0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
21 vues18 pages

Céréales : Focus sur le Maïs

Les céréales, principalement des plantes de la famille des graminées, sont cultivées pour leurs graines utilisées dans l'alimentation humaine et animale, avec le maïs, le blé, l'orge et le riz parmi les plus cultivées. Le maïs, en particulier, est une plante annuelle ayant divers usages, allant de l'alimentation à l'industrie, et se développe en trois phases : végétative, reproductive et de maturation. Sa culture nécessite une préparation minutieuse du sol, une fertilisation appropriée et un entretien régulier pour maximiser le rendement.

Transféré par

André Christian
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
21 vues18 pages

Céréales : Focus sur le Maïs

Les céréales, principalement des plantes de la famille des graminées, sont cultivées pour leurs graines utilisées dans l'alimentation humaine et animale, avec le maïs, le blé, l'orge et le riz parmi les plus cultivées. Le maïs, en particulier, est une plante annuelle ayant divers usages, allant de l'alimentation à l'industrie, et se développe en trois phases : végétative, reproductive et de maturation. Sa culture nécessite une préparation minutieuse du sol, une fertilisation appropriée et un entretien régulier pour maximiser le rendement.

Transféré par

André Christian
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

CEREALES

Graminacées = graines, ex. maïs graines, maïs fourrage (vert


ou ensilage – SILO)

Définition d’une céréale


Par définition, une céréale
est une plante cultivée principalement
pour ses graines utilisées pour
l'alimentation humaine et animale. Il s'agit
quasi exclusivement de plantes de la
famille des graminées. On y associe aussi
certaines plantes d'autres familles
botaniques, comme le sarrasin
(polygonacées), le quinoa ou l'amarante (Chénopodiacées).

Les plus connues, et aussi les plus cultivées dans le monde,


sont le blé, l'orge, le maïs ou le riz.

En botanique, les céréales regroupent des plantes de la famille


des Poacées (ou Graminées). Certaines graines d'autres familles botaniques sont
parfois communément appelées céréales, telles que le sarrasin (Polygonacées),
le quinoa et l'amarante

