Ex Reduction Res
Ex Reduction Res
Série d’exercices
Réduction des endomorphismes
Classe MP3
Exercice 1 Exercice 5
Exercice 6
Exercice 2
Soit 𝑎 = (𝑎 1, . . . , 𝑎𝑛−1 ) ∈ R𝑛−1, 𝑏 = (𝑏 1, . . . , 𝑏𝑛−1 ) ∈ R𝑛−1 . On
0 1 0 1 1 0
0 ··· 0 𝑏1
On pose 𝐴 = 0 0 1 ® et 𝐵 = 0 1 1 ®
© ª © ª
© . . .. ª®
.. ..
« 1 −3 3 ¬ « 0 0 1 ¬ note Δ = 𝑛−1
Í
𝑎 𝑏 et 𝐴 = . ®
𝑖=1 𝑖 𝑖
0 ··· 0
®
1 Montrer que A n’est pas diagonalisable. 𝑏𝑛−1 ®
2 Montrer que 𝐴 et 𝐵 sont semblables. « 𝑎 1 · · · 𝑎𝑛−1 0 ¬
Calculer 𝐴 et tr 𝐴 en fonction de Δ.
2 2
1
3 Calculer 𝐴𝑛 pour 𝑛 ∈ N.
solution 2, page 5 2 Montrer que si 𝑎 ≠ 0 et 𝑏 ≠ 0 alors dim Ker 𝐴 = 𝑛 − 2.
3 Montrer que 𝐴 est diagonalisable sur M𝑛 (R) si, et seule-
Exercice 3 ment si, Δ > 0 ou 𝐴 = 0
solution 6, page 6
On se propose de résoudre dans M3 (R) l’équation (1) :
𝑋 2 + 𝑋 = 𝐴, avec
Exercice 7
6 0 0
𝐴= 0 2
©
−2 ®
ª Déterminer les sous-espaces vectoriels stables pour l’endo-
morphisme de dérivation dans K[𝑋 ].
« 0 0 0 ¬
solution 7, page 7
page 1 / 14
Réduction des endomorphismes Série d’exercices
«0 ... 0 1 0¬
2 Démontrer que toute matrice M ∈ M𝑛 (K) de rang 𝑟 < 𝑛,
possède un polynôme annulateur (non nul) de degré 𝑟 + 1. Déterminer les éléments propres de 𝐴𝑛 .
solution 11, page 7 solution 15, page 9
Exercice 16
Exercice 12
Soient 𝑛 > 3 et 𝑎 1, . . . , 𝑎𝑛 des réels non tous nuls. On pose
Soit K = R ou C. Pour 𝑃 ∈ K[𝑋 ] on pose : 0 ... 0 𝑎1
© . .. .. ª®
.
. . . ®
Φ(𝑃) = (2𝑋 + 1)𝑃 − 𝑋 2 − 1 𝑃 0 𝐴=
0 ... 0
®
𝑎𝑛−1 ®
1 Montrer que Φ est un endomorphisme de K[𝑋 ]. « 𝑎 1 . . . 𝑎𝑛−1 𝑎𝑛 ¬
Déterminer les valeurs propres de 𝐴 et son polynôme carac-
2 Soit 𝑃 est un vecteur propre de Φ. Montrer que 𝑃 0 ≠ 0 et téristique. Est-elle diagonalisable ?
en déduire le degré de 𝑃. Indication : discuter suivant le rang de 𝐴 pour déterminer un
3 Déterminer les éléments propres de Φ. polynôme annulateur de 𝐴.
solution 12, page 8 solution 16, page 10
Soit 𝐴 ∈ 𝑀𝑛 (𝑅) telle que : Soit 𝐸 = M𝑛 (C), 𝐴 et 𝐵 deux éléments de 𝐸. Soit 𝑓 l’endomor-
phisme de 𝐸 défini par 𝑓 (𝑋 ) = 𝐴𝑋 .
𝑛
Soient (𝑋 1, . . . , 𝑋𝑛 ) et (𝑌1, . . . , 𝑌𝑛 ) deux bases de C𝑛 .
∑︁
1
∀𝑖, 𝑗; 𝑎𝑖 𝑗 > 0, 𝑎𝑖 𝑗 = 1, ∀𝑖
𝑗=1
Montrer que la famille des 𝑛 2 matrices 𝑋𝑖 𝑡 𝑌 𝑗 est une base
de 𝐸.
1 Montrer que 1 ∈ 𝑆𝑝 (𝐴) et dim 𝐾𝑒𝑟 (𝐴 − 𝐼𝑛 ) = 1. 2 Montrer que 𝑓 est diagonalisable si et seulement si 𝐴 est
2 Prouver que, si 𝜆 ∈ 𝑆𝑝 C (𝐴) et 𝜆 ≠ 1 alors |𝜆| < 1. diagonalisable.
3 Montrer qu’existe 𝑎 ∈ C tel que pour toute valeur propre 3 Même étude avec 𝑔 : 𝑋 ↦→ 𝑋 𝐵.
𝜆 de 𝐴 on 4 Soit alors Φ : 𝑋 ↦→ 𝐴𝑋 𝐵 avec 𝐴 et 𝐵 diagonalisables.
|𝜆 − 𝑎| < 1 Montrer que Φ est diagonalisable. La réciproque est-elle vraie ?
solution 19, page 11 solution 23, page 13
Exercice 20
𝜙𝑢 (𝑓 ) = 𝑢 ◦ 𝑓 ◦ 𝑢 −1
Exercice 21
Soit 𝐸 un K-espace vectoriel de dimension finie et soit 𝑓 ∈ 1 Montrer que 𝜙𝑢 est un automorphisme de 𝐿(𝐸).
