Introduction à la parasitologie médicale
Introduction à la parasitologie médicale
INTRODUCTION
OBJECTIFS :
Général :
Amener l’étudiant à acquérir les notions de base sur la parasitologie médicale.
Spécifiques :
A la fin de ce cours, l’étudiant sera capable d’expliquer
a) Les définitions et les généralités de la parasitologie médicale ;
b) Décrire la biologie des protozoaires et des helminthes,
c) Identifier autant les parasites sanguinoles que digestifs
d) Prescrire les examens paracliniques pour le diagnostic des maladies parasitaires
PARASITOLOGIE MEDEICALE
PLAN DU COURS
INTRODUCTION : généralités (définitions)
PREMIERE PARTIE : PROTOZOOLOGIE
1. L’amibiase
2. La giardiose
3. La trichomonase
4. Le paludisme
5. La trypanosomiase africaine
6. La trypanosomiase américaine
7. La toxoplasmose
8. La cryptosporidiose
DEUXIEME PARTIE : HELMINTHOLOGIE
A. Les vers ronds ou nemathelminthes
1. Ascaris lombricoïdes
2. Enterobius vermicularis
3. Strongyloides stercolaris
4. Ankylostoma duodenale
5. Necator americanus
6. Trichuris trichuria
7. Trichinella spiralis
8. Les filaires
B . Les vers plats ou Plathelminthes
1. Schistosomiase
2. Taeniase
3.
PARASITOLOGIE MEDEICALE
DEFINITIONS
1. La parasitologie humaine (ou médicale) est l’étude des parasites de l’homme. Elle
se repartit en trois branches:
• La protozoologie: étude des animaux unicellulaires.
• Helminthologie : étude des helminthes;
• Entomologie: étude des arthropodes parasites et vecteurs nuisibles à l’homme.
2. a. Parasite
Le parasite est un être vivant qui vit aux dépens d’un autre organisme plus grand
appelé hôte.
b. Prédateur:
C’est un être vivant qui se nourrit aux dépens d’un organisme appelé proie en
tuant cette dernière. C’est le cas des carnivores, des aigles, etc…
3. Vecteur :
Il s’agit d’un organisme invertébré servant soit au simple transport du parasite
d’un hôte à l’autre ou hébergeant le parasite pendant une partie de son cycle
évolutif.
A l’intérieur du vecteur, le parasite subit des modifications absolument indispensables à
sa transmission Cela est possible chez les vecteurs appelés biologiques. Les autres
vecteurs servent au simple transport du germe d’un individu à un autre sans
transformation aucune. Ce type de vecteurs n’est pas indispensable pour assurer la
transmission d’une parasitose. Nous les appelons « vecteurs mécaniques ».
4. Hôte : organisme qui héberge le parasite.
Selon qu’un parasite est lié à un ou plusieurs hôtes, on parle de :
a) sténoxène: parasite lié à un seul ou un nombre limité d’hôtes; p. ex. ascaris
lombricoïdes (homme et chimpanzé)
b) Euryxène : parasite adapté à plusieurs hôtes; p. ex. trichinella spiralis (presque
tous les carnivores).
Pour les parasites euryxènes, on peut établir une certaine hiérarchie entre les
hôtes et distinguer:
• Hôte principal : hôte le plus fréquemment parasité et responsable de la survie du
parasite à long terme.
• Hôte secondaire : hôte de remplacement, moins souvent parasité;
• Hôte accidentel : exceptionnellement parasité et où le développement est
incomplet ou anormal;
• Hôte terminal : définitif ou intermédiaire qui ne permet pas au parasite de
continuer son évolution. Par ex. trichinose, cysticercose chez l’homme.
• Hôte expérimental : hôte infecté au laboratoire.
• Hôte réservoir : hôte vertébré, naturellement parasité, qui constitue une source
de contagion pour l’hôte.
• Les parasitoses humaines qui possèdent un réservoir extrahumain s’appelle
ZOONOSE càd une infection naturellement transmise entre animaux vertébrés et
l’homme.
On distingue:
Zooanthroponose : infection transmise de l’homme à d’autres vertébrés (p.e. tbc
du perroquet, dysenterie du chien, variole du chimpanzé, la schistosomiase
mansoni du babouin au Kenya;
PARASITOLOGIE MEDEICALE
PARASITOLOGIE MEDEICALE
Cette notion relative. En effet, l’hôte peut devenir résistant dès lors que ses
mécanismes de défense s’améliorent. Un commensalisme peut aussi se
transformer en parasitisme si l’hôte s’affaiblit.
6. Cycle évolutif: passage par plusieurs stades successifs (œufs, larve, adulte)
morphologiquement et biologiquement distincts.
D’après la complexité du cycle évolutif, on divise les parasites en:
a. Parasites monoxènes. Ceux-ci assurent leur évolution en n’utilisant qu’un seul
type d’hôtes. Ce sont les parasites à cycle direct.
b. Parasites hétéroxènes.
- Cycle indirect
- Ils utilisent deux ou plusieurs types d’hôtes (schistosomes, fasciola hepatica,
paragominus)
Dans ce dernier cas, on distingue:
Hôte définitif: hôte auprès duquel le parasite atteint sa maturité sexuelle.
Hôte intermédiaire : celui qui abrite les stades juvéniles du parasite.
De façon générale, l’hôte vertébré est considéré comme hôte définitif.
Le cycle évolutif passe par trois stades importants:
a. Stade diagnostique : accessible à l’observation
b. Stade infectant : celui qui est capable d’infecter l’hôte humain dans les conditions
naturelles.
c. Période de prépatence sépare l’infection du moment d’apparition des formes
diagnostiques.
d. 7. Relation hôte –parasite: elle varie du portage sain du parasite à la maladie.
e. Equilibre entre les deux (hôte et parasite) est fragile (paix armée).
Cet équilibre dépend des facteurs propres
- Aux parasites: quantité des parasites et leur pouvoir de contourner les défenses de
l’hôte.
- A l’hôte:
• La réceptivité,
• Les modes de défense non spécifique (réactions inflammatoires, allergiques…)
• Réponses spécifiques (immunité humorale ou cellulaire).
• La symptomatologie est en rapport avec certaines localisations et leurs
implications métaboliques.
• notion de gradation du risque pathogène selon la localisation
(ectoparasites aux parasites intracellulaires).
Actions du parasite sur l’hôte:
a. Action spoliatrice (p.e. l’ankylostome);
b. Action mécanique-traumatique: fonction de la taille des parasites, leurs
localisations, leurs migrations ectopiques éventuelles.
c. Action traumatique bactérifère : surinfection des perforations des muqueuses ou
du revêtement cutané par le parasite;
d. d. Action irritative: reflexe ou secondaire à la formation des granulomes
inflammatoires autour des œufs ou des larves parasitaires.
