Techniques de tir en mines et carrières
Techniques de tir en mines et carrières
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I lssN 0766-1207
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mlnes VW^tr
\:,^:/- mai-juin 1988
-
CHAPITRE 1 : CONCEPTION
CHAPITRE 2 : APPLICATIONS
2.1. Application des tirs en carridres de cimenteries,
par Georges de la RUPELLE. . . 58 1
2.2. Tirs en carridres de granulats,
par Jean LOT... 61
CHAPITRE 3 : NUISANCES
3.1. Vibrations : critdres de nuisance et pr6diction, .
I par M. BRANCHET.
[Link] publics
127
-I Souterrain (charbon)
4.3. L'abattage d l'explosif dans les travaux du fond
T aux Houilldres du bassin de Lorraine,
par Jean-Loup MARTIN 146
I Photo de couverture:
1. Erisemble de forage hydraulique CPA.350.
I Le * pr6t ir forer " de Montabert adaptable sur pelles d partir de 16 t. CPA: une gamme comportant trois moddles.
MONTABERT : 203, route de Grenoble, BP 671, 69805 Saint-Priest Cedex.
T6l. : (33) 78 90 81 22 - Tdl5copie : (33) 78 90 36 82 - Telex : 340621 F.
2. Tir avec amorgage fond de trou - Carridre des Ciments Lafarge i Saint-Pierre-la-Cour (53).
r,.
CHAPITRE 1
CONCEPTION
;
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i
T avec les argiles ou autre pollution qui sont 6limin6es par
scalpage ou pr6criblage. Cette fourchette peut 6tre par
par Roger THIARD exempie de 0 d 40 mm et peut mdme parfois atteindre
SNPE
100 mm. Leur pourcentage peut varier de 5 ir 300/o dans
les plus mauvais cas' De plus, les fines g6ndrent des
poussidres qui constituent bien sOr une nuisance pour
i'exploitation. En roche homogdne, elles sont moins 96-
nantes.
Bien entendu, chaque responsable pourra hi6rarchiser les
1 .1 . Obiectifs techniques objectifs d'une manidre adapt6e i son exploitation'
des tirs
MINES A CIEL OUVERT
Le premier obiectif concerne: Si le terrassement est destin6 d du remblai (3/4 des cas,
mat6riaux fragment6s, c'est le cas des carridres de avec par exemple un besoin de 0 ir 500 mm) la classifica-
- les
granulats, des cimenteries et dans la plupart du temps, tion des objectifs pourrait s'6tablir comme suit, par ordre
le cas des mines et des travaux publics; d'importance:
les mat6riaux de grosse taille, c'est le cas des roches
- ornementales et parfois des enrochements. - bonne sortie du pied (cf. c6te d atteindre);
granulom6trie adapt6e (taux de blocs > 500 mm faible);
- forme du tas et foisonnement adapt6s aux engins.
Le deuxiBme obiectif concerne les travaux publics de fini'
-
Dans le cas de lalus, la classification est diff6rente et
tion (talus routiers, fosses...), les galeries d'accds et le fon- l'objectif prioritaire est le bon alignement du front et les
Qage en mines souterraines. effets arridre trds faibles (en particulier l'6limination des ris-
Cette classification g6n6rale est parfois difficile d 6tablir car ques d'6boulement et la bonne stabilit6 des pentes).
ces objectifs g6n6raux sont souvent imbriqu6s les uns dans
les autres dans les diff6rents secteurs d'activit6 pr6sent6s.
Reprenons plus en d6tail, les diff6rents secteurs d'activitS MINES ET TRAVAUX PUBLICS SOUTERRAINS
en pr6cisant les objecti{s plus particuliers du tir d l'explosif :
.
I INDUSTRIE MINERALE .MINES ET CARRIERES LES TECHNIOUES
t
t par Hubert HERAUDl , Dorninique FOUBMAINTRAUX:
t et Philippe WEBEF 3
I
,.. Ces discorrtinuit6s constituerrt [Link] des plans de 6rle, ce n'est pas la nresenco cie 29'o d'i;:"anrL,lri'r aanl' ia tti:lli;
faiblesse du massif, propices aux gltsseirenis, circulations ilui currr:iii:'rrr? 'i? . :,tni"ieie: :.
cl'eau, pertes de pression des gaz de detcnation lors du tir,
projections, .
I
, .l :",.rr,",j,;r1.3i: l,5er, t"l,;e:.
Le massif peut 69alement 0tre heterogene, c est-ii-dire cons-
titue de zones 1-ross6dani des proprielis rner:aniques cJif{ri- C!n di:;1.n5ri;c ies propri6l.o:: ;lg ili:i,tl'rla-iiiiiti " i,;trrr-:rp:llci':'rlti
rentes (par exemple alternance de bancs clurs si tendres, ol; le rncctirle cl'elasiiciiri ti itl:i;'l',llrlr:'
hetero-c1enet6s li6es a des alterations locales (figilre 1)" 'le'i'oitt't],:.
"r-;111,;;lt-iic ia
I
t6s rie iesistance: [Link]+i'ti reglst;tiicr: sn ,:lol-Ilrlll.r;l-
Enfii"r, la pr6sence 6ventuelle d'eau peiit infiuer sur les con- sir:n *irrrple el ia r,;-qistaiiu$ [Link] lrar-r1ir;i"r.
ditions de 1'ai:a[tage et les r6sultats dLl tir.
a. ile ,mtoefule d'6fas{lerdd
I
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I TI\BLEAi.J II
I E
Roch e
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Tres
dforrnable
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lvloye n ne R aide
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rarcle
I
(lr/Pa) . 2000 10 000 50 000 80 {l0o
ir20 00C
t
l-e module d'6lasticite peut 6Eaiement iitre driterrnine d par-
Fig" 1. tir de la rnesure de la c6lerite des ondes lonEitudinales VP
- Le massif
Cn cl!stingue nettement: ir gauche,
rocheux.
trachyte Eris massi{, peu flssunri: el transversales V$ A partir de la reiation:
il c{roite: trachyte clair fissu16 et alt616.
1\tn2
E p VS2 . -,'l.- 4 VS2 p rrasse voluntique.
I
2 El'l Aqulta ne " ShIHA (P).
raux qu'elle contient, fournit au praticierr avis6 des 6l6rrenis J iico e cier: nrines ci'Alis.
l\4At-JUll'l 19BB
f
TABLEAU !
Types de
T
roches
-t-;;l PrinciPaux constituants
I
l\ppeilalions i:rinciPales
lloches i'ioches
C6lerit6
ihdcrique VP'
I i piuroniques volcaniques
I
i l
I I
Rhyolite 6000 d 6s00
,s i,61.1.. -",1 "16, .5 , I;; Pr s er PlLts Granite
CLAIRE Trach)4e
Lt ce oJa1z I le mirerau^ Sy6nite
0500 a 7000
aa TIOUES
t\,{AGMATII
clu
U
l I sombres Diorite And6site
Phonolite
I
Gabbro
f RtlPll'
T!VES (Trapp)
SOMBBE Basalte 7 000 ,t 7 500
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=E
=,+
Q_
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r- // _,/
Fochtt
Lits elairs
F
Lits
-sombras
iwec iilage = quartz
tu'licag
r {eldsPath Gneiss
u5
fu iltassive'
Marbre " Cipolin 6 000
:,1 i.l
\ caire Sans litage = caloite
ilETAI,iOHPlll0tJE5 \"-.
* r.,; atr_a Sans lilage - quartz 0uarlzite 6 000
rLas{jiislcs 6C003'7000
OZ A Sombre ![Link] ilage -.\t,cai I
O]
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dalrii ".---Y
I en leuillets\-4\
I Schistes ardoisiers 6000 a 7000
LI
t
Sornbre SafJ iage = iilinerarx ai'gileLlx
i"lonstiiuaflts
z i!aiure
cle la roche essentiels
O
Grds-Silex-Diatomite 6 000
Siliceuse Ouai1z el silice
Claire 6 000 A Plus
=E Calcaire Caibonate Calcaires " N'larnes' Craies' Dolomies
l-llaire a sombi'e de 7 500
uf 6 000 d moins
Si!icate d'Alumine Argiles - Lai6rites' Bauxites' Argilites
gir
-uts
Sombre Argi euse de 4 000
ou SEDI[4EI'iTAIIlES
Sels et sulfate fflinerai de fer
?.a L-louge Ferrugineuse
fiL! de fer
co il: Gypse- Sel de Potasse'Sel gemme
ui= Saline Sul{ates et chlorures
T< Clelire
Charbon
Uts Carbon6 Carbone
Sombre
fu. ffidslsfameds,rl?{4c6miques
!*esessaiscjer6sistarrcesonteffectu6spar6Crasernent
(rdsistanrce en corn-
d'dproulvettes cylindriques. On deflnit Hc
Fi (resistance erl tractior"l indirecte - essai br6-
eni*uirnl, et
silien, figure 2).
L.e iahleau Ill donne L]ne classification en r6sistance
des
roches, en folxction des valeurs c{e Rc et R1'
'tl',BLEAU ill
Trds
Faiblemeni Resistantes
Roche I ie s is tan les
V oyennes i-6sistan ies
de traction indirecte
Fc (MPa) 5 2A 60 > 100 - 2.
Fid.
- (ouEssai
essai br6silien)'
i-'6Drouvette est soumise
Rr (lMPa) 0,4 1,5 4 > 2.0 i une'comPression diam6trale'
TABLEAU iV
Echelle d'ab!'asivitd des rocl'!es c,ans les conclitions de !,abrasircxdtre [-Cpe.
ABF (g/t)
i sDi) 2 AAA
Abrasivlte l-res faible Eaible Moyenne Forie Tres iorte
Exenrples: Princrpaies famllles cie roches
I -- basaltes
quarlzites
I
l\lAi-J{_llNl 1988
I tl
I
I
r6sulte de son histoire geologique, souvent complexe et
utumultueuse". Ces discontinuit6s favorisent des alt6rations
et accumulations de produits de remplissage; ainsi peuvent
I
se constituer des h6t6rog6n6it6s et alt6rations de divers
ordres.
Des donn6es quantitatives concernant le nombre, la locaii'
sation et la disposition g6om6trique de ces 6l6ments struc- {
turaux sont n6cessaires au mineur pour la mise au point de
ses tirs; trop souvent, il les croit 6conomiquement inacces-
sibles, les n6glige ou les estime trop sommairement. En fait,
ces donnees sont en grande partie accessibles sans surco0ts
I I
-
-
-
les conditions de stabilite des parois;
l'6laboration du plan de tir (orientation, blocom6trie, ..,);
les niveaux de vibrations escompt6s.
I
is$ peuveni pror'oquer la g6iifraction des rcches satLlrees Les discontinuit6s sont identifi6es par:
{'eau: ies [Link] de ter-nprlratures (diurnes-nocturnes, sai- * leur g6ometrie (vecteur pendage, cf. ci-aprds) ;
:rnr"'reres) 0euver'ti accentLler la fissuration" leur densit6 (nombre de discontinuit6s par mdtre d'6pais-
;'une faqcn syst6matique, ces agressions et effets destruc' - seur) ;
teurs se cidveloppent dans les zones pr6sentant initialement leur organisation en familles (principales, secondaires);
d,.s d6fauts ou faiblesses. -* leurs propri6t6s de surface: extension dans le plan, rugo-
5i i'ir"lrpact des paramdltres des tirs d'excavation sur l'alt6ra- sit6, nature du remplissage, venues d'eau.
biiiid ces ialus rocheux restant en place est parfcis 6vident
Chaque discontinuit6, identifi6e sur un affleurement, est assi-
{iiguie 5), leur inflr-rence sur ia qualitd des mat6riaux extraits mil6e a ul plan dont on repere la position par le vecteur
,r's5r elrtre\.ilre qu'en termes de granularit6 de l'abattage,
riais ignor€e en iermes d'6laboration de granulats ou de trai- pendage F (recommandation de I'AFTES, figure 6). Le vec-
irnreni cies rnirrerais {si ce n'est pas les produoteurs cie piei'- teur P est rep6r6 en dlrection (par rapport au Nord) et en
i:-< orrieirentaies). plongement (par rapport au plan horizontal).
L'utilisation d'une boussole permet de rep6rer, avec une
bonne pr6cision les composantes du vecteur pendage.
ll existe actuellement des prototypes de boussole automati-
que coupl6o d un micro-calculateur portable (notamment mis
au point par le Centre d'Etudes et Constructions des Pro-
totypes des Laboratoires des Ponts et chauss6es).
Nord lN ) Nord iN )
d^ \
_u.*
\d-
Oirecrron ou t ecleur
pendage ; Qo
(par raopoft au rord,
Diagraphies microsismiques
T Une sonde microsismique, comportant un 6metteur et un ou
deux capteurs (figure 8), est introduite dans le sondage.
t
et ce la sohere
massif, et sont r6serv6es d des cas bien precis de recon-
J = projecrion stereo_oraohique
d! Pole P sur le plan naissancel mesure du module de Young, identification de
Vecteur peodage P i{uatorial
vides (karsts)...
t o
Nord
@ srerdoq,..."
{obtenu dans e pian equalorrat)
J = reprdsenlatron golarre
Vi'tesse
sm 3@a 2@ Is
du piao in)
I
vec:eur pendaqe par
rappon A l'horrzontale)
A p= direction du vecleur
penoage par 13pport au
Direction du Nord
I
vecteur pendage
Fig. 7,
- Repr6sentation
a l'aide
graphique d,un plan
de ta proiecfion st6r6ographiqu6.
I
ENTRq LA SOtiDE ET LA PAROI
DU FI]RAGE.
co"lrlNUE
2.2. lntervalles de discontinuit6s D ?$3: I:li:"*1QUE
a
Le comptage de la densit6 de fracturation de chaque famille Fig. 8. * Sonde microsismique. La diagraphie sismique met en 6vidence
de discontinu:ites identifi6e conduit d la d6finition de l,inter- une zone d'alt6ration caract6risee par une c6l6rit6 des ondes proche
valle de discontlnuit6s, Ou distance moyenne s6parant les de 1 500 m/s, le reste du massit ayhnt une c6l6rit6 6gale a 3 OOO m/s.
T plans d'une m6me famille.
Le tableau V pr6cise les classes de fracturation ainsi d6finies:
I TABLEAU V
D i ag ra ph i es flectriqu es
Elles mesurent la r6sistivit6 des terrains, et sont bien adap-
t6es d la recherche d'6paisseurs de zones alt6r6es.
I Classe
lntervalle moyen
e ntre
discontinuit6s lD
(cm)
Densit6
de discontinuites
Diagraphies de radioactivitd naturelle
Pour un horizon g6ologique d6termine, Ia radioactivite natu-
t
relle (K 40, U 238, T 232) varie trds peu et les corr6lations
lD1 > 200 Trds faible entre sondages rapproch6s sont relativement faciles. La
60 a 200
m6thode est particulidrement bien adapt6e aux massifs s6di_
Faible
mentaires, et d la mise en 6vidence des 6paisseurs
ID3,..... 20460 Moyenne d'alt6ration,
!,, tD4
tD5
641
<6
2A Forte
Tres iorte
Enregistrement des paramdtres de forage
La mesure en continu des paramdtres de forage, vitesse de
rotation, couple, pouss6e, vitesse instantanee de p6n6tration,
J- 2.3. Diagraphies instantan6es et diff6r6es permet une description tres fine des proprietes du massif
rocheux; en particulier, le passage 6ventuel de zones fail-
Le terme de diagraphies d6signe un ensemble de techniques l6es est d6tecte, permettant au mineur avis6 d,en tenir
g6ophysiques permettant, A partir d'une instrumentation intro- compte lors du chargement du trou.
In
MAI-JUIN 1988
IJ
J,I
i'-
Pour mdmoire; il existe plusieurs autres types de diagraphies'
parmi lesquelles on Peut citer:
les diagraphies gamma-gamma: mesure de la densit6
E.
2,4, Carottages
op6ra-
La r6alisation de sondages carott6s est toujours une
tion tongre et co0teusel dont on cherchera i tirer le maxi-
mum d'-enseignement. L'implantation d'un sondage carotte
doit 6tre aussi pr6cise que possible, et r6sulter de consid6-
iutiont bas6es sur l'analyse structurale et les donn6es
geophysiques,
Fid. 10. - Un 6quipement de sismique r6fraction portable:
L'orientation du sondage par rapport aux directions d'aniso' sismique et capieur (type g6ophones)'
"n""gi;tt"ri'raiie
tropie Ou massif, est essentielle pour son interpr6tation'
La reconstitution de l'ensemble du sondage carott6
permet l'6tat de fracturation du massif : plus elle est 6lev6e, plus le
de definir: massif est fractu16.
le taux de carottage :
pourcentage en longueur du son-
- dage r6cup6r6 sous -forme de carottes identifi6es;
2.6. Magn6to'tellurique artificielle (MTA)
I'in-dice RQD (Rock Quality Designation) = pourcentage
- en longueur d'e sondage r6cup6r6 sous forme de carot'
ou radio-magn6to'tellurique (RMTA)
tes de longueur suP6rieure d 10 cm' Cette m6thode consiste d mesurer d la surface du sol les
La figure 9 fournit un exemple de reconstitution d'un son- composantes horizontales des champs magn6tique et 6lec'
dage carott6, trique cr66s par des 6metteurs radio. La figure 11 montre
le dispositif MTA, tract6 par un v6hicule tout terrain'
l3l'""',1?;", ainsi mesurees varient dans une trds larse Fig, 11. Un 6quipement de magn€to't€llurique artiticiel'
plage, de 300 m/s pour les terrains meubles et d6consoli- - en op6ration sur le terrain'
ie.] a 6 000 ran/s pour les formations les plus raides'
De mise en @uvre simple et rapide, la sismique rdfraction La MTA permet une mesure continue mettant en 6vidence
permet notamment de tocaliser un subs-tratum rocheux' de de petits accidents et des variations d'6paisseur de la cou'
ueriure. La mesure est rapide, le traineau 6tant d6plac6 it
iep6rer les zones de failles, de v6rifier l'homog6neit6 d'une
formation, ... la vitesse d'un homme au Pas'
L'apparition d'appareils num6riques A sommation de signal L'ensemble des approches qui viennent d'6tre ainsi pr6sen'
et i'comptage de temps trds fin (0,1 milliseconde), couples t6es conduisent d une bonne connaissance de la structure
d un micro-processeur, permettent des progrds sensibles du massif rocheux et de ses 6ventuelles h6t6rog6n6it6s; les
dans le confort d'utilisation et l'interpr6tation' diverses techniques peuvent 6tre mises en jeu dans des con-
Remarque: La mesure des temps d'arriv6e des signaux peut ditions 6conomiques tout e fait acceptables, les surco0ts
6tre complet6e par celle de 13 "pseudo-p6riode" du signal : 6tant souvent largement compens6s par les r6ductions des
cette pseudo'p6riode est un indicateur compl6mentaire de co0ts oP6ratoires de l'abattage.
et prdcision de [a foration
La precision de la foration est fortement influencee par la
structure, notamment lorsqu'il s'agit de bancs fortis "en
biais,; la foration a tendance a etre deviee vers les lignes
de plus grande pente des bancs, conduisant a des d6via-
tions vers ie vide, vers le massif. ou en travers, suivant la
disposition des bancs. !-a d6viation de foration est evidem-
ment fonction egalement de la longueur et du diametre de
foration (rigidite du train de tiges) ainsi que du materiel uti-
lise (cf . chapitre 1 .6.).
