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Financement à court terme des entreprises

Le document traite des instruments de financement à court terme, notamment le crédit interentreprises, les billets de trésorerie et divers types de crédits bancaires. Il souligne l'importance de ces instruments pour gérer le besoin en fonds de roulement et les déficits de trésorerie des entreprises. Les avantages et limites de chaque méthode de financement sont également abordés, ainsi que les implications de leur utilisation sur la trésorerie et la compétitivité des entreprises.

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Financement à court terme des entreprises

Le document traite des instruments de financement à court terme, notamment le crédit interentreprises, les billets de trésorerie et divers types de crédits bancaires. Il souligne l'importance de ces instruments pour gérer le besoin en fonds de roulement et les déficits de trésorerie des entreprises. Les avantages et limites de chaque méthode de financement sont également abordés, ainsi que les implications de leur utilisation sur la trésorerie et la compétitivité des entreprises.

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Les instruments de financement à court terme :

Financement du BFR et de la trésorerie.


Une fois le budget de trésorerie établi, il peut en résulter un solde excédentaire ou déficitaire,
que le trésorier doit gérer efficacement. Pour combler le déficit de trésorerie, on a recours au
financement à court terme, soit hors circuit bancaire, soit via le circuit bancaire.

I. Financement hors circuit bancaire

1. Crédit interentreprises

• Définition

Le crédit interentreprise est un délai de paiement qu'une entreprise accorde à une autre pour
le règlement d'un bien ou service, permettant ainsi d'acheter ou de vendre à crédit sans passer
par une banque.

• Formule et interprétations :

CI = créances clients + avances et acomptes versés – dettes fournisseurs –


avances et acomptes reçus

• CI positif : L'entreprise accorde plus de délais de paiement à ses clients qu'elle n'en
reçoit de ses fournisseurs.
• CI négatif : L'entreprise bénéficie de délais plus longs pour payer ses fournisseurs que
ceux qu'elle accorde à ses clients.

Un CI négatif est avantageux, car l'entreprise encaisse d'abord l'argent de ses clients avant
de payer ses fournisseurs, ce qui améliore sa trésorerie.

• Avantages

- Joue un rôle clé dans la stratégie et la compétitivité de l’entreprise.


- Permet aux entreprises ayant des difficultés d’accès au crédit bancaire de financer
leurs activités.
- Offre une source de financement simple, souvent gratuite et rapide.

• Limites

- C’est un moyen de transfert de fonds des entreprises moins risquées (qui ont une
situation financière stable , une bonne rentabilité et une faible probabilité de défaut
de paiement) vers celles plus risquées.
- Peut entraîner un effet domino en cas de faillite d’une entreprise.
2. Billets de trésorerie

Un billet de trésorerie est un titre de créance négociable (TCN) émis par une entreprise pour
obtenir des liquidités, et qui peut être acquis par d’autres entreprises en échange d’une
rémunération. Il est échangé de gré à gré, sans l'intermédiaire d'un courtier ou d'une institution
financière.

Créés en 1986 au Maroc, ces billets peuvent être émis par toute personne morale de droit
marocain, à l’exception des banques et des sociétés de financement, à condition d’avoir au
moins trois ans d’existence et des capitaux propres d’un montant minimum de 5 millions de
dirhams.

Les souscripteurs peuvent être des personnes morales ou physiques. La durée de ces billets
varie de 10 jours minimum à 1 an maximum, et ils doivent être domiciliés auprès d’une
banque. Contrairement aux actions ou obligations, les billets de trésorerie ont une valeur
importante, mais sont considérés comme un moyen de financement plus flexible et plus
direct.

II. Financement via le circuit bancaire

1. Crédits de trésorerie

Moyens mis à la disposition de l’entreprise pour financer les déficits de la trésorerie sur une
courte période.

Ils servent à financer les variations conjoncturelles du besoin en fonds de roulement. Ainsi,
ils sont contractés pour financer partiellement ou parfois totalement le BFR.

Certains crédits de trésorerie peuvent également être consentis, pour le financement de besoins,
autres que ceux de l’exploitation, sur une courte durée, en attente d’une recette importante.
Dans ce cas, la banque demande un justificatif de la recette attendue, afin de s'assurer que
l'entreprise pourra rembourser le crédit une fois la recette perçue.

2. Crédits par caisse

A. Crédit spot

Le crédit Spot a pour objet de financer un besoin de trésorerie ponctuel et important pour une
opération bien précise. Il est:

-De très courte durée: allant de quelques jours à 1 ou 3 mois

-Débloqué en compte et remboursable en totalité à l’échéance

-Accessible aux grandes entreprises.


B. Crédit relais

Ce crédit répond à des besoins ponctuels, lorsque l’entreprise attend des recettes importantes
(augmentation de capital, emprunt obligataire, cession d’un actif…).

L’entreprise sollicite sa banque pour financer son investissement à travers un crédit relais, qui
sera remboursé par les recettes futures susmentionnées.

Le crédit Relais est débloqué en compte et remboursable en totalité à l’échéance. Sa durée ne


peut dépasser deux ans .

Le montant du crédit ne devrait, en principe, pas dépasser 80% de la valeur de la rentrée


future des fonds.

