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Magmatisme et Volcanisme : Concepts Clés

Le document traite des processus fondamentaux du magmatisme et du volcanisme, en expliquant la formation, la migration et le refroidissement des magmas ainsi que leurs caractéristiques. Il décrit les conditions thermodynamiques de la fusion partielle des roches, les types de magmas, et les mécanismes de montée et de refroidissement des magmas, en mettant l'accent sur la cristallisation fractionnée. Enfin, il aborde la distinction entre éléments chimiques compatibles et incompatibles lors de la fusion partielle.

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Magmatisme et Volcanisme : Concepts Clés

Le document traite des processus fondamentaux du magmatisme et du volcanisme, en expliquant la formation, la migration et le refroidissement des magmas ainsi que leurs caractéristiques. Il décrit les conditions thermodynamiques de la fusion partielle des roches, les types de magmas, et les mécanismes de montée et de refroidissement des magmas, en mettant l'accent sur la cristallisation fractionnée. Enfin, il aborde la distinction entre éléments chimiques compatibles et incompatibles lors de la fusion partielle.

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CRMEF -SM COURS DE GEOLOGIE Filière SVT

Inezgane

GEODYNAMIQUE INTERNE :
LES PROCESSUS FONDAMENTAUX DU MAGMATISME ET DU VOLCANISME A L’ECHELLE GLOBALE ET EXEMPLE D’ETUDE
REGIONALE

INTRODUCTION
La composition rocheuse de la terre ne cesse de se diversifier au cours des temps géologiques. À partir de la
confrontation des résultats de techniques indirectes et d’échantillons de roches qui affleurent en surface, on peut
discuter les contextes géodynamiques favorisant leur genèse. Le phénomène magmatique désigne les processus
de formation des magmas et leur destination alors que le volcanisme, qui fait partie du magmatisme, traite ces
processus quand la lave jaillit à la surface de la terre.

I. Caractères du phénomène magmatique (sl) et volcanique


Le phénomène magmatique en général décrit les processus impliqués dans la formation, la migration et le
refroidissement (cristallisation) des magmas. Ces bains silicatés dont la teneur en silice (SiO2) varie entre 40%
et 75%, résultent d’un processus de fusion partielle de la lithosphère, l’asthénosphère ou même la mésopshère
(manteau inférieur). Les températures des liquides magmatiques varient de 700°C pour les magmas acides (ou
granitiques) à 1200°C pour les magmas basiques (ou basaltiques). La remontée des magmas dits primaires, est
souvent accompagnée de changements de la composition chimiques par des phénomènes comme l’hybridation,
la contamination ou même la différenciation magmatiques quand ils stagnent dans des réservoirs de transit.
Le refroidissement des magmas se traduit par la cristallisation des minéraux le plus souvent, ce qui permet la
genèse des roches magmatiques.

1. Caractérisques générales d’un magma


1-1. Définition
Un magma est un liquide de haute température (T > 700°C), formé de silicates fondus, et ayant pris naissance
dans une partie plus ou moins profonde de la lithosphère par mécanisme de fusion partielle. Il peut contenir des
minéraux en suspension et des gaz dissous, et il forme des roches par solidification. On distingue :
Magma primaire: issu directement de la fusion partielle (pas de différenciation) ; Magma primitif: magma peu
évolué ; Magma parent: magma le plus primitif d’un ensemble de magma et dont les autres sont dérivés (magmas
dérivés ou évolués).
On appelle Province pétrogénétique ou pétrographique: région géographique dont les roches ignées ont un lien
génétique : les magmas proviennent de la fusion partielle des roches préexistantes.

1-2. Origine thermodynamique de la fusion partielle d’une roche (Fig.2)


a. Notion de géotherme
Il correspond à l'augmentation de la température en fonction de la profondeur. Pour la partie superficielle du
globe cette augmentation est de 3° pour 100 m. Mais elle peut varier notablement selon les régions : dans les
boucliers anciens, le gradient géothermique ne dépasse pas 1°/100 m, alors que dans les zones volcaniques et
dans les zones orogéniques dans une moindre mesure, il peut dépasser 10°/100 m.

b. Conditions thermodynamiques de la fusion partielle


Les magmas sont issuent des roches qui fondent à des conditions de pression (P) et de température (T) précises.
Nous savons depuis lontemps que la fusion résute de la fragilisation de la structure minérale (Agitation Atomique)
sous l’effet de la température et quand la profondeur augmente, mais ceci s’oppose à la pression qui augmente
aussi avec dans le même sens. Pour résoudre cette problématique, l’étude du géotherme en fonction de la
profondeur nous s’avère indispensable pour comprendre cette origine.

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La terre thermodynamiquement, n’est pas un système stable, elle dégage l’énergie thermique issue de sa
profondeur par conduction (transmission lente qui ne se produit que dans les zones stables, mouvements de
matière faibles ou nuls) ou par convection (déplacement de matière qui transporte sa chaleur). En fonction de la
nature des matériaux composant l’écorce terresre et des conditions de températures et de pression, les roches en
profondeur et à la surface adoptent trois (3) états physiques différents : Solide, Ductile (partiellement fondu) ou
liquide. Dans un diagramme (Pression P°-Température T°-Temps t) les trois états sont séparés par deux courbes :
 Liquidus : séparant le domaine purement liquide du domaine partiellement fondu, c’est-à-dire liquide +
cristaux.
 Solidus : séparant le domaine partiellement fondu du domaine solide.
Dans les conditions normales, les courbes du géotherme continental ou océanique ne croisent jamais le solidus,
ce qui implique que dans les conditions normales les roches ne peuvent pas fondre. Trois conditions particulières
peuvent conduire à la fusion des roches en profondeur (péridotite notamment) :

 Augmentation de la température par remontée du matériel chaud au niveau des points chauds.
 Diminution de la pression à température constante (décompression adiabatique) au niveau des
dorsales.
 Hydratation (+ ou – le CO2) du manteau dans les zones de subduction.
c. Deux types extrêmes de magmas (Fig.3)
En fonction de leur composition chimique, leur chaleur, la profondeur de genèse et des roches qu’ils genèrent,
on distingue deux grands types :

 Magmas basaltiques (basiques) : provient de la fusion des péridotites du manteau, à environ 1200°C à
1300°C de température, le magma primaire est basique et pauvre en silice (basique). La composition
chimique est entre les basaltes et les gabbros, la profondeur de formation est entre 25 à 2900 Km dans
le manteau, de viscosité faible et ils forment la famille des roches gabbroïques.