CLASSIFICATION DES PARASITES:
1. Protozoaires:
êtres unicellulaires doués de mouvements
Selon le cas ils se déplacent grâce à des
Plasmopodes ou pseudopodes (rhizopodes)
Flagelles
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PROTOZOOLOGIE
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AMIBIASE
1. Définition.
C’est une protozoose due à ENTAMOEBA HISTOLYTICA, de localisation intestinale
prédominante,
mais pouvant métastaser par voie sanguine ou lymphatique.
2. Distribution géographique.
L’amibiase est endémique dans les régions chaudes et humides (Asie, Afrique
intertropicale, Amérique latine). Mais comme parasitose, elle se retrouve dans le
monde entier.
3. Morphologie.
Il s’agit d’un être unicellulaire présent sous deux formes:
a. La forme kystique : forme de résistance et de dissémination de l’amibe;
b. Forme végétative représentant deux formes:
- Forme minuta, localisée dans la lumière intestinale;
- Forme histolytica magna: élément parasitaire d’invasion tissulaire.
Le noyau de E. histolytica:
- Sphérique
- Une couche périphérique de chromatine;
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- Caryosome central
TYPE HISTOLYTICA:
a. Souvent hématophage:
- 20 à 40 µm de diamètre;
1) Ectoplasme : hyalin et transparent, formation de géants pseudopodes;
- Très mobile.
2) Endoplasme: granuleux, contenant les corpuscules, les débris alimentaires et les GR
phagocytés.
Il y a cependant absence de
- Mitochondries
- Réticulum endoplasmique bien développé
- Appareil de Golgi
TYPE MINUTA:
Présent
- chez les amibiens en dehors des épisodes dysentériques;
- Chez les convalescents;
- Chez les porteurs sains.
- 10 à 20 µm de diamètre
- Peu mobile
- Ectoplasme difficile à distinguer;
- Endoplasme granuleux, sans GR phagocytés ou des vacuoles alimentaires.
FORME KYSTIQUE:
- Dans les déjections des malades et porteurs sains;
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4. CYCLE EVOLUTIF.
- Ingestion du kyste à 4 noyaux,
- Désenkystement (sucs digestifs);
- Naissance dans l’intestin de 8 amibes minuta par division binaire des 4 noyaux.
- Reproduction par bipartition dans le colon,
- Réenkystement et parfois
- Passage à la forme histolytica avec pénétration de la paroi intestinale.
La pénétration de la muqueuse se fait en cas de:
- Irritation mécanique ou chimique de la muqueuse;
- État pathologique du colon(diarrhées diverses par flore intestinale du type
typhique ou parathyphique);
- Parasitose (lambliose, helminthose)
- Causes générales (refroidissement, surmenage, constitution de l’individu)
PARASITOLOGIE MEDEICALE
Après la crise, les amibes histolytica reprennent la forme minuta et réintègrent le cycle
non pathogène.
Résistance aux agents physiques et chimiques:
- Formes végétatives très sensibles à la chaleur, kystes détruits à 50°C
- Formes végétatives sensibles aux désinfections et les kystes résistent à la plupart
des désinfectants usuels à part le Crésyl
5. DIAGNOSTIC DE LABORATOIRE.
1) Examen macroscopique.
Vérifier:
- La consistance des selles,
- La couleur
2). Examen microscopique
a) Selles dysentériques : les trophozoïtes mobiles;
b) Selles d’amibiens chroniques ou porteurs sains;
- Selles à diluer car dures;
- Kystes à 4 noyaux avec corps sidérophyles;
- Ou formes minuta.
3). Culture: sur deux milieux principaux:
- Milieu de Dobell (sur sérum de cheval)
- Milieu de Diamond (tripticase, extrait de levure, fer-sérum)
4). Sérologie pour la recherche des anticorps anti- amibiens:
- ELISA
- Immunofluorescence.
6. TRANSMISSION.
L’amibiase se transmet par différents moyens:
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- l’eau de boisson
- Les aliments souillés (consommés crus et mal lavés, soit infestés par les porteurs
sains)
- Les animaux:
- / les mouches
- /les chiens (caresses)
- /les chats (déjections)
7. PROPHYLAXIE.
a. Hygiène générale:
- Lavage approfondi des mains,
- Surveillance du personnel domestique,
- Aménagement correct des latrines.
- Assurer un approvisionnement en eau,
b. Hygiène alimentaire:
- Protection des eaux de boisson
- Protection des aliments à consommer crus (lavage continu sous un jet, protection
contre les mouches et les cafards).
- 8. TRAITEMENT.
- a. Amoebicides tissulaires : metronidazole, secnidazole, tinidazole, ornidazole;
- b. Amoebicides de contact : bermersal, enterovioforme.
ENTAMOEBA COLI
Ce parasite est répandu dans le monde entier, surtout dans les régions chaudes et
humides;
- Formes trophozoïtes se retrouvent dans les selles diarrhéiques et kystes dans les
selles moulées.
- N’envahit pas la muqueuse,
- Pas de GR dans l’endoplasme
- Kyste à 4 à 8 noyaux.
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GIARDIOSE
1. Définition.
La giardiose est une protozoose intestinale due à la présence dans le duodénum et le
grêle de GIARDIA INTESTINALIS.
Parasite pathogène surtout pour les jeunes enfants.
2. Répartition géographique.
- cosmopolite;
- Mais plus fréquente dans la zone tropicale : Afrique noire, Maghreb, Moyen-
Orient, Amérique centrale.
- Apparaît parfois sous forme de petites épidémies (familles, orphelinats, camps,
écoles)
3. Morphologie.
a) Le trophozoïte:
- de face il ressemble à un cerf – volant,
- Taille de 15 microns / 10 microns
- De profil à un croissant,
- Partie antérieure possède une dépression à concavité postérieure et un noyau
bilobé;
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4. Biologie.
- Se localise dans les cryptes duodénaux en milieu acide,
- Le trophozoïte se rencontre dans les selles diarrhéiques fraichement recueillies,
- L’enkystement se fait lors du transit intestinal.
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5. Pathogénèse.
- l’intensité de la contamination détermine l’apparition de la maladie: il faut
ingérer 10 à 100 kystes pour que le parasite entraine des troubles.
- Un malade peut excréter jusqu’à un million de kystes par jour pendant et après
l’épisode diarrhéique.
- Les kystes se transforment en trophozoïtes dans le duodenum sous l’action des
sucs digestifs et du pH.
- Les trophozoïtes:
se multiplient rapidement;
Sont mobiles grâce à leurs flagelles;
Se fixent sur les entérocytes des villosités du duodénum et du jéjunum.
