Ce sont les bouchons qui utilisent le mieux les lois de l'abat-
tage en utilisant comme surface de d6gagement initiale la
surface du front, et en amenant progressivement (en 6ven-
tail) cette surface de d6gagement d devenir paralldle d l'avan-
cement de la galerie. Chaque coup (ou ensemble de coups
tir6s simultan6ment) est faiblement inclin6 sur la surface libre
pr6existante et ainsi le rendement de l'explosif y est maxi-
mal, avec un chargement sur les 213 de la longueur du trou. ?
Ce type de bouchon, facile A forer manuellement avec des
perforatrices peu encombrantes, est devenu l'exception dans
la foration m6canis6e ou l'encombrement des jumbos ne per-
met pas de donner facilement aux glissidres de foration les I I

I
inclinaisons n6cessaires. ll reste cependant quelques cas oir
I

I
I

ce sch6ma conserve un attrait: I


I

I
I
l'amorcq d'une galerie perpendiculaire d celle dans
- dans
laquelle on se trouve;
I

I
I

I I

I I
Vue du front de face Coupe Longitudinate A-A G

- lmptantation de [a glissiire pour Le bouchon.

M{tlERAt " "

t
I

- lmpLantation de t'avant-bouchon.

Fig. 5, Sch6ma en 6ventail dans le tir sous un matelas de minerai. Fig.6.


- - Principe du calcul des bouchons convergents prismarto!e!

MA|-JU|N 1988
h-
--- r
F
compte tenu de la longueur de galerie et de l'encombre-
- ment des glissidres de foration, forer le bouchon avec
le
toute la longueur de mdche disponible et l'angle le plus
faible possible;
concentrer la charge d'explosi{ en position et en temps
- (d6tonation simultan6e de tous les coups de bouchon) au
sommet du Prisme ou de la PYramide;
am6liorer A la fois la fragmentation et la profondeur tir6e
- en implantant un avant-bouchon sous un angle plus favo' zb
rable par rapport au front, sans chercher a utiliser toute
lg
la longueur de foration. -
r L'ordre d'amorgage sera bien entendu d'abord l'avant-
bouchon, puis le bouchon, puis la premidre rang6e post-
bouchon, qui peut encore contribuer d l'approfondissement O MINE h : rnine supple'mentaire destinde a reduire ies pro1ections
de la cavit6 r6alis6e (figure 7). du bouchon-
r Les performances pratiques de ce type de bouchon sont Fig.7.
-
Bouchon conique et ses 4mines d'approfondissement e, l, g, h

limit6es par les probl6mes d'encombrement de glissidres et


par le principe m6me d'inclinaisons des coups qui ne per'
mettent pas d'obtenir un avancement 6gal d la longueur de
foration. En pratique on ne d6passe pas en avancement par
1 : I'explosion Projette ]a roche
vol6e, les 2t3 de la largeur de galerie, malgr6 toutes les am6- dans 1a cavi't6
liorations possibles en utilisant des gros diamdtres de fora-
2 : vidage de la cavit6
tion et des explosifs. Puissants. sous la pression des gaz
. Le choix de l'explosif, outre l'int6r6t d'une forte concen-
tration de puissance au sommet du prisme ou de la pyra- t:
:
mide, doit tenir compte des risques de d6sensibilisation par I
compression, non n6gligeables entre l'avant'bouchon et le
bouchon. :

-':
4.3. Les bouchons cylindriques d gros trou vide for6
(Large hole burn cut)
Lorsqu'il est possible de creuser un trou de gros diamdtre
au centre de la section du front, on r6alise m6caniquement
une surface de degagement paralldle A la direction d'avan-
cement et donc tous les coups de mine de la vol6e, y com'
pris ceux du bouchon vont 6tre paralldles d une surface de
d6gagement.
o Le calcul de ces bouchons, 6galement d6velopp6 dans les
i-1
CouP
publications pr6c6demment cit6es, repose principalement sur
le respect strict de la rdgle de volume disponible pour le foi- Fig.8.
- Principe des bouchons a gros- trou vide.
sonnement. Ce volume, qui est initialement celui du gros trou La position de chaque trou (Si) est d6termin6e
en fonction d6 la section d6it tir6e (Si - 1) et du d6lai le s6parant
vide, est progressivement 6largi par le tir des coups de mine du tir du coup Pr6c6dent'
successi{s qui s'enroulent autour du gros trou (figure 8).
Cependant le {oisonnement de la roche remplit rapidement o La r6alisation pratique de ce type de bouchon conduit sou-
le volume initialenient vide et on doit retarder le d6part des vent A adopter des sch6mas sym6triques plus simples d
coups de mine sucqessifs de manidre d laisser d la cavit6 implanter sur le front, mais moins efficaces (figure 9). En tout
le temps de se vider par 6jection de la roche sous la pres' 6tat de cause les 6 a 10 premiers coups sont normalement
sion des gaz. Selon les roches on doit utiliser des micro- surcharg6s puisque leur 6paisseur de banquette est trds fai-
retards (le d6lai optimal pour que la cavit6 ait commenc6 d ble, limit6e par les conditions de foisonnement, et qu'ils doi-
se vider, et qu'un nouvel apport de gaz de tir entretienne vent n6anmoins Ctre charg6s sur toute leur longueur. Le pro-
ce vidage sans interruption, a 6t6 trouv6 exp6rimentalement bldme principal r6side dans la pr6cision de la foration, en
proche de 50 ms) ou on peut utiliser des retards demi- positionnement d'amorqage du trou comme en parall6lisme'
seconde (lorsque la roche n'est pas susceptible de se recom- Et cette pr6cision doit 6tre d'autant plus grande que le gros
pacter par projection dans la cavite d6jd vid6e). trou vide est plus petit. C'est donc finalement le diamdtre
La position de chacun des coups de mine successifs est cal- du gros trou vide qui limite la longueur d'avancement qu'il
cul6e de manidre i utiliser au mieux la surface de d6gage'
ment existante (angle voisin de 90o) et de manidre A ce que 5t
t4
la nouvelle masse de roche abattue avec un d6lai donn6, ar aZ
trouve suffisamment de place pour foisonner dans la cavit6.
Ces principes conduisent naturellement d un sch6ma en spi' rQoQr O z.O .3
\zlazara.,
rale (chaque coup b6n6ficiant des conditions plus favorables
que les pr6c6dents) qui th6oriquement peut 6tre poursuivi
jusqu'd ce que la banquette d abattre atteigne l'6paisseur (BOUCHON SP]BALE)
maximale compatible avec la charge d'explosif qu'on peut
Fig.9. Bouchons a gros trous non charg6s.
mettre dans un trou. -

54 INDUSTRIE [Link] ET CARRIERES. LES TECHNIOUES

L
'1"-;=-l'-*+
fl\. aro"n or"or". D6tonateur 5 micro-retard
hf+'.--
lr \.- Corde de nyion
111, tach6e au grillage

l[r des tirs


li
ti / - d6tonant
Cordeau
ifr
ili
-l-H.-
Bourraqe
(1,81 m)

"Booster"
cdi. - . f sacs de bouillie

Mesure de 1a longueur '- J


Hydromex (12,5 kg chacun)

r6sidue]le d'un trou LT.i-1. ll,. . Bouchon de bois


, ,,\ schema de tir (I0 x I0 x
I 15 cm)
l".l Vue de dessJs
], , oe la recouDe de cdte Tige de fer
l..U .'l_-_ Charge simple
-i,' ''
par charges concenll6es (VGR),
Fig. 13.
- Abattage de tranches horizontales
lllustrations extriites de "Abattige en mine souterraine par la m6thode VCR i Tiebaghi,l, pa!-B-t Helbling
.
(lndustrie min6rale - Mines et Carridres Les Techniques, novembre 1987, p' 373 et 374).

tement final conduit normalement dt resserrer les rang6es de


mines par rapport au sch6ma th6orique et d leur donner la
disposition geom6trique la plus simple en vue de l'implanta-
tion future du sch6ma sur le front,
Les bouchons qui ont et6 le plus etudi6s sont les bouchons
cylindriques d gros trous for6s et les bouchons convergents,
pour lesguels l'exp6rience frangaise est bien 6tablie. Pour tl 1J
(J
les bouchons par arrachement sans v6ritable gros trou vide,
on se rapporte normalement aux donn6es consign6es par les
,l :-r
.-lr f
:

l
L su6dois (Langefors et Kihlstroem) ou par les fournisseurs de U,,
( mat6riels de foration (Atlas Copco). 't)
I Un logiciel de calcul sur micro-ordinateur a ainsi 6t6 mis au
( point en'1987 a l'Ecole des mines de Paris avec la collabo- n r:r , at ,+\

a ration d'Eimco-Secoma pour les seuls bouchons d gros trou


vide fonctionnant en abattage et non pas en arrachement
r
I
(figure 14). Ce logiciel fait l'objet d'un d6veloppement par
Eimco-Secoma pour y int6grer les contraintes de foration, Fig. 14. de sch6ma calcul6 sur ordinateur
s
- Exemple
avec un bouchon d gros trou en double spirale.
Le calcul automatique des sch6mas devrait logiquement con-
duire d la foration entidrement automatis6e, condition indis-
duction, d savoir la protection des parois des excavatio-.
iq

C
pensable pour que le sch6ma th6orique optimis6 soit r6elle-
It ment mis en Guvre, sans addition ni suppression ni d6pla- Cependant l'autre objectif, qui 6tait de garantir une granL :'
cement de trous, comme cela est normalement pratiqu6 lors- metrie reguliere et exempte de gros blocs, conduira toujo-",
l( que chaque trou doit 6tre positionn6 par un op6rateur, d surcharger les coups, au moins tant qu'on ne maitris='.
a pas parfaitement la liaison [etat de la roche A abattre - mc::
r(
de tir - granulom6trie obtenuel.
Sr
CONCLUSION
CI
p
La complexit6 des configurations g6om6triques n6cessaire i BIBLIOGRAPHIE
Dt
l'optimisation du tir en souterrain devrait conduire d l'auto'
- Calcul des sch'mas de llr. Revue lr:-.
pi
matisation prioritaire de la foration des sch6mas de tir en 1. DUCHENE M. et al.
Li galerie. trie min6rale, f6vrier 1971 , communication aux Journ6es 197: -
Comit6 Franqais de M6canique des Roches.
ct L'adaptation de l'explosif au sch6ma r6ellement for6, devrait 2. SINOU P. et al. - Calcul automatique des schdmas de ttr c."
m entrainer imm6diatement aprds l'automatisation du charge' les mines de fer. Bulletin technique des Mines de Fer no '::
l^ 4e trimesti'e 1971
ta ment des vol6es. Si le bouchon n6cessite g6n6ralement un .

3. SINOU P. et al. - Calcul automatique des schdmas de trr::-


explosif plus puissant et des charges diff6rentes de celles les mines de fer. Bullelin technique des Mines de Fer n" '--
tr(
Ct des mines d'abattage, il y aurait un gain facile de consom' 2e trimestre 1972.
ra
qL
mation en 6vitant de g6n6raliser d toute la vol6e le mode SiNOU P.
- Les explosifs et artifices de tir. Leur utilisation :1-
les mines souterraines non grisouteuses. Bulletin technique
de chargement du bouchon. Les consommations actuelles, Mines de Fer no 141 , 4e trimestre 1980.
jur qui vont, selon les roches, les sections et les explosifs, de TINCELIN E. et al. Calcul des schdmas de tir pour l'i
m( 0,5 kg/t d 1,5 kg/t pourraient 6tre significativement r6duites, it -
l'explosif en galerie. Revue lndustrie min6rale -
m( facilitant probablement l'un des objectifs fix6s dans l'intro- 15 novembre 1971.

E/
56 INDUSTRIE [IINEHALE " I\,1INES ET CABBIiFES " LES
CHAPITRE 2

APPLICATIONS
b

En carridre de cimenterie, si la production d'un maximum


de fines d l'abattage est int6ressante, l'exploitation doit par
T
par Georges de la RUPELLE contre tenir compte d'autres contraintes de caractdre chimi-
Cirnenls Lafarge que.
En effet, la fabrication du ciment exige le respect d'une com-
position chimique pr6cise (CaO, SiO2, Al2O3, Fe2O3, etc.)
avec l'absence ou le minimum d'6l6ments tels que le MgO,
2.1 . Application des tirs NaCI, etc. L'obtention des dosages corrects n6cessite sou-
vent l'exploitation simultan6e de plusieurs secteurs du gise-
en carridres de cimenteries ment et une parfaite connaissance de la composition chimi-
que des diff6rentes couches horizontales et tranches verti- I
cales.
t
Dans la mesure du possible, on s'efforce d'obtenir par l'abat'
tage de tranches verticales un m6lapge des produits issus
des diff6rentes couches superpos6es donnant ainsi une com-
position chimique moyenne satisfaisante. L'abattage consti-
tue donc en cimenterie un moyen de r6aliser en quelque
sorte une pr6-homogen6isation primaire. On se trouve donc
oblige dans la d6termination des hauteurs de fronts de taille
de tenir compte de cet aspect afin d'obtenir un produit de
composition moyenne la plus stable possible pour faciliter
ensuite la r6alisation des op6rations de correction chimique.
1. ASPEcT cEuEnal

La fabrication du ciment reldve de I'industrie lourde. Elle


s'effectue d partir d'un m6lange de 800/o de calcaire el 20o/o [Link] D'ABATTAGE DES CARRIERES
d'argile. DE CALCAIRE POUR CIMENTERIES
Une des solutions actuelles les plus int6ressantes pour
-1
l'extraction de l'argile et du calcaire tant du point de vue du L'abattage en masse des mat6riaux s'effectue avec des
montant des investissements n6cessaires que celui des frais fronts de taille de 15 d 22 m et consiste donc en des ope-
de fonctionnement, est celle qui consiste d utiliser des pel' rations simples et r6p6titives effectu6es sur les m6mes sites
les hydrauliques sur-chenilles en r6tro. durant de nombreuses ann6es.
En effet, sans tir d l'explosif, la pelle hydraulique en r6tro
Par rapport aux mines souterraines et aux travaux publics,
remplit d la fois la fonction extraction et la fonction charge-
il s'agit donc d'op6rations relativement faciles d r6aliser de
ment des dumpers. Mais, pour pouvoir 6tre retenue, cette I
caractdre rustique.
m6thode n6cessite des gisements tendres et friables oU la
vitesse sismique ne d6passe pas 1 400 a 1 500 m/s de Alors que les entreprises de travaux publics ont d faire face
moyenne. souvent d des probldmes complexes de tirs r6sultant de
l'implantation des ouvrages .et lerrassements d r6aliser avec
C'est pourquoi, si cette m6thode est la plus g6n6ralement
les plus grandes pr6cautions dans des environnements par-
employ6e pour l'extraction de l'argile, elle se trouve beau-
ticulidrement sensibles, les exploitations de carridres sont nor-
coup plus rarement utilis6e pour I'extraction du calcaire.
malement implant6es dans des sites plus ou moins isol6s
L.'obtention du calcaire s'effectue le plus souvent par abat- et 6loign6s des zones habit6es.
tage A l'explosif. Les tirs ont pour but d'obtenir la meilleure
ll est donc plus ais6 en carridres de conduire correctement
fragmentation possible avec le minimum de blocs qui ne doi-
l'exploitation car I'obtention d'un bon abattage avec une frag-
vent pas d6passer 1 ms, 6tant donn6 les caract6ristiques des
mentation satisfaisante des mat6riaux d6pend du respect de
concasseurs primaires dont les debits s'6chelonnent entre
rdgles simples qui pr6sentent l'avantage de r6duire en m6me
400 et 1 500 tih de moyenne industrielle dans les cimente-
temps, au minimum possible, les vibrations dues aux tirs.
ries frangaises. ll y a lieu d'ajouter que la production d'un
maximum d'6l6ments fins et m6mes trds fins est favorable Un bon tir est, en effet, celui qui donne le minimum de vibra'
dans le cas des carridres de calcaire de cimenteries alors tions car l'6nergie d6livr6e par l'explosif sert d abattre effec'
que le probldme se pr6sente diff6remment pour les exploi- tivement les mat6riaux et i les fragmenter au lieu d'6bran-
tations de granulats. ler inutilement tout le massif comme cela est le cas avec
les mauvais tirs.
En effet, les granulats sont destin6s d servir de squelettes
soit pour les b6tons, soit pour les mat6riaux routiers. Comme La technique est de pousser en avant la matidre pour la faire
il faut de ce fait des 6l6ments durs, les particules fines obte- tomber par tranches paralldles successives en 6vitant d'6met-
nues lors des tirs d'abattage 6tant normalement les 6l6ments tre en tous sens de brutales et importantes ondes de chocs
les plus tendres du gisement sont, par principe, 6limin6es se propageant au loin.
comme sous-produits, C'est pourquoi, il convient dans l'ex6- ll y a lieu de noter que la tendance de certains d chercher
cution des tirs de carridres de granulats d'6viter de produire parfois A conserver des charges 6tag6es dans la colonne
un exc6dent de fines provenant des 6l6ments durs. avec bourrages interm6diaires avec le nitrate-fioul, les gels,
Les produits ainsi expurg6s des fines produites lors de l'abat- les bouillies, les 6mulsions en mines verticales profondes pro-
tage sont ensuite trait6s dans des installations de concas- vient d'une part, de l'ancienne technique du forage en petits
sage, broyage et criblage pour obtenir une r6partition gra- diamdtres avec l'emploi de dynamites et d'autre part, de la
nulom6trique des differents 6l6ments 16pondant A des conviction de faire une 6conomie directe puisqu'il est moins
fuseaux granulom6triques d'6finis par les normes et les r6gle- cher de consommer 80. g d'explosifs d la tonne abattue que
mentations specifiques correspondant d chaque usage. 120 g sans tenir compte des frais indirects consid6rables qui

