INTRODUCTION 1.
Object d’étude Depuis toujours, en droit traditionnel, le divorce comme le
mariage, était une affaire concernant essentiellement deux familles. Le divorce était réglé ou
prononcé en famille. Mais actuellement, le code de la famille n’a pas maintenu cet aspect de la
coutume. Le divorce résulte d’une décision judiciaire prononçant la dissolution du mariage à la
demande de l’un des époux (article 546). Le divorce est donc la rupture judiciaire du mariage le
divorce est aujourd’hui très fréquent dans le monde entier. Il peut avoir de nombreuses causes,
cependant, quelle qu’elles soient, c’est toujours les enfants qui en souffrent le plus. Ne pouvant pas
empêcher un divorce, un enfant a toutefois ses droits. En droit positif du Congo, le divorce est un
remède que le tribunal prescrit aux époux accablés par une crise irréversible de la vie commune pour
les libérer des liens du mariage. La matière complexe et délicate du divorce a fait l’objet d’innovations
très profondes introduites par la loi n° 07/020 du 1er août 1987, nouvelles dispositions qui sont
entrées en vigueur le 1er août 1988 conformément à l’article 935 du Code de la famille. En vue
d’élaborer la nouvelle loi, le législateur prit comme postulats : maintien de l’affirmation fondamentale
selon laquelle le mariage est établi pour la vie : pas de présomption de faillite inattaquable pour
cause de forclusion ; assurance socio-économique pour les suites du divorce ; inspiration de la grande
vertu africaine de conciliation afin de sauvegarder l’unité des foyers. Son dessein premier consiste à
dédramatiser le divorce par la sécurisation des personnes qui y sont impliquées afin d’étouffer les
rancœurs, la violence et la cupidité qui hantent habituellement les conjoints qui s’apprêtent à se
séparer. Les motifs variés furent les difficultés de stricte application du principe de culpabilité et
l’encombrement des tribunaux qui en résultaient. En claire, tout au long de notre travail, nous
analyserons en profondeur la destruction irrémédiable de l’union conjugale comme cause du divorce
et de proposer des
Solutions pour remédier à cette situation ; raison pour laquelle notre sujet s’intitule : la destruction
irremediable de l’union conjugale comme cause du divorce : remède. 2. Etat de la question L’état de
la question comme le définit le professeur Aimé Banza Ilunga est la partic de l’introduction dans
laquelle l’auteur analyse de manière pertinente les travaux antérieurs de recherche de ses devanciers
dans le domaine tout en mettant l’accent sur son originalité. Il cherchera donc à se démarquer des
prédécesseurs en insistant sur la particularité, la nouveauté ou l’actualité de son sujet !. En ce qui
concerne notre sujet, il faut indiquer que celui-ci a été l’objet d’une étude de nos devanciers qui l’ont
déjà traité et ont proposé leurs solutions par rapport à cette problématique si pertinente. Parmi eux
nous citons entre autre : Kifoula Ntambwe dans ses ouvrages « Le divorce en droit congolais : étude
comparative avec le droit français » et «< La procédure de divorce en droit congolais », analyse en
détail les différents types de divorce prévus par la loi congolaise, les conditions de leur prononcé,
ainsi que les procédures à suivre pour les obtenir. Il met également en avant les enjeux liés au
divorce, notamment en termes de garde d’enfants et de pensions alimentaires. Sylvie Nkodia
Mampassi dans son ouvrage «Le divorce en droit congolais : aspects juridiques et sociologiques »,
analyse les différentes formes de divorce prévues par la loi congolaise et leurs implications sur les
plans juridique et sociologique. Elle examine également les pratiques et les attitudes des congolais
vis-à-vis du divorce, ainsi que les effets de cette pratique sur la vie des personnes divorcées et de
leurs enfants. Elle accorde une attention particulière aux femmes, qui sont souvent les plus affectées
par le divorce en raison des normes sociales et culturelles en vigueur en République Démocratique du
Congo, Tshishimbi Mbuyambe A.M. dans son ouvrage « Le divorce en droit congolais »>, analyse les
principaux types de divorce prévus par la loi congolaise, en mettant en avant les conditions de leur
prononcé, les procédures à suivre pour les obtenir et les conséquences BANZA ILUNGA A, Manuel de
méthodologie de recherche juridique, Facuite de droit, UNILU, 2023, p179
Juridiques pour les parties concernées. Il s’intéresse également aux enjeux sociaux et économiques
liés au divorce en République Démocratique du Congo. Jean Manywa dans ses ouvrages << Le divorce
et la séparation de corps en droit congolais >> et << Les conséquences du divorce sur les enfants en
droit congolais »>’, examine les différentes formes de divorce prévues par la loi congolaise, les
procédures à suivre pour les obtenir, ainsi que les conséquences juridiques et sociales pour les parties
concernées. Il accorde une attention particulière aux questions relatives à la garde des enfants et aux
pensions alimentaires. Mina Adel Zaher, dans son ouvrage intitulé «<les cas du divorce en droit
comparé ». analyse les raisons personnelles, sociales ou économiques et ce lien pourrait être menacé
d’une rupture. Cette menace de rupture provient d’un malentendu entre les époux. Il est vrai que
cette menace pourrait se réaliser. On parle ici donc d’une dissolution du mariage, et plus clairement
d’un divorce. On voit ici la relation entre le mariage et le divorce. Effectivement, il existe des cas où le