Les lignes pour financer le BFR sont remboursés généralement par les produits de vente .

Le choix du type de crédit de trésorerie dépend de plusieurs paramètres : le caractère ponctuel


de l’insuffisance de liquidité, l’origine du besoin de financement….

C. Facilité de caisse

La facilité de caisse (découvert) est une autorisation accordée par le banquier à son client pour
passer débiteur en compte à hauteur d’un montant maximal (plafond de la ligne de crédit).

Cette ligne de crédit est la forme de crédit de trésorerie la plus utilisée car elle permet aux
entreprises de faire face aux décalages de trésorerie et est destinée à combler l’intervalle qui
sépare les décaissements et les encaissements.

Cette ligne de crédit est plafonnée en fonction de plusieurs critères notamment le chiffre
d’affaires, les mouvements créditeurs réels confiés au cours de l’exercice précédent, la
situation financière….

Tout dépassement du crédit doit être autorisé par la banque et entraîne une majoration du taux
d'intérêt, ainsi que le paiement d’une commission de dépassement. Cela est dû au fait qu’un tel
dépassement représente un manque à gagner pour la banque, car elle pourrait prêter cette
somme à un autre client et générer des intérêts.

La ligne de facilité de caisse est renouvelée, en général, annuellement et son plafond peut
être revu à la hausse ou à la baisse .

D. Crédit campagne

Le crédit campagne a pour objet de financer les entreprises exerçant des activités saisonnières.

Leurs produits de vente sont différés dans le temps et elles sont dans l’obligation de régler toutes
leurs dépenses d’exploitation (achats, salaires…) tout au long de l’année .

Ce type de crédit est adapté aux entreprises du secteur agricole.

La banque verse la somme du crédit campagne en prévision d’une entrée de fonds identifiée.
En cas de mauvaise récolte ou de mévente, une entreprise peut se retrouver confrontée à des
difficultés pour rembourser ses crédits. Par exemple, une sécheresse ou l’annulation
d’événements importants comme la fête de l'Aïd au Maroc, peuvent avoir des conséquences
graves pour certaines entreprises. Cette année, plusieurs entreprises ayant investi dans le bétail
risquent de ne pas pouvoir vendre leurs produits en raison de l’annulation de la fête.

Dans ce contexte, les banques ont commencé à analyser la situation avec leurs clients qui ont
bénéficié de crédits, en particulier ceux qui ont importé du bétail de l’étranger. Le débat actuel
porte sur la manière dont ces entreprises vont pouvoir rembourser leurs crédits, étant donné
l'impact négatif sur leurs ventes et leurs liquidités.

3. Crédits de mobilisation des créances professionnelles

L’entreprise est confrontée à la gestion du délai entre les ventes et leurs encaissements et peut
recourir à :

A. Escompte commercial

L’escompte permet à l’entreprise d’obtenir des liquidités auprès de sa banque sans attendre
l’échéance du règlement prévu sur l’effet de commerce.

La banque se remboursera à l’échéance lors du paiement des effets de commerce par le


débiteur.

En théorie, lorsque la banque escompte des effets, elle ne supporte pas de risque, car elle
reçoit le montant des effets avant leur échéance et se charge de recouvrer la créance auprès
du débiteur. En cas d'impayés, elle débite automatiquement le compte de son client pour
récupérer les fonds (impayés sur escomptes).

Cependant, dans la réalité, ce n'est pas toujours le cas. Il existe des effets de commerce qui
remontent à deux ou trois ans, et qui n'ont toujours pas été réglés. Cela peut se produire
parce que la banque, dans certains cas, préfère ne pas risquer de perdre un client important,
même si cela signifie accepter un retard dans le recouvrement.

Les agios d'escompte sont précomptés, ce qui signifie que les intérêts sont payés avant
l'échéance de l'effet. En d'autres termes, la banque déduit directement les intérêts du montant
de l'effet escompté dès qu'elle l'achète. Ainsi, l'entreprise qui cède l'effet reçoit un montant net,
après déduction des intérêts dus à la banque pour le financement. Cette pratique permet à la
banque de sécuriser ses revenus, en étant payée d'avance pour le risque qu'elle prend en
acceptant l'escompte, même si l'effet n'est payé qu'à une date future.

Les agios sur escompte sont effectivement calculés en fonction du nombre de jours entre
la date de remise de l'effet à l'escompte et la date d'échéance. En pratique, les banques
ajoutent généralement 1 à 2 jours (appelés jours de banque), pour couvrir les délais
administratifs. Cela augmente la période pendant laquelle des intérêts sont calculés, ce qui peut
représenter un coût supplémentaire pour l'entreprise.

C'est pourquoi certaines entreprises préfèrent généralement utiliser un chèque plutôt qu'un effet
escompté. En effet, le chèque n'a pas d'échéance fixe et peut être encaissé immédiatement, sans
nécessiter un calcul d'intérêts ou d'agios. De plus, contrairement à un effet, un chèque peut faire
l'objet d'une poursuite judiciaire en cas de non-paiement, ce qui renforce sa sécurité pour le
créancier. Les entreprises peuvent ainsi être plus rassurées sur la possibilité de recouvrer leur
créance en cas de litige.