I. MAIS (Corn en anglais)


1. But de la culture
Le maïs (Zea mays), famille de graminacée (plante à graine),
nom vernaculaire maïs. Avec le riz et le blé, le maïs est une des trois
graminées les plus cultivés dans le monde. Ces grains servent à
l’alimentation de l’homme et des animaux (bovin, porcin, volaille).
Ses emplois dans l’industrie sont très nombreux
 Réduit en semoules, les graines servent à la confection des bouillis ;
 L’amidon extrais de grains sert à préparer des bouillis pour les
enfants, des bières, des colles, des biscuits, des textiles,
 Les germes de maïs donnent de l’huile : pour la fabrication de la
margarine (végétale), des savons, les vernis ;
 Enfin, on peut cultiver le maïs comme fourrage vers
pour les animaux ou pour faire de l’ensilage.
2. Son appareil végétatif
Nom scientifique : Zea mays
Nom vernaculaire : Maïs
Taille : 1,80 à 2m, peut atteindre 4m
Le maïs, plante annuelle peut atteindre à 4m de haut mais
mesure normalement de 1,80 à 2m. La tige, générale unique, de forme
diamètre, porte 12 à 20 feuilles et chaque feuille présente un limbe de 50
à 60cm de long sur 4 à 10 cm de large. Une gaine munie de poil court sur
son bord supérieur. Certains bourgeons situés dans les tiers moyens
donnent une tige courte, terminée par un épi femelle. Ceux de la base
par fois : leurs présence est défavorable au rendement en grain.
3. Son appareil reproductif
 Plante monoïque, les maïs présentent deux sortes d’inflorescence
o Les fleurs mâles groupées sur une panicule terminale
o Les fleurs femelles rassemblées en épi situées à l’aisselle
(helika) du tiers moyen de la plante.
 On le rencontre généralement chez les variétés actuelles qu’un à
deux épis par plantes bien que celle-ci puissent en produire 2 à 6
surtout à faible peuplement (mahalakalana).
 L’inflorescence femelle est enveloppée plus ou moins complètement
de 10 à 20 spathes (tige kely + raviny manarona ny katsaka)
o INFLORESCENCE FEMMELLE
o COUPE LONGITUDINALE D’EPI
o EPI ENTOURE DE SPATHE
 L’épi, de longueur variable, suivant les variétés peut porter 8 à 28
rangées de grains. La rafle présente la partie axiale renflée sur
laquelle s’insère.
4. Les étapes de son cycle de développement
Le cycle de développement du maïs compose trois phases
principales :
 Une phase végétative allant de la germination à l’apparition des
ébauches florale de la panicule mâle.
 Une phase dite reproductive caractérisée par la différenciation des
inflorescences mâle et femelle, la pollinisation et la fécondation.
 Une phase de formation et de maturation de graines au cours de
laquelle la plante ne forme plus d’organe nouveau.
5. Classification
Le maïs appartient au genre Zea, espèce mays. On trouve
dans la nature 7 sous-espèces principales
 Indurata ou Flirt Corn ou Mais corné, à graines très court, dure et
connue ;
 Amylaça ou Soft Corn, à grains très corné et qui se rident (se plient)
 Idanta ou Dent Corn ou maïs denté (sou forme dent de cheval =
sady fotsy no lava)
 Everta ou Pop-Corn, à graines pointues et cornées à la périphérie et
amylacée au centre
 Tunicata ou Pod Corn à graine entourée de balle formée par les
glumes et les glumelles
 Saccharata ou Sweet (mamy) Corn à grain sucré
 Cerotina ou maïs japonais dont les grains dures conservent le centre
à
Les maïs cultivés appartiennent à deux catégories
5.1. Le maïs de pays
Parmi les grand nombre qu’on trouve à Madagascar, on peut
citer
 Le maïs dent de cheval, à grains blanc très farineux et dure
 Le maïs « Sud-Afrique » à grains jaune, tendre
 Le maïs « Plata » à grain rouge, très riche en carotène et très dure
Comme le maïs est allogame, tous ces maïs sont en réalités
des populations parmi lesquelles il convient de procéder à des sélections
massales en vue d’obtenir des variétés aussi pures que possible.
Parallèlement à cette sélection, plus de 250 variétés en
provenance de nombreux pays étranger ont été introduites et testées à
Madagascar comme :
 Golden beauty provenant de Rhodésie (Afrique du Sud)
 Miche teuxpeno sous-superior 5001 en provenance du Mexique
 Teko Yellow en provenance de …
Pour conserver ces variétés de pays à l’état pur, on peut
intervenir des différentes façons.
 Par autofécondation artificielle
 Par croisement frère et sœurs
 Par endogamie, comme les maïs sont allogames
 Par culture en parcelle isolée
5.2. Maïs hybrides
Ils ont étés obtenues par croisement de deux variétés pure de
maïs obtenues à plusieurs années d’isolement par autofécondation ou par
croisement frère et sœurs, on a ainsi obtenue un hybride simple dont la
valeur et le rendement seront plus importants que ceux des parents. Ce
phénomène est connu sous le nom d’hétérosis.
On peut, en agissant de même avec deux lignés d’hybrides
simples A x B et C x D obtenir des hybrides doubles qui bénéficient
également le phénomène d’hétérosis.
Le maïs hybride, simple ou double, présente de nombreux
avantages par rapport aux maïs de pays :
 Rendement supérieur de prêt de 25%
 Ils exploitent mieux le sol et sont de ce fait plus résistant à la
sécheresse et moins sensible à la verse.
 Ils présentent toutes une gamme de précocité qui permet de les
classer en précoce, demi-précoce, demi-tardif. Néanmoins, les
hybrides simples ou doubles présentent des inconvenants :
o Le phénomène d’hétérosis est maximum la 1 ère année de
culture mais diminue progressivement les années suivantes.
Dans la pratique, les semences hybrides doivent être
renouvelées chaque année.
Actuellement, à Madagascar, les variétés les plus utilisées et
les plus efficaces selon le type écologiques régionaux sont :
 IRAT (Institut de Recherche Agronomique) 2000 : Cycle 105
jours à 120 pour les régions en dessus de 800m d’altitude.
 MEVA, cycle 120 à 150 jours pour les régions à 700 – 1500m
d’altitude.
 BAKOLY, cycle 90 jours pour les régions à moins de 800m (chez la
côte)
 VOLASOA
 L’hybride PANNAR, 140 à 150 jours, variété importée sous forme de
semence par des opérateurs économiques doit d’être l’objet d’une
méfiance

Pour les 4 variétés, il est préférable de renouveler de


semences après 3 ou 4 générations. Le maïs est en allogame. Mety hisy
talles amin’ny katsaka saingy tsy mitondra velively. Tsy tokony ho esorina
anefa fa mahatonga ny germe pathogène. Par contre ny sorgo manome
talles ary mbola mitondra koa ny sampany.
MAIS SORGO
(katsaka) (Ampemby)
Mét Poquets Buttes
hode de
culture
type Annuelles Bisannuelles
s
Toxi Nulle Poison Cyanure
cité (tsy tsara atao fourrage)
Perf Besoin Résistant à la
ormance au d’eau (humidité) sécheresse
climat
Tall Non (tsy Oui
es mitondra raha misy)

