Guide des Risques Cyber 3.0 : Évolutions et Stratégies
Guide des Risques Cyber 3.0 : Évolutions et Stratégies
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Guide des risques cyber 3.0
Table des matières / Introduction / Partie 1 / Partie 2 / Partie 3 / Conclusion / Biographie / Sources
Après le Guide Cyber et le Guide Cyber V2.0 publié en 2020, vous tenez en mains le troisième
opus de notre guide.
Les cyber-risques tiennent une place à part dans l’univers des risques. D’une part, ils sont, à ce
jour, toujours en tête de la liste des risques les plus importants du rapport Risk in Focus 2025.
D’autre part, les outils et méthodes en la matière ont beaucoup évolué depuis les derniers
travaux effectués à l’IFACI.
C’est ainsi que, toujours supervisés par Guy-Philippe Goldstein, nos adhérents se sont à
nouveau penchés sur ce Guide Cyber V3.0 qui, je l’espère, vous apportera une vision complétée
des dernières avancées et mises à jour sur les risques eux-mêmes, ainsi que sur les moyens de
les maîtriser.
Je remercie tous les adhérents contributeurs de cet ouvrage, Mathieu Couturier et Fabien
Renaudin de l’ANSSI, Vincent Maret de KPMG, Jamal Basrire de PWC ainsi que Maxime Cartan et
ses équipes chez Citalid pour la qualité de leurs apports.
Philippe Mocquard
Délégué Général
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Introduction
3 - Le rôle de l’audit et du contrôle interne face aux autres experts internes en cybersécurité
Amine SARDI, Lotfi LADOUARI, Olivier SZNITKIES
4 - Les fondamentaux techniques/ contrôles de base à connaitre à minima pour les équipes audit et
contrôle internes
Carmelita DESOUZA, François MICHAUD, Prince Nyany ILUNGA, Xavier-Alexandre TREU
10 - Vérifier et contrôler l’état des risques-cyber des fournisseurs clés de l’entreprise ou des entités
cible d’opérations d’acquisition.
Bruno LECHAPTOIS, Faiza MESSAMRI, Lucile RIVERA, Valérie Mercier
Conclusion intermédiaire
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Introduction
L’objectif
En 2020, un premier guide de l’IFACI des cyber-risques, démarré un an plus tôt, avait été publié
avec l’objectif de pouvoir servir de point de départ pour l’auditeur et le contrôleur interne dans
leur visions respectives sur ces risques nouveaux et particuliers du point de vue de la 3ième ou de
la 2ième ligne de défense de l’entreprise. Trois constats importants ont amené l’IFACI à reprendre
cet exercice quatre ans plus tard.
• D’une part, le risque cyber s’est vu confirmé depuis 2020 et la crise Covid comme l’un
des tous premiers risques de l’entreprise. C’est ce que démontre années après années
depuis 4 ans « Risk in Focus » de l’ECIIA, qui fait du risque cyber le 1er risque transverse
de l’entreprise (hors risque métier) auquel est confronté l’entreprise et par là-même, sa
2ième et 3ième ligne de défense. « Risk in Focus » n’est d’ailleurs pas la seule source à
évaluer le risque cyber à un tel niveau. Cette nouvelle importance du risque cyber se
retrouve dans les résultats du questionnaire de France Assureurs depuis 2023 ; ou
également dans ceux du PwC CEO Survey sur la France en 2024. En outre ce risque
occuperait désormais de 15% à 30% des effectifs des auditeurs et des contrôleurs
internes, selon les organisations, avec des applications de plus en plus systématiques
dans les plans d’audit (à l’instar par exemple, du risque de fraude financière).
• Pour autant, le cyber-risque continue à être à la fois mal perçu, voire rebutant pour
certains (vu comme « trop technique »). En outre, différentes évolutions technologiques
de fond (ex: cloud, IA..) sont capables de faire profondément évoluer sa pratique alors
que les évolutions sociologiques (ex: « tous codeurs avec l’IA »), régulatoires (ex: NIS2,
régulation post quantique) ou géopolitiques (chocs mondiaux) vont probablement
continuer à le maintenir dans le TOP1 1/ TOP 2 des risques de l’entreprise. La rapidité de
son évolution, ainsi que son maintien au premier rang des risques de l’entreprise,
laissent penser que ce risque n’est pas encore totalement maîtrisé par l’entreprise.
• Cependant, cinq ans après la publication du Guide des Cyber-Risques pour et par les
Auditeurs & les Contrôleurs Internes, les organisations sont désormais plus aguerries.
Les approches se sont affinées ; des outils ont commencées à apparaître ; et dans de
nombreuses organisations d’audit et de contrôle interne, un renforcement des
méthodologies tout autant des bonnes pratiques a pu avoir lieu, éprouvées au fil du
temps et des retours d’expérience. Pour l’IFACI, le moment est donc apparu comme
propice de revisiter l’ensemble des réflexions du guide de 2020.
La démarche
Tout comme pour le Guide 2.0 paru en 2020, le Guide 3.0 a pour objectif d’être directement utile
aux auditeurs et aux contrôleurs internes. Dans ce contexte, l’IFACI est parti de principes
simples :
1. Demander directement aux auditeurs et contrôleurs internes, via une enquête en ligne, les
questions identifiés comme les plus importantes concernant les risques cyber (voir ci-dessous
les résultats) ;
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2. Dans le contexte toujours évolutif du cyberespace, se concentrer sur les points les plus
prioritaires plutôt qu’essayer d’apporter des réponses exhaustives ;
3. Créer pour chaque question de petites équipes de travail, constituées des auditeurs et des
contrôleurs externes : ces équipes de professionnels seront les mieux à même de répondre aux
questions de leurs propres confrères.
Ces volontaires, dont on pourra retrouver une biographie à la fin de ce guide, ont également été
épaulés par des experts externes –Vincent Maret de KPMG, Jamal Basrire de PwC et également
des experts de Citalid avec l’aide de son dirigeant, Maxime Cartan. Enfin, des experts de l’ANSSI,
Fabien Renaudin et Mathieu Couturier, ont bien voulu accompagner la démarche à son
initiation. Qu’ils trouvent ici l’expression de nos remerciements.
Une enquête en ligne sur les questions les plus importantes que se posaient les auditeurs et les
contrôleurs internes au sujet des cyber-risques a été soumise aux membres de la communauté
de l’IFACI. 64 participants y ont répondu. La population des répondants a été constitué pour
73% d’auditeurs et pour 27% de contrôleurs internes et de consultants. Les répondants
venaient principalement d’organisations de plus de de mille employés (56%) suivi d’une
représentation significative de PME et ETI entre 100 et 1000 employés (37%).
Toutes les questions sélectionnées ont dépassé les 50% de réponse de type « oui, très
intéressé.e », un très haut niveau. Elles ont toutes atteint un niveau supérieur à 80% d’intérêt si
l’on cumule les réponses « oui, interessé.e » et « oui, très intéressé.e ».
On note certaines évolutions sur l’importance respective de chacune des questions, comparé à
l’enquête de 2020. La question des impacts opérationnels concrets (Q1) est identifiée en 2024
comme la plus importante. Cela reflète peut-être la nécessité d’être capable de désormais
mieux caractériser ce risque afin d’être plus précis dans sa gestion et son contrôle. Ce point fait
écho à la question suivante – celle de sensibiliser le top management (Q2). La question des
fondamentaux techniques/ contrôles de base à connaitre à minima pour les équipes audit et
contrôle internes (Q4), la première en 2020, demeure néanmoins dans le top 5 : s’il y a plus de
maturité générale qu’en 2020, de nombreuses organisations continuent à se demander encore
quel est le « bon » point de départ pour gérer ce risque. Pour les auditeurs et pour les contrôleurs
internes généralistes, il demeure aussi une question de positionnement face aux autres experts
internes et externes, un point également abordé dans la question du rôle de l’audit et de
contrôle interne (Q3).
L’ensemble des autres questions font aussi écho à l’environnement toujours en évolution de
l’entreprise de ses systèmes informatiques, qu’il s’agisse des impacts liés à des transformations
technologiques telles que l’IA, le Cloud ou le low-code (Q9) ; la réalité d’une entreprise vivant
dans un écosystème établi en réseau (Q10) ; des chocs géopolitiques et une veille générale
nécessaire (Q7) ; des changements de régulation toujours plus rapides qu’il faut anticiper (Q6).
Toutes ces évolutions posent la question de la mesure à un instant t de la maturité de
l’organisation (Q5) – alors même que demeure un des invariants les plus profonds et les plus
importants du risque cyber : celle du facteur humain (Q8).
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L’ensemble des travaux réalisés par les différentes équipes de travail a été présenté en
session plénière et ont donné lieux à des fiches de synthèse ici présentes. Ces fiches
doivent être lues comme une introduction à chacune de ces questions clés, et doivent
permettre aux auditeurs et contrôleurs internes une première orientation.
Ces fiches sont donc l’expression de la réflexion des différentes équipes. Epaulés par les
conseils listés plus haut, les équipes d’auditeurs & contrôleurs internes ont néanmoins
gardé jusqu’au bout le contrôle rédactionnel et donc sont seules responsables des
éléments posés ici. Il s’agit d’un parti pris.
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Avis, exemples, réflexions sont donc les bienvenues de la part de l’ensemble des
auditeurs et contrôleurs internes. Tout apport constructif permettra de faire progresser la
communauté des membres de l’IFACI, tant le sujet, important et riche, doit encore
incorporer variations, compléments ou même situations éventuelles de contre-
indication. Au-delà de ce guide et de son matériel, c’est cette conversation qui permettra
à la communauté des auditeurs et des contrôleurs internes de contribuer de manière
efficace et dynamique à un risque en perpétuelle évolution, qui menace les entreprises
et même, parfois, les nations derrière les organisations qui la composent.