La precision Ce la foration est une des cles de la r6ussite
d'un abattage, aussi convient-il de porter une attention par-
liculiere a ce poste, notamment quand les conditions rje fora-
tion sont di{ficiles; ii convient de veiller a l'orientation initiale
de la foration (arnorces de foration .aussi paraildles que pos-
sible") et de noter les deviations en fond de trou. En eas
il'ecarts ndtablee, oi1 pourra 6tre amen6 a mcrclifier les para- j
MA I.J U IN 1 9BB
iirrereii,i di:S
li..l " t-'eati et la f ratiorl
.,i i',i!'s
r6cluii"e !a r6sisiance de la matrice
.ri Lf
l.'eal.t a. ieirdailce ir
i.:,; irllli.,i.'.iii:ir rrr:[Link] i'l 'iiiisill il;luri deilx
efiGti atrJ'sei ' prin'5irati'ln de I'ouiil
,irri,ir,r* *t l:a;' r;onsequerrt a faciliter la' est aLlgmen-
r-i [Link]:i oal'i, eiie ii"aqiiie; ic l'xaseii'
ct' dorii: ieilull !llabt;- rie iri"aiilri : Ia 'iiiesse instai-rtan6e de f':ration
i: i ..,..... j:l-1:;i.^. *.-:'.i [Link] iio, tr, ttnir'e ia '[Link] de 'r'dsisiarrce rle ia paici ou
Ll'cu Ces i'is'
.-- {i zt:-ir.i-t Qa:'i" *ilE ionliarrB i'e-'clirin
nre{laniqi-ts rle i *;tpi*- iiru peul farvcrtser rjes 6br:ulemerrts iocaiisesvoire de perte du
!:iri rl:,i',.([Link],,e:'i]nde It pa5'
ch0f, iel'S de 'crifi ,lr*u i" an,ncemerlt de l'outil de foration'
donc une
?'i), :1 t:.ia\i?:ii tt':' "'jisi:crrtil-r1'jile3 Bl 0ar CAieiris
de3 g3z i!t.i" (irirpossibilrte de charger le trou)' entrainarrt
r"nodlication rJe plan de perforation'
rians li;; iissi"li;ll' I
la port6e de
[*s ,le:.tx effi:ts oi'ri piir'lr i'esultat de i'6duire
possibilites de co-
reclirire ies 4.2. [-e chnoix cle l'exPf,osif
fit,+,filtl -tpa.r consequeni cie
oi]6raii0nenii,erninesadlacentes'Flutdtquedecherchera l-'erirploi cju nitrate-fioul, explosif [Link]
a l'eau' est pro-
petii alors dtre pr6ferable
?ugmenter Ia charEe specifique' il nib6 dans les foraEes ou parties de forages contenant de
Ju'r"ru*rru, la miille cle foration (cf chapitre
1 7 )'
vari6tri d'explosifs insensibles a
l'eau. il existe une grande
En pius de cet effei mticanique' la tracturation
peui avoir un
i'eau:ANFO uiourds,, bouillies, gels, , d'un prix de revient
. iu'[Link] sur les conclilions de d6tonation; ii peut y ,"ntitrt"r"nt plus rilev6 que Ie nitrate-fioul'
e:.tti.
cas oil un bioe
r'upture de charge avant d6tonation au 4"3" Role de l'eau dans le processus d'abattage
- C..plrt" par une charge ant6rieilre viendrait dl cisailler un
INDI]STHIE [I]lNEBALE
. fu1INES ET CAREIiHES ' IES TECHN]QUES
16
par Alain BLANCHIERI, Roger THIARD 1
et Philippe WEBER 2
'fl
"3" Thdorie dul travaif; ka ffi'exp&mmfrf
t
1, RAPPELS suR LA oEroruRrtoru
!t sition de l'explosif.
Cette reaction chimique exothermique donne des gaz (sur-
tout CO2 et H2O) dont la temp6rature est comprise entre
1 000 et 4 0OO oC, la pression est de 1 000 a 25 000 MPa
(megapascal) soit 10 a 250 kbars. La vitesse de d6tonation
Observation de la detcnati{rn d'une cartoucl-}e ir ia can-rdra napide
I
est comprise entre 1 000. et 8 000 m/s plus gen6ralement (ptroto sl{PE).
2 000 a 7 000 rF/s pour les explosifs civils.
La d6tonation se propage dans l'explosif qui se trouve ini- lion sont aux conditions T1 , P,, V1. Dans la zone 23, ies gaz
tialement dans les conditions de temperature pression, de cl6composition se d6tendent en participant au;< effets
volume ,massique To, Po, V6. La vitesse est sup6rieure d la m6caniques de I'explosion (cliche ci-dessus).
vitesse du son,(figure 1). La zone de r6action est 6troite
l, quand l'explosif est un corps pur ou un m6lange homogdne.
A la fin de la r6action de d6composition, les produits de r6ac-
Si Ep est l'6nergie interne de l'explcsif par unite de rnasse
avant la reaction et E1 celle des produits, gazeux pour la
I
plupart, aprds la rtlaction de delonation, il est possible,
comme le montre la figure 2, de tracer la courbe adiabati-
que correspondant d l'6nergie E1 que pourraient [Link]'e ies
produits de r6action en equiiibre chimique aprdrs ia d6tolra-
! :)^,oai
tion.
i-es caract6ristiques particulidres des produtts de [Link]'lrl
P, et V., correspondant au point CJ (point de Chapman-
[Link]) s'obtierrnent en consirilisani la tangeirt€ a i?1 courbE
adiabiaiique sur ia fiEure 2 a irariir dr; poini A repi"esentani
I
"?
IW J
erii'e la viiesse cle irltorrairr:l ilcl et ia,/iiesse des ti'itji,ils
(O): onde de choc. '1-.
Z 1: [Link] ou 'explosif n a pas r6ag iexplos I aux cond iions F', V-.1
Z,: zone de reaction (produits de reacton aux condticns: T, P. Vr).
I
Zl . zone cles produrts de r6ac1ion.
1 S NI PE,
Fig" n. Propagation cle i'onde .le detonatien, 2 Eccle .ies m nes d'Aies
-
r MAI-JUIN] ] 988 1t
Dans l'hypothdse acoustique (p constante) la pression trans-
Pression
,ir" ptt'i"t l'explosif d un milieu rocheux connexe s'exprime
Pi en fonction de ia pression incidente Pi par la relation:
Ptr : Pi t1l
*,
avec:
Z: pe D rapport d'imp6dance (6tabli par analogie)
pr Vr
.LES TECHNIQUES
't8 INDUSTRIE [Link] ET CARHIERES
la roche Rc qu'elles broient en fines particules (Rc de 0,5
D€FORMAT0{ O€ LA
(€*h bgrf,his)
ROO{
d 2 kbars).
Du point de vue de la m6canique des milieux fissur6s les
micro-fissures existantes dans le massif (joints de grains,")
se d6veloppent et se ramifient fortement.
L'onde 6mise n'est pas la seule responsable de l'6tat de con'
traintes: les gaz qui s'engouffrent dans les fissures y parti-
cipent.
La d6croissance des contraintes est toutefois trds rapide. A
EE
courte distance, 3 A5 rc (rayon de la charge), elles sont
t6 revenues en degd de la r6sistance d la compression de la
:H roche (zone mesur6e sup6rieure d celle calcul6e).
EE
Ez
r Zone de fissuration radiale (zone transitoire)
L'hypothese du r6gime hydrodynamique n'est plus iustifiee
et l'etat de contrainte n'est plus identique dans toutes les
FACE LIBRT
[Link] 19BB i9
H'
tIIl TE DE
FISSURATlOtI
RADIATE
A /
,/-' \
\
\ POSITlil DU FRNT
ZOIE DE FRAGI1ENTAT]OI'] DELfrDE ffTLECH!E
IIlPORTANTE
ZONE DE BROYAGE trrnsiloire \
( zone )
rl
I
-lll
I
/l
I
\\ p0slTtot DU [Link]
,\
f, OE L'ONOE LO,IGITUOII1ALT
INCIOENII
\ /
)
/l
/l
rc,+ ,/
/l
tu+i /t
,/l
tt+-i
_+___* 4n
-i------
L
R. :RAYoN 0E CARTOUCHE
REINITIATION ET ORIENTATIOT]
DTS FISSURES RADIALES
l
pllst: t ISSURATI0i'1 RADIALE
L*r..
l
l_l
1
oNDE P
.
,,,1
-i
i'.,,,1
,i II
ill
t^l
1 ,o*t ots uoz
L=Emg
libre qui constitue une discontinuit6 importante' Une fissuration paralldle au plan d'onde apparait alors' Ce
ph6nomdne est appel6 6caillage (ph6nomdne illustr6 par le
En effet, dds qu'elle rencontre une discontinuit6, l'onde de iest de la barre d'Hopkinson) (figure 4 ' phases 2 et 3, et
contrainte 6mise se scinde en une onde transmise et une figure 5).
onde r6fl6chie.
La pr6sence de nombreuses discontinuit6s dans le massif
La repartition entre l'6nergie transmise et l'6nergie r6fl6chie (micro-fissures) induit deux effets sur l'onde qui se propage:
d6pend du rapport des imp6dances des mat6riaux de part
du maximum de contrainte;
et d'autre de la discontinuit6' - affaiblissement
diminution des fr6quences associ6es aux ondes de con-
Dans le cas de l'interlace roche/air pris dans cet ordre, 1a - traintes (ph6nomdnes vibratoires)'
r6flexion est Presque totale.
Les ondes r6fl6chies jouent deux r6les:
L'onde de compression (longitudinale) se r6fl6chit en une
de l'orientation des fissures radiales;
onde de traction. Celle-ci peut conduire d des contraintes - modification
initiation de nouvelles fissures' Ainsi une nouvelle fissu-
exc6dant la r6sistance d la traction de la roche' Cela se pro- - ration perpendiculaire tr l'ecaillage apparait au voisinage
duit lorsque la distance entre la source et la discontinuit6
est faible. de la surface libre.
Po-Px/ac1nv
\atl
oil n vaut 2 en cylindrique et 3 en sph6rique , Ac eI Z,t sont
les rayons de la charge et du trou, Le coefficient y prend
la valeur 1,2 (valeur confirm6e exp6rimentalement pour les
explosifs d'abattage).
Le r6le de l'onde de choc sera d'autant plus important dans
Fig. 5. Principe de la barre d'Hopkinson (experience de Hino). l'abattage que la quantit6 de fissures qu'il faut cr6er sera
- 6lev6e; cela concerne les roches peu fissur6es et les confi-
gurations oi la distance de la charge d la face libre est
importante.
6. FRAGMENTATION FINALE - MISE EN MOUVEMENT
(figure4-phase4) Toutefois son efficacit6 est illusoire si la roche est trds plas-
tique (absorption rapide de l'energie de l'onde) ou si le massif
possdde d'importantes fissures ouvertes (absence de
Si l'onde 6mise et l'onde r6fl6chie sur Ia surface libre ont transmission).
pu pr6fissurer ou affaiblir suffisamment le massif entre cette
L'effet des gaz est compl6mentaire de celui de l,ondp de
surface libre et le trou de mine, les gaz emprisonn6s vont choc. L'6tat du massif rocheux A abattre conditionne l,impor-
pouvoir poursuivre leur propagation et leur action.
tance relative du choc et des gaz, ll constitue donc un des
lls filtrent dans les fissures, eompl6tant 6ventuellement la fis- facteurs du choix de l'explosif.
suration et mettent les blocs form6s en mouvement. Au voisinage du trou de mine le r6seau de fissures radiales
est trds dense. Au-deld, quelques fissures radiales seulement
se propagent.
I 7. PRECISIONS COMPLEMENTAIRES
La ramification de ces fissures dominantes cr6e une fissu-
ration transverse.
DANS LE CAS PRATIOUE
La pr6sence de micro-fissures (oints de grains...) permet le
I Le niveau de contrainte de I'onde dp choc d6pend;
d6veloppement d'un r6seau compl6mentaire de fissuration.
Enfin, l'action de l'onde longitudinale p compression est com-
- de la nature de l'explosif plet6e par celle de l'onde S de cisaillement ou distorsions
I
;
COOK M.A.
Etude de la pression de choc produite par un explo.
- un matdriau so/ide. Explosif no 4, tOOe, p, fi2.
sil dans
avant de p6n6trer dans la roche. - The Science of induitrial exptosives, 1974.
BERGER J., VIARD J. Physique des explosifs sotides, jg61.
-
I
T
T
MAI-JUIN 1988
I zt
:_-T
t
par Pierre VUILLAUMEl, Roger THIARD2
et Ren6 PUNTOUS3
tl
a,
at
la tourbe ou de la farine de bois dans les dynamites
r. cEnEnnltrEs pulv6rulentes, .S
. i'apport d'6nergie compl6mentaire A I'explosif : cas de
l'aluminium;
La d6finition generale d'un explosif a 6t6 donn6e dans le cha-
des matidres inertes et des additifs, pour conf6rer d
pitre 1.g. pi6cisons que l'on distingue deux cat6gories - l'explosif telle ou telle propri6t6 particulidre ou en facili'
d'explosifs selon leur mode d'amorqage: les explosifs primai-
ter la fabrication, Par exemPle:
res et les exPlosifs secondaires. . le st6arate de calcium, produit hydrofuge am6liorant
La d6tonation des explosifs primaires peut 6tre amorc6e par la r6sistance d l'eau de l'exPlosif,
une 6l6vation de temp6rature' une flamme ou un choc fai- . les allSgeants, mouillants, 96lifiants utilis6s dans les
ble. Ces explosifs ne peuvent que d6toner' On ne les trouve bouillies,
que dans les d6tonateurs (azoture de plomb, fulminate de .
l'eau associ6e d un gelifiant, qui assure une bonne
mercure) et en trris petite quantit6 (moins de 0,2 g)' r6sistance d l'humidit6 aux bouillies'
Les explosifs secondaires peuvent d6toner ou d6flagrer' Actuellement, on utilise six grands types d'explosifs indus-
Leur detonation ne peut 6tre amorc6e facilement que par la triels (cit6s ici dans I'ordre chronologique de d6veloppement
d6tonation d'un autre exPlosif' en France):
r Les dynamites
Les dynamites contiennent de 1O d 900/o de nitroglycerogly-
2. COMPOSITIoN
col (N'GL), m6lange de nitroglyc6rine et de dinitroglycol' C'est
la propoition de dinitroglycol qui assure la qualite antigel
Certains explosifs sont des corps purs, correspondant d une d'une dynamite, Les autres composants sont des combusti-
formule chimique bien pr6cise. C'est le cas de la penthrite bles (tourbe, farine de bois, aluminium, ...) et des combu-
et du trinitrotoludne par exemple. En raison de leur prix, ces rants (nitrate d'ammonium). Selon le taux de nitroglyc6rogly-
explosifs sont surtout r6serv6s aux usages militaires' On en col, on distingue:
trouve cependant en petites quantit6s dans les produits it dynamites plastiques ou dynamites gommes, conte-
usage civil tels les cor{.eaux d6tonants, les d6tonateurs ou - lesnant plus de 2Oo/o en masse de NGL dans une gangue
les bousteurs. de coton azotique;
En g6n6ral, les explosifs industriels sont des m6langes' Les dynamites pulv6rulentes, contenant moins de 10 d
constituants de ces m6langes peuvent 6tre:
- les200/o'de NGL et qui se pr6sentent sous forme de matidre
pulv6rulente h6t6rogdne.
des compos6s chimiques explosifs obtenus en fixant
- sur une mol6cule organique des groupements nitr6s con-
tenant de l'oxygdne, qui sert d brOler le carbone et o Les explosifs nitrat6s
l'hydrogdne de la moldcule: nitroglyc6rine, dinitroglycol, Les explosifs nitrat6s sont A base de nitrate d'ammonium
coton azotique, ...; (800/o environ en masse) et d'un explosif pur (TNT, penth-
des comburants, dont le r0le est d'apporter de l'oxygdne rite, ...).
- pour permettre la combustion compldte des compos6s
otgrniqret explosifs pr6sents, et la combustion des ingr6- o Les nitrates-fiouls
di6nts non explosifs: il s'agit, en g6n6ral, de nitrates
min6raux comme le nitrate d'ammonium ou le nitrate de Les nitrates-fiouls sont constitu6s de nitrate d'ammonium et
soude; d'huiles min6rales, en g6n6ral du fioul domestique, dans une
des combustibles: tourbe, farine de bois, aluminium'
- gomme de guar, '.. Certains combustibles ont un r6le
annexe particulier comme par exemplel 1. Cerchar.
. l'absorption de la nitroglyc6rine et du dinitroglycol pour 2. SNPE.
diminuer la sensibilit6 au choc de l'explosif : cas de 3. Nitro-Bickford.
joue un r6le important dans le comportement de ces explo- Composition type des principaux explosifs industriels.
I ,
sifs. Dans certains cas, les nitrates-fiouls peuvent contenir
une quantite plus ou moins importante de
d'aluminium,
poudre
Composition iype ( o/o)
I
itroglyceroglycol
N 20a90
r Les explosifs bouillies Nitrate d'ammonium 30460
P astiques Coton azotique
Les explosifs du type bouillie sont constitu6s par un m6lange ou gommes Farine de bois
de combustibles, aluminium, huiles min5rales par exemple, Dinitrotoluene 0e7
de comburants (nitrates organiques, nitrate d,ammonium) et Alum nium 048
Dynamltes
de matidre inerte, pouvant contenir un compos6 chimique
T explosif, mais contenant au moins 5%o d'eau. Cette d6fini-
Nilroglycdroglycol
Nitrate d ammonium
10 a 15
30e80
tion ne fait nullement r6f6rence d l'6tat physique des explo- Coton azotique
I
Pulv6rulentes
sifs de ce type, que l'on peut rencontrer actuellement sous Farine de bois 2i\1A
deux formes distinctes: 0a50
Tourbe 0es
les gels, A consistance pateuse, qui sont g6n6ralement
- encartouch6s,
I
Trinilrotol udne 10 a 15
furent les premiers explosifs de type bouil-
Nitrate d'ammonium 65485
lie introduits en France, vers le milieu des ann6es 1970; Nitrates Farine de bois 0e5
les bouillies pompables, dont la consistance liquide per-
- met le chargement en vrac par pompage.
Stdarate de calcium
Sel 0420
I r Les 6mulsions
Les 6mulsions sont des m6langes intimes de nitrate d,ammo-
nium en solution aqueuse.,sous forme de gouttelettes micros-
Nikates.
fiouls
Ordinaires
Nitrate d'ammonium
fioul
Nitrate d'ammonrum
=94
=6
88492
fioul 345
copiques emprisonn6es dans une matrice liquide d base l'alu m in iu m
Sensibilisant (aluminium) 5a 10
5a40
2e5
e Les nitrates-fiouls alourdis I a 15
T Les nitrates-fiouls alourdis sont les explosifs de la g6n6ra-
Emulsions
[Link]
Eau
Nrtrales mineraux
Huiles diverses
70480
4 a 10
aloudis
tion la plus r6cente. lls sont constitues par du nitrate-fioul Sensibilsant (chlmique ou biles de verre) 0,2d5
(25 it 75o/o) enrob6 dans une matrice d,explosif bouillie ou
T d'6mulsion (25 it 75o/o) dont le r6le est d,am6liorer les per-
formances et-la r6sistance d l'eau du nitrate-fioul sans en de formules nouvelles, ainsi qu,au contrOle 6ventuel de for-
accroitre la sensibilit6. mules existantes.
La plupart des mesures effectu6es sur les explosifs pr6sen-
Les nitrates-fiouls alourdis sont suitout utilis6s en vrac. lls
T se pr6sentent sous la forme:
tent un caractdre strictement comparatif : on s,int6resse au
comportement d'un explosif par rapport ir celui d,autres
produits granulaires plus ou moins collants lorsque la
- deproportion de nitrate-fioul est sup6rieure b,4Oo/0. Dans ce
explosifs dans des conditions exp6rimentales donn6es, con-
ditions pouvant 6tre plus ou moins 6loign6es des conditions
T cas, leur chargement en vrac s,effectue par gravit6;
pdtes plus ou moins visqueuses contenant des gra_
r6elles d'utilisatlon.
- denul6s 6pars de nitrate-fioul lorsque la proportion de
nitrate-fioul est inf6rieure d,40o/o. Dans ce cas. leur char-
T gement en vrac s'effectue par pompage.
Ces produits, g6n6ralement asslmil6s d la catdgorie des
5mulsions, sont souvent pr6par6s sur les lieux d utilisation
d partir des constituants de base: nitrate d,ammonium, fioul
domestique, 6mulsion, bouillie et dventuellement sensibilisant.
