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Géométrie Différentielle : Variétés Topologiques

Ce document est un cours de géométrie différentielle pour le Master II, présenté par le Dr. Théophile Kemajou Mbiakop à l'Université de Maroua. Il couvre des concepts fondamentaux tels que les variétés topologiques et différentiables, ainsi que des applications et théorèmes associés. Les notes incluent des définitions, des exemples et des exercices pour illustrer les notions abordées.

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Géométrie Différentielle : Variétés Topologiques

Ce document est un cours de géométrie différentielle pour le Master II, présenté par le Dr. Théophile Kemajou Mbiakop à l'Université de Maroua. Il couvre des concepts fondamentaux tels que les variétés topologiques et différentiables, ainsi que des applications et théorèmes associés. Les notes incluent des définitions, des exemples et des exercices pour illustrer les notions abordées.

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Géométrie Différentielle

Notes de cours Master II

Dr. Théophile Kemajou Mbiakop

Assistant Professor
Department of Mathematics and Computer Science
University of Maroua
2023-2024
Contents

Contents 2

1 Variétés 3

1.1 Variété Topologique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4

1.1.1 Fonction de transition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8

1.2 Variétés Différentiables . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10

1.3 Applications différentiables . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14

1.3.1 Théorème de valeur rigulière . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18

1.3.2 Partition de L’unité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20

1.3.3 Variétés orientables . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21

1.4 Sous-variétés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22

1.4.1 Exercice . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22

Références 25

2© Dr Théophile Kemajou Mbiakop 2023/2024



Chapter
1
Variétés

Intuitivement, une variété est une généralisation des surfaces dans l’espace. Une telle
surface peut être par exemple la sphère bidimensionnelle S2 . En physique, notamment, il
s’avère que certaines contraintes obligent le mouvement des particules à se faire sur la
sphère. Par conséquent, les questions comme la recherche du maximum ou du minimum
d’une fonction sont complètement différentes, car nous ne pouvons plus utiliser nos
techniques de domaine ouvert. De ce fait, la question est de savoir comment élargir nos
méthodes de calcul aux surfaces, plus généralement aux variétés abstraites ? Pour ce faire,
nous devons d’abord comprendre ce que sont les fondamentaux d’une telle surface. Nous
commencerons donc par un aperçu rapide du domaine de la topologie, après quoi nous
serons en mesure de définir les variétés différentiables comme notre sujet d’étude.

3© Dr Théophile Kemajou Mbiakop 2023/2024



Variétés 4/25

1.1 Variété Topologique

Définition(Topologie) 1.1.1. Soit M un ensembe et P(M ) l’ensemble des parties de M,


i.e., l’ensembe de tout les sous-ensembles de M . Un ensenble T ⊆ P(M) est appelé une
topologie sur M, s’il satisfait les conditions suivantes:

(i) ∅, M ∈ T .

(ii) Si U1 , U2 ∈ T alors U1 ∩ U2 ∈ T .
S 
(iii) Si Uα ∈ T , α ∈ I, alors α∈I α ∈ T .
U

Le couple M, T ) est appelé est un espace topologique. un sous-ensemble U ∈ M


est un ensemble ouvert si U ∈ T . U ∈ M est un ensemble fermé si M \ U ∈ T . Si
(M, TM ) est un espace topologique et S ⊂ M, alors l’ensemble T |S ⊂ P(S) tel que
T |S := {S ∩ U |U ∈ TM } est une topologie. On appelle T |S la topologie du sous-espace
héritée de TM . Soit (M, TM ) et (N, TN ) deux espace topologiques. Une application
f : M → M est dite continue par rapport à TM et TN si V ∈ TN ⇒ (f −1 (V )) ∈ TM .

Topologie Quotient 1.1.1. La topologie quotient est un construction très importante pour
les espaces topologiques. Nous avons besoin de cette topologie pour parler par exemple
des espaces projectifs. Rappelons qu’une relation d’équivalence sur un ensemble S est
une relation réflexive, symétrique et transitive. La classe d’équivalence [x] de x ∈ S
est l’ensemble de tous les éléments de S équivalents à x. Une relation d’équivalence
sur S partitionne S en classes d’équivalence disjointes. Nous désignons l’ensemble des
classes d’équivalence par S/ ∼ et appelons cet ensemble le quotient de S par la relation
d’équivalence ∼. Il existe une projection naturelle q : S 7→ S/ ∼ qui envoie x ∈ S sur sa

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classe d’équivalence [x].