6. TECHNIQUE CUTERALE
6.1. Multiplication
Le maïs se multiplie par semis directe
6.1.1. Préparation du sol
- Choisir de terrain plan pour éviter l’érosion ou faire un
système antiérosif pour le champ en pente.
- Choisir de sol de bonne propriété physique car le maïs réagit
à des sols de bonne structures comme le sol alluvionnaire (baiboho)
- Labour à 20 – 25 cm de profondeur après l’épandage de
fumier organique et phosphopotacique.
- Repos du sol un à deux mois avant semis.
- Pulvériser les mottes et herser pour affiner
- rayonnage des lignes distant de 70cm en moyenne (maïs à
grain)

6.1.2. Fertilisation
La fumure organique constitue la base de la fertilisation car le
maïs réagit à la fumure organique même à faible dose. Elle restore
également la structure grumeleuse du sol et augmente la capacité
d’échange des cations. Dose 5 à 10t/ha à enfouir par le labour ou à
localiser dans le poquet avant semis (2 à 3 poignet par poquets).
 La fumure minérale sera apportée en fonction de la richesse
du sol et selon l’importance économique :
o PK 200 à 300kg/ha car le P205 est le premier facteur limitant
pour le maïs ;
o Urée en deux apports pour éviter le lessivage par la pluie, 50
à 75kg à 45j après levé; 50 à 75 avant floraison car le moment
;
o Dolomite (Ca et Mg): 100 à 200kg en tant qu’amendement
calcaire et fertilisation à microélément magnésie.
5.1.3. Choix des semences
 Choix de variété : choisir les semences en fonctions de l’usage sur
laquelle on destine le maïs : pour l’alimentation animale ou
humaine, on prendra des variétés à gros grains. Variétés gros grains
= 1000 grains pèsent 300 à 400g. Tandis que pour l’élevage des
volailles, on prendra des variétés à petits grains = 1000 pesant 100
à 200g.
o utiliser les variétés améliorées adaptées à la région.
o Choix de semence : égrener les épis de maïs et trier le grain
pour enlever les impuretés, les grains trop petits ou brisés…
On élimine les grains de base et du sommet qui germe
moins bien (efa antitra ny aty @ base ary tanora ny any @
sommet) ;
o Traiter les semences contre les insectes terricoles avec du
laindafore, dose 200g pour 100kg de semence en mouillant la
semence et les mélangeant avec les produit juste avant le
semis.
 Cf. matière et active et nom commercial
6.1.4. Semis
Période de semis : semis trop au début de plus sur un sol
humide après deux ou trois jours de pluie continue pour assurer une
réserve en eau du sol suffisante pour lever et la bonne reprise de
végétation.
Mode de semis : en poquet (un poquet n’est pas un trou) de
2 à 3 graines.
Profondeur : terre lourde 3 à 4cm, terre légère 5 à 6cm.
Ecartement : entreligne 70 à 80cm, surligne 25 à 40cm, dose
de semence 20 à 25kg/ha suivant la densité choisie. Pour le fourrage,
entreligne 50cm et surligne 1 grains tous les10cm = 200000
pieds/ha.
Cf. Indexe sur le phytosanitaire à Madagascare
5.1.5. Entretien
- Démarier au stade de 3 à 4 feuilles à 1 ou 2 plantules par
poquets pour l’éclaircissage de la culture
- repiquer le plant en surnombre sur le poquet vide
(remplacement des manquants).
- premier binage-buttage legé 15j après la levé, 2nd binage et
1er apport d’urée à 45j après la levé. Si certain pieds présentent des talles
gourmandes, il convient de les laisser tel quel car le fait de les arracher
occasionne de plais qui sont autant de porte ouverte aux maladies
cryptogamique.
1,5 mois après, on effectue un 2nd buttage en faisant de butte
de 20 à 30cm et en même temps on effectuera le 2nd apport urée.
Approscrire l’écimage (manala tête) et effeuillage.