La banque est également rémunérée par une commission d’escompte.

L’escompte est, en général, moins couteux que la Facilité de caisse.

Le taux d’escompte facturé par la banque dépend de la qualité du portefeuille des clients de
l’entreprise.

Le banquier qui dispose de renseignements sur le débiteur (le tiré, c'est-à-dire la personne ou
l'entreprise qui doit payer l'effet) peut refuser d'escompter des effets qu'il juge trop risqués.
Avant d'accepter un effet en escompte, la banque évalue la solvabilité du tiré pour s'assurer qu'il
pourra honorer la dette à l'échéance.

Pour cela, la banque peut entreprendre des recherches et obtenir des informations sur la situation
financière du tiré, en vérifiant par exemple sa solidité financière, son historique de paiement,
ou sa réputation commerciale. Si le tiré présente des signes de faiblesse financière ou de risques
de défaut, la banque préférera ne pas escompter l'effet, car cela représente un risque de non-
paiement pour elle.

Plafond d’escompte : Les possibilités d’escompte sont limitées par la détermination d’un
plafond (maximum) par la banque. Ce montant maximal, autorisation de la ligne d’escompte,
est revu annuellement.

Lorsqu'une entreprise remet plusieurs effets à l'escompte, le montant total des effets remis ne
doit pas dépasser ce plafond. En général, les entreprises remettent plusieurs effets à l’escompte
en une seule fois, plutôt que de les soumettre un par un. Cela permet de centraliser la gestion
des créances et de bénéficier de l'escompte pour l'ensemble des effets, dans la limite du plafond
autorisé par la banque.

B. Affacturage

La mise en œuvre d’opérations d’affacturage nécessite la signature d’un contrat entre :

• Le « factor », qui est la société d’affacturage.


• L’« adhérent », qui est l’entreprise cédant la créance.

Le factor offre à l’entreprise une solution aux problèmes de trésorerie liés aux créances clients,
susceptibles de prendre du retard ou même de rester impayées (Solution immédiate)

Les prestations d’affacturage peuvent prendre trois formes différentes :

➔ Gestion des comptes clients : L’entreprise adhérente est déchargée du suivi


administratif des comptes clients (relance des clients, démarches précontentieuses et
contentieuses…). Elle reçoit des informations sur les opérations effectuées sous forme
papier ou électronique.
➔ Garantie contre le risque d’impayés : Le factor évalue la solvabilité des clients et fixe
un montant d’encours qu’il accepte de garantir pour chaque client. En général, cette
garantie s’applique à la valeur nominale des factures, sans prendre en compte les
remises. L’encours est récupéré si un client ne paie pas.
L’accord préalable peut être modifié pour diverses raisons, comme une augmentation
du chiffre d’affaires (hausse) ou une dégradation de la situation d’un client (baisse).
➔ Financement des factures : Cette technique permet à l’entreprise d’obtenir des
liquidités immédiatement après la facturation à ses clients. Au Maroc, ce service est
assuré par des sociétés d’affacturage, souvent filiales de groupes bancaires.

En cas d’impayé, deux cas de figure existent :

• Factoring sans recours : Le factor assume la responsabilité des impayés.


• Factoring avec recours : L’entreprise cédant la créance doit rembourser le factor en
cas de non-paiement par le client.

Les étapes de l’affacturage (Financement des factures)

➔ Émission des factures : L’adhérent facture ses clients. Chaque facture mentionne
l’existence du contrat d’affacturage et l’obligation de paiement directement au factor.
Ainsi, le client ne paie plus l’entreprise mais le factor à l’échéance.
➔ Cession des factures : L’adhérent transmet ses factures au factor dès leur émission.
➔ Financement : Le factor avance les fonds à l’adhérent en fonction des créances cédées,
même si elles ne sont pas encore échues.
➔ Règlement de la dette : À l’échéance, le client doit régler sa dette directement auprès
du factor.

Coût de l’affacturage

La rémunération du factor se compose principalement de deux types de commissions :

• La commission d’affacturage : elle rémunère les services liés au recouvrement des


créances et à la garantie contre les impayés. Son taux dépend de plusieurs éléments, tels
que le nombre de clients à gérer ou le niveau de risque encouru.
• La commission de financement : elle correspond à la rémunération du factor pour
l’avance de trésorerie accordée à l’entreprise avant l’échéance des créances.

+ À ces commissions peuvent s’ajouter divers frais annexes, comme les frais d’approbation
d’un nouveau client ou les frais de connexion au système informatique du factor.

Lorsque le contrat d’affacturage prévoit uniquement une garantie sur les encours, sans
avance de fonds, l’entreprise ne paiera que la commission d’affacturage. En revanche, si le
factor avance également le montant total des créances, l’entreprise devra aussi s’acquitter de
la commission de financement.