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Partie I
Vision d’experts
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Mathieu Couturier,
Chef de la division Management de la Sécurité du Numérique de la sous-direction Stratégie
de l’ANSSI.
Dans un monde de plus en plus connecté et numérisé, la maitrise des risques cyber est devenue un
enjeu incontournable pour les organisations, qu’elles soient publiques ou privées. Face à
l'intensification des menaces, qui touchent désormais tout le monde, et à l'évolution rapide des
technologies, il est essentiel que les entreprises adoptent une approche proactive, intégrée et
systémique de la gestion des risques numériques. Le Guide des Cyber Risques 3.0 de l'IFACI, fruit de
l'expertise collective des professionnels de l’Audit et du Contrôle Interne, constitue une réponse
essentielle pour renforcer la résilience des organisations face aux défis de la cybersécurité.
Ce guide se veut pragmatique et propose des axes de réflexions, des outils et des bonnes pratiques,
des méthodologies éprouvées et des référentiels adaptés aux réalités actuelles, permettant aux
organisations de mieux évaluer, maîtriser et atténuer les risques numériques dans un environnement
en perpétuelle évolution. Il est essentiel que les dirigeants et responsables métiers comprennent ces
risques, et intègrent leur maitrise dans leurs priorités. Ce guide s'inscrit également dans un contexte
où la cybersécurité ne se limite plus uniquement à une simple question technique, mais devient un
enjeu stratégique pour les entreprises, touchant tous les aspects de leur fonctionnement.
Nous encourageons les professionnels de l’Audit et du Contrôle Interne à utiliser ce guide comme un
outil intégrant les bonnes pratiques indispensables pour renforcer la maitrise des risques cyber, tout
en tenant compte de l’évolution rapide des menaces et des technologies, afin de garantir une
gouvernance de la sécurité numérique efficace.
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Table des matières / Introduction / Partie 1 / Partie 2 / Partie 3 / Conclusion / Biographie / Sources
Vincent Maret,
Associé KPMG, en charge des activités de conseil en Cybersécurité, Protection des données
personnelles et IA de confiance
La cybersécurité est plus que jamais une priorité stratégique pour les directions générales et les
conseils d'administration. Les dirigeants ont pleinement conscience des impacts dévastateurs
que les cyber attaques peuvent avoir sur la continuité des activités, la réputation de l’entreprise ou
la confiance des clients. À cela s’ajoute un cadre réglementaire de plus en plus contraignant, avec
notamment le RGPD, DORA, NIS2, l’AI Act et demain le Cyber Resilience Act. En réponse à ces
évolutions, on a assisté depuis une dizaine d’années, à une montée en puissance des moyens
humains et budgétaires consacrés par les entreprises à la protection contre les cyber menaces. Et
ce sujet de la cybersécurité a été intégré dans tous les plans d’audit.
Mais les entreprises sont confrontées à une extension constante de la surface d'exposition aux
menaces cyber. Là où les menaces visaient hier principalement les systèmes d’information de
gestion, elles portent aujourd’hui en plus sur les systèmes industriels ainsi que les produits et les
services vendus par les entreprises. Les tensions géopolitiques exacerbent les risques d’impacts
directs ou indirects de cyberattaques étatiques et d'espionnage industriel. Les innovations
technologiques telles que l’IA, le Web3 et l'Internet des objets offrent de nouvelles opportunités,
mais introduisent également des risques inédits, renforçant la nécessité d'une vigilance accrue. La
dépendance croissante des entreprises à leurs sous-traitants technologiques engendre des
risques accrus de fuites de données ou d’arrêts d’activité.
Face à ces enjeux, le rôle de l'auditeur interne évolue. Il s’agit d’adapter son positionnement et de
renforcer ses collaborations avec les équipes opérationnelles, les experts technologiques et les
fonctions de contrôle pour appréhender les risques de manière transversale, systémique et
dynamique. En travaillant main dans la main avec ces parties prenantes, tout en assurant son
indépendance, l’auditeur interne peut fournir aux directions générales et aux comités d’audit une
vue d’ensemble des risques cyber et des leviers d’action envisageables, leur permettant de prendre
des décisions éclairées. Les décideurs doivent pouvoir trouver le juste équilibre entre agilité et
maîtrise des risques, afin de protéger le présent tout en préparant l’avenir. L’auditeur interne joue
ainsi un rôle clé en apportant des recommandations pragmatiques qui permettent non seulement
de renforcer la résilience face aux menaces actuelles, mais aussi de positionner la cybersécurité
comme un levier pour l’entreprise.
C’est toute l’ambition de cette version 3.0 du guide des Cyber-Risques de l’IFACI : accompagner
les auditeurs internes dans cette mission, en leur fournissant des outils et des méthodes pour
analyser les enjeux, évaluer les risques et contribuer à la prise de décisions.
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Jamal Basrire,
L’ère numérique, en constante évolution, a ouvert des perspectives incroyables pour les
organisations du monde entier. Cependant, avec ces opportunités viennent également des défis
inédits.
La cybersécurité plus que jamais érigée comme une priorité stratégique des
dirigeants d’entreprise.
La menace cyber continue de croitre et constitue pour les dirigeants d’entreprise la priorité
numéro 1 devant les risques environnementaux, géopolitiques ou sociétaux selon l’enquête
« Global Digital Trust Insights (DTI) 2025 » de PwC.
Il ne suffit plus de considérer la cybersécurité comme une simple fonction technique. Elle doit
être intégrée au cœur de la stratégie d’entreprise, avec une gouvernance claire et des ressources
dédiées. A titre d’exemple le modèle des 3 lignes de défense permet de poser un cadre de
responsabilité efficace devant être décliné au contexte de chacune des organisations. La
sensibilisation des collaborateurs et le développement d’une cyber-hygiène sont 2 facteurs clés
pour établir des fondations solides.
Parmi ces tendances technologiques, l’adoption de l’IA générative apparait comme un enjeu
prenant de l’ampleur. Face à une donnée jouant un rôle de plus en plus central et dans le même
temps de plus en plus accessible, 51% des répondants positionnent la protection des données
comme la priorité no. 1 des investissements cyber (source : Digital Trust Insights 2025, PwC) ?
Jusqu’à présent, des cadres législatifs comme le règlement général de protection des données
(RGPD) en Europe ou la loi de programmation militaire (LPM) en France imposaient déjà des
standards stricts de protection des données ou plus globalement de sécurité des systèmes
sensibles.
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Selon la DTI 2025 de PwC, seulement 16% des entreprises indiquent être totalement confiant
dans leur capacité à être en conformité réglementaire (NIS2 et DORA notamment). Seuls 2%
indiquent avoir mis en œuvre une cyber résilience couvrant l’ensemble de leur organisation. Ces
statistiques montrent ainsi l’ampleur du travail à encore réaliser dans un contexte où les
entreprises chercheront à améliorer la performance de leur fonction cyber compte tenu de
l’attention particulière des dirigeants sur les dépenses. 77% des répondants à notre enquête
indiquent que leurs budgets cyber augmenteront en 2025…
Les entreprises ne disposant pas toutes des mêmes moyens et des mêmes dispositifs, celles-ci
se questionnent actuellement sur leur modèle opérationnel avec un recours croissant au
« services managés » pour compléter leur dispositif actuel voire parfois pour challenger le
dispositif établi qui ne répond pas aux exigences de qualité et d’efficacité attendu par les
entreprises.
Les risques cyber ne se limitent pas aux frontières de l’organisation. Les fournisseurs et
partenaires peuvent également être des vecteurs de cyberattaques. Il est crucial d’incorporer des
clauses d’audit rigoureuses dans les contrats et de vérifier l’état des risques cyber des
fournisseurs clés.
Un guide 3.0 visant à poser les fondamentaux d’une approche cyber en 2025
Les 10 grandes questions abordées dans ce guide constituent un outil indispensable pour toutes
les organisations pour naviguer les principales clés de succès pour aborder les risques cyber
dans le paysage numérique actuel. Ce guide qui a mobilisé 32 auditeurs et contrôleurs internes
qui proposent des stratégies pragmatiques et actuelles pour anticiper, prévenir, et réagir face aux
cybermenaces. Implication des dirigeants, dashboarding cyber, mise en place des fondamentaux
techniques, veille sur la menace cyber (cyber threat intelligence) et surveillance de l’exposition,
supervision et surveillance du risque cyber des tierces parties sont autant de stratégies qui
devront faire partie de l’arsenal des fonctions cyber d’entreprise. A l’ère de l’IA, il conviendra par
ailleurs de mettre en œuvre une approcher cyber pour l’IA tout en étudiant les opportunités
qu’offre l’IA à la cyber.
Ce guide pose la posture à adopter pour traiter les risques cyber dans l’ère technologique dans
laquelle nous entrons. Il constitue un point de départ important à la poursuite des discussions
qui amèneront chaque entreprise dans la revue de sa stratégie cyber dans cette nouvelle ère…
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Maxime Cartan
Le risque cyber ne se résume plus à une simple question technique : il a un impact sur chaque
facette de l’entreprise, de la continuité opérationnelle à la réputation, en passant par la
performance financière. En échangeant chaque jour avec l’ensemble des parties prenantes du
risque cyber, nous observons chez Citalid ce défi croissant : la menace devient plus complexe,
les cyberattaques plus ciblées, et leurs conséquences plus lourdes. Le pilotage stratégique du
risque cyber est donc une priorité pour toute organisation.