MAIS SORGHO
Epi au sommet Epi au sommet ;
terminal ; Fleur à la fois mâle et
Fleure mâle uniquement, femelle, même période de
au moins une semaine avant la formation.
fleure femelle qui naisse au centre
de la tige. Par conséquence :
Par conséquence : fructification au sommet de la tige
fructification de fleure femelle après car les deux fleurs ne sont pas
pollinisation à la fécondation de séparées mais se trouve
fleure mâle, après que le stigmate ensemble au sommet.
bifide (volombava katsaka)
Beaucoup
Beaucoup de risque d’autofécondation car les
de fécondation croisée, tant que pollens de fleurs males se mettent
dans le temps et dans l’espace. à poloniser directement la
femelle.
Le maïs ne talle pas Le sorgho talle
mais pousse souvent avec une tige beaucoup (2 – 3). A cause de ce
unique même si par accident des tallage, le sorgo se cultive en
talles apparaissent à la base, ces butte avec large espace.
talles sont infertiles. Il peut émettre peu
C’est une plante de repousse (2/3 de la 1ère année
annuelle culturale)
Le sorgo peut servir
Le maïs peut servir de de fourrage mais pue
fourrage importante à cause de
cyanure (toxine dans la tige)
SORGHO
Famille : Graminée
Genre : Sorghum
Nom malagasy : Ampemby, sorgho à graine ou gros mil

1. Intérêt de la culture
Outre l’alimentation humaine et animale, le sorgho a d’autres
multiples utilisations souvent insoupçonnées :
 amidon de grain pour la préparation de colle des adhésifs ;
 sous-produit intéressant : huile, aliment des brétaille ;
 fibre de tige servant à faire de panneau utilisé dans les
constructions ;
 grains fermentés donne d’alcool de bière
Après la récolte, possible pâturage à condition qu’il n’y ait de
repousse qui contienne de l’acide cyanurique (HCN) à trop grandes
quantités qui puissent empoisonner les bêtes.
 Certaines variétés à hampes en forme de balai dure ;
 Moel sucré qui donne de sucre ;
 Gaine de feuille, glume et Moel qui donnent des sorghos tinctoraux ;
 Tiges qui donnent de papier.
A Madagascar, le sorgho est surtout exploité en extrême sud
de l’île, entre Tuléar et Fort Dauphin où il sert de culture d’appoint mais
pendant les années sèches, ils dévient même la culture vivrière de base
(KERE) grâce à ses besoins écologiques, peu exigent. Actuellement, même
dans les hauts plateaux, les sorghos commencent à être intégrés dans le
système de rotation et assolement sur les terrains en pente
exploité selon le système de protection anti-érosion.
2. Ecologie
2.1. Besoin en chaleur
Redoute (avoir peur de) de froid. Pour germer, il a besoin de
10°, pendant la végétation 30 à 32°. Elle ne doit pas descendre en
dessous de 23°. Le sorgho résiste au t° élevée même en période de
sècheresse.
2.2. Besoin en eau
À cause de sa petitesse, le grain de sorgho n’a pas de gros
besoin en eau pour germer. Il peut rester en terre plusieurs semaines en
attendant l’humidité suffisante.
Dès que le sorgho a formé son système radiculaire, il résiste
fort bien à la sécheresse. La seul période critique pour l’eau est l’épiaison.
Le manque d’eau à ce moment-là précis provoque l’avortement de
panicule. Il faut 50 à 700mm pour le sorgho durant son développement.
2.3. Besoin en lumière
C’est une plante de lumière qui ne peut pousser normalement
à l’ombre.
2.4. Besoin en sol
Le sorgho demande de sol argilo-sableux frais, un peu humus,
à pH légèrement acide et contenant de l’azote et de la potasse. Il redoute
l’eau stagnante, le sol trop lourd et argileux.
2.5. Besoin en altitude
Si les autres besoins écologiques sont satisfaits, le sorgho peut
se cultivé du niveau la mer jusqu’à 1100m à 1300m.