Les avantages de l’affacturage:

- Il permet d’améliorer l’organisation opérationnelle de l’entreprise en sous-traitant la


gestion des créances clients, ce qui lui permet de se recentrer sur son cœur de métier.
- L’entreprise bénéficie de l’expertise du factor, qui dispose d’un personnel qualifié et
expérimenté pour le recouvrement des créances.
- La comptabilité est simplifiée, notamment grâce à une meilleure visibilité sur les flux
de trésorerie.
- L’affacturage peut également permettre de transférer le risque d’impayés à la société de
factoring (dans le cas d’un affacturage sans recours), ou de garantir un encours
minimum par client.

4. Crédits sur marchandises

Les entreprises peuvent également recourir au financement de leur stock.

A. Avance sur Warrants

À ne pas confondre avec le warrant financier, qui est un produit dérivé donnant le droit
d’acheter ou de vendre un actif à un prix déterminé dans le futur.

L’avance sur warrant est une technique de financement à court terme permettant à une
entreprise d’obtenir des liquidités auprès d’une banque en échange du nantissement de son stock
(matières premières, marchandises, etc.).

En général, la banque finance environ 50 % du prix de revient du stock. En contrepartie, elle


prend en garantie la totalité du stock, pour sa valeur à 100 % dans la plupart des cas.

Ce financement prend fin au moment de la vente des produits, puisque le remboursement de


l’avance se fait avec les recettes issues de ces ventes.

En cas de non-remboursement, la banque devient propriétaire du stock et peut vendre la


marchandise pour récupérer les sommes dues.

B. Avance sur marchandises

L’Avance sur Marchandises est une ligne de crédit spécialement adaptée aux entreprises dont
l’activité implique la constitution de stocks de marchandises importants et à rotation lente.

Caractéristiques :

• Le stock peut être financé jusqu’à un maximum de 80 % de sa valeur.


• La marchandise est donnée en garantie à 100 %.
• La durée de l’ASM varie généralement de 6 mois à 1 an.
• Le remboursement de l’ASM se fait progressivement, au fur et à mesure de
l’écoulement du stock.
• La banque exige la signature d’un contrat de nantissement des stocks ainsi qu’une
délégation d’assurance pour se protéger en cas de sinistre.

Différence entre l’ASM et l’Avance sur Warrants :

La principale différence réside dans la vitesse de rotation du stock :

• Dans le cas d’une avance sur warrant, le stock est à rotation rapide : il est vendu
rapidement, ce qui permet un remboursement en une seule fois à partir du produit de
la vente.
• En revanche, l’ASM concerne des marchandises à rotation plus lente. Ainsi, le
remboursement est échelonné au rythme de la vente progressive du stock.

5. Crédits de financement du commerce extérieur

A. Mobilisation des créances nées à l’export

La MCNE est une technique de financement utilisée par les entreprises exportatrices pour
transformer en liquidités les créances qu’elles détiennent sur leur clientèle à l’étranger.

Il s'agit d’une avance de trésorerie accordée par la banque à l’entreprise exportatrice, en


attendant l’encaissement du produit de l’exportation. Elle permet ainsi à l’entreprise d’offrir
des délais de paiement à ses clients étrangers, tout en maintenant sa propre trésorerie.

Caractéristiques :

• Le montant de l’avance peut atteindre 100 % du montant de la créance.


• La durée est généralement comprise entre 30 et 150 jours.
• L’opération peut être réalisée par une banque marocaine ou par un correspondant
bancaire à l’étranger.

Fonctionnement particulier :
La banque accepte de financer une créance née à l’étranger car elle rembourse l’entreprise en
dirhams (MAD), tandis que celle-ci s’engage à la rembourser en devises étrangères une fois
la créance encaissée. Cela sécurise la banque tout en facilitant les opérations de l’entreprise à
l’international.

B. Avance en devises

- Les avances en devises sont disponibles pour le financement des transactions en devises.
- Le remboursement est opéré sur la base des encaissements futurs ou sur la base d’achat de
devises à terme.

C. Crédit de préfinancement des exportations

Les opérations de commerce international présentent souvent des difficultés spécifiques liées
au transport, aux formalités douanières, logistiques, administratives, etc. Pour faire face à
ces contraintes, une entreprise exportatrice peut bénéficier d’un crédit de préfinancement.

Ce crédit est destiné à financer les besoins liés à la préparation d’une commande à l’export,
notamment :

• L’approvisionnement en matières premières,


• L’exécution du contrat,
• La production des biens destinés à l’exportation.

Il permet donc à l’entreprise de financer l’achat de matières premières, fournitures et


intrants nécessaires à la fabrication des produits destinés au marché étranger.
À noter :
Ce crédit n’est pas nécessairement libellé en devises.

• Si l’entreprise s’approvisionne localement, le crédit est accordé en dirhams (MAD).


• Si les matières premières sont importées, le crédit peut alors être octroyé en devises
étrangères, selon les besoins.

6. Principaux crédits par signature

Les crédits par signature sont des engagements pris par la banque au nom de son client en
faveur d’un tiers. Dans ce cas, la banque ne décaisse pas de fonds, mais se porte garante
pour le compte de son client, en cas de défaillance de ce dernier.

➔ Il s'agit de crédits de fonctionnement, car ils facilitent les opérations de l’entreprise sans
mobilisation immédiate de trésorerie.

