EMPLOYABILITE DES JEUNES EN AFRIQUE et ROLE DE
L’ECONOMIE DIGITALE
MODULE 2 :
EMPLOI DES JEUNES EN AFRIQUE : INITIATIVES EN COURS
Cours en ligne: Février-Mars 2025
Responsable du module : Amandine Yanogo
Coordonnateur du cours: Pr Parfait M. Eloundou-Enyegue
TABLES DES MATIERES
I. INTRODUCTION ......................................................................................................... 3
I. LES JEUNES ET LES OBJECTIFS DU DEVELOPPEMENT DURABLE .................. 1
II. CHARTE AFRICAINE DE LA JEUNESSE .................................................................. 4
III. PLAN D’ACTION DE LA DECENNIE DE LA JEUNESSE .......................................... 5
IV. DECISION DE MALABO SUR L’AUTONOMISATION DES JEUNES ........................ 7
V. CONCLUSION ............................................................................................................. 9
ANNEXE ............................................................................................................................ 11
I. INTRODUCTION
Le continent Africain élève en ce moment la génération la plus grande
(démographiquement) de son histoire. Les jeunes âgés de 12 à 35 ans constituent
la majorité de la population africaine (UN 2022). Ces 800 millions de jeunes
constituent un potentiel inexploité, mais sont par ailleurs confrontés à des défis
majeurs. Ils sont reconnus (par les dirigeants du monde et les Organisations
Internationales) comme possédant des atouts et des compétences précieux pour
leur développement et celui de l’Afrique. Ils ne sont ni une préoccupation
sectorielle, ni un détail trivial dans les programmes de redressement régional et
d’intégration socio-économique. Ils font au contraire partie intégrante du processus
de développement à travers tous les secteurs et domaines d’intérêt.
La forte jeunesse actuelle de la population africaine est à la fois un risque
et une opportunité. Transformer cette situation en opportunité revient à créer
urgemment des emplois et à établir cette création d’emplois comme une urgence.
Avec plus de 60 % de la population du continent âgée de moins de 25 ans, une
création rapide et massive d’emplois est nécessaire pour capturer ce dividende
démographique et prévenir la stagnation économique, les troubles sociaux et une
montée de la pauvreté. L'urbanisation rapide, les progrès technologiques et
l'évolution des économies mondiales exigent des solutions innovantes, notamment
l'entrepreneuriat, le développement des compétences et les investissements dans
des industries capables d'absorber la main-d'œuvre en expansion. Si aucune
action n'est entreprise dans l'immédiat, des millions de jeunes Africains risquent
de se retrouver dans des cycles de chômage et de sous-emploi, menaçant ainsi la
stabilité et la prospérité à long terme. Les gouvernements, le secteur privé et les
partenaires internationaux doivent travailler ensemble pour créer des politiques
inclusives, élargir l'accès à l'éducation et favoriser un environnement où les jeunes
peuvent s'épanouir sur des marchés concurrentiels, en veillant à ce que l'avenir
économique de l'Afrique reste prometteur et résilient.
Ce module explore l’engagement des jeunes à participer et à contribuer à
l’accélération de l’atteinte des objectifs des Objectifs du Développement Durable
(ODDs). Il présente les politiques et programmes de développement de la
jeunesse de l'Union Africaine (UA) visant à garantir que le continent bénéficie de
son dividende démographique. A la fin du module, le participant sera capable de
comprendre :
Les actions menées par les jeunes pour contribuer à l’atteinte des ODD;
La Charte africaine de la jeunesse (CAJ) ;
Le Plan d'action de la Décennie de la jeunesse;
La Décision de Malabo sur l'autonomisation des jeunes.
I. LES JEUNES ET LES OBJECTIFS DU DEVELOPPEMENT
DURABLE
L’un des principes fondamentaux de l’Agenda 2030 est de garantir que « personne
ne soit laissé pour compte ». En raison de leur présence ubiquitaire à travers le
monde ainsi que leur vulnérabilité, les jeunes sont pris en compte dans tous les
objectifs et cibles de cet agenda. Considérés comme des agents majeurs du
développement durable, du changement socioéconomique et de l'innovation
technologique, ils contribuent entre autres à la lutte contre la faim, le changement
climatique, à l’employabilité, à l’éducation pour tous, ou encore à l’accès à un
emploi décent etc. Leur participation passe par la création de divers associations,
forums et programmes. Une liste exhaustive de ces programmes est impossible,
tant ils diffèrent par la taille, la genèse, la logique de fonctionnement, la couverture
géographique et le financement.