- Cette fixation s’accompagne de:
altération des entérocytes,
Atrophie des villosités,
Destruction de la bordure en brosse.
- Les trophozoïtes
utilisent les nutriments pour leur métabolisme,
Captent les acides biliaires,
Favorisent ainsi la malabsorption des graisses et de certaines vitamines
liposolubles telles que la vitamine B12
Ne provoque des troubles que lorsque les parasites sont en très grand nombre :
irritation du duodénum et de la partie supérieure du grêle;
Diarrhée chronique (mucus) avec absence du sang;
Chez l’enfant, la diarrhée peut revêtir un caractère plus grave;
Composante d’immunodépression (déficit en gammaglobulines, notamment les Ig
A secrétoires), mais l’infection à VIH/SIDA n’augmente pas la sensibilité à la
giardiose.
6. Culture.
Difficile à obtenir mais possible sur milieu BIS 33 utilisant une solution saline
additionnée de bile de bœuf desséchée.
7. Diagnostic
- Examen microscopique directe des selles;
- Tubage duodénal: trophozoïtes; les kystes détectés par immunofluorescence et
ELISA.
8. Transmission:
- Ingestion des kystes provenant des selles des porteurs chroniques;
- Contact direct par l’intermédiaire des mains sales ou souillées de terre,
- L’eau de boisson.
9. Traitement: metronidazole.
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TRICHOMONAS
INTRODUCTION
Il existe trois espèces de trichomonas:
- Trichomonas hominis
- Trichomonas Tenax (commensal de la bouche)
- Trichomonas vaginalis
I. TRICHOMONAS HOMINIS
- Le parasite le plus fréquent de l’intestin de l’homme;
- 5 – 15 µ de diamètre
- Possède 4 flagelles antérieures
- Cosmopolite
- N’existe que sous forme de trophozoïte
PARASITOLOGIE MEDEICALE
PARASITOLOGIE MEDEICALE
Parasite strictement humain, n’existant que sous la forme végétative, très sensible à la
dessiccation et se transmettant en milieu humide par rapport sexuel;
1) Chez la femme:
- /Localisation: cavité vaginale, parfois appareil urinaire;
- /Provoque une vulvo vaginite;
-/ signes : leucorrhée blanc verdâtre, avec prurit intense et brûlure pendant le rapport
sexuel;
-/ diagnostic : identification du germe par l’examen des prélèvements vaginaux
2) Chez l’homme:
-/ localisation au niveau du sillon balano – préputial, vésicules séminales, prostate;
-/ signes : goutte matinale, prurit uréthral.
-/ Diagnostic : examen de la goutte matinale.
- /TTT: metronidazole.
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LE PALUDISME
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1. DEFINITION
=protozoose due à un parasite du genre PLASMODIUM et transmise par la piqûre d’un
anophèles femelle.
Transmission transfusionnelle ou transplancentaire possible
Le paludisme a été éradiqué dans les pays industrialisés (Amérique du Nord et
Europe) mais il persiste encore dans les pays de la ceinture de pauvreté du globe
• DANS CES PAYS:
- 300.000000 à 500.000000 cas annuels
- 1500000 à 2700000 décès annuels
- 90% des cas et décès viennent de l’Afrique sub-saharienne
•Tx d’incidence en Afrique : 50 à 90% (OMS)
2. Distribution géographique.
Fort endémique dans la ceinture de pauvreté du globe où chaleur et humidité favorisent
la multiplication du vecteur.
a) Afrique
b) Europe
c) Asie
d) Amérique du Nord
e) Amérique Centrale
f) Amérique du Sud.
g) Océanie : Novelle Guinée, Iles Salomon;
3. L’agent pathogène.
Il en existe plus de 146 sortes capables d’infecter l’homme, le singe, les oiseaux,
les rongeurs, les ongulés, les reptiles, les amphibiens…
Cinq seulement peuvent infecter l’homme, il s’agit de:
Plasmodium falciparum
Plasmodium ovale
Plasmodium vivax
Plasmodium malariae.
Tout dernièrement une cinquième espèce a été découverte : Plasmodium
knowlesi.
4. Le cycle évolutif :
il comporte
une reproduction asexuée se déroulant chez l’homme (schizogonie) et
une reproduction sexuée qui a lieu chez l’anophèle (sporogonie).
1). La schizogonie
Après la piqûre des moustiques infectés, les sporozoïtes entrent dans l’organisme
de l’hôte vertébré et vont se réfugier dans les 30 à 60 minutes suivantes dans les cellules
parenchymateuses du foie à l’intérieur desquelles ils se multiplient. Cette phase de
l’évolution s’appelle schizogonie pré-érythrocytaire ou schizogonie exo-érythrocytaire
primaire ou schizogonie tissulaire primaire.
PARASITOLOGIE MEDEICALE
a) l’antigène Fya et Fyb du groupe sanguin Duffy pour Plasmodium vivax. Ces
récepteurs sont absents chez une majorité d’africains ; c’est la raison de leur
résistance aux infections par Plasmodium vivax.
b) Les glycophorines pour Plasmodium falciparum.
[Link]. La sporogonie
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4. Le vecteur
C’est un moustique culicidé du genre Anophèles;
Il en existe plus de 400 espèces. Seules les femelles piquent la nuit et au crépuscule. Leur
Capacité vectorielle dépend de:
- La souche
- L’espèce,
- Les habitudes nutritionnelles (endo ou exo, anthropophilie)
Pour sa reproduction, l’anophèle a besoin de la chaleur, de l’eau et du sang.
Le cycle gonadotrophique va d’un repas sanguin à un autre. Il dure de 48 à 72 heures.
La croissance s’arrête lorsque la T° de l’eau atteint 16°C.
Quelques espèces:
A. gabiae
A. funestus
A. nili
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A. melas
A. labranchiae
A. atroparvus
A. moucheti etc…
6. Epidémiologie.
a) Index splénique (Pourcentage des individus présentant une splénomégalie)
Une autre mesure à partir des splénomégalies est le « AVERAGE ENLARGED SPLEEN OU
COEFFICIENT SPLENIQUE DE HAQUET ». Il s’agit de la somme des proportions des rates
hypertrophiées multipliées par la classe d’hypertrophie splénique. Il varie de zéro
(aucune splénomégalie) à 5 (toutes les rates sont hypertrophiées).
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= % des anophèles présentant des sporozoïtes dans les glandes salivaires et ou les
oocystes sur la face externe de l’estomac.