Espace projectif 1.1.1. Définissons une relation d’équivalence sur Rn+1 − 0 par x ∼ y
⇔ y = tx pour tout nombre réel non nul t, où x, y ∈ Rn+1 − {0}. L’espace projectif
réel Pn (R) est l’espace quotient de Rn+1 − {0} par cette relation d’équivalence. Nous
désignons la classe d’équivalence d’un point (x0 , ..., xn ) ∈ Rn+1 − {0} par [a0 , ..., an ] et
on note q : Rn+1 − {0} → Pn (R) la projection. Géométriquement, deux points non nuls
de Rn+1 sont équivalents si et seulement s’ils se trouvent sur la même ligne passant par
l’origine. Ainsi Pn (R) peut être interprété comme l’ensemble de toutes les lignes passant
par l’origine dans Rn+1 . Chaque ligne passant par l’origine dans Rn+1 rencontre la sphère
unité S n en une paire d’antipodes. Une paire de points antipodaux sur S n détermine
une ligne unique passant par l’origine. Cela suggère que nous définissons une relation
d’équivalence ∼ sur S n en identifiant les points antipodaux. De ce fait, Pn (R) = (Sn / ∼)
et x ∼ y sur S n ⇔ (x = y ou x = −y).

Définition 1.1.1. Un espace topologique (M, T ) est appelé variété topologique de


dimension n s’il est:

(i) Séparé (Hausdorff), ie ∀ x, y ∈ M avec x ̸= y, ∃ un voisinage Ux ∈ T et un voising


T
Uy ∈ T telque Ux Uy = ∅.

(ii) A base dénombrable, ie ∀U ∈ T , ∃ (Ai )i∈I avec Ai ∈ B et U = ∪(Ai )i∈I , où B est
une base dénombrable d’ouverts de T .

(iii) Localement homeomorphe à Rn , i.e. ∀p ∈ M, ∃U ∈ T , p ∈ U et ∃ϕ : U → ϕ(U ) ⊆


Rn un homéomorphisme.

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R2
M
ϕ ϕ(U )
U

Remarque 1.1.1. Les deux premières conditions de la définition sont plus techniques et
sont parfois négligées. Le fait important est qu’une variété topologique est localement
homéomorphe à Rn . En gros, les variétés ressemblent localement à l’espace euclidien. Si
la topologie sur M est induite par une métrique, alors la première condition est satisfaite
automatiquement. Si M est donné comme un sous-ensemble de Rn avec la topologie de
sous-ensemble, alors les deux conditions 1 et 2 sont satisfaites automatiquement.

Définition 1.1.2 (Cartes et coordonnées locales). 1. Le couple (U, ϕ) est une carte de
(M, T ) et U le domaine de la carte.

2. l’homéomorphisme ϕ : U → ϕ(U ) ⊆ Rn est appelée fonction carte definie par


ϕ(p) = (x1 (p), x2 (p), . . . , xn (p)), où xi (p) est la iène coordonnée de p par rapport à
la carte choisie (U, ϕ).

3. Les fonctions xii=1,...n : U → R sont appelés les fonctions coordonnées et (x1 , ..., xn )
est appelé le sysème de coordonnées locales et x1 (p), ..., xn (p) sont appelées
coordonnées de p (relativement à la carte (U, ϕ).

Exemple 1. 1. L’espace euclidien Rn est couvert par une seule carte ( Rn , IdRn ). Tout
sous-ensemble ouvert de Rn est également une variété topologique, avec la carte
(U, IdU ).

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2. Soit V ⊂ Rn , et f : U → Rn une fonction continue. Le graphe de f , Γf =


{(x, f (x)), x ∈ Rn } est une variété de dimension n. En effet, les applications

ϕ : Γf → U, (x, f (x)) 7→ x

(1, f ) = ϕ−1 : U → Γf , x 7→ (x, f (x))

sont des applications bijectives et bicontinues. De ce fait des homéomorphisme. Γf


à une carte (Γf , ϕ).