À noter :
Les crédits par signature ne font pas partie des lignes de financement classiques que le
trésorier peut mobiliser dans le cadre de la gestion quotidienne de la trésorerie (comme les
découverts ou les avances de trésorerie). Leur rôle est principalement de renforcer la
crédibilité de l’entreprise auprès de ses partenaires.

A. Crédit documentaire

Le crédit documentaire est un moyen de paiement sécurisé utilisé principalement dans le cadre
des opérations de commerce international.

Dans certains cas, les exportations peuvent être réglées par un simple virement bancaire, soit
parce que le paiement est exigé avant l’expédition, soit parce que l’exportateur a suffisamment
confiance en son client. Toutefois, dans ces situations, une seule partie est protégée, ce qui
peut poser un risque :

• L’exportateur n’a pas toujours la garantie d’être payé.


• L’importateur, quant à lui, peut craindre de ne pas recevoir la marchandise
commandée.

Lorsque les deux parties souhaitent une garantie mutuelle, le crédit documentaire s’impose
comme la solution idéale. Il offre une double sécurité :

• Pour l’exportateur : la certitude d’être payé, à condition de présenter les documents


requis.
• Pour l’importateur : l’assurance de recevoir la marchandise conforme, car le
paiement ne sera effectué qu’en cas de présentation des documents prouvant
l’expédition.

Le crédit documentaire est une promesse écrite émise par la banque de l’importateur
(acheteur) en faveur de l’exportateur (vendeur). Cette promesse garantit que le montant dû
sera réglé à l’exportateur, à condition que celui-ci fournisse les documents prouvant
l’expédition des marchandises vers le pays de l’importateur.
Étapes du Crédit Documentaire :

1. L’importateur demande à sa banque d’ouvrir un crédit documentaire en faveur de


l’exportateur.
2. La banque de l’importateur (banque émettrice) ouvre le crédit documentaire et le
transmet à la banque de l’exportateur (banque notificatrice).
3. La banque de l’exportateur notifie l’ouverture du crédit à son client exportateur.
4. L’exportateur expédie les marchandises à destination de l’importateur.
5. L’exportateur remet les documents requis (facture, connaissement, certificat d’origine,
etc.) à sa banque. Après vérification, la banque paie ou accepte de payer selon les
termes du crédit.
6. La banque de l’exportateur transmet les documents à la banque de l’importateur, qui
crédite la banque de l’exportateur.
7. La banque de l’importateur remet les documents à son client importateur, en
contrepartie du remboursement.
8. Avec ces documents, l’importateur peut retirer la marchandise auprès du
transporteur.

B. Remise documentaire

La remise documentaire est une alternative moins lourde ( moins longue) et moins coûteuse au
crédit documentaire, mais elle offre moins de garanties.

Fonctionnement

• L’exportateur expédie la marchandise.


• Il présente les documents via une banque présentatrice à la banque de l’importateur.
• En échange, l’importateur effectue le paiement.

Les Formes de Remise Documentaire

❖ Document contre paiement :


La banque remet les documents à l’importateur uniquement après paiement
immédiat. Cette formule offre une bonne sécurité pour l’exportateur. Cependant,
même si l’importateur reçoit la marchandise, il ne pourra pas la revendre tant qu'il n'a
pas reçu les documents nécessaires (comme le connaissement), car ces documents sont
essentiels pour prouver la propriété de la marchandise.
❖ Document contre acceptation :
La banque remet les documents à l’importateur contre l’acceptation de traites
payables à une échéance future.
Risque : Le paiement intervient à l’échéance de la traite. L’exportateur doit demander
une avance bancaire (prêt ou ligne de crédit accordée par la banque sur la base des
traites acceptées) pour se protéger contre le risque d’insolvabilité.
C. Obligations cautionnées

Les obligations cautionnées sont des billets à ordre rédigés conformément aux prescriptions
de l'article 232 du Code de Commerce, et sont souscrites à l’ordre du Receveur des Douanes.

Chaque effet comporte un engagement solidaire du principal obligé et de sa caution pour


payer à l’échéance les montants spécifiés dans l’obligation.

Les obligations cautionnées permettent de régler les droits de douane dans le cadre d’une
opération d’importation, en accordant un délai de paiement. Ce délai peut aller jusqu’à 180
jours.

Pour émettre une obligation cautionnée, le débiteur doit obtenir la caution d’une banque.

III. Coût réel des crédits

Pour déterminer le coût d’un crédit à court terme, plusieurs informations sont nécessaires. Le
taux d’intérêt nominal n’est qu’un des éléments constitutifs du coût. En effet, le taux réel est
généralement plus élevé, car il prend en compte d’autres facteurs comme les frais annexes et la
durée de l’emprunt.

1. Qu’est-ce qu’un taux nominal ?

Il s'agit du taux de base sur lequel sont calculés les intérêts, généralement sur une période d’un
an. Ce taux est annoncé par la banque et peut inclure différents types, tels que le taux de
l’escompte ou le taux de financement des créances. Les taux fixés par la banque peuvent
varier selon les entreprises clientes, la nature du crédit, et la durée.