7. LE DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE:
Repose sur la mise en évidence le parasite ou de ses antigènes.
a) Diagnostic parasitologique: se fait par la détection du parasite dans une goutte
épaisse colorée au Giemsa. L’identification du parasite se fait sur un frottis léger.
b) Méthodes rapides:
1) QBC :La coloration fluorescente des acides nucléiques par l’acridine orange (AO) ou
par le benzothiocarboxypurine (BCP) : QBC (quantitative buffy-coat) et technique de
Kawamoto font appel à l’acridine orange. A l’examen microscopique, les noyaux sont
visibles et fluorescents.
2) Détection d’antigènes parasitaires.
• le Parasight F et le ICT Malaria PF test détectent l’antigène HRP-2 (histidine-rich
protein-2), spécifique de Plasmodium falciparum ;
• le test ICT Malaria Pf/Pv détecte l’antigène HRP2 de Plasmodium falciparum et
un antigène commun aux 4 espèces de plasmodium ;
• le test OptiMal détecte la pLDH (lactate deshydrogénase parasitaire) de
Plasmodium falciparum et de l’ensemble des plasmodiums humains.
• recherche du RESA (Ring erythrocytes surface antigen)
• PCR (Polymerase chain reaction)
3) La sérologie: la recherche des anticorps anti plasmodium n’a aucune valeur
diagnostique.
8. Méthodes de lutte.
a)Assécher les marécages et curer les cours d’eau;
b) Eliminer les gîtes larvaires
c) Assainir le milieu
d) Améliorer l’habitat : maisons protégées;
e) Usage de la MII à longue durée.
9. Traitement.
a) Paludisme simple : ACT
b) Paludisme résistant : quinine po.
c) Paludisme grave : quinine en perfusion ou IR
d) Prophylaxie chez la femme enceinte : sulfadoxine – pyriméthamine: 17ème, 27ème,
(32ème pour une femme infectée au VIH/SIDA)
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TRYPANOSOMIASE AFRICAINE
1. Définition:
La trypanosomiase africaine ou maladie du sommeil est une maladie parasitaire causée
par un protozoaire du genre trypanosoma et transmise par la piqûre de la glossine.
Il en existe de deux espèces infectant l’homme:
a) Trypanosoma gambiense
b) Trypanosoma rhodesiense
2. Répartition géographique.
- Endémie spécifique d’Afrique noire (entre 15° nord et 15° sud);
- Répartition déterminée par celle des glossines
- Mais dissémination des sujets infectés facilitée par la multiplication et la facilité
des moyens de transport avec création de nouveaux foyers là où les conditions le
permettent ou réveil de vieux foyers éteints.
Ainsi:
a) T. gambiense
- Sévit en Afrique Occidentale et centrale;
- Transmis par Glossina palpalis, Glossina tachinoïdes et glossina fuscipes
- Réservoir : homme et porc
b) T. rhodesiense
- Sévit en Afrique orientale;
- Transmis par Glossina morsitans, G. pallidipes, G. swinertoni.
- Réservoir : homme, antilope, bétail.
3. Trypanosomes.
Ce sont protozoaires flagellés extracellulaires.
- Passent par plusieurs stades qui conditionnent la morphologie.
a) Stade sanguicole
- Parasite de forme allongée, 23 micron sur 4-5 micron d’épaisseur;
- Le corps en forme de feuille;
- Noyau central,
- Kinétoplaste à la partie postérieure.
- Y prend naissance un flagelle qui soutient une membrane ondulante.
- Le flagelle gagne la partie antérieure où il s’arrête ou se prolonge.
- Ces formes s’appellent TRYPOMASTIGOTES;
PARASITOLOGIE MEDEICALE
PARASITOLOGIE MEDEICALE
- Dépistage passif: examen des malades suspects venant consulter dans les
structures sanitaires.
- Traitement des malades.
b) Contrôle des glossines : piégeage des glossines.
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PARASITOLOGIE MEDEICALE
TOXOPLASMOSE
PARASITOLOGIE MEDEICALE
1. Définition
C’est une anthropozoonose due à Toxoplama gondii. Ce parasite comporte une phase de
reproduction sexuée s’effectuant chez les carnivores (chat) et une phase de
reproduction asexuée observée chez de nombreux mammifères et les oiseaux.
2. Répartition géographique:
C’est une endémie retrouvée:
- En Europe
- Afrique
- Amérique
- Asie
- Océan Indien.
- 3. Morphologie
- a) Toxoplasmas parasites des animaux sont endocellulaires, se rencontrent dans
les cellules du système réticulo-endothélial et du nevraxe;
- Existent sous trois formes évolutives:
1°) Tachyzoïtes :
Sous forme de croissants mononucléés,
5 – 7 micron de long
Parasitent les cellules du SRE;
S’y multiplient sous un mode asexué par endodyogénie;
2°) Bradyzoïtes:
Semblables mais plus petits que les précédents;
Métabolisme très ralenti à l’intérieur des kystes;
3°) Sporozoïtes:
Se trouvent à l’intérieur des oocystes issus de la reproduction asexuée
s’effectuant chez l’hôte définitif uniquement;
Seul hôte définitif actuellement reconnu est le chat;
Dans les régions où le chat n’existe pas, d’autres carnivores en seraient le
réservoir.
Les tachyzoïtes sont fragiles et détruits par les anticorps circulants,
Les kystes apparaissent dès l’instauration de l’immunité humorale et sont très
résistants;
Les oocystes, éliminés non sporulés avec les déjections de l’hôte définitif
mûrissent dans le sol et représentent la forme de résistance dans le milieu
extérieur.
b) Cycle évolutif.
• Élimination des oocytes avec les selles par le chat;
• Ingestion de ces kystes par des souris;
• Évolution de T. gondii en kyste dans le cerveau des souris;
• Ingestion de ces kystes (avec la souris) par de jeunes chats;
• 3-5 jours plus tard, apparition des schizontes, des macro et microgamétocyes
dans les cellules épithéliales de l’intestin, surtout l’iléon
• Élimination des oocystes par des chats.
• Homme s’infecte par ingestion de viande parasitée consommée crue ou mal cuite;
• Ou par ingestion des fruits et légumes souillés;
• Ou par la voie transplacentaire.
4. Diagnostic
1°) Parasitologique:
Recherche des parasites intra ou extracellulaire dans un frottis d’organes;
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2°) Sérologie:
- immuno-fluorescence indirecte;
- Test de lyse ou test de SABIN et FELDMANN ou dye test;
- Hémagglutination indirecte
- Agglutination directe
- ELISA
5. Prophylaxie.
- Un contrôle sérologique de la femme avant la grossesse et pendant la grossesse
pour des conseils appropriés;
- Éviter la consommation de viande crue ou insuffisamment cuite;
- Bien laver et/ou cuire les légumes et les fruits avant de les consommer;
- Se laver les mains avant de manger ou de porter celles-ci à la bouche.
