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Qu'est-ce que la science ?

Le document explore la définition et les critères de la science, en se concentrant sur la distinction entre les sciences exactes et les sciences humaines. Il aborde des questions philosophiques sur la nature de la science, la validité des sciences humaines, et le lien entre progrès scientifique et progrès moral. Enfin, il souligne l'importance de la méthode scientifique et de la falsifiabilité pour établir ce qui est considéré comme scientifique.

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Qu'est-ce que la science ?

Le document explore la définition et les critères de la science, en se concentrant sur la distinction entre les sciences exactes et les sciences humaines. Il aborde des questions philosophiques sur la nature de la science, la validité des sciences humaines, et le lien entre progrès scientifique et progrès moral. Enfin, il souligne l'importance de la méthode scientifique et de la falsifiabilité pour établir ce qui est considéré comme scientifique.

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LA SCIENCE

As-salam aleykoum

Bismillah
LA SCIENCE
Echangeons...

Qu’est-ce que c’est pour vous ?

Qu’est-ce qui est scientifique ? Une chose dites “scientifique” doit-elle répondre à des
critères ? Qui peut faire de la science ? Pensez-vous que les sciences “politiques”,
“humaines”, “sociales” etc. sont des sciences ? Pourquoi ? Comment être sure qu’une
chose est scientifique ?
VIDÉO
Regardons une petite

INTRODUCTIVE
pour commencer en douceur

[Link]
DÉFINITION !
Tout d’abord

pour comprendre ce que c’est

La science est la connaissance


objective des faits, fondée sur soit des
démonstrations, soit sur des
raisonnements expérimentaux.
RAISONNEMENTS
EXPÉRIMENTAUX : DANS
CONNAISSANCE
LE CAS DE SCIENCES
OBJECTIVE : LA
EXPÉRIMENTALES COMME
CARÉCTÉRISTIQUE DE LA
LA PHYSIQUE OU LA
SCIENCE EST DE NE PAS SE
MÉDECINE, LES
La science est la connaissance CONTENTER D’OPINIONS
CONNAISSANCES
objective des faits, fondée sur soit SUBJECTIVES MAIS DE
THÉORIQUES REPOSENT
des démonstrations, soit sur des PROUVER CE QU’ELLE
SUR DES
raisonnements expérimentaux. AVANCE.
EXPÉRIMENTATIONS
PRÉCISEMMENT
ENCADRÉES.

DÉMONSTRATIONS : LES MATHÉMATIQUES ET LES SCIENCES FONDAMENTALES QUI LUI SONT APPARENTÉES
DÉMONTRENT LES THÉORIES QU’ELLES AVANCENT
QUESTIONS
Maintenant, les

PHILOSOPHIQUES Auxquelles nous répondrons


1. /A quoi reconnait-on qu’un énoncé est scientifique ?
Que signifie que tel ou tel résultat est “scientifiquement prouvé” ? Existe-t-il des critères précis permettant de
distinguer ce qui est scientifique de ce qui ne l’est pas ?
Perspective : La connaissance

2../Les sciences humaines sont-elles de véritables sciences ?


Le statut de ce que l’on appelle “sciences humaines” - histoire, psychologie, sociologie, etc. - est ambigu et cette
appellation est elle-même problématique. Méritent-elles d’être considérées comme des sciences au même titre
que la physique ou la biologie, ou forment-elles un domaine à part de la culture ?
Perspective : L’existence humaine et la culture

3./Le progrès scientifique entraine-t-il un progrès moral ?


Si nous accumulons des connaissances, c’est, à priori, pour améliorer nos conditions de vie. Mais la science nous
rend-elle meilleur sur le plan moral et politique ? Améliorer notre savoir nous permet-il de nous améliorer nous-
même ?
Perspective : La morale et la politique.
PLAN DE LA
Et le

NOTION En détails
I.A quoi reconnait-on qu’un énoncé est scientifique ?
a.)La science se caractérise par la rigueur de sa méthode
b.)Les sciences hypothético-déductives
c.)Le sciences expérimentales, entre théorie et expérience
d.) L’épreuve de la falsifiabilité KARL POPPER
II. Les sciences humaines sont-elles de véritables sciences ?
a.)Il n’y a de science que mathématisable DESCARTES
b.)Ce qui différencie les sciences humaines des sciences de la nature KANT
c.)Deux rationalités distinctes MARCEL MAUSS & PAUL RICOEUR
III. Le progrès scientifique entraine-t-il un progrès moral
a.)Les sciences au service de la morale et du progrès DESCARTES
b.)Science, civilisation et barbarie HUSSERL & MICHEL HENRY
c.)La science sous surveillance
A QUOI RECONNAIT-ON QU’UN
Grand I

ÉNONCÉ EST SCIENTIFIQUE


Introduction
?