3. Sn ⊂ Rn+1 , Sn = {x ∈ R3 , ||x|| = 1} est séparé et à base dénombrable parce que


la sphère est un sous ensemble de Rn . Montrons quelle est localement euclidienne.
Pour tout i = 1, ..., n + 1, posons:

U+i = {(x1 , x2 , ..., xn+1 ) ∈ Sn , xi > 0}

U−i = {(x1 , x2 , ..., xn+1 ) ∈ Sn , xi < 0}

Sn = U1+ ∪ U1− ∪ ... ∪ Un+1


+ −
∪ Un+1

Ui± est le graphe de la fonction ϕ : B n (0, 1) → R, y 7→ ± 1 − ||y||. De ce fait,


p

chaque Ui± est localement euclidien de dimension n et les applications ϕ± ±


i : Ui →

B n (0, 1) données par ϕ±


i (x1 , x2 , ..., xn+1 ) = (x1 , ..., xi−1 , xi+1 , ..., xn+1 ) sont des

homéomorphismes. Conclusion S n est une variété topologique de dimension n avec


 
± ±
cartes Ui , ϕi .
i=1,...,n+1

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1.1.1 Fonction de transition

Imaginez deux cartes (U1 , ϕ1 ) et (U2 , ϕ2 ) pour le même espace topologique (M, T ) avec
T
des régions de chevauchement, c’est-à-dire U1 U2 ̸= ∅. Un point dans cette région de
chevauchement peut être représenté à la fois par ϕ1 et ϕ2 à leurs chemins respectifs de Rn .
Nous pouvons passer d’une représentation graphique du point à l’autre en utilisant les
cartes de transition. Par exemple, si nous voulons passer de la carte (U1 , ϕ1 ) à (U2 , ϕ2 ),
nous utilisons la fonction de transition

\ \
ϕ12 := ϕ1 ◦ ϕ−1
2 : ϕ1 (U1 U2 ) → ϕ2 (U1 U2 )

u 7→ ϕ1 ◦ ϕ−1
2 (u). (1.1.1)

Soit (u1 , ..., un ) les coordonées du point u et (ϕ112 (u1 , ...un ), ..., (ϕn12 (u1 , ...un )) les

U1 U1 ∩ U2 U2
p

T ϕ1
ϕ2

ϕ2 (U2 )
ϕ1 (U1 )
ϕ2 ◦ ϕ−1
 
i ϕ 1 (p)
ϕ2(p)
ϕ1(p)
ϕ1 (U1 ∩ U2 ) ϕ2 (U1 ∩ U2 )

coordonnées de ϕ12 . Donc ϕi12 (u1 , ..., un ) est une fonction continue de n variable.

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Variétés 9/25

Soit p ∈ U1 ∩ U2 , donc ϕ1 (p) = (x1 (p), ..., xn (p)) et ϕ2 (p) = (y1 (p), ..., yn (p)),

et puisque ϕ1 (p) ∈ ϕ1 (U1 ∩ U2 ), posons u = ϕ1 (p) dans (1), d ou ϕ12 (ϕ1 (p)) =
ϕ2 (p), ie,

(ϕ121 (x1 (p), ..., xn (p))), ..., ϕn21 (x1 (p), ..., xn (p))). D où

yi (p) = ϕi21 (xp , ..., xn (p)), i = 1, .., n. (1.1.2)

Les fonction ϕi21 , 1 ≤ i ≤, s’appellent changements de cartes ou foncions de passage


(surU1 ∩ U2 ) des coordonnées x1 , ..., xn aux coordonnées y1 , ..., yn . La formule (1.1.2)
s’appelle formule de changement de cartes ou formule de passage.

Proposition 1.1.1. Montrer que les fonctions de transition sont des homéomorphismes

Proof. ϕ2 ◦ ϕ−1 −1 −1
1 contninue, (ϕ2 ◦ ϕ1 ) = ϕ1 ◦ ϕ−1
2 continue. ■

Exemple 2. M = R2 . Coordonnées polaires: U = R2 − R≥0 × {0}, ϕ(z) = (r(z), θ(z)),


où r, θ : U → R sont les fonctions coordonnées.

Coordonnées cartesiennes: V = R2 , ψ(z) = (x(z), y(z)), où x, y : U → R sont


les fonctions coordonnées.

Fonction de transition: ψ ◦ ϕ−1 (r, θ) = (r cos θ, r sin θ).