2. Composants du taux :

Le taux appliqué par la banque est influencé par :

• Le coût de refinancement de la banque (en fonction des dépôts des clients, de la banque
centrale et des refinancements interbancaires),
• Le risque d’insolvabilité de l’entreprise (un taux supplémentaire peut être ajouté pour
compenser ce risque),
• Le coût des frais de gestion et la rémunération des fonds propres de la banque.

Sur la base de ces coûts, la banque détermine le taux qu’elle applique à ses clients. Le taux peut
être fixé par le trésorier de l’entreprise.

3. Types de taux

• Taux fixe : Le taux d’emprunt est fixe et reste constant pendant toute la durée de
l’emprunt.
• Taux variable : Le taux d’emprunt peut varier en fonction des fluctuations du taux de
base de la banque. Les ajustements se font généralement lors de l’anniversaire du prêt,
c’est-à-dire à la même date chaque année. Les banques doivent respecter les clauses de
variabilité des taux.
➔ Le choix entre un taux fixe ou variable dépend du client et doit être analysé en fonction de
différents critères tels que la durée du crédit, la conjoncture économique, et les
perspectives futures. La réglementation bancaire précise qu’un client peut modifier son
taux (fixe ou variable) une fois pendant la durée du crédit.

4. Intérêts

• Intérêts post comptés : Les intérêts sont calculés et payés à la fin de la période. C’est
le mode de calcul le plus couramment utilisé par les banques.
• Intérêts pré comptés : Les intérêts sont calculés et prélevés au début de l’opération,
avant que les fonds ne soient mis à disposition du client (exemple : crédit d’escompte).

5. Commissions

Les commissions servent à rémunérer les services bancaires. Il en existe une grande variété, et
elles sont généralement facturées en fonction de :

• Commissions fixes : Indépendantes de la durée ou du montant de l’opération (par


exemple, la commission d’escompte ou la commission de virement),
• Commissions proportionnelles : Varient en fonction du montant et/ou de la durée de
l’opération.

Exemples

• Commission d’engagement : Elle est appliquée à la part non utilisée du montant de la ligne
de crédit.
• Commission de dépassement : Si l’emprunteur dépasse le montant autorisé, une
commission supplémentaire est appliquée.

6. Coût d’une Ligne de Facilité de Caisse

• Montant accordé : 150 000 DHS


• Montant utilisé : 120 000 DHS
• Taux : 7,2%
• Commission d’engagement : 0,10%
• Période du 25 Mai inclus au 30 Mai inclus

Calcul du coût :

• Intérêts : (120 000 × 0,072 × 6) / 360 = 144


• Commission d’engagement : (30 000 × 0,001 × 6) / 360 = 0,5

7. Coût d’un Escompte

L’escompte est calculé en fonction du nombre de jours entre la date d’escompte et la date
d’échéance. Ce nombre est souvent augmenté de 2 jours dits "jours de banque”. Par
négociation , les entreprises peuvent obtenir de meilleures conditions : 1 ou 0 jour de banque .
Exemple :

Le 20 mai, une société remet à l’escompte deux effets de 1000 et 2000DH, avec date échéance
le 10juin .

• Montant total : 3000 DHS


• Taux d’escompte : 6,4%
• Commission d’endossement : 0,6%
• Commission d’escompte: 4 DH par effet
• Jours de banque: 2

Coût total de l’opération :

• Nombre de jours : du 20 /5 au 10/ 6: 21 jours et jours de banque: 2 donc total: 23 jours


• Escompte commercial : (3000 × 0,064 × 23) / 360 = 12,26
• Commission d’endossement : (3000 × 0,006 × 23) / 360 = 1,15
• Frais fixes : 8 DHS
• Coût total = 12,26 + 1,15 + 8 = 21,41 DH

Sachant que la date de valeur des effets remis à l’encaissement est «date d’échéance + 4 jours
calendaires», calculez le taux réel du crédit obtenu par l’escompte de ces deux effets.

- Si les effets étaient remis à l’encaissement, ils auraient été crédités 21 + 4 = 25 jours
après.
- Montant Crédité : (3000 – 21,42) = 2978,58
- Coût du crédit: 21,42

Taux réel du crédit : 21,42 = (2978,58 × t × 25) / 360 Donc t = 10,36%

8. Impact des Jours de Banque

Le nombre de jours de décompte des agios peut être supérieur au nombre de jours de
détention des fonds, ce qui affecte le taux affiché. Cette différence est expliquée par le
mécanisme des dates de valeur.

Exemple :

• Taux d’intérêt : 7%
• Nombre de jours de mise à disposition des fonds : 30 jours
• Jours de banque : 2 jours

Nombre de jours de décompte des agios = 30 jours + 2 jours = 32 jours

Calcul du taux réel :


Taux réel = 7% × (32 / 30) = 7,46%

Conclusion : Pour que le taux affiché représente le coût réel, le nombre de jours de décompte
des agios doit correspondre au nombre de jours de mise à disposition des fonds.
9. Impact du Net d’Escompte

Lorsqu'une entreprise présente un effet à l’escompte, elle est créditée du montant de l’effet net
des agios.

Il est plus avantageux pour l'emprunteur que les intérêts soient post comptés plutôt que
précomptés.