Le guide de l’IFACI développe une approche pratique, conçue pour permettre aux auditeurs
internes de transformer le risque en levier de résilience. Comment éveiller et maintenir l’intérêt
des dirigeants avec des tableaux de bord clairs et actionnables ? Comment briser les silos et
permettre une collaboration fluide entre auditeurs, RSSI, comités exécutifs, Risk Managers,
assureurs, etc. ? Comment mesurer dynamiquement la maturité cyber d’une organisation dans
son intégralité, ainsi que son exposition financière à des scénarios de risque ? Autant de
questions cruciales auxquelles ce guide apporte des éléments concrets de réponse.
Avec l’élargissement des menaces et des régulations internationales comme DORA, NIS2 ou les
nouvelles règles de la SEC, le risque cyber est enfin pleinement reconnu comme un risque
business. Dans ce contexte, les auditeurs internes jouent un rôle clé : garantir une maîtrise
solide des risques, en interne comme auprès des partenaires et fournisseurs critiques, sans
oublier les processus d’acquisition.
Pourtant, la maturité face au risque cyber reste hétérogène. Or, pour protéger efficacement
l’organisation, il ne suffit plus de réagir aux incidents ; il faut anticiper, sensibiliser et assurer une
compréhension commune des enjeux. Ce guide aide à combler ce fossé, en fournissant des
éléments concrets pour aligner l’organisation et faire sortir la sécurité des systèmes
d’information de son isolement. C'est un enjeu business, et sa valeur ajoutée n'est plus à
prouver dans un environnement numérique.
L’importance des auditeurs internes dans cette transition ne fait désormais plus de doutes pour
nous. Elle nous parait même centrale. En se tenant informées de la menace, des évolutions
géopolitiques et des nouvelles technologies, les équipes de contrôle pilotent la résilience
organisationnelle, intégrant une approche cyber robuste et adaptable. Nous espérons que ce
Guide aidera donc les auditeurs et les contrôleurs internes à mieux exploiter de nouveaux outils
et méthodes pour réinventer le rôle de l’audit interne face au cyber.
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Partie II
Les Questions Clés des Auditeurs Et Des Contrôleurs Internes
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Quatre objectifs majeurs pour l’organisation et ses auditeurs & contrôleurs internes
peuvent être notés autour de cette question, suivis des quelques exemples concrets :
• Améliorer la prise de décision éclairée en cyber-risques, domaine récent et
complexe pour les Comités de Direction du fait de la nature protéiforme des
attaques (externes ou internes) et de leurs impacts souvent très préjudiciables pour
les organisations.
• Réduire les coûts liés aux pertes et aux dommages tout en investissant de
manière adaptée à la maturité cyber nécessaire aux métiers.
• Améliorer la résilience opérationnelle lors des crises cyber.
• Protéger la valeur de l’organisation, sa réputation et la confiance des marchés.
Tous ces impacts opérationnels des risques cyber entraînent des coûts directs et
indirects qui pourront faire l’objet d’une analyse assurantielle par ailleurs. À court
terme, l’entreprise doit financer l’analyse de l’attaque, la remédiation des dommages, et
les pénalités de retard contractuelles. La temporalité et le niveau de couverture d’une
police d’assurance ne garantissent souvent pas une couverture complète et rapide de
ces impacts.
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Quels sont les grands principes qui permettent de mieux gérer les impacts
opérationnels du risque cyber ?
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Dans le propos qui suit, nous abordons l'organisation et la méthodologie pratique, les
deux impérativement nécessaires pour identifier et maîtriser les impacts opérationnels
concrets des cyber-risques. Il s’agit ici de s’assurer que ces bonnes pratiques sont
mises en place. Les éléments ci-joints peuvent donc servir de référence pour évaluer les
pratiques existantes.
Design (conception)
• Instaurer un dialogue entre les métiers et l’IT : Partir des métiers opérationnels
pour identifier les sources de valeur/richesse de l’entreprise et les processus et
ressources critiques correspondants. Associer les personnes concernées des
métiers à l’identification des impacts opérationnels concrets afin de proposer
des recommandations pragmatiques et proportionnées aux risques perçus par les
métiers. Associer également les spécialistes des systèmes d’information pour
identifier et préciser les scénarii d’attaques qui auraient le plus d’impact sur ces
processus critiques.
• Mettre en place un plan d’actions visant à renforcer la sécurité et/ou la
résilience.
• Proposer une approche d’audit fondée sur les risques dont la couverture et la
granularité seront assurées par amélioration continue en procédant par itération :
les risques opérationnels sont complétés et raffinés au fil des itérations plus
granulaires, plus couvrantes sur le périmètre retenu.
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Guide des risques cyber 3.0
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Guide des risques cyber 3.0
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Quelles sont les principales sources d’échec des missions d’audit de l’impact
opérationnel des risques cyber ?
• Vouloir tout régler au premier passage : c’est-à-dire ne pas profiter des itérations
successives d’analyse de risques pour bien hiérarchiser les sujets, pour se
contenter d’aller à l’essentiel en première itération, pour bien affecter les moyens
d’audit au fil des itérations et de la granularité de couverture des impacts
opérationnels identifiés.
V – Conclusions
Les enjeux opérationnels des risques cyber sont majeurs. Ils nécessitent une
compréhension et un engagement formel et régulier des organes de direction. Cet
engagement réel est une des tendances lourdes des références normatives
internationales (ISO IEC 27001) et des exigences règlementaires européennes (Directive
NIS2). Il faut donc veiller à manager de façon professionnelle les risques cyber (Plan,
Build, Run, Audit and Control) et en garantir une gouvernance éclairée et active (cadre
référentiel, résultats, ressources, risques, transparence et engagement des acteurs).
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Les auditeurs internes et les contrôleurs internes ont toute leur place pour aider à
mieux maîtriser ces risques et également pour mieux communiquer avec les
organes de direction, et mieux les impliquer. Ils sont les niveaux 3 (auditeurs) et 2
(contrôleurs) qui complètent les actions de production et de contrôle opérationnel de
niveau 1 effectuées par la Direction des Systèmes d’Information et ses fournisseurs.
D’un point de vue formation des auditeurs et des contrôleurs internes sur le domaine
des enjeux opérationnels des risques cyber, il est pertinent de songer à deux axes de
progrès :
- Un axe endogène à la profession : la formation spécialisée sur ces sujets par l’IIA,
l’IFACI, etc.
- Un axe exogène : l’invitation à participer activement à certains travaux d'experts
techniques (RSSI, hackers éthiques, etc.) pour mieux comprendre les arcanes
technologiques et aider à les synthétiser en management.
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ANNEXE 1 : Les grandes étapes d’une analyse des risques opérationnels (exemples
de méthodologies).
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I - Enjeux de la question
La maitrise des risques métier liés à la cybersécurité est une question de direction
générale et de conseil d’administration. Il est donc vital pour une organisation de mettre
en place les éléments permettant aux dirigeants (Comité exécutif, Conseil
d’Administration, Comité d’Audit) d’avoir une vision juste :
• Du niveau de menace cyber pour l’entreprise,
• Du niveau de maîtrise des risques cyber,
• De l’adéquation des dispositifs de résilience (PCA, PRA, …),
• De l’impact du risque cyber sur les autres risques/fonctions de l’entreprise,
• Du niveau de maîtrise globale de l’ensemble des risques,
• Du niveau de conformité aux lois et de la responsabilités civile et pénale des dirigeant,
(RGPD, NIS2, DORA, AI Act, Etc…),
• De l’avancement des plans d’actions et des remédiations,
• Des risques résiduels.
In fine, ces décideurs, dont le temps et les esprits sont occupés par de multiples tâches
et responsabilités, doivent pouvoir, en matière de cybersécurité, se saisir des bons sujets
et prendre les bonnes décisions en termes de gestion des risques, de stratégie financière,
d'investissements et/ou d'allocations des ressources.
C’est une dimension essentielle dans la gestion des risques cyber, et donc un domaine
que les fonctions de la maîtrise des risques (audit interne, contrôle interne, gestion des
risques, conformité, data privacy) doivent aborder dans leurs missions respectives (plan
d’audit, audits, cartographie des risques, tests terrains, …).
II - Grands principes
Les dirigeants doivent recevoir une information pertinente et bénéficier d’interactions
avec des professionnels de la cybersécurité leur permettant d’obtenir ce bon niveau de
vision, avec des informations :
• À jour, exactes et sincères,
• En nombre adapté (ni trop, ni trop peu),
• Compréhensibles (pas trop techniques, en lien avec les métiers, etc.),
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Guide des risques cyber 3.0
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Par exemple, le nombre d’attaques bloquées par un firewall n’est pas un indicateur
très intéressant pour un dirigeant. Doit-il s’alerter de voir que 10 000 attaques sont
bloquées par mois ? Est-ce grave ? Que doit-il faire ? En revanche, savoir que seules
25% des applications classifiées comme critiques en termes de disponibilité
disposent d’un plan de continuité formalisé et testé est le type d’information qui peut
et doit intéresser vivement un dirigeant et l’amener à prendre des décisions.
B) L’audit interne devrait s’assurer que les éléments contribuant à la sensibilisation des
dirigeants en termes de cybersécurité :
• Sont adaptés en termes de fréquence, durée et modalités,
• Favorisent leur acculturation dans le domaine de la cybersécurité,
• Incluent des pratiques innovantes (rapport de l’état de la menace, war
games, intervention d’experts, de régulateurs, outils de quantification,
etc.) ou des exercices favorisant la prise de conscience (ex : Red Team)
• Exemple A : des exercices de Red Team pilotés par l’audit (3 e ligne
de défense) et réalisés par une tierce partie de manière ponctuelle
(ex : tous les deux ans, sur des sujets nouveaux) ont pu réussir à
sensibiliser fortement des directions générales d’entreprises
industrielles en particulier quand ils ont pu être traduits en
impacts opérationnels.