 Magmas granitiques (acides): se forment dans les zones de collision et après une importante
différenciation magmatique et/ ou par contamination magmatique crustale, de températures variantes
entre 600°C à 700°C. Le magma granitique est acide et riche en silice (acide), de composition chimique
proche des granites. la profondeur de formation est localisée entre 20 à 30 Km dans la croûte
continentale, il peut provenir des magmas basiques très différenciées, de viscosité élevée , ils forment la
famille des roches granitoïdes.

d. Distinction de deux types d’éléments chimiques: Compatibles et incompatibles (Fig.1)


Les roches sont soumises à une fusion partielle donnant naissance à deux phases l’une liquide et l’autre solide
qui vont coexister jusqu’à une éventuelle éjection du matériel liquide au niveau de zones volcaniques. En effet,
la fusion d’une roche mantellique n’est jamais totale, elle peut aller de 5 % de la roche originelle au niveau des
points chauds (magma alcalin), à 30 % au niveau des dorsales (magma tholéiitique).
On parle de fusion incongruente quand le liquide obtenu n’a pas la même composition que la roche de départ.
Ce phénomène vient du fait que tous les éléments chimiques de la roche de départ n’ont pas le même
comportement lors de la fusion partielle : certains vont se concentrer dans la phase liquide, on parle d’éléments
incompatibles, alors que d’autres, appelés éléments compatibles, auront tendance à rester dans la phase solide.
Les éléments tels que Si, Al, Na, K, Ca sont dits hygromagmatophiles ou incompatibles, leurs propriétés
physiques (taille, charge) les empêchent de s’intégrer facilement dans les réseaux cristallins. Ils passent
facilement dans les liquides et les minéraux qui les contiennent fondent plus facilement (plagioclase).
Les éléments tels que Mg, Fe sont dits compatibles et restent préférentiellement dans le résidu de fusion.

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Un faible degré de fusion concentre les éléments incompatibles (par exemple Na et K) dans le magma, c’est ce
que l’on observe au niveau des basaltes de point chauds (OIB), et dans une moindre mesure au niveau des
basaltes des dorsales (MORBs). L’élévation de ce degré de fusion entraîne la fonte de nouveaux minéraux, ce
qui dilue les éléments incompatibles dans le magma primaire, qui sera alors qualifié de magma appauvri.
Donc le liquide de fusion d’une péridotite sera d’autant plus riche en éléments incompatibles, comme Na ou K
(alcalins), que le degré de fusion sera faible.

Si on compare la richesse en incompatibles et en compatibles des basaltes (type MORBs) et des


péridotites (type lherzolites et harzburgites) on observe que :
-La teneur en incompatibles (Al, Ca, K) augmente des harzburgites, aux lherzolites et aux MORBs ;
-La teneur en compatibles (Mg) diminue des harzburgites, aux lherzolites et aux MORBs.
Afin de lier le taux des incompatibles et le processus de fusion partielle, on admet que :
Les basaltes sont issus de la fusion partielle des péridotites de type lherzolites ce qui extrait des sources
péridotitiques les éléments incompatibles, se concentrent ainsi dans la phase liquide Si, Al, Ca et les alcalins.
La harzburgite serait une péridotite appauvrie en éléments incompatibles du fait de fusions partielles
répétées.
La profondeur de fusion du manteau est un paramètre important car elle détermine quel minéral accessoire du
manteau sera impliqué :
 Péridotite à grenats pour une profondeur supérieure à 75-80 Km.
 Péridotite à spinelle entre 30 et 75 Km.
 Péridotite à plagioclases à moins de 30 Km.
1-3. Mécanismes de montée du magma (Fig.10)
Un magma, lorsqu'il vient de se former, a une densité toujours plus faible que le solide qui lui a donné naissance.
Il se crée alors une « instabilité gravitationnelle », et le magma a tendance à s'élever vers la surface. Néanmoins
la pression lithostatique est élevée, et ralentit la montée. Les magmas ne pourront donc s'élever vers la surface
que s'il existe des failles en distension, c'est le cas de toutes les grandes zones tectono-volcaniques : les dorsales,
les rifts continentaux, les zones intraplaques continentales, et paradoxalement les zones de subduction.
N'échappent à cette règle que les points chauds océaniques. L'eau (provient certains minéraux hydroxylés
contenus dans le magma, comme les amphiboles et les biotites, deviennent instables, et se transforment en
pyroxènes anhydres) et les différents gaz présents dans les magmas peuvent également intervenir dans leur
montée, mais ce sont là des mécanismes qui jouent surtout dans les derniers milliers de mètres. Cette montée est
lente (plusieurs millions d'années) et, lorsque le magma rencontre une certaine résistance, il stagne dans une
chambre magmatique et peut se transformer considérablement.
Au cours de la montée d’un magma et suivant des processus complexes, apparaissent d’autres magmas
diversifiés. Ce qui explique la diversité des roches magmatiques. La cristallisation fractionnée constitue un type
de ces processus.
a. Hybridation
Ce processus modifie la composition chimique d’un magma. On l’appelle aussi « mélange de magmas ». En effet,
dans une chambre magmatique différenciée le magma est réalimentée par des injections plus « primaire».
b. Contamination
L’influence de la contamination par la plaque chevauchante est mise en évidence par la différence des termes
magmatiques que l’on trouve entre le volcanisme d’arc insulaire et de cordillère.
Au cours de sa montée (lente car le magma est visqueux), le magma encore peu différencié subit probablement
une importante contamination par la crôute continentale qu’il traverse dans le cas des marges actives :
Les preuves sont principalement:
 Les andésites sont plus abondantes au niveau des marges actives que des arcs insulaires.
 Enclaves de fragments de croûte continentale dans les magmas basaltiques.

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Des effets physiques sont également probables, la crôute continentale épaisse freinerait la vitesse de montée
des magmas permettant un fractionnement plus long et donc un enrichissement en silice, les magmas plus
visqueux auraient tendance à cristalliser en profondeur avant d’atteindre la surface ce qui expliquerait
l’importance du plutonisme calcoalcalin (granodiorites).

1-4. Refroidissement des magmas


Au cours de sa remontée, le magma peut stagner dans une chambre magmatique ou il peut arriver en surface.
En fonction du temps, sa température baisse (refroidissement) favorisant la cristallisation, au moins partielle, des
minéraux.
Les premiers cristaux à apparaître dans le magma ont une composition minéralogique différente de celui-ci. Il
s’agit en général de minéraux possédants des éléments compatibles s’intégrant bien dans les systèmes cristallins
comme les minéraux basiques ferromagnésiens (mafiques) tels que les olivines et les pyroxènes. La phase liquide
résiduelle s’appauvrit en ces éléments et s’enrichit en incompatibles. C’est la cristallisation fractionnée.