Exemple 3. M = S2 ,

ϕ+ + 2
1 : U1 → B (1, 0), (x1 , x2 , x3 ) 7→ (x2 , x2 )

ϕ+ + 2
2 : U2 → B (1, 0), (x1 , x2 , x3 ) 7→ (x1 , x3 ).

p p
ϕ+
2 ◦ (ϕ + −1
1 ) (x ,
1 2x ) = ϕ +
2 ( 1 − x 2 − x2 , x , x ) = ( 1 − x2 − x2 , x ).
1 2 1 2 1 2 2

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Variétés 10/25

1.2 Variétés Différentiables

Pour un variété topologique M , comme pour tout espace topologique, il est logique de
parler de fonctions continues f : M → R. Dans un cours de géométrie différentielle,
nous aurons certainement besoin de différencier des fonctions. Mais que signifie la
différentiabilité de f ?

Tentative de définition. La fonction f est dite différentiable en p ∈ M si pour tout


carte ϕ : U → V avec p ∈ U la fonction f ◦ ϕ−1 : V → R est différentiable en ϕ(p).

Cette définition est en principe très raisonnable. Elle signifie que f est différentiable
sur M si elle est différentiable sur R lorsqu’elle est exprimée en coordonnées. Mais il ya
un problème avec cette définition. Si (ψ : Ũ ) est une autre carte avec p ∈ Ũ , alors autour
de ψ(p) on aura
f ◦ ψ −1 = (f ◦ ϕ−1 ) ◦ (ϕ ◦ ψ −1 ) .
dif f continue

Ce concept de différentiabilité dépend du choix de la carte ϕ et c’est vraiment mauvais


car sur une variété topologique générale, il n’y a pas de systèmes de coordonnées préférés.
La triste vérité est qu’il n’y a pas de concept raisonnable de fonctions différentiables sur
une variété topologique. Mais il y a une chose que nous pouvons faire, nous pouvons
raffiner la notion de variété . Si ϕ ◦ ψ −1 était un difféomorphisme et pas seulement un
homéomorphisme, alors la différentiabilité de f ◦ ϕ−1 impliquerait la différentiabilité de
f ◦ ψ −1 . Renforçons la définition en exigeant que les fonctions de transition soient non
seulement des homéomorphismes mais des difféomorphismes entre ouvert de Rn .

Définition 1.2.1. Deux cartes (U, ϕ) et (V, ψ) sont dites (C ∞ ) compatibles si les fonctions
de transition ψ ◦ ϕ−1 et ϕ ◦ ψ −1 sont des (C ∞ ) difféomorphismes.

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Variétés 11/25

Définition 1.2.2. Un atlas A de M est une famille (Ui , ϕi ), i ∈ I de cartes locales


telle-que:

(1) ∪i∈I Ui = M .

(2) Un atlas est (C ∞ ) si toutes ses cartes sont (C ∞ ) compatibles.

Exemple 4. 1. Soit M = U ⊂ Rn un ouvert. Alors l’atlas à une carte {(U, id)} est un
atlas C ∞ .

2. M = Sn ⊂ R admet un atlas à deux cartes appelé des projections stériographiques


définies comme suit. On pose N = (1, 0, ..., 0), S(−1, 0, ..., 0). On pose alors
UN = Sn − {N } et US = Sn − {S}. Et on a:

(x2 , . . . , xn+1 )
ϕN : S n \ {N } → Rn : (x1 , . . . , xn+1 ) 7→ ,
1 − x1
(x2 , . . . , xn+1 )
ϕS : S n \ {S} → Rn : (x1 , . . . , xn+1 ) 7→ .
1 + x1

UN ∩ US = Sn \ {N, S}, ϕN (UN ∩ US ) = Rn∗ et ϕS (UN ∩ US ) = Rn∗ .

ϕ−1 n
N : R → UN : (a1 , . . . , xn ) 7→ (x1 , . . . , xn+1 ).

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Variétés 12/25

Nous avons pour tout i = 1, ..., n,

xi+1
ai = ⇒ xi+1 = ai (1 − x1 )
1 − x1
X n n
X
2 2
⇒ 1 − x1 = (xi+1 ) = a2i (1 − x1 )2
i=1 i=1
n
X
⇒ a2i (1 − x1 ) = 1 + x1
i=1
||a||2 − 1 2
⇒ x1 = , (1 − x1 ) =
1 + ||a||2 1 + ||a||2
||a||2 − 1 2ai
⇒ x1 = , xi = .
1 + ||a||2 1 + ||a||2
 
||a||2 −1
Nous avons donc ϕ−1
N (a1 , ..., an ) = 2a1 2an
||a||2 +1 , ||a||2 +1 , ...., ||a||2 +1 . On calcule alors
 
ϕS ◦ ϕ−1
N (a1 , ..., an ) = a1 an
||a||2 , ..., ||a||2 = a
||a||2 qui est C ∞ Rn∗ → Rn∗ . De façon
similaire on montre que ϕN ◦ ϕ−1 ∞
S est C . Ainsi A := {(UN , ϕN ), (US , ϕS ))} est

un C ∞ atlas.