Le Forum des jeunes du Conseil Economique et Social des Nations Unies
(ECOSOC) qui est une initiative annuelle de la présidence du Conseil. Le
Forum offre une plateforme aux jeunes pour engager un dialogue avec les
États membres et d’autres acteurs afin d’exprimer leurs points de vue, leurs
préoccupations et de nourrir les actions pour un monde plus juste et plus
durable guidé par les Objectifs de développement durable (ODD).
Plan des jeunes qui, initié en France, réunit des jeunes engagées en faveur
de l’égalité de genre et des droits des enfants, notamment ceux des filles, dans
le monde.
Programme Tamkeen : composé de plusieurs projets, le projet Tamkeen III
a pour objectif d’appuyer l’insertion socio-économique inclusive des jeunes.
Les deux phases précédentes, quant à elles étaient consacré à former les
jeunes et à les permettre d’accéder à des métiers, et à des compétences de
vie sensibles au genre.
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Yes-Africa : est le résultat de l’expertise collective de l’UA, de l’OIT, des
membres africains, des organisations et des représentants de la jeunesse.
C’est un cadre stratégique appelant les pays africains et les parties prenantes
de la jeunesse à investir dans la transformation du monde du travail en Afrique
afin de créer des emplois décents et productifs pour la jeunesse africaine et
leur intégration sur les marchés du travail.
Youth Connekt Africa présent actuellement dans 33 pays, est un programme
d’autonomisation des jeunes qui a été lancé au Rwanda en 2012.
YouthConnekt Africa fonctionne comme une plateforme panafricaine dont la
vision est de connecter la jeunesse africaine pour une transformation socio-
économique. La plateforme cherche à autonomiser les jeunes en améliorant
leurs connaissances, leurs expériences et leurs compétences tout en
investissant dans leurs idées, leurs innovations et leurs initiatives. Cinq
principaux objectifs constituent ce programme.
a. Créer 10 millions d’emplois pour les jeunes
b. Donner du pouvoir à 25 millions de personnes,
c. Des jeunes avec des compétences
d. Connecter 100 millions Jeunes Africains
e. Nourrir 1 million de Jeunes leaders
f. Eliminer l'écart entre les sexes
African Girls Can Code Initiative (AGCCI) : lancée par ONU Femmes et la
Commission de l'Union africaine (CUA) en collaboration avec l'Union
internationale des télécommunications (UIT), AGCCI rassemble des filles de
toute l'Afrique et leur permet de s'initier à l'internet des objets, à l'intelligence
artificielle et aux jeux vidéo, comme une initiative qui crée également des
emplois pour les jeunes filles en Afrique. La première phase de l'AGCCI a été
lancée en 2018 avec le soutien de l'ambassade du Danemark en Éthiopie et
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s'est achevée en 2019, avec à son actif une longue liste de réalisations.
L'initiative a deux stratégies clés, à savoir : i) les camps de codage et ii)
l'intégration des TIC, du codage et de l'égalité des sexes dans les programmes
nationaux.
2030 Youth Force : créée il y a plus d’un an par 19 jeunes d'Asie et du
Pacifique, a pour objectif d’encourager la jeunesse à s’engager dans la mise
en œuvre des (ODD) dans leur communauté.
Cadre du NEPAD pour la Jeunesse : en soutien à l’UA, le cadre met l’accent
sur l’importance d’impliquer la jeunesse dans le développement socio-
économique et l’avancement de l’Afrique.
Tony Elumelu Foundation Entrepreneurship Program : Fondé en 2010 ce
progamme encourage l'entrepreneuriat africain, favorise l'éradication de la
pauvreté, catalyse la création d'emplois dans les 54 pays africains et accroît
l'autonomisation économique des femmes. La mission de la Fondation est
ancrée dans l’africapitalisme, qui positionne le secteur privé, et surtout les
entrepreneurs, comme le catalyseur du développement social et économique
du continent africain. Depuis le lancement du programme d’entrepreneuriat
TEF en 2015, la Fondation a accordé à plus de 2,5 millions de jeunes Africains
un accès à des formations sur sa plateforme numérique, TEFConnect.