L(𝐸). On considère l’endomorphisme 2 Montrer que si 𝑢 est diagonalisable, alors 𝜙𝑢 l’est aussi.
Montrer que la réciproque est généralement fausse. On
𝜑 : L(𝐸) L(𝐸)
3
−→
prendra K = 𝑅 et 𝑢 l’endomorphisme de R canoniquement
𝑔 ↦−→ 𝑓 ◦𝑔
associé à la matrice :
0 1
1 Démontrer que toute valeur propre de 𝑓 est une valeur
−1 0
propre de 𝜙 puis, si 𝜆 est une valeur propre de 𝑓 , déterminer
𝐸𝜆 (𝜙). 4 Montrer que, si K = C la réciproque est vraie.
2 En déduire que si 𝑓 est diagonalisable, alors 𝜙 est diago- solution 24, page 13
nalisable.
solution 21, page 12
« 1 1 0 ¬
Solution de l’exercice 1 inversible et (𝑉1, 𝑉2, 𝑉3 ) est une base de R3 . Si 𝑓 est l’endo-
morphisme de R3 canoniquement associé à la matrice 𝐴, on a
• On vérifie facilement que 𝜒𝐴 = 𝑋 3 − 5𝑋 2 + 6𝑋 − 2 − 2𝑎. 𝑓 (𝑉1 ) = 𝑉1, 𝑓 (𝑉2 ) = 𝑉1 +𝑉2 et 𝑓 (𝑉3 ) = 𝑉2 +𝑉3 . Il en résulte que
Le réel 2 est valeur propre de 𝐴 si et seulement si 𝜒𝐴 (2) = 0, 𝐵 est la matrice de 𝑓 dans la base (𝑉1, 𝑉2, 𝑉3 ) donc les matrices
c’est-à-dire 𝑎 = −1. Dans ce cas, on a 𝜒𝐴 = (𝑋 − 2)𝑋 (𝑋 − 3). 𝐴 et 𝐵 sont semblables.
• Déterminons les sous-espaces propres de 𝐴. On cherche 3 D’après ce qui précède, on a 𝑃 −1𝐴𝑃 = 𝐵. On en déduit que
𝑥 pour tout 𝑛 ∈ N, 𝐴𝑛 = 𝑃𝐵𝑛 𝑃 −1 . Calculons 𝐵𝑛 On décompose
l’espace propre 𝐸 0 (𝐴). Le vecteur 𝑋 = 𝑦 ® est dans le sous-
© ª
0 1 0
𝐵 sous la forme 𝐵 = 𝐼 + 𝐽 , avec 𝐽 = 0 0 1 ®, on a 𝐽 3 = 0
© ª
« 𝑧 ¬
espace propre 𝐸 0 (𝐴) si, et seulement si, il vérifie 𝐴𝑋 = 0𝑋 .Or, « 0 0 0 ¬
0 0 1
𝑥 −𝑦 =0
La matrice 𝐽 vérifie 𝐽 2 = 0 0 0 ® et 𝐽 3 = 0. Comme elle
© ª
𝐴𝑋 = 0 ⇐⇒ −𝑥 + 𝑦 = 0 ⇐⇒ 𝑥 = 𝑦 et 𝑧 = 0
3𝑧 =0 « 0 0 0 ¬
commute avec la matrice 𝐼 , on peut utiliser la formule
du bi-
𝑛
1 nôme de Newton, et on a (𝐼 + 𝐽 )𝑛 = 𝐼 + 𝑛𝐽 + 𝐽 2 . On en
2
On en déduit que 𝐸 0 (𝐴) = Vect 1 ® ). On vérifie de la même
©© ª
0 1 0
«« 0 ¬ déduit, après calculs, 𝑃 −1 = 0 −1 1 ® puis
© ª
−1
façon que 𝐸 2 (𝐴) = Ker (𝐴 − 2𝐼 3 ) = Vect 1 ®® et
©© ªª « 1 −2 1 ¬
«« 0 ¬¬ 1
2 (𝑛 − 1) (𝑛 − 2) −𝑛(𝑛 − 2) 1
2 𝑛(𝑛 − 1)
𝑛 1 1
𝐴 = 2 𝑛(𝑛 − 1) (1 − 𝑛) (1 + 𝑛) + 1)
© ª
1 2 𝑛(𝑛 ®
1 1
𝐸 3 (𝐴) = Ker (𝐴 − 3𝐼 3 ) = Vect −2 ®®
©© ªª « 2 𝑛(𝑛 + 1) −𝑛(𝑛 + 2) 2 (𝑛 + 1) (𝑛 + 2) ¬
«« −3 ¬¬
Solution de l’exercice 3
• On note 𝑃 la matrice de passage de la base canonique de
R3 à la base formée par les vecteurs propres de 𝐴. On a alors 1 La matrice 𝐴 est triangulaire et admet 6,2 et 0 pour valeurs
1 −1 1 0 0 0 propres (simples). Elle est donc diagonalisable dans M3 (R). On
𝑃 = 1 1 −2 ® et donc 𝑃 −1𝐴𝑃 = 0 2 0 ®
© ª © ª
obtient sans calcul le sous-espace propre 𝐸 6 (𝐴) : c’est la droite
« 0 0 −3 ¬ « 0 0 3 ¬ vectorielle engendrée par 𝑢 = (1, 0, 0). On obtient de même le
sous-espace propre 𝐸 2 (𝐴) : c’est la droite vectorielle engen-
drée par 𝑣 = (0, 1, 0). Le sous-espace propre 𝐸 0 (𝐴) est le noyau
Solution de l’exercice 2 de 𝐴 : c’est la droite vectorielle engendrée par 𝑤 = (0, 1, 1). On
6 0 0 1 0 0
1 On vérifie facilement que 𝜒𝐴 = (1 − 𝑋 ) 3 . Déterminons le
a donc 𝐴 = 𝑃𝐷𝑃 −1 , avec 𝐷 = 0 2 0 ® , 𝑃 = 0 1 1 ®
© ª © ª
sous-espace propre associé à la valeur propre 1. On cherche
𝑈 = 𝑡 (𝑥, 𝑦, 𝑧) tel que (𝐴 − 𝐼 3 ) 𝑈 = 0, c’est-à-dire tel que « 0 0 0 ¬ « 0 0 1 ¬
1 0 0
−𝑥 + 𝑦 = 0
et 𝑃 −1 = 0 1 −1 ®
© ª
−𝑦 + 𝑧 = 0 On en déduit que le sous-espace propre
𝑥 − 3𝑦 + 2𝑧 = 0
« 0 0 1 ¬
Commençons par résoudre l’équation (2) : 𝑌 2 + 𝑌 = 𝐷.