3. Projectif space: Pn (R) = (Sn / ∼) avec la topologie quatient tel que x ∼ y sur S n
⇔ (x = y ou x = −y). Nous avons aussi la projection canonique Sn → (Sn / ∼) qui
est aussi continue. Maintenant définisson un atlas pour Pn (R). De ce fait, définissons

Ûi := {[x] ∈ Pn (R)|xi ̸= 0}, q −1 (Ûi ) = Ui+ ∪ Ui−1 .

Par la définition de la topologie quotient T̂ , pour tout i = 1, ..., n + 1 Ûi est ouvert
car Ui+ ∪ Ui−1 l’est et aussi, Pn (R) = Uˆi ,i∈{1,2,...,n+1} .
S

Pour bien comprendre, prenons n = 1. Dans ce cas, l’espace projectif est la collection
des lignes du plan qui passent par l’origine et Û1 est constitué des lignes du plan
privée de la droite (AB) et Û2 est constitué des lignes du plan privée de la droite

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Variétés 13/25

(CD).

Comme la connaissance d’une pente défnie de façon unique une ligne, nous avons:

x2
ϕ̂1 : Û1 → U1′ ⊂ R, ϕ̂1 ([x]) = ,
x1
h 1 i
ϕ̂−1
1 : U1′ → Û1 , ϕ̂−1
1 (u) = (1, u) √ ,
1 + u2
x1
ϕ̂2 : Û2 → U2′ ⊂ R, ϕ̂1 ([x]) = ,
x2
h 1 i
ϕ̂−1
1

: U1 → Û2 , −1
ϕ̂1 (u) = (u, 1) √ .
1 + u2

Plus généralement, soit

Ui = {(x1 , x2 , ..., xn+1 ) ∈ Rn+1 , xi ̸= 0}.

On pose Ûi = (Ui / ∼) = ouvert de P n (R) et

x x xi−1 xi+1 xn+1 


1 2
ϕ̂i : Ûi → Ui′ ⊂R , n
ϕ̂i ([x]) = , , .., , , ..., .
xi xi xi xi xi
n o
Pour tout i = 1, ..., n + 1, ϕ̂i est un homéomorphisme et Ûi , ϕ̂i est
i∈{1,...,n+1}
une atlas C ∞ sur Pn (R).

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Variétés 14/25

Remarque 1.2.1. Si A est un C ∞ − atlas de M alors

Amax := {cartes ϕ de M |ϕ est C ∞ -compatible avec toutes les cartes dans A}

est aussi un atlas C ∞ de M .

Définition 1.2.3. Un atlas C ∞ Amax est appelé structure differentiable si chaque carte qui
est C ∞ -compatible avec toute carte dans Amax est deja contenue dans Amax .

Définition 1.2.4. Une variété différentiable est un couple (M, Amax ) où M est une variété
topologique et Amax une structure différentiable sur M.

1.3 Applications différentiables

Rappelons que chaque fois que nous introduisons une nouvelle structure dans nos
objets, il est toujours utile d’étudier les applications préservant la structure. Ces
applications sont généralement connues sous le nom d’isomorphismes. Pour deux
ensembles, l’isomorphisme est une bijection. Pour les espaces topologiques, nous avons
vu que l’isomorphisme est un homéomorphismes. Deux objets qui sont reliés par un
homéomorphisme sont dits homéomorphes.

Soient (M, TM , AM ) et (N , TN , AN ) deux variétés différentielles de dimension


m et n respectivement. f : M → N une application. Soit a ∈ M.

Définition 1.3.1. Une application f : M → N est dite differentiable en a ∈ M si


pour tout carte (U, ϕ) en a et pour tout carte (V, ψ) au point f (a), tel que f (U ) ⊂ V ,
l’application ψ ◦ f ◦ ϕ−1 : ϕ(U ) → ψ(V ) est differentiable au point ϕ(a).