African Union’s Youth Employment Initiative : dans un contexte de graves
problèmes de chômage et de sous-emploi des jeunes dans la plupart des pays
africains et de nécessité urgente de faire en sorte que l’Afrique bénéficie de
cet énorme potentiel inexploité et récolte le « dividende démographique » de
sa population jeune l’UA, CEA, BAD, OIT lance cette initiative conjointe.
African Development Bank (AfDB) - Jobs for Youth in Africa Strategy: initié
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par la Banque Africaine de Développement, cette stratégie soutien les pays
africains dans l'intensification des réponses à la crise du chômage et du sous-
emploi des jeunes sur le continent.
Réseau des jeunes pour une agriculture durable (Climate Smart
Agriculture Youth Network) : Créé en 2015 ce réseau a monté un
programme de formation pour les jeunes Africains et organise des sessions de
formations pour encourager les jeunes à mettre en place des initiatives axées
sur des modes de vie plus durables.
« Jeunesse pour les ODDs » (Youth for the SDGs) : En plaçant les jeunes
en tant qu’acteurs du changement, le programme forme des représentants
d’organisations de jeunes volontaires et les encourage à participer à des
discussions et des manifestations relatives aux ODD dans leurs
communautés.
II. CHARTE AFRICAINE DE LA JEUNESSE
Avec une population majoritairement jeune, l’Afrique doit accroitre son
investissement dans les programmes de développement économique et social,
afin d'améliorer l'indice de développement des pays Africains. C’est ainsi que
l'Union Africaine a élaboré parmi tant d’autres la Charte Africaine de la Jeunesse
(CAJ) visant à faire en sorte que le Continent tire profit de son dividende
démographique.
Adoptée lors du Sommet des Chefs d'Etat à Banjul (Gambie), le 7 juillet
2006, la CAJ est un document politique et juridique et cadre stratégique pour les
Etats africains. Entrée en vigueur le 8 août 2009, elle représente la toute première
initiative de l'Union africaine (UA) avec une représentation pleinement inclusive
des jeunes dans les 55 États membres. Elle a pour objectifs principaux de
- donner la direction à prendre aux Etats membres pour la
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responsabilisation et le développement de la jeunesse aux niveaux
continental, régional et national et
- consolider, renforcer et réaffirmer les efforts pour responsabiliser les
jeunes au travers d’une participation significative de la jeunesse et d’un
partenariat équitable dans la conduite du programme de développement
de l’Afrique;
A ce jour 42 États membres ont signé la Charte et 38 États membres l’ont
ratifiée. La charte aborde, entre autres l'éducation et le développement des
compétences ; l'emploi des jeunes, le chômage et la protection sociale ; la santé
des jeunes, y compris la santé sexuelle et reproductive ; l'égalité des sexes ; et les
droits des jeunes. Elle vise par ailleurs à protéger les jeunes contre la
discrimination et leur garantit la liberté de circulation, de parole, d'association, de
religion, de propriété et autres droits humains, tout en s'engageant à promouvoir
leur participation dans la société. Elle se réfère aux droits, libertés et obligations
de la jeunesse en Afrique. Elle comprend 31 articles subdivisés en deux grandes
parties dont les Droits et Devoirs et les Dispositions Finales.
Tous les deux ans, une jeune fille et un jeune homme sont choisis parmi les
pays membres pour défendre la ratification ; la mise en œuvre et le renforcement
de la CAJ et de l'agenda de la jeunesse dans leurs pays.
III. PLAN D’ACTION DE LA DECENNIE DE LA JEUNESSE
A la suite de la CAJ, les Chefs d'États et de gouvernements de l'Union africaine
ont proclamé les années 2009-2018 comme la Décennie de la jeunesse pour le
développement en Afrique, au cours de la réunion du Conseil exécutif tenue en
Janvier 2009 à Addis-Abeba, Ethiopie.
Ce plan a été mis en place pour montrer la responsabilité des Etats mais
aussi de l'UA sur la valorisation, la prise en compte des jeunes dans la résolution
des problèmes qui minent l’Afrique. Le Programme d'action de la Décennie est à
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la fois un cadre et un véhicule pour relever les défis de développement de l'Afrique
en mobilisant un investissement soutenu, concerté et nécessaire dans le potentiel
des jeunes des continents reconnus comme un dividende démographique. Plus
concrètement, il est un canal d’action coordonnée et concertée pour accélérer
l’autonomisation et le développement des jeunes. Pour cela le plan a pour objectifs
de :
Servir de feuille de route pour la vulgarisation, la ratification et la mise en
œuvre de la CAJ.
