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Identifiant du cours CDM II

Le cours de Construction de Machines à Courant Alternatif II vise à enseigner aux étudiants les principes de fabrication, bobinage et fonctionnement des machines électriques, avec un accent sur les applications industrielles. Les objectifs spécifiques incluent l'identification des matériaux, la capacité à rebobiner et à résoudre des pannes, ainsi que des compétences en calcul pour remettre en service les machines. Le plan du cours couvre divers sujets, y compris les moteurs asynchrones, les générateurs et les transformateurs, avec une méthodologie d'apprentissage interactive et une évaluation continue.

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Identifiant du cours CDM II

Le cours de Construction de Machines à Courant Alternatif II vise à enseigner aux étudiants les principes de fabrication, bobinage et fonctionnement des machines électriques, avec un accent sur les applications industrielles. Les objectifs spécifiques incluent l'identification des matériaux, la capacité à rebobiner et à résoudre des pannes, ainsi que des compétences en calcul pour remettre en service les machines. Le plan du cours couvre divers sujets, y compris les moteurs asynchrones, les générateurs et les transformateurs, avec une méthodologie d'apprentissage interactive et une évaluation continue.

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1

CONTENU DU COURS DE CONSTRUCTION DE MACHINES A


COURANT ALTERNATIF II

PROMOTION : 2eme GENIE ELETRICITE E.S.I LIKASI

1. IDENTIFIANT
1-1. Identifiant du cours : C.D.M II
 Intitulé : construction de machines électriques II
 Identifiant : fabrication et bobinage de machines à courant alternatif.
 Crédit horaire : 45+45 heures.
 Semestre : premier.
 Département de génie électrique.
1-2. Identifiant enseignant
 Titulaire du cours : Ass200 Ingénieur ALEXIS ILUNGA.
 Grade : Assistant deuxième mandat charger de cours.
2. HEURES DE COURS : 4 heures par jour, 2 à 3 fois par semaine.
Local à déterminer par l’E.S. I
3. BUT ET OBJECTIF

3-1. Objectif généraux

 Transmettre aux étudiants les connaissances essentielles sur la


fabrication, bobinage et fonctionnement de machines à courant
alternatif en vue de leur inculquer le savoir dans le cadre de leurs
applications courantes dans l’industrie.
 Prés-requit : CDM, chimie, physique, environnement, aspect écologique,
machines électriques, électricité.

3-2. Objectif spécifiques

A la fin du cours, l’étudiant devrait être capable de :


 D’identifier les matériaux de fabrication ;

COURS DE CDM2 , AUTEUR :ASS2. Ingénieur industriel électricien ALEXIS ILUNGA


2

 Etre capable de rebobiner et remédier aux différentes pannes


qui peuvent subvenir pendant le fonctionnement dans
l’industrie.
 Etre capable de faire des calculs et remettre en service les
machines en pannes ou en défaut.
4. PLAN DU COURS
I. Les machines à courant alternatif
II. Les moteurs asynchrones monophasés et polyphasés
III. Réalisation du bobinage des stators et étude simplifiée des
bobinages
IV. Les générateurs de courant alternatif
V. Les transformateurs
5. METHODOLOGIE D’APPRENTISSAGE
 Cours fait dans le feed-back à l’intention des étudiants.
 Notes des cours disponibles sous formats manuscrit et livre.
6. EVALUATION
 Contrôle continu avec de TD et TP
 Interrogation sur chaque chapitre
 Examen première et deuxième session.
7. BIBLIOGRAPHIE
 Technologie d’électricité générale et proportionnelle, 1969
 Guide professionnel de métiers d’électricité Delagrave, 2008
 Electrotechnique 4e puissance Delagrave, 2001
 Physique NATHAN, 2007
 Cahier technique SCHINEADER

COURS DE CDM2 , AUTEUR :ASS2. Ingénieur industriel électricien ALEXIS ILUNGA


3

LES TRANSFORMATEURS

THEORIE ELEMENTAIRE DES TRANSFORMATEURS

1.1. Fonctionnement d’un transformateur

Si on relie le bobinage primaire d’un transformateur au réseau, il en


résulte un courant alternatif qui donne naissance à un flux de même
fréquence, dans le circuit magnétique.

Le rapport de transformation ne diffère pas plus de 1%

Lorsque U1 et U2 sont des tensions prises en charge, le rapport de


U1 N1
transformation surpasse de 4 à 5% le rapport
U2 N2

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4

Schéma théorique d’un transformateur monophasé

Il en ressort que pour une même tension primaire U1, la tension


secondaire U2 est plus faible en charge qu’à vide.

Cette chute de tension de tension provient de la résistance chimique


des enroulements primaires et secondaires et fuites de flux dans le circuit
magnétique lorsque la charge augmente.

Sens du flux dans les enroulements

L’enroulement secondaire produit, dans le circuit magnétique du


transformateur un flux des sens contraires à celui du flux primaire qui l’a
engendré. Cette opposition est d’autant plus importante que le courant
augmente dans les bobinages.

Il en résulte qu’une partie du flux primaire contourne les bobines


secondaires sans y pénétrer, d’où une perte de f.é.m. dans celles-ci.

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5

Un transformateur est autorégulateur

A vide, la puissance absorbée par un transformateur est très réduite,


le courant qu’il absorbe est appelé courant magnétisant. Le circuit primaire
se comporte comme une bobine à faible résistance, mais à inductance propre
très importante.

Vue d’un transformateur triphasé à refroidissement dans l’huile. On


remarque, sur le couvercle, trois petites bornes, basse tension plus neutre. Au
deuxième plan sont les trois bornes H.T. autour de la cuve sont disposées des
ailettes qui augmente la surface de refroidissement au contact de l’air.
Document Deri.

L’intensité I1 absorbée par le circuit primaire, est très faible juste


suffisante pour entretenir l’aimantation du circuit magnétique. D’autre part,
le décalage du courant I1 sur la tension U1 est voisin de ¼ de hertz d’om un
facteur de puissance très faible et une puissance absorbée par le
transformateur peu important.

En charge, le secondaire est auto-régulateur lorsque l’impédance du


circuit d’utilisation décroit. L’intensité I2 augmente dans le circuit secondaire.

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6

C’est phénomène est général, à tout instant, le flux dû au courant


secondaire s’oppose aux variation du flux primaire qui donne naissance à ce
courant et crée un deuxième flux dirigé en sens inverse.

Ce courant est démagnétisant ; il diminue l’aimantation du noyau


magnétique et par suite l’inductance propre du primaire qui, soumis à la
progressivement plus important.

N1 I1 = N2 I2

CIRCUIT MAGNETIQUE EN COURANT ALTERNATIF

BOBINE A FER DOUX

Lorsque le champ magnétique d’une bobine ne constitue pas de

matériaux ferro-magnétique, le flux qu’elle s’envoie à travers elle-même au

flux propre est proportionnel au courant I. On définit alors son inductance L

(henry) coefficient de proportionnalité entre et I : = L. I La bobine

alimentée en courant alternatif est siège d’une f.e.m. d’auto-induction


𝑑𝑖
e = −𝐿 et elle présente une réactance L.W. la f.e.m.e et le courant i sont
𝑑𝑡
comptés avec même sens positif.

Mais lorsque le bobinage enlace un circuit magnétique composé


essentiellement de fer doux, les phénomènes se compliquent. D’abord le flux
n’est plus proportionnel au courant et inductance perd la définition simple
qu’elle avait pour une bobine sans fer.

De plus des phénomènes nouveaux se manifestent : il y a lieu de


reprendre en courant alternatif l’étude du circuit magnétique.

COURANTS DE FOUCOULT

Plaçons un noyau de fer massif à l’intérieur d’une bobine de 1000


spires. Alimentons la bobine sous une tension alternative. Au bout de
quelques minutes, le fer s’est fortement échauffé : la main suffit à le constater.

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7

A FLUX D’INDUCTION ET AMPERES-TOURS

Rappelons quelques résultats de l’étude de l’électromagnétisme.

1. LE TUBE D’INDCTION ET FLUX QUI LE PARCOURT

La grandeur au champ magnétique en point est caractérisé par le


vecteur induction B en testa (T).

Une ligne tangente en chacun de ces points au vecteur induction est


une ligne d’induction ; l’ensemble des lignes d’induction qui s’appuient sur un
tube d’induction est un tube formé sur lui-même (fig1) qui enlace les courants
sources du champ.

Fig 1- un tube d’induction est fermé sur lui-même, il enserre la


bobine magnétique et réciproquement.

La correspondance entre flux et le courant est encore complétée par


l’hystérésis qui dédouble la caractéristique.