-I Cette pr6paration s'effectue d bord d,un camion, amen6 sur
Ia plate-forme de tir, assurant en continu la fabrication de
l'explosif et son chargement dans Ie trou de mine (figure 1).
T Le tableau I donne un r6sum6 des compositions types des
explosifs industriels actuels.
T
I [Link] PRATIQUES:
OUELQUES CRITERES DE CHOIX Fis. 1.
-
(photo Cerchar
Camion m6langeur de nitrate-fioul alourdi
en cours de chargement.
- SN?E . HBCM)
[Link] 1988
l-: 23
t_
l
t
Caract6ristiques des principaux explosits industriels'
B6sistance
aux solLicilalions
Perlormances Mode de chargement autorisd
climatiques4
Emploi
Diamelre Densitd Vltesse Coellicient Fum6es aulolis6
Fabricanl crilique c0mmer de de sell de tir Cartouch€s en mines
Type
0u de ciale d6lonation excitation CO ." 5 NOx Ensrgie en chute Vrac
classees2
Formule (llks) Vrac pneuma, par Humidltd Frold
lournisseur ddlonaiion (moyenne) (km/sl2 lcm) CUP TMB sous eau libre gravit63 pompag€3
imm) (kJ/ks) masse tique
limlte (kg)
ynamites
5 B
ommes:
Nobel 5 NA
omme BA[,1
+ N,-8. R
olranex Nobel 130 125 3 000
D
F B M
omme F 15 Nobel 5
<30 D 1,4 d 1,5 3d7 5415 30 ir 45 A A A
5 R
omme NC 1 [Link] 145 145 5 000
Nitro-Bicklord 5 NA
omme NC 2
Titanite NA
iladyn 25
iladyn 40 Tltanile
B
ulvErulentes: 40 40 1 500
CA i\,l! il,1 D
linex F 13 S Nobe + N.-B 245 25d45 a ,l a
Nobel + N.'B <30 .D 1,0 e 1,2 1,5 e 3,0
c 16 110 I15 3 000
c20 Nobe - N.-B
R
ItratCs 80 80 3 000 M
'10 R B
3rB 3,5 a 4,5 3e6 25435 A A a
10R 30 D 1,0e115 130 4 000
c
140
7 bis SNPE/Nobel
[Link]
dtnarc5: 110
7 Fiou SNPE * N.-B
50 ,t 55 0,8 3,0 d 125
2704
NA D B [4
nfotiie 1 Tilanlte
124
ilral Nitro-Bickford 3 000
SNPE/Nobel 2s450 D 0,9 3,0 e 3,5
135 130
iels R
igma 6 Nito'Bickford R
lgma 605 N ko'Blckiord R
90 3 000
elsurite 2000 SNPE/Nobel <30 D 10 R B M f,l
ouillies
igma I 110
NA B l\.4 il
gma 85 a A
[Link] 40a65 1a 1,4 3,8 at 4,5
rgma 89 120
mulsions
NA B t,4 M
ielsurile E 1 SNPEiNobel 105 2 900 10
20 d, 40 D 1,3 4,5 A 5,5
ielsurlls EP 1 SNPE/Nobel
mulllte 100 Titaniie
itrates-fiouk
lourdls
r6mulsite 100
{A NA, A
D. oelorateJl A. aul'es
t _:_J_:"
teurs rdsistifs, fibres opliques. .,,i.
I ,4ryry t 3{i
I
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- l4e,t?,rquo n
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pf.t
r,
t
(phoio Cerchar)
. Fig" 3.
,' ,%,/"a
- Mesure de
', J;|-,1"0..%:#[Link]
so!.rs confinernerxt
(photo Cerchar)
La vitesse cle d6tonation est Erandernent influenr:6e par les
I
Fig. 2. Mesure du diamOtre critique de cl6tonation
-
(avec enregistrement des ph6nonrdnes par soncle r6sistive continue. conditions de tir.
Noter ia d6tonation de 75 . 5.1 imm, puis son an6t).
irour la piupart des expk:sifs, la vjtesse de detonation *roit
avec la densit6 de l'explosif jusqu'a une certaine valeur ou
il peut 0tre determin6 grossidremerrt en tirarrt urie charqe en
I
elle presente un maximLlm. ,Au-deld de cette vaieur, la deto-
forme de tronc de c6ne amorcee du c6t6 du plus gros dia"
nation peut devenir impossible" Cette valeur. de la densit6
metre" Cette mesure est confirrn6e par des lrrs cle charges
ne peut etre atieinte en pratique que si les explosifs sont
cylindriques (figure 2).
conrprinrds accidentellernent et cie [Link] excessive au
Bien qLre i'utilisation dans un troLt ie nrine puisse. du faii corrrs du lir
du confinernent exerce par les terrains. aLraisse;. la valeur [-a vitesse de d6tonation crolt aussi avec le diametre de ia
T du diametre critique de delonatir:n rJe l'e>lplosii. ii est evi-
demment souhaitabie qr"re le dianrdtre du trou soit sr,rperieur
charge jusqu'dr Llne certaine valeur, clite vitesse ideale, qui
n'est pas atteinte avec les [Link] usuels.
au diametre critique de detonation mesu16 d j'air libre.
!-a vitesse cle detonation croit avec le confinement, c,est-dl-
T Le diametre critique de ddtonation conditionne ie type de
chantier ou l'explosif peut 0tre utilis6:
drre avec la rdsistance du matdriau entourant la charge"
Far d6finition, la d6tonation de I'explosrf est obtenue lors-
I
de l'amorqage. C'est pourquoi les cartouches-amorces ou les
50 mm);
bousteurs utilis6s en fond cie trou lorsque la charge princi-
en ciel ouvert ou les diametres de fcration sont plris
- importants, on peut utillser des explosifs a diamelre cn-
pale n'est pas arnorqable par un simple ciritonateur doivent
etre constitues par un explosif aussi puissant que possible.
tique de deionation eleve.
I
Dans le cas oil Ia charge est arnorcee lateraienrent par un
cordeau cietonant, la sup6riorit6 de la vitesse cle detonatjr:n
3.3. $ensibilit<l A !'arnorgage du corrjeau d6tonant parrapport a celle de l,explosif est telle
qule le regime perrnanent est dilficilernent atteini"
La iacilite de mise en @uvre des exuiosi{s ei ie lrrir rier
t
pres dEai a la quaniite de chaleur qu,il degage par 06coni-
;ables par un detcnateur ordinarie ([.].f U de penthrire]. posilion chirnique a volume constant. C,est Ie travai! r,caxi-
-t:i ei,rlres el.:i:,rii)sifs fio sont pa$ i{l;,is )irliir:.-1, i:ar :..tr-t l*t|. d"rx{"{[T] que ]leLivent [Link] les gaz el,explosir:rr. dar.;s un9
[Link]\ 1988
7"
I
I
,iriiJ .lilln,ltique nrdrragde cians
I
leealaiCeci';-lr:Oetor,ater'lrirormaiis6iLchargede0'69en
l le penihrite. On apprecie ie travail fourni par i'explosif
i
',letei'minant i'evasement du bloc Ce plomb apres tir' [-e resi-li-
pratique"
:al oe i'6ili'eLive est dit -coefticient d'utilisation le raSl-
l:;=) ii esi exprlm6 en valeur reiative' en faisant
,:rii; de; rnasses de l'erpiosii et d'un explosif de r6fdrence
I i;:,le picriquei qui for"lrnissent le rnOnile travail (photo Cerchao
q !-e '!-ravaii au filartier Betistique (TMB) Fio. 4. - Mortier balistique
/l'6videme-nt central du mortier est destine
ijrr essai porle slii une charge d'une dizaine de Erammes ' a recevolr le boulet)'
ir'explosif tir6e soLls etui d';tain dans un mortier
d'acier
bourrage'
..rrte *, pendu!e balistique et qui reQoit' comme
provenant de la
r,rn boulei en acier' I-ors clu tir, les gaz
;4c;;position de I'explosif se ddtendent. en propulsant-le
(figure 4) On
ccu;et et en faisant recr:ler le mortier-pendule
,snr"egistre le recul sur un secteur Eradu6' Le travail
corres-
charge d'acide
i,;*Jani est rapport6 au travail fourni par une
cicrique de m6me rnasse tir6e dans les rn6mes conditions'
*travai! au rnortier balistique' (TMts)'
l-e r-esultat est appel6
a Le d'energie en piscine
/[Link]'g
I r.-'5pl,e,.,ue rolisiste i iaire d6toner ulne chal,ge
t'explosif
, ;-.n;rgee dans un 'Dassin et a mesurer (figure 5) :
I
--
Cette aptitude est caract6ris6e par le "coefficient de self- 1figur..,6), si i'cn veut plus cle i:rr..cision ialrs iaj5 iesul,",1+
excitation" (cse) de l'explosif consid6r6, Le "cse" est defini qu'avec les tubes colorini6triques traditionneliei'nent utiirses,
comme la distance entre deux cartouches identiques, expri- Le classement des explosifs en fonction de leurs prociuctions
m6e en centimdtres, d laquelle la d6tonation de l'une des de gaz toxiques a de longue ciale preoccup6 les laboraloi-
cartouches se transmet d la seconde avec une probabilite res. In France, l'analy-se des conclitions d'!rygierre et c!e
de 50%. Le "cse, est mesur6 d l'air libre avec des cartou- s6curit6 dans les charbonnages ont conduit a la mise au
ches de diamdtre 30 mm et de masse 50 g, l'explosif 6tant point d'une 6preuve de laboratoire consid6r6e cornme assez
encartouch6 ir densit6 d6termin6e. repr6sentative des conciitions de tir dans un chantier C'abal-
Par rapport A ce mode de d6termination exp6rimentale, l'apti- tage. Les r6sultats de cette 6preuve servent pour un clas
tude d'un explosif a transmettre la d6tonation entre cartou- sement des explosifs; mais ils ne sont utilisables qr-r'avec p16-
ches non jointives peut 6tre accrue en principe du fait du cautirrns pour les calculs d'adrage, qui doivent 6ti'e fondes
confinement exerc6 par le trou de mine, et de la plus grande srrr des mesures in situ.
importance du diamdtre des charges utilis6es. Cette epreuve (figr-rre 6) consisie i tirer i-rne charge c'expic,"
slf de 750 g derriere bourrage [Link] un mortier d'acier
3.6. Furn6es de tir
La d6composition des explosifs par d6tonation sous confi-
nement entraine la production de 150 a 500 lde gaz par
kilogramme d'explosif (hors vapeur d'eau). Ces fum6es con-
tiennent de 2 it 150/o de monoxyde de carbone (CO) et de
0,01 d 50/o de vapeurs nitreuses (NO et NO2). Ces gaz sont
consid6r6s comme toxiques (ils provoquent maLrx de t6te,
toux, irritations, ,..) a partir de concentrations trds faibles dans
l'atmosphdre du chantier * de l'ordre de 50 parties par mil-
lion. Ces concentrations sont toujours d6pass6es pendant une
p<irlode de quelques minutes imm6diatement aprds le tir dans
les chantiers souterrains.
La production de gaz toxiques d'un explosif n'est pas a pro-
prement parler une caracteristique intrinseque de l'explosif,
car elle depend beaucoup des conditions de tir: mode
d'amorgage, r6sistance et fracturation des terrains, r6sistance
du bourrage, s6quence d'amorqage, etc. De m6me, les con-
centrations en gaz toxiques atteintes apres le tir dans l'atmos-
phere du chantier d6pendent de l'importance de la charge,
de la section de la galerie en cours de creusement, du debit
et de l'organisation de l'a6rage, etc. D'autre part, la mesure
de ces concentrations dans un chantier n'est pas ais6e
iphalo Cerchei)
Fig" ;. -- Epreuves ele sensio;iitd aux [Link] i,iecar r!€_:
Eil bas: le rnoutori de choc ".iulius Peters Iaisse tontber ces [i6ss:S . ?- j.
[:i9.5. - p,nalyse des fum6es de tir: par pr6Ndvement en chantier. bles d'ume hauieur donn6e sur des ecrlantillons ci sxt3iosif,
Photo du haut: les buses de pr6ldvement d'une galerie; En na,rt.'e:hFntillon d ehplosif su" la [Link]'e re;e]:-: ^.. : -. :-..-
en laboratoire, plxoto du bas : ia charnbre ele 15 rn3 du Cerclrar" rei! a frofiement "nullus [Link]:,
ivl/-\l"[Link] 1988
t
simulant le trou de mine, A l'int6rieur .d.'une,
chambre 6tan' 3.9. R6sistance aux sollicitations climatiques
peut attendre des exp|o.
I
,'' de l'atmosphdre Selon les conditions d'utilisation, on
;;;;;;
ll
on analvse la composition
productions de [Link] les sollicita-
i"i" tn"rOre aprds tir'et on en deduit les
nitreuses (NOx)
#;;ri[ "i"nt ""ttrines l'irumidit6' le gel ou les
aptitudes,
temp6ra'
monoxyde de carbone (CO) et de vapeurs tions climatiques comme
en litres pui xitogturnqe o.i.{ntolif' L'indice
de
iri"" 6lev6es' Le tableau ll pr6sente un
est d des principaux
"*piirii".
ioi"it" p"rrettant le classerient des diff6rents explosifs "t*o.dh6riques
,p"rs" qr"fitatif des r6sistances attendre
;;;i;i;;. lr : co + 5 Nox' ll est 6salement exprim6 en explosifs pour ce genre de sollicitation'
litres Par kilogramme d'exPlosif' L'humidit6 r6duit la sensibilit6 d l'amorce
et l'aptitude d la
L'exp6rience acquise en hygiene et toxicologie
a conduit i iu,rtt"it"i"n de la d6tonation' Les gels y sont pratiquement
dont l'indicede Les dynami-
) consid6rer comme satisfaisint un explosif insensibles, les dynamites'gommes-6galement'
nitrat6s sont moins r6sis'
(
toxicit6 est inf6rieur d 50 llkg' i".-p"ire^rr"ntes'et les e><'plosifs soluble
I
(
tants d l'eau, Quant au nitiate-fioul' il est tellement
les trous de mine
utilisation est impossible lorsque
(
;;;;t
ir 3.7. Facilite et s6curit6 de chargement contiennent de l'eau.
i
l ticuliers des exPlosifs comme: pompables peut 6tre rendu difficile par accrols-
dans les Oe"
le chargement des cartouches par chute libre
I
"xpfo"its
- trous (riines verticales ir ciel ouvert);
sement de viscosit6.
au choc' Mais en
le chargement
ordinai-
en vrac par gravit6 (nitrates'fiouls Une dynamite qui a gel6 est trds sensible
I
- ,Lt o,
-atourois
dans les mi-nes verticales d ciel ouvert); faitlesdynamitessontfaitesavecUnm6langenitroglyc6- propri6t6s
le chargement pneumatique en vrac (explosif
granuleux iinlfiinitiirsrvcol 50/50 qui leur assure de bonnes
I
Les d6finitions des explosifs (chapitre 1.3.) pr6cisent qu'il gage. C'est le temps au bout duquel le processus de d6com-
s'agit de substances qui peuvent se d6composer en un position d6gage suffisamment d'6nergie pour qu'il puisse se
temps extr0mement court. Pour provoquer cette d6composi- propager lui-m6me, (Calzia).
tion il exlste un grand nombre de m6thodes qui reldvent des
techniques de l'amorgage,
L'amorqage reste l'6l6ment essentiel de la chaine pyrotech-
nique: 2. LA CHAINE PYROTECHN|QUE DE I_'AMOR9AGE
. il conditionne:
- la fiabilite;
la qualit6;
La chaine pyrotechnique standard se compose:
- la s6curit6 de la d6tonation; '1
.
D'un 96n6rateur ihermique, par exemple mdche lente ou
o -il reste la dernidre op6ration de validation de la mise A feu.
perle d'allumage de d6tonateur 6lectrique;
2. D'un explosif primaire (chapitre Explosifs 1.3.) en quan-
Le mot amorgage recouvre sur le plan r6glementaire la tit6 voisine de 0,6 ir 2 g prenant le r6gime d6tonant sous
p6riode pendant laquelle les explosifs sont reli6s au systdme l'influence d'un apport thermique minimum;
qui va permettre d'initier la d6tonation d partir d'un poste 3. D'un explosif secondaire en quantit6 voisine de 0,6 g
de tir 6loign6. g6n6ralement suffisant pour apporter aux explosifs secon-
Dans ce qui suit nous utiliserons le mot amorQage pour d6fi- dalres utilis6s en masse par le mineur le minimum d'6ner-
nir l'interface pyrotechnique entre les explosifs relativement gie n6cessaire pour assurer leur d6composition.
insensibles et utilis6s en quantit6s (quelques kilos d quelques
tonnes) et les eiplosifs d'initiation, sensibles et puissants, uti-
lis6s en quantit6s trds faibles (quelques d6cigrammes).
3. LES DIFFERENTS SYSTEMES D'AMORSAGE
Pour qu'une mol6cule d'explosif se d6compose il laut lui Les d6tonateurs 6lectriques et non 6lectriques
apporter un minimum d'6nergie dite 6nergie d'activation. De La charge amorgante est toujours de 0,6 g de penthrite ou
plus, cette 6nergie doit 6tre apport6e par unit6 de volume.
6quivalent.
Plus cette quantit6 d'6nergie sera faible et plus on pourra
dire que l'explosif consid616 est (sensibleu (voir chapitre Cette charge est suffisante pour amorcer la quasi-totalit6 des
Explosif - 2.3. Sensibilit6). explosifs encartouch6s.
ll existe de trds nombreuses manidres d'apporter cette 6ner- Les r6actions pyrotechniques se d6veloppent de la faqon
gie volumique. Elles se traduisent toutes par un ph6nomdne suivante:
de transfert thermique rapide et ont pour origine des chocs, a, La premidre 6nergie thermique est apport6e:
des frottements, des 6tincelles, 6chauffements, inflammations, par une mdche, ou cordon Bickford, encore agr66
compressions, ondes de choc, etc.
- soit
mais de plus en plus abandonn6e par la profession
La r6action de d6composition de l'explosif 6tant (amorc6eD, pour des raisons de s6curit6,
soit par un guide d'onde de choc a 2 O0O m/s dans
l'6nergie d6gag6e amorce une particule voisine et la r6ac- - un tube Nonelo ou exploslon contrOl6e dans un gaz,
tion peut se d6velopper de proche en proche, dans Ia subs-
i
tance explosive, ou mini-cordeau d6tonant,
*Lorsqu'il y a propagation ce n'est toujours qu'aprds un cer-
1, Nitro-Bickford.
tain temps appel6 "temps d'induction'l ou retard d l'amor. 2. SNPE.
MAI-JUIN 1988 ZY
I
T
1L'.
CIRCUIT ELECTRIQUE
COMPOS I T ION
RElARDATR I CE II
Fig' 1.
qualit6 d'amorQage'
La pression de d6tonation, garant de la
soit par une perle d'allumage dans le cas de
la
de chargement et d la vitesse
- iigut" 1 montrant la coupe d'un d6tonateur 6lectrique' ;;t"p";ti""nelle dt la densit6
dans le de d6tonation'
C"e moOe d'amorgage est le plus r6pandu de la
monOe et actuellem6nt celui qui garantit en g6n6ral On peut voir sur le tableau I ci-dessous la variation
penthrite en fonction de sa den-
i la meilleure fiabilit6; uit"".t de d6tonation de la
i site (Calzia),
-b.Lescompositionsretardatricesbr0lentdansdestempsqui
pour la s6rie des TABLEAU I
{
INDUSTHIE MINERALE
. [ilINES ET CARRIERES ' LES TECHNIQUES
30
:
phase de mise en r6gime a vitesse croissante sur une dis- sans induction serait particulidrement sensible ir l,humidit6
tance qui peut atteindre une dizaine de centimdtres avant surtout pour de faibles grammages.
d'atteindre sa vitesse nominale.