58 INDUSTBIE MINERALE " IUINES ET CAHRIEHES . LES TECHNIQUES


-:!

en d6coulent du fait de la pr6sence de nombreux blocs et front de 12 e 15 m, q 160 pour front de 20 a 22 m) cor-
d'un mauvais rendement de l'explosif. respondant A une largeur de banquette de 4,50 ir 5,50 m;
Compte tenu des accidents g6ologiques, de l'h6t6rog6n6itd mat6riel de forage de taille suffisante avec tiges de forage
des massifs, il n'est d'ailleurs pas possible pour un abattage suffisamment rigides pour 6viter les d6viations en forage
en masse de d6terminer d chaque fois, pour chaque trou, inclin6 (exemple: tige en tube Z 89, epaisseur 9 mm
pour taillant a 105; tige Z 95, 6paisseur 9 mm pour tail-
la bonne position de chaque bourrage interm6diaire s6parant
les charges. De ce fait, il en r6sulte des points de r6sistance lanl O 130 tige en tube A 115 d. 127 pour taillants de
emp6chant la pouss6e 169ulidre des mat6riaux sur la hau- s 160 a 170);
teur du front a abattre d'ou des saccades et risques de appareil de mesure et de contr6le de l'inclinaison de la
secousses arridre se propageant dans le massif avec en plus
glissidre de forage;
production de blocs. foreuse munie d'une couronne tournante pour effectuer
des trous bien paralldles;
C'est pourquoi avec de tels tirs avec bourrages interm6diai- sur-profondeur de forage 6gale au 113 de la largeur de
res, oir les charges sont amorc6es simultan6ment des cre- banquette;
vasses arridre ont souvent tendance d apparaitre ce qui 169lage de la profondeur des trous avec v6rification trou
entraine par la suite de trds graves difficult6s pour l'ex6cu- par trou (par rapport d la hauteur du front de taille);
tion des tirs suivants. espacement E des trous de 1,15 i^ 1,25 fois plus grand
Naturellement, il y a toujours des exceptions puisqu'il existe que la largeur B de la banquette pour avoir une bonne
certains gisements oi avec des charges limitees d 35-40 g fragmentation (moyenne rapport E/B: 1,20) ;
d la tonne, on obtient un abattage parfait avec des fronts mise au point et r6glage de la largeur de la banquette
de 15 d 20 m de haut. et de I'espacement des trous, cas par cas, sur chaque
Nous connaissons une exploitation de craie oil, d mi-hauteur site, afin de bien adapter le maillage i la nature du ter-
du front de taille, se trouve un banc de sable de 3 m rain et aux possibilit6s du mat6riel de forage utilis6 loca-
d'6paisseur, parfaitement horizontal, qui conduit donc d pla- lement A partir du canevas g6n6ral indiqu6 ci-dessus;
cer dans cette zone un bourrage interm6diaire dont l'emploi
a charge continue dans la colonne;
est naturellement indispensable dans le cas pr6sent. a gel ou bouillie au pied, c'est-ir-dire, sur une hauteur de
2 fois 0,3 B (soit 0,6 B) afin de bien le faire partir;
En carridres de cimenteries, la consommation d'explosifs a reste de ld colonne nitrate-fioul ou gels et bouillies;
s'6chelonne de 30 g/t abattue a 150 g/t abattue avec une a un micro-retard par trou pour faire partir les trous les uns
moyenne de 110, g/t abattue (nitrate-fioul ou gel). La majo- aprds les autres en commenqant par le c6t6 le plus
rit6 des exploitations consomme de 100 ar 130 g/t. degage;
Un tir d'abattage r6ussi en mines verticales profondes a pour a tir de 10 d 25 trous;
caract6ristiques d'entrainer un front rectiligne stable, sans a pour 6viter le bruit de d6part du cordeau d6tonant, cou-
pied, avec une bonne granulom6trie sans blocs ou avec un per le cordeau au ras du trou apres ligature sur le d6to-
nombre trds r6duit. nateur et le recouvrir avec la matidre du haut du bourrage;
Si le r6sultat est relativement facile d obtenir avec un gise- la hauteur correspondante des tas abattus avec des hau-
ment homogdne constitu6 par exemple de bancs de craie teurs de front de taille de 12 i^ 25 m est, en regle g6ne-
horizontaux, il demande naturellement plus d'attention dans rale, situ6e au 213 de la hauteur du front de taille avec
I les exploitations de milieux plus h6t6rogdnes sp6cialement un 6talement compris entre 1 et 2 fois la hauteur du front
en r6gions accident6es ou montagneuses ou se trouvent des de taille.
failles, cavernes, poches d'argile ou de sable plus ou moins
bien connues et rep6r6es avec des caract6ristiques variables
I
suivant les zones de chaque site.
D'autre part, une trds grande attention doit 6tre observ6e 4. REPRISE DES TAS ABATTUS
dans la d6termination des orientations des fronts pour 6vi-
I ter des 6boulements et glissements de terrains, compte tenu
de l'orientation des pendages. Par ailleurs, 6tant donn6 la La reprise des tas abattus s'effectue le plus g6n6ralement
n6cessit6 d'obtenir une composition chimique des produits par des chargeuses sur pneus munis de godets rocher d
extraits satisfaisante, la conduite des exploitations de cimen- 6trave avec dents de 5500 I et de 8400 I a 9200 I travail-
I terie n'est pas toujours facile de ce point de vue et n6ces- lant soit en chargement transport pour alimenter des con-
site l'6tablissement de plans glissants d moyen et long terme. casseurs mobiles situ6s entre 50 et.125 nr du point d'extrac-
tion, soit en chargement de dumpers de 38, 50 et 75 t assu-
rant l'alimentation de concasseurs fixes ou semi-mobiles plus
I
ou moins 6loignes.
3, REALISATIONS PRATIOUES
Mais la reprise par chargeuse sur pneus impose de prendre
certaines pr6cautions dans l'ex6cution des tirs pour 6viter de
I En ce qui concerne l'abattage proprement dit, les meilleurs cr6er au fur et d mesure de l'avancernent du front une d6cli-
r6sultats obtenus avec des fronts de 15 it' 22 m en carrid- vit6 du sol de roulage vers celui-ci favorisant la formation
res de cimenteries r6sultent du respect?es principes 96n6- de mares au pied du front de taille r6sultant du ruisselle-
raux suivants: rnent des eaux de pluie sur la plate-forme de roulage et de
I
. trous inclin6s a 15-200, par rapport A la verticale; la r6cup6ration des eaux provenant des petites sources mises
. trous bien paralldles sur une rang6e de fagon d cr6er un d jour sur la hauteur du front.
front rectiligne; ll faut donc veiller A maintenir une pente de la plate-forme
I
. tir sur une seule rang6e pour r6duire les risques de coups permettant l'6vacuation de l'eau au pied du front de taille
arridre; car l'eau est le grand ennemi du caoutchouc, en favorisant
e diamdtre de forage adapt6 d la hauteur du front de taille les coupures par les 6l6ments durs tranchants. Un bon drai-
(exemple: A 105 pour front de 10 a 11 m, A 130 pour nage des eaux est fondamental.
L

[Link] 1988
E
l#
BI
i-,:i's de ia ddternrinatiorl de la hauteur du front de taille, tes Ces sondeuses dans les terrains mous sont de type Hotary,
,:xi;lc::ai:ls s'efforcent par aiiieuis de determiner la position avec corrlpresseur 7 bars cie 17 it 21 m3/min pour pouvcir
J'r:'rc ,::ouche sriffisarnment dure [Link] iaciliter ie rouiage des clisposer de l'air ndcessaii"e pour remonter les cutting compte
:;r,;ins qr,i'il faut eviier naturellen'leni de disloquer iors des tenu de I'humidiie des mat6riaux en place. ,Accessoirement,
:ii-.. ies compresser;rs de ces sondeuses peuvent etre rSgles entre
;.ii-ii,ii:i t! g':ivei'e i.'lipassiille ci'errilei'la pr-i,seilce peimanente 10,5 et 1! bars pci;r €ti'e utilises en rnarteau fond de trou
,:i+,",rai'es ii'ear: ir-nporuanles aii pietl du froill de iailie" ie ar,,ec natr-rre!lenrenI reductior cle la poussde si-rr ie train de
iiqe dans !e cas d'eniplols rnomentanes dans urle zone Ce
-',:, i j,r :irr ESi aiors ef iectuti p;ri' 'Jes pelles lrydi'auliques
l-r:inc ciul'"
. .,-' -;": a a' el ;: cl+ls ill'lt.' il; 4 n 5,5 ',t.
t.-.; r;,:r,'is* ,r-ies tas .irrrrr,u par rr:iie-peile a 6i6 nar{oi*q utili- l-ee irauaLi;r cle eeruitude sont effectu6s sur chaque site par
i:r,: ;rars celte techiriaLie s'est souvent revelee tr6s contrai- iln petit enEin polvvalent de foration du genre Crawl"
,jirsnle. Son n.:anque de soupiesse, les frais 96n6ralement
ires,iiev6s cl'entre{ien ont conduit dans bien des cas a son li convient cle souiigner l'importance d'un bon 6quipement
.l;iartdon et d son remplacement par des enEins rnobiles de en matdrieis de foration qui doit 6tre choisi en fonction de
ir-rai'gernent qui, avec cies Eodets de 5 a 10 nr3, ne sont la nature du gisement et des types d'explosifs d uiiliser pour
pas ha.ndicap6s comirle les godets de roue-pelie par des avoir la possib;lite ensuite de r6aliser des excellents tirs
t_1tocs cje u.5 a I,n m.. d'abattage. Cela esi fondamental.
Enfin, pour terminer, il convient de souligner l'int6rOt de ia
pr6sence sur chaque site d'un bull de servitude muni d'un
ripper pourr realiser ies pistes, ex6cuter les foss6s d'6vacua-
5. VOIE EE PROGRE:S tion des ealix et niveler en cas de besoin les pieds de front
de tailie.
':n problerne a subsistd longtemps en France; il concernait
ia "iauteur reglenrentaire ciu bourrage de t6te qui devait 6tre
:igaie a ia iarger-ri'de banquette. En effet, lorsqu'il y avait
r.;r bailc dirr supririeur, les exploitants ne [Link] norrnale-
nrenl ilas rnettre, sauf clerogation particuliere speciale, de
i'*xr:iosif a ce niveau, il en r6sultait, de ce fait, une zone
ij+ i'€sistance nefaste en [Link] du front d'ou ii decouiait des
iri;r:s. ries suipicmbs avec pariois des vibrations arriere se
j'..';- : :- -" -{^^^ ^", *^ .^i,
lf,!-J',' ^, d rf il;iduc i-:'.. i'ld::il

';61 [Link] 0*s ,:iifficLlltes se rencontrait assez reigulieremeni


cans ies gisenrents de calcaires durs plus ou moins failies
i,e'li-DLrvai'1i en i'4gicris ar:cicJenteies.
t'*si Fcr,irquci, i'autorisairon de iimiter ie bourrage de t6te
; la rnoitie de ta largeur de L:anquette" dans le cas de i'amor-
[age fond de irou, c]ur a ete donnee par arr6td ministeriel
:e 24 ,lctobre 1987. consiitue pcur [Link] grand nornbre d'exploi-
raiion$ une voie cre progrds tort interessante.
ile iirGrne, I'orientation vers i'amorqage en fond de trou cons-
liile une axcellente voie fort int6ressante pour am6lioi'er
i'iibairage et ie depari eiu pied lors des tirs et 16ouire les
*,:--^^-^-

6. eofldcLustot{

,,"a honne t6alisation des tirs ddpencl en premier du bon choix


de ia iailie et Cu type d'engins de foration" Celui-ci doit 6tre
,:ien actapte d ia nature des travaux A r'6aiiser, compte tenu
Ces tvpes ci'explosifs utilis6s (nitrate-fiouri et bouillies).
Er: cirnenteries franQaises, Ia solutiqn retenue a et6 d'eqL;i-
r:er chaque site 'une seuie soncieuse automatique, a com-
nres-eeur port6, i"nont6 sur chenilles ayec cot-ti'onne toltrnante,
har,t rendement. !-e travail cie foration pour les exploita-
=,
000 a 2 000 000 tlan est ainsi realise sur cha-
ii,,-.ns Ce 50CI
':r-r* site par Lrne seule machine avec un seui ccnducteur
;riile 900 ei 1 2fi4 ilart.
Ces soncieuses en calcaire dur soni du type marteau fond
CarriCres de Saint-Pierre-la-Cour (Lafarge).
de troi-r avec compresseur de iC.5 a 17 bars avec possibi- Tir de mines verticales avec amorgage lond de trou le 17 mars 1988.
iiie de [Link] accessoirernent en rotary en ramenant la pres- Hauteur gradins: 20 m, largeur banquette: 7 m.
[,Jne rang6e de trous A 156 espac6s de 5,5 m.
sion a 7 bars et en augmeniant la poussrle sur Ie train de Explosif : nitrate-fioul, initiation Nonel, bourrage: 3,5 m.
tige lors des enrplois dans des zones tendres et {riables. Remarquer qu'il n'y a pas de proiections.

6(-) INDUSTRIE N,IINERALE . IVINES ET CARRIERES . LES TECHNIOUES

t
par Jean LOT-

2,2. Tirs en carrieres de granulats

. ..),t!.