On doit utiliser la branche ABC au cycle d’hystérésis lorsque le flux


passe de - m à + m ; la branche ADB pendant la demi-période suivante
lorsque le flux passe de + m à- m.

Il en résulte que le courant n’est plus sinusoïdal

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8

Fig 4 Hystérésis dédouble la caractéristique magnétique.

RELATION ENTRE LE FLUX ET LA TENSION

En prenant pour sens positif de e et de i le sens portant de borne


conventionnellement positive de u, la loi d’ohm s’écrit : u + e = R.i

Nous n’étudierons que le cas où la chute chimique est négligeable.


La loi d’ohm donne alors : u+e=0 soit u= -e

D’où la relation entre 𝝋 et u :

𝑑𝜑
u= N
𝑑𝑡

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9

Cette relation nous montre que lorsque nous appliquons une tension
alternative aux bornes de la bobine nous crions dans le circuit magnétique un
flux alternatif dont toutes les caractéristiques (fréquences, phase, valeur
maximale) ne dépendent que de la tension et pas du tout des caractéristiques
du circuit magnétique.

Précision, soit la tension u=u√2 sin wt

𝑑𝜑 𝑢 𝑢√2
= = sin wt
𝑑𝑡 𝑁 𝑁

𝑢√2
D’où en passant à la primitive 𝝋= - que l’on peut écrire :
𝑁𝑤

𝑢√2 𝜋
𝝋= - sin (𝑤𝑡 − )
𝑁𝑤 2

Représentation vectorielle de u,e et 𝝋

Quelques que soit les caractéristiques du circuit


magnétique(dimension, saturé ou non avec ou sans hystérésis) pour une
tension sinusoïdale donnée le flux est toujours la même fonction sinusoïdale
𝜋
du temps, en retard de phase sur la tension et de valeur maximale :
2

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10

𝑢√2
m=
𝑁𝑤

L’induction b dans une portion du circuit magnétique de section


s (m2), b= 𝝋: 𝒔 , est aussi une fonction sinusoïdale du temps : sa valeur
maximale est :

𝑢√2
Bm =
𝑁𝑠𝑤

Cette grandeur est très importante car elle détermine le cycle


d’hystérésis que parcourut le fer (fig8) et les portes qui en résultent.

Mais si l’induction est comme la tension, une fonction sinusoïdale


du temps, il n’en est plus de même des At/m qui sont liés à l’induction, non
par une proportionnalité, mais par la courbe d’aimantation. La force
magnétomotrice de la bobine, donc le courant qui la parcourt, n’est plus
sinusoïdale dès que la saturation se manifeste. C’est ce que l’expérience nous
montre.

En toute rigueur u dans la formule (1) représente la f.é.m.E : nous


donc écrire :

𝑁𝑠𝑤𝐵𝑚
E=
√2

En remplaçant 𝑤 par 2𝜋f et en effectuant le calcul numérique ;

E= 4,444 [Link].s
Volts herte testa m2

Pour N=1, f = 50 Hz, Bm =1T, S= 0,01 m2(1dm2)

E=2,22 volts

D’où la règle pratique qu’il est bon de retenir pour évaluer


rapidement l’ordre de grandeur d’une f.é.m induit (règle de Boucherot).

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11

Une spire de 1 dm2 dans un champ alternatif de fréquence 50Hz


d’induction maximale 1 testa, est le siège d’une f.é.m. de 2,22 volts.

PERTES DANS LE FER

De l’énergie électrique est transformée en énergie calorifique dans le


fer du fait des courants de Foucault et de l’hystérésis. La puissance (Walt
correspondante constitue les pertes dans le fer. Pour diminuer les pertes par
courants de Foucault. On feuillette les noyaux et on emploie des matériaux
ayant une résistivité électrique élevée :

Par exemple acier au silicium car l’addition de silicium dans un acier


doux augmente la résistivité. Ces pertes augmentent comme le carré de la
fréquence.

Pratiquement un matériau est caractérisé, au point de vue pertes,


par la puissance en Walt des pertes totales (Foucault et hystérésis) rapportée
au kilogramme pour induction maximale de 1 testa et une fréquence de 50
Hz.

En électrotechnique des courants forts les matériaux usuels sont la


tôle au silicium (tôle en acier très doux avec addition de silicium jusqu’à 3 ou
4 %) : les pertes diminuent lorsque la teneur en silicium augmente, mais la
perméabilité décroit et la tôle devient difficile à travailler. C’est ainsi qu’il existe
des tôles à 3,6 -2,5-1,6-0,5 w/kg.

Récemment apparus des tôles dites à cristaux orientés obtenus par


laminage à froid sui d’un traitement thermique très précis, concilient une
grande perméabilité et de faibles pertes(<0,5w/kg). Leur emploi a permis une
diminution considérable des volumes de transformateurs. Mais ces propriétés
ne sont valables que dans le sens du laminage ; ce qui, dans les machines
tournantes, limite leur usage aux grandes puissances.

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12

DETERMINATION PRATIQUE DU COURANT

 Le flux dans le circuit magnétique est sinusoïdal et en quadrature


arrière sur la tension, pour une fréquence donnée à sa valeur ne dépend
que de la tension ;
 Le courant n’et sinusoïdal que si le fer n’est pas saturé ; par suite des
pertes dans le fer, la puissance active absorbée est nettement
supérieure à celle dissipée par effet joule dans la bobine.
 Composante active P = UI cos ∝
 Composante réactive Q = UI sin∝ elle est en phase avec le flux 𝜑 ; elle
est considérée comme la cause de l’aimantation et on la désigne souvent
sous le nom de courant magnétisant.

a) Induction modérées

 On peut admettre que la valeur maximale du courant magnétique pour


une valeur de l’induction maximale est donnée par la courbe
d’aimantation. On opère comme le montre l’exemple suivant.

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CONSTRUCTION DE MACHINES TOURNANTES

II. LES MACHINES A COURANTS ALTERNATIF

Les machines asynchrones

Elles sont utilisées principalement en moteur branchées sur un


réseau, elles peuvent fonctionner en génératrices quand le rotor est entrainé
dans le sens du champ tournant à une vitesse supérieur a celle du
synchronisme. Excitation fournie dans ce cas par le réseau, qui règle la
tension et la fréquence du courant débité :

Ce mode de fonctionnement est couramment employé comme


procède de freinage et de lavage.

Le bobinage au rotor d’u moteur asynchrone ordinaire n’est relié à


aucune source de courant, ce qui permet de le comparer à un transformateur
dont le primaire qui serait constitué par l’enroulement statorique que l’on relie
au réseau, le secondaire étant représenté par le bobinage du rotor.

Les machines synchrones

Elles sont plus spécialement employées en génératrices, sous le nom


d’« alternateur » et comme moteur quand on désire une vitesse constante. Ces
moteurs sont également utilisés pour l’amélioration du facteur de puissance
d’une installation électrique. Il suffit de les surexciter pour qu’ils se
comportent comme un condensateur.

Les moteurs synchrones ont une vitesse rigoureusement constante


qui dépend du nombre de pôles qu’ils possèdent et de la fréquence du courant
auquel ils sont reliés :

f
n= * 60 tr/min
p

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14

III. ETUDE DES ENROULEMENTS A COURANT ALTERNATIF

a) Le bobinage des stators peut être exécuté sous la forme « imbriquée » ou


« ondulée »

Le bobinage imbriqué, que l’on appelle bobinage à « pôles alternés »


nécessite une bobine par pole et par phase, c’est-à-dire autant de bobines que
de pôles.

L’enroulement ondulé, désigné sous le nom de bobinage à « pôles


conséquents », comporte une bobine par paire de pôles et par phase, soit une
bobine pour deux pôles.

b) Un pôle est constitué par une ou plusieurs, enroche dont les


conducteurs sont parcourus par un courant dirigé dans le même sens.
c) L’indication des pôles N et S sur un schéma d’initiation à l’étude des
enroulements pour courant alternatif est symbolique. Elle permet
simplement de faire ressortir les lignes neutres et les pôles.
Les schéma d’application des pôles. Ceux-ci sont déterminés au moyen
de flèches qui indiquent le sens du courant, à un instant donné ; dans
les conducteurs du bobinage.

Enroulement de principe d’un stator bipolaire monophasé à pôles


alternés(imbriqué), comportant 8 encoches, 1 bobine par pole. Les flèches
donnent le sens du courant dans les faisceaux, ce qui permet de situer les
pôles. Les faisceaux 1,2,7,8 forment un pôle N et 3,4,5,6 un pôle S.