LEISHMANIOSE
Introduction
PARASITOLOGIE MEDEICALE
4. Cycle évolutif.
Chez le vecteur, les amastigotes sont ingérés lors du repas sanguin. Elles se
transforment en formes promastigotes dans les heures qui suivent. Elles
subissent ensuite un cycle complexe comportant plusieurs divisions mitotiques,
deux étapes de fixation à l’épithélium de la muqueuse intestinale et une phase de
migration vers la partie antérieure du tube digestif où a lieu la transformation en
formes virulentes appelées promastigotes métacycliques infectieuses. Ces
dernières sont régurgitées lors du repas sanguin suivant dans le derne d’un hôte
favorable. Elles sont ensuite phagocytées par les macrophages dans lesquelles
elles vont se multiplier sous forme d’amastigotes. Il se produit au niveau de la
piqûre une lésion qui passe souvent inaperçue chez l’homme.
D’autres modes de transmission sont possibles :
- par la seringue chez les toxicomanes ;
- par la transfusion ou par mode congénital (rares).
5. Répartition géographique
C’est une parasitose des zones intertropicales (hormis l’Océanie) et tempérées chaudes,
signalée dans 88 pays répartis en 5 foyers :
PARASITOLOGIE MEDEICALE
PARASITOLOGIE MEDEICALE
3) La miltéfosine :
C’est le premier antileishmanien actif par voie orale (2,5 mg/kg pendant 28 jours).
4) Les autres antileishmaniens :
Parmi eux est actuellement évaluée la paromomycine (aminosidine) en association avec
les antimoniés.
LA CRYPTOSPORIDIOSE
1. Morphologie et biologie
C’est une infection causée par un protozoaire du genre Cryptosporidium. Il existe
plusieurs espèces dont les principales sont
- Cryptosporidium hominis, infectant uniquement l’homme et
- Cryptosporidium parvum parasite de l’homme et de plusieurs espèces de
mammifères (bovins, ovins).
D’autres espèces animales sont observées de façon exceptionnelle chez les
malades immunodéprimés ( C. felis, C. muris, C. meleagridis)
Cryptosporidium est un parasite de l’épithélium intestinal du grêle dont le cycle
comporte :
- Une multiplication asexuée (schizogonie) et
- une multiplication sexuée (gamogonie) conduisant à la
PARASITOLOGIE MEDEICALE
PARASITOLOGIE MEDEICALE
HELMINTHOLOGIE
INTRODUCTION
L’helminthologie se divise en deux parties:
La première partie s’occupe de l’étude de Némathelminthes ou nématodes et la
deuxième traite de Plathelminthes ou vers plats.
A. Les nématodes.
Ce sont les vers ronds, fusiformes, allongés, à sexe séparés et de couleur
blanchâtre. Certains sont les parasites du tube digestif comme ascaris
lombricoïdes, ankylostoma, trichuris trichuria etc. Et les autres sont parasites du
sang, c’est le cas des filaires. Nous les traitons l’un l’autre ci-dessous.
PARASITOLOGIE MEDEICALE
ASCARIS LOMBRICOIDES
1. Répartition géographique:
L’ascaris lombricoïdes est un ver cosmopolite. Cependant, il est plus fréquent
dans les pays chauds (tropicaux) à hygiène insuffisante. Des études menées dans
plusieurs milieux montrent que tout individu en a été porteur à un moment de sa
vie.
2. Hôtes
Ascaris lombricoïdes est un parasite de l’homme où il vit dans l’intestin grêle.
Certains animaux comme le chimpanzé et le porc (ascaris lombricoïdes var.
suum) ont été trouvés infectés.
3. Morphologie:
Adultes:
Les femelles mesurent 20 – 35 cm de long sur 3-6 mm de diamètre et peuvent
pondre jusqu’à 200000 œufs pars jour. Quant aux mâles, ils mesurent 15-30 cm
de long sur 2-4 mm de diamètre. Ce sont les vers sont blancs, raides et élastiques.
Leur tête est pourvue de 3 lèvres saillantes, à bords finement denticulés.
Extrémité postérieure du mâle est recourbée ventralement en crosse montrant
l’extrémité des spicules. La vulve de la femelle est située au tiers antérieur du
corps. De couleur rosée, les ascaris adultes vivent de 6 à 18 mois dans le jéjunum
où ils ingèrent les particules alimentaires.
Œufs:
Les œufs sont ovoïdes et pondus en très grand nombre et éliminés avec les fèces. Ils sont
très résistants dans le milieu extérieur. Leur morphologie diffère selon qu’ils sont
fécondés ou pas. Ainsi,
a) Les Œufs fécondés mesurent 45-75 microns de long pour 35-50 microns. Ils
possèdent une coque chitineuse épaisse à double contour recouverte d’une
PARASITOLOGIE MEDEICALE
ENTEROBIUS VERMICULARIS
1. Distribution géographique.
Enterobius vermicularis est un parasite cosmopolite ; mais il sévit surtout dans
les pays tempérés. Il est présent en majorité chez les enfants surtout en âge
scolaire. Les sujets des classes pauvres sont les plus touchés.
2. Hôtes.
L’homme est le seul hôte d’Enterobius vermicularis. Les singes ont aussi été rarement
trouvés parasités par ce ver.
3. Morphologie.
a) Adulte:
Enterobius vermicularis adulte est un ver rond et blanc. La femelle mesure 10 mm de
long sur 0,4 mm de diamètre et le mâle mesure 3 à 5 mm sur 0,1 à 0,2 mm de diamètre.
La bouche est entourée de 3 lèvres, son extrémité antérieure est munie de deux
PARASITOLOGIE MEDEICALE
expansions latérales, son corps fusiforme et chez la femelle l’extrémité postérieure est
effilée. Chez le mâle, l’ extrémité postérieure est enroulée en crosse.
b) Œufs:
Les oeufs, incolores et lisses, ont une forme ovalaire asymétrique. Ils mesurent de 50 à
60 μm de long
par 30 à 32 μm de large. Dès la ponte, habituellement sur la marge anale, ces oeufs
renferment un
embryon mobile et sont infestants.
4. Cycle évolutif.
Les adultes vivent dans le caecum, le colon et l’appendice. Après la fécondation
dans le caecum, la femelle migre vers l’anus: elle pond dans l’intestin au niveau
de l’anus, mais dans la majorité des cas, elle force l’anus et pond sur la marge de
l’anus ou le périnée.
La présence de la femelle provoque un prurit intense, le malade se gratte,
introduit les œufs sous les ongles et peut porter les doigts à la bouche et se
réinfecte.
La femelle meurt après la ponte. L’œuf devient infectant 6 à 8 heures après. S’il
est ingéré, il éclot dans le duodénum. Les larves L3 libérées continuent à muer au
cours de leur progression et deviennent adultes dans le caecum.