Exemple :

• Montant : 10 000
• Taux : 6%
• Nombre de jours : 28 jours + 2 jours

Agios = 10 000 × (30 / 360) × 6% = 50


L’entreprise est donc créditée de 9950.

Impact du net d’escompte :


50 = 9950 × t × (30 / 360)

Donc le taux réel t = 6,03% au lieu de 6%(sans prendre en compte nombre de jours effets à
l’encaissement) .Si les intérêts sont post comptés, ce problème ne se pose pas.

10. Impact de la Capitalisation des Agios

Lorsque les intérêts sont capitalisés, cela change le coût total du crédit, car les intérêts sont
calculés non seulement sur le montant initial du capital, mais aussi sur les intérêts déjà
accumulés.

Exemple :

• Taux affiché : 10%


• Montant du crédit : 100 000 DHS
• Durée : 1 an

Calcul du coût si les intérêts sont capitalisés mensuellement :

• 1er mois : 100 000 × (10% / 12) = 833 DHS


• 2e mois : (100 000 + 833) × (10% / 12) Et ainsi de suite.

➔ Normalement pour faire nos calculs nous avons besoin d’un taux mensuel, c’est la
raison derrière laquelle nous avons utilisé le taux proportionnel cad le taux annuel
divisé par 12
11. Impact de l’Année Bancaire ou Année Financière

Les jours d’agios sont souvent calculés sur la base de 360 jours, tandis que l’année réelle
compte 365 ou 366 jours.

Exemple :

• Taux : 10%
• Montant du crédit : 100 000 DHS
• Durée : 50 jours

Calcul du coût :

• Avec 360 jours : 100 000 × 10% × (50 / 360) = 1389 DHS
• Avec 365 jours : 100 000 × 10% × (50 / 365) = 1369 DHS

IV. Relations bancaires (Pas encore)

1. Contenu du Dossier de Crédit

Le dossier de crédit doit obligatoirement inclure les éléments suivants :

• Documents juridiques permettant l’identification du client :


o Registre de commerce,
o Procès-verbaux des assemblées générales,
o Mandats de fonctionnement des comptes bancaires,
o Autorisations administratives, etc.
• États de synthèse des trois derniers exercices comptables.
• Rapports des commissaires aux comptes :
o Pour les SARL : Obligatoires si le chiffre d’affaires dépasse 50 millions de
dirhams (MDH).
o Pour les SA : Obligatoires quel que soit le chiffre d’affaires.
▪ Si la société est cotée en bourse, elle doit obligatoirement désigner au
moins deux commissaires aux comptes.
• Justificatifs des demandes de crédit, selon leur nature :
o Crédit de fonctionnement,
o Crédit d’investissement, etc.

Parfait, merci pour la précision ! Voici donc ton texte fidèle mot pour mot dans le fond, mais
avec une mise en forme propre et bien structurée, pour que ce soit clair, lisible et prêt à être
utilisé dans un document sérieux :

2. Analyse du Dossier de Crédit par le Banquier

Diagnostic financier:

• L’évolution de l’activité
• La structure financière
• La politique d’investissement
• La politique de distribution des dividendes
• L’adéquation et la suffisance des ressources financières structurelles de l’entreprise

Pour les crédits à court terme, le banquier se penche sur l’analyse de :

• La structure du cycle d’exploitation


• Le niveau du fonds de roulement et du BFR
• Les délais de paiement accordés aux clients
• Les délais de paiement obtenus des fournisseurs
• La rotation des stocks

Le diagnostic financier a pour objectif de répondre à la question suivante :


Quelle est la capacité de l’entreprise à honorer les engagements ?

3. Analyse de la Marche du Compte


Marché du compte : Ensemble des mouvements débiteurs et créditeurs qu’enregistre le compte
courant de l’entreprise.

L’examen de la marche du compte permet à la banque d’évaluer le risque que l’entreprise ne


puisse pas honorer son engagement de remboursement du crédit.

Plus précisément, l'analyse de la marche du compte permet à la banque :

• De détecter le degré de difficultés financières éventuelles,


• De mettre en évidence la façon dont l’entreprise utilise la ligne de crédit mise à sa
disposition,
• D’analyser les mouvements créditeurs réels (évolution, % du chiffre d’affaires, etc.

Fonctionnement du Compte

L’analyse de la marche du compte permet d’apprécier l’évolution de la situation de la


contrepartie et de déceler le degré de difficultés financières éventuelles.

• Fonctionnement souple : Les soldes sont alternativement créditeurs et débiteurs.


• Fonctionnement satisfaisant : Les soldes subissent des fluctuations sensibles sans
plafonner autour du montant maximal autorisé de la facilité de caisse.
• Fonctionnement lourd : Les soldes débiteurs fluctuent avec une faible amplitude en
plafonnant autour du montant maximal autorisé de la facilité de caisse.
• Fonctionnement préoccupant ou inquiétant : Les dépassements du montant maximal
autorisé de la facilité de caisse sont fréquents.