associé à la valeur propre 1 est de dimension 1 et il est dirigé 2
par 𝑉1 = 0 (1, 1, 1). La matrice 𝐴 n’est donc pas diagonalisable. Une solution 𝑌 de cette équation commute avec 𝐷 puisque
2 La matrice 𝐵 n’est pas davantage diagonalisable puis- 𝐷𝑌 = 𝑌 2 + 𝑌 𝑌 = 𝑌 𝑌 2 + 𝑌 = 𝑌 𝐷. Si on désigne par
qu’elle aussi admet 1 pour unique valeur propre, et qu’elle n’est 𝑦 (resp. 𝑑 ) l’endomorphisme de R3 dont la matrice, dans
pas égale à la matrice 𝐼 3 . Pour montrer que 𝐴 est semblable à la base (𝑢, 𝑣, 𝑤), est égale à 𝑌 (resp. 𝐷), alors les endomor-
𝐵, on cherche 𝑉2 et 𝑉3 tels que 𝐴𝑉2 = 𝑉2 + 𝑉1 et 𝐴𝑉3 = 𝑉2 + 𝑉3 phismes 𝑦 et 𝑑 commutent. Il en résulte que les sous-espace
(car les vecteurs de la base canonique vérifient des relations propres de 𝑑 sont stables par 𝑦. Il existe donc des réels 𝑎, 𝑏
analogues pour la matrice 𝐵 ). Posons 𝑉2 = 𝑡 (𝑥, 𝑦, 𝑧). Nous et 𝑐 tels que 𝑦 (𝑢) = 𝑎𝑢, 𝑦 (𝑣) = 𝑏𝑣 et 𝑦 (𝑤) = 𝑐𝑤, et on a donc
𝑎 0 0
−𝑥 + 𝑦 = 1
𝑌 = 0 𝑏 0 ® On en déduit que 𝑎 2 + 𝑎 = 6, 𝑏 2 + 𝑏 = 2
© ª
obtenons le système −𝑦 + 𝑧 = 1 . On peut donc choi-
𝑥 − 3𝑦 + 2𝑧 = 1
« 0 0 𝑐 ¬
sir 𝑉2 = 𝑡 (−1, 0, 1). Cherchons enfin 𝑉3 = 0 (𝑥, 𝑦, 𝑧) tel que et 𝑐 2 + 𝑐 = 0 et il en résulte que l’ensemble Y des solu-
𝐴𝑉3 = 𝑉2 + 𝑉3 . Par la même méthode on voit qu’on peut choi- tions de (2) est formé des matrices diagonales de la forme
Solution de l’exercice 7 𝑥 = 𝑅(𝑢) ◦𝑇 (𝑢) (𝑥) +𝑢 (𝑆 (𝑢)) (𝑥), et puisque 𝑢 (𝑆 (𝑢)) (𝑥) ∈ Im 𝑢
et 𝑅(𝑢) ◦ 𝑇 (𝑢) ∈ Ker 𝑢, alors 𝑝 (𝑢) (𝑥) = 𝑅(𝑢) ◦ 𝑇 (𝑢) (𝑥) et
𝑓 : K[𝑋 ] −→ K[𝑋 ] 𝑝 = 𝑅(𝑢) ◦ 𝑇 (𝑢) ∈ K[𝑢].