• Exemple B : des exercices de quantification du risque cyber
pouvant utiliser la méthodologie FAIR et certains nouveaux outils
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Guide des risques cyber 3.0
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C) L’audit interne devrait s’appuyer sur des comparaisons avec des pratiques de place
(benchmark) pour s’assurer que la sensibilisation du top management est au bon
niveau, mais aussi pour aider à la prise de décision par les dirigeants.
D) L’audit interne doit lui-même communiquer au bon niveau avec les dirigeants,
notamment via des KPI/KRI :
• Sur le niveau de couverture des zones de risque cyber par le plan d’audit
interne,
• Sur l’avancée du plan d’audit,
• Sur l’avancée de l’application des recommandations issues des plans
d’audit précédents,
• Sur l’état d’avancement des plans d’actions associés aux risques cyber,
• Sur le niveau de résilience global de l’organisation,
IV – Points d’attention
B) Le rôle des fonctions liées à la maîtrise des risques n’est pas de calculer les
indicateurs fournis aux dirigeants : ceux-ci sont produits par la première et la
deuxième ligne (direction des systèmes d'information (DSI), RSSI, …). Toutefois,
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Guide des risques cyber 3.0
Table des matières / Introduction / Partie 1 / Partie 2 / Partie 3 / Conclusion / Biographie / Sources
l’audit interne peut vouloir vérifier que les indicateurs fournis aux dirigeants sont
exacts, ce qui peut passer par l’analyse du processus de production des indicateurs,
mais aussi parfois par leur (re)calcul par l’audit interne.
C) L’audit interne doit s’assurer que toutes les parties prenantes, y compris les
dirigeants, sont conscients du domaine de validité, et donc des limites et
contraintes, des services de « rating » cyber.
V - Conclusions
Le sujet de la sensibilisation des dirigeants aux risques cyber, et plus largement, de la
mise à disposition d’informations pertinentes pour leur permettre de remplir
efficacement leur rôle décisionnel, est absolument primordial.
Les fonctions liées à la maîtrise des risques (audit interne, gestion des risques, contrôle
interne, conformité, data privacy) ont un rôle clé à jouer dans cette démarche en intégrant
ces aspects dans leurs missions. Grâce à sa connaissance approfondie des processus
internes et des interactions entre les différentes parties prenantes, l’audit interne est
idéalement positionné pour évaluer l’efficacité des dispositifs de sensibilisation et des
tableaux de bord destinés aux dirigeants, et plus généralement leur contribution à la
maîtrise des risques cyber.
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Guide des risques cyber 3.0
Table des matières / Introduction / Partie 1 / Partie 2 / Partie 3 / Conclusion / Biographie / Sources
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Guide des risques cyber 3.0
Table des matières / Introduction / Partie 1 / Partie 2 / Partie 3 / Conclusion / Biographie / Sources
Introduction
Le risque cyber est le plus souvent, et légitimement, dans le top 10 des risques majeurs des
entreprises. Les directions d'audit et de contrôle interne se posent souvent la question de
leur positionnement, de l'étendue de leurs responsabilités et de leur capacité d'action quant à
ce risque transversal, pervasif et difficilement quantifiable. Aucune organisation n'est
équivalente à une autre en matière d'exposition aux risques cyber, en matière de maturité de
gestion de ce risque, et d'organisation et de capacités technologiques à faire face à ce risque.
Néanmoins, poursuivant la réflexion entamée dans le guide IFACI 2.0 des Cyber-Risques, nous
proposons quelques orientations visant à articuler au mieux les travaux de l'audit et du contrôle
interne avec ceux des experts internes en cyber sécurité.
Notre développement vise à partager quelques orientations issues des meilleures pratiques
observées parmi les adhérents de l'IFACI et le positionnement de l'audit et du contrôle interne
vis-à-vis des différents dispositifs de maîtrise des risques liés à la cybersécurité.
1) Comment établir une collaboration active entre les acteurs d’assurance en matière de
cyber-risques
Les auditeurs/contrôleurs internes et les RSSI/DSI ont des responsabilités qui se recoupent et
des objectifs communs en matière de maîtrise des risques de cybersécurité :
• Le rôle des DSI/RSSI est opérationnel et technique. Il implique d’analyser les risques
pour définir les politiques et mesures de sécurité et de veiller à leur bonne mise en
œuvre (contrôle et audit). Les DSI/RSSI agissent en première et deuxième ligne de
défense sur les cyber-risques.
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Guide des risques cyber 3.0
Table des matières / Introduction / Partie 1 / Partie 2 / Partie 3 / Conclusion / Biographie / Sources
avec objectivité une assurance, des conseils et des points de vue fondés sur une
approche par les risques. 1». L’audit se positionne en troisième ligne de défense.
• Les rôles sont complémentaires avec une vision plus technique pour les RSSI/DSI et
une vision métier pour les auditeurs/contrôleurs internes.
• La question cruciale est donc de savoir comment collaborer de manière optimale pour
assurer la sécurité et l'efficacité des stratégies et des opérations de cybersécurité. La
présence d’un RSSI et l’existence d’une fonction d’audit IT peuvent jouer un rôle
déterminant dans cette dynamique. Dans tous les cas, il est essentiel que la
responsabilité de la cybersécurité soit clairement définie, qu'elle incombe au RSSI ou,
à défaut, au Directeur des Systèmes d'Information (DSI). En outre, la maîtrise de ce
risque doit impérativement figurer au cœur des préoccupations de l’audit et du contrôle
interne. Cela inclut l'évaluation régulière des systèmes de sécurité, de la mise en place
de protocoles de réponse aux incidents, et de l’assurance que toutes les parties
prenantes comprennent leurs rôles et responsabilités en matière de cybersécurité.
Seule une approche intégrée et proactive permet de gérer efficacement ces risques et
de protéger notamment les actifs informationnels de l'organisation.
• Il est possible pour les auditeurs et contrôleurs de fournir une assurance, jusqu’à un
certain point, sans expertise technique approfondie et/ou en ayant recours à de
l’assistance externe spécialisée, quant à la maîtrise des risques cyber et la mise en
œuvre de certaines thématiques clés. Certaines de ces thématiques clés (cf. tableau
en section 2) sont listées ci-contre :
o La gouvernance, la stratégie et l’organisation de la cyber sécurité (Comment est
structurée la gouvernance de la cybersécurité au sein de l'entreprise ? Quels
sont les rôles et responsabilités des différents comités et parties prenantes ?
Existence et positionnement d’une fonction RSSI ? Répartition des rôles et
responsabilité entre les 3 lignes de défense ? Etc…) ;
o La gestion du risque cyber (Le risque cyber est-il recensé dans la cartographie
des risques ?) ;
o Les contrôles et les procédures (Existence d’une politique de sécurité
informatique formalisée et maintenue ? Existence de référentiels de conformité
ou d’obligations réglementaires en matière de sécurité des SI ?) ;
o L’existence de programme de formation/sensibilisation des utilisateurs et des
collaborateurs de la DSI (A noter : la dimension du facteur humain dans le
cyber-risque est particulièrement critique – voir Q8/Sensibiliser les
collaborateurs, et développer une « cyber-hygiène » et mieux contrôler le
facteur humain);
o L’inventaire des systèmes et outils (Le périmètre SI est-il documenté ? Les
applications critiques sont-elles identifiées ? Existe-t-il un inventaire à jour des
sites internet ?) ;
o L’existence de plan de continuité de l’activité ou de résilience prenant en
compte les scénarios de risques cyber ;
o La maintenance des systèmes (Les versions logicielles des systèmes identifiés
sont-elles à jour ?) ;
o L’existence de sauvegardes suffisamment fréquentes et testées ?
o La gestion des accès.
1
[Link]
interne-cripp/
27
Guide des risques cyber 3.0
Table des matières / Introduction / Partie 1 / Partie 2 / Partie 3 / Conclusion / Biographie / Sources
• Certains aspects de l’exercice d’audit et de contrôle peuvent nécessiter bien sûr des
expertises techniques (Exemples : tests de vulnérabilité, tests d’intrusion, audit de
code, etc…). Le recours à une assistance externe peut être une solution et il est possible
pour cela de s’appuyer sur des partenaires qualifiés PASSI (Prestataires d’Audit de
Sécurité des Systèmes d’Information) par l’ANSSI
([Link]
• Lorsque l'audit interne décide de faire appel à des prestataires externes pour des tests
de pénétration ou des simulations d'attaques dans le cadre d'une évaluation de la
cybersécurité (par exemple au travers d’activités de type « red team »), il est crucial de
mettre en place un dialogue préalable avec la Direction des Systèmes d'Information
(DSI) et la Direction Générale (DG). Ce dialogue permet de prévenir et de gérer
efficacement les risques d'interruption des systèmes d'information (SI) de
l'organisation. En effet, L’audit interne, en concertation avec la DSI et la DG, assure non
seulement que les tests de pénétration ou les simulations d’attaques sont menés de
manière contrôlée, mais aussi qu’ils contribuent à renforcer la sécurité sans
interrompre les opérations critiques de l’organisation. Un dialogue en amont permet
d’anticiper les risques, de mieux gérer les contraintes techniques, et de s'assurer que
toutes les parties prenantes sont alignées sur les objectifs, les résultats attendus et les
conditions d’exercice des tests. Il conviendra, bien entendu, d’évaluer l’indépendance
et l’objectivité des prestataires d’audit de cybersécurité notamment au vu des services
qu’ils seraient susceptibles de fournir ou d’avoir fournis à la DSI ou au RSSI.
o A noter : la discussion a relevé que dans certains cas exceptionnels, la
nécessité de créer des prises de conscience forte de l’état du cyber-risque dans
l’organisation a pu conduire certaines directions de l’audit interne a mené des
exercices de type « red team » avec un minimum de coordination avec la DSI,
ainsi cependant qu’avec la coopération pleine et entière de certains cadres
dirigeants clés de la DG. Entre autres, les risques d’interruption des SI doivent
alors être particulièrement surveillés.