3. Spécificité du sorgho
D’apparaisse extérieur pareil à celle de mais, il a cependant
des différentes caractéristiques
3.1. Plante dioïque
Le sorgho produit ses grains sur des panicules rameuses
terminales, de dimension variable selon les variétés (25 à 40cm de long,
10 à 15cm de large).
Certaines variétés ont l’axe principal de la panicule formé en
crosse, ce qui donne une inflorescence qui court vers le sol (tsy par
accident ny mendrika amin’ny tany fa tena izay mihintsy ny maha izy azy).
La fécondation est directe, rarement croisé car les
inflorescences mêles et femelles sont simultanées (en même temps).
Cependant, on constate 5 à 10% de fécondation croisée.
3.2. Au niveau de chaque nœud de la tige, on distingue un
bourgeon qui peut donner naissance à des tiges secondaires et tertiaires,
sur le nœud de la base. Une touffe peut comprendre un à 10 tiges selon
les variétés.
Contrairement au maïs, les talles peuvent porter des panicules
terminales au bout de 3 à 6 mois.
Si on coupe les tiges, les nœuds de la base peuvent repousser
et fournir une seconde récolte. Si on ne coupe pas ces tiges, des
ramifications apparaissent sur le nœud supérieur de ces tiges et elles
peuvent donner des panicules de petites dimensions. Les tiges et feuilles
peuvent contenir de l’acide cyanudrique très toxique pour les animaux : la
dourine. Cependant, ce produit toxique apparait surtout dans le gourment,
dans le repousse et dans les tiges de sorgho qui ont subi un arrêt de
croissance par suite d’une sécheresse anormale.
4. classification
Bien qu’il existe six groupes différents selon la forme de leur
inflorescence (miakatra, midina, misandrahaka, sous fourme balai…) et
leur épiés (Drummondii – Gunineensie - Nervosum – Dochna – Durrit –
Caffrorum), à Madagascar les méthodes de sélection massale de variété
locale et l’introduction ont permis d’isoler 4 groupes intéressants :
 Apembabe, 120 à 140 jours (Beloha et Tsihombe),
 Sea-sea 150 à 160 jours
 Maindimimaty, 150 à 160 jours, littorale à Androy
 Jebo, 160 à 180 jours (Bekily et Besakoa)
5. Culture
5.1. Multiplication par semi directe
5.2. Préparation du dol
Elle peut se faire soit à plat soit en butte. Les racines étant très
étendues, tant en longueur qu’en profondeur, il faut un sol bien préparé
pour que les jeunes plants démarrent bien.
Pour le semi sur sol plat, on réalise le labour à 25 à 30cm
de profondeur que l’on fait suivre par un pulvérisage. Lors de ce labour, on
enfuit de fumier, juste avant le semi, on herse le sol pour avoir une terre
bien pulvérisée et on enfuit un insecticide pour lutter contre les
hétéronychites.
Si on craint d’être inondé, cette préparation du sol devra être
complétée par un bionnage.
Pour la préparation en butte, (dans les zones à faible
pluviométrie), on réalise deux petits tas de terre de 20 à 25cm de haut et
30 à 40cm de diamètre. Les buttes sont espacées de 70cm en tous sens
(quinconce). C’est-à-dire 20 000 buttes/ha environ.
Sur le sol en pente : les buttes devront être plus large et
plus hautes, 6000 à 7000 buttes/ha.
Dans tous les cas, cette préparation de sol se fera dès
première pluies.
5.3. Choix et préparation de semence
 Choisir une variété en tenant compte de la durée de son cycle, de la
qualité de ce graine et de son rendement ;
 Nettoyer les semences pour éliminer les matières étrangères et
surtout les graines de mauvaises qualités ;
 Traiter les semences avec de la fongicide et avec des insecticides
5.4. Mode de semi (en début de saison de pluie)
Soit en poquet, en ligne ou à la volé, on place 4 à 6 grains, ce
semi se fait à la main. Terrain préparée en plat, poquet surligne distant de
80cm et sur le linge, on mettra 30cm entre chaque poquet (40 000
poquets/ha environ, de 4 à 6 grains). Pour la variété précoce, ne tallant
pas, exemple hybride israélien, les lignes seront distantes de 50cm
surligne, 40cm entre le poquet (50 000 poquet/ha).
Terrain préparé en butte, buttes de grande dimension (en
pente), on peut mettre plusieurs poquets par buttes :
 En ligne espacé de 60 à 1m, surligne 4 à 6 grains tous les 25cm
(système dit « ligne discontinue)
 A la volée à abandonner.
 En même temps que le semi, quel que soit le mode choisi, on enfuira
les engrais chimique.
Quantité de semence :
 En poquet : 8kg/ha environ
 En ligne : 5 à 6kg/ha environ
 Profondeur de semi : 2cm plutôt que 3 à 4cm pour la culture
traditionnelle.
6. Entretien
 Roulage après semis, en cas de culture à plat. Binage- sarclage dans
la 1ère 15zène après semi.
 En grande culture, on peut utiliser les désherbages chimiques (2 –4–
2).
 Remplacement de manquant,
o 1ère quinzaine : Soit par ré-semi, soit par repiquage de plant
provenant de poquet très fournis.
o Démariage à 2 ou 3 plants par poquets et en même temps
que le sarclage et le remplacement de manquant.
 2 binage – sarclage, quand les plants ont 50 à 60cm de haut (un
nd

mois après le 1er binage-sarclage)