L’œuf résiste longtemps dans un milieu extérieur humide et frais (plusieurs
semaines);
5. Mode d’infestation:
Plusieurs modes de contamination ont été identifiés. Nous citons entre autres :
a. Auto infestation: par grattage anal : l’enfant se gratte, introduit les œufs dans les
ongles et porte ces derniers à la bouche.
b. Par voie indirecte: Dans ce cas, la contamination se fait par les mains sales, les
aliments ou les objets contaminés par les œufs.
c. Par absorption de la poussière de certains lieux très contaminés comme p.e. les
salles de classe.
d. Par retrofection : les œufs déposés sur la marge anale ou pondus dans le rectum
éclosent et le ver rentre dans l’intestin.
e. Cycle endogène : l’œuf éclot dans l’intestin.
6. Rôle pathogène.
Enterobius vermicularis peut provoquer des troubles nerveux ou l’appendicite
7. Diagnostic:
Le diagnostic se fait par l’examen de selles, par le constat des vers adultes dans
les selles et par la cellophane adhésive.
8. Traitement: cfr ascaris
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STRONGYLOIDES STERCORALIS
1. Distribution géographique.
C’est un parasite des pays chauds et humides;
2. Hôtes: homme; chimpanzé et chien parfois;
3. Morphologie: deux générations à développement alternant
a) Génération parasite: comprend des larves infectantes L3 à œsophage strongyloide,
longue de 600 microns et des femelles parthénogénétiques
B. Génération libre: comprend des œufs, des larves rhabditoides et des adultes mâles et
femelles rhabditoides. Le mâle libre mesure 0,7 mm et la femelle 1 mm.
4. Cycle évolutif.
- Les femelles parthénogénétiques vivent dans les galeries creusées dans
l’épithélium de la muqueuse ou dans la sous muqueuse de l’intestin grêle,
notamment sa première partie. Rarement dans le colon.
- Elles pondent des œufs qui se développent rapidement en larves rhabditoides
dans l’intestin. Celles-ci sont éliminées à l’extérieur.
- Le développement de celles-ci dépend des conditions du milieu extérieur:
a) Conditions défavorables:
La larve rhabditoide mue en larve strongyloides L3 infectante. L’homme s’infecte en
marchant nu-pied dans les endroits contaminés. La larve pénètre activement à travers la
peau, gagne les vaisseaux sanguins, le cœur, le poumon; ici elles muent et se
transforment en adultes mâles et femelles.
Elles gagnent l’arbre bronchique, le carrefour trachéo-oesophagien, l’estomac, l’intestin.
Les mâles rhabditoides sont éliminés, les femelles strongyloides s’installent dans la
muqueuse et se mettent à pondre sans avoir été fécondées.
Il s’agit là du cycle direct.
b) Dans les conditions favorables:
Les larves se transforment en adultes mâles et femelles rhabditoides qui s’accouplent et
donnent naissance aux œufs, puis aux larves rhabditoides qui se transforment en larves
strongyloides infectantes.
C’est un CYCLE INDIRECT
5. Rôle Pathogène
- Ver adulte : entérite
- Larves pulmonaires: bronchite
6. Diagnostic : présence des larves rhabditoides dans les selles
7. TTT: mebendazole;
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ANKYLOSTOMA DUODENALE
1. Distribution géographique
- Bassin méditerranéen, le nord de l’Inde, de la Chine, du Japon, le Chili et le Pérou.
2. Morphologie:
- Femelle: 10 à 13 mm x 0,6 mm
- Male : 8 – 11 mm x 0.4 -0.5 mm
- Bouche sur la partie dorsale, conduit à une capsule buccale et garnie les deux
paires des fortes dents .
- Les œufs : coque mince transparente à simple contour; elliptique contient 2à8
cellules .
3. Cycle évolutif :
Segmentation dans l’intestin déjà; elle s’arrête à 8 – 12 blastomères.
Elle continue dans le milieu extérieur si les conditions de t° et humidité le permettent
(boue de surface).
24 – 48 heures, la larve L1 se forme,
3 jours, elle mue en L2
3-5 jours elle devient strogyloide et infestante (L3) mais reste dans l’exuvie de la larve
L2 pour résister longtemps dans le milieu extérieur.
Infestation de l’homme par la marche nu-pied dans les milieux contaminés;
La larve pénètre à travers la peau et le reste du cycle se fait comme chez l’anguillule.
Elle parvient dans le duodénum et le jéjunum où le ver devient adulte.
Rôle pathogène:
- une anémie par spoliation du sang.
- Une dermatite larvaire lors de la migration de la larve.
Diagnostic: examen de selles où l’on voit des œufs à 8 – 12 blastomères.
NECATOR AMERICANUS
Est exactement comme ankylostoma duodenale.
Mais il en est différent par la cavité buccale et la distribution géographique (Afrique
centrale, Afrique du Sud, Asie du sud, Mélanésie, Polynésie, Sud des Etats unis, Amérique
Centrale et Amérique du sud.
TRICHURIS TRICHURIA
1. Répartition géographique:
Cosmopolite, surtout dans les régions chaudes.
2. Hôte:
Homme: dans le caecum et rarement dans d’autres parties du gros intestin.
3. Morphologie:
a) Dimensions:
- Mâle : 30 – 45 mm
- Femelle: 35 – 50 mm
b) Forme:
- La partie antérieure effilée et ne renferme que l’œsophage alors que la partie
postérieure renferme les organes sexuels; elle est enroulée chez le mâle et droite chez la
femelle. Le ver ressemble à un cheveu.
c) œufs: brunâtre, en forme de citron, avec une coque épaisse à double paroi
4. Cycle évolutif.
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TRICHINELLA SPIRALIS
1. Répartition géographique:
- Cosmopolite
- Fréquent aux USA, Pologne, ex- URSS.
2. Hôte
- Les rats et les carnivores sauvages; l’infestation est maintenue dans la nature par le
cannibalisme des rats;
- Le porc s’infecte en dévorant les déchets d’abattoir et rarement les cadavres des rats.
- l’homme s’infecte en mangeant de la viande de porc insuffisamment cuite ou les
carnivores sauvages.
3. Morphologie.
a) Ver adulte: mâle: 1,5 mm x 0,05mm; femelle: 3 à 4 mm x 0,075mm
b) Larves infectantes: enroulées en spirales et encapsulées dans les muscles striés. Sont
entourées d’une coque réactionnelle allongée en forme de citron.
4. Cycle évolutif:
- Les vers adultes vivent dans la paroi de l’intestin grêle.