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Guide des risques cyber 3.0
Table des matières / Introduction / Partie 1 / Partie 2 / Partie 3 / Conclusion / Biographie / Sources
Plusieurs types de missions liées à la gestion des cyber-risques peuvent être menées par l’audit
interne et elles peuvent renforcer ou compléter la démarche de la DSI ou du RSSI :
• L’évaluation des contrôles généraux classiques et non techniques (ITGC) contribuent à
renforcer la démarche et le message du RSSI pour la bonne application de la politique
de sécurité. Ils permettent de sensibiliser les utilisateurs et éventuellement d’identifier
des zones de risques.
• Les démarches de cartographie ou de quantification des risques permettent de lier les
cyber-risques aux enjeux métiers et de sensibiliser/mobiliser le management de
l’organisation. La quantification du risque cyber en particulier, qui consiste à évaluer
financièrement les impacts des scenarios de risques cyber de l’organisation, est un
excellent moyen de rapprocher les visions techniques et métiers pour ensuite prioriser
les actions de cybersécurité.
• Les missions spécifiques d’évaluation de la maturité défensive (tests d’intrusions,
audits de codes, audits verticaux sur un asset critiques) sont à réaliser en bonne
intelligence avec le RSSI afin d’assurer une couverture optimale du périmètre des
systèmes d’information de l’entité.
• Enfin, l’audit peut notamment porter son attention sur la résilience de l’organisation.
C’est un point important qui n’est parfois pas directement ou prioritairement couvert par
le RSSI. Il s’agit d’évaluer la maturité de l’organisation pour se relever après un incident
de cybersécurité
o Entre autres : Stratégie et procédures de sauvegarde et de redondance ;
Existence d’une cellule de crise en cas d’attaque cyber majeure ; Existence
d’une matrice RACI (Responsable, Autorité, Consulté, Informé) clairement
définie montrant les responsabilités de chaque partie prenante pendant la
gestion de crise ; Existence de plans de continuité ou de reprise d’activité ;
Préparation à la gestion de crise, etc….
• Ainsi, le développement d’une relation complémentaire et constructive semble
nécessaire au regard des objectifs communs et de l’ampleur de la tâche à accomplir en
matière de maîtrise des cyber-risques.
Les équipes opérationnelles gèrent au quotidien la mise en œuvre des solutions et des actions
en cybersécurité. Les utilisateurs SI et directions métier sont également responsables de la
sécurité des informations traitées dans leur domaine respectif.
Le rôle de la deuxième ligne est de s'assurer que les contrôles mis en place sont suffisants et
efficaces. Le RSSI apporte une expertise technique, tandis que le contrôle interne évalue la
conformité des actions par rapport aux réglementations et aux politiques internes. Le RSSI
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Guide des risques cyber 3.0
Table des matières / Introduction / Partie 1 / Partie 2 / Partie 3 / Conclusion / Biographie / Sources
La troisième ligne agit de manière indépendante pour vérifier que les deux premières lignes
fonctionnent efficacement et que la cybersécurité est correctement gérée au sein de
l'organisation y compris et notamment en matière de gouvernance, d’organisation, de
formation/sensibilisation des utilisateurs.
Ligne 1
Equipes opérationnelle Ligne 2 Ligne 3
Thématiques clés
DSI, Utilisateurs SI et RSSI, Contrôle Interne Audit interne
Directions métier
Gouvernance, organisation, Mise en place Le RSSI propose aux Audit la gouvernance, la
responsabilité en matière opérationnelle des organes de gouvernance responsabilité et
de cyber directives du RSSI et des les politiques de sécurité l'efficacité des
politiques de adapté et veille à leur processus.
cybersécurité. application.
Le Contrôle Interne
vérifie leur application et
la pertinence de leur
conception au vu des
exigences de conformité
(réglementaire et par
rapport aux politiques et
procédures définies).
Cartographie et gestion des Identification des risques Le RSSI centralise et met Evaluation de la
risques cyber au niveau opérationnel. à jour la cartographie des méthodologie mise en
risques cyber. œuvre par le RSSI et les
Le Contrôle Interne métiers pour établir une
s'assure de la cartographie des risques
robustesse du cyber.
processus. Au besoin, (ré)évaluation
indépendante des
risques identifiés et du
processus de gestion de
ces risques.
Reporting au management Transmission des incidents Le RSSI prépare et Vérification de la
en matière de gestion des et des risques identifiés au transmet les rapports au pertinence et de
risques cyber RSSI. management. l'exhaustivité des
Le Contrôle Interne rapports.
valide ces rapports. Maintien du dialogue
avec les organes de
gouvernance pour aider à
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Guide des risques cyber 3.0
Table des matières / Introduction / Partie 1 / Partie 2 / Partie 3 / Conclusion / Biographie / Sources
la compréhension du
reporting et la
sensibilisation aux
risques cyber.
Politiques, procédures et Mise en œuvre des Le RSSI définit les Audit de l'application des
standards de cybersécurité standards et procédures procédures. politiques et procédures
définis. Le Contrôle interne sur le terrain.
vérifie leur mise en place
et conformité.
Formation, sensibilisation Participation aux Le RSSI développe les Évalue la pertinence des
formations et application programmes de formations et leur impact
des bonnes pratiques sensibilisation. sur la culture de
Le Contrôle Interne veille cybersécurité.
à leur efficacité.
Surveillance (en continue, Surveillance opérationnelle RSSI met en place la Audit des mécanismes
périodique) des systèmes. surveillance continue. de surveillance mis en
Le Contrôle Interne place.
s'assure de l'efficacité
des contrôles.
Outil de gestion de la cyber Utilisation des outils selon Le RSSI choisit et Evaluation des outils en
les directives. supervise l'utilisation termes d'efficacité et de
des outils. couverture des risques.
Le Contrôle Interne
vérifie leur utilisation
adéquate.
Conduite de tests, de Exécution des tests et Le RSSI coordonne les Réalisation d'audits
diagnostic ou d'audit cyber remédiation des failles. tests et diagnostics. indépendants pour tester
Le Contrôle Interne en la robustesse des
supervise les résultats. contrôles.
Gestion des accès/IAM Implémentation des Le RSSI supervise la Audit de la gestion des
solutions d'accès et gestion des accès. accès pour assurer
gestion des droits. Le Contrôle Interne l’intégrité des systèmes.
vérifie les processus.
Organisation de la résilience Mise en place de plans de RSSI développe les Audit de l'efficacité des
continuité et récupération. plans de résilience. plans de résilience et de
Le Contrôle Interne leur application.
évalue leur pertinence.
Au-delà du modèle proposé, il est essentiel de conserver un dialogue permanent entre les 3
lignes concernant l’état des menaces et des vulnérabilités qui sont en constante évolution afin
de mieux maîtriser les risques cyber au sein de l’organisation.
o A noter : ce type de dialogue avait été proposé dès 2017 dans le Guide 1.0 des Cyber-
Risques, dans le cadre un peu plus formel d’un « Comité d’Adaptation aux Cyber-
Risques » (voir [Link]
[Link] p.12-14). Ce dialogue peut prendre cependant de nombreuses formes, en
fonction de la culture de chaque organisation. La conversation a ainsi relevé que, par
exemple, certaines directions d’audit pouvaient dialoguer de manière constante sur
l’évolution du risque cyber avec les directions de la sécurité informatique de différentes
filiales d’entreprises multinationales au travers du format simple et efficace que
constituait un fil d’échange sur un réseaux social sécurisé d’entreprise.
31
Guide des risques cyber 3.0
Table des matières / Introduction / Partie 1 / Partie 2 / Partie 3 / Conclusion / Biographie / Sources
Conclusion
Le risque cyber, désormais reconnu comme un des risques majeurs pour les organisations
publiques et privées, conduit l’audit interne à devoir se positionner avec rigueur en tant que
troisième ligne de défense. Dans ce rôle, l’audit interne se doit non seulement d’évaluer
l'efficacité des contrôles mis en place par les autres lignes de défense, mais parfois de pallier
les insuffisances de la deuxième ligne lorsque l'organisation manque de maturité ou de
ressources en matière de cybersécurité.
Par ailleurs, l’audit interne doit encourager une transparence totale et adopter une approche
de pédagogie active vis-à-vis des organes de gouvernance. Il est essentiel que les responsables
comprennent clairement la répartition des rôles et des responsabilités entre les lignes de
défense. L’audit interne doit également être un catalyseur pour signaler les besoins en moyens
supplémentaires, qu'il s'agisse de ressources humaines, technologiques ou financières, afin de
renforcer les capacités de la cybersécurité dans l'organisation.
L’audit interne doit anticiper et intégrer les exigences normatives émergentes de l'Institut des
Auditeurs Internes (IIA), en particulier celles relatives à la gestion des risques cyber. Ces
nouvelles normes, encore en cours de discussion fin 2024, auront un impact direct sur la
manière dont l’audit interne doit aborder les risques cyber, en adoptant une approche proactive
et stratégique pour assurer la robustesse des contrôles.
Enfin, l’audit interne doit pouvoir recourir à des expertises techniques internes ou externes
permettant de fournir une assurance concernant les aspects les plus techniques des dispositifs
de maîtrise des risques de cybersécurité. Ces évaluations « techniques » ne devraient pas
prendre un caractère routinier car elles restent de la responsabilité des premières et deuxièmes
lignes de maîtrise.