Le qualificatif scientifique apposé à une théorie est censé


garantir la confiance que nous pouvons lui accorder. Mais
comment savoir si un énoncé est scientifique ou ne l’est pas ?
Existe-t-il un critère permettant de le reconnaitre ?
A QUOI RECONNAIT-ON QU’UN
Grand I

ÉNONCÉ EST SCIENTIFIQUE


A. La science se caractérise par la rigueur de sa méthode
?
Le but affiché par la science est de connaitre le monde et ses phénomènes de la manière la plus exacte possible. Au sens large,
on peut appeler indistinctement “science” tout type de savoir. Pourtant, des sciences occultes aux sciences politiques , toutes
ne méritent pas ce nom ! Aussi, en un sens plus strict, on réserve le nom de “science” à un certain type de savoir qui se
caractérise par le respect rigoureux d’une méthode précisément définie, une procédure vérifiable et reproductible. C’est donc la
méthode qui fait l’essence de la science : c’est elle qui rend un résultat scientifique ou non. Un énoncé n’est donc scientifique
que si la manière dont il a été produit a obéi à certaines exigences rationnelles. Or, à cet égard, on peut distinguer deux types de
sciences :
=> Les sciences “pures”, comme les mathématiques ou la physique fondamentale, qui sont hypothético-déductive.
=> Les sciences expérimentales, comme la chimie, qui se fonde sur des données empiriques.
A QUOI RECONNAIT-ON QU’UN
Grand I

ÉNONCÉ EST SCIENTIFIQUE ?


B. Les sciences hypothético-déductives
Les mathématiques et les sciences qui leur sont apparentées démontrent tout ce qu’elles avancent. Tout ? Pas vraiment. Tout ce qui
est démontré, certes, mais seulement à partir d’énoncés (théorèmes ou propositions) démontrés antérieurement, qui eux-même
renvoient à d’autres énoncés préalablement démontrés... et ainsi de suite jusqu’aux éléments premiers qui ont servi de points de
départ pour l’ensemble du dispositif démonstratif. Ces éléments premiers -axiomes, postulats, définitions- sont des hypothèses sur
lesquelles repose la totalité de cet ensemble, qu’on peut donc appeler hypothético-déductif.
A QUOI RECONNAIT-ON QU’UN
Grand I

ÉNONCÉ EST SCIENTIFIQUE


C. La sciences expérimentales, entre théorie et expérience
?
La démarche scientifique
Dans les sciences expérimentales, la théorie est toujours en relation avec l’expérience. Mais de quelle façon ? Le médecin français
Claude Bernard (1813 - 1878) a décrit précisément les différentes étapes de la démarche scientifique, qu’on peut résumer en trois
points.
1 : Observation des faits, réguliers ou étonnants par rapport à l’état actuel de la connaissance.
=> Exemple 1 : on observe que l’eau bout régulièrement quand elle atteint 100°C
=> Exemple 2 : on observe que la trajectoire d’Uranus n’est pas tout à fait conforme à ce qu’elle devrait être selon la loi de gravitation
2 : Passage à la théorie, à l’hypothèse scientifique.
=> Exemple 1 : par induction, on fait l’hypothèse que l’eau s’évapore toujours à 100°C, c’est-à-dire passe de l’état liquide à l’état gazeux sous l’effet
d’un réchauffement
=> Exemple 2 : L’astronome Urbain le Verrier avance l’hypothèse d’une nouvelle planète, qui n’aurait pas encore été observée mais qui perturberait
la trajectoire d’Uranus. Il en calcule la position supposée.
3 : vérification expérimentale ; la théorie est testée dans des conditions variées pour s’assurer de sa validité
=> Exemple 1 : il apparait que la température d’ébullition de l’eau varie selon l’altitude. Il faut donc revenir à l’étape 1 et formuler nouvelle hypothèse.
=> Exemple 2 : à l’endroit calculé par le Verrier, l’astronome Johann Gall découvre une nouvelle planète, baptisée plus tard Neptune. La prédiction
s’est confirmée : l’hypothèse est donc validée.
A QUOI RECONNAIT-ON QU’UN
Grand I