𝑃 ↦−→ 𝑃 0 Méthode 2 :
Dans une base adaptée à 𝑘𝑒𝑟𝑢 + Im 𝑢 (on notera par la suite 𝑞
• Soit 𝐹 un sous espace vectoriel stable de dimension finie. la dimension de ker(𝑢), 𝑟 celle de Im(𝑢) ), la matrice de 𝑢 est
Soit 𝑃 0 tel que deg 𝑃0 = max{deg 𝑃, 𝑃 ∈ 𝐹 } = 𝑚, l’exis- de la forme
tence du max est justifiée en considérant une base. On a alors (0) (0)
𝑀=
𝐹 ⊂ K𝑚 [𝑋 ]. La famille (𝑃0, . . . , 𝑃 0(𝑚) ) est libre, puisque éche- (0) 𝐴
lonnée en degré. et celle du projecteur sur ker(𝑢) parallèlement à Im(𝑢) est
On a ∀𝑘 ∈ [[0; 𝑚]], 𝑃 0(𝑘) ∈ 𝐹 (par stabilité de 𝐹 ), donc
dim 𝐹 > 𝑚 + 1, d’où 𝐹 = K𝑚 [𝑋 ]. 𝐼𝑞 (0)
𝑅=
• Soit 𝐹 un sous espace stable de dmiension infinie. (0) (0)
Soit 𝑃 ∈ K[𝑋 ] tel que deg 𝑃 = 𝑛, comme 𝐹 ⊄ K𝑛 [𝑋 ], alors
∃𝑄 ∈ 𝐹 tel que deg 𝑄 > 𝑛. Soit 𝑃 = 𝑎 0 + 𝑎 1𝑋 + . . . + 𝑎𝑑 𝑋 𝑑 = 𝑎 0 + 𝑄 un polynôme dont
On a (𝑄, 𝑄 0, . . . , 𝑄 (𝑛) ) est une famille libre de 𝐹 et le coefficient constant est 𝑎 0 (𝑄 est donc divisible par 𝑋 ). On
Vect(𝑄, 𝑄 0, . . . , 𝑄 (𝑛) ) = K𝑛 [𝑋 ] est une famille libre de 𝐹 , or vérifie sans difficulté que
𝑃 ∈ K𝑛 [𝑋 ] = Vect(𝑄, . . . , 𝑄 (𝑛) ) ⊂ 𝐹 , donc 𝑃 ⊂ 𝐹 , d’où
𝑎 0 𝐼𝑞 (0)
𝐹 = K[𝑋 ]. 𝑃 (𝑀) =
(0) 𝑎 0 𝐼𝑟 + 𝑄 (𝐴)
On a 𝜆 est une valeur propre de 𝑀, donc 𝑃 (𝜆) est une valeur 1 Soient E un K-espace vectoriel de dimension 𝑛 et 𝑢 ∈
propre complexe de 𝑃 (𝑀), or 𝑃 (𝜆) = 0, donc 𝑃 (𝑀) n’est pas L(E) de rang 𝑟 > 1 On note F un sous-espace de E tel que
inversible dans M𝑛 (C) et par suite det 𝑃 (𝑓 ) = det 𝑃 (𝑀) = 0, E = F ⊕ ker 𝑢. On considère une base B = (𝑒𝑖 )𝑖 ∈È1,𝑛] de E telle
en conséquence 𝑃 (𝑓 ) est non inversible. que (𝑒𝑖 )𝑖 ∈ [[1;𝑟 ]] soit une base de F et (𝑒𝑖 )𝑖 ∈ [[𝑟 +1;𝑛]] soit une base
de Ker 𝑢 La matrice de 𝑢 dans une telle base est alors de la
forme
Solution de l’exercice 10 A 0𝑟,𝑛−𝑟
MB (𝑢) = M =
Soit 𝑝 la projection sur Ker 𝑢 parallélement à Im 𝑢. C 0𝑛−𝑟,𝑛−𝑟
Méthode 1 ; où A ∈ M𝑟 (K), C ∈ M𝑛−𝑟,𝑟 (K).
Si Ker 𝑢 = {0}, alors le résultat est immédiat. Supposns que Soit M ∈ M𝑛 (K), une matrice de rang 𝑟 > 1. On note C la
Ker 𝑢 ≠ {0}. base canonique de K𝑛 et 𝑢 l’endomorphisme de K𝑛 canonique-
Classiquement, on sait que si Ker 𝑢 ⊕ 𝑖𝑚𝑢 = 𝐸, alors Ker 𝑢 = ment associé à M (on a donc M C (𝑢) = M) D’après la question
Ker 𝑢 2 , par conséquent 0 est une racine simple de 𝜋𝑢 (car si précédente, il existe une base B de K𝑛 telle que
𝜋𝑢 = 𝑋 2𝑄, alors Im 𝑄 (𝑢) ⊂ Ker 𝑢 2 = Ker 𝑢 et donc 𝑋𝑄 annu-
lateur de 𝑢, ce qui est absurde). A 0𝑟,𝑛−𝑟
MB (𝑢) = N =
Posons alors 𝜋𝑢 = 𝑋 𝑅, on 𝑋 ∧ 𝑅 = 1, apr le théorème de Be- C 0𝑛−𝑟,𝑛−𝑟
zout il existe 𝑆,𝑇 tel que : 1 = 𝑋𝑆 + 𝑇 𝑅, pour 𝑥 ∈ 𝐸, on aura :
où A ∈ M𝑟 (K), C ∈ M𝑛−𝑟,𝑟 (K).
On note alors P la matrice de passage de la base C à la base constant, donc 𝑛 > 1 et 𝑃 0 = 𝑛−1
Í
𝑘=0 (𝑘 + 1)𝑎𝑘+1𝑋 Le degré de
𝑘
B. On sait que l’on dispose alors de la relation (2𝑋 + 1 − 𝜆)𝑃 est
𝑛 + 1 et son coefficient dominant est 2𝑎𝑛 . De
même, 𝑋 2 − 1 𝑃 0 est de degré 𝑛 + 1 et son coefficient domi-
P−1 MP = N nant est 𝑛𝑎𝑛 . Vu que ces deux polynômes sont égaux et que
𝑎𝑛 ≠ 0, on a 𝑛 = 2. Ainsi :
2 Remarquons que pour tout entier 𝑘 > 1, N =
𝑘
Il reste à traiter le cas 𝜆 ≠ 1 - Supposons 𝜆 ≠ 1 : les première et 1 rg(𝐴) = 2𝑛, car les deux premières colonnes forment une
troisième équations donnent (1 − 𝜆)𝑎 = (1 − 𝜆)𝑐 et donc 𝑎 = 𝑐, famille libre et le reste des colonnes est soit la première soit la
car 1−𝜆 ≠ 0 La deuxième équation devient alors (1−𝜆)𝑏 = −4𝑎 deuxième.
d’où, comme 𝑏 = −(1 − 𝜆)𝑎 : (1 − 𝜆) 2𝑎 = 4𝑎. Comme 𝑎 ≠ 0, il rg(𝐴) < 2𝑛, donc 0 est une valeur propre de 𝐴, et
vient (1 − 𝜆) 2 = 4 soit 1 − 𝜆 ∈ {−2, 2} et enfin 𝜆 ∈ {−1, 3} dim(Ker(𝐴)) = 2(𝑛 − 1).