divorce peut être demandé ou prononcé. Il est évidemment impossible de répondre à la question des
cas de divorces sans répondre à la question de la nature du mariage. 3. Problématique et hypothèses
de recherche A. Problématique Pour Aimé Banza Ilunga, la problématique est la partie de
l’introduction dans laquelle l’auteur pose clairement les problèmes constatés par rapport au sujet et
les reformule en questions scientifiquement pertinentes. Pour une recherche en Droit, la
problématique devra consister à dégager les constats des problèmes liés au sujet et ensuite formuler
quelques questions y relatives’. Tout travail scientifique tourne autour d’un constat d’un problème
dont le chercheur que nous sommes est obligé de résoudre. Tel est le cas dans notre recherche, force
est de constater que plusieurs choses sont à la base de la destruction irrémédiable de l’union
conjugale nous pouvons citer quelques-unes :
L’infidélité qui constitue l’une des principales raisons pour lesquelles les couples se séparent en
République Démocratique du Congo. La société congolaise accorde beaucoup d’importance à la
fidélité dans les relations conjugales, et tout écart de conduite peut entraîner Nous séparer en raison
de une rupture. Pouvons aussi parler de l’incompatibilité : les couples peuvent également se
l’incompatibilité. Ils peuvent avoir des intérêts, des modes de vie ou des objectifs différents, ce qui
peut entraîner une tension et un désaccord constant. Une autre cause, il s’agit de la violence
conjugale : la violence conjugale est un grave en République Démocratique du Congo. Les femmes
sont souvent victimes de physique, psychologique ou sexuelle de la part de leurs conjoints et peuvent
être problème violence obligées de se séparer pour se protéger et protéger leurs enfants. Citons aussi
la pression familiale : dans certaines cultures congolaises, la famille un rôle important dans les
relations conjugales. Si les membres de la famille se mettent le mariage ou à pousser le couple à se
séparer, cela peut créer des tensions et des conflits qui peuvent aboutir à un divorce. Elargie a à
critiquer Mais il y a aussi les problèmes financiers qui peuvent être une source de tension dans les
relations conjugales. Si l’un des conjoints ne contribue pas suffisamment aux finances du ménage,
cela peut créer des frictions et des désaccords qui peuvent mener à une rupture. Un autre problème
majeur est l’infertilité : dans certaines cultures congolaises, la stérilité est considérée comme un
problème grave qui peut entraîner une séparation. Si un couple n’a pas d’enfant. Cela peut entraîner
des pressions familiales et sociales qui peuvent conduire à un divorce Après avoir soulevé tous ces
problèmes, nous nous sommes posé deux questions pertinentes à savoir : > Comment la destruction
irrémédiable de l’Union conjugale peut être considérée comme une cause de divorce : Comment une
telle situation peut être évitée ou remédiée. B. HYPOTHESES On entend par hypothèse une ou
plusieurs propositions qui ne sont que des simples possibilités en guise des réponses provisoires
réservées aux préoccupations soulevées
Problématique soit encore des réponses provisoires qui seront à la lumière des analyses validées ou
invalidées 10 En nous posant les questions ci-dessus cela veut dire que notre travail tourne autour de
quelques hypothèses auxquelles nous sommes persuadés d’approfondir c’est-à-dire d’analyser. En
réponse nous pouvons dire que la destruction irrémédiable de l’Union conjugale est une cause de
divorce fréquente, mais que des solutions peuvent être trouvées pour éviter ou remédier à cette
situation. Par exemple, une communication efficace entre les partenaires, une médiation précoce en
cas de difficultés dans le couple, et un accompagnement psychologique des couples en difficulté
pourrait aider à sauvegarder l’Union conjugale et éviter le divorce. Mais si toutes ces pistes de
solutions ne marchent pas le divorce serait malheureusement la seule piste de solution.
Méthodologie ei technique de recherche Il sera beaucoup plus question de préciser d’une part, les
méthodes et techniques utilisées dans le cadre de ce travail pour le traitement et la récolte des
données et de l’autre, de donner les approches définitionnelles de chaque terme utilisé. A. Méthodes
Il s’agit ici de mettre l’accent sur les méthodes auxquelles nous avons fait recours c’est-à-dire, celles
que nous avons usé pour aboutir aux résultats voulus. Par méthode, il faut entendre ce que le
professeur Banza Ilunga Aimé définit comme : << Une manière de conduire la pensée. Un ensemble
des démarches raisonnées, suivie pour parvenir l’esprit pour arriver à la connaissance ou à la
démonstration de la vérité », » ! Pour mener à bien cette étude nous avons fait recourus aux
méthodes exégétique et sociologique. 1. La méthode exégétique C’est une interprétation
philosophique et doctrinale d’un texte dont le sens et la portée sont obscurs. En Droit, la méthode
exégétique consiste à l’interprétation et la
Compréhension des textes par la recherche de l’intention du législateur. L’interprétation exégétique
consiste à expliciter la volonté du législateur qui a été à l’origine de la norme. Elle est fondée sur le
dogme de l’omnipotence du législateur : tout le droit est contenu dans la loi.12. Cette méthode nous
est utile car elle nous permet dans les études de Droit de mieux comprendre, analyser et interpréter
des textes légaux qui sont censés régir tout individu dans la société tant nationale qu’internationale.