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Enroulement de principe d’un stator tétrapolaire monophasé à pôles


conséquents (ondulé), comportant 8 encoches, 1 bobine par paire de pôles, 2
encoches par pole, 2 ondes en strie.

Les faisceaux 1 et 2 forment un pôle N, 3 et 4 un S, 5,6 un N et 7 et 8 un S.

d) Dans les machines multipolaires, on groupe les enrôlements en


« ondes ». On appelle « onde » la partie de l’enroulement soumis à
l’influence d’une paire de pôles.

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16

Enroulement d’un stator monophasé à pôles alternés et bobines


concentriques comportant 24 encoches, 4 pôles, 2 ondes en série. Les deux
tiers seulement des encoches sont bobines.

Les flèches indiquent le sens du courant dans les bobines à un


instant donné, ce qui permet de déterminée le nombre de faisceaux par pole
et le nombre de pôles qui composent le bobinage.

Enroulement d’un stator monophasé à pôles alternés, comportant 4


pôles, 24 encoches, 1 bobine par pôle (imbriqué) 2 ondes en parallèle.

Pour un nombre de spires N, on a une tension U/2 et un courant


2.I. les deux tiers seulement des encoches sont garnis de faisceaux.

Les ondes d’un bobinage peuvent être mise en série, ou groupées en


parallèle ou en série-parallèle. On relie les ondes en série si l’on désire obtenir
d’un alternateur une tension élevée. C’est le procédé généralement adapté
pour les moteurs.

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17

Schéma d’enroulement monophasé ondulé à pôles conséquents,


comportant 24 encoches, dont 16 seulement ont été bobinées, 8 pôles, 4 ondes
en série.

e) Pour exécuter un enroulement, il faut déterminer le pas des sections ou


de bobines.

On n’appelle « pas diamétral » un pas d’enroulements égal à la


longueur au pas polaire. Il équivaut à la distance périphérique comprise entre
deux lignes neutres consécutives.

On désigne sous le nom de « pas raccourci » un enroulement à pas


inférieur u pas diamétral avec un pas d’encoches supérieur au pas diamétral,
on « un pas allongé ».

f) Les conducteurs soumis à l’influence d’une paire de pole occupent 360


degrés électriques.
La distance angulaire électrique d’un pas polaire est 180° de telle sorte
que dans un bobinage triphasé par exemple, chaque phase occupe q
encoches successives sous un angle électrique de 60°.
D’autre part, l’angle ∝ compris entre deux encoches contiguës a pour
valeur :
60
∝= Degrés électriques
𝑞

q, nombre d’encoches par pôle et par phase.

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18

Dans une machine bipolaire 1 degré géométrique =1degré électrique.

Dans une machine à 4 pôles, 1 degré géométrique = 2 degrés


électriques. 180° électriques correspondant à l’espace compris entre deux
lignes neutres ou entre les axes de 2 pôles consécutif N et S, quel que soit le
nombre de pôles que possède la machine d’où :

180° électriques = pas polaire ;

360° électriques= double pas polaire.

On a choisi une machine à courant continu pour faciliter la


démonstration.

g) Coefficient de bobinage K1. Ce coefficient, toujours inférieur à 1, est


nécessaire pour le calcul du flux inducteur dans les machines à
courant alternatif. Voir chapitre « alternative ».
Il serait égal à 1 si tous les conducteurs d’un pôle étaient logés dans
une seule encoche. Il est d’autant plus faible que le nombre d’encoches
par pôle et par phase est plus grand.

En pratique, l’enroulement comporte toujours plusieurs encoches


pôle.

C’est dans les moteurs asynchrones monophasés bipolaires que le


coefficient de bobinage atteint une valeur minimum, cas où toutes les
encoches du stator sont utilisées.

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19

Représentation panoramique du bobinage monophasé d’un stator


comportant 8 pôles et 2 encoches par pôle et convient pour les stators à grande
puissance qui doivent être montés en deux parties. En suivant le conducteur
marqué E, on parcourt la moitié du bobinage dans le sens progressif, puis on
rétrograde pour sortir à S.

h) Le coupage des bobines et des barres peut s’effectuer sous la forme


imbriquée ou ondulée. Dans ce dernier cas, on peut avoir un
enroulement ondulé progressif, ou un enroulement ondulé rétrograde.

Avec l’enroulement ondulé progressif, on parcourt toutes les bobines


d’une phase en progressant toujours dans le même sens.

Ce qui n’est pas le cas avec l’enroulement ondulé rétrograde. En


effet, après avoir parcouru une partie de ce bobinage en progressant dans un
sens celui-ci s’inverse pour parcourir la seconde moitié.

i) Un enroulement de machine polyphasée à courant alternatif à autant


de circuit distincts qu’il a de phases.
j) En courant alternatif, les sections prennent le nom de bobines quand il
s’agit d’un enroulement à sections concentriques.
k) Dans un enroulement polyphasé on a :
N
q= Encoche par pôle et phase
2𝑃∗𝑚
a. Les schémas de bobinage des stators de machines à courant
alternatif peuvent se faire par développement panoramique ou par
projection frontale, comme pour la représentation des machines à
courant continu.
b. Pour l’étude des schémas, on peut utiliser les symboles suivants :
N : nombre d’encoches ;
q : nombre d’encoche ;
m : nombre de phase ;
2P : nombre de pôles ;
P : nombre de pair de pôles ;

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20

Y : pas d’enroulement (nombre d’encoche embrasée par une


section) ;
K1 : coefficient de bobinage ;
K2 : facteur de raccourcissement ;

∝ : écart angulaire en degrés électriques, entre deux encoches ;

θ : écart angulaire entre phases.

c. Les schémas de bobinage par développement panoramique se font


au moyen de traits parallèles équidistants, reliés judicieusement en
eux pour former des bobines et un ou plusieurs circuits formés,
selon que les ondes sont groupées en série ou en parallèle.

Les bobinages polyphasés sont exécutés en traçant traits fin pour la


seconde et des traits ponctués pour la troisième.

La représentation et la disposition des enroulements changent avec


le type d’enroulement adopté (bobine concentrique ou enchevêtrées). La
disposition diffère également si le bobinage comporte un ou plusieurs
faisceaux par encoche.

d. Avant d’exécuter un schéma, il y a lieu de déterminer le nombre


d’encoches successives occupé par le pôle et par phase, ce qui
permet de connaitre le pas des bobines. Les bobinages les plus
simples à représenter sont les enroulements à « bobines
concentriques » à un faisceau par encoche, dont les schémas ne
comportent qu’un trait par encoche, quel que soit le nombre de
conducteur à place. Ce procédé facilite l’exécution au dessin et sa
lecture.
e. Pour dessiner un bobinage de machine à courant alternatif, il
importe de connaitre :
- Le nombre d’encoches du stator ou du rotor (N) ;
- Le nombre de pôles (2P) ;
- Le nombre de phase(m) ;
- Le nombre de faisceaux par encoche.

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21

f. Pour calculer le pas polaire d’un bobinage à pas diamétral, on divise


le nombre d’encoches par le nombre de pôles :
N
Y= Encoche par pôle
2𝑃

En prenant pour exemple un stator de 36 encoches, 4 pôles, on


aurait :

N 36
Y= = = 9 Encoches par pôles ;
2𝑃 4

Le pas polaire serait égal à 0-9 pour un pas diamétral. Il serait plus
grand pour un pas allongé et court pour raccourci.

Le nombre d’encoches par pôle et phase serait de :

N 36
q= = = 3 Encoches
2𝑃∗𝑚 4∗3

Par pôle et par phase, quel que soit le pas Y adopté. Pour obtenir un
pas raccourci on retranche une encoche au pas diamétral :

9 – 1= 8 ; soit un pas de 0 à 8

Pour avoir un pas allongé, on ajoute une encoche :

9 + 1= 10 ; soit un pas de 0 à 10

Remarque : les schémas de bobinage pour machine à courant alternatif qui


vont suivre sont exécutés volontairement avec des procédés de représentation
variés, ce qui permettra au lecteur de ne pas être dépaysé lorsqu’il se trouvera
en face de schémas réalisés de diverses façons au gré des dessinateurs.

Les connaissances acquises dans les chapitres du bobinage des


machines à courant continu faciliteront, dans une certaine mesure, l’étude de
l’enroulement des machines à courant alternatif.

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22

CONSIDERATIONS SUR LES STATORS DES MOTEURS ASYNCHRONES


TRIPHASES

Les réseaux diphasés étant en voie de disparition, nous traiterons


plus particulièrement les bobinages concernant les machines à courant
alternatif triphasé.