Les granulats sont des mat6riaux grenus de provenance natu- contraintes sociologiques et d'environnement li6es au voi'
- sinage imm6diat de la carridre;
relle, destin6s d la fabrication des b6tons hydrauliques, la
fabrication des mat6riaux pour couches de chauss6es ou contraintes g6ologiques d6pendantes directement de la
pour ballastage des voies ferr6es. ll est essentiel de distin'
- structure du gisement;
guer leur provenance. Si le march6 frangais est pris en r6f6' contraintes r6glementaires 6ventuellement adaptables.
-
rence, la production annuelle est de l'ordre de 300 Mt dont
600/o proviennent de gisements alluvionnaires et 400/o soit o Contraintes maitrisables:
120 Mt de carridres de roches massives, Ces dernidres sont
contraintes de gisement liees ir sa qualit6 et dr son homo-
sensiblement r6parties pour moiti6 en origine calcaire et ori- - geneite;
gine 6ruptive et m6tamorphique, La quasi-totalit6 de ces
contraintes d'6quipement:
120 Mt est extraite par abattage en carridre A I'explosif. Cette - . mat6riel de foration,
production repr6sente une consommation de l'ordre de . engins de reprise,
15 000 t/an d'explosifs de toutes natures. . engins de roulage,
. caractdristiques du poste primaire de concassage;
contraintes d'exploitation reprenant bien souvent les enga-
- gements face d l'environnement, auxquelles s'ajoutent les
1. ASPECT GENERAL pr6cautions s6curitaires ;
contraintes 6conomiques d6pendantes du march6 local
- et des moyens de transport.
Les pr6occupations de l'exploitant de carridre en roches mas-
sives, avant meme qu'il ne soit question de granulat, sont
ll ressort de ce bref inventaire que pour 6tre maitrisables,
de d6couvrir le mat6riau dans son gisement, de le fraction- ces contraintes font appel au savoir-faire de l'exploitant et
ner, l'extraire et le transporter dans les conditions de prix d ses possibilites d'investissement pour que les moyens
de revient les plus favorables, pour 6tre absorb6 par les ate' soient en rapport avec les objectifs.
liers de traitement qui en.,plusieurs stades de r6duction et
classement vont 6laborer le v6ritable granulat. Ainsi, l'ensem-
ble des op6rations en amont du traitement consid6r6 globa'
lement comme I'extraction, donne d.l'abattage sa position 2. METHODE D'EXPLOITATION

l de phase 6l6mentaire indissociable de cette extraction, j9tg6


comme tel par unrco0t partiel int6gr6 dans le prix de revient
total de la tonne de mat6riaux arrivant A l'usine de traite-
En carridres de roche massive l'exploitation par mines pro-
fondes verticales semble d6sormais 6tre la plus adopt6e par
II*- ment. Le niveau de ce prix de revient doit permettre d'appr6-
cier la bonne ad6quation entre chaque phase 616mentaire:
les exploitants. Les exploitations par gradins de faible hau-
teur, ne d6passant pas 6 m, n'ont plus le rendement voulu
abattage-chargement-transport et les interactions entre cha- pour 6tre comp6titives; les m6thodes par mines horizonta-
cune. les sont r6put6es dangereuses et font l'objet d'interdiction
i C'est ainsi que pour un gisement donn6 il sera possible de
juger abattage + reprise d la pelle ou abattage + reprise
par les services des Mines, sauf d6rogations toutes particu-
lidres.
A la chargeuse cornme 6tant la solution la mieux adapt6e. La g6n6ralisation de l'exploitation par mines profondes ver-

l Pour r6soudre son probldme d'abattage, l'exploitant de car'


ri6re en roches massives doit prendre en consid6ration mul-
tiples facteurs.

o Contraintes impos6es:
ticales r6sulte d la fois de l'exp6rience acquise au fil des
ann6es par de nombreux exploitants exergant de longue date
leur profession sur un m6me site, ayant de fait une bonne
approche de leur gisement, et 6galement de la formation dis-
pens6e par la profession des producteurs de granulats, for-

F - contraintes 96o9raphiques, topographiques, hydrauliques


li6es d la situation du site; Carridres de La I\,4eilleraie.

E [Link] 1988
r6
,tr
rl
tat de tirs de r6f6rence pour les exploitations faisant l'objet
d'une ouverture nouvelle de carridre'
!l
Les objectifs d prendre en compte portent sur;
. l'importance de la production et la d6finition de l'abattage
type;
I
. les exigences g6om6triques:
sortie du pied pour favoriser la bonne plan6it6 du car-
-reau et permettre la bonne 6volution des engins de
reprise,
- rectitude du front pour obtenir une maitrise de la pro- ,
gression des fronts en regard de la structure du
massif ; -
. les exigences dimensionnelles:
blocom6trie des 6l6ments abattus qui doit rester com'
- patible avec les dimensions d'ouverture du concasseur
primaire, I
:Y courbe granulom6trique du tout-venant abattu; trop
- d'6l6ments fins est souvent un inconv6nient, car les
op6rations de s6lection primaire vont 6liminer une tran-
che 0/30 ou 0/40 dont la quantit6 affecte bien entendu I
le rendement global ;
. les imp6ratifs de s6curit6:
les imp6ratifs internes: toutes conditions qui doivent
- permettre le travail pr6paratoire de foration, ainsi que I
les op6rations de reprise, dans des conditions de totale
s6curit6: bonne rupture du parement, pas de sur-
plomb, peu d'effet arridre, bon 6talement du tas
abattu; I
L= " + 0,3V
les imp6ratils externes: absence de projection, 6bran-
cos 0
- lement minimum, bruit maiiris6, sont autant de facteurs
Charge pied : Lf x 1,3 V
Charge mediane: L m (L - 2,3 V) appr6ci6s par l'environnement et qui conditionnent I
Fig. 1. bien souvent l'autorisation d'exploiter.
.

Le plan de tir doit donc prendre en consid6ration ces objec'


tifs et adopter les paramdtres de tir pour y r6pondre. Toute
mation trds marqu6e par l'adoption des principes su6dois la r'6flexion porte sur l'adoption des paramdtres: I

d6velopp6s Par Langefors'


hauteur du front de taille;
TABLEAU I
- la l'inclinaison du trou for6;
- la maille ou le rapport 6cartement entre trous/banquette; l

Rappel th60rique:
- le nombre de rang6es de trous;
relation entre epaisseur de la lranche e abattre, banquette V et dia-
- le diamdtre du trou;
-mdtre de foration d: - l'explosif utilis6.
r-sF- -
v 0,o3drl-------- -
Y /-:)
"f \V/
V- rargeur de la banqLrette.
d= diamdtre de {oralion. 4. LA HAUTEUR DU FRONT DE TAILLE
s, c, f - coefficients d6pendants de l'explosif, du mat6riau et de la 960-
metrle du trou.
tr
-i- - v3pp61t de la maille, distarlce entre trous/banquette. La hauteur adopt6e sera de 12 a 15 m pour rester dans le d

cadre de la 169lementation actuellement en vigueur en


P= densitd de chargement de l'explosif ; France. Mais de fr6quentes d6rogations sont accord6es pour
et d'autre part la charge lin6aire de pied exprimde par: des fronts de 20 d 25 m maximum, si le gisement est
- reconnu comme sOr et sous r6serves de conditions particu- I
Lf : 0.8 '- f i vz lidres d'exploitation. Des raisons techniques, 6conomiques ou
= \v/ de s6curit6 sont d prendre en compte:
La charqe mediane est alors: le travail de la foration perd de l'efficacit6 lorsque le lrou
Lm - 0,4 Lf. - est trop profond;
I

dans un mat6riau abrasif, l'usure et la vie du taillant vont


- d6pendre du temps pass6 d la foration pour un m6me 1

volume abattu; l
l

le d6veloppement des {ronts d6pend de I'importance de


3. PLAN DE TIR - l'abattage unitaire, ce qui rdgle la progression des
engins;
L'adaptation du plan de tir aux exigences de l'exploitant l'ettaque du taillant en surface au d6part de chaque trou,
l'exp6rience des tirs ant6rieurs, si l'exploita-
- jusqu'd son centrage d6finitif est une cause de perte de
d6coule soit de
tion b6n6ficie d'une'ant6riorit6 d'exploitation, soit du r6sul- rendement;

INDUSTRIE MINERALE . MINES ET CAHHIERES . LES TECHNIQUES


62
I
Le mat6riel de foration doit 6tre en rapport avec la produc'
tion recherch6e; une 6volution est r6cemment intervenue sur
fracturation du gisement, la pr6sence 6ventuelle d'eau dans
les trous [Link] vont intervenir dans le choix de l'explosif :
I
ces 6quipements avec l'apparition des machines hydrauli- dynamite, bouillie, nitrat6s ou nitrate-fioul, encartouch6 ou
ques. vrac.

L'essentiel des carridres de roches massives utilise la L'exp6rience des tirs anl6rieurs, les caract6ristiques du gise' I
methode de foration roto-percutante par l'interm6diaire d'un ment guident donc le choix du type d'explosif sans oublier
marteau "hors du trou" ou "fond de trou". les consid6rations d'ordre 6conomique:
;
L'atelier de foration comporte un chariot de foration et un la charge de pied sera fr6quemment compos6e de car'
- touches de dynamites ou gels 6quivalents;
compresseur. Ce dernier est dimensionn6 selon qu'il s'agit
d'une foration pneumatique ou bien hydrautique car dans ce la charge m6diane ou de colonne pourra 6tre continue
- avec un explosif moins puissant, en vrac de pr6f6rence
cas il n'assure que l'air comprim6 ndcessaire au soufflage
en cours de foration. si l'absence d'eau le permet, ou bien discontinue en
charge 6tag6e qui n6cessite alors des explosifs encar'
L'exploitant peut donc opter pour 3 solutions: touch6s.
foration pneumatique avec marteau hors du trou, pres- Malgr6 I'int6r6t des bouillies sur le plan 6conomique et leur
- sion d'utilisation d 7 bars; taitlant actionn6 par un train exceltente densit6 de chargement, leur adoption est frein6e
de tiges-allonges en diamdtre 32 ou 38 m/m ce qui limite par l'insuffisance du tonnage unitaire abattu sur la plupart
le diamdtre de foration d 76 m/m maximum pour des pro' des carridres Pour granulat.
fondeurs maximum de 18 m, c'est'd-dire la longueur du
trou d l'inclinaison d6sir6e pour un front de l'ordre de De plus, la pr6sence de fractures ou failles dans le gisement
15 m et une surprofondeur g6n6ralement fix6e d 300/o obligera l'exploitant d utiliser des produits encartouch6s; un
de la largeur de la tranche a abattre. explosif en vrac susceptible de se diffuser dans le massif
La vitesse instantan6e, selon le type de roche et le dia' sans contr6le, et m6me de cr6er des discontinuit6s difficiles
mdtre, varie de 15 d 25 m/h; d amorcer, pr6sente alors l'inconv6nient majeur de limiter
l'efficacit6 du tir et de maintenir des explosifs non explos6s
foration pneumatique avec marteau fond de trou, pres-
- sion d'utitisation jusqu'd 17 el20 bars; l'6quipement avec
dans les produits abattus.
tubes-altonges en diamdtre 89 donne une meilleure rec'
TABLEAU IV
titude du trou, limitant les d6viations et les risques de
Gonsommalions speciliques.
coincement par la pr6sence du marteau imm6diatement
derridre le taillant. La vitesse instantan6e monte A 30 et
40 m/h mals avec un co0t 6lev6 de consommation (s/t)

d'6nergie et une usure directe sur le marteau;


Roches dures et homogdnes: diorites,
foration hydraulique avec marteau hors du trou, pression quartzite, and6site, gneiss, granite. 80 a 130
- d'utilisation jusqu'A 250 bars, avec une faible consom' Roches dures, mais trds fractur6es.. 100 a 150
mation d'air uniquement pour le soufflage en provenance Roches tendres: calcaire. 504 80
Roches trds tendres: gypse..,..... 30e 50
d'un compresseur de plus en plus int6gr6 d la machine
de foration. L'6conomie d'6nergie, les performances de
pen6tration renforc6es, la souplesse de r6gulation, le Toutes les carridres procddent au chargement manuel des
niveau sonore trds bas ont permis un d6veloppement et trous de mines par gravit6, c'est-a'dire, par chute libre des
une diffusion de plus en plus grande de ces nouvelles cartouches dans le trou en d6versement du vrac. Chaque
techniques, en d6pit d'une technicit6 plus fine qui trou charg6 est ensuite obtur6 par un bourrage sur une hau-
r6clame une formation et une adaptation du personnel. teur sensiblement 6gale d la largeur de banquette. Trds fre-
La vitesse de foration selon la roche peut aller jusqu'd quemment les produits de foration sont employ6s pour le
50 m/h, Avec ce type de machine de foration les 6qui- bourrage, mais de plus en plus un mat6riau plus grenu, gra-
pements ont aussi 6volu6 en augmentation de diam6tre: villon 4/6 par exemple est utilis6 pour favoriser une certaine
allonges de 45 et 51 m/m. N6anmoins, la tendance
actuelle d d6velopper la pratique de la foration hydrauli' o
E
que conduira d limiter la hauteur des fronts - de pr6f6- z
U
rence 15 m pour limiter les craintes de d6viation en
-
regard des Performances.
U)
O .00
J
a 200

\.i
TABLEAU III U
2. VBIINQUETTE
Diamdtre a a Profondeur H
a tum
foration section allonge soufflage maxima (m) zu
=
64-76 38 15 18
H
6 \" -5m
76-89-102 45 18 24 '-4)m
89-102-115 ct zt,J 30 \--' . -1jlm
\ .
-05m
-925m
10. L'EXPLOSIF

La m6thode directement inspir6e de Langefors fait interve' CHARGE SPECIFIOUE kg/m3 EN PLACE
nir un coefficient de puissance de I'explosif dans la d6ter-
mination des paramdtres de tir. La nature du mat6riau, la Fig. 2. Blocom6trie et charge d'explosil'
-

64 INDUSTBIE MINERALE .MINES ET CARRIERES. LES TECHNIQUES


porosit6 aux gaz dus A l'explosion et 6viter aussi un d6ga- doivent conduire A une rectification toujours possible du plan
gement brutal du bourrage, sans fissuration des zones en de tir.
tote de trou.
Les explosifs sont mis A feu par un amorQage qui pour tou- 11.2. Aspect du tas
tes les mines profondes de longueur sup6rieure d 6 m
Le tyBe d'engin affect6 i la reprise s'adapte plus ou moins
excluait encore r6cemment la pr6sence du d6tonateur dans aux r6sultats du tir:
le trou. Cet amorgage est dans ce cas assur6 par un cor- . la pelle en butte: la puissance de ce type d'6quipement
deau d6tonant mis en place attach6 d la premidre cartou-
s'adapte au tas d6tach6 du front mais n6anmoins trds
che positionn6e au fond du trou, aprds v6rification de la pro-
amass6 au pied du front; mais le manque de mobilit6 ne
fondeur exacte du trou. Le cordeau d6tonant est lui-m6me
favorise pas le tri des blocs qui sont alors d'autant plus
allum6 par un d6tonateur en surface.
p6nalisant;
L'emploi du d6tonateur 6lectrique est quasi g6n6ralis6. Rares . la pelle en r6tro: pour 6tre efficace l'engin doit 6tre posi-
sont les carridres d granulat, qui utilisent un allumage d la tionn6 au-dessus du niveau du carreau, d'ot la cr6ation
mdche lente. Les contraintes r6glementaires interdisaient la sur le tas d'une plate-forme d'assise. L'emprise de l'6qui'
mise en place du d6tonateur dans le trou. Cette autorisa- pement en r6tro r6pond parfaitement d un tas relativement
tion est d6sormais accord6e pour les mines profondes. N6an' 6lev6, car l'engin procdde par 6boulement en attaquant
moins des d6rogations ant6rieures ont permis de mettre en toujours vers le haut du tas, et si possible en purgeant

t @uvre ce nouveau principe: d6tonateur 6lectrique ou non,


lo96 dans la cartouche'amorce au fond du trou, puis char-
gement de la totalit6 de la colonne, avec deux possibilites
de s6curite, soit un cordeau d6tonant le long du trou amorc6
les parties hautes du front. Dans cette application le pro'
bleme du tri est encore p6nalisant, bien que la capacit6
du godet constitue un calibrage en regard des dimensions
maxima admissibles pour le concasseur;
en t6te par un second d6tonateur retard6, soit un second o la chargeuse sur pneus: l'engin est avant tout trds mobile,
d6tonateur dans la charge de tote avant bourrage, 6galement mais sensiblement moins puissant que la pelle. ll est alors
F retard6. pr6{6rable que le tas soit bien 6tal6, d'une hauteur r6duite,
Afin de favoriser le d6gagement s6quentiel de chaque afin d'6viter l'effet de (murD que peut constituer un tas
colonne A abattre, le d6tonateur dr micro-retard est trds fr6- trop compact. La granulom6trie avec une reprise d la char-

I quemment utilis6; il concourt de plus d diminuer les nuisan-


ces par vibrations puisque chaque charge unitaire d6tone
s6par6ment. Selon la position de la zone d abattre sur le
geuse doit 6tre r6partie. Les blocs sont ais6ment tri6s et
stock6s, mais il n'y a aucun calibrage et cela peut con'
duire A des discontinuit6s dans l'alimentation du concas'

I front la s6quence d'allumage sera r6partie autour de la mine


centrale (5-4-3-2-1 '0'1-2'3'4'5) ou bien balayera la tranche A
abattre (O-1-2-3-4-5...) en d6gageant vers l'extr6mite libre.
seur primaire. Quelque soit le type d'engin, en fin de
reprise du tas, il est imperatif que le pied soit bien sec-
tionn6 afin que le carreau soit plan et la geometrie claire
pour l'implantation des tirs A venir.
T TABLEAU V
Exemples de tirs types. 11.3. La granulom6trie/blocom6trie

I Diorite Trapp Quarlzlte


Ca ca re
t"ndre
Gypse
La pr6oocupation du tri des 6ventuels blocs a d6jA et6 6vo-
qu6e. [Link] toutefois souligner, qu'en dehors de la recher'
che de blocs ir enrochement, la pr6sence de ces gros el6'

t [,laiileEtV.
Bangde
Hauteur ..
nc na
.
son
. .