Si une ségrégation entre les deux phases s’opère (sédimentation des minéraux cristallisés…) et que la phase
solide n’est plus en équilibre avec la phase liquide, on obtient un premier magma secondaire différencié, qui,
s’il s’échappe de la chambre, s’épanchera en surface sous forme d’une roche volcanique différenciée. Le même
processus peut se reproduire plusieurs fois et être à l’origine de plusieurs liquides successifs. On a une
différenciation magmatique qui aboutit à la formation de roches cogénétiques qui appartiennent à une même
série, ici une série tholéitique (unité de temps, de lieu, de caractères).
a. La cristallisation fractionnée (Fig.5)
C’est la cristallisation progressive d'un magma, elle est due à des changements de conditions physico-chimiques.
Ces changements de conditions physico-chimiques sont en général une baisse de pression et de température dues
à la montée du magma au travers de la croûte terrestre, ou une augmentation de pression due à l'affrontement de
plusieurs plaques tectoniques. Elle provoque le dépôt de cristaux au fond de la chambre magmatique. Les
liquides résiduels se différencient les uns des autres à la mesure de la cristallisation fractionnée.
Deux lignées évoluent parallèlement, la lignée des minéraux ferro-magnésiens (Fe, Mg) représentées par les
minéraux colorés (pyroxène, amphibole,...) et la lignée des minéraux alcalins (Na, K, Ca) représentée par les
plagioclases. Ces deux lignées définissent la notion de la suite réactionnelle de BOWEN. Ainsi, le premier
assemblage à se former est un assemblage d'olivine et de pyroxènes : c'est l'assemblage ultramafique. Ensuite,
il y a un assemblage de pyroxènes et d'amphiboles : c'est l'assemblage mafique. Un assemblage d'amphibole,
biotite et quartz est qualifié d'assemblage intermédiaire, tandis qu'un assemblage des minéraux les plus "froids",
est qualifié de felsique.
Avec un abaissement de la température du magma, les minéraux dont la température de cristallisation est
la plus élevée sont les premiers à cristalliser, à commencer par l'olivine. Le second groupe à se former comprend
les pyroxènes : à ce stade, le magma aura épuisé son bagage en olivine. Puis avec la cristallisation des
amphiboles, puis de la biotite, le bagage en pyroxènes est épuisé.
Avec l'abaissement progressif de la température, suivent le quartz, les feldspaths potassiques et la
muscovite.
Suites réactionnelles de BOWEN
La série de réactions de Bowen est une explication de la raison pour laquelle certains types de minéraux ont
tendance à être trouvés ensemble alors que d'autres ne sont presque jamais associés entre eux.
 La série des plagioclases : on passera de l'anorthite (calcique : CaAl2Si2O8) à l'albite (sodique :
NaAlSi3O8) en conservant la même structure cristalline des minéraux (série isomorphe).

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 La série des ferromagnésiens: Si le magma renferme les éléments chimiques nécessaires (Mg, Fe, Ca,
K, etc.) en plus de Si et O, les premiers minéraux qui se forment à température élevée sont des olivines
(péridots).
Si le mélange contient encore de la silice, les olivines étant instables et la température continuant à baisser,
elles se transformeront en pyroxènes.
Liquide olivine + liquide
Olivine + liquide olivine + pyroxène.

Si la teneur en silice est plus élevée dans le magma initial, le liquide résiduel peut générer des quartz.
Liquide Olivine + liquide.
Olivine + liquide Olivine + pyroxène.
Liquide Quartz + pyroxène.

S'il n'y a plus assez de Mg et de Fe pour former les pyroxènes, il y aura formation d'amphiboles lors de la
baisse de température.
Pyroxène + liquide amphiboles

À plus basse température se formera les micas, puis, si la silice est excédentaire, du quartz, dernier minéral
à cristalliser.
b. Différenciation magmatique (Fig.3)
La cristallisation fractionnée est le processus principal expliquant le passage progressif de magmas basaltiques
à des magmas évolués du type rhyolitique. La chambre magmatique se remplit de magma primaire issu de la
fusion partielle de péridotite.
Le magma commence à cristalliser sur les parois de la chambre. Les minéraux contenant les éléments les plus
compatibles cristallisent, les éléments incompatibles comme Si, K, Na se concentrent dans le liquide résiduel.
On appelle différenciation magmatique le processus d’apparition de liquides magmatiques successifs.
La diversité liée aux processus de fusion incongruente, cristallisation fractionnée, différentiation magmatique,
hybridation et contamination permet la classification des roches cogénétiques en cinq séries magmatiques
principales (Fig.4)
2. Caractéristiques générales du phénomène volcanique
Les volcans naissent quand le magma en fusion arrive en surface du globe terrestre. La température faible (25°C)
entraine une diminution très rapide de la chaleur du magma (initialement à environ 1200°C), le refroidissement
rapide empèche la cristallisation des minéraux, ce qui génère un solide, au moins, pas ou peu cristallisé. La genèse
du magma en profondeur est favorisé grâce à la fusion partielle de la péridotite mantellique ou de la base de la
crôute. Le volcanisme correspond à l’ensemble des phénomènes géologiques accompagnants la formation,
l’ascension et le refroidissement du magma (lave). La volcanologie interesse à l’étude de ces phénomènes.
2.1. Caractères généraux sur les volcans
a. Notion et origines des volcans
Définition d’un volcan (Fig.6)
Le volcan représente le lieu d'arrivée du magma liquide (lave) sur la surface de la terre. Il peut arriver sur les
terres nues, sous les lacs ou au niveau des océans. Ils peuvent être actifs où éteints. Comme les séismes, les
volcans ne se répartissent pas de façon aléatoire, ils sont réparti au niveau des limites de plaques tectoniques ce
qui confirme la relation entre le volcanisme et la tectonique des plaques.

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Descritpion des volcans (Fig.6)


Les volcans se caractérisent par la présence d’une cheminée, un cône volcanique un réservoir ou chambre
magmatique en profondeur et un cratère en surface. La présence du cratère volcanique n'est pas indispensable,
pour définir un volcan car ce dernier peut exister au niveau d'une fissure où arrivent les projectiles volcaniques
liquides, solides et gazeux.
Un volcan est composé de trois parties
 Un ou plusieurs réservoirs de magma en profondeur
 Une ou plusieurs cheminées volcaniques faisant communiquer le réservoir et la surface.
 La montagne volcanique située à la surface et qui est soit un cratère soit un cône à cratère, un Dôme, une
coulée de lave ou un dépôt de produits d'explosion (nappes de ponces..)

Déclenchement d'une éruption volcanique (Fig.9)


Cinq principaux facteurs peuvent être à l'origine du déclenchement d'une éruption volcanique.
 Le contrôle tectonique lié au mouvement des plaques
 La différenciation magmatique
 Les mélanges de magmas
 Les eaux et les fluides (la teneur en fluides d'origine profonde ou superficielle)
 Résistance du toit des volcans (la résistance du toit du volcan plus ou moins important qui s'oppose à la
pression interne du magma)

Les produits du volcan (Fig.6)


les produits du volcanisme peuvent être des solides des liquides ou des gaz
 Les liquides sont des lavec très fluides (coulées) ou des lahars (boues de centre et de bloc mêlés à de
l'eau)
 Les gaz sont de la vapeur d'eau, des gaz sulfureux ou d'autres produits toxiques souvent très chauds
(nuées ardentes contenant aussi des cendres).
 Les solides peuvent être des laves plus ou moins visqueuses (coulées, Dômes), des cendres (éclats
extrêmement fins de roches solidifiées très vite), des bombes volcaniques et autres.
Les projections volcaniques sont classées d'après leur taille : (tableau de la Fig.8)
 les cendres, les scories et les bombes : Sont des structures vésiculaires de texture vitreuse indiquant un
refroidissement très rapide au cours de leur projection dans l'air.
 Les laves : se sont décrites selon leurs caractéristiques on a par exemple

 Lave vacuolaire : l'échappement des gaz de la lave en fusion formant d’innombrables bulles,
donne naissance à des vacuoles millimétriques ou centimétriques
 Lave cordée : la pellicule encore plastique de la lave appauvrie en gaz est étirée par le flux sous-
jacent et tordue en forme de corde
 Lave en coussin (ou pillow-lavas) : elle se rencontre dans les coulées de lave subaquatique. Ces
affleurements ressemblent à des « coussins » empilés et moulés les uns sur les autres
 Lave prismée : le débit en prisme qui correspond à des fissures de retrait provoqué lors du
refroidissement de la lave

Les différents types d’éruptifs des volcans (Fig.12)


On différencie les édifices volcaniques par le matériel qu'ils émettent : émission solide, liquide, ou gazeuse .
Selon la dominance des produits volcaniques émis (solide, liquide, gazeux), on distingue quatre types éruptifs
qui sont reportés dans un triangle en fonction des produits émis. Quatre volcans de référence permettent de
distinguer les types hawaïen, strombolien, Vulcanien et Péléen.