Schéma d’enroulement d’un stator déphasé 4 pôles, 36 encoches


dont 4 demeurent vides. Ce bobinage a été exécuté sur stator primitivement
triphasé ; Seule la phase 1 est connectée.

Les stators des moteurs à basse tension (110 à 500 V) et de faible et


moyenne puissance ont des encoches semi-fermées. L’enroulement comporte
un ou deux faisceaux par encoche.

A partir de 150 KW, les enrôlements sont à barres massives ou


subdivisées, à deux faisceaux par encoche.

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23

Mode de représentation par développement panoramique d’un


enroulement à bobines concentriques d’un stator triphasés comportant 24
encoche par pôle et par phase, 1 faisceau par encoche.

1) On trace 24 traits en alternants ceux-ci par de présentation variées qui


permettent de différencier chaque phase.
2) On groupe les traits pour en faire des bobines courtes et des bobines
longues. Les connexions entre bobines seront étudiées plus loin.

Les stators des moteurs à haute tension (300 à 15000 V) sont


généralement à encoches ouvertes. L’enroulement comporte des bobines
gabariée sur forme, à raison de deux faisceaux par encoche.

Un enroulement de moteur asynchrone triphasés décalés l’un par


rapport à l’autre de 120° électrique.

L’ENROULEMENT A BOBINES GABARIEES

Quand l’enroulement à bobines gabariées s’effectue au moyen de


bobines gabariées, celle-ci peuvent être placées séparément ou groupées par
phase. Dans ce dernier cas, on supprime les soudures entre bobines dans
chaque phase, mais la mise en place nécessite une attention soutenue du
bobineur, qui doit veiller à relier les sections de chaque phase dans l’ordre
convenable.

Dans le premier cas, toutes les sections de placent sans tenir compte
des phases. Celle-ci sont formées ensuite en soudant les extrémités des

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24

sections de façons à obtenir trois bobinages distincts décalés du tiers de l’arc


qui sépare deux pôles consécutifs de même nom.

Le raccordement des extrémités des phases d’un enroulement de


machine polyphasée se fait sur une plaque à bornes, qui comporte autant de
bornes qu’il y a d’entrées et des sorties dans le bobinage soit six pour un stator
triphasé.

En consultant la figure, on remarque l’entrée et la sortie de chacune


des phases n’aboutissent pas à deux bornes placées face à face, car avec le
montage en triangle, les trois phases se trouveraient en outre d’effectuer au
moyen des barrettes, soit couplage Etoile, soit un couplage triangle, ce qui
donne la possibilité d’utiliser le moteur sous deux tensions différentes.
Dans les deux cas le courant entre par une borne et ressort par les deux
autres.

Les extrémités des trois enroulements sont reliées ensuite à une


plaque à bornes de telle sorte que l’entrée et la sortie de chaque phase ne se
trouve pas en regard. En effet, avec un couplage en triangle, les trois phases
seraient isolées l’une de l’autre.

PAS DES BOBINES DANS LES ENCOCHES

Dans un enroulement triphasé, le pas des sections ou des bobines


est donné par le nombre d’encoches par pôle et par phase, la plus petite bobine
doit embrasser quatre encoches s’il s’agit d’un enroulement avec bobines
concentriques.

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25

Réalisation du schéma

1) On trace autant de traits équidistants et parallèle qu’il y a d’encoches


et on repère les encoches qui ne recevront pas de faisceau.
2) On place de flèches sur les faisceaux qui devront former des pôles.

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26

Un trait sur deux, des encoches actives est allongé pour fermer des
sections comme l’indique la figure ci-dessous. (Il faut éviter une erreur facile :
d’un pôle à l’autre, la longueur des faisceaux ne change pas).

3) On dessine les sections en tenant compte du pas (une bobine est


constituée par l’ensemble des sections d’un pôle).
4) L’entrée du bobinage peut se faire sur un faisceau extérieur ou intérieur
d’une bobine. Il suffit alors de réaliser un circuit continu qui tienne
compte des flèches formant des pôles.
 Cas d’un bobinage monophasé à 2 faisceaux par encoche avec bobines
gabariées.

Dans ce genre de bobinage, les bobines sont formées sur gabarit.


L’un des faisceaux de la bobine forme le plan inferieur du bobinage, l’autre le
plan supérieur.

Tracé en deux opérations du schéma de bobinages d’un stator


monophasé de 12 encoches, 4 pôles, 2 faisceaux par encoche.

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27

1) Pour établir ce schéma, il faut, comme pour tous les schémas, connaitre
le nombre d’encoche, le nombre de pôles, le nombre de faisceaux par
pôle, le type de bobinage adopté et dans le cas de bobinage monophasé
le nombre d’encoches occupées.
2) Tracer les faisceaux à raison de deux par encoche, le faisceau supérieur
en trait fort, le faisceau inferieur en trait ponctués. Ce dernier est
dessiné à la droite du premier et rapproché de celui-ci pour marquer
l’encoche.
3) Repérer les encoches qui demeureront vides soit le tiers.
4) La fermeture des bobines se dessine en tenant compte du pas. Le pas
d’encoche est 1 à 4 et le pas des faisceaux.
5) On ferme les bobines à leur partie supérieure et on place les flèches qui
formerons les pôles.
6) Les liaisons entre bobines se font par des connexions qui bouclent le
bobinage, tout en suivant les flèches qui donnent le sens du courant
dans les faisceaux.

CONNEXIONS ENTRE BOBINES

Généralités

Les bobines placées dans les encoches peuvent être reliées soit en
série, soit en parallèle, quel que soit le nombre de pôles : mais, c’est le procédé
utilisé pour relier les bobines entre elles que détermine le nombre de pôles du
bobinage.

Les figures 8 et 9 comportent chacune deux bobines, mais alors que


8 à deux pôles, la seconde a 4 pôles par simple changement de l’entrée du
courant dans la deuxième bobine.

Pour des raisons traitées dans le chapitre « les alternateurs » les


stators des moteurs monophasés comportent généralement un tiers des
encoches vide lorsqu’ils ne sont pas pourvu d’un bobinage auxiliaire.

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28

Les bobines A et B sont reliées entre elle de telle sorte que deux
conducteurs consécutifs soient parcourus par des courants dirigés dans le
même sens. Ces deux conducteurs forment un pôle ; soit 1 et 4 (pôle nord) et
2 et 3 (pôle sud) chaque pôle occupe 180°.

Les bobines A et B sont reliées entre elles de telle sorte qu’elles


forment 4 pôles. Les quatre conducteurs sont parcourus par un courant dirigé

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29

alternativement vers le haut puis vers le bas (figure de gauche) ; le courant


pénètre dans le pôle N et sort par le pôle S dans la figure de droite. Chaque
pôle occupe 90° géométriques dans le stator, soit 180° électriques.

Groupement des bobines

La bobine des machines à courant alternatif peut être réalisé soit


avec des bobines concentriques à un faisceau par encoche, soit avec des
sections enchevêtrées à un ou deux faisceaux par encoche.

Les bobines d’un stator peuvent être reliées toutes en série, ou


former deux groupes égaux connectés en parallèle. Ce dernier cas est peu
fréquent.

Une bobine peut être par 2,3 ou 4 sections reliées entre elles. Les
faisceaux peuvent être mis en série dans un ordre quelconque, pourvue que
le courant qui les parcourut soit dirigé dans le sens convenable.

ENROULEMENT A PHASE AUXILIAIRE

L’entrée de l’enroulement auxiliaire est décalé de 90° électrique par


rapport à celle de la phase principale, comme s’il s’agissait d’un stator de
moteur déphasé.

Les conducteurs de l’enroulement auxiliaire se placent dans les


encoches inutilisées et s’étendent souvent à des encoches où sont déjà logés
des conducteurs appartenant à l’enroulement principal. Celui-ci n’utilise que
les deux tiers des encoches dans la plupart de cas.

Pour permettre le fonctionnement de ces moteurs sous deux


tensions, on bobine des stators, dont la phase principale comporte deux
enroulements qui peuvent se couper en tension sous 380 V et en parallèle
sous 220 V.

La phase auxiliaire, calculée pour fonctionner sous 220 V dans les


deux cas, est branchée aux extrémités d’une bobine de la phase principale.

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30

Schéma complète de la figure précédente.

2𝜋 24
Entrée de la deuxième phase est découlée de 120° soit = = 8 encoches.
3 3
La troisième phase est également décalée de 120°, soit 8 encoches après
l’entrée de la phase 2. Les bobines des 3 phases occupent successivement les
encoches suivantes :

PHASE I PHASE II PHASE III

A 1-2 et 11-12 9-10 et 19-20 17-18 et 3-4


B 13-14 et 33-24 21-22 et 7-8 5-6 et 15-16

Exemple : un stator triphasé, 24 encoches, 4 pôles enroulement à bobine


concentriques, 2 encoches en série.