(o)
3,5,3
22
2

6
5x
2
25
5
4 6
1

25
16
5 3,1 X

18

t5
4 4,5 x

1
1

8,50
0
4,5 ments qui permet de qualifier la bonne adaptation du plan
de tir au gisement, va conduire d des operations compl6men-
taires qui surchargent le co0t primaire du tir:
petardage: lorsqu'il n'est pas interdit, le p6tardage,
- le
I
Dlamdtre. . . . 89 102 110 B9 125 rolalil
F1q I q0
Chargeipied .. F15a7A iolramex a Gelsur te Anfo
avec foration d'un trou de faible profondeur, mise en
place d'une cartouche constitue une reprise de tir fort
Sygmagel 505 2000 encartouchde

25 kS 48 kS 45 kg d [n 37 kg
Chafge mdd ane N 135 F 15 D 7F 15 D7 Anio on6reuse, et source de bruit et risques de projection;

I
84 kg 6tages 75 kg/54 kg 72 kg 32 kg la chute de masse, ou *drop-ball" est une technique rus"
Bourrage (m1 .
52 kg
3 4 5
1 3,30 - tique qui implique la mobilisation d'un engin adapt6 A cet
r type
T
16 10
emploi et un conducteur particulidrement adroit;
inbre de lro!s). 30 15 10
le marteau hydraulique brise-roche: face d l'interdiction
-
t 11. REPRISE APRES TIR
du p6tardage le marteau brise-roche reste actuellement
la seule solution en mesure de r6pondre avec un rende'
ment suffisant au d6bitage secondaire, malgr6 le co0t
d'investissement porteur + marteau et le co0t de con'

r La reprise des mat6riaux abattus, aprds tir, pour le charge-


ment des camions ou tombereaux, ou bien I'alimentation
duite de l'ensemble.
Mais qu'il soit bien soulign6 que la maitrise au niveau du
tir de la blocom6trie reste l'objectif prioritaire de l'exploitant,

I directe du poste de concassage va permetlre d'appr6cier le


r6sultat du tir.

11.1, Aspect du front: 12. TENDANCES

t Fracture plus ou moins nette, d6coupage dans la ligne des


trous, effets 6ventuels en arridre du tir, donnent une id6e
de la fragmentation. Le r6sultat est jug6 bon si la stabilit6
du front ne semble pas pr6occupante: blocs instables, 6ven-
L'inventaire des objectifs et contraintes d prendre en compte
dans l'exploitation des carridres de roches massives pour gra-
nulat met en relief l'importance de l'adaptation des paramd-

r" tuels surplombs qui imposeront une purge. Ces remarques tres du plan de tir aux caract6ristiques du gisement et des

MAI-JUIN 19BB 65

f',
,{

traitement par
6quipements de la carridre. L'installation de 13. coNcLUSION
permet de [Link]. poste primaire
pl"Jr"ri", journalidre l'6vo-
"J primaire d6finit une dimen- L'6volution de la r6glementation qui prend en compte
de'concassage. Le concasseur et des produits, offre la. possibilit6, aux
d'alimentation' Rapport6 2r I'extraction ces Ltion des technique!
sion maximum de cariiere d'adapter leur plan de tir, ir leurs objec-
engins de reprise
Oonne"" d leur tour donnent la taille des de tir suscepti'
et de roulage. A ce stade, le compromis entre hauteur'
tiilJ. pi"orctivit6. L'apparition des [Link]
""pfoitunt"
d'adapter le plan de
est donc fix6' lf"r O'Ippotter une aiOe a Ia d6cision
m"iit", Oi"rEtre, explosif a 6t6 expos6' Tout tir a I;ev'oiutlon du gisement doit aussi constituer une 6volu-
de la puissance hydraulique sur les
bertes non; I'utilisation tion positive et concrdte.
,,to'"r'deforationoffredespossibilit6sdeforationenplus la plu-
possible' Cet Le" nouuettet g6n6rations de mat6riels pour la foration
grand diamdtre; 102 ou 110 m/m sont ais6ment pait fiyJraufiqJes, a la fois plus puissants et plus rigoureux
offre plus de possibilit6s sur l'6vo' place
i..roi"."*"nt du diamdtre
Iri-f" qurfite'g6om6trique de la foration se mettent enen ce
lutiondelamaille,avecunechargespecifiqueais6mentcon.
de la rurun" maiorite d'exploitations' La sous'traitance
serv6e par ce m6me effet du diamdtre' L'importance domaine offrira aux exploitations modestes la possibilit6 de
le positionnement au
qualit6 geometrique de la foration sur r6soudre avec les m6mes solutions leurs probldmes
tfnO Oitrou, conseille de limiter le risque de d6viation en
'l 5 m' d'abattage.
aux alentours de puis-
restant sur des hauteurs La rechirche sur des nouvelles substances explosives'
encartouch6es' .rnt"., efficaces, s0res et moins on6reuses apporte des
L'utilisation de plus en plus large des bouillies
de charge' iepon.'"" positives aux r6ticences de I'exploitant face d
Jes emulsions, du nitrate-fioul, avec une densit6 f'elrpfosit. Soulag6s du probldme du stockage et gardiennage
compa'
ment plus favorable, se confirme par des r6sultats prii;uiiritation ids r6ception, assur6s d'un produit stable et
mais avec un fac- de tenir
rables d celui de l'emploi des dynamites, non dangereux, convalncus par des prix comp6titifs
teur de s6curit6 renforc6. ur"c tlei'pfosif une 6nergie rentable, les- exploitants de car-
iiOre Ooiv'ent se confortei dans le r6le d6terminant de l'abat'
CestendancesneVontpastoutesdanslesensd'abattage trg" qri conditionne pour une large part le rendement des
la pro'
Je ptus en plus volumineux, car l'emprise du site et op6rations d'extraction.
gise-
gression des fronts sont aussi li6es d la puissance du Pour conclure: lorsque la foration enregistrera la diagraphie
des char'
irent et d l'objectif de production' Le renforcement
pour
du gisement et sera coupl6e sur un logiciel charg6 de l'opti-
ges sp6cifiques est en revanche une tendance certaine rnril d" rendement et que le plan de chargement sera. a
im6liorer ei favoriser un meilleur rendement des op6rations
son tour pris en compte par un [Link]-chargement auto-
ult6rieures de reprise, chargement et concassage' i
*rtlqu" Oe l'exptosii, t'aOattage l'[Link] abandonn6
i;uppio"rt" previsionnelle poui entrer dans le domaine de
la
L'6veil des exploitants est aussi tourn6 vers les techniques maitrise industrielle,
est un
d'amorgage nouvelles. Le d6tonateur en fond de trou La prospective a encore du travail en carridre'
exemptl;-plusieurs d6tonateurs dans le trou sont 6galement
la tran-
ir envisager pour lutter contre les discontinuit6s de
che d abattre. Les systdmes 6lectriQues" sont ir dis- BIBLIOGRAPHIE
"non
position, et, avec une formation bien adapt6e' l'amorqage Rock blasting" Langefors et Kulstrom'
avec tou-
sequentiel est en mesure de p6n6trer en carridre Uiiuit pratique dds travaux A I'[Link]'. Ceficem'
i""'r", possibilit6s de tir programm6 maitrisant les risques firiiise*eni du rocher, sautage A't'explosif' Revue g6n6rale des
routes, no 593.
de vibrations.

INDUSTRIE MINERALE
.MINES ET CARRIERES. LES TECHNIQUES
bb
rl,
i

par Hubert HERAUD


I
r
I
r 2.3. Tirs en travaux Publics
:

:
I

:
Les projets de g6nie civil sont g6n6ralement l'objet d'6tudes un contr6le permanent. Toutes les v6rifications avant, pen'
g6otechniques trds pouss6es dont l'importance varie en fonc- dant et aprds les travaux sont la garantie de r6alisation d'un
tion du stade consid6r6 et dont le but est d'assurer la r6ali- ouvrage de qualit6 qui pourra alors etre ulivr6" au maitre
sation d'un ouvrage de qualite, stable et durable aux meil- d'ouvrage.
leures conditions 6conomiques possibles. Le r6le des explosifs dans la r6alisation d'ouvrages de g6nie
Le d6roulement administratif des 6tudes ainsi que la n6ces' civil sera donc abord6 dans ce qui suit aux stades succes-
sit6 de dialogue avec les collectivit6s et la prise en consid6- sifs suivants:
ration des critdres d'environnement conduisent g6n6ralement 6tablissement du Projet;
d un dgroulement des 6tudes par phases successives et com'
- terrassements aux exPlosifs;
pl6mehtaires en,, particulier pour les 6tudes de site en ter'
- suivi et contr6le des travaux.
rains rocheux.
-
Les diff6rentes phases d'6tude sont d6finies dans le docu-
ment du Laboratoire central des Ponts et chauss6es: (Recon-
naissance g6ologique et g6otechnique des trac6s de routes 1. ETABLISSEMENT DU PROJET
et autoroutes, (1982) qui fait ressortir la notion importante
de globalite et progressivit6 des 6tudes. Le maitre d'euvre assure la responsabilit6 du projet en col-
Les principales conclusions g6otechniques servent de base laboration avec un g6otechnicien sp6cialis6 et tient compte
A la r6daction des march6s et transparaissent en particulier en permanence de l'incidence de l'emploi des explosifs dans
au niveau de deux documents essentiels: "Le cahier des les travaux de terrassement. Les cinq points essentiels dans
clauses techniques particuliers, (CCTP Type) et nLe borde- lesquels intervient le r6le des explosifs portent sur:
reau des prix". L'entrepreneur peut ainsi imaginer son chan- 6tudes g6otechniques;
tier et faire sa proposition de prix en cons6quence. - lesla g6om6trie des talus;
-* le r6emploi
La r6alisation des travaux est ensuite confi6e, g6n6ralement ;

aprds appel d'offre, d une entreprise sp6cialis6e en terras' l'environnement;


- le phasage des travaux.
sement. L'objectif du chantier doit le plus souvent r6pondre -
d deux objecti{s:
a le plus souvent pour but de od6truire,, des mat6riaux 1.1. lncidence sur les 6tudes g6otechniques
- ilafin de permettre leur extraction et leur mise en remblai Les investigations doivent 6tre pouss6es trds loin de manidre
dans le cadre du mouvement des terres; d bien caract6riser le massif rocheux et les techniques
- dans d'autres cas, il doit assurer la "construction" d'abattage a retenir.
d'ouvrages rocheux d6finitifs (talus, tranch6e, paroi, tun-
nel, etc.) de g6om6trie stable dans des conditions 6co- La nature des mat6riaux et ses caract6ristiques physiques
nomiques d6termin6es et n6cessitant le moins possible et g6otechniques, la structure du massif, la densit6 de frac'
d'entretien. turation, ainsi que la pr6sence d'eau sont les principaux 616-
ments d d6finir avec pr6cision.
Sur de nombreux projets en site rocheux, il est fr6quent de
Le toit du rocher compact doit 6galement 6tre d6fini avec
se trouver face d ces deux objectifs par ailleurs parfaitement
une bonne pr6cision afin de permettre une bonne estima-
contradictoires: on devra, en effet, sur un m6me d6blai assu-
tion des quantit6s d miner ainsi que leur destination (rem'
rer une fragmentation maximale des mat6riaux afin de per-
blai, couche de forme, enrochement).
mettre une mise en remblai correcte et paralldlement, on
devra en permanence veiller d la pr6gervation des futurs talus
en limitant les 6branlements et en r6duisant le plus possi' 1,2. lncidence sur la g6om6trie des talus
ble les effets arridre. La r6alisation d'un talus rocheux est toujours une op6ration
Pendant toute la phase travaux, le maitre d'euvre, en col' delicate et co0teuse et doit 6tre consid6r6e comme la cons'
laboration avec un laboratoire sp6cialis6 assure un suivi et truction d'un ouvrage de qualit6 stable et d6finitif.

t [Link] 1988 67
I

sur !es projets routiers ou autoroutiers, il est inc{ispensable


cle ddfinir la pente optimale du talus compatible avec la struc- I
ture du massif et de pr6votr l'extraction par gradins succes-
si{s, d',".:ne douzaine rle m6tres chacun. Les 6ventuelles ris-
berr,res sonl prositiclnnees err cons6quence.
n-es irgures 2,3,4 et 5 d6finissent ies principauix el6ments
a prenclre en compte pour le dimensionnement des talus. ll
s'agit cie sch6mas de principe qui doivent Otre adaptes a cha-
que cas particullier.

Fig. 1. d'6tude g6otechnique insuffisante.


- Exemple
l-ialteration en bouies du granite n'a pas 6t6 definie
avec une Precision suffisante.
Des boules de plusieurs m3 existent
dans la partie !'neuble da surface.
I crsqi-:'lintalus peut 6tre en,/isaEe avec une penle faible
li),
,:.', ia r6alisation peut se {aire a partir des trous verticaux
i prcfondeur variable mOrne si la plan6it6 du talus obtenue Fig. 4. Optimisation des profils de d6blais
-
en vue de la protection
,r'est qL!'approximative.
de la voie contre les chutes de pierres.
Dans ie cas cie talus de qrande hauteur, ce qui est ir6quent,

lr
---o
tlo
n't d I
t. di PENTE 4/ 1
CNUTE D]8ECTE l1'rou,.urr*
\ 1

lr\
I

I
I
li\
H1 ,,,,1 i ',P

tiii,\ \
il

itl
lr l"

FiE. 2. de traiectoires
I
en lonction - Sch6rna
de pentes diff6rentes (Ritchie).