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Caractéristiques du dynamisme Hawaïen:


 Zone d’accrétion et/ou point chaud
 Magma très chaud pauvre en silice et en vapeur d’eau
 Coulée de lave très fluide et très rapide
 Édifices volcaniques aux pentes faibles (les volcans boucliers)
 Conclusion : Effusif dominance des laves

Caractéristiques de dynamisme Péléen


 Fréquent en zone de subduction
 Magma très visqueux, riche en silice, en gaz et en vapeur d'eau. Dégazage explosif
 Produit : la lave visqueuse forme un cône ou un dôme, nuées ardentes, gaz et cendres en panache
 Conclusion : Extrusive dominance des solides

Caractéristiques du dynamisme Vulcanien


 Limité aux zones de subduction
 Magma moyennement visqueux mais riche en gaz
 Interaction profonde entre l'eau et le magma
 Régime explosif produisant des bombes en « croûte de pain » et des cendres fines.
 Aucune coulée de lave
 Conclusion : Explosif dominance des gaz

Caractéristiques du dynamisme strombolien


 Le plus répondu en zones d’accrétion ou de subduction
 Magma plus riche en silice, plus froid donc plus visqueux
 Séparation des bulles de gaz : explosif
 Produits : bombes molles et cône de scories non soudées
 Conclusion : Mixte gaz, solide et liquide

Il existe deux grands types d'éruptions volcaniques : explosive et effusive, auquelles on peut ajouter un troisième
cas intermédiaire extrusive (Fig.11)
 Éruption explosive : les gaz sont en abondance et, lors de la montée du magma dans la cheminée
volcanique, ses gaz sont parfois bloqués par un bouchon. L'explosion est donc provoquée par l’expulsion
du bouchon dont les matériaux sont pulvérisés et projetés avec les gaz. L'éruption type et la dernière
éruption du volcano (Italie entre 1888 et 1890)
 Éruption effusive : est caractérisée par un dégazage facile du magma qui provoque de petites explosions.
Ces explosions entrainent la pulvérisation de la projection de la lave sous la forme de bombes ou de
scories. Leur accumulation s'effectue autour du cratère. Si le magma venait à déborder du cratère, celui-
ci s’épancherait sous forme de coulée avec des morphologies variées. Les laves qui s’écoulent empruntent
généralement des cours d'eau. L'éruption type et celle d’Hawaï.
 Éruption extrusive : dans ce type d'éruption, la lave pâteuse ne s'écoule quasiment pas et a tendance à
former un dôme de lave. Celui-ci, sous la pression du magma, peut se désagréger ou exploser en
produisant des nuées ardentes et des panaches volcaniques. Très meurtrier en raison du caractère instable
de l'éruption et de la vitesse des nuées ardentes. L'éruption type et celle de la montagne de Pelée (île
Martinique aux Antilles qui fit 28000 morts en 1902)

Conclusion (Fig.7)
Comme les séismes, les volcans ne se répartissent pas de façon aléatoire à la surface de la planète. Plusieurs se
situent aux frontières des plaques (volcanisme de dorsale, zones de subduction), mais aussi à l’intérieur des
plaques (volcanisme intraplaque, cas du volcanisme associé aux points chauds).

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Les volcans peuvent constituer un danger pour l’homme, parfois meurtrier (par leurs projections ou par les raz-
de-marée éruptions sous-marines). Les grandes éruptions peuvent agir sur le climat et les êtres vivants
Les volcans constituent aussi un bienfait pour l’homme, exemple des produits fertilisants, matériaux rocheux
pour la construction, sources hydrothermales, gisements de minerai (Cu, Au, Ag, …) ou pierres précieuses.
La prévision des catastrophes liées aux volcans, comme pour les séismes, est très difficile, mais les récents
exemples d’évacuation (en zone à risque surveillé) peut aider à prévnir contre cette l'activité catastrophique des
volcans.

II. Magmatisme, Volcanisme et contexte géodynamique (Fig.13)


Les contextes géodynamiques rassemblent les zones géodynamiques actives sur le plan tectonique et magmatique
dans notre cas. On cite : le rift continental, la dorsale ou zone d’accrétion océanique, la zone de subduction, la
chaîne de collision et les points chauds.
L'objectif est ici de discuter la nature des différentes roches susceptibles de subir une fusion partielle (péridotites
mantelliques ou roches de la croûte continentale) ainsi que les conditions permettant cette fusion dans les
différents contextes géodynamiques.
Dans le cas d'une zone de subduction, seul le magmatisme calco-alcalin est évoqué sans que soit envisagée la
diversité des séries magmatiques associées à la subduction (Fig.4)
Il s’agit ici d’envisager les principaux autres contextes géodynamiques dans lesquels sont formés les magmas
(dorsale, rift, zone de subduction, point chaud, chaîne de collision). Nous verrons que le matériel à l’origine des
magmas (ce qui fond) peut varier (manteau plus ou moins profond, crôute continentale), que le mécanisme à
l’origine de la fusion (ce qui le fait fondre) est varié, et que ces magmas se différencient.

1. Le magmatisme alcalin de point chaud (5-10%), Support 1


Nous prendrons comme exemple l’île de la Réunion posée à –4000m sur la crôute océanique (Océan indien)
d’une hauteur totale de 7000m et alignée avec l’île Maurice et les Mascareignes. Elle est constituée de deux cônes
basaltiques jumelés : à l’ouest le piton des neiges qui a cessé son activité il y a environ 20.000 ans et qui est
partiellement érodé. A l’Est, le piton de la fournaise qui est un volcan actif depuis 350.000 ans et donc le cratère
est sur des structures cylindriques emboîtées nommé caldeiras qui résultent d’effondrements successifs brutaux
le long de failles lystriques.
L’activité magmatique actuelle se marque par l’épanchement régulier calme, en moyenne tous les ans de coulées
de laves basaltiques fluides peu visqueuses (donc peu dangereuses) car pauvres en SiO2 émises à partir des
fissures. Ces éruptions correspondent à la vidange régulière de réservoirs magmatiques (situés à 2,3km de
profondeur) précédés de séismes superficiels faibles et d’un gonflement du volcan.
Hawaï culmine à 4200 m d’altitude et repose sur des fonds de 4000m. Basaltes tholéitiques qui constituent la
majeure partie de l’édifice suivi de volcans alcalins parfois très différenciés (islandites, trachytes, rhyolites) bien
que le magmatisme actuel soit alcalin la majeure partie de l’édifice et tholéitique (riche en silice).
Le volcanisme est intraplaque, intraocéanique ou intracontinental (chaîne des puys).

a. localisation du magmatisme de point chaud implique une origine mantellique profonde du magma
Il forme des chapelets d’îles (rides) d’autant plus anciens qu’ils sont éloignés du centre actif actuel. Il peut aussi
former de grands plateaux océaniques qui témoignent d’une émission énorme de magma (Kerguélen,
Mascareignes, Deccan).
 Déplacement de la lithosphère au-dessus d’un point fixe. Les panaches seraient enracinés au niveau de la couche
D’’. Le point chaud est supposé fixe en première approximation par rapport à la plaque mais on remarque que les points
chauds ne sont pas vraiment fixes les uns par rapport aux autres.