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Guide des risques cyber 3.0
Table des matières / Introduction / Partie 1 / Partie 2 / Partie 3 / Conclusion / Biographie / Sources
I - Enjeux de la question
Afin de répondre à cette question, de nombreux guides et référentiels proposent des contrôles
et bonnes pratiques qui peuvent tous paraitre importants. Mais par quoi commencer ? Comment
sélectionner les contrôles les plus pertinents à implémenter en priorité ? Comment s'assurer
d'une bonne réalisation de ces contrôles compte tenu du niveau de technicité des auditeurs et
contrôleurs internes, afin de ne pas passer à côté de leur mission, tout en répondant aux
attentes du management et des différentes parties prenantes ?
II - Grands principes
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Guide des risques cyber 3.0
Table des matières / Introduction / Partie 1 / Partie 2 / Partie 3 / Conclusion / Biographie / Sources
Pour mieux mettre en place les contrôles à minima adaptés à l’organisation, les bonnes
pratiques sont les suivantes :
• Interroger la Direction sur sa stratégie de gestion du risque cyber et comprendre son
niveau d’appétence au risque cyber (ambitions technologiques, budgets humains et
financiers alloués), et comprendre également les problématiques liées à l’écosystème
de l’organisation (environnement économique, géopolitique, réglementaire,
partenaires, fournisseurs, clients). Les référentiels tels que COBIT, NIST et le Guide
d’hygiène informatique abordent cette bonne pratique.
Cette démarche permet de spécifier les sujets prioritaires pour l’organisation.
Exemple des questions : Quelles sont les principales priorités stratégiques en matière
de cybersécurité ? Quels sont les objectifs à court et à long terme de l’organisation en
matière de gestion des risques cyber ? etc…
• Comprendre le niveau de maturité cyber de l’organisation et l’environnement de
contrôle, par une coordination avec les autres parties prenantes : existence d’une PSSI
(Politique de Sécurité des Systèmes d’Information), d’une cartographie, d’une police
d’assurance cyber, d’un RSSI, d’un CIRT (Computer Incident Response Team), des
contrôles ont-ils été mis en place par la DSI et par le Contrôle Interne, etc… (Voir aussi
Q5/Mesurer la maturité de l’organisation et son niveau d’exposition au risque cyber).
Ainsi, au regard du niveau de maturité cyber de l’organisation, il revient à l’Auditeur /
Contrôleur Interne de choisir, dans la multitude de référentiels existants, les contrôles
les plus adaptés à son organisation.
• Connaître les actifs de valeur de l’organisation (logiques et physiques) pour mieux
les protéger. Cette démarche permet de prioriser les efforts sur le patrimoine critique
et relativiser les vulnérabilités sur les zones sans valeur si elles sont isolées. La
spécification des sujets prioritaires pour l’organisation permet de ressortir les actifs les
plus critiques (cf. NIST, ISO 27001 & 2)
A titre illustratif, cela comprendra généralement les configurations systèmes, les
serveurs, les routeurs, les switch critiques, les mots des passes systèmes et, selon les
organisations : les fichiers clients, les procédés techniques industriels, les actifs
financiers, le fichier des stocks, les contrats, etc…
• Appliquer les contrôles incontournables à la portée des auditeurs/contrôleurs internes
généralistes, d’une part, et spécialistes, d’autre part, avec pour objectif le respect des
critères DICT (Disponibilité, Intégrité, Confidentialité et Traçabilité).
Ces contrôles devront couvrir l’ensemble du périmètre cyber et tenir compte des
priorités définies préalablement. Ceux qui sont trop techniques pour être réalisables par
des auditeurs généralistes pourront être effectués par des spécialistes en interne ou par
le recours à l’externalisation.
➢ L’annexe 1 présente des exemples de contrôles incontournables, à minima, pour les
services d’audit et de contrôle interne, classés en 3 axes de contrôle : Organisationnels ;
Physiques / Ressources humaines ; Technologiques.
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Guide des risques cyber 3.0
Table des matières / Introduction / Partie 1 / Partie 2 / Partie 3 / Conclusion / Biographie / Sources
IV – Points d’attention
L’auditeur/ le contrôleur interne doit garder à l’esprit plusieurs dangers qui pourraient menacer
sa mission :
• Mettre en place une check-list standard de manière impérative est illusoire : les
organisations ont toutes leurs particularités qui les rendent différentes. Cela pourrait
conduire à omettre certains risques cyber importants spécifiques à l’organisation ;
• L’absence de coordination avec les autres fonctions fournissant de l’assurance (audit
interne, contrôle interne, RSSI) peut induire des contrôles redondants ou des omissions
dangereuses ;
• Une mauvaise appréciation du risque cyber propre à l’organisation, résultant de ces deux
premiers dangers, peut aboutir à la mise en place de contrôles inutiles ou inopérants et
à délivrer une « fausse assurance » à la Direction, une évaluation erronée du risque
cyber ;
• Par ailleurs, les technologies évoluent (ex. : apparition de l’IA générative, généralisation
de l’IoT), les modalités d’attaque également, mais aussi la réglementation (IIA
Cybersecurity Topical Requirement, DORA, NIS2, etc.). Les contrôles doivent donc
évoluer également pour ne pas devenir rapidement obsolètes. Organiser une veille cyber
s’avère donc indispensable. (voir Q6/ Prendre en compte et intégrer les régulations à
venir et Q7/ Se tenir au courant de l’évolution du risque cyber – y compris au niveau
géopolitique) ;
• La matière devient toujours plus technique. De plus en plus de contrôles
incontournables peuvent donc nécessiter des auditeurs spécialisés ou « augmentés »
(data analytics), lesquels sont très recherchés ;
• Malgré cela, les auditeurs généralistes doivent pouvoir « challenger » les spécialistes qui
voudraient être exhaustifs en mettant en place des contrôles qui ne sont pas forcément
pertinents pour leur organisation. Il est du devoir de l’auditeur de développer une
réflexion générale de type de « design du contrôle », dans le cadre d’une compréhension
générale du risque alimentée par le questionnement de la Direction rappelé plus haut
(sur la stratégie générale sur le risque cyber et l’appétence au risque cyber). Ce design
de contrôle nécessite de mettre en place une architecture du contrôle qui aligne niveau
de risque, stratégie générale et compréhension métier. Ce premier niveau fondamental
de contrôle du risque ne nécessite pas d’avoir une compréhension technique
approfondie. Il peut être complété par la suite par des spécialistes internes ou externes
dont l’auditeur généraliste doit s’entourer.
o Par exemple, dans certaines organisations, ce sont des auditeurs généralistes
qui supervisent la question critique de la gestion des droits, en posant d’abord
des questions métiers fondamentales (ex. : qui fait quoi ? qui contrôle la gestion
des droits ? Y a-t-il une bonne ségrégation des droits ? etc..)
V - Conclusions
Pour être efficace, la mise en œuvre de contrôles de base ne peut pas être l’application brutale
d’une liste tirée d’un référentiel. Elle doit résulter d’une démarche préalable d’interrogations et
d’analyse des risques cyber et du contexte propres à l’organisation, par une coordination avec
les autres parties prenantes.
35
Guide des risques cyber 3.0
Table des matières / Introduction / Partie 1 / Partie 2 / Partie 3 / Conclusion / Biographie / Sources
Ensuite seulement, grâce à cette compréhension des enjeux, la constitution d’une liste de
contrôles issus des référentiels de place pourra être réalisée, en confiant aux auditeurs
généralistes les contrôles organisationnels ainsi que les contrôles de type « physiques » ou
« ressources humaines » (cf. Annexe 1), et à des auditeurs spécialisés les contrôles
technologiques plus précis.
36
Guide des risques cyber 3.0
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Annexes
Annexe 1
Quelques contrôles incontournables (sans ordre particulier) selon 3 axes de contrôle :
Organisationnel, Physique/RH et Technologique
Annexe2
Ces contrôles se retrouvent dans les référentiels : quelques exemples…
Annexe 3
Les principaux référentiels (sans ordre particulier)
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Guide des risques cyber 3.0
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Guide des risques cyber 3.0
Table des matières / Introduction / Partie 1 / Partie 2 / Partie 3 / Conclusion / Biographie / Sources
Par Coffi José VIGAN, Marie-Line POITOUT, Mohamed Yassine ZOUGARI et Pierre-Luc
REFALO
o Le Guide 2.0 des risques Cyber publié en 2020 a fixé le cadre des enjeux de
l’évaluation de maturité autour de (a) la prise de conscience, (b) la compréhension des
principales responsabilités et (c) la diffusion des bonnes pratiques (voir Annexe).
• Favoriser les prises de décision au regard d’une matrice de risque intégrant les
scénarios de risque cyber couvrant la transformation numérique et la protection des
données ;
39
Guide des risques cyber 3.0
Table des matières / Introduction / Partie 1 / Partie 2 / Partie 3 / Conclusion / Biographie / Sources
II - Grands principes
Le Guide 2.0 des risques Cyber publié en 2020 a proposé des grands principes qui restent
d’actualité. Il convient donc d’abord d’évaluer la maturité sous l’angle de la gouvernance
générale (politique, organisation, contrôles) sur la base de référentiels adaptés et contribuant
effectivement à la maîtrise des risques cyber :
• Promotion des pratiques de « sécurité par conception / par défaut » au sein de tout
projet informatique / numérique sur la base d’une analyse de risques et des impacts
opérationnels et financiers, avec un focus sur la protection des données (privacy by
design) ;
Au-delà, l’évaluation de la maturité doit à la fois se renforcer et s’élargir selon deux axes
majeurs, en termes de :
Ces deux points méritent une attention particulière car ils sont porteurs de risques
spécifiques.