I
Hauteur Largeur
Profondeu r
Pente du talus du piege (m)
(mm) (m)

'1
I
5-1 0 3
Verticai
1 0.20 5
(80 a 90")
?0 6,5 1,5

5-1 0 3 1
I
10-20 5 1,5
411 d 3 1 175"') 20-35 6,5 2
35 8

5-1 0 3 1.5

2/r (6s")
10-20 5 2 I
20-35 6,5 2r barridre
8 3* barridre

0.1 0 3 1
I
'1,5
4/3 (55.) 1 0-20 5
20 5 2- barridre

0-1 0 i
1/1 (45') 1 C-20
20
3
5
1,5
2 -
barridre
barridre
{

Fig. 3. Exemple de talus dans le rocher. Fig. 5.


- Becommandations pour le dimensionnement
La pente -retenue pour le talus est incomPatible des sur-largeurs en pied de talus en vue de la proteciion
avec les discontinuitds principales du massif, contre les chutes de pierres (d'apras Ritchie). I

INDUSTRIE MINERALE .MINES ET CARRIERES- LES TECHNIQUES I

t68 i
I

1.3. lncidence sur le r6emploi de la distance de la structure par rapport au tir;


'
o
Le mat6riau rocheux extrait doit pouvoir 6tre repris, trans- des caract6ristiques du sol entre le tir et l,edifice,
port6, et mis en @uvre dans des conditions normales de
c de la charge maximale par unite cle mise a feu.
chantier, compte tenu du mat6riel existant actuellement sur Bien qu'il n'existe pas actuellemenl en France cle normes
le march6 dans les conditions definies par les documents offi- prdcises a ce sirjet, on peut retenir des valeurs
maximales
ciels existants: Recommandation pour les terrassements rou- des vitesses de vibration admissibles pour certains types de
tiers (RTR, LCPC, Setra - 1976). structure. Le rapport de recherche LCp no .105
vibrations provr:qu6es par les explosifs cians les"Etude des
Bien que les h6t6rog6n6it6s du massif rendent la fragmen- massifs
tation du rocher assez complexe et difficile a priori, on Ooit rocheux" (P. Chapot, .1981) constitue un document de base
definir dds le stade du projet les possibilit6s d,obtention de sur le sujet ainsi que re docurnent
"Etude des vibrations
la granulom6trie optimale et la destination pr6visible des engendrties par les tirs cle mines, (p ,Allard, janvier 1986.
mat6riaux extraits: remblai, mat6riaux pgur couche de forme, CETE MediterraneeT.
enrochements. l-e bruit est essentiellement provoque,s par ia detonaticn des
La dimension des mat6riaux extraits peut en effet avoir des explosifs a l'air libre (cordeau rJ6tonant essentiellement), le
cons6quences graves Eu niveau projet: une production trop tlourrage insuffisant ou I,6boulement des mat6riaux au
importante des gros blocs peut entrainer un deficit de mate- rnoment de l'abattage. Les techniques actuelles
0ermettent
riaux d mettre en remblai, ce qui peut n6cessiter le recours de pallier ces inconvenients.
d un emprunt ext6rieur. Les projections sont g6n6ralement dues a i,emploi de cor-
L'optimisation des explosifs permet g6n6ralement une meil_ deaux d6tonants A I'air libre, a un mauvais bourrage
ou ir
leure fragmentation, mais il n,est pas toujours possible d,6vi- une h6terog6neite Eeologique rJu terrain,
ter la production de gros blocs en particulier dans la partie Les pr:ussieres peuvent constituer une nuisance certaine
sup6rieure des trous correspondanl d la zone de bourage sur
certains chantiers d proxirnite d,habitatrcns pour ttne forma-
(sans explosif). tion geologique deterrnin6e, ce paramdtre seia difficire a mai-
La plus grande difficulte provient g6n6ralement de massifs triser rnais il devra neanmoins 6tre pris en compte au niveau
pr6sentant une fissuration plurim6trique de m6me ordre du projet.
de
grandeur que la maille d,abattage. ll est alors n6cessaire
de
prdciser au mieux la densit6 de fracturation existante
et de
definir la meilleure utilisation de ces mat6riaux.

-- Chantier de terrassament rocheux en site sull-urbain


FiE. 7.
(contouflternent de Tulle).
Les premters trous sont deja partis dans [Link]
l_'extraction par passes oe'o ln et ta misein oeuvreciu lir
de detonateurs iond cle trou Nonel avec urorg"gu
;eq;untiel ont permls
de supDrimer les principales n_uisances: peu rJe -bruit.
Fig.6- peu
- Rdsultat d,un [Link] un granlte a fissuration pturim6trique.
La production de blocs est importante.
vibrations rninimales {ODE cJe ta Correie.-fnire[risede projection
Bazel,
Laboratoire rdgionar des ponts
La reprise et le chargement sont lents, ditticiles et co0teux. .r-" diJrmont-rerranol.
"t "rrr*irJ"
'l
1.4. lncidence sur l,environnernent "5. Fhasage des travauN
i-es chaniiers rJe terrassements routier.s ou autoroutie!.s
L'impact des travaux. d l,explosif se traduit sur l,environne_ sont
tres souvent accompagnds de trayaux de r6alisation
ment par les ebranlements, les projections. le bruit et les ci,ouvra_
poussidres qui en r6sultent. Ees d'art destin6s i retablir les cornr,runications Incales.
l-e phasage rles travaux cloii aiors Otre pris en
Le milieu peut 6tre prus ou moins sensibre a ces crifferentes compte memr
s'il consiitue une rontrainte importilnte a.u [Link] du ;hari-
nuisances en fonotion du chantier corrsid6r6 e1 il faut
etu- ljer. li esi necessaire que ies ierrassr:nrents aLlx exjliosifrl
dier les pr6cautions a prerrdre et clefinir les conrlitions res_
.oicient rtj:aiisris en [Link] a proxirnite oi; dans
trictives a meltre en ceuvre" la zcr,.e les
iutui's Dassages superier-lrs arranr ra ccristruction
cJe [Link]
L'6branlement du soi provoqu6 par cjes tirs a. i,exoiosif j'art. Liire sciution d'attente peui li:rnsisier A Orevatr )a:aa-
se
transrnet aux structures et edifices (maisons, ouvraqes lisati,:n d+s tirs cans la zcre cie i ou,/iage rnenie
d,art, Si le: ri-rate .
cf'rateaux ci'eau, etc.) et peut Otre dangereux si i,,nteirsite
cies;
liauil ne svatries cr.,,e. ilrrs" r-lilerielrr:,,
dr_,j'rrent e,irL-
nlouvenlenis provoques est excessive" flettr; irite:i-isit6
carac. ._es tirs il6] !r"ri1s$e e.l ies {ijver$ars iltethtiies
terisee par la viiesse maximale de vibration au point r;onsi_ cie der,ciip;lQi,.
r;0nt g$ps631*ment uiilises poi-rr. la 16aiisalion de
clere d6pencl esseniieilemenl: cenlriis et
C': taius rrr,"heux.

MAi-JUIN 198E
6[,
4-

la fragmentation du mat6riau doit 6tre suffisante afin


- d'assurer une mise en remblai correcte'
Un guide technique sur le d6roctage d l'explosif dans les tra-
vaux routiers est actuellement en cours de r6daction au Setra
(Service des 6tudes techniques des routes et autoroutes) et
pr6cisera ces diff6rents paramdtres.
La recommandation pour les Terrassements Routiers (RTR)
editee par le Laboratoire central des Ponts'et'chauss6es et
le Setra, bien qu'elle ne pr6cise pas les conditions d'extrac-
tion des matdriaux rocheux fixe les critdres granulom6triques
et les conditions A respecter pour une mise en remblai satis-
faisante: les plus gros 6l6ments ne doivent pas d6passer
500 mm.
Si le double objectif pr6c6demment d6fini est relativement
Les terrassements aux explosifs r6alis6s avant la construction
facile d obtenir dans une roche dure et homogdne, il est sou-
- [Link]
FiE,
- l'ouvrage d'art permettent d'6viter toutes les nuisances vent difficile d r6aliser dans un rocher h6t6rog6ne, altere, fis-
dues aux 6branlements ou aux proiections. sur6 ou faille, ce qui est le cas le plus fr6quent pour les ter-
rassements routiers.

L Dans tous les cas l'objectif granulom6trique reste essentiel


2. TEHRASSEMEN'NT AUX EXPLOSIFS
( aussi bien pour l'entreprise qui verra les postes foisonnement,
a reprise, chargement, usure du mat6riel consid6rablement limi-
n r-..abatiage des roches aLix explosifs est utilisd partout ou les t6s, que pour le rnaitre d'ouvrage qui sera assur6 d'une meil-
i erlgrns m6caniques tels que d6fonceuses, brise-roches, mar- leure qualit6 du mat6riau mis en GUVre.
;[Link] plqueurs ne suffisent pas d disloquer ou foisonner le
Les di{f6rents paramdtres qui peuvent influer sur la granulo-
[Link], qi-ie ce soit pour des raisons de possibilit6 de ca-
m6trie sont:
rience cu Ce prix de revient.
r la charge sp6cifique, c'est-d-dire le poids d'explosif uti-
l-es iirs ce masse et les diverses m6thodes de d6coupage lis6 au m3 de rocher. La granulom6trie varie d'une fagon
scnt gdn6ralement utilis6s pour ia r6alisation de d6blais ei inversement proportionnelle ir la charge sp6cifique. Pour
,:i-. talus r'ocherlx.
une roche d6termin6e, il existe une charge sp6cifique opti-
male correspondant aux conditions de reprise id6ales du
2"1. Tis's de rnasse mat6riau.
l..'objectif du tir de masse est g6ndralement double: L-a figure 9 donne un exemple r6el des gains de temps
la masse ir abattre doit 6tre lcien dtitach6e du massif de chargement en fonction de l'augmentation de charge
- dans le plan des mines et 6tre projet6e vers l'avant, c'est- sp6cifique de nitrate-fioul pour une roche granitique com-
d-dire bien 6tal6e; pacte mais d densit6 de fracturation 6lev6e;

ahdrqe soacif'que
.tr;;nrra ce au nl Nitrate fiOUi
,t
YI
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I
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ouu .l ;r
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9. - .. -.

augmentation rendenenL a lC i

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Ternp:
i.i!:i"rile-
cre.t en:rC0r,Jes

Fig. 9. Variation des temps de chargement en fonction des charges sp6citiques (nitrate-fioul)
- pour une roche ir forte densite de fracturation.

l,70 NDI]STF]]E [IINERALE . [iIlNES ET CABRIEBES ' LES TECHNlQU!S

t
l
l . la banquette: on admet [Link] que la granulomtl-
trie varie dans le m6me sens que la largeur de la tran-
che d abattre. En fait, les paramdtres d6terminants sont
a:-

-:
\i-
ij

\
/
--:a
,.

'\
essentiellement li6s d la densit6 de fracturation (disconti- B\
nuit6s, diaclases, clivages, failles, etc.); \, !\
o ,\,,,
la maille: l'ex6cution d'un nombre de trous importants \ \v-
permet une meilleure 16partition de I'explosif dans le " 7 ,a
massif ;
n l'inclinaison des mines permet de diminuer la hauteur
I,1INE VEFTICATE VlNE INCL]NEE

du bourrage donc la production de blocs de surface, et Fig. 10.


- R6le de l'inciinaison des mines.
de plus favorise le d6gagement des mat6riaux en pied;
r le bourrage: le bourrage des trous au gravillon permet
une utilisation optimale de l'6nergie explosive en 6vitant
le d6bourrage de trous et les projections (figure 12)
. l'amorgage: l'amorgage d'un tir pourra 6tre simultan6,
;

ligne par ligne, en chevron, au trou par trou (Nonel ou


6lectrique) les charges d6tonant toutes d des temps
diff6rents.
Le type d'amorqage pourra 6tre ddterminant sur le r6sul-
tat de la fragmentation notamment dans le cas oir le sens
d'abattage se trouve sub-parall6le d la direction principale
de Ia fracturation. L'amorqage de type s6quentiel permettra
de limiter les vibrations.
Deux types d'amorqage peuvent 6tre utilis6s:
amorgage hors du trou: cette technique est actuellement
la plus fr6quemment utilisee et obligatoire pour les trous
de mine sup6rieurs dr 6 m;
A gauche: bourrage cles lrous avec prodults de foration, projection et debouL
amorgage fond de trou: par d6tonateur Nonel ou 6lec- rages in-por'arts au ron e-t or, tir.
trique. Utilise le plus fr6quemment (pour les trous inf6- A droite: bourrage au gravillon 4/6: meilleure utilisation de i,energie explosive
rieurs d 6 m) ce proc6d6 pr6sente entre autres les avan- qui "Ieste dans le tir".
tages suivants: Fig. 11"
- Action du bou!,!,age sur un tir.
bonne fragmentation du mat6riau en surface dans la
- zone de bourrage,
le pied de talus est g6n6ralement bien "dtiroct6,,
- l'explosif effectue le maximum de travail dans le mas-
- sif : trds peu de fum6e de tir,
- les projections sont toujours limit6es,
les vlbrations sont consid6rablement r6duites: chaque
- trou est th6oriquement allum6 ind6pendamment du sui-
vant,
les nuisances sonores dues en grande partie, dans les
- tirs classiques, d la d6tonation du cordeau d6tonant
en surface dans l'air ambiant, sont consid6rablement
r6duites,
la forme du tas est relativement r6guli6re et permet
- la reprise et le chargement direct des mat6riaux par
la pelle aprds mise en place sur les matdriaux explo-
s6s.
Fig" 12. -- Exemple de ti!, t!0ne!
2,2. La r6alisation des talus avec botrrrage des trous en Eravillon 416.
Les projections, vibrations, bruits sont consid6rablen-rent !.edLtits
La realisation de talus stables et de geometrie ddrterminee (DDE de la Corrdze, Entreftrise Flazel,
Laboratoire des ponts et chaussees ctre Clermont_Ferrancji.
est l'un des objectifs les plus d6licats des terrassements
rocheux dans le domaine de g6nie civil.
En effet, l'obtention d'un talus ou la r6alisation d,un ouvrage les deux techniques les plus couramment utilis6es e1 peu-
rocheux quelconque (tunnel, paroi, tranch6e, etc.) doit repon- vent etre mises en Guvre en tonction d,un certain nom_
dre A un triple objectif :
bre de criteres de choix tels que d6roulement du chan_
la s6curit6 pendant les travaux, et aprds la mise tier de phasage des travaux, pr6cision des pentes de
- euvre doit 6tre assur6e;
en
talus retenues au projet, ou n6cessit6 d,assurer l,evacua-
l'entretien de l'ouvrage en cours d,exploitation doit 6tre tion cies rnateriaux avant ou ar_rrds ies tirs de d6coupage.
- le plus r6duit possible, ce qui suppose la r6alisation cle Dans tous les cas, la purge des talus cloit se laire at:. lt-:"
travaux de qualite; ei a mesure de l'avancement des [Link].
l'environnement g6n6ral du site doit Otre prot6g6 et
- l'esth6tique du talus final doit etre pris en compte au [Link]. Tirs dans farages A Strafonctewr variable
I stade du projet. Outre les tirs dans forages d profondeurs Cette technique peut 6tre utilisee par te talus de fajble lt.
variables et tirs de masse associds A une rang6e de i< 1li)" Le.q mat6riaux restant sur je ialils son, i.i2le,.-:- =
forage inclin6, qui doivent titre r6serv6s aux ialus de fai- drlscrganises et le 169lage defirriiif du lails ocir el-: -:= ._
ble hauteur, le pr6d6coupage de l,abattage differ6 sont a la pelln hydi-auiique.
I