Nombre d′encoches 24
Pas polaire =
𝑁𝑜𝑚𝑏𝑟𝑒 𝑑𝑒 pôle
= 4
= 6 encoches

Nombre d′encoches 24
Nombre d’encoche par phase = = =8
𝑁𝑜𝑚𝑏𝑟𝑒 𝑑𝑒 phases 3

24
Nombre d’encoche par pôle et par phase : 4∗3
=2

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31

Ce dernier résultat fait ressortir que les bobines doivent comporter


deux sections concentriques qui formeront 2 pôles. Comme nous avons 4
pôles ; il faudra 2 bobines à deux sections d’où le tableau suivant qui concerne
la représentation du schéma.

Phase 1 Première bobine, encoches : 1-2 et 7-8


Deuxième bobine, encoches : 13-14 et 19-20
Phase 2 A2………………………………..5-6 et 11-12
B2………………………………..17-18 et 23-24
Phase 3 A3………………………………..9-10 et 15-16
B3………………………………..21-22 et 3-4
Pour établir ce tableau, on débute par les deux premières encoches
de la phase1, puis on saute les encoches 3-4-5-6 destinée aux phases 2 et 3
avant de placer les faisceaux 7-8.

Ce bobinage étant à nombre entier d’encoches par pôle et par phase,


le pas de bobine sur le stator est facile à déterminer.

En effet, nous avons 2 encoches par pôle pour une phase, nous
aurons 6 encoches par pôle pour les trois phases, d’où la nécessité de laisser
4 encoches libres pour les deux autres phases avant de de placer les faisceaux
qui compareront le deuxième pôle de la phase 1.

De ce fait, la première bobine occupera les encoches 1-2 et 7-8, les


encoches 3-4 étant réservées à la phase 2 et les encoches 5-6 à la phase 3.

Pour placer la deuxième bobine de la phase 1, il faut sauter 4


encoches à partir de l’encoche 8, ce qui nous conduit aux encoches 13-14 et
19-20. Si nous choisissons l’encoche 1 pour l’entrée de la phase 1, l’entrée de
la phase 2 ne se fera pas sur les faisceaux de la phase qui succède à la phase
1, mais sur le faisceau 5 qui se trouve à 120° électrique du faisceau 1.

Remarques :

L’entrée de la deuxième phase pourrait se faire sur le faisceau6, ce


qui ne changerait rien à la polarité.

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32

C’est l’exposition adoptée pour la première phase qui détermine le


procédé que l’on utilisera pour les deux autres phases.

Cet enroulement est sur deux plans seulement parce que l’on a pour
chaque phase une grande et une petite bobine, avec deux bobines égales, on
a trois plans. Dans les enroulements bipolaires triphasés à bobines
concentriques, et dans les enroulements multipolaires, lorsque le stator
comporte un nombre impair de paires de pôles, on évite de repartir les têtes
de bobines sur trois plans en utilisant une bobine mixte. Cette bobine est
dissymétrique ; elle possède deux faisceaux de longueur différente qui la font
passer d’un plan à l’autre.

Avec un bobinage à sections gabariées comprenant 24 encoches ;


chaque section embrasse quatre encoches si le pas est raccourci, plus une
encoche si le pas est diamétral et six encoches si le pas est allongé comme
l’indique.

DISPOSITIONS DES ENTREES DE PHASES

a) Les faisceaux d’une phase peuvent être mise en série dans un ordre
quelconque, pourvu que le courant qui les parcourt soit dirigé dans le
sens convenable. Cette facilité permit de raccourci ou d’allonger le pas
des sections d’un bobinage.
b) Si q est un nombre entier, l’entrée d’une phase peut être effectuée sur
l’une quelconque des sections à condition de ne pas intervenir l’entrée
et la sortie. Dans une machine triphasée, cette latitude permit de placer
les entrées des trois phases à des distances différentes de 120°
électriques.
Quand q est un nombre fractionnaire, il est nécessaire de placer les
entrées des phases à 120° électrique l’une de l’autre.
c) Dans un enroulement triphasé, les entrées des phases à 120°
géométrique l’une de l’autre quand il s’agit de rotor bobine. Ce dispositif
à l’avantage d’équilibrer au maximum la répartition du cuivre sur la
périphérie du tambour.

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33

d) Pour faire ressentir les pôles sur un schéma, on inverse le sens des
flèches d’une des phases. Dans la phase E3 par exemple ; le sens du
courant est en opposition avec celui des phases E1 et E2.

ENROULEMENT A UN FAISCEAU PAR ENCOCHE

GENERALITE

Quand le bobinage d’un stator comporte un faisceau par encoche,


l’enroulement est constitué soit par des bobines concentriques disposées sur
deux ou trois plans de part et d’autre des tôles du stator, soit par des bobines
gabariées qui donnent un bobinage enchevêtré.

L’enroulement à bobines concentriques

Il s’effectue au moyen de bobines gabariées sur une forme. Les


conducteurs s’égrènent un à un dans les encoches.

Le bobinage par fils passés

On utilise également, mais de plus en plus rarement, le bobinage


par fils passés. Ce procédé consiste à enrouler

Mode de représentation par développement panoramique d’un


enroulement triphasé à bobines égales enchevêtrées.

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34

Les bobines sont dessinées en traçant alternativement un trait court


et un trait long que l’on relie au pas de l’enroulement comme suit :

La figure comprend 24 encoches, soit 24 :3=8 encoches par phase, en


admettant 4 pôles au stator, cela donne 2 encoches par pôles et par phase et
le pas des bobines est de 0 à 5.

En effet, chaque bobine devra englober 2 faisceaux de chacune des


autres phases, soit 4 faisceaux.

Chaque phase devra occuper, dans un enroulement triphasé bipolaire


comprenant 24 encoches :

24
= 8 encoches
3

En faisant une seule bobine avec 4 sections concentriques, on


obtiendrait le résultat recherché : mais cette solution donnerait des têtes des
bobines beaucoup trop volumineuses.

On préfère utiliser, pour chaque phase, deux bobines de deux


sections chacune.

Pour commencer le schéma on trace 24 traits équidistants et


parallèles.

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35

Schéma complète de la figure précédente. L’entrée de la deuxième


2𝜋 24
phase est décalée de 120°, soit = = 8 encoches. La troisième phase est
2 3
également décalée de 120° ; soit 8 encoches après l’entrée de la phase 2.

Les bobines des 3 phases occupent successivement les encoches


suivantes.

PHASE I PHASE II PHASE III

A 1-2 et 11-12 9-10 et 19-20 17-18 et 3-4


B 13-14 et 33-24 21-22 et 7-8 5-6 et 15-16

Chaque pôle par phrase comprendra 4 encoches consécutives. La


phase une sera complète par une deuxième bobine dans les encoches 13-14
et 23-24.

Il suffit alors de relier les traits 13-24 et 14-23 pour former la deuxième
bobine, ce qui nous donne 2 pôles de 4 encoches chacun.
L’entrée de la deuxième phase doit se trouver à 120 électriques.

L’enroulement se fait sur trois plans : la deuxième phase coiffe la


première et la troisième enrobe la deuxième nombre d’encoches par pôle et
24
par phase : =2
4∗3

DISPOSITIONS DES ENTREES DE PHASES

a) Les faisceaux d’une phase peuvent être mis en série dans un ordre
quelconque pourvu que le courant qui les parcourt soit dirigé dans le
sens convenable. Cette facilité permet de raccourcir ou l’allonger le pas
des sections d’un bobinage.
b) Si q est un nombre entier, l’entier, l’entrée d’une phase peut être
effectuée sur l’une quelconque des sections, à condition de ne pas
intervertir l’entrée et la sortie. Dans une machine triphasée, cette

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36

latitude permet de placer les entrées des trois phases à des distances
différentes de 120e électriques.

Quand q est un nombre fractionnaire ; il est nécessaire de placer les


entrées des phases à 120° électriques l’une de l’autre.

c) Dans l’enroulement triphasé, les entrées des phases se déplacent à 120°


géométriques l’une de l’autre quand il s’agit de rotors bobines. Ce
dispositif à l’avantage d’équilibrer au maximum la répartition du cuivre
sur la périphérie du tambour.
d) Pour faire ressortie les pôles sur un schéma, on inverse les sens des
flèches d’une des phases E3 par exemple, le sens du courant est en
opposition avec des phases E1 et E2.

e) Disposition classique à 120° électriques des entrées et sorties des


phases dans un moteur asynchrone triphasé à 4poles. Chaque pôle est
24
constitué par le quart des encoches. On a 12 bobines, soit : =3
4∗3
bobines encoche par phase et 1 bobine par phase et par pôle, la bobine
de chaque phase devra occupé la même place sous chaque pôle.