L’analyse du fonctionnement du compte permet aussi à la banque de vérifier comment


l’entreprise rembourse ses crédits. En effet, si elle constate que les échéances (mensualités)
sont payées uniquement grâce à un dépassement du découvert autorisé, cela signifie que
l’entreprise n’a pas les ressources nécessaires pour honorer ses engagements. Autrement
dit, au lieu de rembourser le crédit avec ses propres fonds, l’entreprise contracte un nouveau
crédit pour payer l’ancien, ce qui est un signal d’alerte important pour la banque.
4. Analyse des garanties

La garantie constitue un élément clé du dossier de crédit. Elle dépend à la fois de la qualité de
la contrepartie et de la nature de l’opération financée.

La cellule chargée de l’analyse du dossier de crédit exige des garanties, car elles permettent de
limiter les pertes en cas de défaut de paiement. L’évaluation du risque de crédit repose sur
l’analyse du risque de défaut de la contrepartie et sur l’estimation du montant récupérable en
cas de défaut, ce qui implique une valorisation des garanties.

À l’issue de l’étude du dossier, le banquier ou le comité de crédit :

• Détermine les lignes de financement les plus adaptées aux besoins du client.
• Fixe les plafonds d’autorisation en fonction de sa capacité de remboursement.
• Définit la tarification des crédits et des services bancaires en fonction du profil de risque
du client.

Cette tarification repose sur une analyse de la rentabilité du client à chaque octroi ou
renouvellement de crédit. La réglementation bancaire exige que l’octroi de crédit tienne compte
de la rentabilité globale des opérations effectuées avec le client, grâce à une analyse
prévisionnelle des charges et des produits associés.

Ainsi, le responsable financier doit présenter son dossier à plusieurs banques afin d’obtenir les
meilleures conditions de financement.

5. Négociation des conditions bancaires

Les taux d’intérêt

Le taux d’intérêt appliqué par la banque prend en compte le risque de défaut de la contrepartie.
Chaque client est noté selon plusieurs critères, notamment sa situation financière, la qualité du
management, le système de contrôle interne et son positionnement concurrentiel.

Une baisse du taux d’intérêt représente généralement le principal avantage pour l’entreprise.
Exemple : Une réduction du taux de 5,30 % à 5 % sur un crédit de 10 millions de dirhams
entraîne une diminution des intérêts annuels de 30 000 dirhams.

En cas d’amélioration de la situation financière de l’entreprise, le responsable financier doit


négocier une baisse des taux sur les lignes de financement courantes.

Les jours de valeur

Négocier les jours de valeur sur les opérations les plus fréquentes peut permettre à l’entreprise
de réaliser des économies.

Exemple : Une entreprise déposant des chèques quotidiennement et utilisant une facilité de
caisse peut réduire ses charges financières si elle obtient des conditions d’encaissement plus
favorables (J+1 au lieu de J+2).
Commissions et autres frais

• Une entreprise remettant plusieurs effets de commerce à sa banque chaque mois peut
négocier une commission par remise plutôt que par effet.
• Une entreprise réalisant de nombreux virements quotidiens peut négocier les frais
associés à ce service.
• Certains frais peuvent être supprimés, comme les frais de dossier ou de renouvellement
des lignes de crédit.

Suivi des charges financières et de la tarification des services bancaires

Le responsable financier doit établir au moins une fois par an un récapitulatif des charges
bancaires liées aux opérations de l’année écoulée.

Cet état permet de:

• Déterminer avec précision les coûts des crédits, services et commissions bancaires.
• Identifier les postes pouvant générer des économies significatives.

L’analyse doit inclure:

• Les intérêts facturés par crédit.


• Les commissions appliquées.
• Les frais sur les opérations bancaires.
• Une analyse plus approfondie peut être réalisée, incluant le gain sur float, les charges
sur virements ou sur remises d’effets.

Cette analyse doit être effectuée banque par banque afin d’optimiser les conditions financières
de l’entreprise.

6. La restructuration des crédits en cas de difficultés financières

Lorsqu’une entreprise rencontre des difficultés à rembourser ses crédits, elle peut demander
une restructuration de sa dette. Cela consiste à modifier les conditions du crédit afin de réduire
le montant des annuités, à travers des mesures comme une consolidation ou une prorogation.

Conditions pour bénéficier d’une restructuration

L’entreprise doit répondre à certains critères :

• Ne pas être en situation irrémédiablement compromise ou totalement insolvable.


• Ne pas avoir bénéficié de restructurations répétées de ses crédits.

Modalités de la restructuration

La restructuration d’un crédit s’effectue généralement selon les étapes suivantes :

• Abandon d’une partie de la créance comptable, souvent sous forme d’une remise
partielle des agios.
• Versement immédiat d’au moins 10 % du montant exigible.
• Consolidation du solde restant.

Formalisation de la restructuration

Un protocole d’accord est établi pour encadrer la restructuration. Ce document doit inclure:

• L’état actualisé de la créance.


• Les caractéristiques de la consolidation (montant à payer immédiatement, montant de
l’abandon des agios, montant consolidé, durée, taux d’intérêt, échéancier de
remboursement, etc.).
• Le rappel des garanties existantes et la mise en place éventuelle de nouvelles garanties.
• Une clause de déchéance du terme en cas de premier impayé.

La restructuration des crédits permet d’améliorer significativement la liquidité de l’entreprise


et de faciliter la gestion de sa dette.

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