[Link] 1988

L
I

Fiq. 13 -'Tir dans torages d profondeur variabtre' I


2.2.2. Tirs de masse assocld' d une ranEde
de farages inclinds I
,-a methode peut perrnettre d'ameiiorer l'aspect du talus mais
pi"esenie deux inconv6nients parfaitement contradictoires"
L]'une parl, les forages doivent 6tre le plus proche possible
le ia verticale pour permettre la mise en place des explo- Fig. 15' * Pr6decoupage - Fissures enire trous'
L-es trous de forag6 surfisamment rapproch6s
I
siis, i'[Link] part, la paroi est difficiiement "C6coupde", ce permettent la propagation d'une fissure continue'
:.ir n6cessite d'adouc-ir les pentes de talus.
Tro u I
'i:cu vertical in lin6
c
F1:6nt 2.2.4. Le post-abattage: abattage diffdr6
inclin6 125 %

H=6m On r6alise dans un premier temps une excavation par un


tir de masse qui sera degage en totalit6 de manidre A obte- I
nir une paroi libre.
Comme le predecoupage la m6thode consiste d r6aliser des
irous de foration dans le plan du talus mais leur tir se fait I
en dernier aprds les abattages courants. Pour les ouvrages
P3OFIL EN TBAVERS S[HEMATIQUE routiers on laisse au voisinage des futurs talus une tranche
de roche qui sera enlevde aprds extraction totale de la par-
Fi.S. 14. --. Tir de masse assofi6 ii tlne rang6e de torages inctin6s' tie centrale. I
L'abattage diff6r6 n6cessite le respect de certains principes
de base:
2.2,3. l-e prddticouPaEe
- espacement r6duit des trous; I
[-a mritl"rocie ou pr6decoupage consiste a cr6er une fissure - espacement inf6rieur d l'6paisseur de la tranche d
abattre;
dans ia |oche. dans le plan du futur talus, avant toLlte action
la paroi libre doit 6tre degagee;
rJ'abattage. Les trous sont r6alises selcn la g6orn6trie du lutur - l'6paisseur de la tranche a abattre doit 6tre assez cons- I
'ialus il irrteryalles trds [Link]. lls sont charg6s avec un explo- - tante;
sii contrnu et mise i {eu slmultan6ment: une fissure se cree
l'utilisation de micro-retards peut permetire d'6taler les
:1i-li reiie tous !es ti'[Link]. - tirs sur plusieurs rang6es.
*ri: certain norflbre de prii'lcipes fondamentaux doivent 6tre
I
raspectds parmi lesqLlels on peut citer:
ies forages doivent 6tre paralldles, 6quidistants et capla-
- naires: I
l'6cartement des trous est d'environ 10 fois le diamdtre:
pour un diamdtre de 64 d 76 mm on obtient un 6carte'
ment classique d'envirsn 70 cm. Pour un diam6ire de
'l 02 mm, un 6cartement de 100 cm est possible sous

r6serve que l'explosif soit correctement adapt6;


le chargement est le plus souvent effectu6 au cordeau
d6tonant de 40 ou 70 g de penthrite au mdtre. Des
variantes sont possibles en ce qui concerne le type
d'explosif, et des r6sultats tout d fait satisfaisants peu-
vent 6tre obtenus en utilisant des boudins continus de
gel ; ces explosifs d faible vitesse de d6tonation et pro-
duction de gaz importante semblent bien adapt6s au
ddcoupage de certaines roches et permettent de limiter
les effets arridre au niveau des futurs parois; FiE. 16. diff6r6: ia lranche a abattre
le bourrage est r6alis6 avec un mat6riau non compres- - Abattage
est rdlativernent constante ei la plate'forme de foration
rrectement nivel6e.
sible: par exemple "grain de riz" de granulom6trie
4/6 mm;
la mise d feu des trous est g6n6ralement sirlultan6e; Pr6d6coupage et abattage differe se distinguent essentielle-
des tirs d'essai sont souvent n6cessaires et il est utile ment par le rnode de mise d feu: avant abattage de masse
de pr6voir des tirs m6nag6s avant d'atteindre la paroi dans le cas du pr6d6coupage, aprds abattage de d6gage-
d6coup6e (tir amorti). ment des mat6riaux, dans le cas de l'abattage differ6.

INDUSTRIE I,,l1NEBALE " ]\IINES ET CABFlEBES . LES TECHNIQUES


{
I
I F**e
tr
I Forat!on:
Ligne 1 'a,'
:
76 mm.

1 trou tous les 0.8 m.


lnclinaison 1
.

/4 (1 nr a
1,5 m plus profond).

I ?t Ligne 2:
1 irou tous les 2,4 m.
L6gdre inciinaison pour res-
ter,1mpiedtalus
:
l:-
:,
r'l' ,50 m plus profond).

I
('1

F- Explosils:
Ligne 1:204 d250 glm:.
t-, Cordeau detonant: 70 g.
Gomme (1 cartouche 250 g
tous les 2 m),

I F 15 (2 cartouches de 1 560 g
en pied).
Bourrage2msurcartou'
ches de pied. Fig. 18. Prdd6coupage a droite - Abattage diff6r6 d gauche.
Des essais-comparatifs entre les deux m6thodes peuvent permettre
Ligne 2: 300 g/m3.
12 al 14 cartouches F 15 r de retenir la m6thode la rnieux adaptde au probklme pos6,
N40R z 60.
T 213 charge en pied.
Bourrage interm6diaire :
I ou B cartouches 2 m. ce qui impose de forer sur la partie restante dans des con-

I PLAN DE TIR bourrage sous 4 cartouches. ditions de stabilite parfois d6licates.


N6anmoins, si ces difficult6s sont surmont6es l'abattage dif-
fer6 doit permettre d'obtenir des talus corrects d un co0t
th6oriquement moins elev6 que le pr6decoupage, la foration

I 6tant plus 16duite, L'abattage diff616 pr6sente 69alement


l'avantage de faciliter une adaptation 6ventuelle des penies
de talus pr6vues en fonction des difficultes locales.

t 3" LES TRAVAUX: SUI\II ET CONTHOLES

T Dans le dornaine des travauN publics, le sujvi et le contrOle


des travaux constituent une partie importante dont depend
lcartoucle 25h
tous 1e s Arl pour l'essentiel la qualit6 finale de l'ouvrage rocheux. Tou-
T sur cordeau 7Cg tes les v6rifications efiectu6es garantissent le bon resultai
3kg et 6vitent bien souvent les conflits maitre d'reuvre-entre-
preneur.

I 1a
POSTABATTAGE
1,&r
: COUPE SCHEF1ATlQUE
Pendant la phase travaux, les contrOles ei suivis se font a
trois stades du chaniier:
Ordre de tir: avant travaux: proposition de l'entrepi"rse, 169lementa-
Lrgne 2 par rn cro-retard en d69ageant le tir vers la surface libre. - tion, organisation du chantier;
T Puis lgne 1 tir simultan6 des trous.
Post-allattage: airattage differe - Vue en plan et profll en travers.
-- e{'l cours de travaux: contrOie de l'abattage, du pr6d6-
coupage, de la qualite des mat6riaux obtenus et de leur
niise en oeLlvre;

t Fig. 17. Exemple de tir d'abattage diff6r6.


lJne ran96e de- trous interm6diaires peut etre nd,cessaire
en fonction de la largeur de la tranche a ahattre.
- aprds les travaux: verificatir:n arvali la mise err se r',/tce
de I'ouvrage et dtifiniiion des contraintes d'exploitation

I Pour les deux m6thodes, l'obtention d'un bon rdsultat est


subordonno d deux points essentiels:
3.'X .
AL; rnoment
Arrant travaux
de l'exarneri des propositions failes par i'enire-
bonne pr6cision de la foration et r6alisation de trous par- prise, ie maitre d'trluvre analyse les rnelhodes d'extraction
- faitement parall6les et caplanaires; propos6es, 6tuclie le prografirme d'extraction aux explosifs
T extraction correcte des vol6es d'abattage qui ne doivent (phasaEe, environnement) ainsi que les mdthodes envisagees,
- pas endommager la paroi a cause de charges excessi- et exarnine le contenu des differents postes pr6vus au mai-
ves ou mal r6parties, La r6alisation de tirs amortis d che (sans d6tail cie prix). Toutes ces 116rrfications permettent
proximit6 des parois d d6couper doit permettre de limi- d'aborder le chantier sur des bases saines et 6vitent Ies con-
I ter les effets arridre. flits ult6rieurs.
Le choix entre les deux m6thodes, est souvent difficile et cha-
La 16glementation generale concernant les explosifs, leur
cune pr6sente ses avantages et inconv6nients. L'abattage dit manipulation et leur utilisation doit erriCemment 0tre resoec-
I fdre peut paraitre de mise en ceuvre plus facile mais en r6a-
tAa

lite il n6cessite d'avoir r6alise l'6vacuation de ia totalit6 des L'orgarlisation g6n6rale de chantier doit prevoir un plan ci'ins-
mat6riaux d'abattage de masse et d'autre part il entraine tallation des depOts d'explosifs, un pian d'hygiene et de secu-
l'impossibilit6 de r6aliser la foration avant l'abattage central, :ite ainsi qu'un plan de rnesures d'urgence en cas r-l'acri-

MAI-JUIN 1988 73

I
:i=iti.. t-'-,x:teDi"ise P!'opose au maitre d'oeuvre ia liste clu Dans ie cas ou les parametres granulom6trie-talus-calage du
iiratririei et ia nature des explosifs qLl'elle envisage d'Lltiliser. fond de plate-{ornre - dbranlement ne sont pas satisfaisants,
,-.3s [Link] de surveillance des siies sensibies (ouvrages on en recherche lrnmdcliatement les causes a{in d'apporter
les [Link]!fications ndcessaires des le tir suivarit.
, i,i, -r. iers. 5ar''ages, etc"l sont d6finies avec pr6cision et
:- .13.r Je i:i' pi'oooss par l'entreprlSe est agr66 par ie mai- ln nerqcir icr ia ndrcessitre d'assurer un conirole pr6cis rdgu-
,..^
::
_,,.,,^
-j :;,ri
i-l a Irer eI r:tntinir des chantiers de terrassements ] i'explosif de
l-e:t r:r"emrei'; rir3, souveni ccnsid6r6s comme des tii's ci'essai t'rraniei"e n pr6urTo;!. aprrorter ii-rrru'-rdrjiatemenl touies les amd-
[Link] cdr-Lraiement ces diff6rents points noiarnment poui Iir:rations necessaires.
:r! ciii [Link] ies vibratiorrs et les charges uniiaires rnaxt- F,lr,rr ce qul concerne les contr6les de mise en reuvre et de
: ! , '^ ?:1:E e:, ]ei.i. ? ;oriipectage des mai6r'iaux i'ccheux, ils sont c!airement d6fi-
r-lis dans le fascicurle no 3 de Ia HTR et sont essentiellement
Pendant les tra\raux bas6s sur ies paramdtres e et Q/s. Ces mat6riaux se elas-
',-2. sent en cat6Eorie C cu D et la RTR d6finit l'6nergie de com-
i-.:s oprii'ations de d6roctage a l'explosif sont toujours co0-
pactaEe n6cessaire d leur ryrise en remblai :

- ses ei .reversrbles et il est imoo?tant de suivre en con-


i:i,,,, ei 2Vec Lrr'r€ grande p16cision les r6sultats concernant - e: dpaisseur des couches;
Q/s: rapport entre le volume Q du sol compact6 pendant
a c ocom6tne, la qualit6 des talus, ainsi que la s6curit6 et - un temps donn6 et la surface s balay6e par le compac-
-ir'rlt"nnUtn"nt'
teur pendant le m6me temps. Ce rapport permet notam-
- 3ri i0 tir ii est E6n6ralement n6cessaire d'avoir un bon ment, en connaissant ia vitesse moyenne de travail du
- ,..3 ter.e.t de la plate-forme de travail et un rep6rage en compacteur et sa largeur, d'estimer le d6bit horaire ou
:.s.i-re Jes pi'incipaux points afin d'assurer une parfaite mai- journaiier que l'on peut atteindre sur un mat6riau donn6.
ce a cote clu fond oes trous de mines, en particulier
ra-s es cas de pr6d6coupaEe et de r6alisation de risberme.
-:s coeiaiions cie minaEe trop souvent r6alis6es sur les
'rnaniie:s de travaux oublics par des personneis insuffisam-
rrlert :[Link] doivent 6tre r6alisds par des techniciens hau-
:3ilenr cii:aiifies" [-a ci:r.r{orr,-litd du plan de tir est v6rifi6e par
. : ?; : I a3iivte Dt $cli lSboraioire
!,r'':is i i:r' l,r cralue la biocornetrie cles mat6riaux a-bati!,is
- a ,c: -^^-a--'\n+
.-'J'-iat/g llcllL ^es
-lr matertaux on v6riiie l'6ta[ des talus
... ;.: :ii;:- ei!:qe. Lss re:;uiiats iies n't*gLlres ci'6breniemeni
.' la', \ 1a:

, 3ir:sqinetrie
-a iec.,'rnn''randaticn pour les terrassemenis routiers (fiTH
.r.,r.i-:m?iit LCFC-Setra. 1876) prevoit i'utilisation en remblai
ces maleriaux infdrieurs A 500 mnr. Dans le cas oL la blo-
acriliii'ie est sup6rieure d 500 nrm on devra, soit assurer leur
FiE. 19. Exemple de r6alisation d'un d6blai routier
iragmertation (op6ration lonEue, corjteuse et dangereuse), - (contournement de Tulle)
r,rlii ies mettre en odpOt. d'une hauteur de 40 rn dans une roche e densiie de fracturation 6lev6e.
Tlrs s6quentiels avec amorgage fond de trou Nonel et abattage differ6
.-es possinilit6s d'anaiyse granulom6trique existent actuelle- pour la r6alisation des talus. trne collaboration 6troite et permanente
r-rent: 6iude photographique a l'analyseur d'image, granulo- entre main-d'@uvre laboratoire et entreprise ont perinis la r6alisation
d'un ouvrage de qualit6.
:r$r:'ie sur tr6mie en vraie grandeur, pes6e de blocs par
adaptetion i'un peson sur !e bras d'une pelle hydrauliqLle.

' ialus
*a cualitrl d'un talus est appr6ci6e par sa g6om6trie et les
;aractdi'istiques physiques du mat6riau constituant la paroi. 4. APRES LES TRAVAUX
:a Edoi-ndii-ie peut etre mesuree par relev6 de profils honi-
z..iaux perpendiculaires au talus et analyse du pourcentage
cie cannes de foration rrisibles. L'6tat des mat6riaux consti- En fin de chantier, avant la mise en service de I'ouvrage,
!i.1rrt lo talus est cai"actdrisd par des mesures mtcrosisrrri- les d6blais rocheux font l'objet d'un 6tat des lieux pr6cis qui
.lree cu i'etucie cie pseudo-fr6quence d partir d'appareiis de permet de d6finir les conditions d'exploitation. La plupart des
jsi:r iie rdf racitci-r.
.i rq d6blais routiers sont en effet r6alis6s dans les mat6riaux alt6-
rds de surface ld or) la fissuration est le plus souvent ouverte
t itibrAtir;fi5 et les h6t6rogenrSites les plus frequentes"
!-e-= reiaricns er-npir'ictues enire quantit6 d'expiosif uriiilsee-
,rir-cia::ce au ccint de irr ei vitesse de vrbratton mesurde au
De plus la conditions de minage ont souvent traumatisd le
i',-.ri3.'i'-r: i,r:e,':erient mat6riau qui va pouvoir 6voluer et n6cessitera donc une sur-
Ce prenire en compie des seuils
'ri';iies veillance visuelle constante.
i i1e pas idpa:sei' por-rr ies diff6renies configuratroirs
r,, ;,''[Link]:r, (p. Chalct: ,, Ei,-rde des vibrations provoqudes ll est donc n6cessaire d'6tablir des consignes d'exploitation
i:a;- les expicsifs dans ies massifs rr:cheux,, rapport de et de definir une m6thodologie de surveillance tout en tenant
l'elhe'che r:CPC no I05, seotembre 1981). compte des 6volutions et alt6rations potentielles du massif.