En fonction des grammages standard (tableau lll) les utili_
Les principaux systdmes d'amorgage ponctuel utilis6s en
sations des diff6rents types vont de la simple transmission
France sont les d6tonateurs 6lectriques, ou non 6lectriques
d'un ordre pyrotechnique d l'amorqage lourd des explosifs
du type Nonel@. L'amorgage 6lectrique est de beaucoup le peu sensibles.
plus r6pandu.
TABLEAU III
Tous ces artifices ont les m6mes caract6ristiques pyrotech-
niques. lls ne diffdrent que par leur systdme d,initiation qui
est: Domaine d'usage:
fonctionnement.
lsoltex 40 Vefi - Green
'188
Gdocord 40 Violel . Violet 40 6 000-6 500
TABLEAU II
lsoltex 70 Verl - Grcen 70 6 000-6 500
Classe l: Non-d6part porjr une d6charge de 2 000 pf char- N tratds N6gatil Ndgat i Posilil
g6s sous 10 KV entre les deux fils. qlei que soil
Non lestd
pour it < 80 pour 0 > 30
I )e'z
Les d6tonateurs Hi de Davey Bickford ont des caract6risti-
ques trds sup6rieures aux exigences de la classe 1. [Link] Posilll Postl Pcs tif Pos til
ei pu vdr! entes Z:
potr 25 pot)t z :) 25
I 4.2. Cordeau d6tonant - Amorgage lat6ral 0e s encarloucnes Ndgat f Negairl Posilll Posilif
quel que sol paur Z > 50 potr 7: 2 25
Ces systemes d'amorqage, connus de tous, sont r6alis6s par )e a: a temperature a temperaiure
des m.6tiers de tissage continu de fils g6n6ralement poly_ >7.C >4'C
propyldne enduits en phase finale d,une couche d,etanch6iiO
I Nola.' Les mesures de sensibilile au cordeau n,ont pas ete effectudes
en polyethylene. systematique ii des temperatures lnf6rieures ii 4 oC pour tes
de facor
Oynanrrt.-s::
ll s'avdre en effet que malgr6 la mauvaise solubilit6 de la les nitrat6s, mais les mesures ponctuelles effectu6es, confirmees
d,ai leurs .:-
les tirs en chantiers, montrent qu,il n,y a aucun probleme
I penthrite dans l'eau, la d6tonation d,un cordeau d6tonant pour des temperatures inf6rieures d O .C (Source; R.
cle sensiblllte me_:
I Thiard)
MAI-JUIN 1988
JI
I,.
I I
Les r6sultats en sont consign6s sur
le tableau V (d'aprds
A titre d'exemple on donne ci-dessous
Jes u-itesses de detonation mesur6es
les caract6ristiques
dans des explosions R. Thiard)'
TABLEAU V
I
amorc6es au cordeau' Energie mesur6e en lonction de l'amorgage'
aOestaintesdistancesd'unamorqageaxialpard6tonateur'
pouvoir d'amor'
;;;i6;oerrant d'ailleurs de comparer le Nitrate-lioul (nitrate poreux courant)
gage du d6tonateur ordinaire no I 2t celui du cordeau d6to- avec 5olo d'aluminium en Poudre:
Cordeau lat6ral 10 g/m. . .
404
sont faibles' un peu
.
', -,
i"ii. On constate donc que les vitesses
de penthrite' Cordeau lat6ral 20 g/m.. '
512
'10
27
c6es
;;;t ont 6t6 fix6s dr 50 et 200 mm du d6part de
d'un amorgage
qage. Ce rableau illustre parfaitement la n6cessit6
les deux cas i. qr"fi* l'6nergie et la puissance
Les r6sultats de vitesse radiale voisins dans p"ur tirer de I'explosif
sont en moyenne les suivants: que't'exptoitant est en droit d'en attendre'
g6n6ralement des ren'
dYnamite gomme no 1:2400 m/s; Les amorgages au cordeau donnent
- dynamite Plastique:2600 m/s; O"*artt neitements inf6rieurs aux amorqages ponctuels'
- dYnamite gomme'no 2" 2 400 m/s; les figures 3
- Ce constat s'explique ais6ment si l'on observe
dYnamite gomme no 3: 2 700 m/s;
- dYnamite Pulv6rulente: 2 800 m/s'
et 4.
- La figure 3 montre le sch6ma th6orique de
naissance des
Rappelons que ces vitesses, pour les 4
premidres dynami' par un cor-
correspondent au r6gime faible irontJ A'onOe dans l'explosif amorc6 lat6ralement
tes plastiques ou gommes, le deau d6tonant (R' Thiard)'
qr" les m6hes explosifs donnent normalement amorQage par
"foti que l'on se place d une
rlgirJi*t en oiametre 60 pourvu amorqage axial en bout La figure 4 est une radiographie 6clair d'un
cartouche de dynamite GC 16
olJtan"e sup6rieure a 200 mm d'un .orOJu, frtetal 10 g/m d'rlne
au silicate de zir- (photo Cerchar).
au d6tonateur. A noter que les dynamites
au sulfate de baryte n'ont
ou pas 6t6 test6es'
"orimla dynamite pulv6rulente qui a un -comportement voi-
Pour
sin des niirat6s avec un seul r6gime de d6tonation' la vitesse
.irpt"*"nt plus faible qu'en amorgage60)' axial en bout A 5. LA FIABILITE DE L',AMORQAGE
".t
diametre correspondant (4 0OO m/s en A Nous avons
qu'd diit6rentes distanceas de l'amorQage
v6rifi6 6galement
augmentait pour des Un bon amorqage doit 6tre sOr et de s6curit6'
lat6ral au cordeau, cette vitesse radiale
pulv6rulente:
cartoucfres de Z 80 de dynamite Las0ret6estunenotiondefiabilit6quimetenjeulaSomme
de la chaine
vitesse entre 1 et 5 cm du cordeau:2500
m/s; o.r ii"nirit"" des 6l6ments et des interfaces
l'ad6quation du
- 3000 m/s' pyrotechnique, une notion de qualit6 d.e.
entre 3 et 7 cm
vitesse du cordeau:
- systdme d'amorgage avec l'explosif choisi'
(Source: R. Thiard) que le maximum
Sur le premier point il ne fait pas de doute
par l'amorqage
O" tiubifite est obtenu actuellement en France
Les effets du mode d'amorgage u, *oy"n de d6tonateurs 6lectriques associes 6ventuellement
sur l'1nergie lib6r6e par l'explosif a-O"r'Oouat"urs dans le cas d'explosifs modernes relative-
de mettre en 6vi'
Un exemple d'6tude 'sur le sujet permet ment insensibles'
d"n"u uu", differents explosifs et diff6rentes configurations La s6curit6 est un probldme diff6rent' li6
A la s6curit6 intrin'
des explosils dans
d'amorgage, les rendements 6nerg6tiques rIq* o. iritifice vis-d-vis d'un certain nombre d'agressions
normales des tirs r6glementaires' Ces tests
les conditions
en diamdtre 60' (choc, chaleur, d6charges 6lectriques"')'
sont effectu6s sur des cartouches de 500'g "*Uti"rt".
.MINES ET CAHBIEHES'LES TECHNIQUES
INDUSTRIE MINEBALE
JZ
:-----
D' ONOE
c0R0EAU
-----|
\
I
I
)-'
T
d.
I
I - vitesse
_ radiale
vit€sse cordeau
t
I
t-
= vitesse cordeau XAI
To +
Fig. 4.
*
I
Fig. 3. Protil sch6matique de l'onde de choc-.
2. Chaque fois que cela sera possible on choisira un amor-
gage ponctuel, 6ventuellement renforc6 par bousteur de
pr6f6rence d un amorgage lat6ral ;
Les r6ponses A ces questions de s6curit6 sont donn6es par
I 6. EN CONCLUSION
On consid6rera cependant que la baisse d'amorqabilite due
d l'une de ces raisons est presque toujours compensable par
un suramorqage, par un bousteur s'il s'agit d'amorqage ponc-
ll conviendra de retenir qu'il n'existe jamais une solution uni- tuel, ou par un renforcement du cordeau s'il s'agit d'amor-
que pour l'amorqage d'une vol6e et que si chaque cas reste gage lat6ral.
T particulier, on se souviendra cependant de quelques princi- La surpuissance de l'amorqage est le meilleur atout pour
pes g6n6raux essentiels: qu'un tir donne son plein rendement.
t
I
I
t
MAI-JUIN 1988
Id
T
I
par Yvan-G. SlFFlEl, Hubert HERAUD2 et Robert DENIAUS
W
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I
I
1,6. Foration
.LES TECHNIQUES
INDUSTRIE [Link] ET CABHIEHES
34
TABLEAU I
Diametre de tige:
pouce . . . 1 1 114 1 112 1112-1314 2
mm... . 25 ec 38 45 51
Type d'engin Wagon-drill 169er Wagon-drill moyen Wagon-drill lourd, Crawl moyen Crawl hydiaulique
crawl leger ou fond de trou
Exemples LC 50 l\lontabert BVB 25 (Atlas Copco) Montabert: H 100 Tamrock: 850-1000 DHH
LM 100 (lngersoll-Fland) Aoc 712 (Atlas Copco) Atlas Copco: 810-820 H
lvlotofore (Montabert) Roc 601 (Atlas Copco) Montabert: HC 120
Roc 301 (Allas Copco) lngersoll: CM 350 lngersoll: CM 351
ndit6, puissance, position du toit, discontinuit6) sont g6n6- Le tableau I r6sume les diff6rents types d'engin de foration
ralement d6terminantes ; en fonction du diametre et profondeur de foration.
/es caracteristiques d'exploitation: mat6riel de reprise
- (pelle, chargeuse), granulom6trie recherch6e (e maxi, La quantitd de matdriaux d abattre
pr6sence de fines ou non), programme de production; Elle est directement li6e au rythme de production, et d6finit
I'environnement: prdseRce d'habitations, vibrations,
- bruits, poussieres. les besoins en mdtres for6s en fonction du diamdtre et de
la maille. Dans le cas d'une production importante, le choix
Ces quelques 6l6ments ne sont dvidemment pas limitatifs, peut se faire soit sur une machine puissante d haute perfor-
mais un seul d'entre eux peut, dans certains cas, aboutir a mance, soit sur plusieurs machines moins importantes.
une orientation du choix du mat6riel a utiliser. A titre d'exem-
ples: 2.3. Les teehniques de forage
- pour une roche trds abrasive le prix de revient de l,6qui- et les 6quipements de foration
pement de perforation et des taillants + tiges sera d6ter-
Toutes les techniques de forage existant actuellement
minant. On cherchera dans ce cas d limiter la foration utilisent:
en choisissant un diamdtre le plus 6lev6 possible;
Iorsque des contraintes de vibration (pr6sence de bAti-
. un mouvement de rotation;
- ments) conduisent d tirer des charges unitaires limit6es
. un mouvement de descente accompagn6 ou non d,un
A 50 kg pour une exploitation d'une quinzaine de mdtres, mouvement de percussion;
il sera n6cessaire de limiter soit le diamdtre, soit la lonl . un soufflage d'air comprim6 destin6 au minimum d per.
gueur dds forages; on r6alisera alors les travaux en plu- mettre la remont6e des 6clats de foration et refroidir les
sieurs passes successives. outils de foration. Dans certaines-techniques de forage,
l'air comprim6 peut 6tre iemplac6 par une injection d,eiu,
D'une manidre g6nerale, on assiste d une 6volution r6gulidre
de boue ou de mousse.
du mat6riel de foration avec une tendance, de plus en plus
I pouss6e, vers l'automatisme. Dans un premier temps, on a Les rnouvements de rolation et de descente, ainsi que le
utilis6 des marteaux perforateurs ir main qui ont et6 peu a soufflage de l'air, sont assur6s par un train de tiges ou de
peu remplacds par des marteaux fix6s sur une glissidre mon- tubes solidaires d'un outil (taillant, tric6ne, outil de coupe)
t6e sur roues, eux-m6mes progressivement remplac6s par situ6 a la base du trou.
I des appareils automoteurs, actuellement les plus fr6quents. La roto-percussion, technique actuellement la plus r5pandue
pour la realisation de forages en 96nie civil, n6cessite l,utili-
2,2. Les paramdtres caract6ri$ant l'engin de foration sation d'un "frappeur" situ6, soit en surface (marteau hors
du trou), soit entre le taillant et le train de tiges (marteau
I
Le mat6riel de foration a utiliser peut Otre caract6ris6 par dit fond de trou).
f6rents paramdtres: On distingue quatre techniques de foration;
foration par roto-percussion avec marteau hors du trou;
I
Le diamdtre de foration - foration par roto-percussion avec marteau fond de trou;
On utilise surtout en France des diamdtres allant de 45 A
- foration par coupe rotative avec outil d lames;
152 mm. - foration rotary avec outil tric6ne;
R6si6tance en comPression
uniaxiale Technique ExemPle
Diametre Type de roche 0,6 2 6 20MPa de foration
ces irous d forer (mm)
R5 R4 B3 R2 B1
a: a 1A2 va\re 127 Tous types de roches trou lngersoll-Rand: ECM 450
Montabert HC 120
Tamrock: 800 DHH
Rotation outil e lames carbure Haussher HBM 120
d '--A A A
95 a 102 voire 152. R6sistance taible moyenne
Abrasivite faible Roto-Percussion a marteau Atlas CoPco: Roc 606
il tres 6le- z z at-7'7-7-'
R{rsistance moYenne Haussher: HBM 185
102 a 203 vofie 252
vde.
|
I
"fond de trou" lngersoll-Rand: DM 25
Boches abrasives ou non lngersoll-Rand: T4 BH
IOutil rotatit tricone (systdme '
Toutes roches Bucyrus: 45 R
I notutYl ou marteau fond
de
> 130..
I trou haute Pression
"i1n*iige
[u"optiques exiitent actuellement et permettent une implan- ERREURS DUES
rester un objectif
La recherche de la qualit6 de la foration doit
l1
r1
Leserreursduesdlamiseenplace'au"d6marrage"du g6n6ralement 1t
I
t
'I
! Entrnanchement
2. Injection.
3. Cyiindre
4
5
6
P isto n.
Disposit { de reglage
fMoteur cle i-otation
F"ig. 3. -- PerforateN"ir. rlyalrauiique {/.tias Copes)
I
I
DesoutilsAdiamantsynth6tiquepolycristallinontfaitleur
FdeT
apparition ces dernidres ann6es' I
100
60
50
40
Nombre de tiges
;H J# ft ;#i;
:
lar de 80 ir 115 mm, mais descendre d 70 mm' votre ; r 3111^i: ?:.?"::l T: i"1'::.:
i
mac ;0 ;* dans certaines exploitations de. gypse ou de marne. i^""r""'"rt" ijp"riiiion des explosifs lors du chargeme''
et de la compacit6 des ter- g6n6ralement de gross=
acce i;r;';;;; ;6pend de lap"'i
nature
aller de l'outil rotatif simple it
De telles unit6s de foration sont comprer
fond rains A traverser; uril a*to*rutti"es en air comprim6 et demandent des
la di a dq: ensembles rnonoblocs qui peuvent permetile l'adaptation de svs::
dents de carbure oe iungstCne' ;;;;;;"nts
lant pilote' al6seur et assemblage de
mdn,
complexes
"orp,"n'oi'o"util rn"t O" s6curit6 du type d6poussi6reur'
lames de coupe'
Equipements de foration.
Prod uctivit6
Diamdtre Puissance (ch)
Type Outillage par jour
du trou Mode Energie P/H' (m3)
(mm)
<41
oT Marteau
a main
Fle u ret
monobloc
12t25 PIH < 100
<41
oI [,4arteau
a main
sur avanceur
Fleuret
ou petite allonge
de 1.2 m
12t25 PIH < 100
o
(,,
taillant
!
o.r /h (l6ge0
cffi rl
ldem ldem 200/300 P/H 2 000-3 000
76-110
I (lou rd)
MAI-JUIN 1988 41
L*_
par Floger THIARDl et Yvan-G. SIFRE2
0bjeclifs
et donnees Objecl ls Engin de
Engin Massli
techniques chargement- Environnement
loralion rocher
el economlques concassage
Paramdtres
Diamdtre
Exp os f
Geometrie
(hauteur faces lbres).
Nombre rang6es . ..
Fig. 1. Termes utilises pour les tirs'
-
Le nombre d'6toiles est plus important lorsque la corr6lation
1, SNPE,
2. Entreprise Razel Frdres, est trds forte (dans le cas g6n6ral).
L
Dans les chantiers en exploitation, Ies paramdtres pr6c6dents 6tablissement des paramdtres secondaires du tir: rapport
sont d6je fix6s; par contre, chaque fois qu'une seule don-
- de maille, surprofondeur, bourrage.
nde du chantier est modiJiee tout peut 6tre rernis en cause ll s'agit bien s0r d'une pr6sentation trds sch6matique qui peut
avec proflt. 6voluer cas par cas dans la classification des paramdtres.
Ensuite il faut determiner par des calculs ou des consid6ra- Elle est en particulier simplifiee lorsque l'exploitation existe.
tions plus approfondies les conditions de sautage li6es aux Nous verrons que les m6thodes pratiques qui suivent sont
paramdtres de base en gardant n6anmoins en m6moire les souvent des rdgles globales simples qui semblent ignorer la
objectifs et les contraintes d'environnement. d6marche pr6c6dente, mais en fait les m6thodes modernes
de conception d l'ordinateur, obligent le concepteur d effec-
Ce sont: tuer une analyse pr6alable de ce type.
la banquette;
- l'amorqage (fond de trou, lat6ral, 6nergie et pression de
- d6tonation) (cf. chapitre 1.5.);
la s6quence d'initiation des diff6rents trous.
- 2. ANALYSE DETAILLEE
Le tableau ll donne de fagon sch6matique la corr6lation entre
les conditions de sautage et les paramdtres de base LORS DE LA CONCEPTION D'UN TIR
pr6cedents: DETERMINATION DES PARAMETRES
TABLEAU II
Nous reprenons dans l'ordre pr6sent6 ci-dessus comment
choisir ou d6terminer les paramdtres du tir.
Paramelres
de base Gdomdtrie Nombre Object is Env ron-
Diamdtre Explosit
Cond
)nd t ons (hauteur) rangdes dconom ques nemenl
2,1. Diam6tre de foration
de) saulaq€
saulage
Dans le cas g6n6ral, le diamdtre devrait 6tre choisi en fonc-
Banquelte . .. .
tion de l'objectif de production de granulom6trie et de co0t
Amorqage
ln lralion-sdquence
global. ll conditionnera partiellement la granulometrie (qui
d6pend du diamdtre d cause de son incidence directe sur
la maille). Le co0t de la foration diminue g6n6ralement avec
(Le code avec 6toiles est le m6me que dans le tableau l). l'augmentation du diamdtre de foration.
On notera que les objectifs techniques, 6conomiques et Les autres donn6es du chantier qui interviennent sur le dia-
l'environnement interviennent encore dans les conditions de metre sont les suivantes:
sautage. l'environnement: le niveau de vibrations et de bruit
- d6pend de la charge unitaire par retard (qui dans la plu-
En outre, des paramdtres secondaires sont d prendre en
consid6ration: part des cas est celle d'un trou de mine) ;
la structure du massif qui a un effet fondamental sur la
rapport banquette/espacement (rapport de maille);
- surprofondeur - granulom6trle, donc qui influencera indirectement Ie choix
de foration;
- bourrage.
du diamdtre de foration;
- l'engin de chargement qui n6cessite un type de fragmen-
- tation
Certains paramdtres de r6glage des tirs (tels que l'inclinai- et de foisonnement pour bien fonctionner et qui
son) ne sont pas pris en compte dans la d6marche g6n6- par cons6quence aura indirectement une incidence sur
rale et seront 6voqu6s plus loin. le choix du diamdtre de foration;
la nature de l'explosif qui peut par exemple avoir une
Le tableau lll donne les corr6lations "paramdtres secondai- - vitesse de d6tonation plus 6lev6e lorsque le diamdtre
res" et lgs "conditions de sautage" vus pr6c6demment. Les
I
objectifs techniques et 6conomiques restent encore d6termi- augmente.
nants dans le choix de certains d'entre eux.