Intégrer et mettre en œuvre la CAJ en incorporant la perspective de la
jeunesse dans le financement et le suivi des objectifs et des indicateurs
de développement de l'Afrique.
Établir des normes de référence, des critères indicatifs et la responsabilité
dans la conception, la mise en œuvre et le suivi des politiques, des
programmes.
Outre les objectifs, le plan d’action a élaboré cinq domaines d’interventions dont :
Éducation et développement des compétences ;
Emploi et entrepreneuriat des jeunes ;
Gouvernance, paix et sécurité ;
Santé des jeunes et droits en matière de santé sexuelle et reproductive
Agriculture, changement climatique et environnement
Ainsi, les résultats attendus du plan ont été élaborés comme suit :
1. Capacités renforcées des États membres, à développer et à mettre en
œuvre des politiques et des plans détaillés, intégrés et intersectoriels de
développement de la jeunesse
2. Perspectives de la jeunesse intégrées de manière efficace dans la
conception, la mise en œuvre et le suivi des objectifs et des priorités de
développement durable.
3. Investissement accru dans les programmes et les activités de
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développement de la jeunesse liés à l'évaluation des objectifs de
développement.
4. Besoins et mobilisation des ressources pour le développement des
jeunes à tous les niveaux, basés sur des preuves et des résultats.
5. Adoption du Plan d’action de la Décennie de la jeunesse en tant que
cadre pour le financement et l'évaluation des politiques, programmes et
activités visant l'autonomisation et le développement des jeunes sur le
continent.
IV. DECISION DE MALABO SUR L’AUTONOMISATION DES JEUNES
Réunis en juin 2011 à Malabo (Guinée équatoriale) dans le but d’«accélérer
l'autonomisation des jeunes pour un développement durable», les chefs
d'Etat et de gouvernement de l'UA ont adopté la Déclaration de Malabo. Cette
décision intervient dans un contexte de chômage très élevé où les jeunes diplômés
et qualifiés dont regorge le continent sont mal utilisés par les dirigeants. Ainsi
plusieurs décisions ont été prises à Malabo dont :
i. Tous les États membres doivent promouvoir l'Agenda de la jeunesse et
adopter des politiques et des mécanismes de création d’emplois sûrs,
décents et compétitifs, en accélérant la mise en œuvre du Plan d’Action
de la Décennie 2009-2018 et le Plan d’Action 2004 de Ouagadougou sur
la Promotion de l’Emploi, et la réduction de la pauvreté ;
ii. La Commission en collaboration avec ses partenaires doit élaborer un
cadre d’enseignement technique et de formation professionnelle (EFTP),
portant spécifiquement sur les domaines de l'agriculture et des TIC, tout
en accélérant la mise en œuvre du Plan d’action de la Décennie africaine
de la jeunesse ;
iii. Les Etats membres allouent des ressources suffisantes à la Commission
pour la promotion du programme de la jeunesse y compris le financement
de l'Union Panafricaine de la Jeunesse.
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iv. Organiser en marge de chaque Sommet de l’UA en juin/juillet, un
programme de formation pour les jeunes volontaires ;
v. Tous les jeunes volontaires soient déployés le plus tôt possible, après leur
formation et, aussi affectés dans les organes de l’UA et les Communautés
économiques régionales dans le cadre du renforcement des capacités des
jeunes cadres.
vi. La Commission de l'Union africaine dirige l'organisation d'un événement
parallèle sur le thème " Accélérer l'autonomisation des jeunes en vue du
développement durable", sous l’égide du Président en exercice de l'UA,
au cours de la réunion de haut niveau de l'Organisation des Nations Unies
sur la jeunesse en juillet 2011, au siège des Nations Unies et dont le thème
est "Coopération pour le financement du développement et de
l’autonomisation des jeunes en Afrique".