Exemple

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37

Si nous choisissons la première bobine à gauche pour l’entrée de la


1, nous relierons entre elles toutes les premières bobines placées à gauche
sous chaque pôle, pour former la phase 1. Ce faisant, il faut inverser chaque
fois le sens du courant dans les bobines qui se succèdent pour former
alternativement un pôle N et un pôle S.

Fig. Les stators sont le même que celui de la figure précédente, mais les
entrées sont disposées à 240° électriques les unes des autres (cas utilisé pour
le rotor afin obtenir l’équilibrage Mc.

Le sens du courant à un instant considéré est donné par les flèches


placées au-dessus des bobines.

L’entrée de la phase 2 devant se trouver à 120° électriques de celle


de la phase 1, ce sont les bobines 3,6,9 et 12 qui constitueront la phase 2,
tout en respectant sous chaque pôle le sens du courant donné à la phase 1.

L’entrée de la phase 3 se fera à 120° électriques de cette de la phase


2, ce qui la place sous un pôle sud alors que les entrées 1 et 2 sont situées
sous un pôle nord.

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38

Dans cette phase, le courant est de sens opposé à celui du courant


dans les phases 1 et 2, ce qui est logique et nous avons ainsi, sous chaque
pôle, trois phases dont les courants sont dirigés dans même sens pour former
un pôle.

Chaque pôle donne une alternance positive ou négative ; deux pôles


forment une période. Le fait que sens du courant est inversé à l’entrée de la
phase 3 sur le dessin n’a aucune influence sur la réalisation pratique du
bobinage. Les trois entrées E1, E2 et E3 devront être placées dans l’ordre sur
la plaque à bornes.

Répartition des encoches sous les pôles.

Dans un enroulement polyphasé on a :

𝑁
q= encoches par pole et par phase
𝑚∗2𝑝

N : Nombre d’encoches total ;

m : Nombre de phases.

Les enroulements les plus rationnels sont les bobinages dit


réguliers, à pôles normaux, constitues par un nombre entier d’encoches par
pôle et par phase.

Si le bobinage est polyphasé, il doit comprendre un nombre


identique de conducteurs par phase ; de plus, il convient qu’en deux points
diamétralement opposés de l’entrefer, on trouve toujours la même phase.

DIFFERENTS TYPES D’ENROULEMENT TRIPHASES

Ceux-ci peuvent se classer :

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39

1- En roulement réguliers, à pas diamétral avec un nombre entier


d’encoches par pôle et par phase. On n’appelle pas diamétral, un pas
égal au pas polaire.
2- En enroulement semi-régulier, qui peuvent être bobines :
- Avec un pas raccourci, q entier et pair ;
- Avec un pas raccourci et q fractionnaire.
q= nombre d’encoches par pôle et par phase.
3- Enroulements irréguliers, qui ne seront pas traité dans cet ouvrage.

Les enroulements réguliers

Un enroulement est dit réguliers s’il répond aux conditions


suivantes :

- Pas Y au bobinage diamétral ;


- Nombre entier d’encoches par pôle et par phase ;
2𝜋
- Un écart angulaire θ entre phases rigoureusement égal à ,
𝑚
360
soit = 120° électriques en triphasés
3
m : nombre de phases.
Pour ces enroulements, le coefficient de bobinage K1 peut se calculer
avec la formule générale :
𝑞∝
sin( 2 )
K1 = ∝
q sin( 2 )

∝ = écart angulaire en degrés électriques, pris entre deux encoches


consécutives.

Vérification de la formule

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40

Ecart angulaire enroulement triphasé bipolaire 24 encoches entre


encoche, 4 encoches par pôle et par phase.

4∗15
360° sin( ) 𝑠𝑖𝑛30° 0,5
∝= =15° K1=
2
15 = = = 0,957
24 4∗sin( ) 4 sin 7°30 4∗0,13
2

Les enroulements semi-régulier

Ce sont des bobinages qui ne répondent pas à l’une ou aux


conditions exigées des enroulements réguliers.

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41

Représentation frontale et développement panoramique du bobinage


d’un stator de moteur asynchrone triphasé à nombre entier d’encoches par
pôle et par phase.

L’enroulement comporte 4 pôles dans 12 encoches. Les entrées et


sorties des trois phases sont décalées de 120° électriques, c’est-à-dire du tiers
du double pas polaire. Considéré sur l’ordonnance et dans la représentation
vectorielle, l’intensité I1 est maximale et positive dans l’encoche 1 et que les
𝐼 𝑚𝑎𝑥𝑖𝑚𝑎𝑙𝑒
intensités I2 et I3 sont négatives et égales à chacune.
2

Représentation frontale et développement panoramique du bobinage


d’un stator de moteur asynchrone triphasé, 18 encochs,4 pôles, à nombre
fractionnaire d’encoches par pôle et par phase.

18
(q= =1,5 encoche par pôle et par phase)
3∗4

En ajoutant 6 encoches au stator de la figure précédente, on a réalisé


un stator de moteur à 18 encoches dont chaque phase est constituée par une
bobine longue et une courte. L’enroulement quoique fractionnaire, est
symétrique ; nombre d’encoches est divisible par 3.

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42

on remarque sur le schéma que les pôles sont formées


9
alternativement par 5 et par 4 encoches ; soit = 4,5 encoches par pôle.
2

Parmi les enroulements semi-réguliers, on remarque :

a) Les bobinages triphasés, avec pas diamétral et q fractionnaire.


b) Les bobinages triphasés, avec pas raccourci et q entier et pair.
c) Les bobinages triphasés, avec pas raccourci et q « entier et
impair ».
d) Les bobinages avec pas raccourci et q fractionnaire.

Pour ces roulements, le coefficient de bobinage K1 ne peut plus être


trouvé avec la formule générale indiquée pour les enroulements réguliers, car
elle ne tient pas compte du raccourcissement du pas. (Voir exemples dans le
chapitre des alternateurs).

Figure 8

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43

BOBINAGE DES ALTERATEURS TRIPHASES

Généralités

L’enroulement des stators alternateurs s’effectue avec les mêmes


règles que celles utilisées pour le bobinage des moteurs asynchrones.

DIFFERENTS TYPES DE BOBINAGE TRIPHASES

1. Les enroulements réguliers

Ceux-ci doivent répondre dans les conditions suivantes :

 Le pas Y du bobinage doit est être diamétral (pas Y= pas


polaire) ;
 Le nombre d’encoches par pôles et par phase q doit être un
nombre entier (pair ou impair) ;
 L’écart angulaire entre phases θ doit être égal à 2𝜋/m
m :nombre de phases

2. Les enroulements semi-réguliers


Ceux-ci ne répondent pas complètement aux conditions d’un
enroulement régulier, sauf en ce qui concerne l’écart angulaire entre phases.
Les bobinages semi-régulier peuvent comprendre :
 Un pas Y diamétral et q fractionnaire ;
 Un pas Y raccourci et q entier et pair ;
 Un pas Y raccourci et q entier et impair ;
 Un pas Y raccourci et q fractionnaire.

Les enroulements irréguliers.

Ces enroulement ont un écart angulaire entre phase θ qui n’est


rigoureusement égal à 2𝜋/m.

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44

4-2. LES ENROULEMENTS TRIPHASES REGULIERS

Ces enroulements triphasés, identiques à ceux des moteurs


asynchrones, sont reproduits dans plusieurs schémas de ces moteurs. De ce
fait quelques altérateurs à grand nombre de pôles (alternateurs hydrauliques)
sont schématisés en représentation frontale.

Dans ce bobinages, l’écart angulaire entre phases est égal à :

2𝜋/m, soit 360°/3 = 120° électriques

Les coefficients de bobinage K1 se calcule avec la formule générale :

𝑞∝
sin( )
2
K1= ∝
𝑞 sin( 2 )

∝= écart angulaire en degrés électrique, entre deux encoches


consécutives.

4-3. LES ENROULEMENTS TRIPHASES SEMI-REGULIERS.

Dans ces bobinages, ce coefficient de bobinage K1 ne peut plus être


déterminé par la formule générale utilisée pour les enroulements réguliers,

Car elle ne tient pas compte du raccourcissement éventuel du pas.