- Les larves infectantes sont encapsulées dans les muscles striés les plus actifs:
diaphragme, les muscles du larynx, la langue, les intercostaux…
Quand un hôte favorable (homme) ingère la viande parasitée, la coque est digérée dans
l’estomac et les larves sont libérées. La suite se fait de la manière suivante:
a) Phase d’invasion: trichinose intestinale
- durée: 3 – 5 jours;
- La larve pénètre dans la muqueuse du duodénum et du jéjunum;
- Elle mue à plusieurs reprises et se transforme en adulte en 2 jours;
- Les femelles fécondées s’enfoncent plus profondément dans la paroi intestinale et
après 2 à 3 jours commencent à pondre les larves;
- Les mâles dégénèrent;
- Symptômes (entérite) persistent pendant 3 semaines et empiètent sur la 2ème
phase.
b) Phase de dissémination:
- Les jeunes larves sont pondues dans la paroi intestinale, passent dans la
circulation lymphatique, la grande circulation et se disséminent dans les muscles
striés. Cette ponte se poursuit tant que vivent les femelles (4 – 16 semaines);
- Symptômes: myosite, hyperthermie …
- c) Phase d’enkystement avec arrêt de la ponte et transformation des larves
musculaires en larves infectantes.
PARASITOLOGIE MEDEICALE
Dans les muscles chez l’homme, les larves peuvent vivre de 5 à 10 ans et se
calcifier ensuite.
5. Action pathogène:
a) Invasion de la muqueuse intestinale : signes de péritonite (trichinose intestinale);
b) Arrivée des jeunes larves dans les muscles striés et leur transformation en larves
infectantes très toxigènes : une inflammation et une dégénérescence de la fibre
musculaire;
6. Diagnostic.
a) clinique: symptômes intestinaux avec larves et adultes dans les selles, douleurs
musculaires (myosite), forte éosinophilie, forte fièvre…
b) Recherche des larves dans le sang: difficile
c) Biopsie musculaire, surtout pectorale;
d) Intradermoréaction
e) Sérodiagnostic: déviation du complément.
7. Prophylaxie:
- Dépistage des viandes parasitées par trichinoscope ou par digestion artificielle
des fragments musculaires;
- Destruction des larves: congélation de la viande.
FILAIRES
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GENERALITES
1. Définition.
Les filaires sont des nématodes filiformes, à bouche simples sans lèvres, cavité buccale
rudimentaire ou absente.
Les filaires sont vivipares: elles pondent des embryons appelés microfilaires.
Pour assurer le développement post embryonnaire, ces embryons doivent passer chez
un hôte intermédiaire (arthropode piqueur).
Les filaires vivent dans:
- Espaces intertissulaires (hypoderme, gaines périvasculaires),
- Cavités séreuses (péritoine)
- Hémolymphe (cœur, canal thoracique …)
- Les tissus (ganglions, tissu conjonctif)
Il existe cinq espèces des filaires, ayant chacune sa répartition géographique, son
vecteur, sa localisation dans l’organisme, etc…
Nous citons : Loa loa, Wuchereria bancrofti, Wuchereria pacifica, Brugia malayi,
Ochoncerca volvulus.
2. Morphologie des microfilaires:
a) Caractères généraux:
Les filaires mesurent 100 à 350 microns de long pour 4-8 microns. Elles sont
dépourvues de tube digestif et contiennent un grand nombre de noyaux qui
manquent à certains endroits appelés taches claires. Il s’agit de:
1) Tache céphalique: à l’extrémité antérieure;
2) Anneau nerveux: situé vers le quart ou le cinquième antérieur;
3) Tache en V antérieure: pore excréteur
4) Tache en V postérieure : pore annal.
Ces caractéristiques sont spécifiques pour chaque espèce.
b) Caractères propres à chaque espèce:
Certaines microfilaires sont enveloppées d’une gaine ( Loa loa, W. Bancrofti, W.
Pacifica, Brugia Malayi); d’autres n’en ont pas (O. volvulus). Chez certaines
microfilaires, les noyaux remplissent l’extrémité postérieure du corps (Loa loa).
Chez certaines, la queue en est dépourvue (W. Bancrofti, [Link], B. Malayi, O.
volvolus)
L’attitude varie d’une espèce à une autre: Loa loa se déplace dans le champ
microscopique tandis que les autres espèces s’agitent sur place.
3. Cycle évolutif:
Les microfilaires sont incapables de se multiplier ou de se transformer en adulte
dans le corps de l’hôte définitif; il faut un passage obligatoire chez un hôte
intermédiaire. Là elle se modifie avant de devenir une larve infectante. Elle subit
PARASITOLOGIE MEDEICALE
PARASITOLOGIE MEDEICALE
PLATHELMINTHES
PARASITOLOGIE MEDEICALE
SCHISTOSOMIASE
GENERALITES.
Les bilharzioses ou schistosomoses sont des affections parasitaires dues à des
trématodes, vers
plats, à sexes séparés, hématophages, vivant au stade adulte dans le système circulatoire
des
Mammifères et évoluant au stade larvaire chez un mollusque d’eau douce.
On répertorie 200 millions de cas de bilharzioses dans le monde et cinq espèces sont
pathogènes pour l’homme et sévissent à l’état endémique sur trois continents).
Morphologie
1. Mâles: blanchâtres, plus court que la femelle, mais plus large et plus épais, corps
aplati, les bords relevés et enroulés et formant une gouttière (canal
gynécophore); 8 – 20 mm de long;
2. Femelle: foncée, plus longue que le mâle (15 – 26 mm/0,25 mm)
3. Les œufs: non operculés mais avec un épéron terminal ou latéral; il contient un
miracidium qui éclot lorsque l’œuf tombe dans l’eau.
4. Les cercaires: de type furcocercaire, sans yeux, sans pharynx.
5. Cycle évolutif:
a) Développement chez l’homme:
L’homme s’infecte en entrant en contact avec une eau contenant des
furcocercaires. Les cercaires traversent activement la peau ou les muqueuses, passent
dans la circulation sanguine et arrivent aux poumons. De là elles gagnent le foie soit par
effraction à travers le tissu pulmonaire et hépatique, soit par la grande circulation. Ces
schistosomules s’installent dans la veine porte et deviennent adultes, la femelle étant
logée dans le canal gynécophore du mâle. Cet accouplement est nécessaire pour la
maturité sexuelle de la femelle. Une fois la maturité sexuelle atteinte, les couples
remontent à contrecourant la veine porte et parviennent dans les veinules de l’intestin
(S. mansoni) ou de la vessie (S. haematobium) où la femelle dépose les œufs dans les
plus petites ramifications. L’œuf passe dans l’intestin ou la vessie par effraction.
b) Développement chez le mollusque.