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b. Nature des basaltes OIB de points chauds :


 Ces basaltes de la Réunion appartiennent à la série alcaline : ils sont pauvres en silice (45%), riches en
alcalins (4% Na2O, 1%K2O) en titane et en terres rares légères. OIB (Ocean Island Basalts).
 Éruption plutôt effusives (pas trop graves) car peu de silices rendent le magma visqueux.
 Minéralogiquement les olivines sont abondantes (microlites).
 Ces basaltes renferment des enclaves de péridotites qu’elles ont traversées durant leur remontée (P à
spinelle, à plagioclases).
 La richesse en éléments incompatibles implique un faible taux de fusion

c. Cause de la fusion partielle : une anomalie thermique positive


Sous la chaîne des puys entre rift et point chaud on a mis en évidence par tomographie sismique une anomalie
positive 200°C de 200 km de diamètre. Elle est accompagnée d’une anomalie positive de flux thermique +
anomalie gravimétrique négative de Bouguer. Ceci indique une remontée de matériel profond assez rapide (m/an).
La fusion partielle serait provoquée par des anomalies thermiques localisées appelées points chauds situés dans
le manteau voire à l’interface noyau manteau. Ces points chauds seraient à l’origine des colonnes ascendantes
de manteau solide chauds issus de D’’ nommées panaches.
Les expériences de fusions partielles montrent que la fusion commencerait au sein du panache vers 300 km dans
le champ des péridotites à grenat.

d. Différenciation de la série alcaline :


Les basaltes ne sont pas les seules roches volcaniques qu’on trouve au niveau des points chauds, elles peuvent
être accompagnées de roches plus différenciées comme les trachytes.

e. Cas du magmatisme de rifting


Le magmatisme de rift a des affinités avec le volcanisme alcalin de type point chaud et le magmatisme tholéitique
de dorsales. (Rifs intracontinentaux, Massif central (chaîne des puys), rift est africain (Kenya 10km, Tanzanie
1km))
Au début du rifting, le magmatisme peut être initié par une remontée de matériel chaud (un point chaud) qui
crée un déficit de masse compensé par un étirement de la croute (arrivée de manteau au lieu de croûte) et la
naissance du rift. Le rifting peut aussi être initié par un étirement tectonique qui crée un déficit de masse en
surface compensé par une remontée de manteau en profondeur à l’origine de la fusion. En fait ces deux
phénomènes sont reliés et il est difficile de savoir lequel entraine l’autre. À la fin, On passe à un magmatique du
type tholéitique de dorsales. L’observation de l’Afrique de l’Est (rift, mer Rouge, dorsale de Carlsberg) permet
de connaître l’évolution du magmatisme dans un contexte de rifting.

2. Le magmatisme calco-alcalin des zones de subduction (25%), Voir support 2


a. localisation du magmatisme de point chaud implique une origine mantellique profonde du magma
Toute zone de subduction est accompagnée d’un arc magmatique :
 Arc insulaire d’îles volcaniques dans le cas d’une subduction intraocéanique, Arc insulaires (Antilles
Subduction d’une lithosphère océanique-lithosphère océanique)
 Arc magmatique de marge active. Cordillères (Andes, Cordillère Nord-Américaine, Ceinture de feu
du Pacifique, succession quasi ininterrompue d’arcs volcaniques, Caraïbes…).

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C’est un volcanisme abondant spectaculaire souvent explosif dangereux car composé de laves riches en gaz
(de l’eau surtout (2-6%) et assez riches en Si, donc à viscosité élevée qui s’oppose au dégazage. (Montagne Pelée
à St Pierre en Martinique en 1902 nuées ardentes 500°C à 500 km/h).

Il s’agit d’un magmatisme calcoalcalin (càd que CaO = Na2O + K2O dans les termes évolués de la série, il est
représenté pour l’essentiel à 70% d’andésites (1/3) ) ou de leur équivalent cristallisé en profondeur, les
granodiorites (2/3) (), c’est-à-dire de roches assez acides (60% de SiO2),
Dans les arcs anciens décapés par l’érosion des roches plutoniques forment de gigantesques batholites
granodioritiques (équivalent andésite) (Pérou Chili Sierra Névada à l’W des USA) et andésites >basaltes >
rhyolites dans les arcs insulaires alors qu’andésites > rhyolites > basaltes pour cordillères. Les basaltes
calcoalcalins ou AIB (arc island basalts) constituent environ 20% ; Le reste, moins de 10% correspond à des
termes encore plus différenciés que les andésites.

b. Cause de la fusion partielle (magmatisme calco-alcalin): Double anomalie thermique qui coïncide avec
une double anomalie gravimétrique
 Négative du côté de la plaque plongeante (déficit de masse)
 Positive du côté de l’arc volcanique (excès de masse, plaque lourde)

Les modèles calculés supposent que dans la plaque lithosphérique entraînée en subduction, les transferts de
chaleur se font uniquement pas conduction. La plaque s’enfonce donc plus vite qu’elle ne se réchauffe. Donc au
sein de l’asthénosphère la plaque garde une identité thermique elle peut être vue en tomographie sismique.
Les anomalies thermiques positives des arcs sont liées à l’activité volcanique qui s’y déroule. En cristallisant en
profondeur les plutons émettent de la chaleur.

Le magmatisme de subduction est typé par :


 Sa localisation (environ 100 km au-dessus du Bénioff),
 Ce qui peut fondre vu la localisation : lithosphère chevauchante (co ou cc + toit du manteau) ou litho
plongeante (co + toit du manteau mais trop profond).

c. Nature des basaltes AIB de subduction et détermination des roches à l’origine de la fusion
Puisque le magma primaire est à l’origine des basaltes, il ne peut provenir que de la fusion partielle d’une roche
plus basique et moins acide que lui donc de manteau supérieur de la plaque chevauchante. Cela ne peut donc être
qu’une péridotite appauvrie.
Plusieurs arguments géochimiques indiquent que cette source est polluée par les fluides provenant des sédiments
de la plaque plongeante. Qui apportent en solution une grande quantité d’éléments incompatibles dissous dans
l’eau. (Le plus souvent les éléments incompatibles sont aussi ceux qui se dissolvent facilement dans l’eau, ce
phénomène est appelé mésosomatose.

d. Cause de la fusion partielle : une hydratation des péridotites par le métamorphisme de la crôute
océanique subductée
Lorsqu’on plonge selon le pendage de la plaque subductée (plan sismique de Bénioff) on constate que l’arc
magmatique se développe à peu près à l’aplomb de la zone où elle atteint 100 km de profondeur. La largeur de

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l’arc est inversement proportionnelle à l’inclinaison du plan de Bénioff, D’où l’hypothèse ancienne que c’est
le métamorphisme de la co provoquée par sa subduction qui libère de l’eau (eau des sédiments + la co, gabbro
basaltique est en effet chargé d’eau de structure qui entre dans la composition des minéraux hydroxylés) par
hydrothermalisme. Cette eau transforme le solidus anhydre de la péridotite en un solidus hydraté qui lui, recoupe
le géotherme moyen : ainsi la péridotite fond.
Moins de 0,4% d’eau dans le milieu péridotitique abaisse de 250°C la température de fusion à 20 kbar. Le CO2
produit le même effet. A cause du flux aqueux provenant des sédiments, la co est serpentinisée.