ÉNONCÉ EST SCIENTIFIQUE


C. La sciences expérimentales, entre théorie et expérience
?
L’impossibilité de “vérifier” une théorie scientifique
Toutefois, il ne suffit pas qu’une théorie soit validée une fois pour être définitivement vraie, puisqu’elle peut toujours être invalidée plus
tard, à l’issue d’une autre vérification expérimentale. Une théorie non falsifiée, c’est-à-dire qui passe victorieusement les test
expérimentaux, est dite “confirmée” ou bien “corroborée”, mais elle n’est que provisoirement “vraie”. En effet, dans la démarche
scientifique, on ne “prouve” pas les théories, même si on peut les réfuter. Les théories scientifique ne sont que des hypothèses, des
tentatives d’explications du monde.
A QUOI RECONNAIT-ON QU’UN
Grand I

ÉNONCÉ[Link] SCIENTIFIQUE
L’épreuve de falsifiabilité
?
En revanche, comme l’explique Karl Popper, une théorie n’est scientifique que si elle est “falsifiable” ou “réfutable”, c’est-à-dire
seulement si elle peut être testée, contrôle par des faits : on doit pouvoir envisager un évènement qui, s’il se produisait, nous mènerait à
renoncer à l’hypothèse ou, au moins, à la modifier. Ce critère de falsifiabilité joue, pour Popper, le rôle de démarcation entre les théories
scientifiques et les idéologies non scientifiques. Il est ainsi amené à considérer que la psychanalyse, l’astrologie, etc. sont des pseudo-
sciences car on ne peut pas les réfuter.

Cette exigence de falsifiabilité est essentielle à la science à une époque comme la nôtre, marquée par une certaine suspicion à l’égard
de la science. Des thèses fantaisistes ou complotises prolifèrent, qui remettent en cause la théorie de l’évolution ou le principe du
réchauffement climatique. Les traditions et la religion jouent un rôle important dans cette attitude qui conduit à une certain
désinformation relayée abondamment sur les réseaux sociaux. C’est le nouveau défi auquel est confronté la science : montrer qu’elle
n’est pas qu’une idéologie parmi d’autre mais qu’elle s’appuie sur la raison universelle que tous les hommes partagent et qui devrait les
mettre d’accord, au-delà des divergences politiques et culturelles.
LES SCIENCES HUMAINES SONT-
Grand II

ELLES DE VÉRITABLES
Introduction
SCIENCES ?

Les sciences humaines sont parfois appelées avec mépris “les


sciences molles” par opposition aux “sciences exactes” ou
“sciences dures”.
Ce statut de seconde zone signifie-t-il que l’homme ne peut
pas faire l’objet d’une science ?
LES SCIENCES HUMAINES SONT-
Grand II

ELLES DE VÉRITABLES SCIENCES


A. Il n’y a de science que mathématisable
?
Le modèle mathématique
A priori, toutes les sciences visent la vérité. Pourtant, toutes ne se valent pas. Descartes réserve une place particulière aux
mathématiques, dont il fait un modèle de démarche rationnelle. Elles sont , à ses yeux, à la fois plus certaines, plus faciles et plus claires
parce que leur objet est abstrait. Qu’il s’agisse des nombres ou des figures, en effet, ce qu’étudient l’algèbre et la géométrie n’est
qu’une abstraction, le fruit d’une démarche intellectuelle et non pas d’une expérience réelle, contrairement aux corps physiques, à
l’homme ou à la Terre. L’objet des mathématiques, d’après Descartes, est donc “pur et simple” : il n’a pas besoin d’être observé, mais
seulement d’être posé par une définition. Le nombre, par exemple, n’est rien, même si tout peut être nombré, car les mathématiques
raisonnent sur les rapports de grandeurs entre les choses et non les choses elles-mêmes : leurs vérités sont des vérités purement
abstraites, et c’est ce qui leur donne leur certitude.

La mathématisation des autres sciences


C’est en utilisant, mais aussi en imitant les mathématiques que de nombreuses sciences ont évolué au cours de l’Histoire. La biologie,
par exemple, a cessé d’être une science descriptive à partir du XXe siècle pour devenir une science quantitative qui s’appuie sur des
outils mathématiques (équations etc.) et déchiffre des codes génétique. Est-ce le destin de toute discipline de se mathématiser pour
devenir scientifique, objective et moderne ? L’usage des statistiques en économie ou en sociologie, par exemple, ne révèle-t-il pas de
cette logique qui aligne toute science sur le modèle mathématique ?
LES SCIENCES HUMAINES SONT-
Grand II

ELLES DE VÉRITABLES SCIENCES


B. Ce qui différencie les sciences humaines des sciences de la nature
?
Des sciences de l’esprit autonomes
On a l’habitude de ranger, sous l’appellation “sciences humaines” (ou sous la variante “science sociale”), de nombreuses disciplines
assez variées mais qui ont en commun d’aborder un aspect de l’existence humaine. L’expression a été utilisée en français pour
traduire le mot Geistewissenschaften (littéralement : sciences de l’esprit), employé par par Wilhelm Dilthey. Celui-ci distinguait, en
effet, les “sciences de l’esprit”, d’une part et les “sciences de la nature”, d’autre part, non seulement parce qu’elles n’ont pas le même
objet d’étude, mais aussi parce qu’elle n’ont pas les mêmes méthodes.