A la suite des décisions, les Chefs d’Etat s’engagent à :
a. CONSOLIDER individuellement et collectivement nos précédents
engagements visant à accélérer la création d’emplois, la réduction de la
pauvreté, la protection sociale au profit de nos peuples et du développement
social de l’Afrique. A cet égard, nous prenons de nouveau la résolution et
engageons nos pays à accélérer les efforts visant à réduire le chômage et le
sous-emploi des jeunes et des femmes d’Afrique et à réaliser tous les OMD
d’ici à 2015 ;
b. REDUIRE le chômage des jeunes d’au moins deux pourcent (2%) par an au
cours des cinq (5) prochaines années tel que contenu dans le Plan d’action
pour la Décennie de la jeunesse 2009-2018 ;
c. ENTRETENIR, étendre et harmoniser les Systèmes d’information relatifs au
marché du travail en appui à la formulation, à la mise en œuvre et à l’évaluation
de la politique de l’emploi ;
d. AMELIORER et accroître l’adéquation des systèmes d’éducation et de
formation vis-à-vis des besoins actuels et à venir du marché du travail afin de
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résoudre le problème d’inadaptation structurelle et croissante des
compétences ;
e. FOURNIR l’orientation en tant que Gouvernements nationaux et assurer la
cohérence des Cadres nationaux et régionaux de certification relatifs à
l’éducation et à la formation professionnelle, ainsi que l’élaboration de Plans
d’action détaillés intersectoriels nationaux et régionaux pour l’emploi des
jeunes ;
f. ACCELERER l’expansion de la protection sociale appropriée pour les jeunes,
les femmes, l’économie informelle, les travailleurs en milieu rural et les
membres de leurs familles, afin de réduire leur pauvreté et leur vulnérabilité ;
g. EXHORTE les Etats membres qui ne l’ont pas encore fait de signer et de
ratifier la Charte africaine de la jeunesse.
V. CONCLUSION
Afin de profiter de sa jeunesse, les gouvernements ont compris qu’il était plus que
nécessaire d’associer les jeunes dans le processus de développement de l’Afrique.
De nombreux jeunes sont prêts à contribuer à cet effort. Par conséquent, des
initiatives conjointes entre les Etats Africains et des jeunes sont à encourager, dans
la mesure où elles permettront de tirer pleinement profit du dividende
démographique de l’Afrique. Ces efforts sont multiples et divers dans leur format,
dans leur logique et dans leur base institutionnelle. Ils incluent aussi bien des
initiatives privées que publiques et civiles, aussi bien des initiatives locales et
nationales qu’internationales. Pris ensemble, ils commencent à bâtir
l’environnement infrastructurel, les talents, et normes nécessaires pour développer
une culture d’entreprise dans le domaine digital. Les progrès restent lents et ils
devraient être accélérés. Ces progrès visent trois directions principales,
notamment (a) l’accès généralisé et équitable à l’internet et l’infrastructure digitale,
(b) la formation académique et continue des jeunes et (c) l’environnement
administratif et réglementaire, notamment en ce qui concerne la fiscalité et la
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cybersécurité.
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ANNEXE
ARTICLES DE LA CHARTE AFRICAINE DE LA JEUNESSE
DES DROITS ET DES DEVOIRS Article 16 : De la Sante,
Article 1 : Des obligations des Etats Article 17 : De la paix et de ta sécurité
Parties Article 18 : De l’application de la loi
Article 2 : De Ia Non-discrimination Article 19 : Du développement durable et
Article 3 : De la Libert de circulation de la protection de l'environnement
Article 4 : De la Liberté d'expression Article 20 : De la Culture et los jeunes
Article 5 : De la liberté, d'association Article 21 : Des jeunes de la diaspora
Article 6 : De la liberté de pensée, Article 23 : Des filles et des jeunes
de conscience et de religion femmes
Article 7 : De la protection de la vie privée Article 24 : Des jeunes ayant des besoins
Article 8 : De la protection de la famille spécifiques
Article 9 : De la propriété Article 25 : De l'élimination des pratiques
Article 10 : Du développement sociales et culturelles n6fastes
Article 11 : De la participation des jeunes Article 26 : Des Responsabilit6s des
Article 12 : De la politique nationale pour jeunes
les jeunes Article 27 : De la vulgarisation de la
Article 13 : Du développement de Charte
l‘enseignement et des compétences Article 28 : Des responsabilités de Ia
Article 14 : De la lutte contre la pauvreté commission de l’Union africaine
et I’ intégration socioéconomique des
jeunes DISPOSITION FINALE
Article 15 : Des moyens de subsistance Article 29 : Clause de protection
durables et emploi des jeunes Article 30 : Signature, Ratification ou
Adhésion
Article 31 : Amendement et Révision de
la Charte
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