L’étude du métamorphisme des zones de subduction montre que ces transformations s’accompagnent donc
d’une déshydratation progressive (HP-BT qui traverse les faciès schistes verts, schistes bleus et éclogite
schistes verts (chlorite), bleu (glaucophane qui est moins hydraté qu’une chlorite) puis éclogite (prédominance
de minéraux anhydres (Gt, jadeite = px sodique)).
Cette déshydratation de la plaque plongeante provoque un flux de fluides qui véhiculent avec eux des éléments
solubles hygrophiles et incompatibles qui pénètrent dans le manteau de la plaque chevauchante et l’imprègnent
et la modifient chimiquement et mécaniquement (il devient ductile).

e. Différenciation des termes magmatique par cristallisation fractionnée dans une chambre magmatique
et contamination par assimilation de l’encaissant
Le magmatisme d’arc est marqué par les termes assez riches en SiO2 de la série calcoalcaline (andésites) qui
sont les plus abondants. Ceci est expliqué par deux faits :

 Cristallisation fractionnée dans des chambres magmatiques et différenciation particulière par effet
amphibole
La diversité des produits du magmatisme calcoalcalin correspond donc à une différenciation des magmas
primaires basaltiques d’origine mantellique liée à une résidence de ces magmas dans des chambres
intracrustales (traces de cristallisation fractionnée à BP comme l’abondance de phénocristaux de plagioclases
dans les andésites par exemple) qui est compatible avec la présence de chambres vers 20 km de profondeur.

Dans ces chambres, la cristallisation fractionnée provoque un enrichissement en silice des magmas résiduels.
Toutefois la cristallisation fractionnée ne permet pas de comprendre pourquoi les produits différenciés sont
volumétriquement si abondants

Du fait de la richesse en H20 du magma primaire, au début de la différenciation apparaissent beaucoup


d’amphiboles (minéraux hydroxylés), or ils sont peu riches en Si cela enrichit donc précocement le magma
résiduel en Si, alors que la différenciation est encore peu poussée et qu’il reste beaucoup de magma.

 Une contamination par la croute continentale


L’influence de la contamination par la plaque chevauchante est mise en évidence par la différence des termes
magmatiques que l’on trouve entre le volcanisme d’arc et de cordillère.

En conclusion
 La fusion partielle du manteau vers 100 km du manteau à l’aplomb du plan Bénioff
 Contribution de la plaque subductée en cours de déshydratation par deux mécanismes :
 Abaissement de la température de fusion (hydratation)
 Pollution de la source (contamination par assimilation)
 Influence de la croûte traversée : ralentissement de la montée des magmas  différenciation par
cristallisation fractionnée dans la chambre + contamination par assimilation de l’encaissant.

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3. Le magmatisme granitique associé au métamorphisme dans les zones de collision, voir support 3
La carte géologique de la France montre que les granites sont abondants dans les massifs anciens décapés par
l’érosion : massif central, massif armoricain, Vosges constitués d’affleurements de granites d’âge et de forme
variés associées étroitement a métamorphisme et à des roches sédimentaires plissées. Les racines des chaînes de
montagne sont donc riches en granites.
Comment naissent les magmas granitiques dans le contexte de collision ?

a. Le magmatisme des zones de collision naît par anatexie crustale


Les granites apparaissant au terme d’un métamorphisme important
 Cas du massif armoricain
 Granites associés à des roches métamorphiques très épaisses (gneiss (lits micacés et quartzo-
feldspathiques) et micaschistes (lit micas et quartz).
 Granite à bord diffus de St Anne d’Auray : limite granite gneiss pas tranchée.
Dans les feuillets du gneiss, des amas de granites sont intercalés : ces roches hétérogènes sont appelées migmatites
(gneiss avec lentilles de granite).
Il s’agit d’un granite d’anatexie, au terme d’un métamorphisme intense, le gneiss subit une fusion partielle qui
produit un liquide granitique.

 Le massif de Flamanville
Typique d’une intrusion d’un granite dans des roches sédimentaires n’ayant subi au préalable aucun
métamorphisme.
Nord du massif armoricain, façade occidentale du Cotentin. 8km/4km. Traverse des terrains sédimentaires plissés
et leur impose une auréole de métamorphisme de contact. liquide granitoïde à forte viscosité venant des
profondeurs, traverse des terrains, déforme et repousse les assises de l’encaissant, racle les parois en entrainant
des enclaves.

b. L’anatexie crustale est cela a été vérifié expérimentalement


Des argiles, enrichies en Na+ (normalement présent dans l’eau interstitielle) portées à plusieurs centaines de
degrés ont produit des liquides granitiques par fusion partielle.
Le granite peut aussi provenir d’un magma basaltique par cristallisation fractionnée poussée.

c. Conditions géodynamiques particulières provoquant la fusion partielle lors de la collision


À la faveur d’un grand chevauchement (Main Continental Thrust de l’Himalaya) le sommet de l’unité inférieure
est réchauffé, son métamorphisme libère de l’eau qui percole à la base de l’unité supérieure chaude, ce qui lui
fait franchir le solidus du granite hydraté : des granites sont produits.
Plus généralement, les grands chevauchements qui épaississent la croûte provoquent l’apparition d’une grande
richesse en éléments radioactifs (car Th, K, U dans la cc). C’est la diffusion de cette chaleur qui avec un délai de
10-15 MA fait par endroits fonder la croute et produit des granites.
Ensuite, le magma granitique formé remonte du fait de sa faible densité et recoupe les roches (Pluton de formes
ovoïdes).

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4. Le magmatisme tholéitique des dorsales médio-océaniques ( 30 %)


Afin d’étudier les processus fondamentaux du magmatisme nous prenons l’exemple des dorsales qui sont à
l’origine de la plus grande partie des magmas du globe (70%). Nous étudierons comment un magma peut être
engendré par fusion partielle d’une roche-mère et comment il peut s’en extraire, monter puis cristalliser en
profondeur ou en surface.

a. Une structure en plusieurs couches (Fig.1)


On retrouve dans les ophiolites d’Oman les différentes couches d’une lithosphère océanique mais on peut les
étudier plus précédemment

À la base les péridotites représentent le manteau :


Ce sont des harzburgites càd des péridotites appauvries (plus de plagio ni de cpx) qu’elles contiennent pour
l’essentiel 80% d’olivine (Fe,Mg)2SiO4 et 20% d’Opx (Fe,Mg)SiO3. Elles sont déformées de manière ductile
suivant des plans de cisaillement horizontaux qui correspondent aux mouvements de la péridotite lors de sa
migration latérale par convection.
Les ophiolites de type Oman (Chypre, Turquie) sont de type HOT ( = Harzburgitic Ophiolite Type), de telles
ophiolites semblent être des morceaux de lithosphère océanique engendrée par des dorsales rapides (Pacifique).
Cependant, il existe d’autres ophiolites de type LOT (Lherzolitique Ophiolite Type, Chenaillet) à croûte
océanique moins bien stratifiée, parfois incomplèts (pas de complexe filonien ou de gabbros) les basaltes
constituent des masses isolées correspondant à d’anciens petits volcans sous-marins, nombreuses failles normales
qui témoignent d’un étirement important contemporain de leur formation. Les péridotites serpentinisées sont des
lherzolites, ces ophiolites sont formées de lithosphère océanique engendrée par des dorsales lentes du type
Atlantique.