Expliquer et comprendre
Dilthey dénonce le présupposé selon lequel les faits d’ordre spirituel s’expliqueraient de la même façon que les mécanismes naturels.
Nous “expliquons” les choses de la nature, telles que la trajectoire d’un astre, mais nous ne pouvons pas les “comprendre”. Expliquer,
c’est trouver de l’extérieur un rapport entre deux faits comme celui qu’on peut établir entre la dilatation et l’échauffement après avoir
observé, de manière répétée, que le second était toujours suivi de la première.

En revanche, nous cherchons à “comprendre” les comportements humains sans pouvoir les expliquer, en nous efforçant de nous
mettre à la place des personnes que nous observons. Si l’on étudie la Révolution française, par exemple, on essaiera de s’imaginer
dans la situation des différents acteurs de l’évènement pour comprendre leurs motivations et leurs décisions. Il s’agit donc de procéder
par intuition, de “l’intérieur”, par une sorte d’empathie ou de participation à la vie psychique de la personne que l’on cherche à
comprendre.
LES SCIENCES HUMAINES SONT-
Grand II

ELLES DE VÉRITABLES SCIENCES


C. Deux rationalités distinctes
?
On aurait tort de conclure de ce qui précède que les sciences humaines sont condamnés à une subjectivité incertaine et douteuse.
D’abord, comme l’explique Marcel Mauss dans ses Essais de sociologie, parce qu’elles ne portent pas sur des valeurs (le bien, le mal,
etc) mais bien sur des faits, établis à partir d’hypothèses et obéissant à des méthodes précises.

Ensuite, comme le souligne Paul Ricoeur dans Histoire et Vérité, parce qu’il y a une “bonne” et une “mauvaise” subjectivité. Certes,
explique-t-il, l’histoire n’est pas une réalité absolue existant en soi : l’historien doit faire des choix, interpréter subjectivement des
documents. Mais cela ne signifie pas pour autant qu’il peut être partial et malhonnête ou se servir de l’histoire pour transmettre ses
idées personnelles ! Ricoeur insiste sur le fait que c’est, au contraire, grâce à la subjectivité de l’historien et elle seule qu’une
connaissance objective du passé peut exister.
LE PROGRÈS SCIENTIFIQUE
Grand III

ENTRAINNE-T-IL LE PROGRÈS
Introduction
MORAL ?

Nombreuses sont les avancées scientifiques qui ont été


détournées de leurs but initiaux pour servir des fins,
commerciales ou militaires, nuisibles pour l’humanité.
La responsabilité des scientifiques est-elle alors engagée ? La
science doit-elle être animée par le souci de faire le bien et
subordonnée à des fins d’ordre moral ?
Grand III

LE PROGRÈS SCIENTIFIQUE
ENTRAINNE-T-IL LE PROGRÈS
B. Sciences, civilisation et barbarie.
MORAL ?
Que l’évolution scientifique conduise l’humanité vers un état meilleur ne va pourtant pas de soi, comme les drames du XXe siècle l’ont
montré. Une certaine conception de la science pourrait même servir ce que Michel Henry, prolongeant certaines analyses de
Husserl, appelle la “barbarie”. Parce qu’elle n’a de considération que pour ce qui est objectif et universellement valable, la science
dévalorise tout ce qui révèle de la subjectivité, de la sensibilité, de la spiritualité, de la conscience humaine et donc, peut-être, de la
morale, comme si cela lui était étranger. La science devint sa propre fin, oubliant sa vocation qui serait de servir l’humanité.