Nous avons donc, pour l’instant, restreint le nombre de cas
0 est une valeur propre de multiplicité au moins 𝑑 (0) =
à étudier : si 𝜆 est une valeur propre de Φ et 𝜆 ≠ 1, alors 𝜆
2
2(𝑛 − 1), il reste au plus deux autres valeurs propres.
ne peut valoir que −1 ou 3. Il reste à voir si ces scalaires sont
1
bien des valeurs propres de Φ et, le cas échéant, déterminer
1®
© ª
le sous-espace propre associé. Ce sera aisé car le système (𝑆) Pour 𝜔 = . ®®, on a 𝐴𝜔 = 𝑛(𝑎 + 𝑏)𝜔.
se simplifie considérablement lorsque l’on assigne à 𝜆 une .. ®
valeur particulière. - Si 𝜆 = −1 : la première équation donne «1¬
𝑏 = −2𝑎. Par ailleurs, on sait que 𝑐 = 𝑎 donc 𝑃 = 𝑎(𝑋 − 1) 2 . 1
Ainsi, Ker(Φ+ Id ) ⊂ K(𝑋 − 1) 2 −1®
© ª
Comme précédemment nous avons montré une inclusion : il Pour 𝑉 = ... ®®, on a 𝐴𝑉 = 𝑛(𝑎 − 𝑏)𝑉 .
®
reste à vérifier l’inclusion réciproque. Réciproquement, on a
−1®
®
√
𝑢𝑛 = 𝑎 cos(𝑛𝛼) +𝑏 sin(𝑛𝛼), avec 𝑢 0 = 1 et 𝑢 1 = 2 cos(𝛼), on ob- 𝑎 + 𝑎 2 +4𝜎
lateur et admet pour racines non nulles : 𝜆1 = 𝑛 2 𝑛 et
tient 𝑎 = 1, 𝑏 = cos(𝛼) cos(𝛼)
sin(𝛼) , et donc 𝑢𝑛 = cos(𝑛𝛼) + sin(𝛼) sin(𝑛𝛼) = √
sin(𝑛+1)𝛼 𝑎𝑛 − 𝑎𝑛2 +4𝜎
𝜆2 = . Si l’une de ces racines 𝜆 n’était pas valeur
sin(𝛼) . 2
propre de 𝑓 , alors 𝐴 vérifierait la relation 𝐴2 = 𝜆𝐴. Cette
Finalement 𝑝𝑛 (2 cos(𝛼)) = sin(𝑛+1)𝛼
sin(𝛼) . relation implique en particulier que 𝑎𝑠 𝑎𝑛 = 𝜆𝑎𝑠 donc que
𝑘𝜋
Pour 𝛼𝑘 = 𝑛+1 , 𝑘 ∈ [[1; 𝑛]], et 𝜆𝑘 = 2 cos(𝛼𝑘 ), on 𝑝𝑛 (𝜆𝑘 ) = 0, 𝑎𝑛 = 𝜆, et que 𝑎 21 + · · · + 𝑎𝑛2 = 𝜆𝑎𝑛 , donc que 𝜎 = 0, c’est-à-
ce qui nous fait 𝑛 valeurs propres distinctes, comme 𝐴𝑛 ne dire 𝑎 1 = · · · = 𝑎𝑛−1 = 0 ce qui n’est pas possible. Les deux
peut pas avoir plus que 𝑛 valeurs propres, donc ce sont les racines 𝜆1 . et 𝜆2 sont donc valeurs propres et nécessairement
valeurs propres de 𝐴𝑛 . elles sont d’ordre 1. Alors le polynôme caractéristique de 𝐴
Cherchons l’espace propre associé à la valeur propre à 𝜆𝑛 . est (−1)𝑛 𝑋 𝑛−2 𝑋 2 − 𝑎𝑛 𝑋 − 𝜎 .
𝑥1
©.ª
𝑋 = .. ®®.
Solution de l’exercice 17
«𝑥𝑛 ¬
1 Soit (𝑒 1, . . . , 𝑒𝑛 ) la base canonique de C𝑛 . On remarque
𝑥 2 = 𝜆𝑘 𝑥 1 que 𝐽𝑒𝑝 = 𝑒𝑝−1 pour 𝑝 ∈ È2, 𝑛É et 𝐽𝑒 1 = 𝑒𝑛 . Ce phéno-
mène cyclique permet de calculer 𝐽 𝑘 𝑒𝑝 avec 𝑘 ∈ I1, 𝑛 − 1É
𝑥 + 𝑥 3 = 𝜆𝑘 𝑥 2
1
et 𝑝 ∈ È1, 𝑛É. Si 𝑝 > 𝑘, 𝐽 𝑘 𝑒𝑝 = 𝑒𝑝−𝑘 et si 𝑝 6 𝑘, 𝐽 𝑘 𝑒𝑝 =
𝐴𝑛 𝑋 = 𝜆𝑘 𝑋 ⇐⇒ ···
𝑥𝑛−2 + 𝑥𝑛 = 𝜆𝑘 𝑥𝑛−1
𝐽 𝑘−(𝑝−1) 𝑒 1 = 𝐽 𝑘−𝑝 𝑒𝑛 = 𝑒𝑛−𝑘+𝑝 d’où l’allure
des matrices 𝐽 𝑘
0 𝐼𝑛−𝑘
𝑥𝑛−1 = 𝜆𝑘 𝑥𝑛
pour 1 6 𝑘 6 𝑛 − 1 : 𝐽 𝑘 = et 𝐽 𝑛 = 𝐼𝑛
𝐼𝑘 0
⇐⇒ ∀𝑖 ∈ [[1; 𝑛]], 𝑥𝑖−1 + 𝑥𝑖+1 = 𝜆𝑘 𝑥𝑖
2 Le polynôme 𝑋 𝑛 −1 est un polynôme annulateur de la ma-
trice 𝐽 et il est scindé à racines simples dans C[𝑋 ] (ses racines
sont les racines 𝑛-ième de l’unité). La matrice 𝐽 est donc diago-
Avec la convention 𝑥 0 = 0 et 𝑥𝑛+1 = 0. 2𝑖𝜋
nalisable et on a Sp(𝐽 ) ⊂ 𝜔 𝑘 , 𝑘 ∈ È[0, 𝑛 − 1É} avec 𝜔 = 𝑒 𝑛 .