Au-dessus un important complexe gabbroïque :


Ses minéraux principaux sont : des opx plutôt ferreux, des cpx qui, outre Fe et Mg contiennent aussi d’autres
éléments en petite quantité dont Ca2+ et même Na+, Al3+…, des plagioclases (Na,Ca)AlSi3O8 plus proches du
pole calcique (anorthite = CaAl2Si2O8), que sodique (albite = NaAlSi3O8)
A la base le complexe est également riche en olivine (péridotites litées cumulat). La structure des gabbros n’est
pas homogène
 Dans la partie supérieure ils sont isotropes
 Dans la partie inférieure ils sont lités càd constitué de lits sombres riches en ferromagnésiens et de lits
clairs riches en plagioclases.

Au sommet de la croûte l’ensemble basaltique déjà décrit (complexe filonien dyke et pillow lavas).

b. La croûte océanique est d’origine magmatique


La nature pétrologique de la croute océanique a pu être déterminée de plusieurs manières : Dragage sur le fond
(cailloux tombés), étude à l’aide de submersibles (photos pillow lavas), forages, données sismiques, étude de
coupes naturelles, étude des ophiolites.

L’échantillonnage de coupes naturelles montre que la CO est constitué de :


 Une couche de sédiments :

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 Une couche basaltique : le basalte est une roche peu acide (pauvre en Silice <53%) basique (riche
en bases comme Mg2+, Fe2+, Ca2+) de structure microlitique pyrox plagio oxydes, un peu d’ol)
cette couche est subdivisée en 2 :
 Au sommet des laves en coussin (pillow lavas) dues à l’épanchement sous-marin de la
lave qui se fige au contact de l’eau et s’écoule dans des sortes de tubes qui s’allongent : les
pillows de dimension métrique. Ce sont des coussins convexes vers le haut et de base
pédonculée, ils ont un cœur compact et une écorce obtenue par un phénomène de trempe qui
est de nature vitreuse avec des bulles de gaz figées.
 Plus bas un ensemble de filons (dykes) presque verticaux, se recoupent les uns les autres.
Ils représentent le chemin suivi par la lave le long de fractures jusqu’à la surface. Les cristaux
de la bordure des dykes basaltiques sont plus petits que ceux de l’axe des dykes
(refroidissement plus lent).
 Une couche de gabbros c'est-à-dire de roches de même composition globale que les basaltes
mais entièrement composait de gros cristaux (structure grenue plagio + pyrox) donc dus au
refroidissement lent du magma en profondeur. En haut de la couche les gabbros sont isotropes, à
la base ils sont lités (couches de pyrox et couche de plagio), plus bas, les lits de plagio deviennent
de plus en plus rares et les lits de pyroxènes s’enrichissent en olivine si bien qu’on passe des
gabbros lités aux péridotites litées.
 Un plancher de péridotites pouvant représenter le manteau (lité puis tectonisé), roches
ultrabasiques (riches Mg 45%MgO) pauvres en silice (<45%Si0) : structure grenue : olivine + opx
+ cpx + une petite phase alumineuse comme plagioclases.

Ce type d’étude a été répété et a montré que :


 Dans le cas des dorsales à expansion rapide (Pacifique), la croûte a toujours cette structure générale
complète
 Dans le cas des dorsales à expansion lente (Atlantique (certains secteurs)) la croûte peut être
incomplète voire manquer totalement (fonds marins du 3eme type avec péridotites directement en
contact avec l’eau de mer.
Une telle disposition est similaire dans le complexe ophiolitique (voir support 4)

Origine des magmas :


L’origine de la fusion :  Ce sont les péridotites qui fondent.

Dans le cas normal, le géotherme et le solidus ne se recoupent pas, à priori le déplacement du géotherme est causé
par la diminution de la pression à température constante (décompression adiabatique). La convection
ascendante de la péridotite modifie le géotherme.

les marques de la convection


Les arguments qui permettent de montrer et de décrire la convection du manteau à l’état solide sous la dorsale
sont :
 Un flux de chaleur anormalement élevé à l’axe et décroissant de part et d’autre de la dorsale ;
 La tomographie sismique montrant une origine de convection ascendante dans le manteau supérieur

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Les conséquences de la convection ascendante sur le relief de la dorsale sont son bombement puis sa subsidence
thermique

la convection ascendante provoque la fusion partielle de la lherzolite par décompression adiabatique


 La lherzolite franchit donc le solidus, probablement vers 100 km de profondeur entre 1000 et 1500°C
 La remontée adiabatique se poursuivant, la fusion de la péridotite devient de plus en plus importante et
atteint peut être 20-30% vers 20-30km de profondeur (champs des péridotites à Spinelle et à plagio).
 Le magma initialement dispersé au sein de la péridotite se réunit alors et s’échappe vers le haut. Cette
ségrégation du magma abandonne un résidu de fusion qui peut poursuivre sa convection ascendante à
l’état solide mais ne peut plus fondre.

Toutes ces affirmations (degré de fusion, profondeur de ségrégation…) sont surtout issues d’études de pétrologie
expérimentale qu’on va préciser mais on note que l’on peut également détecter cette fusion partielle sur le terrain
par des méthodes géophysiques :
-La vitesse et la qualité de la propagation des ondes diminue sous la dorsale sur un domaine mal cerné de
quelques dizaines de km de rayon
-La conductivité électrique du manteau y est également supérieure à la normale ce qui confirme la présence
d’une phase liquide
-De plus on peut aussi en observer des traces dans les ophiolites sous forme de lentilles de basalte restées sur
place au sein des péridotites.

La convection ascendante et la fusion partielle de la péridotite sont deux processus qui s’entretiennent
mutuellement :
La fusion partielle diminue la densité donc augmente la poussée d’Archimède que subit la péridotite et ainsi
accélère la convection. En retour cette accélération augmente la fusion partielle.
On a pu simuler par des modèles numériques la convection de la péridotite en cours de fusion. On montre ainsi
que vers 40km de profondeur la péridotite en cours de fusion partielle devient instable et s’échappe vers le haut
très rapidement, sous forme de dômes étroits nommés diapirs. À leur base ils n’ont pas plus d’une dizaine de km
de large soit 10 fois moins que la convection ascendante profonde ce qui permet de comprendre pourquoi est
ainsi focalisé dans une bande étroite la production de magma, la convection est ainsi devenue discontinue
longitudinalement et on pense que c’est ce qui permet à chaque segment de dorsale d’être alimenté en magma.

Les mécanismes de fusion partielle et d’ascension sont décrits plus haut (voir aussi diagramme des phases des
lherzolites) ! résumons ici quelques données :
La fusion de la lherzolite dans la nature et naissance d’un liquide basaltique: le premier liquide formé a
toujours une composition basique correspondant à un jus basaltique. La fusion partielle appauvrit la roche-mère
en phase alumineuse et en cpx. Les minéraux restant comme les olivines et opx constituent un résidu de fusion
qui forme une harzburgite qu’on trouve à la base des lithosphères océaniques issues de dorsales rapides. À la base
des ophiolites correspondant à des dorsales lentes on n’observe pas d’harzburgite mais des lherzolite appauvries
car l’extraction est moindre, plus faible taux de fusion partielle.