40
Guide des risques cyber 3.0
Table des matières / Introduction / Partie 1 / Partie 2 / Partie 3 / Conclusion / Biographie / Sources
Le Guide 2.0 des risques Cyber publié en 2020 a proposé des facteurs de risque qui là encore,
restent d’actualité. Il convient donc d’abord d’évaluer le niveau d’exposition sous l’angle de (a)
l’absence de considération du risque cyber par les dirigeants et aussi (b) de mise en œuvre
insuffisante des pratiques de base (cf. fondamentaux).
Au-delà, l’exposition au risque cyber augmente selon trois axes majeurs, en termes de :
Le Guide des risques Cyber publié en 2020 a proposé trois approches d’évaluation de la
maturité de la cybersécurité d’une organisation (disponible sur le workspace IFACI à
[Link]
:
• Prise en compte des risques cyber dans les enjeux métier en produisant une
cartographie des risques (cf. introduction) avec un reporting fort à la direction générale
et au conseil d’administration ;
• Utilisation d’un ou plusieurs référentiels adaptés en matière de maîtrise des risques et
cohérents avec l’organisation, sa taille, sa présence géographique et son secteur (Ex. :
normes PCI pour les paiements, HDS pour les données de santé, TISAX pour
l’automobile, etc.) ;
• Mise en œuvre d’un outillage adapté pour automatiser les évaluations et les piloter
dans la durée (Cf. Guide des risques cyber 2.0).
Au-delà, des compléments sont nécessaires pour tenir compte de l’évolution des
fondamentaux et des facteurs de risque. Ils sont listés ci-contre, associant critères
d’application et facteurs de risque.
Critères
41
Guide des risques cyber 3.0
Table des matières / Introduction / Partie 1 / Partie 2 / Partie 3 / Conclusion / Biographie / Sources
Facteurs de risques
Les référentiels d’audit doivent veiller à l’intégration des normes, standards et règlements
en effectuant des contrôles au bon niveau en termes d’exposition aux risques (opérations,
conformité, finance, etc.).
Critères
Facteurs de risques
42
Guide des risques cyber 3.0
Table des matières / Introduction / Partie 1 / Partie 2 / Partie 3 / Conclusion / Biographie / Sources
• Au sein d’une même organisation, des géographies ou des unités métiers peuvent
avoir des approches différentes et une vision plus ou moins critique : cela peut
servir de points de comparaison afin d’identifier des critères de contrôles
pertinents ou non ;
• D’une manière plus conceptuelle, la maturité d’une organisation de contrôle peut
s’évaluer à sa capacité à bien déterminer et savoir précisément justifier quels sont
les contrôles vraiment prioritaires. A contrario, ne pas le savoir (et donc par
exemple, tout mettre sur un pied d’égalité) peut-être le signe d’une
méconnaissance intime de l’organisation – bref, d’un manque de maturité. Cela
peut constituer une ligne d’investigation de la 3ième ligne de contrôle par rapport à la
1ière ou la 2ième ligne.
Critères
Facteurs de risques
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Guide des risques cyber 3.0
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Nombre d’incidents
détectés et gérés selon leur
typologie et leur gravité
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Guide des risques cyber 3.0
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I - Enjeux de la question
En tant qu'acteurs de 2 ième et 3ième lignes, les contrôleurs internes et les auditeurs internes
doivent assurer aux organes de gouvernance et de direction que les nouvelles réglementations
en matière de cybersécurité sont bien prises en compte dans l’entreprise.
Ces recommandations et conseils indépendants doivent toutefois être adaptés aux risques
auxquels fait face l’entreprise. Aussi, bien cerner l’exposition de l’entreprise, voire celle de ses
dirigeants (avec possibilité de responsabilité civile voire pénale personnelle et non seulement
morale), est essentiel pour développer les dispositifs adéquats de contrôle interne et les
programmes pertinents d’audit interne.
Pour réussir dans ce rôle d’aide à la décision, les équipes de Contrôle Interne et d'Audit Interne
doivent impérativement se faire aider par les personnes compétentes, bien au-delà des équipes
du contrôle et d’audit interne.
La législation pouvant évoluer dans le temps, il est essentiel d’assurer l’accompagnement des
dirigeants au moment opportun. Cela permettra d’éviter une mise en conformité dans l'urgence
si les conseils sont prodigués trop tardivement, ou de mobiliser inutilement des ressources et
de fournir des conseils inappropriés si faits trop tôt (exemple : directive européenne encore non
transposée en droit local). On notera enfin que le suivi du risque règlementaire et de ses
implications éventuellement directes sur la responsabilité civile ou pénal du dirigeant peut
constituer aussi une voie de sensibilisation forte au cyber-risque pour le top management. Il
pourrait donc représenter un enjeu important dans les relations entre la 2 ième et 3ième lignes d’un
côté, et la Direction de l’autre.
II - Grands principes
Afin de répondre à ces enjeux, cinq grands principes peuvent être appliqués :
• Veille réglementaire : disposer d’un panorama le plus large possible, dynamique dans
le temps, en anticipant les réglementations à venir et leur applicabilité à l’entreprise. A
cette fin, les ressources internes mais aussi externes à l’entreprise peuvent être
utilisées. Ne pas oublier non plus de prendre en compte toutes les géographies
pertinentes et leurs instances de régulation (ex. : SEC aux Etats-Unis).
• Cartographie des risques de cybersécurité : une analyse détaillée des risques cyber
de l’entreprise permettra de mieux prioriser les actions à mettre en place pour s’assurer
de la conformité aux nouvelles réglementations.
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Guide des risques cyber 3.0
Table des matières / Introduction / Partie 1 / Partie 2 / Partie 3 / Conclusion / Biographie / Sources
L'Audit Interne et le Contrôle Interne sont deux fonctions distinctes mais complémentaires
pour assurer la maîtrise des risques et la conformité réglementaire dans une entreprise ou une
organisation.
Pour assurer l'anticipation, il est nécessaire, pour les acteurs du risque, d'établir et d’entretenir
un réseau de correspondants clés au sein de l'entreprise, mais aussi à l’extérieur de celle-ci, par
exemple avec les Commissaires aux Comptes.
Il est en outre primordial de construire une relation pérenne et régulière avec la Direction
Juridique. Grâce à leurs relations privilégiées, et forts de cette prise de connaissance anticipée
des évolutions réglementaires, les contrôleurs et auditeurs internes seront mieux à même de
communiquer au moment adéquat et assez tôt auprès des organes de gouvernance comme les
Comités d'Audit et des Risques voire des Directions Exécutives. L'Audit Interne, aidée de la
Direction Juridique, du Risk Management et de toute autre partie prenante doit jouer son rôle
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Guide des risques cyber 3.0
Table des matières / Introduction / Partie 1 / Partie 2 / Partie 3 / Conclusion / Biographie / Sources
d'éclaireur. Le sponsoring des comités de gouvernance est primordial pour mettre en œuvre les
dispositions règlementaires dans l'entreprise et assurer la maitrise des risques.
La maitrise des risques liés aux nouvelles réglementations ne peut être assurée qu'avec des
personnels sensibilisés et formés aux nouvelles dispositions.
Les contrôleurs et auditeurs internes doivent préparer et organiser leur montée en compétence
souvent dans des domaines nouveaux (ex. : protection des données, DORA, IA, NIS2…) et si
possible bien avant l’entrée en application des règlementations. Cela passe notamment par des
formations internes ou externes quand elles sont disponibles assez tôt.
Au minimum, il est conseillé de consulter les sites des autorités et institutions concernées, des
associations professionnelles qui peuvent proposer des guides de mise en œuvre ou aider les
entreprises dans la compréhension des textes. Intégrer des groupes de travail internes
notamment avec les parties prenantes clés mais également externes au sein de réseaux
professionnels dédiés est également un bon moyen de récolter de l'information et de développer
par anticipation l'expertise sur les nouveaux sujets pour préparer la suite dans de bonnes
conditions. Le décryptage de textes dans ses grandes lignes, et avec le soutien des juristes, est
une étape indispensable pour les contrôleurs et auditeurs internes.
Les nouvelles régulations induisent de nouveaux risques pour l'entreprise et peuvent nécessiter
une révision de la cartographie des risques et des processus impactés. Les contrôleurs et
auditeurs internes avec le Risk Management doivent identifier, évaluer et cartographier
efficacement les risques liés aux nouvelles réglementations. Ces étapes sont indispensables
pour mettre en place des dispositifs de contrôle adaptés et élaborer des plans d'audit pertinents
sur les domaines impactés. La mise en place d'un dispositif de contrôle interne efficient doit être
bâtie sur la base d'une cartographie des risques cybersécurité à jour et en fonction du niveau
d'exposition de l'entreprise aux risques liés aux nouvelles dispositions réglementaires.
Comment néanmoins s’assurer que l’organisation ne sera pas dépassée par les ajouts de
nouveaux risques et leurs contrôles ? En réalité, il sera plus aisé pour l'entreprise d'identifier et
de prendre en compte les impacts des nouvelles réglementations si elle dispose déjà d'un
dispositif robuste de contrôle interne de la cybersécurité, basé sur les meilleures pratiques
de la profession et régulièrement évalué par les auditeurs internes et externes. L'écart de prise
en compte en sera d'autant plus minime et nécessitera que peu d'évolutions pour être
conforme. Ce socle de contrôles de cybersécurité issu des standards professionnels
reconnus, indépendamment des réglementations, est la meilleure garantie pour l'entreprise de
sa maitrise des risques cybersécurité et de sa conformité aux dispositions réglementaires en
vigueur et à venir, dans les temps et au meilleur coût.
L'Audit Interne dans son rôle d'évaluation des dispositifs de contrôle interne doit construire
assez tôt son plan d'audit et ses programmes de travail adaptés aux risques et aux activités
impactées par les nouvelles réglementations.