 3ème binage – sarclage, parfois, lors de l’épiaison afin de maintenir
l’humidité du sol. Un binage vaut 2 arrosages.
7. Fertilisation
Elle est loin d’être établie :
 15 à 20/ha enfouit lors de labour
 Fumure minérale : 60 – 30 – 30. Pour les sorghos hybrides, les
fumures minérales sont plus importantes.
8. récolte et rendement
La récolte peut débuter dès que les grains de la bases
panicules sont dures, mars – avril (Beloha, Tsihombe, Androy), fin avril (le
long de côte), en mai (Bekily). Le rendement varie de 5 à 10 quintaux par
ha dans l’Androy mais il peut atteindre 40quintaux avec les variétés
sélectionnées et bien adapté.
Avec le sorgho hybride, on peut avoir 75 quintaux au ha.
Grains mure à farine :
 Battage : grains + enveloppe
 Triage : grains propre
 Broyage : farine + son
 Tamisage : farine pure
 100kg de grains donne 66à 70 kg de farine, 16 à 17kg de son
Valeur alimentaire
 Amidon 70%
 Eau : 13%
 Protide : 10%
 Lipide : 3% matière minérale. Le sorgho a donc de grain qui a une
composition chimique mais il lui mange du carotène.

BLE
La potentialité écologiques
de Madagascar pour le blé et
orge
Une alimentation hydrique correcte et l’exigence thermique sont les deux
critères fondamentaux qui conditionnent les deux cultures.
A côte de la culture pluviale, en milieu volcanique d’altitude, ou de la culture
irriguée en saison sèche, relativement classique car pratiqué ailleurs, en raison tropicales,
peuvent également envisager de nombreux variantes, de culture de contre saison, dont
certaines sont très originales et prometteuses pour Madagascar.
Il en est ainsi (hoatr’izany) de la culture de blé en rizière de bas fond sur nappe
phréatique après la récolte du riz. Les cultures céréales en décrue (baiboho) offre également
de bonne possibilité tout comme la contre saison avec utilisation exclusive (qui exclure les
autres possibilités) des précipitations occultes (orana tsy ampoizina). Madagascar des parts de
ses diverses écologies tropicales offrent une vaste gamme aptitude à la production de blé et de
l’orge.

1. La culture d saison de pluie


a. Condition du milieu

La culture du blé ou de l’orge en saison de pluie (1350 à 1900mm tombant


entre le 15 octobre et le 15 avril) ne peut s’envisager pour des raisons de température qu’en
altitude, au-dessus de 1400m. En dessous, les températures trop élevées constituent en effets
les facteurs limitant initiaux ; des températures moyennes supérieurs à 20°C et de
maxima, pendant la période végétative accélèrent la floraison et provoquent un
raccourcissement du cycle très préjudiciable (fahavoazana) à l’obtention de bon rendement.

D’autre part, des températures élevées coïncidant avec une forte humidité
favorisent le développement des maladies. Or contre le maintien de condition phytosanitaire
correcte et la lutte contre les mauvaises herbes constituent en saison de pluie le problème le
plus délicat à résoudre pour le futur technicien supérieur.

Les résultats très médiocres d’essai réalisé en saison de pluie dans les régions
basses (entre 1000 et 1300 m d’altitude) sur orge ou sur blé aussi bien dans le moyen Ouest
que dans l’Itasy ou même la région de Tanà sont convaincants de ce point de vue.
Concernant le facteur sol, l’orge et le blé sont des cultures exigeantes, il faudra
donc retenir le sol dont la fertilité naturelle est la meilleur ou la moins mauvaise ; c’est-à-dire,
de préférence, le sol formé par altération des roches volcaniques ou sur alluvion riche en
produit volcanique.
En effet même ce qu’ils sont profondément ferralitigés, le sol sur roche
volcanique sont toujours plus intéressant que le sol développé sur roche cristalline du socle.
Ils ont de meilleur propriétés physiques (structures, capacité de rétention d’eau) sont plus
riche en matière organiques et ont un complexe à organo-minérale plus intéressant pour la
rétention des éléments fertilisants. Lorsqu’ils sont ferralitiques, ce sont néanmoins aussi
pauvre chimiquement (complexe fortement désaturé) et acide (pH de l’ordre de 4,5 à 5,5) que
le sol ferralitique développé sur roche cristalline riche en quarts (granite, granito-naisse,
migmatite). Il répond cependant mieux à une fertilisation de redressement. Evitez le sol qui
se draine male ainsi les pentes supérieure 15% (cf. agriculture durable et rentable).
Fumure de redressement : fumure qui redresse le sol
Fumure de production
Fumure d’entretien

FERTILISATION AMENDEMENT
Peuvent être associé
Rendre fertile le sol Structure ou texture (Ex. amendement
terreux (tsy ampy tany mena), sableux (tsy
ampy fasika), calcaire rectifiant l’acidité)
Fumure organique + fumure minérale Fumure de redressement (zéro bénéfice,
zéro déficit). Samihafa ny rendement
technique sy rendement économique.
Mamono antoka.
D’où : mila manao fumure de production.