L’œuf éliminé n’est pas operculé mais il est embryonné. Il éclot une fois qu’il est
tombé dans l’eau si les conditions de t° et de lumière sont réunies. Après
l’éclosion, le miracidium pénètre activement dans un mollusque approprié où il
se transforme en 4 jours environ en sporocyste. Après 4 à 5 jours le sporocyste
produit par bourgeonnement interne des sporocystes– fils. Ceux-ci émigrent dans
l’hépatopancréas du mollusque où ils forment des furcocercaires. Une fois mûrs,
ceux-ci sortent par l’orifice de ponte du sporocyste, traversent les tissus du
mollusque et émergent de façon périodique dans l’eau (9 – 14 heures). Le
développement des schistosomes chez le mollusque donne naissance à des
milliers des cercaires. La durée de développement chez l’homme est de 5 à 10
semaines; chez le mollusque: 4 à 6 semaines dans les pays tropicaux.
6. Rôle pathogène:
PARASITOLOGIE MEDEICALE
Il dépend de la localisation parasitaire des vers et de leurs oeufs. Les lésions sont dues à:
passage des œufs à travers la muqueuse de l’intestin ou de la vessie;
Embolisation des œufs dans les poumons ou le foie suivie d’une réaction fibreuse;
Retenue de certains œufs dans les parois intestinales ou vésicales et leur
calcification.
I. SCHISTOSOMA MANSONI
1. Distribution géographique:
a) Egypte, Soudan, Lybie; Moyen-Orient;
b) Afrique Sub saharienne: occidentale, centrale, Orientale et du sud.
c) RDC : Kasai – oriental, Bas-Congo, Lac Albert, Lac Tanganyika, Lac Kivu.
d) Amérique du Sud.
2. Morphologie:
Œuf:
un fort éperon latéral;
150 / 60 microns en moyenne.
Nombre d’œufs produits/jour/femelle: 100 à 300.
3. Hôtes naturels:
- l’homme principalement;
- En Afrique, plusieurs muridae et le singe;
- Au Brésil : muridae, marsupiaux (opossums), et le Peccary.
4. Hôtes intermédiaires: planorbes de la famille Biomphalaria:
- Afrique : Biomphalaria pfeifferi et Biomphalaria choanmphala;
- Amérique du Sud : Biomphalaria glabrata.
5. Action pathogène: bilharziose intestinale et rectale.
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3. Hôtes naturels:
- homme;
- Mouton
4. hôtes intermédiaires:
- Bulinus (Physopsis) africanus;
- Bulinus (Pirgophysa) forskali
5. Rôle pathogène: affection semblable à celle de S. mansoni, mais moins grave.
Une autre espèce a été décrite tout récemment en Malaisie; il s’agit de S. malayensis,
dont l’hôte intermédiaire est Robertsiella Caporensis.
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TAENIA
Le taenia est un cestode.
Les cestodes sont des vers plats en forme de ruban et segmentés. Ils sont formés de
trois parties:
- la tête ou scolex,
- le cou
- Le corps ou strobila
- Ils sont hermaphrodites et dépourvus du tube digestif. Au stade adulte, ils vivent
dans l’intestin grêle de leur hôte.
- L’embryon ou oncosphère est muni de petits crochets; il est aussi appelé
embryon hexacanthe
I. TAENIA SOLIUM
1. Distribution géographique:
- Cosmopolite
- Ne se rencontre pas dans la population juive et arabe qui ne mangent pas la
viande de porc.
- Répandu surtout en Amérique latine (Mexique, Brésil…), Inde, Chine, et dans
certaines régions d’Afrique.
2. Hôtes:
- Le ver adulte vit dans l’intestin grêle de l’homme;
- La larve cysticerque (Cysticercus cellulosae) se développe dans les muscles ou les
viscères du Porc, parfois chez l’homme (cysticercose).
3. Morphologie.
- Longueur habituelle 2 à 3 m, peut atteindre exceptionnellement 7 à 8 m;
- Nombre de proglottis : 1000
- Scolex quadrangularis de 1 mm de diamètre;
- Ventouses arrondies;
- Rostre portant une double couronne de 22 à 32 crochets inégaux.
Premiers segments plus larges que longs, les segments moyens carrés, les
segments postérieurs plus longs que larges;
- Utérus présentant de chaque côté 7-13 branches latérales épaisses.
- Œufs: globuleux, de 30 à 40 microns de diamètre, à embryophore épais et strié
radiairement, l’oncophère porte 6 petits crochets visibles.
4. Cycle évolutif:
- Les proglottis mûrs remplis d’œufs se détachent passivement, souvent par
groupe de 4 à 6 et sont évacués avec les selles;
- Avalés par un porc ou un homme, ils continuent leur développement;
PARASITOLOGIE MEDEICALE
- Les embryons éclosent dans l’intestin (après avoir été imprégnés du suc
gastrique lors de leur passage par l’estomac)
- Les embryons traversent la paroi intestinale, passent dans la circulation sanguine
et s’embolisent dans les tissus (les muscles striés) ou ils se transforment en 2 à 3
mois en cysticerques.
- L’homme se contamine en igérant la viande porc crue (charcuterie) ou mal cuite.
Le cysticerque ingéré donne en 2- 3 mois un taenia adulte.
La cysticercose est provoquée par:
- Absorption des œufs du taenia (aliments, mains avec possibilité d’autoinfection);
- Vomissement ayant provoqué un rejet du ver dans l’estomac.
- Elle se localise dans les muscles striés : la langue, le cou, l’épaule.
5. Diagnostic
- Difficile car les œufs sont éliminés dans les proglottis avec les matières fécales;
- Le proglottis observé (si le malade y fait attention);
- sérologie
6. Prophylaxie:
- Contrôle des viande de porcs;
- Bien cuir la viande avant la consommation;
- Hygiène de l’eau et des légumes (cysticercose).
II. TAENIA SAGINATA
1. Distribution géographique:
- Cosmoplite
2. Hôtes:
- Homme : dans l’intestin grêle; solitaire
- Cysticerque dans les tissus profonds des bœufs, antilopes, des buffles;
3. Cycle évolutif: cfr T. solium : mais les proglottis se détachent par petites chaines
et sont éliminés activement ( en dehors de la défécation).
4. Pouvoir pathogène: cfr T. solium
5. Diagnostic:
- Sensation du passage du proglottis à travers l’anus,
- Observation du proglottis dans les vêtements, dans le lit etc…
- Examen de la viande bovine
6. Prophylaxie: cfr [Link].
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PLANCHES DE PARASITOLOGIE
AMIBIASE
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- Plasmodium
- Trypanosoma gambiense
- Taenia saginata.
2. Faire un croquis de :
a) L’œuf d’ascaris
b) L’œuf de schistosoma intercalatum
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