2.2. Choix de I'explosif
TABLEAU III
L'explosif sera choisi essentiellement en fonction:
---- -\_ Cond tions - du massif rocheux: l'humidit6 d6termine une premidre
s6lection forc6ment respect6e: un explosif r6sistant A
de sautage 0blect fs
I
Paramelres --.-_ Banquette AmorQage H auteur
techniques l'eau est choisi dans une roche humide. Mais de plus,
Seconoalres --\ l'explosif doit 6tre uadapt6, d la roche, ce choix peut se
faire par l'examen du rapport d'imp6dance (voir 1.2.) ou
Rapport de mailie
plus simplement par le choix d'un explosif de vitesse de
Surprofondeur. .
[Link] 1988
mentation et de foisonnement interviennent sur le choix
de l'exPlosif.
d6pendent: alt
I'objectif de production, c'est-A'dire du volume de pro'
- de
duction Par tir; r10
!
performances cJes engins de chargement: une pelle
- des
r6tro s'adapte bien it un nombre important de rang6es lo
mais pas d un front 6lev6' Le chargeur sur pneus orien- -o
tera le choix de fagon presque oppos6e;
de l'engin de foration. Celui'ci n'intervient que par sa 20 10 60 ro 100 1N 140 160 1C0 m
- compatibilite avec la hauteur du front d cause des pro' diamBtre du trou
bldmes de d6viations qui varient d'ailleurs avec le type
d'6quipement et le diamdtre conform6ment d la figure 2; Fig. 2, - Choix du couple diamCtre'hauteur de front'
de i'environnement qui limite parfois la charge du trou
- (doric' la hauteur du front) pour respecter les valeurs
admissibles de vibrations
par le choix du retard. Les retards entre trous d'une
m6me rang6e fix6s d 25 ms ainsi que la rdgle pr6c6'
dente sur f6cart entre rang6es permettent de cr6er les
2.4. Banquette faces libres n6cessaires au ph6nomdne de fissuration'
Elle depend: Les sch6mas de tir pr6sentds plus loin dans "la prati'
que du tir" illustrent ces dispositions.
des objectifs technico-6conomiques dans le sens oi elle
- est le iacteur cl6 de la consommation d'explosif et des
r6sultats du tir; 2.7. Rapport de maille
- de l'explosif ; la banquette varie proportionnellement d
l'6nergie de la charge d'explosif, cette dernidre pouvant Le rapport de maille 6gal au rapport de l'(espacement" des
6tre quantifiee de diff6rentes manidres. Mais nous savons trous sur la "banquette" d6pend essentiellement des objec'
aulourd'hui que c'est l'6nergie mesur6e en piscine qui tifs poursuivis:
est la meilleure estimation (cf. chapitre 1.4.); pour une bonne fragmentation, le rapport doit 6tre aussi
la hauteur du front: celle-ci intervient peu lorsqu'elle est
- 6lev6 que Possible, entre 1,2 el 1,5i
- sup6rieure d deux fois la banquette; lorsqu'elle est inf6- pour un bon profil de front, ou par commodit6, il est sou'
rieure, la banquette peut 6tre r6duite pour obtenir un
- vent voisin de 1 ;
r6sultat de tir satisfaisant et 6quivalent.
- pour la production d'enrochement, il est recommand6 de {I
le r6duire d une valeur inf6rieure d 1' "1
I
z.b. AmorQage Un compromis de 1,2 est g6n6ralement retenu. {
.Celui-ci dePend: Le rapport de maille r6elle dans le tir a retards d6pend de
la 60
taille moyenne des blocs (voir figure B) ; 50
pour une m6me consommation ou 6nergie specifique
- taille moyenne de fragments de roche a6attue augmente
la 40
30
lorsque le diamdtre de foration (donc la maille) aughente, 20
C'est surtout le cas dans les massifs r6sistants et frac- t0
tur6s;
* la consommation et l,6nergie sp6cifique doivent augmen_ -ffi-
0.20 0.25 0.30 0.3s o.,o o.4s 0.s0 o is
ter lorsqu'on d6sire un meilleur 6talement du tas et un rnlrn,
meilleur foisonnement Fig. 3. Fragmentation fonction de la consommation
; - (selon Gustafsonn).
d,explosif
MAI-JUIN 1988
Cette formule est valable pour une roche de duret6 moyenne un bourrage final dont la hauteur est 6gale A l'6paisseur
- de la banquette lorsque l'amorgage est r6alis6 lat6rale-
et un massif pas trop h6terogdne. Si I'on change de nature
d'explosif, cette formule doit Ctre corrig6e en fonction de ment au cordeau d6tonant.
l'6nergie volumique contenue dans le trou de mine.
Dans les formules de Langefors, on emploie la puissance 3.3, Les m6thodes de concePtion
(weight strength) s: et de calcul i l'ordinateur
D_
501V L
La pr6sentation faite dans l'analyse d6taill6e de conception
6Qo6Vo --
d'un tir est lourde et conduit g6n6rhlement a de trds nom-
breuses combinaisons techniques dont il faut ensuite analy-
Q et V 6tant la chaleur et le volume des gaz; Ies indices ser l'estimation 6conomique.
0 d6signent I'explosif de r6f6rence proche de la F 15.
Les rdgles de calcul pr6sent6es pr6c6demment sont parfois
Certains utilisateurs pr6fdrent se servir des 6nergies telles
simplistes et s'appliquent d des cas bien tranch6s. Elles ne
que definies aux chapitres 1.3. et 1.4. peuvent pas prendre en compte des ph6nomdnes d'6volu-
Elle devient: tion qui sont continus. De plus, elles ne sont pas en mesure
VSrP de respecter des objectifs de granulom6trie ou de foisonne'
B:322
ffi ment et, par cons6quent, pr6dir les r6sultats et respecter les
contraintes d'environnement.
avec: S: puissance du nouvel explosif ;
Compte tenu de toutes ces difficult6s, les concepteurs de
p: masse volume du nouvel exPlosif. tirs ont 6t6 amen6s d utiliser l'ordinateur et d se faire assis'
Exemple: pour le nitrate-fioul, la banquette pratique devient: ter par des logiciels de tirs. , ,,
lise un explosif trds energ6tique (sofranex) dans une roche roches et la d6tonique. Ce sont les logiciels uBlaspa, et
tendre ou inversement du NF dans une roche trds dure et uSabrex" d'origine am6ricaine et anglo-canadienne. Ces
compacte. deux logiciels sont g6n6ralement utilis6s avec des ordi-
La maille, d6finie par le produit de I'espacement des trous nateurs puissants et leur co0t d'utilisation est relativement
par la banquette, est proportionnelle d l'6nergie volumi- 6lev6. Certains modules fonctionnent toutefois sur micro-
que contenue dans le trou de mine. ordinateurs (cf. figure 4).
La m6thode de calcul d6velopp6e au paragraphe pr6c6dent Les concepteurs de tirs peuvent utiliser le deuxidme type de
suppose un 6cartement (ou espacement) des trous tel que: logiciel qui est d6sormais accessible en France ("PC Blast,
E : 1,25 B. ou nHP Blast")*.
La maille pratique M pour la dynamite gomme F'l 5 avec
la banquette pratique definie ci-dessus est:
M = 1,2582 = 1280 A2
M, B et 2) sont respectivement exprim6s en m6tres carr6s
et en mdtres. BOBCAT
( BeL atjf )
Si la maille est ucarr6e", la banquette calcul6e pourra 6tre Frag. et depl .
TABLEAU IV
Sautages a ciel ouvert.
Famille de paramCtres i prendre en comple
(6nergie explosive, massif rocheux, g6om6trie)
Fig, 5. Simulations du logiciel HP Blast.
-
Conception - Objectifs
la fragmentation du tas abattu avec une bonne pr6vision
- moyenne (voir figure 5); . ENERGTE EXPLostVE:
les d6placernents du front et la longueur du tas (qui per- * substances;
- mettent d'appr6hender le foisonnement); m6canismes;
- efficience.
les coOts totaux d'abattage. -
- o MASSIF:
"HP Blast" et *PC Blast" permettent d'adapter finement un
plan de tir aux contraintes et aux objectifs poursuivis par - caract6risation.
l'exploitation. A titre d'exemple, ils permettent de calculer . GEON/ETRIE:
l'incidence sur la fragmentation, la forme du tas et les co0ts
du forage;
d'exploitation de diff6rentes situations du tir que l'exploitant - du sautage;
envisage (changement de diamdtre, changement de maille, - dans le temps.
changernent d'explosif, etc.). lls constituent donc un outil pr6-
-
E
cieux d'optimisation technico-6conomique de l'abattage 6vi-
tant le tatonnement et les suivis parfois longs et on6reux.
lls permettent en quelques minutes d'effectuer une s6rie de . Marques depos6es Nitro-Bickford et Armines.
[Link] 1988
Ii
TABLEAU V ll s'agit, en effet, de transposer les raisonnements et calculs
Dltf6rents critdres entrant dans la d6tinition des obiectifs ne prenant g6n6ralement en compte que les conditions de
de r6sultat. d6tonation d'une seule mine, e un nombre de trous plus ou
moins grand permettant d'atteindre l'objectif 6conomique
recherch6: la productivit6 globale du sautage.
. Fragmentation.
. Vibrations. La figure 6 montre une forme id6ale de face libre qui offri-
. Projections. rait la meilleure surface de r6flexion d l'onde du choc et pro-
. Placement du tas. duirait une fragmentation optimale pour le minimum d'6ner-
. Profil du tas.
gie (source: T. Hagan).
o Souffle.
o Effets arriere ou lat6raux.
TABLEAU VI
Variable que l'on peut maitriser = l'6nergie explosive,
I
nd
I
. Systeme d'iniliation.
l
. 56quence d initiation,
. Type d'explosif.
o Energie explosive.
1
. Gdom6trie de la charge, Fig. 6.
. N,4ethode de chargement. - Forme
d'une face
id6ale
libre (Hagan), 1
o Prdsence d'eau (quelquefois non maitris6e),
Pour s'en approcher, le praticien dispose de systdmes et de
{
techniques grdce auxquels il devient possible d'6tager dans
TABLEAU VII
le temps les mises d feu de maniere d augmenter la sur- 1
face de r6flexion propos6e d chaque trou de mine 2r l'ins-
Variables maitris6es de la g6om6trie du sautage. tant de sa d6tonation.
La figure 7 illustre en:
1
. Diamdtre du trou. a: la surface libre propos6e d chaque trou pour une mise
. Profondeur de trou.
r Surprofondeur.
A feu instantan6e de tous les trous.
.lnclinaison. b: la surface agrandie propos6e au trou no 2 si sa d6tona-
. Hauteur de bourrage. tion est retard6e par rapport au trou no 1,
o Materiau de bourrage.
r Hauteur min6e.
.
N.r'\'.r\'
Maille.
o Epaisseur/espacemenl.
. Configuration du sautage.
. Orientation du sautage.
. Nombre de faces libres.
TABLEAU VIII
Variables moins maitris6es = les caract5ristiques g6ophysiques 1O0 ms
du massit rocheux. 4
aa
o G6ologie.
. R6sistances et propriet6s du matdriau.
. Discontinuit6s structurales. Fig. 7.
- 4e dimension: le temps.
. Conditions climatiques.
o Prdsence d'eau (quelquefois maitrisde). La figure 8 montre une chronom6trie de mise d feu int6res-
sante pour son efficacit6 quant au r6sultat en fragmentation
mais elle est susceptible d'6tre nuisible quant au niveau de
vibrations r6sultantes car plusieurs trous d6tonent en m6me
Le praticien ayant la responsabilit6 de concevoir un sautage temps. Cela peut 6tre r6alis6 d l'aide du logiciel Tirseq. (figu-
devrait imp6rativement prendre en compte les diff6rentes pha- res 10 et 11).
ses du mdcanisme de la d6tonation d6crites dans les chapi-
tres pr6c6dents (cf. 1.3.3.) pour 6tre d m6me d'ajuster les La figure 9 illustre une combinaison permettant avec une
m6me s6rie de retards sur chaque ligne de trous, de d6ca-
diff6rentes donn6es: celles fournies par les calculs compl6-
ler les d6tonations de sorte que chacune des charges d6tone
t6es par celles r6sultant des conditions in situ.
s6par6ment: cette technique r6cemment d6velopp6e en
France (1983) apporte de grands changements dans la con-
Ainsi, aprds avoir choisi
- ou adopte - une g6om6trie de
sautage (diamdtre du trou, profondeur, maille de foration),
ception traditionnelle des sautages,
le(s) type(s) d'5nergie explosive, compte tenu bien 6videm- Les figures 10 et 11 constituent un exemple de combinai-
ment des caract6ristiques g6ophysiques du massif rocheux, son s6quentielle d'une s6rie de retards (multiples de 25 ms)
le praticien s'6tonnera que, dans bien des cas, l'objectif g6n6ralement dispos6s en fond de trou (la m6me s6rie est
puisse n'etre que trds partiellement atteint. reproduite sur chaque rang de trous) avec un d6lai de retard
g6n6ralement en surface entre les rang6es.
- -
C'est d ce stade qu'il conviendra d'accorder aux techniques
et systdmes d'amorgage, tout l'int6r6t qu'ils m6ritent. Depos6.
oooooooooo
ir':Ii_,(:) ri'[Link].r .'il.i:r(i r'4ij(, n'"it(t r,,"i:i(_r r,rl),) i,, 1r!,:i-) 1.,r(l(-) ri-,:E,il
oooooooooo
n":1i-)(:) r ":l:(-) no4()(-) n"11 i:l() r'i"]i"1.) rr"i:iLt i"C)l)i) i "t:tr_) ri"7i,i.r ti,,[Link](-)
oooooooooo r1+:,itj
r':.ii,).:, nIjlir:) f '4(lt) t1 I'r "51)(J f 'llj1_r rr"5(-,1:) [Link]-) n"7|(', i.7iir-,
5445678 oooooooooo
Fig. 8. f)"ti(_I_) nol:ir_) n"4(:)i:) r,'{.li{..l ib-1(_r(l l.:L:1('r n"*(-[) (,,4,:i:] rr "',:(t! rr"7rr(t
0255075
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COMBINER DEUX BASES DE RETARD /1") :, 6 1;: ;t ;, :- t.)7
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0 25 50 75 1oO
Fig. 9. sr'E l.*rnr:r I f)[ T/]1" I [Link]
- Multiplier le nombre de retard, 'l'
*(ir prai ill :-: e rt L..t i. E l. i l-) ir $
en 1]
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iL7i8 i 5 i 10 i [Link] | 5,3O t, [Link] I O i O I
ii;i'l -\il
RETARDS F. D. T I SHEI'1AS INOi Y X I DUREE SIGNAL I
iDEI l-------i*------i
i TROUS I RANGEES i K1 i K i K2 iFIN ] X B I SURF. i TOT. i
lilltli
i 25 i 83 I O i 1t otl"3i 3.32 i [Link] I 332 i 557 i
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l25"92iOi1ioil3i 3.6A i [Link] i 36A i 593 i
liiil
DESIREZ-VOUS UN AUTRE CALCUL DE RETARDS (O=N,1=y) ...,.
Diffdrents systdmes permettent de telles combinaisons. ll est un systdme 6lectrique avec exploseur s6quentiel (d6to-
important de souligner qu'ils n6cessitent un apprentissage - nateur d moyenne intensit6, exploseur s6quentiel) ;
particulier: notamment le plus grand nombre de trous prati- un systdme non 6lectrlque (Nonel) combin6 avec un
qu6s en sautage s6quentiel implique, quel que soit le - exploseur s6quentiel 6lectrique.
systdme, la pr6sence de deux d6tonateurs par charge pour D'autres systdmes totalement non 6lectriques existent dans
assurer la s6curit6. le monde, en particulier aux USA et Canada; on peut citer:
Dans ce domaine encore, les conceptions par ordinateur vien-
. D6taline (Dupont de Nemours);
nent en aide au praticien.
. Masterdet (Atlas Powder);
. Hercudet (lreco);
Le tableau lX refldte un exemple de proposition de combi- . Nonel (lnsign Bickford).
naison r6pondant d la rdgle de l'US Bureau of Mines pour a
le tir en mode s6quentiel d ciel ouvert (temps nominaux). La mutation de m6thodes d'initiation et d'amorgage tradition-
nelles vers le tir en mode s6quentiel doit 6tre pratiqu6e sous
Retard minimum entre deux trous voisins: I7 ms.
le controle rigoureux de sp6cialistes exp6riment6s sous peine
Fletard minimum entre deux quelconques: I ms. de voir entraver le d6veloppement de ces technologies grAce
auxquelles il devient possible de mieux ma?triser l,art dscon-
Les seuls systdmes s6quentiels disponibles d ce jour en cevoir et mettre en Guvre un sautage s0r, efficace, et sans
France, sont: nuisances.
E
MAI-JUIN 1988
H 49
L
:r
*E
par Michel DUCHENE.
i
..1
I
sente divers caractdres sp6cifiques: bles et capable de traverser les passages obligatoires (che-
- l'atmosphdre est confin6e et une attention particulidre doit
6tre port6e aux gaz de tir et d leur 6vacuation;
min6es, tr6mies), sans d6grader le reste de, ce massif. :!
la place est limit6e par la dimension des ouvrages et ceci
ne permet pas toujours de dlsposer les appareils de fora-
1. RAPPEL DES LOIS GENERALES I
tion comme il serait le plus souhaitable pour l'efficacit6
du tir. En particulier dans un avancement en galerie ou DE L'ABATTAGE (figure 1) -i
en chemin6e ou dans le fongage d'un puits, il est diffi-
cile de forer des trous autrement que paralldles d la direc- Les sch6mas de tir en souterrain doivent bien entendu se
tion d'avancement, ce qui ne permet pas la meilleure dis- conformer aux principes definis dans le chapitre "Th6orie du I
position 96om6trique pour les charges d'explosif ;
la capacit6 des engins de chargement et de transport est
en g6n6ral inf6rieure d celle des engins utilises d ciel I
ouvert, ce qui interdit la manipulation de gros blocs. En
outre les mat6riaux abattus doivent souvent transiter par
des chemin6es de jet ou des tr6mies, ou 6tre stock6s I
provisoirement en silos ou en chambres magasins, ce qui
zF i
exclut la pr6sence de blocs de volume sup6rieur en g6n6- tlJ
ral au dixidme du mdtre cube. En cons6quence, le tir E
td
(9
d'abattage doit garantir une granulom6trie
m6trie trds basse et r6gulidre;
- ou bloco- L,
I
-
les configurations gEom6triques d'abattage sont vari6es:
ul
o
creusement de galeries de sections et de pentes varia- I
bles, montantes ou descendantes; creusement de puits
en descendant ou de chemin6es en montant; abattage
de gradins horizontaux ou verticaux; 6largissement de
galeries par mines paralldles d l'axe de celles-ci ou par I
L
travail d l'explosif, et utiliser au mieux les ondes de choc
et les gaz cr66s par la d6tonation. Ceci conduit en priorit6
d rechercher les surfaces de d6gagement existantes les plus
proches des charges explosives et, le cas 6ch6ant, d cr6er
d'autres surfaces de d6gagement mieux situ6es par rapport
d ces charges explosives (bouchons).
On peut ajouter que ces surfaces de d6gagement devront
avoir une extension assez grande pour que la charge explo-
sive les (voieD sous un angle d'au moins 90o. Dans le cas
contraire, il faudra surcharger.
Caviti [Link]
En outre un volume de degagement suffisant pour permet-
tre le foisonnement des mat6riaux fragment6s devra toujours Fig. 2. Elargissement par mines sub-perpendiculaires ir la paroi.
6tre disponible, ce qui obligera d une utilisation syst6rnati-
-
que des d6tonateurs d retards, mais aussi d un positionne-
ment soign6 des trous de mine d tirer successivement, prin-
cipalement au bouchon mais aussi dans les premidres cou-
ronnes d'6largissement du bouchon.