Un deuxième coefficient intervient pour déterminer E eff de l’alternateur. Ce
coefficient nous l’appellerons « facteurs de raccourcissement K2 »

1) Recherche de K1 dans un bobinage à pas diamétral et q fractionnaire.

Pour calculer le coefficient de bobinage K1 en parlant de ces


caractéristiques, on prendra, comme sujet de démonstration, le schéma de la
figure XVI-8, qui représente une phase extraite de la figure XII-12. Une phase
suffit, puisque les trois phases sont identiques.

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45

30
Dans ce bobinage Y= = 7,5 = pas polaires
4

30
q = =2,5 encoches par pôle et par phase (nombre fractionnaire)
3∗4

Figure d’un enroulement semi-régulier avec q fractionnaire pour un


stator triphasé tétra polaire 30 encoches dont deux pôles sont constitués par
3 encoches par phase.

Les deux autres pôles n’ayant que 2 encoches :

30
q= =2,5
4∗3

Calcul du coefficient de bobinage K1

On trace un cercle divisé en autant de parties égales qu’il y a


d’encoches par paires de pôles, soit en 15 parties représentant les 15
premières encoches. L’encoche 16 se place au-dessus de l’encoche 1 et ainsi
de suite jusqu’à 30.

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46

Comme les pôles n’ont pas tous le meme nombre d’encoches, on


opère sur la phase entière, comme suit :

1- On commence par tracer les vecteurs correspondant aux faisceaux de


la précédant qui sont affectés d’une flèche ascendante : soit les
faisceaux 1,2,3,16,17 et l’on marque ces vecteurs d’une flèche.
2- Comme les vecteurs 16 et 17 sont superposés aux vecteurs 1 et 2, on
ajoute une flèche en plus à ces deux derniers.

Fig 9 le coefficient de bobinage K1 calcule ici est celui de la figure 8, il a pour


valeur le quotient de la somme des cosinus compris entre la ligne médiane R
et les 3 vecteurs placés à sa gauche d’où :

2 𝐶𝑜𝑠 6°+2 Cos 18°+𝐶𝑜𝑠30°


K1 =
5

(2∗0,9945)+(2∗0,951)+(0,866)
K1 = = 0,951
5

3- Les encoches 8,10,24 et 25 sont affectées d’une flèche descendante sur


la figure 8 et les vecteurs correspondants devraient partir du centre 0
pour aboutir aux encoches précitées.

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47

Pour calculer le coefficient K1, nous dirigerons les vecteurs dans le


prolongement de 8 0,9 0,10 0, ce qui nous donne 8’, 9’ et 10’
que nous dotons d’une flèche.
Il reste à tracer les vecteurs des encoches 24 et 25, mais comme ils
correspondent aux vecteurs 9’ et 10’ déjà tracés, il suffit de les doter
d’une seconde flèche.
4- On trace une médiane R qui partage les vecteurs en deux parties égales,
ce qui permet de calculer les cosinus des angles des 3 vecteurs placés à
gauche ou à droite de R.
5- Les coefficients de bobinage K1 à pour expression :

2 𝐶𝑜𝑠 6°+2 Cos 18°+𝐶𝑜𝑠30°


K1 = = 0,951
5

Le cos30° correspondant au vecteur 8’ n’est affecté que d’une flèche.


Les deux autres vecteurs ont 2 flèches chacun, d’où leur multiplication
par deux. K1 est donné par la moyenne des cinq cosinus.

Diagramme vectoriel du coefficient K1


En reprenant les vecteurs de la figure 9, on constate que l’on a dans
ce diagramme :
6 vecteurs concourants, déphasés entre eux, dont les longueurs sont
proportionnelles au déphasage entre les conducteurs d’une phase. La
résultante de ce diagramme est donnée par la figure 10 et le coefficient
de bobinage K1 est alors :
𝐴𝐺
K1 =
𝐴𝐵+𝐵𝐶+𝐶𝐷+𝐷𝐸+𝐸𝐹+𝐹𝐺
Mais comme le diagramme est symétrique par rapport à DR, on peut
écrire :

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48

Figure 10- diagramme vectoriel du coefficient K1= 0,951 se


rapportant aux figures 8 et 9.

2 𝐶𝑜𝑠 6°+2 Cos 18°+𝐶𝑜𝑠30°


Soit : = 0,951
5

Pour la construction du diagramme, il faut se reporter au schéma


placé à droite sur la figure 9 où on relève à gauche de la ligne médiane un
angle de 30°, deux de 18° et deux de 6° ces deux derniers ont chacun un
vecteur marqué de deux flèches.

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49

BOBINAGES A PAS RACCOURCI AVEC q ENTIER ET PAIR

Généralités

On emploi souvent les enroulements à pas raccourci pour supprimer


l’influence de l’un ou de l’autre des harmoniques du champ inducteur.

Si l’on désigne par T le pas polaire et par T’ = T’ les F.E.M induites


dans les deux côtés de la spire s’ajoutent algébriquement. On les représente
par les vecteurs OA et OB et leur somme est égale à AB.

Lorsque le pas est raccourci d’une certaine valeur, les deux F.E.M
ne sont plus en phase ; leur résultante AC est la somme géométrique de OA
𝐴𝐶
et de OC et le facteur de raccourcissement est par conséquent K1=
𝐴𝐵

Alors que le coefficient de bobinage K1 tient compte des F.E.M


individuelles des inducteurs induits, le facteur de raccourcissement K2 est
fonction du raccourcissement du pas des bobines et la valeur de la F.E.M par
phase est donné par la formule :

Eeff = 2,22 K1 K2 Nf volts

est exprimé en webers

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50

Figure 11 schéma d’une phase de l’enroulement semi-régulier (au pas


raccourci) d’un stator triphasé comportement 48 encoches, 4 pôles, 1 faisceau
par encoche, 4 encoches par pôle et par phase. Ecart angulaire entre encoche :

360∗2
∝= =15° électriques pas de sections raccourci de 1 à 10.
48

Pour trouver K1 on trace une médiane entre les encoches 12 et 13, au


centre du pôle et l’on a, entre cette médiane et l’encoche 12, un écart de 37°30’,
soit :

0,991+0,793
K1= cos7°30’ +37°30’ = = 0,892
2

Avec un enroulement à pas diamétral, les pôles de chaque phase


occupent 4 encoches consécutives, ce qui donne un coefficient K1 meilleur
soit :

cos 7°30′+𝑐𝑜𝑠 22°30′


K1= = 0,957
2

4.4. Coefficient de bobinage et pas raccourci

Dans les enroulements polyphasés normaux, les conducteurs sont


disposés symétriquement, de façon que les décalages angulaire d chaque
phase soient égaux.

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51

Figure 12. Calcul du facteur de raccourcissement K2 d’un bobinage


1
d’alternateur dont on a raccourci le pas des bobines de :
3

𝜋 𝑇′
𝐴𝐶 2 𝑂𝐴 𝑆𝑖𝑛 2 𝑇 𝜋 𝑇′
K2 = = = Sin
𝐴𝐵 2𝑂𝐴 2 𝑇

Il résulte de ce qui précédé que les enroulements à un faisceau par


encoche à nombre entier d’encoche par pôle et par phase, ne peuvent être
réalisés qu’à pas diamétral.

La F.E.M de deux conducteurs équidistants de 180° électriques


s’ajoutant algébriquement, les conducteurs des pôles d’un bobinage à courant
alternatif peuvent être réunis dans un ordre quelconque.

Sans qu’il y ait lieu d’appliquer un coefficient dù au


raccourcissement du pas, si l’on tient compte du décalage des spires comme
il est dit plus haut.

Les bobinages dont le pas est raccourci d’une quantité supérieure


au raccourcissement normal (cas de la petite polarité d’un enroulement à deux
polarités, par exemple), font exception.

Le pas raccourci permet de réduire le volume des têtes de bobines


dans les enroulements imbriqués. Par contre, il est d’un avantage moindre
dans les enroulements ondulés, oui le fait de raccourcir la section provoque
un allongement des connexions opposées.

Avec un bobinage à deux faisceaux par encoche, le raccourcissement


amène un décalage entre les conducteurs disposés dans les couches
inférieures et supérieures.

Les F.E.M dans les faisceaux qui forment la section, ne sont plus en
phase ; elles sont décalées d’un angle se dû au raccourcissement du pas de
sorte que l’on doit tenir compte du coefficient de bobinage K1 et du facteur de
raccourcissement K2.

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52

Ce cas s’applique surtout aux bobinages des alternateurs qui se font


généralement à deux faisceaux par encoche.