74 INDUSTBIE i\/INEHALE . IVlINES ET CABBIiFES " LES TECHNIQUES

t
*

foration et, par voie de cons6quence, sur l'organisaiicn rju


plan de tir,
par Jacques PETETIN
Les 6tapes de ces am6lioiations ont 616 ies suivantes:
HBL
I ?969.' remplacement des marteaux sur aifrlt T 25 IMontalreri
par des rnarteaux T 28 de mdme marque (figure 1),

2.4. Creusement
de galeries a l'explosif.

1. EVOLUTION DE L'ABATTAGE
PAR TIR A L'EXPLOSIF
DANS LES CHANTIERS D,OSSATURE (tableau t)

1.1. lntroduction
Les Houilldres du bassin de Lorraine creusent annuellement
16 000 m de galeries dites (au rocher> dont BO0/o sont
horizontales.
Les conditions de gisement, dont la tectonique, amdnent d Fig. 1. * Marteaux perlorateurs et poussoirs.
des longueurs de galeries relativement courtes comparative-
ment d celles des galeries des travaux publics. '1975: introduction des jumbos ALF 525
Maco-Meudon a
Le creusement m6canis6 n'a donc pas 6te utilis6 jusqu,d pre_ 2 bras 6quip6s de marteaux T 28 (figure 2).
sent et l'abattage des, produits se fait d l,explosif.
Cette m6thode a bien 6volu6 au cours des vingt dernieres
ann6es s'adaptant aux progrds techniques de la foration et
a l'am6lioration des explosifs utilis6s tout en traitant des sec-
tions
^dont
la superficie moyenne est pass6e de 1g,9 a
23 m2.

'1
.2. l-a foration
Le mat6riel utilis6 a longtemps 6t6 un frein d l,6volution des
schr5mas de tir. La capacit6 des marteaux pneumatiques
entrainait la n6cessit6 de forer en petit diamdtre pour 6tre
performants.
L'introduction de jumbos d air comprim6 munis de marteaux
lourds puis de jumbos 6lectro-hydrauliques a permis de faire
sauter ce frein et de laisser toute libert6, dans des temps
compatibles avec la m6thode, sur les choix du diametre de

-.Comrnunication prdsentee
dans 1e cadre du Congres des lndustries firine. Fig. 2. ALF 52S l\llaco-Meudon. ? bras .6qulp6s de marteaux
rales marocaine et franQaise de I\4arrakech (octobr; iggT). - l. Z$]
[I4ise en service l!]75.

TABLE/\U ]

i-itsL; 16sultat$ eJn bowettes

Bowettes Vores horizontales Voies incl nees TN


An nee 1 985 1 986 'I985
1 986 1 985 r 986
Sect 0n cea 22,s 2i,5 23,1 2?-.9'i
Longueur creusee r4 056 832
1?_ 4 ?48 2 859 18 304 i5 691
Avance jour 3,4 4,44 3,28 4,01 !r O/

ilenoerlents cnri n/p:


Fr o.i .
33,64. 30,0 23,38 25.2i: 30 53 29,0
TN] :,Y 17.6 14,1 '15,6
1 5,51 17,22
Hendernents mll/h/p
Fro tt .
7,84 5,4 3 7,06
TN. 3,7 4,1 3.3 3,59

[Link] 1988
ir9E6; r"nise i i'essai r-l'un iulmbo 2 bras Bupec avec rnar-
?978." remplaeernent des marteaux T 2E fu'lontabert par des
FIC (figure tl).
nrarteaux lourds (45 kE) a air eomprirn* HK 50 eie it'{aco- tria"r-lx 8O

l\4eudon.

fSIE:miseenserviceciejumbos6leotro-hydrauliquesAde
32 equipes cle marteaux l-1 70
3" bras i\flontabert tsPR
ineme marque (figures 3 et 4)'

36'
Fid 6. Robolore 'iumbo dlectro-hydraulique Montabert 2 bras' Bupec
- equipes de rnarteaux HC 80'

que le pr6-
f987.' essai d'un deuxidme jumbo du m6me type
c6dent mais 6quipe de plus pour la foration robotis6e'
Le passage de l'air comprim6 ir l'6lectro-hydraullque a
,ci;;,3.-iranioforejurnbo6tectro-hydrauiique"Montabert3klras'8FR32'
' eqLlip6s de rnarteaux l"t 70' mul-
pures de foration.(0,8 m/min pour
tipti'O par-S les vitesses
'ze
,i'l f et 3 d 4,5 mimin pour un HC 80) avec un diamd-
tre des cartouches d'explosif pass6 de 25 a 40 mm et une
diminution du nombre de trous (tableau ll)'

TABLEAU II

Pertormances des marteaux,

T 28 Montabert
RK 50 Maco"Meudon
H 70 Montabert
HC 80 Montabert

1.3. Evolution des sch6mas de tir (figure 7)

Jusqu'en 1965, les cartouches d'explosif utilis6es dans les


Montabert 3 bras' BPR 32' travaux au Rocher avaient un diamdtre de 25 mm s'adap-
' '"' 4.
Fio. - Jumbo electro-hydraulique
""quipZi'aL marteaui H 70'- Mise en service 1978' tant au diamdtre des trous de foration obtenus avec le mat6-
riel de foration de l'6Poque.
1984.' introduJtion Ou jumbos 6lectro-hydrauliques mono-bras L'6volution technique de ce dernier a permis de
progresser
par Montabert
Aupec 6quip6s d'un marteau HC 80 fabriqu6 dans deux directions:
(figure 5).
le nombre de trous en utilisant des cartouches
- dirninuer
d'exPlosif de diamdtre Plus grand;
allonger la vol6e du tir, en mettant au point un nouveau
- type de bouchon.
Une campagne d'essais a 6t6 men6e en utilisant des car-
touches de-A 35 mm et de A 40 mm' Elle a eu lieu dans
des voies au charbon et dans des bowettes A grds fin et con-
glom6rat. Le gain sur le nombre de trous a 6t6 de:
en A 40 mm;
- 500/o
40o/o en 2J 35 mm,
-
et cela s'est traduit par un gain important sur les temps de
foration et de minage ainsi que sur la qualit6 de la d6coupe
des terrains.
Le choix final s'est alors port6 sur les cartouches de O
40 mm.
Par ailleurs, le bouchon long d mines paralldles sur gros trou'
ces derniers allongeant lei temps du cycle, a 6t6 modifi6
Fid. 5, - Jumbo
""' 6lectro-hydraulique Montabert 1 bras' Bupec' pour utiliser au m''eu* l'augmentation du diamdtre de fora'
ZqrlpO-a;ln marteau HC eo - Mise en service 1984'

" MINES ET CARRIEBES


. LES TECHNIOUES
INDUSTRIE IVINEBALE
76

i
i
l
I
I
I TABLEAU III
Caract6ristiques des explosifs Sigmagel 6 et Minex F 13 S.

Sigmagel 6 Minex F 13 S

I Composition NO3-NH4
Ca-NO.
qn
I "'"
o'
) q 'or^'"
NO3.NH4 79 ?o
Cellulose 9,75oia
i !,2v
0." NGL 1O AA

Divers 2,3a/o Divers 1,250/o

I 'o5 ol 5 o- Densitd . . 1,15 1 1'

ad oo ot o' bo
'o o'ot' Vitesse de detonation (m/s) 3 750 3 000

I ro ,soqf e. oor
r I
I , r{
,eoq! 6,
aa
,o'of
'do 9r o, },
oe ,
Diamdtre cartouche (mm).

Poids (g)
37

500 s00
40

Longueur (mm) .. .... 390 350

I Numdro Nombres Nornbres de


Charge
Ces nouveaux explosifs ont ete utilis6s dans les mCmes con-
des de cartouches
totale
OBS ditions que la Minex F 13 S (plan de tir, charges, bourra-
retards lrous par trou
ges d l'eau, etc.) sous forme de cartouches de 500 g en Z

t Z
1

2
3
1

2
2
4
8
8
8
8
B
16
t3
32
40 mm.
Le premier r6sultat tangible a 6t6 la quasi-suppression des
4 4 I 32 incidents de tir.

t 5
6
7
I
4
7
11
7
7
7
28
49
77
70
L'efficacit6 de ce type d'explosif est au moins 6quivalente
d celle des explosifs "Rocher, pr6c6demment utilis6s. On
I
10
12
7
7 84
retiendra en particulier qu'ils r6sistent bien ir l'eau, qu'ils sont
10 10 7 70 peu sensibles aux chocs que la brisance est sup6rieure d
67 482 celle de la Minex et que la transmission de la d6tonation est
T bonne.
Fig. 7. - Plan de tir en
bowette, section 20 m2.
Trous: prolondeur 4 m. Quant aux fum6es de tir, des s6ries de mesures ont 6te fai-

I tion. De deux gros trous vides, for6s en A 57 mm, le


sch6ma du bouchon a 6volu6 vers l'utilisation de 4 ou
tes pour connaltre, d diff6rents emplacements et a diff6rents
moments, les concentrations en gaz nocifs et leurs 6volu-
tions (tableau lV).
6 trous remplis de bourres d eau et for6s avec des taillants
TABLEAU IV
A 48 mm comme les autres trous de la vol6e (tigure 8).
I Les r6sultats obtenus sont excellents et des vol6es de
3,60 m sont couramment obtenues dans les chantiers des
Fum6es de tir, composition.

HBL. L'allongement possible de ces vol6es est li6 au pro-


bleme de quantit6 d'explosif par trous de mines.
l\4inex F 13 S
T 1.4. Evolution des explosifs utilis6s
Sur les trois types d'explosif utilis6s aux HBL, avant 1980
dans les chantiers au rocher (gomme BAM, N 40 R et Minex
I F 13 S) seul l'explosif Minex F 13 S a 6t6 retenu d la suite
de mesures faites sur les fum6es de tir (NOX et CO).
L'explosif "Gel" qui a donn6 les meilleurs r6sultats, est le
Sigma 6 point bleu: les teneurs en CO ont 6t6 divis6es par
4 et les teneurs en NO par 3 en comparaisoq avec les
N6anmoins, dans le but de diminuer encore la nocivit6 des teneurs obtenues avec la Minex F '13 S.
fum6es de tir, des essais ont 6t6 entrepris en 1983 avec des
explosifs du type ngel, dds l'agr6ment obtenu (tableau lll). Depuis 1986, cet explosif est pratiquement utilis6 dans tous
T les chantiers d'ossature du bassin houiller lorrain.
ll pr6sente cependant l'inconv6nient d'6tre plus cher de 10
_\Q7
t _ d 130/o que la Minex F 13 S et d'avoir une dur6e maximale
de stockage de 6 mois seulement.
Les perspectives de progres, dans l'etat actuel de nos tra-
vaux de recherche s'orientent vers la possibilit6 d'automati-
I ser le chargement des trous de [Link] injectant un explo-
sif gel en vrac par l'interm6diaire d'une pompe et d'une
canne comme cela se pratique [Link] ou dans les mines

I m6talliques..
Cette recherche est 6videmment destin6e d diminuer le
temps de chargement des trous de mine, qui prend actuel-
lement 150/o du temps du cycle.
Pour cela un certain nombre d'e conditions sont n6cessaires:
T
- faire agr6er l'explosif "Rocher, adapt6 d ce traitement;
obtenir I'autorisation de chargement en vrac pour l'en-
80ucH0't suF 4 rB0us
- semble pompe-explosif ;

T r6soudre le cas particulier de la pr6sence d'un d6tsna-


pour le tir au rochet ce bouchon pefiAffe tuupn:e -
de 4f suivant les stratifications
'
I Fig. 8.
- Plan de bouchon, type Rocher. Charbonnages de France a depuis renonce a ces recherches

[Link] 1988

l.
I
lii

teur dans le trou. ll faut, dans ce cas' 6viter


slon Oe la d6tonation du fond de trou vers
la transmis'
le r6servoir
Les gains esp6r6s sont les suivants:

- temps de foration diminu6 de 10 d 30 min pour des


d
pro' I
ont abouti d une fondeurs allant de 2,2O it 3,70 m et par rapport [Link]
J;l*prosit. Les recherches entreprises et des
.oiuiion faisant intervenir le diamdtre de la
canule en obtenus avec un jum'bo 3 bras 6lectro-hydraulique
[Link] du diamdtre critique de d6tonation de
l'explosif. marteaux H 70 (tableau V);
;pti;i;dion du sch6ma de tir ayant pour cons6quence
I
tecerctrarar6soluceprobl6meavecundispositifcoupe
la pompe' - ,I de
g"i" non n6gligeable en consommation d'explosifs'
d6tonation ne limitant pas le d6bit de
fleurets et de taillants;
1.5. Evolution du mat6riel annLxe
permis d'am6lio- - meilleure d6coupe de la galerie entrainant un
minimum dans les chantiers cadr6s et un
garnissage
gain sur le
I
Les recherches se sollt poursuiyjes et ont
Li"rr"iii"n les d6tonateurs, eh ienforgant leur fil d'amorce' ' t"rnp, de chargement; la
qu" f"t expJoseurs, tout ceci dans un but dvident de
s6cu' iingiation du personnel pour d'autres tAches durant
iiiJ en oriminant, autant que faire se peut' tous les incidents - toration. Un seul homme surveille la machine; I
6toignement du personnel des sources de bruit'
de tir.
(Moyenne inten' -
C'est ainsi que I'utilisation de d6tonateurs TABLEAU V
sit6, est d l'6tude actuellement*'
Temps de loration en minutes ' Sch6ma i 68 trous' I
2. AMELIORATION DE LA MECANISATION LEGERE
I
Lesam6liorationsdesdiversesphasesducycleactuelde
de galerie d l'explosif ont pour obiectif un avan'
"t*ta*"nt
cement de 200 m Par mois au minimum'
Nous pouvons donner ici les r6sultats obtenus
cette ann6e I
paru les plus performants en ce qui con-
Liqui'"or. ont
cerne:
- la ioration;
le chargement;
2.2. Le chargement I
- le boulonnage. Les 6quipes de creusement avaient ir leur disposition'
jusqu'il
- igao,t--"i chargeuses d chenilles, d air comprim6 ou 6lectro-

Mise ir l'essai d'un jumbo deux bras,.6lectro-hydraulique


avec
nyJiuuriqr"t, iont
i'oOO f (bodet a
la capacit6
d6versement
du godet
lat6ral)' Les
e.:1 de
d6bits
l'ordre
obtenus se
de
I
gO et 40 m3/h pour un chargement en berlines'
marteaux HC 80 robotis6 (figure 't9)' situent
par l'Arbed A la "itre dont la
Cet essai fait suite d ceux d6jd engag6s Depuis 1986, des chargeuses 6lectro-hydrauliques
mine de Montrouge avec un iumbo bras robotis6' essai t du godet, toui6urs d d6versement, lat6ral' est de
, prix de la tonne abattue'
z rioo t sont mises en service' Ce sont des
""[Link]
q"i une Saisse de 2Oo/o du chargeuses
"*""e
Le jumbo mis d l'essai aux HBL pr6sente les caract6risti' [Link]
ques suivantes li6es d la robotisation:
automatique de tous les plans de tir avec con-
; ;;
L
de godet t6lescopique permettant la p6n6tration dans
ias Oe p'roduits, machine tr l'arr6t (figure 10)'
I
- foration
tr6le des longueurs for6es d 1 cm prds et de la
vitesse
de foration;
- utign"rn"nt de la machine par systdme optique;
plan de tir;
I
tra"nslation d'axe permettant de deplacer le
- arrot du cycle automatique et passage en marche ma-
- nuelle si un d6faut se fait jour et se signale;
recoPie de Plans de tir; I
- [Link] d'un bras sur l'autre avec r6gulations
dif-
- f6rentes de chacun des deux bras' G 210
CARACTERISTi(IUES CHAHGEUSE TYPE I}EILT'IANN'HANIEL

6730 mm
I
LONGUEUR T()TALE BBAS RENTRE
LONGUEUR TOTALE BBAS S(]STI 7250 Bltl

LARGEUB TOTALE 1850 lllll


HAUTE$ l7e0 oo
I
LABGEW G()TET 1800 lln
LOIIG1,EUB
l3$l0 il CAPACITE G(IOET
2000 I
1550 lllt
LAflGE$
IIASSE 21000 kg
2400 ul
HAI'TEUF
24.5 t VITESSE tlAXI 1.05 m/s I
I SSE
0,90 kg/cor
BSAS TYPE BI'PEC 36
PHESSI(]N SPECIFIOUE AU S()L

8LISSIERE TYPE ACIS PUISSANCE IIOTEUR 77 kr


LONAEUR
5700 5 PENTE I4AXI
25 gFade6
3700 ir I
[Link] UTILE
HAJTEUB T{AXI I)EVEHSET4ENT 2100 mn
AVANCE AU 8l-0c 2700 m
HAUTEUR TIA)(I C()I)ET 4000 l'ill
PEXfOSATEUB IIYI]SAULIOI'E TYPE
HCSO

tl pan bn33) CHEUSEHENT S()IJS CHENILLE


570 mm
CEr{IFALE ELECTF0-HY0nAu-IoIE
e iloTEUf,s 48Kt 1500tr/f,i 80/120 nr/h
programmable'
CAPACITE CHARGEI4ENT
400 nlll
I
Fig. 9. Jumbo Montabert 2 bras, 6lectro'hydraulique LABGEUB CHENILLE
-
Fig. 10, Chargeuse lat6rale G 210 Deilmann'Haniel'
- CdF a depuis renonc6 a ces recherches' -
I
LES TECHNIOUES
INDUSTRIE MINERALE. MINES ET CAFRIERES'
7B
1

t ; I
t

Fig. 11. Chargeuse lat6rale G 210 Deilmann-Haniel en action.