L’équation caractéristique de cette formule de récurrence est
Soit 𝑖 ∈ I, 𝑛]l Cherchons à résoudre le système 𝐽𝑋 = 𝜔 𝑖 𝑋 avec
𝑟 2 − 𝜆𝑘 𝑟 + 1, de descriminant 𝜆𝑘2 − 4 = −4 sin2 (𝛼𝑘 ), donc 𝑥𝑖 va
𝑋 = 𝑡 (𝑥 1, . . . , 𝑥𝑛 ) . On obtient
s’écrire 𝑥𝑖 = 𝑎 sin(𝑖𝛼𝑘 ) + 𝑏 sin(𝑖𝛼𝑘 ), avec les conditions 𝑥 0 = 0
et 𝑥𝑛+1 = 0, on obtient 𝑥𝑖 = 𝑏 sin(𝑖𝛼𝑘 ).
𝑥2 = 𝜔𝑖 𝑥1
sin(𝛼𝑘 )
𝑥3 = 𝜔𝑖 𝑥2
sin(2𝛼𝑘 ) ®
© ª
Donc 𝐸𝜆𝑘 (𝐴𝑛 ) = R ®. ..
··· ®
.
𝑥 1 = 𝜔 𝑖 𝑥𝑛
«sin(𝑛𝛼𝑘 ) ¬
Les solutions sont de la forme 𝑡 (𝑥 1, . . . , 𝑥𝑛 ) =
(𝑛−1)𝑖
Solution de l’exercice 16 𝑎 1, 𝜔 , . . . , 𝜔
𝑡 𝑖 où 𝑎 est une constante complexe
arbitraire. Ainsi 𝜔 𝑖 est une valeur propre de 𝐽 et le sous-
Il y a deux cas à distinguer :
espace propre associé estla droite vectorielle engendrée par
1 Lorsque 𝑎 1 = · · · = 𝑎𝑛−1 = 0 et 𝑎𝑛 ≠ 0, la matrice est 𝑊𝑖 = 𝑡 1, 𝜔 𝑖 , . . . , 𝜔 (𝑛−1)𝑖 . Une base de vecteur propre est
diagonale et de rang 1 . Elle admet deux valeurs propres : 0 donc B = (𝑊1, . . . ,𝑊𝑛 ) La matrice de passage de la base
d’ordre 𝑛 − 1 et 𝑎𝑛 d’ordre 1 et le polynôme caractéristique canonique à la base B est la matrice 𝑄 = 𝜔 𝑗 (𝑖−1) 16𝑖,𝑗 6𝑛 .
vaut alors det (𝐴 − 𝑋 𝐼𝑛 ) = (−𝑋 )𝑛−1 (𝑎𝑛 − 𝑋 ). C’est une matrice de Vandermonde.
2 Supposons que l’un des réels 𝑎𝑘 , où 𝑘 ∈ I, 𝑛 − 1É, est non 3 On a 𝑀 = 𝛼 1 𝐼𝑛 + 𝛼 2 𝐽 + · · · + 𝛼𝑛 𝐽 𝑛−1 = 𝑃 (𝐽 ) avec
nul, notons le 𝑎𝑠 . Soit 𝑓 l’endomorphisme de R𝑛 représenté 𝑃 = 𝛼 1 + 𝛼 2𝑋 + · · · + 𝛼𝑛 𝑋 𝑛−1 . Comme 𝐽 est diagonalisable,
par 𝐴 dans la base canonique B = (𝑒 1, . . . , 𝑒𝑛 ) 𝑀 l’est également, au moyen de la même matrice de passage.
• Déterminons le rang de 𝑓 . Pour 𝑘 ∈ {1, . . . , 𝑛 − 1} on a 4 Le déterminant de 𝑀 est le produit des valeurs propres
𝑓 (𝑒𝑘 ) = 𝑎𝑘 𝑒𝑛 . Les vecteurs 𝑓 (𝑒 1 ) , . . . , 𝑓 (𝑒𝑛−1 ) sont donc co- Î𝑛−1 𝑖 2𝜋 𝑘
donc det 𝑀 = 𝑘=0 𝑃 𝑒 𝑛 .