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Variétés 15/25

f
U V
ϕ ψ

Rm Rn
ψ ◦ f ◦ ϕ−1

Remarque 1.3.1. La différentiabilité de f en a ne dépend pas de (U, ϕ) et (V, ψ).

ψe ◦ f ◦ ϕe−1
Rm Rn

ϕe ψe
f

C U V C∞

ϕ ψ

Rm Rn
ψ ◦ f ◦ ϕ−1

Définition 1.3.2. f est dite de classe C k si ψ ◦ f ◦ ϕ−1 de classe de C k .

Exemple 5. 1. Soit M = Sn avec la structure différentiable donnée par

A := {(UN , ϕN ), (US , ϕS ))} omme dans l’exemple 4. Montrons que

f : Sn → Sn , f (y) = −y

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Variétés 16/25

est C ∞ au voisinage de N . En effet, f est C ∞ partout sur Sn . Nous avons

 ||a||2 − 1 2a1 2an 


n
R ∋ a 7→ ϕ−1
N (a1 , ..., an ) = , , ...., (1.3.1)
||a||2 + 1 ||a||2 + 1 ||a||2 + 1
 ||a||2 − 1 2a1 2an 
⇒ f ◦ ϕN (a)−1 = − ,− , ...., −
||a||2 + 1 ||a||2 + 1 ||a||2 + 1
(1.3.2)
−1
 a1 an  a
⇒ ϕS ◦ f ◦ ϕN (a) = − , ...., − = − .
||a||2 + 1 ||a||2 + 1 ||a||2 + 1
(1.3.3)

−1
Par consequent ϕS ◦ f ◦ ϕN est C ∞ sur Rn . Cette argument montre que f est
différentiable en tout point de Sn except S parceque S est le seule point qui n’est pas
contenu dans la carte UN . En interchangeant les deux cartes on voir similairement
que f est aussi différentiable dans un voisinage de S. De ce fait, f est différentiable
sur Sn .

2. Considérons les atlas A1 = {U = R, ϕ = id} sur M = R avec structure


différentiable A1,max et A2 = {U = R, ψ : R → R} avec ψ(t) = t3 et structure
√3
différentiable A2,max . Maintenant ψ ◦ ϕ(t) = t3 est C ∞ , par contre ψ ◦ ϕ(t) = t
ne l’est pas. Par consequent, ϕ et ψ ne sont pas C ∞ compatible et donc les structures
differentiables sont differentes:A1,max ̸= A2,max .

• Esce que (R, A1,max ) → (R, A2,max ) est une appliaction C ∞ ?

id
R R
ϕ = id ψ ⇒ ψ ◦ id is C∞ et donc id aussi
t 7→ t3
R R

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Variétés 17/25

• Esce que (R, A2,max ) → (R, A1,max ) est une appliaction C ∞ ?

id
R R
ψ ϕ = id ⇒ ψ ◦ id n’est pas C∞ et donc id aussi
√ 3
t 7→ t
R R

En somme, on voir que id est un homéomorphisme de (R, A1,max ) à (R, A2,max ) qui
est différentiable par contre son inverse ne l’est pas.

Définition 1.3.3. Soient (M, TN , AM ) et (N , TN , AN ) deux variétés lisses. Elles sont


isomorphes s’il existe une bijection f : M → N telle que f et f −1 soient des fonctions
C ∞ . Une telle application est appelée un difféomorphisme et on dit que les variétés sont
difféomorphes.

Exemple 6. 1. Soit M = (R, A1,max ) avec A1,max = (R, id) et N = (R, A2,max ) avec
A2,max = (R, ϕ : R → R, ψ(t) = t3 ). Nous avions vu que id : M → N n’est pas un
√3
difféomorphisme. Par contre f : M → N, f (t) = t est un difféomorphisme
parce que

f
M N
ϕ ψ
id
R R

De ce fait, M et N sont difféomorphes.

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Variétés 18/25

2. Considerons l’injection canonique Sn ,→ Rn , x 7→ i(x) = x qui est une application


continue. Considérons aussi l’une des carte de la sphère définie plus haut, par
exemple (U−3 , ϕ3− ). Nous avons alors ϕ3− (x1 , x2 , x3 ) = (x1 , x2 ) et (ϕ3− )−1 (a1 , a2 ) =
p
(a1 , a2 , − 1 − ||a||2 ). Sur R3 , nous avons seulement la carte (R2 , id). Nous avons
p
(id ◦ i ◦ ϕ3− )(a1 , a2 ) = (a1 , a2 , − 1 − ||a||2 ). Donc l’injection canonique i est une
application differentiable.