1A 2A 3A
Niveau de fertilisation NORMAL F.P F.E
F.R
2. Localisations des régions aptes
Altitude > 1400m et substratum d’origine volcanique. La seule région remplissant ces deux
conditions sont, d’une part l’extrême nord (Tsaratanana à l’Ankaizina) et d’autre part sur les
hautes terre centrale le massife de l’Ankaratra avec sa région périphérique (Vakinankaratra,
Soanindrariny, bassin d’Antsirabe, de Betampona, d’Antanifotsy, d’Ambohimiadana.)

Culture de contre saison sur


rizière
Du 26 février 2005, la KOBAMA d’Andranomanelatra a fermé ses portes et des
milliers de paysans de Vakinakaratra ont dû suspendre leur activité de culture de blé de
contre saison car ils n’y avaient plus de déboucher.

A côté, le malto (de la STAR) avait profité de cette cessation d’activité et avait
pris d’essor. Actuellement, Moulin qui avait pris la relève de KOBAMA se lance dans le
commerce de la farine de blé.

Cette concurrence entre moulin et malto avait d’un côté donné un certain
avantage aux agriculteurs car les deux organes concurrents s’étaient mis à améliorer et
rehausser le prix au kg du blé et de l’orge, mais de l’autre côté, cette concurrence aurait créés
l’embarrât de ces agriculteurs par ce que en réalité, le blé et l’orge se cultivent dans plusieurs
cas, en cotre saison sur rizière, ce sont donc les mêmes agriculteurs riziculteurs qui se
disputeront. Car deux sociétés travaillent avec des agriculteurs sous-contrats avant leur
avançant comme les semences, les engrais, les produits traitement et les mains d’œuvres.
Agriculteurs sous contrat et débruteurs en partie des dettes de ces sociétés, ces agriculteurs
soient des agriculteurs de malto soient des agriculteurs de moulin.

En effet, nous les savons maintenant les périphéries de la zone Vakinankaratra


d’ Antsirabe sont les seul régions écologiques où la culture soit du blé ou de l’orge qui ont
besoin d’une température plus froide en générale qu’on vienne. C’est pourquoi les deux
cultures sont toutes les deux en générales de cultures de contre saison sur rizière et avec des
éléments technique presque pareil. Pour commencer, voyons les éléments communs à toutes
les cultures sur rizière :
En système rizière non plus riziculture, il faut que nous considérons les
caractères économiques de l’utilisation de rizière ainsi améliorer la structure physique et
fertilité.

Economiquement, il est cherché de plein employer de rizière (sous-emplois ou


les suremplois). Il faut penser aux effets escompter (antenaina) par assolement et rotation et
aux arrières effets des fertilisants. D’une manière générale, les travaux de recherche
conjointement menés par le chercheur et le technicien, on démontrait que les cultures de
contre saisons, menée de façon techniquement améliorée, ont des effets bénéfiques sur la
riziculture qui suit :

 Tout d’abord, comme les cultures de contre saison ne durent que 3 à 4 mois, les
fertilisants souvent en quantité importantes qui sont apportées pour leurs nitrurions,
n’ont pas le temps d’être entièrement en consommées, lessivées ou volatisées et
laisseront pour les riz des arrières effets sous formes d’éléments solubilisées et
immédiatement assimilables. Ados ou dérayure
 De même, les arrières effets de fertilisants utilisé en agricultures auront des effets
bénéfiques sur les cultures contre saisons.
 Sur le plan économique, de ressource alimentaire eu financière supplémentaire seront
produit par les cultures de contre saisons.

Toutes fois, il y a des précautions à prendre, aussi bien dans le choix de culture à pratiquer en
contre saison que sur les plants de condition de rizière :

 Il y a lieu de souligner que ce ne sont pas toutes les rizières qui conviennent aux
cultures de contre saisons et d’autre part que ne sont pas toutes qui supportent les
baisses et ce ne sont toutes les plants qui supportent les ses baisses. Ce sont les
rizières qui peuvent disposer de système d’irrigation d’appoint qui peuvent
convenir aux cultures de contre saisons.