Et dans ce travail, la méthode exégétique nous permettra d’interpréter d’une manière minutieuse la
loi n° 07/020 du 1er août 1987 portant nouvelles dispositions qui sont entrées en vigueur le 1er août
1988 conformément à l’article 935 du Code de la famille. 2. Méthode sociologique Cette méthode
consiste à éclairer le texte à partir du contexte sociologique de leur naissance et celui de leur
application. Cette méthode fait souvent recours aux enquêtes sociologiques, révélatrices de l’état
actuel de la société. Ici, elle est utilisée en vue d’une interprétation évolutionniste de la loi¹³. Elle nous
permettra d’analyser les faits et causes du divorce afin de le confronter à la loi en vigueur. B.
Techniques Selon Muluma Mananga, la technique est entendue comme étant << un ensemble des
moyens et procédés qui permettent de rassembler les informations originales sur un sujet donné¹4
Non seulement qu’il faut utiliser les méthodes elles seules pour réaliser un travail scientifique. Mais
faut-il également recourir aux techniques en vue de parfaire le dit travail. Remarquons que la
technique est définie comme étant l’ensemble des opérations permettant aux chercheurs de récolter
les données de la recherche, elles sont une sorte de démarche intellectuelle. Dans notre travail, nous
avons recouru aux techniques suivantes :
1. Technique documentaire Cette technique consiste à étudier un phénomène au moyen d’un
outil. Dans le cadre de ce travail elle nous a permis de récolter des données dans les livres
des textes de loi, de la doctrine et de la jurisprudence, 2. Technique d’entretien libre Elle est
une technique qui consiste à récolter des données au travers des idées et opinions des
personnes à partir des questionnaires élaborés par le chercheur. Dans le cadre ce travail elle
nous a permis d’interviewer des magistrats, les avocats, des sociologues et personnalités. 3.
Technique d’observation directe La technique d’observation nous a donné l’opportunité de
palper la réalité congolaise en matière de divorce en droit congolais pour en dégager une
explication voir même en proposer des solutions. 5. Délimitation du sujet A. Délimitation
dans le temps Dans le cadre de ce travail, nous partirons du le 1er août 1988 année d’entrée
en vigueur du code de la famille jusqu’en 2023 année de la rédaction de notre mémoire. D.
Dans l’espace Notre travail va se limiter seulement à la République Démocratique du Congo,
nous allons nous fixer aux événements essentiels qui se sont déroulés en République
Démocratique du Congo en matière du divorce. Division du is avai Mise à part la présente
introduction et la conclusion, notre travail se divise en deux chapitres divisés en sections et
sous sections à savoir : ✓ Le chapitre premier : donnera les notions théoriques relatives au
mariage. ✓ Le chapitre deuxième : parlera de la dissolution du
REMERCIEMENTS A Dieu du SSK le seul maître suprême, la source de la sagesse, de l’intelligence et
de toute chose. Nous sommes remplis de reconnaissance envers Monsieur le Professeur Aimé BANZA
ILUNGA qui a accepté, malgré ses multiples occupations la direction de ce travail scientifique.
Professeur vous êtes pour nous un mentor, un guide dans le monde scientifique, par ces lignes
sentez-vous remercier. Notre gratitude s’adresse à tous les Professeurs de l’Université de Lubumbashi
en général, en particulier ceux de la Faculté de Droit et plus singulièrement à ceux du département
de Droit Privé et Judiciaire pour leur formation scientifique qui nous ont assurés un encadrement
continu et nous ont constamment aidés à nous améliorer, qu’ils trouvent ici l’expression de notre
gratitude, Nous disons également merci à Papa LUFULWABO Patrice et Maman MUKENYI Monique
nos géniteurs. Nous disons merci à nos frères et sœurs MUJINGA Passy, KONGOLO Sylvie, Patrick
BUKASA, Jean BUKASA ainsi qu’à tous les autres membres de la famille LUFULWABO. Qu’il nous soit
aussi autorisé d’adresser nos vifs remerciements à nos amies et connaissances Dieudonné MPOSHI,
Rachel MBUYI, Evodic MBUYA, Rachel BAMPELEDI, Esther MWAYUMA, Christelle MBAYO, Rhedelia
NGIMBI et Prince KABAMBA pour leurs attentions particulières à notre personne, leurs soutiens
spirituels et leurs encouragements, que cette couvre soit pour vous un symbole de reconnaissance. Et
particulièrement l’Ingénieur Franck MUSAFIRI à qui la majeure partie informatique revient. Nos
sentiments de gratitude s’adressent en définitif à tous ceux qui de près ou de loin ont contribués
d’une façon ou d’une autre moralement que matériellement en vue de nous aider à mettre ce travail
sur pied