linéaires, et 𝑓 (𝑒𝑠 ) = 𝑎𝑠 𝑒𝑛 n’est pas nul, donc 𝑒𝑛 appartient
à Im 𝑓 . Par ailleurs 𝑓 (𝑒𝑛 ) = 𝑎 1𝑒 1 + · · · + 𝑎 5𝑒𝑠 + · · · + 𝑎𝑛 𝑒𝑛
n’est pas colinéaire à 𝑒𝑛 . Il en résulte que Im 𝑓 est de dimen-
sion 2 et admet pour base (𝑒𝑛 , 𝑓 (𝑒𝑛 )), donc Ker 𝑓 est de di- Solution de l’exercice 18
mension 𝑛 − 2 • Déterminons àÍprésent un polynôme an-
2 1 Posons Î𝑛 𝑎𝑖,𝑗 = Í 𝛿𝑖,𝜎 ( 𝑗) , Îon a det(𝑃𝜎 ) =
nulateur deÍ𝑓 . En posant 𝜎 = 𝑛−1 𝑘=1 𝑎𝑘 , on a tout d’abord
Í 𝑛
2 𝑛 3 𝜏 ∈𝑆𝑛 𝜀 (𝜏) 𝑎
𝑗=1 𝜏 ( 𝑗),𝑗 = 𝜏 ∈𝑆𝑛 𝜀 (𝜏) 𝑖=1 𝑎𝛿 𝜏 ( 𝑗),𝜎 ( 𝑗) = 𝜀 (𝜎)
𝑓 (𝑒𝑛 ) = 𝑘=1 𝑎𝑘 𝑓 (𝑒𝑘 ) = 𝜎𝑒 𝑛 + 𝑎𝑛 𝑓 (𝑒𝑛 ) puis 𝑓 (𝑒𝑛 ) =
2 2 𝑛 𝑛
𝜎 𝑓 (𝑒𝑛 ) + 𝑎𝑛 𝑓 (𝑒𝑛 ) = 𝜎 + 𝑎𝑛 𝑓 (𝑒𝑛 ) + 𝜎𝑎𝑛 𝑒𝑛 . On en déduit 2 [𝑃𝜎 𝑃𝜎 0 ] 𝑖,𝑗 =
Í
[𝑃𝜎 ] 𝑖,𝑘 [𝑃𝜎 0 ] 𝑘,𝑗 =
Í
𝛿𝑖, 𝜎 (𝑘)𝛿𝑘,𝜎 0 ( 𝑗) =
que 𝑓 3 (𝑒𝑛 ) − 𝑎𝑛 𝑓 2 (𝑒𝑛 ) = 𝜎 𝑓 (𝑒𝑛 ) . D’autre part, pour 𝑘 ∈ 𝑘=1 𝑘=1
{1, . . . , 𝑛 − 1}, on a 𝑓 2 (𝑒𝑘 ) = 𝑎𝑘 𝑓 (𝑒𝑛 ) et 𝑓 3 (𝑒𝑘 ) = 𝑎𝑘 𝑓 2 (𝑒𝑛 ) = 𝛿𝑖,𝜎 (𝜎 0 ( 𝑗)) = [𝑃𝜎◦𝜎 0 ] 𝑖,𝑗 , donc 𝑃𝜎 𝑃𝜎 0 = 𝑃𝜎◦𝜎 0
𝑎𝑘 𝑎𝑛 𝑓 (𝑒𝑛 ) + 𝜎𝑎𝑘 𝑒𝑛 , et là aussi 𝑓 3 (𝑒𝑘 ) − 𝑎𝑛 𝑓 2 (𝑒𝑘 ) = 𝜎 𝑓 (𝑒𝑘 ). 3 On montre que 𝐺 est un sous groupe de GL𝑛 (R).
Il en résulte que le polynôme 𝑃 = 𝑋 3 − 𝑎𝑛 𝑋 2 − 𝜎 est annu- • 𝐼𝑛 = 𝑃𝐼𝑑 ∈ 𝐺.
• 𝑃𝜎 𝑃𝜎 0 = 𝑃𝜎◦𝜎 0 ∈ 𝐺. 𝜆𝑝−1
© 𝑝−2 ª
• 𝑃𝜎 𝑃𝜎 −1 = 𝑃𝜎◦𝜎 −1 = 𝐼𝑛 , donc 𝑃𝜎−1= 𝑃𝜎 −1 ∈ 𝐺. 𝜆 ®
. ®
𝑛 . ®
4
Í
[𝐴𝑃𝜎 ] 𝑖,𝑗 = 𝑎𝑖,𝑘 𝛿𝑘 𝜎 ( 𝑗) = 𝑎𝑖,𝜎 ( 𝑗) . . ®
𝐸𝜆 (𝑃𝜎0 ) = Vect 1 ®.
®
𝑘=1
La j-ième colonne de 𝐴𝑃𝜎 est la 𝜎 ( 𝑗)-ième colonne de 𝐴. 0 ®
®
5.a
. ®
5 𝑓𝜎 (𝑒𝑖 ) = 𝑒𝜎 (𝑖) . ®
. ®
0 ... 1 « 0 ¬
.. ª® Pour 𝜆 = 1.
©© ª
1 0
®
.®
0
®
5.b Dans ce cas 𝑃𝜎0 = . . . ®.
. ®
.. ® ®
..