En effet, dans ces enroulements les conducteurs d’un certain


nombre d’encoches peuvent appartenir à deux phases différentes. En
2𝜋
triphasé, le raccourcissement du pas ne doit pas dépasser sauf à de rares
6
exception.

4-5. Recherche du coefficient K1 d’un enroulement à pas raccourci.

Pour effectuer cette recherche, on prendra la figure 11 comme


exemple.

Dans ce schéma, une phase est représentée. Il s’agit d’un stator


triphasé de 48 encoches à un faisceau par encoche, 4 pôles, soit :

N=48, m=3, 2𝜋= 4, q=4

360∗2
∝= = 15° électriques entre encoches.
48

Y= 9, soit 0 à 9 ou 1 à 10

Le pas est raccourci, car avec un pas diamétral on aurait : Y=11

Les 4 bobines d’une phase sont reparties également sur le stator et


décalées de 180° entre elles.

De ce fait, pour calculer le coefficient de bobinage K1 de cet


enroulement, il suffit de prendre comme base les 4 faisceaux d’un pôle d’une
même phase.

En se reportant à la figure 11, on choisira les encoches 10-12-13-15


pour déterminer K1.

Les 4 pôles de chacune des phases étant identiques, il ne sera pas


nécessaire d’avoir recours à une représentation sectorielle comme la figure 9,
mais simplement à un diagramme dont les 4 vecteurs on la même longueur.

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53

1) Calcul du coefficient K1 avec un pas raccourci

En choisissant l’encoche 10 comme point de départ, les déphasages


entre les 4 faisceaux du pôle sont les suivants :

Pour l’encoche 13,𝜑 = 3∝ = 45°

Pour l’encoche 15,𝜑 = 5∝ = 75°

∝ = écart angulaire entre 2 encoches, soit ici 15°

Entre les encoches 12 et 13, le déphasage est de 15°

Entre les encoches 10-12 et 13-15, le déphasage est de 30° chaque fois.

Le coefficient de bobinage K1 a pour valeur :

AR cos 37°30′+cos 7°30′


K1 = =
AB+BC 2

0,793+0?991
= = 0,892
2

Voir le diagramme ci-dessous

2) Calcul du coefficient K1 d’un enroulement regulier à pas diamétral.

En prenant le stator 48 encoches, 4 pôles, de l’exemple précédant,


48
mais en le bobinant au pas diamétral Y = = 12, soit 0 à 11, on constate
4
que l’on à 4 encoches consécutives bobines par pôle et par phase. Le décalage
entre faisceaux d’un même pôle est de 150°. L’enroulement est du type régulier
et son coefficient peut se calculer avec la formule générale, ce qui donne :

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54

𝑞∝
sin( )
2
K1 = 𝑞∝
qsin( )
2

∝ 15 ∝
Soit : q =4* = 30° d’où sin q = 0,5
2 2 2

0,5
Soit : K1 = =0,957
0,522

Fig. 13 Diagramme vectoriel du coefficient K1 = 0,892 d’un


enroulement à pas raccourci se rapportant à la figure 11.

3) Variante pour la recherche de K1, avec un pas diamétral

La démonstration peut également se faire avec un diagramme


vectoriel qui donne le même résultat, comme le démontre la figure 14. En
prenant le premier pôle de la première phase, on trouve, avec un écart

angulaire ∝ de 15° entre deux encoches :

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55

Figure 14. Diagramme vectoriel du coefficient K1 = 0,957 se


rapportant au schéma de bobinage de l’enroulement à pas diamétral.

4-6. Recherche de K1 dans un bobinage à pas diamétral et q fractionnaire,


avec 2 faisceaux par encoche.

En prenant comme exemple le bobinage de la figure 15, on trace un


cercle sur lequel on représente les 9 encoches du stator triphasé et on opère
comme pour la figure 9.

1- On choisit la phase 1 qui comporte les encoches 1-2 pour un pôle 5-6
pour l’autre pôle.
2- On trace un vecteur pour chaque encoche et on le marque d’une flèche.
3- Les encoches 1 et 6 comprenant chacune 2 faisceaux de la phase 1
seront affectées de 2 flèches.
4- Les faisceaux des encoches 5 et 6 sont marqués de flèches
descendantes. Pour le calcul de K1, on dirige les vecteurs de ces
encoches dans le prolongement de 5 0 et 6 0, ce qui donne 5’ et
6’ sur la figure.

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56

Figure 15. Calcul du coefficient de bobinage K1 d’un enroulement


statorique triphasé bipolaire, 9 encoches, 2 faisceaux par encoche. Les
encoches 2-5-8 reçoivent des faisceaux de phases différentes qui devront être
isolés en conséquence.

Ecart angulaire entre 2 encoches : x = 360/9 =40°

2cos 10′+cos 30° 1,968+0,866


K1 = = = 0,944
3 3

4-7. Commentaires sur les bobinages réguliers et semi-réguliers.

En comparant les résultats obtenus par les divers calculs du


coefficient de bobinage, on constate que K1 est plus grand avec un pas
diamétral qu’avec un pas raccourci.

En conséquence, on peut en déduire :

Qu’à égalité de flux magnétique, de vitesse et de nombre de


conducteurs, la force électromotrice d’un alternateur est réduite dans le même
rapport que le coefficient de bobinage.

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57

Par contre, le raccourcissement du pas offre certains avantages.

Il permet :

 De réduire la longueur des têtes de bobines,


 De réduire le poids de cuivre et les pertes par R. I2,
 D’éliminer un harmonique capable de déformer la courbe de la force
électromotrice d’un alternateur,
 De réduire l’amplitude des harmoniques et, par conséquent, leur
pouvoir déformant.

4-8. Coefficients de bobinage pour machines à courant alternatif à nombre


entier d’encoches par phase et par pôle.

Monophasé 180° Monophasé 120°


Nombre 1 0,866 0,500
d’encoches q C= π C= π C= π
q sin q sin q sin
2q 3q 6q

1 1,000 1,000 1,000


2 0,707 0,866 0,966
3 0,666 0,844 0,960
4 0,653 0,837 0,958
5 0,647 0,833 0,957
6 0,643 0,832 0,956
7 0,642 0,831 0,955
8 0,641 0,830 0,955
9 0,640 0,829 0,955
10 0,639 0,829 0,955
11 0,639 0,828 0,955
12 0638 0,828 0,955

∝ 0,637 0,827 0,955

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58

CH. LE STATOR OU INDUIT D’ALTERNATEUR

Constitution

L’induit, généralement appelé « tator » comporte un circuit


magnétique constitué par une couronne de tôles au silicium de 0,4 ou 0,5 mm
d’épaisseur.

Sauf pour les petites machines, les tôles qui constituent la couronne
sont rarement d’une seule pièce (en disques de tôles).

Au-dessus de 95 cm de diamètre, elles sont formées de segments


superposés à joints alternés, dont le développement correspond généralement
à deux pas polaires.

Ces tôles sont encochées intérieurement, afin de constituer, après


assemblage, des rainures pour loger le bobinage.

Pour réduire les courants de Foucault dus aux variations


alternatives du flux utile, on isole les tôles sur une ou deux faces (suivant
l’importance du flux) par une couche de vernis.

Blocage des tôles

Le bocage des tôles formant la couronne est obtenu par deux


plateaux pour les grands diamètres. Le tout est logé à l’intérieur d’une
carcasse en tôle soudée qui donne à l’ensemble une grande rigidité.

Pour des raisons de transport, les grands alternateurs sont souvent


construits en plusieurs éléments.

Refroidissement des stators

Afin de faciliter l’évaluation de la chaleur produite par les pertes


dans les tôles et par effet joule dans la partie de l’enroulement logées dans les
rainures, on prévoit, dans la couronne magnétique des canaux de ventilation.

Ces canaux appelés « évent » sont obtenus par la division des tôles
de la couronne en paquets de 5 à 6 cm d’épaisseur, espacés de 1 cm.

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59

Le refroidissement est obtenu par le déplacement d’air provenant de


la rotation de l’inducteur et des ventilateurs disposés aux extrémités du
bobinage du rotor.

Cette particularité a pour effet d’augmenter les fuites magnétiques


dans l’encoche, afin de diminuer l’importance des courants de court-circuit
instantané et par le fait même, réduire la puissance à couper par les
disjoncteurs.

Serrage des têtes de bobines

En cas de court-circuit, les efforts électrodynamiques entre les têtes


de bobines de l’induit deviennent considérables et peuvent ; dans certains cas
déformer les bobines.

Pour y remédier, on serre forcement les têtes de bobines au moyen


de cales, contre des anneaux de soutènement.

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