Du coup, voici la liste des cas où il vaut mieux éviter de calculer en complexe :
• Trop de cercles. Même s’il y a un cercle et un triangle de référence, il vaut mieux éviter
de se lancer. De plus, on sait assez peu comment trouver les points d’intersection d’une
droite et d’un cercle.
• Trop de fractions avec des dénominateurs différents lors des calculs des premiers affixes.
Des affixes qui sont des fractions fournissent des calculs très laborieux, prenant un temps
immense et une énergie folle. Il vaut mieux revenir en arrière et chercher une autre façon
plutôt que de se lancer dans des calculs. Pour certains exercices, un dernier calcul un
peu fastidieux est un prix à payer, mais la plupart du temps, c’est une cause perdue par
rapport à l’impératif du temps limité.
4.5 Un exemple d’exercice qui marche bien en complexes
Voyons un exemple de problème d’olympiades que l’on peut humainement résoudre avec les
nombres complexes avec le G5 de la Shortlist 2005.
Exercice 1. (G5 IMOSL 2005) Soit ABC un triangle actuangle qui n’est pas isocèle en A. Soit H l’or-
thocentre du triangle ABC et soit M le milieu du segment [BC]. Soit D et E deux points situés respecti-
vement sur les segments [AB] et [AC] tels que les points D, H et E sont alignés et AD = AE. Montrer
que la droite (HM) est perpendiculaire à la corde commune aux cercles respectivement circonscrits aux
triangles ABC et AED.
Solution de l’exercice 1 On commence toujours par faire une figure propre. Comment placer D
et E ? Puisque AD = AE, la droite (DE) est perpendiculaire à la bissectrice de l’angle BAC.
[ On
obtient la figure suivante :
HB
X
E
HC
H
D
C M B
36