. . . .® ® (
«0
1 0¬
® 𝐽𝑋 1 = 𝑋 1
® 𝑃𝜎0 𝑋 = 𝑋 ⇐⇒
« 0 𝐼𝑛−𝑝 ¬ 𝑋 2 est qlq
Le premier bloc est une matrice compagnon , donc (
𝑥 1 = 𝑥 2 = . . . = 𝑥𝑝
⇐⇒
𝜒𝑃𝜎0 = (𝑋 𝑝 − 1) (𝑋 − 1)𝑛−𝑝 et Sp𝑃𝜎0 = 𝑈𝑝 𝑋 2 qlq
𝑛
∑︁
|𝜆𝑥𝑖 0 | = | 𝑎𝑖 0 𝑗 𝑥 𝑗 | Solution de l’exercice 20
𝑗=1
𝑛 1 Pour 𝑆 dans S𝑛 (R), on a 𝑢 (𝑆) = (𝑎 + 𝑏)𝑆. Pour 𝐴 dans
A𝑛 (R), on a 𝑢 (𝐴) = (𝑎 − 𝑏)𝐴. Il en résulte 𝑎 + 𝑏 et 𝑎 − 𝑏
∑︁
6 |𝑎𝑖 0 𝑗 ||𝑥 𝑗 |
𝑗=1 sont des valeurs propres de 𝑢, que S𝑛 (R) est inclus dans le
𝑛
∑︁
! sous-espace propre associé à la valeur propre 𝑎 + 𝑏 de 𝑢 et
6 |𝑎𝑖 0 𝑗 | |𝑥𝑖 0 | que A𝑛 (R) est inclus dans la sous-espace propre associé à la
𝑗=1 valeur propre 𝑎 −𝑏. Comme de plus M𝑛 (R) = S𝑛 (R) ⊕ A𝑛 (R),
on peut trouver une base de 𝐸 formée de vecteurs propres et
𝑛
Donc |𝜆| 6
Í
𝑎𝑖 0 𝑗 = 1. l’endomorphisme 𝑢 est donc diagonalisable.
𝑗=1
2 La trace de 𝑢 est donnée par
Il reste maintenant à écarter les nombres complexes de la
forme 𝜆 = 𝑒 𝑖𝜃 , avec 𝜃 ]0, 2𝜋 [. 𝑛(𝑛 + 1) 𝑛(𝑛
Rappelons le résultat suivant : tr(𝑢) = (𝑎+𝑏) dim (S𝑛 (R))+(𝑎−𝑏) dim (A𝑛 (R)) = (𝑎+𝑏)+
𝑛 𝑛 2 2
Í Í
Si 𝑧 1, . . . , 𝑧𝑛 tel que | 𝑧𝑖 | = |𝑧𝑖 |, alors les 𝑧𝑖 ont même
𝑖=1 𝑖=1 Le déterminant de 𝑢 est donné par
argument.
𝑛 (𝑛+1)
Suppons que 𝜆 = 𝑒 𝑖𝜃 est une valeur propre de 𝐴, 𝑋 ≠ 0, 𝐴𝑋 = det(𝑢) = (𝑎+𝑏) dim(S𝑛 (R)) (𝑎−𝑏) dim(A𝑛 (R)) = (𝑎+𝑏) 2 (𝑎−𝑏)
𝑛𝑖𝑛−11
2
𝜆𝑋 , soit 𝑖 0 réalisant le maximum des |𝑥 𝑗 |.
𝑛
∑︁ Solution de l’exercice 21
|𝑥𝑖 0 | = | 𝑎𝑖 0 𝑗 𝑥 𝑗
𝑗=1
1 Soit 𝜆 une valeur propre de 𝑓 , 𝑉 un vecteur propre associé,
C une base de 𝐸 et 𝑔 ∈ 𝐿(𝐸) défini par ∀𝑖 ∈ [[1; 𝑛]], 𝑔(𝑒𝑖 ) = 𝑉 .
𝑛
∑︁
6 |𝑎𝑖 0 𝑗 ||𝑥 𝑗 | On a Im(𝑔) = 𝑉 .
𝑗=1
! ∀𝑥 ∈ 𝐸 : ∃𝛼𝑥 ∈ 𝐾, 𝑔(𝑥) = 𝛼𝑥 𝑉 .
𝑛
∑︁ 𝑓 ◦ 𝑔(𝑥) = 𝑓 (𝛼𝑥 𝑉 ) = 𝛼𝑥 𝑓 (𝑉 ) = 𝛼𝑥 𝜆𝑉 = 𝜆𝑔(𝑥).
6 𝑎𝑖 0 𝑗 |𝑥𝑖 0 |
Donc 𝑓 ◦ 𝑔 = 𝜆𝑔, 𝑔 ≠ 0, 𝜆 est une valeur propre de 𝜑.
𝑗=1
Cherchons 𝐸𝜆 (𝜙).
= |𝑥𝑖 0 |
𝑛
Í 𝑛
Í
Donc si on pose 𝑧 𝑗 = 𝑎𝑖 0 𝑗 𝑥 𝑗 , on aura | 𝑧𝑗 | = |𝑧 𝑗 |, les 𝑥 𝑗 𝜙 (𝑔) = 𝜆𝑔 ⇐⇒ 𝑓 ◦ 𝑔 = 𝜆𝑔
𝑗=1 𝑗=1
⇐⇒ ∀𝑥 ∈ 𝐸 : 𝑔(𝑥) ∈ 𝐸𝜆 (𝑓 )
valeurs propres 𝜆𝑖 𝑗 .
𝐴𝑀𝑖 𝑗 𝐴−1 = 𝜆𝑖 𝑗 𝑀𝑖 𝑗 .
𝜒𝐴 est scindé, soit 𝛼 une valeur propre de 𝐴 de vecteur propre
associé 𝑋 .
1
𝐴𝑀𝑖 𝑗 𝐴−1𝑋 = 𝜆𝑖 𝑗 𝑀𝑖 𝑗 𝑋 ⇒ 𝐴𝑀𝑖 𝑗 𝑋 = 𝜆𝑖 𝑗 𝑀𝑖 𝑗 𝑋
𝛼
⇒ 𝐴𝑀𝑖 𝑗 𝑋 = 𝛼𝜆𝑖 𝑗 𝑀𝑖 𝑗 𝑋