Extraction et migration ascendante du magma (par percolation et fracturation) jusqu’à une chambre
magmatique : la fusion partielle commence là où la température du solidus est minimale, càd là où le

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maximum de phases minérales sont en contact. Les premières gouttes de magma apparaissent aux jonctions entre
minéraux. (Sommets des polyèdres puis s’étendent aux arêtes). Les liquides qui apparaissent aux joints ne sont
pas contigus pour de faibles taux de fusion et ne peuvent s’échapper au début.
À partir d’un certain taux de fusion ils deviennent contigus et comme ils sont moins denses que les minéraux
environnants (densité magma basaltique 2,9 par rapport à manteau 3,3), ils subissent une percolation ascendante.
Les magmas se rejoignent et forment des lentilles de liquide basaltiques dans les lherzolites si l’extraction du
liquide produit un volume trop faible (2 à 7%) qui reste prisonnier (filons de gabbros dans péridotite ou verre
dans péridotite.
L’extraction du magma se poursuit à la faveur de failles qui peuvent se former si la pression interne du liquide
dépasse le seuil de rupture de la péridotite, ce phénomène est nommé phénomène de fracturation hydraulique.
La montée du magma est donc un phénomène focalisé, rapide et périodique bien qu’il soit provoqué au départ
par une convection du manteau à l’état solide qui est au moins en profondeur large lente et continue.
La fusion commence dans le champ des lherzolites à grenat 70km, à partir du moment où la fusion commence
dans le diapir lherzolitique, le contraste de densité entre le diapir et l’asthénosphère environnante augmente ce
qui accélère la remontée du diapir en surface. En fonction de la vitesse d’accrétion des dorsales on distingue deux
types extrêmes de dorsales : rapides et lentes (voir support 5).

c. Mise en place de la couche basaltique par échappement de magma


La carapace basaltique solide qui surmonte la chambre n’est épaisse que de deux km, c’est à l’axe de la dorsale
l’épaisseur totale de la lithosphère. Elle est soumise à la distension qui accompagne la divergence des deux
plaques, elle se fracture donc par des failles verticales. Ceci permet l’émission de laves sous-marines du type
MORB.
La fracture apparue se remplit de liquide basaltique à 1200°C, il se forme un filon d’environ 1m de large qui
alimente un épanchement en surface (pillow) qui subit un phénomène de trempe au contact de l’eau de mer à
2°C.
Ce phénomène est très discontinu dans le temps : l’émission et la solidification de la lave ne durent sans doute
que quelques semaines ensuite la carapace poursuit son extension tectonique avant le prochain épisode
volcanique qui ne se produira que 10 ou 100 ans plus tard selon le type de dorsale.
La partie supérieure située au-dessus de la chambre est donc constituée de toutes les cheminées d’alimentation
des coulées basaltiques. C’est la couche des dykes.
Les laves se mettent en place par éruption fissurale ( grandes nappes de basaltes) ou volcans.

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A B

Fig.1-a: Résultats de forages et d'explorations sous-marines au voisinage de l'axe de la dorsale Atlantique centrale (Faille
de Vema)
A. Les points 1 à 7 correspondent à des sites où des péridotites mantelliques ont été draguées ou forées. Les
colonnes correspondent aux sites de forage indiqués sur la carte.
B. Comparaison de la composition chimique entre deux roches magmatiques et une péridotite (ophiolitique
Harzburgitique).
Légendes : 1 = serpentinites, 2 = amphibolites, 3 = gabbros, 4 = complexe filonien (dykes de diabase), 5 = laves en coussins.

Fig.1-b : Composition chimique pondérale exprimée en pourcentage d’oxydes de trois roches Basalte, Péridotite fertile de type
Lherzolite et péridotite résiduelle de type Harzburgite, appartenant à la lithosphère océanique.

Fig.1: Influence de la fusion incongruante et la teneur en élements compatibles et incompatibes sur la composition chimique des
magmas (Basaltes) et des solides résiduels (Péridotites)
On parle de fusion incongruente quand le liquide obtenu n’a pas la même composition que la roche de départ.

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Fig.2: Localité et mécanismes de


la fusion partielle des roches

A priori 3 moyens sont possibles


pour rapprocher ces courbes et
causer la fusion :

-Apport de chaleur à P constante

-Diminution de la pression à
température constante
(décompression adiabatique)

-Déplacement le solidus en
intégrant un fondant comme par
exemple l’eau.

Ces courbes se rapprochent


fortement au niveau de la LVZ,
c’est le lieu de la fusion partielle.

Fig.3: Influence du taux de fusion partielle


sur le chimisme des magmas (et roches)

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Fig.4: Diagramme de Harker


(séries magmatiques)

Fig.5: Mécanismes cristallisation fractionnée (suites réactionnelles de Bowen)


Les premiers cristaux à apparaître dans le magma ont une composition minéralogique différente de celui-ci. Il s’agit en général
de minéraux possédants des éléments compatibles s’intégrant bien dans les systèmes cristallins comme les minéraux basiques
ferromagnésiens (mafiques) tels que les olivines et les pyroxènes. La phase liquide résiduelle s’appauvrit en ces éléments et
s’enrichit en incompatibles. C’est la cristallisation fractionnée

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Fig.6: Structure et produits volcaniques Rifts et dorsales

Marges actives

Points chauds

Fig.1: Coupe schématique de la Terre.


Les échelles verticales ne sont pas respectées Fig.7: Contextes géodynamiques des volcans.

Fig.8: Classification granulométrique des éjectas volcaniques en mm


et en unité ø
(d’après Fisher, 1961 ; schmid, 1981 ; Fisher et schminke, 1984).

Fig.10: Représentation
schématique du cheminement
du magma en
fonction du contexte tectonique
(Cas et WrighT, 1988)

Fig.9: Contrôle du phénomènes volcaniques. (a) Faille normale,


Le contrôle tectonique (1) : vitesse de subduction de la plaque (b) faille inverse chevauchante,
plongeante (1a) et failles distensives sur la plaque chevauchante, (c) faille décrochante.
autorisant l’éventuelle montée du magma (1b). La différenciation et
la stratification des liquides et la sédimentation des minéraux dans la
chambre magmatique (2) et le mélange de magmas
(3). Le rôle des fluides (4), « juvéniles » (4a), météoriques infiltrés
profondément (4b) ou superficiels (4c). La résistance (5) du bouchon
de lave (5a) ou du toit de l’édifice volcanique (5b). Cette
représentation schématique ne peut pas respecter
l’échelle verticale : le toit volcanique a une épaisseur de quelques
centaines de mètres, la chambre magmatique se situe à une
profondeur de quelques kilomètres à quelques dizaines de kilomètres
et la déshydratation de la croûte océanique se produit à une
profondeur de l’ordre de 100 km ou plus (barDintzeff, 1985a, 1987).

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Inezgane

Eruption effusive Eruption explosive


Fig.11: Principaux types d'éruptions volcaniques

Cratère et sommet de la
colonne magmatique

Cendres Bombe Chute


et lapilli Cône advencif en pluie

coulée

Cône de cendres

Nuée ardente
Aiguille (Dôme)
Lac de laves

Cône de débris

Fig.12: Classification des édifices volcaniques

Fig.13: Magmatisme et contextes géodynamiques

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