On peut 6galement renv€[Link] le lecteur d diverses publica-
tions traitant des formules de calcul des charges d'explosif
dans diff6rentes configurations g6om6triqubs dans les mines Cavit6 Pr6-existante
de fer de Lorraine, notamment: [Bulletin Technique des
Mines de Fer nos'l 05-'l 07 et 141 et revue de l'lndustrie Fig, 3. - Elargissement par mines paralldles a la paroi.
min6rale, f6vrier 1971 et Mines novembre 197'l I.
Deux dispositions g6om6triques peuvent 6tre envisag6es:
Ces publications mettent en 6vidence les relations existan-
paralldles a la surface d6ja d6gag6e;
tes entre les divers paramdtres g6om6triques de la foration - mines
mines fortement inclin6es sur la surface pr6alable.
et de la charge d'explosif, la nature de la roche et la nature -
de l'explosif. On peut en retenir principalement: Dans le deuxidme cas (figure 2), on retrouve la configura-
qu'une m6me charge cylindrique d'explosif produit un tion la plus g6n6rale, qui est celle de l'abattage en gradins
- cratdre beaucoup plus profond lorsqu'elle est paralldle i d ciel ouvert. M6me si l'6chelle est en g6n6ral plus r6duite,
une surface libre bien d6gag6e que lorsqu'elle est per- il s'agit bien du m6me probldme qui doit 6tre r6solu par
pendiculaire A cette surface libre: c'est la justification du charge de fond et charge de colonne avec surforation; il sera
bouchon dans les tirs en avancement; donc normal de trouver un eulot aprds tir, correspondant d
* que le parall6lisme et la simultan6ite des tirs de deux la longueur de surforation, en rapport avec i'6paisseur des
charges voisines augmente la profondeur du cratdre par tranches abattues.
rapport d ce qui serait obtenu avec une seule charge et Dans le premier cas (figure 3), on beneficie, pour le tir de
am6liore le d6coupage du plan contenant les deux char- la premidre rang6e de mines, d'une surface degag6e paral-
ges: c'est la base des sch6mas de decoupage de parois ldle a la charge et d'extension illimit6e. C'est la configura-
mais aussi un 6l6ment d6cisif pour (sortir) les bouchons tion la plus favorable pour l'utilisation d'une charge allong6e
convergents; qui peut alors tirer A fond de trou et m6me d6gager la sur-
que le r6sultat obtenu avec des charges perpendiculai-
- res d la surface de degagement augmente significative-
face au-deli du fond du trou. De ce fait les rang6es suivan-
tes b6n6ficient des m6mes conditions si on prend soin d'ali-
ment avec le diamdtre de la charge et la robustesse de gner les fonds de trous dans un plan incline d 4So environ
l'explosif : c'est la base des bouchons par arrachement, sur la direction d'avancement,
de type canadien ou su6dois, ne comportant pas de gros
trou vide; Le probleme de d6termination de la charge d'explosif, de
que l'adaptation de l'explosif d la roche se mesure a pos- l'6paisseur de tranche et de I'ordre d'amorqage est aldrs con-
- teriori par l'augmentation de diamdtre du trou de mine ditionne principalement par la dimension des blocs que l'on
(pochage): I'abattage dlune roche tendre, qui permet la peut s'autoriser. Le cas particulier drAbattage en couronne
dilatation du trou de mine avec un explosif m6diocre tel dans les chambres-magasins est celui oit les blocs doivent
que Ie nitrate-fioul, n'est pas am6liorable par l'utilisation 6tre le plus fermement prohib6s puisqu'ils vont rester empri-
d'un explosif plus violent qui ne ferait qu'accroitre le dia- sonn6s dans le tas abattu et ne se r6v6leront en g6n6ral
mdtre de pochage; une telle roche ne peut donc qu'au soutirage de la chambre, par bouchage des tr6mies
s'accommoder d'un bouchon par arraohement qul n6ces- ou bouches de soutirage, n6cessitant alors un p6tardage sou-
site l'explosif le plus robuste possible. vent d6licat. Le probldme est le plus souvent r6solu par une
surcharge des coups tir6s, mais il y aurait parfois un int6ret
non 1169ligeable A jouer sur l'amorgage a courts d6lais pour
am6liorer la fragmentation sans consommation excessive
d'explosif .
2. LES ABATTAGES EN CHAMBRE DE DEPILAGE
Remarque
On peut regrouper sous ce titre une s6rie de configurations Le cas d'abattage de tranches horizontales par charges con-
g6om6triques qui ont en commun de viser d 6largir une exca-
centr6es dans des longs trous verticaux (VCR) est tout d fait
vation existante: particulier, puisqu'il s'agit de charges peu allong6es, n6an-
d6couronnement d'une chambre ou galerie; moins perpendiculaires d la surface de d6gagement. Cette
- defongage ou relevage d'une galerie; configuration peut 6tre consid6r6e comme un ensemble de
- 6largissage d'une galerie ou d'une chambre. bouchons en arrachement juxtapos6s (voir g 4.4).
-
MAI-JUIN 1988
I
I
I
inclinaisons n6cessaires. ll reste cependant quelques cas oir
I
I
I
I
I
l'amorcq d'une galerie perpendiculaire d celle dans
- dans
laquelle on se trouve;
I
I
I
I I
I I
Vue du front de face Coupe Longitudinate A-A G
t
I
- lmpLantation de t'avant-bouchon.
MA|-JU|N 1988
h-
--- r
F
compte tenu de la longueur de galerie et de l'encombre-
- ment des glissidres de foration, forer le bouchon avec
le
toute la longueur de mdche disponible et l'angle le plus
faible possible;
concentrer la charge d'explosi{ en position et en temps
- (d6tonation simultan6e de tous les coups de bouchon) au
sommet du Prisme ou de la PYramide;
am6liorer A la fois la fragmentation et la profondeur tir6e
- en implantant un avant-bouchon sous un angle plus favo' zb
rable par rapport au front, sans chercher a utiliser toute
lg
la longueur de foration. -
r L'ordre d'amorgage sera bien entendu d'abord l'avant-
bouchon, puis le bouchon, puis la premidre rang6e post-
bouchon, qui peut encore contribuer d l'approfondissement O MINE h : rnine supple'mentaire destinde a reduire ies pro1ections
de la cavit6 r6alis6e (figure 7). du bouchon-
r Les performances pratiques de ce type de bouchon sont Fig.7.
-
Bouchon conique et ses 4mines d'approfondissement e, l, g, h
-':
4.3. Les bouchons cylindriques d gros trou vide for6
(Large hole burn cut)
Lorsqu'il est possible de creuser un trou de gros diamdtre
au centre de la section du front, on r6alise m6caniquement
une surface de degagement paralldle A la direction d'avan-
cement et donc tous les coups de mine de la vol6e, y com'
pris ceux du bouchon vont 6tre paralldles d une surface de
d6gagement.
o Le calcul de ces bouchons, 6galement d6velopp6 dans les
i-1
CouP
publications pr6c6demment cit6es, repose principalement sur
le respect strict de la rdgle de volume disponible pour le foi- Fig.8.
- Principe des bouchons a gros- trou vide.
sonnement. Ce volume, qui est initialement celui du gros trou La position de chaque trou (Si) est d6termin6e
en fonction d6 la section d6it tir6e (Si - 1) et du d6lai le s6parant
vide, est progressivement 6largi par le tir des coups de mine du tir du coup Pr6c6dent'
successi{s qui s'enroulent autour du gros trou (figure 8).
Cependant le {oisonnement de la roche remplit rapidement o La r6alisation pratique de ce type de bouchon conduit sou-
le volume initialenient vide et on doit retarder le d6part des vent A adopter des sch6mas sym6triques plus simples d
coups de mine sucqessifs de manidre d laisser d la cavit6 implanter sur le front, mais moins efficaces (figure 9). En tout
le temps de se vider par 6jection de la roche sous la pres' 6tat de cause les 6 a 10 premiers coups sont normalement
sion des gaz. Selon les roches on doit utiliser des micro- surcharg6s puisque leur 6paisseur de banquette est trds fai-
retards (le d6lai optimal pour que la cavit6 ait commenc6 d ble, limit6e par les conditions de foisonnement, et qu'ils doi-
se vider, et qu'un nouvel apport de gaz de tir entretienne vent n6anmoins Ctre charg6s sur toute leur longueur. Le pro-
ce vidage sans interruption, a 6t6 trouv6 exp6rimentalement bldme principal r6side dans la pr6cision de la foration, en
proche de 50 ms) ou on peut utiliser des retards demi- positionnement d'amorqage du trou comme en parall6lisme'
seconde (lorsque la roche n'est pas susceptible de se recom- Et cette pr6cision doit 6tre d'autant plus grande que le gros
pacter par projection dans la cavite d6jd vid6e). trou vide est plus petit. C'est donc finalement le diamdtre
La position de chacun des coups de mine successifs est cal- du gros trou vide qui limite la longueur d'avancement qu'il
cul6e de manidre i utiliser au mieux la surface de d6gage'
ment existante (angle voisin de 90o) et de manidre A ce que 5t
t4
la nouvelle masse de roche abattue avec un d6lai donn6, ar aZ
trouve suffisamment de place pour foisonner dans la cavit6.
Ces principes conduisent naturellement d un sch6ma en spi' rQoQr O z.O .3
\zlazara.,
rale (chaque coup b6n6ficiant des conditions plus favorables
que les pr6c6dents) qui th6oriquement peut 6tre poursuivi
jusqu'd ce que la banquette d abattre atteigne l'6paisseur (BOUCHON SP]BALE)
maximale compatible avec la charge d'explosif qu'on peut
Fig.9. Bouchons a gros trous non charg6s.
mettre dans un trou. -
L
'1"-;=-l'-*+
fl\. aro"n or"or". D6tonateur 5 micro-retard
hf+'.--
lr \.- Corde de nyion
111, tach6e au grillage
"Booster"
cdi. - . f sacs de bouillie
l
L su6dois (Langefors et Kihlstroem) ou par les fournisseurs de U,,
( mat6riels de foration (Atlas Copco). 't)
I Un logiciel de calcul sur micro-ordinateur a ainsi 6t6 mis au
( point en'1987 a l'Ecole des mines de Paris avec la collabo- n r:r , at ,+\
C
pensable pour que le sch6ma th6orique optimis6 soit r6elle-
It ment mis en Guvre, sans addition ni suppression ni d6pla- Cependant l'autre objectif, qui 6tait de garantir une granL :'
cement de trous, comme cela est normalement pratiqu6 lors- metrie reguliere et exempte de gros blocs, conduira toujo-",
l( que chaque trou doit 6tre positionn6 par un op6rateur, d surcharger les coups, au moins tant qu'on ne maitris='.
a pas parfaitement la liaison [etat de la roche A abattre - mc::
r(
de tir - granulom6trie obtenuel.
Sr
CONCLUSION
CI
p
La complexit6 des configurations g6om6triques n6cessaire i BIBLIOGRAPHIE
Dt
l'optimisation du tir en souterrain devrait conduire d l'auto'
- Calcul des sch'mas de llr. Revue lr:-.
pi
matisation prioritaire de la foration des sch6mas de tir en 1. DUCHENE M. et al.
Li galerie. trie min6rale, f6vrier 1971 , communication aux Journ6es 197: -
Comit6 Franqais de M6canique des Roches.
ct L'adaptation de l'explosif au sch6ma r6ellement for6, devrait 2. SINOU P. et al. - Calcul automatique des schdmas de ttr c."
m entrainer imm6diatement aprds l'automatisation du charge' les mines de fer. Bulletin technique des Mines de Fer no '::
l^ 4e trimesti'e 1971
ta ment des vol6es. Si le bouchon n6cessite g6n6ralement un .
E/
56 INDUSTRIE [IINEHALE " I\,1INES ET CABBIiFES " LES
CHAPITRE 2
APPLICATIONS
b
en d6coulent du fait de la pr6sence de nombreux blocs et front de 12 e 15 m, q 160 pour front de 20 a 22 m) cor-
d'un mauvais rendement de l'explosif. respondant A une largeur de banquette de 4,50 ir 5,50 m;
Compte tenu des accidents g6ologiques, de l'h6t6rog6n6itd mat6riel de forage de taille suffisante avec tiges de forage
des massifs, il n'est d'ailleurs pas possible pour un abattage suffisamment rigides pour 6viter les d6viations en forage
en masse de d6terminer d chaque fois, pour chaque trou, inclin6 (exemple: tige en tube Z 89, epaisseur 9 mm
pour taillant a 105; tige Z 95, 6paisseur 9 mm pour tail-
la bonne position de chaque bourrage interm6diaire s6parant
les charges. De ce fait, il en r6sulte des points de r6sistance lanl O 130 tige en tube A 115 d. 127 pour taillants de
emp6chant la pouss6e 169ulidre des mat6riaux sur la hau- s 160 a 170);
teur du front a abattre d'ou des saccades et risques de appareil de mesure et de contr6le de l'inclinaison de la
secousses arridre se propageant dans le massif avec en plus
glissidre de forage;
production de blocs. foreuse munie d'une couronne tournante pour effectuer
des trous bien paralldles;
C'est pourquoi avec de tels tirs avec bourrages interm6diai- sur-profondeur de forage 6gale au 113 de la largeur de
res, oir les charges sont amorc6es simultan6ment des cre- banquette;
vasses arridre ont souvent tendance d apparaitre ce qui 169lage de la profondeur des trous avec v6rification trou
entraine par la suite de trds graves difficult6s pour l'ex6cu- par trou (par rapport d la hauteur du front de taille);
tion des tirs suivants. espacement E des trous de 1,15 i^ 1,25 fois plus grand
Naturellement, il y a toujours des exceptions puisqu'il existe que la largeur B de la banquette pour avoir une bonne
certains gisements oi avec des charges limitees d 35-40 g fragmentation (moyenne rapport E/B: 1,20) ;
d la tonne, on obtient un abattage parfait avec des fronts mise au point et r6glage de la largeur de la banquette
de 15 d 20 m de haut. et de I'espacement des trous, cas par cas, sur chaque
Nous connaissons une exploitation de craie oil, d mi-hauteur site, afin de bien adapter le maillage i la nature du ter-
du front de taille, se trouve un banc de sable de 3 m rain et aux possibilit6s du mat6riel de forage utilis6 loca-
d'6paisseur, parfaitement horizontal, qui conduit donc d pla- lement A partir du canevas g6n6ral indiqu6 ci-dessus;
cer dans cette zone un bourrage interm6diaire dont l'emploi
a charge continue dans la colonne;
est naturellement indispensable dans le cas pr6sent. a gel ou bouillie au pied, c'est-ir-dire, sur une hauteur de
2 fois 0,3 B (soit 0,6 B) afin de bien le faire partir;
En carridres de cimenteries, la consommation d'explosifs a reste de ld colonne nitrate-fioul ou gels et bouillies;
s'6chelonne de 30 g/t abattue a 150 g/t abattue avec une a un micro-retard par trou pour faire partir les trous les uns
moyenne de 110, g/t abattue (nitrate-fioul ou gel). La majo- aprds les autres en commenqant par le c6t6 le plus
rit6 des exploitations consomme de 100 ar 130 g/t. degage;
Un tir d'abattage r6ussi en mines verticales profondes a pour a tir de 10 d 25 trous;
caract6ristiques d'entrainer un front rectiligne stable, sans a pour 6viter le bruit de d6part du cordeau d6tonant, cou-
pied, avec une bonne granulom6trie sans blocs ou avec un per le cordeau au ras du trou apres ligature sur le d6to-
nombre trds r6duit. nateur et le recouvrir avec la matidre du haut du bourrage;
Si le r6sultat est relativement facile d obtenir avec un gise- la hauteur correspondante des tas abattus avec des hau-
ment homogdne constitu6 par exemple de bancs de craie teurs de front de taille de 12 i^ 25 m est, en regle g6ne-
horizontaux, il demande naturellement plus d'attention dans rale, situ6e au 213 de la hauteur du front de taille avec
I les exploitations de milieux plus h6t6rogdnes sp6cialement un 6talement compris entre 1 et 2 fois la hauteur du front
en r6gions accident6es ou montagneuses ou se trouvent des de taille.
failles, cavernes, poches d'argile ou de sable plus ou moins
bien connues et rep6r6es avec des caract6ristiques variables
I
suivant les zones de chaque site.
D'autre part, une trds grande attention doit 6tre observ6e 4. REPRISE DES TAS ABATTUS
dans la d6termination des orientations des fronts pour 6vi-
I ter des 6boulements et glissements de terrains, compte tenu
de l'orientation des pendages. Par ailleurs, 6tant donn6 la La reprise des tas abattus s'effectue le plus g6n6ralement
n6cessit6 d'obtenir une composition chimique des produits par des chargeuses sur pneus munis de godets rocher d
extraits satisfaisante, la conduite des exploitations de cimen- 6trave avec dents de 5500 I et de 8400 I a 9200 I travail-
I terie n'est pas toujours facile de ce point de vue et n6ces- lant soit en chargement transport pour alimenter des con-
site l'6tablissement de plans glissants d moyen et long terme. casseurs mobiles situ6s entre 50 et.125 nr du point d'extrac-
tion, soit en chargement de dumpers de 38, 50 et 75 t assu-
rant l'alimentation de concasseurs fixes ou semi-mobiles plus
I
ou moins 6loignes.
3, REALISATIONS PRATIOUES
Mais la reprise par chargeuse sur pneus impose de prendre
certaines pr6cautions dans l'ex6cution des tirs pour 6viter de
I En ce qui concerne l'abattage proprement dit, les meilleurs cr6er au fur et d mesure de l'avancernent du front une d6cli-
r6sultats obtenus avec des fronts de 15 it' 22 m en carrid- vit6 du sol de roulage vers celui-ci favorisant la formation
res de cimenteries r6sultent du respect?es principes 96n6- de mares au pied du front de taille r6sultant du ruisselle-
raux suivants: rnent des eaux de pluie sur la plate-forme de roulage et de
I
. trous inclin6s a 15-200, par rapport A la verticale; la r6cup6ration des eaux provenant des petites sources mises
. trous bien paralldles sur une rang6e de fagon d cr6er un d jour sur la hauteur du front.
front rectiligne; ll faut donc veiller A maintenir une pente de la plate-forme
I
. tir sur une seule rang6e pour r6duire les risques de coups permettant l'6vacuation de l'eau au pied du front de taille
arridre; car l'eau est le grand ennemi du caoutchouc, en favorisant
e diamdtre de forage adapt6 d la hauteur du front de taille les coupures par les 6l6ments durs tranchants. Un bon drai-
(exemple: A 105 pour front de 10 a 11 m, A 130 pour nage des eaux est fondamental.
L
[Link] 1988
E
l#
BI
i-,:i's de ia ddternrinatiorl de la hauteur du front de taille, tes Ces sondeuses dans les terrains mous sont de type Hotary,
,:xi;lc::ai:ls s'efforcent par aiiieuis de determiner la position avec corrlpresseur 7 bars cie 17 it 21 m3/min pour pouvcir
J'r:'rc ,::ouche sriffisarnment dure [Link] iaciliter ie rouiage des clisposer de l'air ndcessaii"e pour remonter les cutting compte
:;r,;ins qr,i'il faut eviier naturellen'leni de disloquer iors des tenu de I'humidiie des mat6riaux en place. ,Accessoirement,
:ii-.. ies compresser;rs de ces sondeuses peuvent etre rSgles entre
;.ii-ii,ii:i t! g':ivei'e i.'lipassiille ci'errilei'la pr-i,seilce peimanente 10,5 et 1! bars pci;r €ti'e utilises en rnarteau fond de trou
,:i+,",rai'es ii'ear: ir-nporuanles aii pietl du froill de iailie" ie ar,,ec natr-rre!lenrenI reductior cle la poussde si-rr ie train de
iiqe dans !e cas d'eniplols rnomentanes dans urle zone Ce
-',:, i j,r :irr ESi aiors ef iectuti p;ri' 'Jes pelles lrydi'auliques
l-r:inc ciul'"
. .,-' -;": a a' el ;: cl+ls ill'lt.' il; 4 n 5,5 ',t.
t.-.; r;,:r,'is* ,r-ies tas .irrrrr,u par rr:iie-peile a 6i6 nar{oi*q utili- l-ee irauaLi;r cle eeruitude sont effectu6s sur chaque site par
i:r,: ;rars celte techiriaLie s'est souvent revelee tr6s contrai- iln petit enEin polvvalent de foration du genre Crawl"
,jirsnle. Son n.:anque de soupiesse, les frais 96n6ralement
ires,iiev6s cl'entre{ien ont conduit dans bien des cas a son li convient cle souiigner l'importance d'un bon 6quipement
.l;iartdon et d son remplacement par des enEins rnobiles de en matdrieis de foration qui doit 6tre choisi en fonction de
ir-rai'gernent qui, avec cies Eodets de 5 a 10 nr3, ne sont la nature du gisement et des types d'explosifs d uiiliser pour
pas ha.ndicap6s comirle les godets de roue-pelie par des avoir la possib;lite ensuite de r6aliser des excellents tirs
t_1tocs cje u.5 a I,n m.. d'abattage. Cela esi fondamental.