1.3.1 Théorème de valeur rigulière

Théorème 1. Soient M et N deux variétés différentiable de dimension m et n (m ≥ n)


et f : M → N une application différentiable et q ∈ N une valeur ruglière de f ,
i.e f −1 [{q}] ne contient pas de points critiques (p ∈ f −1 [(q)] est appelé un point
critique de f si la matrice jacobienne Jψ◦f ◦ϕ−1 (ϕ(p)) n’est pas de rang maximal, i.e
 
rangfp := rank Jψ◦f ◦ϕ (ϕ(p)) est plus petit que n). Alors f −1 [{q}] est une sous-
−1

variété de dimension (m − n) de M .

Exemple 7. (a) GL(n, R){A ∈ Rn×n | det(A) ̸= 0} est une variété de dimension n2 .
En effet comme le determination est une application continue, alors Gl(n, R) est un
2
ouvert de Rn par consequent une variété de dimension n2 .

n(n+1)
(b) sym(n × n, R) := {B ∈ Rn×n | B T = B} est une variété de dimension 2

(c) o(n, R) := {A ∈ Gl(n, R)|AT A = Id} est une sous-variété de Gl(n, R)

Proof. f : GL(n, R) → sym(n × n, R), f (A) = AT A. Nous avons deux choses à


montrer:

(1) f −1 [{Id}] = o(n, R)

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(2) Id est une valeur régulière de f.

cas n=2: Soit (GL(n, R), ϕ) une carte de GL(n, R) et (o(n, R), ψ) une carte de
o(n, R) définie respectivement par

ϕ : GL(n, R) → R4 , ψ : o(n, R) → R3
 
x
 1
 
    y1
x1 x2 x  y1 y2
   
  7→  2  ,   7→ y2 


 
x3 x4 x 3  y2 y3  
  y3
x4

Ainsi, nous avons


 
x
 1    T  
 x2  x x
 
 = (ψ ◦ f )  1 2  = ψ  x1 x2 x1 x2 
ψ ◦ f ◦ ϕ−1      ·  
x3  x3 x4 x3 x4 x3 x4
 
x4
 
2 2
  x + x3
x21 + x23 x1 x2 + x3 x4  1 
= ψ  = x1 x2 + x3 x4 


x1 x2 + x3 x4 x22 + x24  
2 2
x2 + x4

Jacobien matrix
 
2x 0 2x2 0
 1 
Jψ◦f ◦ϕ−1 (x) =  x2 x1 x4 x3 
 
 
0 2x2 0 2x4

Maintenant la question est de savoir si cette matrice est de rang 3? La reponse

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c’est yes sauf à quelque exception près, c’est pas vrai pour

x1 = x2 = 0, x3 = x4 = 0, x1 = x3 = 0, x2 = x4 = 0.

Ces cas particuliers ne vérifient pas f (A) = Id. De ce fait f (A) = id ⇒


Jψ◦f ◦ϕ−1 (x) est de rang 3 ⇒ id est une valeur régulière ⇒ o(n, R) est une
n(n+1) n(n−1)
sous-variété de dimension n2 − 2 = 2 .

1.3.2 Partition de L’unité

Exemple
 8. Soient f + , f − ∈ C ∞ (R), l’objectif est de chercher une fonction f telle que
 f = f − sur] − ∞, −1[

 f = f + sur]1, ∞[

Solution: Choisissons une fonction cut ψ− ∈ C ∞ (R) telle que ψ− ≡ 1 sur


] − ∞, −1], support(ψ−1 ) ⊂ ] − ∞, −1[.

Possons
f := ψ−1 f − + (1 − ψ−1 )f + = ψ− f + + ψ+ f+ .

ψ− + ψ+ ≡ 1






En résumé supp(ψ− ) ⊂ ] − ∞, 1[ ”Ceci est appelé partition de l’unité subordonnée




 supp(ψ− ) ⊂ ]1, −∞[

au recouvrement {]∞, 1[, ] − 1, ∞[}”

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𝑌𝑌
𝑓𝑓 +
𝑓𝑓 −
1

X
−1 +1

Définition 1.3.4. Soit Ξ = (Xα )α∈A une collection d’ensembles ouverts d’un certain
espace topologique X. Une partition d’unité surbordonée à Ξ est une famille

ψα (α ∈ A) de fonctions continues ψα → R telle que

(1) 0 ≤ ψα ≤ 1

(1) supp ϕα ⊂ (Xα )

(3) (suppψα )α∈A est localement fini


P
(4) α∈A ψα (x) = 1 for all x ∈ X. Somme localement finie.