Aménagement des rizières

 Au moins 15 à 20 jours avant la récolte de riz, il faut commencer à sécher la rizière.


Cet assèchement serait plus facile à conduire si des canaux périphériques et latéraux
ont étés installés.

C. irrigation

C. périphérique
C. latéraux

C. drainage

 Il faut attendre que le niveau de la nappe phréatique descende à plus de 70cm


avant de labourer et fertiliser. Pour cela, il faut faire un trou de sondage dans la
rizière. En effet, labourer un sol de rizière encore très humide n’est pas conseillé.
 Réaménager
 les canaux périphériques et latéraux afin de pouvoir faire des irrigations d’appoint en
cas d’insuffisance de remonter capillaire venant de la nappe phréatique.
 De ces exigences, on peut logiquement décrire qu’il s’agit d’aménagement de rizière à
titre permanent et définitif car utile à la fois à la riziculture et aux cultures de contre
saison.
 Le choix des espèces doit surtout tenir compte :
o De la durée de leur cycle afin qu’il n’y ait pas incidence sur la saison des
rizicultures suivantes (retard de calendrier, …) ;
o De la notion de rotation : en effet, dans certaines rizières (Ambatolampy,
Ambohimiadana), l’usage excessif de culture contre saison de solanacée, ont
fini par provoquer des maladies sur la riziculture. Il y a donc lieu de faire une
rotation aussi en culture de contre saison, surtout entre solanacée,
légumineuse et céréale.

ORGE
A Madagascar, Orge, céréale utilisé en brasserie
Famille graminacée, genre hordeum.
On distingue deux sortes d’ogre adhérant :
 Hordeum Distichum, avec un épi composé de deux rangs épier fertiles (les épier
latéraux) ;
 Orge à 4 rangs, Hordeum Tetrastichum, où les deux épier externes se développent et
les épier médiane dégénèrent
 Orge à 6 rangs, Hordeum Hexastichum (appelé fréquemment escourgeons),
Les plus courent sont l’orge à deux rangs et à six rangs. La ferme semencière de malto
d’Ambatotsipihina s’occupe de la production et de la multiplication de semence, de la
sélection variétale et de test de l’introduction de variétés (980 depuis 1981). Les deux variétés
qui étaient le plus cultivées étaient la variété 469, orge assurant très précoce (100jours) et la
variété Beka, orge à deux rangs, tardives (155 à 165 jours) et qui étaient utilisés pendant la
contre saison dans la région d’altitude.
L’inconvénient de la variété Beka est sa sensibilité à la verse. L’orge se présente comme une
plante herbacée à feuille assez étroite d’un tin vert claire avec un système radiculaire assez
superficielle (61% à 25cm de profondeur) et les restes atteignant difficilement 1m 20 de
profondeur.
Rappelons dont que l’orge demande un climat:
 La pluviométrie moyenne est de 120mm/mois ; besoins élevés surtout en début de
végétation. Mais par la suite, peu sensible à la sécheresse.
 La température n’est pas un facteur limitant :
o A - 8°C, il y a dégât foliaire.
o Certaines plantes sont tuées à -12°C,
o à -16°C, dégât important
 l’orge n’est pas très exigent en sol. Toutes fois la terre doit être biologiquement active
pour mettre à la disposition de la plantes des éléments nourriciers à une cadence
suffisante pour soutenir sa rapide croissance.
 La terre légère et aérée convient bien à l’orge. Il en est de même de terre caillouteuse
et mince disposant d’eau en assez grande quantité en début de son développement.
Préparation du sol
- Préparer le sol de façon à favoriser l’amagasinage d’eau et à permettre semi régulier et
profond.
- Bien préparer le sol de façon à éliminer le plus de mauvaises herbes.
- Fertilisation nécessaire : fumure organique 5t/ha, P2O5 70 à 80 unité/ha, K2O 80 à
100 unité/ha : pendant le travail du sol (labour, émottage, pulvérisage). N = 35 à 40
unité seulement avant le semi, l’orge étant sensible à la verse et l’orge de brasserie
devant avoir une bonne teneur en azote le plus fable possible.
Semi
En linge écarté de 15 à 20cm, à 3 cm de profondeur, dose 100 à 120kg au ha.
Entretien
Plante fragile et sensible , l’orge peut souffrir par le travaux de sarclage. C’est pourquoi, il
faut tout essayer pour éliminer les mauvaises herbes pendant les travaux préliminaires de sol.

Vous aimerez peut-être aussi