-
Les r6sultats atteints, avec un chargernent en berlines de
2 000 I et dans une section de 28 m2 (fiEure 1 1 ) sont:
-- un debit cje 70 a 80 nr3/h ;

.* 'Jn temps de chargement de 60 rnin pour une profon-


.1

deur"d'abat'tage de 3,60 m. Cette phase aurait dure


233 min avr:c cles petites charger-rses.

I
I Fig. 13.
- Boulonneuse 6lectro-hydraulique

2.3. I*e l:oulonnage


I LONGUEUF
LARGEUB
HAU'I'iUF
5100
1650
1830
mm

mm

mm
i*es nouvelles boulonneuses 6lectro-hydrauiiques ir,4ontaber'1,
;i2 bras equipees de marteaux l-lc 40, viennent d'iti'e intro-
l'1ASSE 14 t eluites en chantier.
2
I tsBAS BEBCEAU POUF
GL]SSlERE 1YPE ACS 220
LONGUEUE
AVANCEUFS

3400 lllln
Elles rempiacent des boulnnneuses a air cornprirnd 6quinees
de [Link] TKB 28.
COUESI UTItt 220C rlrfl',
La pose de 50 boulons qui duraii, aven ce mat6riei AE6 d'r.:rer
dlzaine d'anndes. de l'or,lre de i50 ei.1 70 min se fait llati'r-
I COUF]SE D' ,{NCHAGE
HAUTIUF L-E FOB,ATI()N l1AXl
HAUTEUF }4AXI DU PLANCI.]ER.
1300
5035
2650
mm

lllln
rlrIx
:er,ai1t en 100"120 min.

PEBFi]SATEUF HYDRAULlOUE TYPE HC4I)


CENTEAt.E ILECTIiO*I]YDRAULiOUE. *. eCIrdCi-USIO{$
I
:

4 P{]MPES A DEBIT AJUSTABI-I:


? P!]MPES ,{ DEE]ii VAIIiABLE
I-IUIDI HYDFAULiGUE T].]]4i,
r-e creusemenl des galeries ). l'erpiosif ne doli pas 0tre ;lrr-
siC6r6 curnme r-rne rn6thode du passd nrais plutOt cornffie
I 1 |,loTEUR -d8Kii 1500tr/lnn r-i:r

ELICTRIGUT TYPE i(D3B inoyen d';rverrir s'integrant parfaitement a l'evoluiion ;tc ia


'OFFHET DE GBAiSSAGI CENTIIAI-ISEE
CENTFALE mecanisation des chantiers.
Fig. 12. Boulonneuse [Link] silr chenilles ffIontabert L-es performances obtenues tant en avancement qu'en resi;i-
- iats economiques placent avantageuselrent ce mode de creu-
I il est a noter que ce type de chargeuse ne peut s'utiliser sement par rapport au creusement mecanise dans notre tirpe
c1'exploitaticn
que dans les grandes sections du fait de son encorlbrement" .

L.'amdlioration des lrois phases principaies (foralion, ciiarge-


I Pour m6moire, il faut rappeler que des performances identi-
ques sont obtenues depuis plusieurs ann6es avec des cha'r'-
ment, soutdnement) est a faire simultant!meni et avec i'ultii
[Link] dr: i'electricite, de l'hydraulique e{ de l'electronjciie
geuses sur pneu, d moteur diesel, CT 2500 fabriqu6es par un pcltentiel cle progres existe.
Equipement Minier. Mais les craintes d'un incendie surve- Les reclrerches sont donc di poursuivre dans tous res oor:.a,"
nant sur ce type d'engin a amene l'administration d d6finir nes, dont le domaine xechnique. de {ac;on d augrnentei e.,
des conditions d'utilisation telles qu'ils sr:nl trds peu L,rtilis6s performances cie nos chanliers tcLlt en diminLrant ia :e :
dans nos exploilations lorraines" cies hor:rmes. dans une s6curite 3i,r iravail [Link]-un

l*---

t\tAt-JUIN 1988
I
T -t
{
t
par Roger THIARDl et Jean LOT2 I
! I
:
2.5. Approche 6conomique et appr6ciation des tirs I
!
€,
I
:
tt
t
:

r,

1.1, Co0t de la foration n


I
1. ANALYSE oes co0rs 'l
ll est relativement difficile d 6tablir car il fait appel d de nom-

La plupart des exploitants sont aujourd'hui conscionts que


breux postes comptables:
- amortissement;
il,
I
l'examen dd co0t du .tir ou du co0t de l'abattage (explosif
+ foration) ne doit pas etre dissoci6 du co0t des autres pos-
- 6nergie;
pidces d'usure (taillant, allonge, manchon...);
- entretien;
tes de l'exploitation: chargement, concassage et transport.
Cependant les'systdmes comptables g6n6ralement utilis6s
- main-d'euvre.
-La part de chacun des postes varie essentiellement
I
rendent une telle analyse difficile et aucune 6tude compldte selon
la nature de la roche et le diamdtre de foration, Le poste
n'a 6t6 publiee en France sur ce thdme.
Pour eflectuer cette pr6sentation, nous nous appuierons sur
(pidces de consommations, en petit diamdtre (A 50 it 75)
est prds du double (en proportion) de celui en plus gros dia-
I
des 6tudes compldtes effectu6es d l'6tranger avec les chif- metre (100 a 125). Selon la duret6 de la roche ce m6me
frages ponctuels acquis sur certaines exploitations frangai- indice peut passer du simple au triple.
ses d ciel ouvert.
Avant de reprendre le co0t de chaque poste d'exploitation,
Globalement, le co0t sp6cifique de foration (par ms de roche
abattue) diminue surtout avec le diamdtre conform6ment d
I
il est n6cessaire de situer leur importance relative,
Pour les carridres, les co0ts d'exploitation (hors d6couverte
et stockage livraison), se situent dans les fourchettes de
'",JJlll,",l,,
I
variation suivantes:
abattage (foration + explosif): 15 d 350/o;
- chargement:
- transport: 20 10it
a 300/0;
400/oi
I
- concassage primaire: 30 d 500/0.
-
Les valeurs maxima correspondent d des cas extrOmes.
ll faut noter que [Link] poste explosif, celui-ci est toujours
I
connu pr6cis6ment dans sa totalit6, alors que les autres co0ts
sont souvent connus en charge directe (hors entretien, amor-
tissement et frais administratifs). I
La part du co0t de l'abattage yarie bien sOr d'une exploita-
tion a I'autre en fonction:
- de la nature du rocher;
de la m6thode d'abattage (diaindtre en particulier);
I
- de la nature des op6rations naval".
-
Dans les carridres de roche concassde, le co0t de I'abattage
varie entre 15 et 350/o du co0t total, avec une part de fora- I
tion voisine du co0t de l'explosif.
L'abattage d l'explosif est remplac6 dans certains gros chan-
tiers de roches "tendres" par I'abattage m6canique Gippage,
poussage). L'investissement important n6cessaire et les frais
25AO
(6 50)
40
(0
000

200) I
Fig,1, *Evolution des coots en tonctlon des paramdtres du tir '
d'entretien rendent cependant cette m6thode peu rentable a r6sultat 6gal (roche dure) (source.' B.J. Kochanowsky),
dans des terrains limite (vitesse sismique comprise entre
2 000 et 3 000 m/s). On voit de plus en plus certaines soci6-
t6s de travaux publics et cimenteries revenir au "minageo.
1. SNPE.
2. Carrieres de La Meilleraie.
I
80 INDUSTFIE MINERALE .MINES ET CARRIEFES . LES TECHNIOUES
I
i I
::':],' ,-le: estiniations rapides, ie co0i dr-t chargement eui
'')::i *irlie 1,50 et 2.5Ct F seiqn ie type ei'engin, tra r"cclre
:. . :t:;t la quarite d,- ii:'
"r
.al. e0{.it drJ t!'ansp0rt
li varie avec le tauN de remplissage des "dulmpers',. LoLrr
".:t::'ar-re
ttansport6 peui aLiEmen'ier de plus de 250,/o avec
r,r',e L:,rnne granulom6irie" r-a phase prilcddente d.- r:harg-^-
rrr+i,i a Cien s0r ilne incidence Cirecte sLtr ce 0oste.
::,.":i': lue fonction du profll et de la longueur clu cycle por:r
i-rr: trar'!sllort sur quatre a cinq cytcles/h, il est fr6quent de
^:ri,;cn+r-er un co0t de transport oscillant entre 2 et 3 F/t.

i"{" eorrt du concassage


-a frequence de pr6sence de blocs sup6rieurs ii i'entree du
roircasseur conditionne les pertes de temps pendant lesquel- floration el tir
ies ie concasseur tourne d vide.
L,a puissance necessaire est proportionnelle au taux de
r€ducticn (A la puissance 1/2 d'aprds la forrnule de Bond).
[-e passage direct au scalpeur d'une proportion de mat6riau
iragr'nente finement augmente le debit du concasseur et dimi-
,1!3 sa consommation;Ce taux peut atteindre plus de 200/o
ians ie cas de brrns tirs. Une economie des pieces d'usure
:cir atre prise egalement en compte. tai1le moyenne des blocs (m)

--:es €iudes realisees dans les pays de l'Est ont montrd qi-re
res iiss,-lrations internes engendrdes par les tirs d'explosifs a. Co0ts s6par6s.
ioi':--rneni "brisants, pouvaient m0rne faciliter le "travail" riu
'. . li3SSe t-:r
SeCOndaire
r-a seL;je consommation electrique se situe enire Z a 5 kWhit
:i;t enire C,60 a 'l ,5 Fit seion le iype de rcche, je s'istei-ne
-.1:, :r:. c?':sage e1 a qualrle cl"- f.r.
1r."i lncldenqes de i'effet de la [Link];on
Ljne mauvaise fragmentation a des ifrcidences sur te co0t (f
,ie icutes les op6rations conformement au tabieau ll: c,l
itaus a"'rons vu Cans un chapiti"e prec6dent la relaiton entre
ia iragrnentation et la consornmation sp6cifique d'energie
explosive" Toutefois, si on veut Eagner totalement l'effet rico-
nornique iie d l'amdlioration cle la fraEmentation, ll vaui mieux
dans certains cas, 6viier d'augmenter 69alement le poste [Link] explosif (kglmr)
[Link]. Dans ce cas, ia soiution reside dans la substitution taitle moyenne blocs (m)
d'expiosif de bas de gan-rrne par des explosifs 6nerg6tiques
pius denses"
Le co*i de foration et surtout celui de l'explosif augmentent b. Coots totaux.
Fig. 2. (D'aprds Dan Nitsonn (Sudde)).
donc lorsque I'on veut augmenter le degr6 de fragmentation; -
i'incidence de cette augmentation de co0t est symbolis6e par du co0t de l'explosif n'est pas la seule m6thode pour am6-
r.l :ourbe de la figure 1. liorer la fragmentation. Nous avons vu que I'on peut aussi
,".lne etude realis6e au Canada a montrd qu'une augmenta- jouer sur:
r;cr du poste explosif de 120lo avait diminue le co0t global la nature des explosifs (rapport d'imp6dance)
i:e 130/0. Fr6cisons que le poste explosif n'atteignait que - le choix du bon amorQage et de la bonne s6quence;
;

l2orb du co0t total. - la gdometrie du tir (rapport de maille, inclinaison, nom-


ir iaut rappeier ici rlue l'augmenta,tion cle consomnration. donc - bre de rang6es, longueur du bourrage...).
TABLEAU II 1.8. En rnines souterraines
Tous les d6veloppements pr6c6dents, en particulier, ceux
[Link] secondaire: relatifs d l'effet de la fragmentation et de l'6nergie sp6cifi-
. Augmentation importante de ce poste. que sont 6galement valables en souterrain. Une 6tude com-
I

e har'gement: I

s i\4auvais remplissaqe des godets.


s
a
Tri de blocs. ,, Concassage
D lltcLlre oe [Link].o. dJ godet. l
o
"
Plate-forme irreguliere
Maintenance augmentde ([Link].,.). / ' / ,' Marinage I

/ et transport

, ;4auvats remplissage des ca-ons.


o Aitente d cause du tri de blocs. Co0t I

dla
Concassage: tonne Foration et tir
s Slocage a l'enirde.
, \4aintenance augment6e. I
s Consommation augmentee. Dimension de fragmentation
Fig.3. - Co0ts relatifs de concassage, marinage transport.
I
c1 INDUSTHIE IVINEFALE . IVINES ET CABHIEHES " LES TECHNIOUES

I
photcs siiccesslves d'Lnr! trf ri [:iaon-['Etape (phoio-q SIqFE]

plete r6alis6e r6cemment dans une mine su6doise (figures 2


et 3) donne la variation de tous les postes de co0ts en fonc-
I tion de la consommation. Ces courbes ont une allure g6n6-
rale trds proche de celles obtenues A ciel ouvert.

2. EVALUATION DE LA Q!"JAtITE

La plupart des donnees dconomrques prest'nlee"c en avanl


ont ete obtenues A la suite d'etr-rdes pi'6cises rnenees avei
tenacite conrpte ienu des difficultes retrccltrees <lans les
cnantiers (heterogeneites des nrassifs et man{:lue de contr0le
I Ces paramdtres de iirs).
En Fra"nce, le senrice tec;hnique ["xpiosils ]ndustriels cle la
SNPE aide par l'Ecole iles mines d'Ales r':i l'Ecoie cies riii.:es lVtresure cie granulom6trie de tir par !e seruioe technique de la SNPE
I
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