Dans son Discours sur les sciences et les arts paru en 1751, Rousseau craignait déjà que les progrès des sciences (et des arts) ne
permettent pas de rendre les hommes plus vertueux, mais qu’il les abaissent au contraire. Selon lui, la “culture des sciences est
nuisible [...] aux qualités morales”, car elle rend les hommes trop soucieux d’eux-mêmes, les éloigne de la simplicité de l’ingénu et
corrompt leur jugement.
LE PROGRÈS SCIENTIFIQUE
Grand III

ENTRAINNE-T-IL LE PROGRÈS
C. La science sous surveillance
MORAL ?
On est donc en droit de se méfier des progrès scientifiques quand ils s’effectuent en dehors de toute préoccupation d’ordre moral,
sans aucun souci de leurs conséquences pratiques. En effet, les exigences morales -par exemple la bioéthique- peuvent apparaitre
aux chercheurs comme autant de freins qui gênent l’avancée de leurs travaux. Inversement, ceux-ci peuvent aboutir à des résultats
qui échappent largement aux intentions et même au contrôle de leurs inventeurs. N’est-ce pas grâce à la science qu’on a pu fabriquer
l’arme atomique et tous les produits plastiques qui menacent la planète, que l’on cultive des OGM et que, demain, peut-être, on
pratiquera le clonage humain ? Les politiques publiques essaient de mettre en place des garde-fous pour empêcher les dérives que
risque d’entrainer le progrès scientifique et technique.
CE QU’IL FAUT RETENIR
En conclusion

de cette notion de science


1. A quoi reconnait-on qu’un énoncé est scientifique ?
Si nous accordons, souvent, une grande confiance à la science, c’est parce que les énoncés qualifiés de “scientifiques” suivent une
méthode rigoureuse. Qu’elle soit fondée sur la logique démonstrative ou sur la confrontation avec les faits, la science se met à
l’épreuve et, modestement, n’avance qu’à coups d’hypothèses toujours susceptibles d’être réfutées (Popper).

2. Les sciences humaines sont-elles de véritables science ?


Qualifiées, quelquefois, de “molles” ou “d’inexactes”, les sciences humaines apparaissent parfois comme n’ayant de science que le
nom. En comparaison de ce modèle de rigueur et de certitude que son les mathématiques (Descartes), elles semblent faire pâle
figure. Mais c’est oublier qu’elles ont leur propre fonctionnement qui, mêlant objectivité et subjectivité, permettant de “comprendre”
les comportements humains et pas seulement d’ ”expliquer” des faits (Dilthey).

3. Le progrès scientifique entraine-t-il un progrès moral ?


La plupart des philosophes des Lumières (à l’exception notable de Rousseau) ont pensé que l’humanité serait plus vertueuse si elle
était plus savante. Au XVIIe siècle, Descartes concevait même la morale comme le point culminant de l’édifice du savoir. Mais la
croyance selon laquelle les progrès des sciences s’entraîneraient harmonieusement les uns les autres paraît, désormais, lointaine et
révolue. Les domaines de la science et de a morale semblent étrangers l’un à l’autre, et c’est le pouvoir politique qui doit intervenir
pour empêcher qu’on ouvre la voie à certaines pratiques comme le clonage humain.
SELON...
La raison

Chaque personnage évoqué

Descartes : les mathématiques sont le modèle de toutes les sciences.


Rousseau : si le progrès des sciences est incontestable, il n’entraine pas nécessairement un progrès dans les
mœurs, c’est-à-dire dans la morale. Les hommes les plus savants ne sont pas toujours les meilleurs !
Claude Bernard : la science obéit à une démarche précise, qui commence par l’observation de faits, ensuite
expliqués par une théorie qui doit, elle-même, être contrôlée par des vérifications expérimentales.
Dilthey : les sciences de la nature “expliquent” leur sujets détudes, tandis que celle de l’esprit (les sciences
humaines) cherchent à le “comprendre”;
Popper : pour qu’elle puisse être considérée comme scientifique, une théorie doit être falsifiable, c’est-à-dire
qu’on puisse la tester et déterminer dans quelles conditions elle pourrait, éventuellement, être invalidée.
Ricoeur : L’histoire vise une connaissance objective du passé grâce à la “bonne subjectivité” du travail de
l’historien.
“Une expérience scientifique est
[...] une expérience qui
contredit l’expérience
commune.”
GASTON BACHELARD

CITATIONS
Quelques

Pour illustrer vos propos

“Le critère de scientificité réside dans


dans la possibilité de l’invalider, de la
réfuter ou encore de la tester .”
KARL POPPER
LA SCIENCE
Maintenant que vous savez tout ça

pour vous, c’est quoi ?


Vidéo
les bons profs

LA TECHNIQUE
sur la technique Suivant !

A faire pour la prochaine fois

Vidéo
Coursitout
sur la technique
BARAKALAOUFIKOUM
Cette notion est terminée

et à bientôt inch’Allah
^^

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