Enfin, pour terminer, il convient de souligner l'int6rOt de ia
pr6sence sur chaque site d'un bull de servitude muni d'un
ripper pourr realiser ies pistes, ex6cuter les foss6s d'6vacua-
5. VOIE EE PROGRE:S tion des ealix et niveler en cas de besoin les pieds de front
de tailie.
':n problerne a subsistd longtemps en France; il concernait
ia "iauteur reglenrentaire ciu bourrage de t6te qui devait 6tre
:igaie a ia iarger-ri'de banquette. En effet, lorsqu'il y avait
r.;r bailc dirr supririeur, les exploitants ne [Link] norrnale-
nrenl ilas rnettre, sauf clerogation particuliere speciale, de
i'*xr:iosif a ce niveau, il en r6sultait, de ce fait, une zone
ij+ i'€sistance nefaste en [Link] du front d'ou ii decouiait des
iri;r:s. ries suipicmbs avec pariois des vibrations arriere se
j'..';- : :- -" -{^^^ ^", *^ .^i,
lf,!-J',' ^, d rf il;iduc i-:'.. i'ld::il
6. eofldcLustot{
t
par Jean LOT-
. ..),t!.
Les granulats sont des mat6riaux grenus de provenance natu- contraintes sociologiques et d'environnement li6es au voi'
- sinage imm6diat de la carridre;
relle, destin6s d la fabrication des b6tons hydrauliques, la
fabrication des mat6riaux pour couches de chauss6es ou contraintes g6ologiques d6pendantes directement de la
pour ballastage des voies ferr6es. ll est essentiel de distin'
- structure du gisement;
guer leur provenance. Si le march6 frangais est pris en r6f6' contraintes r6glementaires 6ventuellement adaptables.
-
rence, la production annuelle est de l'ordre de 300 Mt dont
600/o proviennent de gisements alluvionnaires et 400/o soit o Contraintes maitrisables:
120 Mt de carridres de roches massives, Ces dernidres sont
contraintes de gisement liees ir sa qualit6 et dr son homo-
sensiblement r6parties pour moiti6 en origine calcaire et ori- - geneite;
gine 6ruptive et m6tamorphique, La quasi-totalit6 de ces
contraintes d'6quipement:
120 Mt est extraite par abattage en carridre A I'explosif. Cette - . mat6riel de foration,
production repr6sente une consommation de l'ordre de . engins de reprise,
15 000 t/an d'explosifs de toutes natures. . engins de roulage,
. caractdristiques du poste primaire de concassage;
contraintes d'exploitation reprenant bien souvent les enga-
- gements face d l'environnement, auxquelles s'ajoutent les
1. ASPECT GENERAL pr6cautions s6curitaires ;
contraintes 6conomiques d6pendantes du march6 local
- et des moyens de transport.
Les pr6occupations de l'exploitant de carridre en roches mas-
sives, avant meme qu'il ne soit question de granulat, sont
ll ressort de ce bref inventaire que pour 6tre maitrisables,
de d6couvrir le mat6riau dans son gisement, de le fraction- ces contraintes font appel au savoir-faire de l'exploitant et
ner, l'extraire et le transporter dans les conditions de prix d ses possibilites d'investissement pour que les moyens
de revient les plus favorables, pour 6tre absorb6 par les ate' soient en rapport avec les objectifs.
liers de traitement qui en.,plusieurs stades de r6duction et
classement vont 6laborer le v6ritable granulat. Ainsi, l'ensem-
ble des op6rations en amont du traitement consid6r6 globa'
lement comme I'extraction, donne d.l'abattage sa position 2. METHODE D'EXPLOITATION
o Contraintes impos6es:
ticales r6sulte d la fois de l'exp6rience acquise au fil des
ann6es par de nombreux exploitants exergant de longue date
leur profession sur un m6me site, ayant de fait une bonne
approche de leur gisement, et 6galement de la formation dis-
pens6e par la profession des producteurs de granulats, for-
E [Link] 1988
r6
,tr
rl
tat de tirs de r6f6rence pour les exploitations faisant l'objet
d'une ouverture nouvelle de carridre'
!l
Les objectifs d prendre en compte portent sur;
. l'importance de la production et la d6finition de l'abattage
type;
I
. les exigences g6om6triques:
sortie du pied pour favoriser la bonne plan6it6 du car-
-reau et permettre la bonne 6volution des engins de
reprise,
- rectitude du front pour obtenir une maitrise de la pro- ,
gression des fronts en regard de la structure du
massif ; -
. les exigences dimensionnelles:
blocom6trie des 6l6ments abattus qui doit rester com'
- patible avec les dimensions d'ouverture du concasseur
primaire, I
:Y courbe granulom6trique du tout-venant abattu; trop
- d'6l6ments fins est souvent un inconv6nient, car les
op6rations de s6lection primaire vont 6liminer une tran-
che 0/30 ou 0/40 dont la quantit6 affecte bien entendu I
le rendement global ;
. les imp6ratifs de s6curit6:
les imp6ratifs internes: toutes conditions qui doivent
- permettre le travail pr6paratoire de foration, ainsi que I
les op6rations de reprise, dans des conditions de totale
s6curit6: bonne rupture du parement, pas de sur-
plomb, peu d'effet arridre, bon 6talement du tas
abattu; I
L= " + 0,3V
les imp6ratils externes: absence de projection, 6bran-
cos 0
- lement minimum, bruit maiiris6, sont autant de facteurs
Charge pied : Lf x 1,3 V
Charge mediane: L m (L - 2,3 V) appr6ci6s par l'environnement et qui conditionnent I
Fig. 1. bien souvent l'autorisation d'exploiter.
.
Rappel th60rique:
- le nombre de rang6es de trous;
relation entre epaisseur de la lranche e abattre, banquette V et dia-
- le diamdtre du trou;
-mdtre de foration d: - l'explosif utilis6.
r-sF- -
v 0,o3drl-------- -
Y /-:)
"f \V/
V- rargeur de la banqLrette.
d= diamdtre de {oralion. 4. LA HAUTEUR DU FRONT DE TAILLE
s, c, f - coefficients d6pendants de l'explosif, du mat6riau et de la 960-
metrle du trou.
tr
-i- - v3pp61t de la maille, distarlce entre trous/banquette. La hauteur adopt6e sera de 12 a 15 m pour rester dans le d
volume abattu; l
l
L'essentiel des carridres de roches massives utilise la L'exp6rience des tirs anl6rieurs, les caract6ristiques du gise' I
methode de foration roto-percutante par l'interm6diaire d'un ment guident donc le choix du type d'explosif sans oublier
marteau "hors du trou" ou "fond de trou". les consid6rations d'ordre 6conomique:
;
L'atelier de foration comporte un chariot de foration et un la charge de pied sera fr6quemment compos6e de car'
- touches de dynamites ou gels 6quivalents;
compresseur. Ce dernier est dimensionn6 selon qu'il s'agit
d'une foration pneumatique ou bien hydrautique car dans ce la charge m6diane ou de colonne pourra 6tre continue
- avec un explosif moins puissant, en vrac de pr6f6rence
cas il n'assure que l'air comprim6 ndcessaire au soufflage
en cours de foration. si l'absence d'eau le permet, ou bien discontinue en
charge 6tag6e qui n6cessite alors des explosifs encar'
L'exploitant peut donc opter pour 3 solutions: touch6s.
foration pneumatique avec marteau hors du trou, pres- Malgr6 I'int6r6t des bouillies sur le plan 6conomique et leur
- sion d'utilisation d 7 bars; taitlant actionn6 par un train exceltente densit6 de chargement, leur adoption est frein6e
de tiges-allonges en diamdtre 32 ou 38 m/m ce qui limite par l'insuffisance du tonnage unitaire abattu sur la plupart
le diamdtre de foration d 76 m/m maximum pour des pro' des carridres Pour granulat.
fondeurs maximum de 18 m, c'est'd-dire la longueur du
trou d l'inclinaison d6sir6e pour un front de l'ordre de De plus, la pr6sence de fractures ou failles dans le gisement
15 m et une surprofondeur g6n6ralement fix6e d 300/o obligera l'exploitant d utiliser des produits encartouch6s; un
de la largeur de la tranche a abattre. explosif en vrac susceptible de se diffuser dans le massif
La vitesse instantan6e, selon le type de roche et le dia' sans contr6le, et m6me de cr6er des discontinuit6s difficiles
mdtre, varie de 15 d 25 m/h; d amorcer, pr6sente alors l'inconv6nient majeur de limiter
l'efficacit6 du tir et de maintenir des explosifs non explos6s
foration pneumatique avec marteau fond de trou, pres-
- sion d'utitisation jusqu'd 17 el20 bars; l'6quipement avec
dans les produits abattus.
tubes-altonges en diamdtre 89 donne une meilleure rec'
TABLEAU IV
titude du trou, limitant les d6viations et les risques de
Gonsommalions speciliques.
coincement par la pr6sence du marteau imm6diatement
derridre le taillant. La vitesse instantan6e monte A 30 et
40 m/h mals avec un co0t 6lev6 de consommation (s/t)
\.i
TABLEAU III U
2. VBIINQUETTE
Diamdtre a a Profondeur H
a tum
foration section allonge soufflage maxima (m) zu
=
64-76 38 15 18
H
6 \" -5m
76-89-102 45 18 24 '-4)m
89-102-115 ct zt,J 30 \--' . -1jlm
\ .
-05m
-925m
10. L'EXPLOSIF
La m6thode directement inspir6e de Langefors fait interve' CHARGE SPECIFIOUE kg/m3 EN PLACE
nir un coefficient de puissance de I'explosif dans la d6ter-
mination des paramdtres de tir. La nature du mat6riau, la Fig. 2. Blocom6trie et charge d'explosil'
-
t [,laiileEtV.
Bangde
Hauteur ..
nc na
.
son
. .
(o)
3,5,3
22
2
6
5x
2
25
5
4 6
1
25
16
5 3,1 X
18
t5
4 4,5 x
1
1
8,50
0
4,5 ments qui permet de qualifier la bonne adaptation du plan
de tir au gisement, va conduire d des operations compl6men-
taires qui surchargent le co0t primaire du tir:
petardage: lorsqu'il n'est pas interdit, le p6tardage,
- le
I
Dlamdtre. . . . 89 102 110 B9 125 rolalil
F1q I q0
Chargeipied .. F15a7A iolramex a Gelsur te Anfo
avec foration d'un trou de faible profondeur, mise en
place d'une cartouche constitue une reprise de tir fort
Sygmagel 505 2000 encartouchde
25 kS 48 kS 45 kg d [n 37 kg
Chafge mdd ane N 135 F 15 D 7F 15 D7 Anio on6reuse, et source de bruit et risques de projection;
I
84 kg 6tages 75 kg/54 kg 72 kg 32 kg la chute de masse, ou *drop-ball" est une technique rus"
Bourrage (m1 .
52 kg
3 4 5
1 3,30 - tique qui implique la mobilisation d'un engin adapt6 A cet
r type
T
16 10
emploi et un conducteur particulidrement adroit;
inbre de lro!s). 30 15 10
le marteau hydraulique brise-roche: face d l'interdiction
-
t 11. REPRISE APRES TIR
du p6tardage le marteau brise-roche reste actuellement
la seule solution en mesure de r6pondre avec un rende'
ment suffisant au d6bitage secondaire, malgr6 le co0t
d'investissement porteur + marteau et le co0t de con'
r" tuels surplombs qui imposeront une purge. Ces remarques tres du plan de tir aux caract6ristiques du gisement et des
MAI-JUIN 19BB 65
f',
,{
traitement par
6quipements de la carridre. L'installation de 13. coNcLUSION
permet de [Link]. poste primaire
pl"Jr"ri", journalidre l'6vo-
"J primaire d6finit une dimen- L'6volution de la r6glementation qui prend en compte
de'concassage. Le concasseur et des produits, offre la. possibilit6, aux
d'alimentation' Rapport6 2r I'extraction ces Ltion des technique!
sion maximum de cariiere d'adapter leur plan de tir, ir leurs objec-
engins de reprise
Oonne"" d leur tour donnent la taille des de tir suscepti'
et de roulage. A ce stade, le compromis entre hauteur'
tiilJ. pi"orctivit6. L'apparition des [Link]
""pfoitunt"
d'adapter le plan de
est donc fix6' lf"r O'Ippotter une aiOe a Ia d6cision
m"iit", Oi"rEtre, explosif a 6t6 expos6' Tout tir a I;ev'oiutlon du gisement doit aussi constituer une 6volu-
de la puissance hydraulique sur les
bertes non; I'utilisation tion positive et concrdte.
,,to'"r'deforationoffredespossibilit6sdeforationenplus la plu-
possible' Cet Le" nouuettet g6n6rations de mat6riels pour la foration
grand diamdtre; 102 ou 110 m/m sont ais6ment pait fiyJraufiqJes, a la fois plus puissants et plus rigoureux
offre plus de possibilit6s sur l'6vo' place
i..roi"."*"nt du diamdtre
Iri-f" qurfite'g6om6trique de la foration se mettent enen ce
lutiondelamaille,avecunechargespecifiqueais6mentcon.
de la rurun" maiorite d'exploitations' La sous'traitance
serv6e par ce m6me effet du diamdtre' L'importance domaine offrira aux exploitations modestes la possibilit6 de
le positionnement au
qualit6 geometrique de la foration sur r6soudre avec les m6mes solutions leurs probldmes
tfnO Oitrou, conseille de limiter le risque de d6viation en
'l 5 m' d'abattage.
aux alentours de puis-
restant sur des hauteurs La rechirche sur des nouvelles substances explosives'
encartouch6es' .rnt"., efficaces, s0res et moins on6reuses apporte des
L'utilisation de plus en plus large des bouillies
de charge' iepon.'"" positives aux r6ticences de I'exploitant face d
Jes emulsions, du nitrate-fioul, avec une densit6 f'elrpfosit. Soulag6s du probldme du stockage et gardiennage
compa'
ment plus favorable, se confirme par des r6sultats prii;uiiritation ids r6ception, assur6s d'un produit stable et
mais avec un fac- de tenir
rables d celui de l'emploi des dynamites, non dangereux, convalncus par des prix comp6titifs
teur de s6curit6 renforc6. ur"c tlei'pfosif une 6nergie rentable, les- exploitants de car-
iiOre Ooiv'ent se confortei dans le r6le d6terminant de l'abat'
CestendancesneVontpastoutesdanslesensd'abattage trg" qri conditionne pour une large part le rendement des
la pro'
Je ptus en plus volumineux, car l'emprise du site et op6rations d'extraction.
gise-
gression des fronts sont aussi li6es d la puissance du Pour conclure: lorsque la foration enregistrera la diagraphie
des char'
irent et d l'objectif de production' Le renforcement
pour
du gisement et sera coupl6e sur un logiciel charg6 de l'opti-
ges sp6cifiques est en revanche une tendance certaine rnril d" rendement et que le plan de chargement sera. a
im6liorer ei favoriser un meilleur rendement des op6rations
son tour pris en compte par un [Link]-chargement auto-
ult6rieures de reprise, chargement et concassage' i
*rtlqu" Oe l'exptosii, t'aOattage l'[Link] abandonn6
i;uppio"rt" previsionnelle poui entrer dans le domaine de
la
L'6veil des exploitants est aussi tourn6 vers les techniques maitrise industrielle,
est un
d'amorgage nouvelles. Le d6tonateur en fond de trou La prospective a encore du travail en carridre'
exemptl;-plusieurs d6tonateurs dans le trou sont 6galement
la tran-
ir envisager pour lutter contre les discontinuit6s de
che d abattre. Les systdmes 6lectriQues" sont ir dis- BIBLIOGRAPHIE
"non
position, et, avec une formation bien adapt6e' l'amorqage Rock blasting" Langefors et Kulstrom'
avec tou-
sequentiel est en mesure de p6n6trer en carridre Uiiuit pratique dds travaux A I'[Link]'. Ceficem'
i""'r", possibilit6s de tir programm6 maitrisant les risques firiiise*eni du rocher, sautage A't'explosif' Revue g6n6rale des
routes, no 593.
de vibrations.
INDUSTRIE MINERALE
.MINES ET CARRIERES. LES TECHNIQUES
bb
rl,
i
:
I
:
Les projets de g6nie civil sont g6n6ralement l'objet d'6tudes un contr6le permanent. Toutes les v6rifications avant, pen'
g6otechniques trds pouss6es dont l'importance varie en fonc- dant et aprds les travaux sont la garantie de r6alisation d'un
tion du stade consid6r6 et dont le but est d'assurer la r6ali- ouvrage de qualit6 qui pourra alors etre ulivr6" au maitre
sation d'un ouvrage de qualite, stable et durable aux meil- d'ouvrage.
leures conditions 6conomiques possibles. Le r6le des explosifs dans la r6alisation d'ouvrages de g6nie
Le d6roulement administratif des 6tudes ainsi que la n6ces' civil sera donc abord6 dans ce qui suit aux stades succes-
sit6 de dialogue avec les collectivit6s et la prise en consid6- sifs suivants:
ration des critdres d'environnement conduisent g6n6ralement 6tablissement du Projet;
d un dgroulement des 6tudes par phases successives et com'
- terrassements aux exPlosifs;
pl6mehtaires en,, particulier pour les 6tudes de site en ter'
- suivi et contr6le des travaux.
rains rocheux.
-
Les diff6rentes phases d'6tude sont d6finies dans le docu-
ment du Laboratoire central des Ponts et chauss6es: (Recon-
naissance g6ologique et g6otechnique des trac6s de routes 1. ETABLISSEMENT DU PROJET
et autoroutes, (1982) qui fait ressortir la notion importante
de globalite et progressivit6 des 6tudes. Le maitre d'euvre assure la responsabilit6 du projet en col-
Les principales conclusions g6otechniques servent de base laboration avec un g6otechnicien sp6cialis6 et tient compte
A la r6daction des march6s et transparaissent en particulier en permanence de l'incidence de l'emploi des explosifs dans
au niveau de deux documents essentiels: "Le cahier des les travaux de terrassement. Les cinq points essentiels dans
clauses techniques particuliers, (CCTP Type) et nLe borde- lesquels intervient le r6le des explosifs portent sur:
reau des prix". L'entrepreneur peut ainsi imaginer son chan- 6tudes g6otechniques;
tier et faire sa proposition de prix en cons6quence. - lesla g6om6trie des talus;
-* le r6emploi
La r6alisation des travaux est ensuite confi6e, g6n6ralement ;
t [Link] 1988 67
I
lr
---o
tlo
n't d I
t. di PENTE 4/ 1
CNUTE D]8ECTE l1'rou,.urr*
\ 1
lr\
I
I
I
li\
H1 ,,,,1 i ',P
tiii,\ \
il
itl
lr l"
FiE. 2. de traiectoires
I
en lonction - Sch6rna
de pentes diff6rentes (Ritchie).