Théorème 2. Pour tout recouvrement d’ouverts Ξ d’une variété lisse(différentiable) M il


existe une partition d’unité surbordonnée à Ξ .

1.3.3 Variétés orientables

Définition 1.3.5. Une variété est orientable si elle admet un atlas dont les fonctions de
transition ont un jacobien qui garde un signe constant.

Exemple 9. Rn , tout ouvert de Rn , Sn , Rn × R. Tout produit cartésien M × N de variétés


orientables est orientable.

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1.4 Sous-variétés

Sout M une variété différentiable de dimension n.

Définition 1.4.1 (Sous-variétés). Un sous-ensemble M0 ⊂ M est une sous-variétés


de dimension m si ∀p ∈ M0 il existe une carte (U, ϕ) de M telle que ϕ(U ∩ M0 ) =
ϕ(U ) ∩ (Rm × {0}). (U, ϕ) est appelées une carte sous variété de M0 .

Remarque 1.4.1. M0 est aussi une variété.

1.4.1 Exercice

Exercice 1. Monterer que Pn (R) est un espace séparé.

Exercice 2. Considérons l’ensemble F := {(x, y) ∈ R2 | x4 + y 4 = 1} de paires de


nombres réels (x, y). Equipons F de la topologie de sous-ensemble Ts |F 1 héritée de la
topologie standard sur R2 .

(a) Nous examinons une carte ϕ : F → R qui fait correspondre une paire dans F à
la première entrée de la paire. Ecrivez ceci en termes mathématiques formels !
L’application est-elle injective?

(b) Cette application peut être rendue injective en restreignant son domaine à l’un des
deux sous-ensembles ouverts maximaux de F . Lesquels ? Appelez-les ϕ1 et ϕ2 .

(c) Maintenant, construisez une carte injective ψ1 : F → R qui relie chaque paire dans
un sous-ensemble ouvert maximal de F à la deuxième entrée de la paire.

(d) Est-ce que ψ1 est inversible ? Si oui, construisez ψ1−1 !

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(e) Les domaines des cartes ϕ1 et ψ1 se chevauchent-ils? Si oui, construisez l’application


de transition ϕ1 ◦ ψ1−1 et spécifiez son domaine et sa cible.

(f) Combien de cartes (construites de cette façon) faut-il pour que leurs domaines
couvrent la totalité de F ? La collection de ces domaines et de ces cartes forme-t-elle
un atlas sur F 1 ?

Exercice 3. On pose U = {(a, b) ∈ R2 |0 < a < π, 0 < b < 2π} et

ϕ(a, b) = (sin a cos b, sin a sin b, cos a) ∈ R3 , (a, b) ∈ U.

1. Montrer que (ϕ, U ) est une paramétrisation locale régulière d’une partie de la sphère
unité S 2 . Laquelle?

2. Donner une deuxième application (ψ, V ) de sorte que la réunion de ces deux nappes
recouvre complètement S2

3. Est-il possible de recouvrir la sphère unité S2 à l’aide d’une seule carte?

4. Calculer l’aire de la sphère unité.

Exercice 4. Montrer que l’application f : S 2 → P2 (R) est différentiable.

Exercice 5. Variété non-orientable : Bande de Möbius.

M = {(x, y) ∈ R2 , |x| < 4}

On définit sur M la relation d’équivalence:



 (x′ , y ′ ) = (x, y) ⇔ x ∈ [−3, 3]

x∼y⇔ (1.4.1)
 |x − x′ | = 7, y = y ′ ,

si x ∈] − 4, 3[∪]3, 4[

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Variétés 24

Montere que la Bande de Möbius est une variété non orientable.

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Bibliographie

[1] Lee, J. M. (2013). Smooth manifolds. In Introduction to smooth manifolds, pages 1–31. Springer.

[2] Tu, L. W. (2011). Manifolds. In An Introduction to Manifolds, pages 47–83. Springer.

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BIBLIOGRAPHIE 26

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