I
Hauteur Largeur
Profondeu r
Pente du talus du piege (m)
(mm) (m)
'1
I
5-1 0 3
Verticai
1 0.20 5
(80 a 90")
?0 6,5 1,5
5-1 0 3 1
I
10-20 5 1,5
411 d 3 1 175"') 20-35 6,5 2
35 8
5-1 0 3 1.5
2/r (6s")
10-20 5 2 I
20-35 6,5 2r barridre
8 3* barridre
0.1 0 3 1
I
'1,5
4/3 (55.) 1 0-20 5
20 5 2- barridre
0-1 0 i
1/1 (45') 1 C-20
20
3
5
1,5
2 -
barridre
barridre
{
t68 i
I
MAi-JUIN 198E
6[,
4-
ahdrqe soacif'que
.tr;;nrra ce au nl Nitrate fiOUi
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augmentation rendenenL a lC i
iO o o --
l ! :one dc la
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Ternp:
i.i!:i"rile-
cre.t en:rC0r,Jes
Fig. 9. Variation des temps de chargement en fonction des charges sp6citiques (nitrate-fioul)
- pour une roche ir forte densite de fracturation.
t
l
l . la banquette: on admet [Link] que la granulomtl-
trie varie dans le m6me sens que la largeur de la tran-
che d abattre. En fait, les paramdtres d6terminants sont
a:-
-:
\i-
ij
\
/
--:a
,.
'\
essentiellement li6s d la densit6 de fracturation (disconti- B\
nuit6s, diaclases, clivages, failles, etc.); \, !\
o ,\,,,
la maille: l'ex6cution d'un nombre de trous importants \ \v-
permet une meilleure 16partition de I'explosif dans le " 7 ,a
massif ;
n l'inclinaison des mines permet de diminuer la hauteur
I,1INE VEFTICATE VlNE INCL]NEE
[Link] 1988
L
I
/4 (1 nr a
1,5 m plus profond).
I ?t Ligne 2:
1 irou tous les 2,4 m.
L6gdre inciinaison pour res-
ter,1mpiedtalus
:
l:-
:,
r'l' ,50 m plus profond).
I
('1
F- Explosils:
Ligne 1:204 d250 glm:.
t-, Cordeau detonant: 70 g.
Gomme (1 cartouche 250 g
tous les 2 m),
I F 15 (2 cartouches de 1 560 g
en pied).
Bourrage2msurcartou'
ches de pied. Fig. 18. Prdd6coupage a droite - Abattage diff6r6 d gauche.
Des essais-comparatifs entre les deux m6thodes peuvent permettre
Ligne 2: 300 g/m3.
12 al 14 cartouches F 15 r de retenir la m6thode la rnieux adaptde au probklme pos6,
N40R z 60.
T 213 charge en pied.
Bourrage interm6diaire :
I ou B cartouches 2 m. ce qui impose de forer sur la partie restante dans des con-
I 1a
POSTABATTAGE
1,&r
: COUPE SCHEF1ATlQUE
Pendant la phase travaux, les contrOles ei suivis se font a
trois stades du chaniier:
Ordre de tir: avant travaux: proposition de l'entrepi"rse, 169lementa-
Lrgne 2 par rn cro-retard en d69ageant le tir vers la surface libre. - tion, organisation du chantier;
T Puis lgne 1 tir simultan6 des trous.
Post-allattage: airattage differe - Vue en plan et profll en travers.
-- e{'l cours de travaux: contrOie de l'abattage, du pr6d6-
coupage, de la qualite des mat6riaux obtenus et de leur
niise en oeLlvre;
lite il n6cessite d'avoir r6alise l'6vacuation de ia totalit6 des L'orgarlisation g6n6rale de chantier doit prevoir un plan ci'ins-
mat6riaux d'abattage de masse et d'autre part il entraine tallation des depOts d'explosifs, un pian d'hygiene et de secu-
l'impossibilit6 de r6aliser la foration avant l'abattage central, :ite ainsi qu'un plan de rnesures d'urgence en cas r-l'acri-
MAI-JUIN 1988 73
I
:i=iti.. t-'-,x:teDi"ise P!'opose au maitre d'oeuvre ia liste clu Dans ie cas ou les parametres granulom6trie-talus-calage du
iiratririei et ia nature des explosifs qLl'elle envisage d'Lltiliser. fond de plate-{ornre - dbranlement ne sont pas satisfaisants,
,-.3s [Link] de surveillance des siies sensibies (ouvrages on en recherche lrnmdcliatement les causes a{in d'apporter
les [Link]!fications ndcessaires des le tir suivarit.
, i,i, -r. iers. 5ar''ages, etc"l sont d6finies avec pr6cision et
:- .13.r Je i:i' pi'oooss par l'entreprlSe est agr66 par ie mai- ln nerqcir icr ia ndrcessitre d'assurer un conirole pr6cis rdgu-
,..^
::
_,,.,,^
-j :;,ri
i-l a Irer eI r:tntinir des chantiers de terrassements ] i'explosif de
l-e:t r:r"emrei'; rir3, souveni ccnsid6r6s comme des tii's ci'essai t'rraniei"e n pr6urTo;!. aprrorter ii-rrru'-rdrjiatemenl touies les amd-
[Link] cdr-Lraiement ces diff6rents points noiarnment poui Iir:rations necessaires.
:r! ciii [Link] ies vibratiorrs et les charges uniiaires rnaxt- F,lr,rr ce qul concerne les contr6les de mise en reuvre et de
: ! , '^ ?:1:E e:, ]ei.i. ? ;oriipectage des mai6r'iaux i'ccheux, ils sont c!airement d6fi-
r-lis dans le fascicurle no 3 de Ia HTR et sont essentiellement
Pendant les tra\raux bas6s sur ies paramdtres e et Q/s. Ces mat6riaux se elas-
',-2. sent en cat6Eorie C cu D et la RTR d6finit l'6nergie de com-
i-.:s oprii'ations de d6roctage a l'explosif sont toujours co0-
pactaEe n6cessaire d leur ryrise en remblai :
, 3ir:sqinetrie
-a iec.,'rnn''randaticn pour les terrassemenis routiers (fiTH
.r.,r.i-:m?iit LCFC-Setra. 1876) prevoit i'utilisation en remblai
ces maleriaux infdrieurs A 500 mnr. Dans le cas oL la blo-
acriliii'ie est sup6rieure d 500 nrm on devra, soit assurer leur
FiE. 19. Exemple de r6alisation d'un d6blai routier
iragmertation (op6ration lonEue, corjteuse et dangereuse), - (contournement de Tulle)
r,rlii ies mettre en odpOt. d'une hauteur de 40 rn dans une roche e densiie de fracturation 6lev6e.
Tlrs s6quentiels avec amorgage fond de trou Nonel et abattage differ6
.-es possinilit6s d'anaiyse granulom6trique existent actuelle- pour la r6alisation des talus. trne collaboration 6troite et permanente
r-rent: 6iude photographique a l'analyseur d'image, granulo- entre main-d'@uvre laboratoire et entreprise ont perinis la r6alisation
d'un ouvrage de qualit6.
:r$r:'ie sur tr6mie en vraie grandeur, pes6e de blocs par
adaptetion i'un peson sur !e bras d'une pelle hydrauliqLle.
' ialus
*a cualitrl d'un talus est appr6ci6e par sa g6om6trie et les
;aractdi'istiques physiques du mat6riau constituant la paroi. 4. APRES LES TRAVAUX
:a Edoi-ndii-ie peut etre mesuree par relev6 de profils honi-
z..iaux perpendiculaires au talus et analyse du pourcentage
cie cannes de foration rrisibles. L'6tat des mat6riaux consti- En fin de chantier, avant la mise en service de I'ouvrage,
!i.1rrt lo talus est cai"actdrisd par des mesures mtcrosisrrri- les d6blais rocheux font l'objet d'un 6tat des lieux pr6cis qui
.lree cu i'etucie cie pseudo-fr6quence d partir d'appareiis de permet de d6finir les conditions d'exploitation. La plupart des
jsi:r iie rdf racitci-r.
.i rq d6blais routiers sont en effet r6alis6s dans les mat6riaux alt6-
rds de surface ld or) la fissuration est le plus souvent ouverte
t itibrAtir;fi5 et les h6t6rogenrSites les plus frequentes"
!-e-= reiaricns er-npir'ictues enire quantit6 d'expiosif uriiilsee-
,rir-cia::ce au ccint de irr ei vitesse de vrbratton mesurde au
De plus la conditions de minage ont souvent traumatisd le
i',-.ri3.'i'-r: i,r:e,':erient mat6riau qui va pouvoir 6voluer et n6cessitera donc une sur-
Ce prenire en compie des seuils
'ri';iies veillance visuelle constante.
i i1e pas idpa:sei' por-rr ies diff6renies configuratroirs
r,, ;,''[Link]:r, (p. Chalct: ,, Ei,-rde des vibrations provoqudes ll est donc n6cessaire d'6tablir des consignes d'exploitation
i:a;- les expicsifs dans ies massifs rr:cheux,, rapport de et de definir une m6thodologie de surveillance tout en tenant
l'elhe'che r:CPC no I05, seotembre 1981). compte des 6volutions et alt6rations potentielles du massif.
t
*
2.4. Creusement
de galeries a l'explosif.
1. EVOLUTION DE L'ABATTAGE
PAR TIR A L'EXPLOSIF
DANS LES CHANTIERS D,OSSATURE (tableau t)
1.1. lntroduction
Les Houilldres du bassin de Lorraine creusent annuellement
16 000 m de galeries dites (au rocher> dont BO0/o sont
horizontales.
Les conditions de gisement, dont la tectonique, amdnent d Fig. 1. * Marteaux perlorateurs et poussoirs.
des longueurs de galeries relativement courtes comparative-
ment d celles des galeries des travaux publics. '1975: introduction des jumbos ALF 525
Maco-Meudon a
Le creusement m6canis6 n'a donc pas 6te utilis6 jusqu,d pre_ 2 bras 6quip6s de marteaux T 28 (figure 2).
sent et l'abattage des, produits se fait d l,explosif.
Cette m6thode a bien 6volu6 au cours des vingt dernieres
ann6es s'adaptant aux progrds techniques de la foration et
a l'am6lioration des explosifs utilis6s tout en traitant des sec-
tions
^dont
la superficie moyenne est pass6e de 1g,9 a
23 m2.
'1
.2. l-a foration
Le mat6riel utilis6 a longtemps 6t6 un frein d l,6volution des
schr5mas de tir. La capacit6 des marteaux pneumatiques
entrainait la n6cessit6 de forer en petit diamdtre pour 6tre
performants.
L'introduction de jumbos d air comprim6 munis de marteaux
lourds puis de jumbos 6lectro-hydrauliques a permis de faire
sauter ce frein et de laisser toute libert6, dans des temps
compatibles avec la m6thode, sur les choix du diametre de
-.Comrnunication prdsentee
dans 1e cadre du Congres des lndustries firine. Fig. 2. ALF 52S l\llaco-Meudon. ? bras .6qulp6s de marteaux
rales marocaine et franQaise de I\4arrakech (octobr; iggT). - l. Z$]
[I4ise en service l!]75.
TABLE/\U ]
[Link] 1988
ir9E6; r"nise i i'essai r-l'un iulmbo 2 bras Bupec avec rnar-
?978." remplaeernent des marteaux T 2E fu'lontabert par des
FIC (figure tl).
nrarteaux lourds (45 kE) a air eomprirn* HK 50 eie it'{aco- tria"r-lx 8O
l\4eudon.
fSIE:miseenserviceciejumbos6leotro-hydrauliquesAde
32 equipes cle marteaux l-1 70
3" bras i\flontabert tsPR
ineme marque (figures 3 et 4)'
36'
Fid 6. Robolore 'iumbo dlectro-hydraulique Montabert 2 bras' Bupec
- equipes de rnarteaux HC 80'
que le pr6-
f987.' essai d'un deuxidme jumbo du m6me type
c6dent mais 6quipe de plus pour la foration robotis6e'
Le passage de l'air comprim6 ir l'6lectro-hydraullque a
,ci;;,3.-iranioforejurnbo6tectro-hydrauiique"Montabert3klras'8FR32'
' eqLlip6s de rnarteaux l"t 70' mul-
pures de foration.(0,8 m/min pour
tipti'O par-S les vitesses
'ze
,i'l f et 3 d 4,5 mimin pour un HC 80) avec un diamd-
tre des cartouches d'explosif pass6 de 25 a 40 mm et une
diminution du nombre de trous (tableau ll)'
TABLEAU II
T 28 Montabert
RK 50 Maco"Meudon
H 70 Montabert
HC 80 Montabert
i
i
l
I
I
I TABLEAU III
Caract6ristiques des explosifs Sigmagel 6 et Minex F 13 S.
Sigmagel 6 Minex F 13 S
I Composition NO3-NH4
Ca-NO.
qn
I "'"
o'
) q 'or^'"
NO3.NH4 79 ?o
Cellulose 9,75oia
i !,2v
0." NGL 1O AA
ad oo ot o' bo
'o o'ot' Vitesse de detonation (m/s) 3 750 3 000
I ro ,soqf e. oor
r I
I , r{
,eoq! 6,
aa
,o'of
'do 9r o, },
oe ,
Diamdtre cartouche (mm).
Poids (g)
37
500 s00
40
t Z
1
2
3
1
2
2
4
8
8
8
8
B
16
t3
32
40 mm.
Le premier r6sultat tangible a 6t6 la quasi-suppression des
4 4 I 32 incidents de tir.
t 5
6
7
I
4
7
11
7
7
7
28
49
77
70
L'efficacit6 de ce type d'explosif est au moins 6quivalente
d celle des explosifs "Rocher, pr6c6demment utilis6s. On
I
10
12
7
7 84
retiendra en particulier qu'ils r6sistent bien ir l'eau, qu'ils sont
10 10 7 70 peu sensibles aux chocs que la brisance est sup6rieure d
67 482 celle de la Minex et que la transmission de la d6tonation est
T bonne.
Fig. 7. - Plan de tir en
bowette, section 20 m2.
Trous: prolondeur 4 m. Quant aux fum6es de tir, des s6ries de mesures ont 6te fai-
I m6talliques..
Cette recherche est 6videmment destin6e d diminuer le
temps de chargement des trous de mine, qui prend actuel-
lement 150/o du temps du cycle.
Pour cela un certain nombre d'e conditions sont n6cessaires:
T
- faire agr6er l'explosif "Rocher, adapt6 d ce traitement;
obtenir I'autorisation de chargement en vrac pour l'en-
80ucH0't suF 4 rB0us
- semble pompe-explosif ;
[Link] 1988
l.
I
lii
6730 mm
I
LONGUEUR T()TALE BBAS RENTRE
LONGUEUR TOTALE BBAS S(]STI 7250 Bltl
t ; I
t
I
I Fig. 13.
- Boulonneuse 6lectro-hydraulique
mm
mm
i*es nouvelles boulonneuses 6lectro-hydrauiiques ir,4ontaber'1,
;i2 bras equipees de marteaux l-lc 40, viennent d'iti'e intro-
l'1ASSE 14 t eluites en chantier.
2
I tsBAS BEBCEAU POUF
GL]SSlERE 1YPE ACS 220
LONGUEUE
AVANCEUFS
3400 lllln
Elles rempiacent des boulnnneuses a air cornprirnd 6quinees
de [Link] TKB 28.
COUESI UTItt 220C rlrfl',
La pose de 50 boulons qui duraii, aven ce mat6riei AE6 d'r.:rer
dlzaine d'anndes. de l'or,lre de i50 ei.1 70 min se fait llati'r-
I COUF]SE D' ,{NCHAGE
HAUTIUF L-E FOB,ATI()N l1AXl
HAUTEUF }4AXI DU PLANCI.]ER.
1300
5035
2650
mm
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:er,ai1t en 100"120 min.
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t\tAt-JUIN 1988
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par Roger THIARDl et Jean LOT2 I
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2.5. Approche 6conomique et appr6ciation des tirs I
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200) I
Fig,1, *Evolution des coots en tonctlon des paramdtres du tir '
d'entretien rendent cependant cette m6thode peu rentable a r6sultat 6gal (roche dure) (source.' B.J. Kochanowsky),
dans des terrains limite (vitesse sismique comprise entre
2 000 et 3 000 m/s). On voit de plus en plus certaines soci6-
t6s de travaux publics et cimenteries revenir au "minageo.
1. SNPE.
2. Carrieres de La Meilleraie.
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80 INDUSTFIE MINERALE .MINES ET CARRIEFES . LES TECHNIOUES
I
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::':],' ,-le: estiniations rapides, ie co0i dr-t chargement eui
'')::i *irlie 1,50 et 2.5Ct F seiqn ie type ei'engin, tra r"cclre
:. . :t:;t la quarite d,- ii:'
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.al. e0{.it drJ t!'ansp0rt
li varie avec le tauN de remplissage des "dulmpers',. LoLrr
".:t::'ar-re
ttansport6 peui aLiEmen'ier de plus de 250,/o avec
r,r',e L:,rnne granulom6irie" r-a phase prilcddente d.- r:harg-^-
rrr+i,i a Cien s0r ilne incidence Cirecte sLtr ce 0oste.
::,.":i': lue fonction du profll et de la longueur clu cycle por:r
i-rr: trar'!sllort sur quatre a cinq cytcles/h, il est fr6quent de
^:ri,;cn+r-er un co0t de transport oscillant entre 2 et 3 F/t.
--:es €iudes realisees dans les pays de l'Est ont montrd qi-re
res iiss,-lrations internes engendrdes par les tirs d'explosifs a. Co0ts s6par6s.
ioi':--rneni "brisants, pouvaient m0rne faciliter le "travail" riu
'. . li3SSe t-:r
SeCOndaire
r-a seL;je consommation electrique se situe enire Z a 5 kWhit
:i;t enire C,60 a 'l ,5 Fit seion le iype de rcche, je s'istei-ne
-.1:, :r:. c?':sage e1 a qualrle cl"- f.r.
1r."i lncldenqes de i'effet de la [Link];on
Ljne mauvaise fragmentation a des ifrcidences sur te co0t (f
,ie icutes les op6rations conformement au tabieau ll: c,l
itaus a"'rons vu Cans un chapiti"e prec6dent la relaiton entre
ia iragrnentation et la consornmation sp6cifique d'energie
explosive" Toutefois, si on veut Eagner totalement l'effet rico-
nornique iie d l'amdlioration cle la fraEmentation, ll vaui mieux
dans certains cas, 6viier d'augmenter 69alement le poste [Link] explosif (kglmr)
[Link]. Dans ce cas, ia soiution reside dans la substitution taitle moyenne blocs (m)
d'expiosif de bas de gan-rrne par des explosifs 6nerg6tiques
pius denses"
Le co*i de foration et surtout celui de l'explosif augmentent b. Coots totaux.
Fig. 2. (D'aprds Dan Nitsonn (Sudde)).
donc lorsque I'on veut augmenter le degr6 de fragmentation; -
i'incidence de cette augmentation de co0t est symbolis6e par du co0t de l'explosif n'est pas la seule m6thode pour am6-
r.l :ourbe de la figure 1. liorer la fragmentation. Nous avons vu que I'on peut aussi
,".lne etude realis6e au Canada a montrd qu'une augmenta- jouer sur:
r;cr du poste explosif de 120lo avait diminue le co0t global la nature des explosifs (rapport d'imp6dance)
i:e 130/0. Fr6cisons que le poste explosif n'atteignait que - le choix du bon amorQage et de la bonne s6quence;
;
e har'gement: I
/ et transport
dla
Concassage: tonne Foration et tir
s Slocage a l'enirde.
, \4aintenance augment6e. I
s Consommation augmentee. Dimension de fragmentation
Fig.3. - Co0ts relatifs de concassage, marinage transport.
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c1 INDUSTHIE IVINEFALE . IVINES ET CABHIEHES " LES TECHNIOUES
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photcs siiccesslves d'Lnr! trf ri [:iaon-['Etape (phoio-q SIqFE]
2. EVALUATION DE LA Q!"JAtITE