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Bonne pratique #4 - Être en capacité d'évaluer la maturité des dispositifs au plus tard à
l'entrée en application
L'Audit Interne évalue et conseille sur l'intégration des nouvelles régulations, tandis que le
Contrôle Interne met en place les dispositifs opérationnels pour s'y conformer au quotidien. Une
collaboration étroite entre ces deux fonctions est essentielle pour être en capacité d'évaluer
l'efficacité des dispositifs de maîtrise des risques et d'apporter une assurance aux organes de
gouvernance sur le niveau de conformité de l'entreprise à la réglementation.
Pour une bonne maîtrise des risques, il est recommandé de réaliser un audit de gouvernance au
plus tard 6 mois avant l'entrée en application de la réglementation et de réaliser des audits plus
opérationnels dans l'année d'entrée en application.
Pour les plus petites structures impactées par la réglementation et avec des risques élevés, il
est recommandé de procéder à un état des lieux avant l'entrée en application pour évaluer la
pertinence de l'analyse d'impact et des risques et au plus tard dans les 6 mois, par les équipes
d'Audit Interne ou des prestataires experts en cybersécurité.
Une fois les éventuels nouveaux contrôles identifiés pour répondre aux dispositions
réglementaires, il est nécessaire de mettre à jour le référentiel de contrôle de cybersécurité de
l'organisation et de tester régulièrement son efficacité. L'Audit Interne devra intégrer dans son
plan d'audit annuel ou triennal des missions de gouvernance et sur l’aspect opérationnel. Pour
confirmer la pertinence du dispositif de contrôle de cybersécurité, la bonne maîtrise des risques
implique d’apporter régulièrement une assurance aux comités de gouvernance sur le niveau de
conformité aux différentes réglementations.
Le maintien dans le temps de la veille réglementaire par les contrôleurs et les auditeurs internes
est indispensable. Il nécessite un dialogue étroit et régulier avec la Direction Juridique, le Risk
Management, le Compliance Officer et les Commissaires aux Comptes.
IV – Points d’attention
L’intégration des régulations à venir est un enjeu majeur pour les entreprises. Comprendre et
anticiper ces risques est essentiel pour assurer une conformité à ces nouvelles régulations et
éviter des sanctions potentielles. Il est d’autant plus important d’en tenir compte que des
manquements peuvent entrainer des risques désormais de nature pénale pour les dirigeants
eux-mêmes.
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▪ Complexité et sur-régulation
La complexité ainsi que le nombre croissant des régulations relatives à la cybersécurité
constituent pour les entreprises un réel défi. C’est particulièrement vrai des
multinationales qui doivent anticiper et tenir compte des réglementations nationales,
internationales et extraterritoriales, certaines pouvant même être en contradiction entre
elles.
La clé est d’anticiper et d’identifier les acteurs (internes et externes à
l’entreprise) sur lesquels s’appuyer pour développer une stratégie de
conformité robuste qui prend en compte toutes ces variables.
▪ Mauvaise(s) interprétation(s)
Les mauvaises interprétations des régulations peuvent avoir des conséquences graves.
Une compréhension erronée par la direction des nouvelles contraintes et opportunités
peut accroître le risque civil voire pénal pour les dirigeants.
De plus, sensibiliser et former l’ensemble de l’entreprise, y compris les dirigeants, les
métiers et les opérationnels, est complexe. La méconnaissance des éléments clés des
réglementations peut mener à des contrôles et des audits non pertinents,
compromettant ainsi la conformité globale de l’entreprise.
Afin d’éviter toute mauvaise interprétation il est important de se renseigner et
de se former auprès d’associations ou d’organismes spécialisés.
▪ Fonctionnement en silo
L’isolement de l’audit ou du contrôle internes vis-à-vis des autres fonctions
d’assurance, telles que l’IT, la direction juridique, la compliance, les assurances et les
ressources humaines, peut entraîner une vision fragmentée de la conformité. Le
manque d’implication du management ou bien encore une adhésion tardive aux
nouvelles régulations peuvent également aggraver ce risque.
Une approche intégrée et collaborative avec les différents acteurs de
l’entreprise est essentielle pour surmonter ces défis.
▪ Temporalité inadéquate
Il est crucial de maintenir dans le temps les compétences des contrôleurs et auditeurs
internes pour qu’ils restent à jour avec les évolutions réglementaires. De plus, l’absence
d’anticipation, qu’il s’agisse de partir trop tôt ou trop tard, peut entraîner des lacunes
dans la conformité.
Une planification proactive et une formation continue sont indispensables pour
garantir une conformité durable et efficace.
V - Conclusions
Audit Interne
L'Audit Interne doit rester à l'affût des évolutions réglementaires à venir dans les domaines
concernant l'organisation. Ses missions d'évaluation et de conseil doivent intégrer ces nouvelles
exigences réglementaires :
• Analyser les impacts des nouvelles régulations sur les processus, les risques et les
contrôles existants ;
• Évaluer le niveau de conformité de l'organisation par rapport aux nouvelles exigences ;
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Contrôle Interne
Le dispositif de Contrôle Interne doit être adapté pour prendre en compte les nouvelles
obligations réglementaires :
• Identifier et évaluer les nouveaux risques induits par les nouvelles régulations ;
• Définir et mettre en œuvre les nouveaux contrôles et procédures nécessaires ;
• Former les collaborateurs concernés sur les nouvelles exigences à respecter ;
• Intégrer les nouveaux contrôles dans les plans de contrôle permanent ;
• Assurer le suivi et le reporting de la mise en conformité.
En résumé, l'Audit Interne évalue et conseille sur l'intégration des nouvelles régulations, tandis
que le Contrôle Interne met en place les dispositifs opérationnels pour s'y conformer au
quotidien. Une collaboration étroite entre ces deux fonctions est essentielle.
Annexes
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1. Enjeux
L'Agence de l'U.E. pour la cybersécurité met en avant l'élargissement des risques cyber
aux trois dimensions du cyberespace : physique, logique et cognitive. La majorité des
attaques ciblent les programmes informatiques ou les données, mais les attaques
récentes ont également visé les infrastructures réseau et les installations industrielles. La
couche cognitive, qui concerne l'information circulant sur le web 2.0, est la plus difficile
à appréhender en raison de la difficulté à détecter les manipulations de l'information et
les atteintes à la réputation et à la confiance numérique. En 2024-2025, la gestion du
risque cyber nécessite donc une défense adaptée dans ces trois dimensions, avec une
anticipation grâce à une vision dynamique de la cybersécurité.
De manière générale, le risque cyber connait une constante évolution via de nouvelles
technologies (ex : émergence de l'intelligence artificielle) qui viennent s’ajouter à
l’augmentation des attaques par ransomware, ou encore les risques supply chain, IoT, IA
et cloud…issus de couches technologiques précédentes. La gestion de ce risque
nécessite donc anticipation et vision dynamique afin d’assurer la mise en place d’une
défense adaptée, ainsi qu’entre autres la sensibilisation des employés et dirigeants. Cette
évolution rapide doit être mise en rapport avec la réalité d’un risque désormais avéré, avec
des impacts devenus massifs et coûteux.
Le risque cyber est également lié à l’évolution de la situation géopolitique avec des risques
d'espionnage et de cyberattaques potentiellement orchestrés par certains
gouvernements, conduisant notamment les états à chercher à protéger leurs
infrastructures critiques en excluant l’usage de technologies d‘industriels étrangers. Par
exemple, en France, les antennes 5G de l'industriel chinois Huawei devront être
abandonnées dès 2031.
2. Grands principes
La conduite d’une veille et l’évaluation quotidienne des risques cyber deviennent clé pour
l’entreprise afin de pouvoir réagir aux nouvelles vulnérabilités, failles zéro day,
événements géopolitiques et changements de son écosystème modifiant son exposition.
L’entreprise doit donc disposer d’une organisation, de processus et de ressources lui
assurant une connaissance permanente de son périmètre et de ses expositions selon des
informations fiables et à jour.
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Tout ceci doit lui permettre d’évaluer continuellement les risques et de pouvoir réagir au
plus tôt. Dans le détail, il s’agit de :
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Aussi, l’auditeur vérifiera qu’une activité de Cyber Threat Intelligence (CTI) est
en place afin de détecter les menaces et risques Cyber en amont. Cette veille
peut être réalisée en interne avec des outils comme OpenCTi, avec des
sources disponibles sur internet (Ex. : MANDIANT, réseau CERT, Dark web,
etc...), ou encore via des prestataires externes (Ex. : CITALID, Orange
Cyberdéfense, etc…).
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Entre autres méthodes, la méthode EBIOS Risk Manager (EBIOS RM) publiée
par l’ANSSI avec le soutien du Club EBIOS permet cette analyse de risques et
propose une boite à outils adaptable à vos objectifs en la matière.
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Cette approche peut être affinée par une quantification du risque cyber qui
consiste à modéliser le plus précisément possible les conséquences
financières de la réalisation d’un scenario de risque. Modéliser signifie
identifier et évaluer tous les types de coûts associés (remise en état, perte de
productivité, perte de C.A., atteinte réputationnelle, coûts règlementaires…). Il
est possible de travailler pour cela avec un partenaire spécialisé. Certains
éditeurs, y compris en France, peuvent proposer la modélisation et la
maintenance des scénarios selon des méthodologies dédiées (FAIR
notamment), voir même gérer l’évolution de la menace (avec ajout de Cyber
Threat Intelligence). Grâce à ces éditeurs, on peut ainsi obtenir une
quantification dynamique du cout maximal de réalisation de chaque scenario
et de l’exposition annuelle moyenne (cout moyen annuel estimé de la
réalisation d’un scenario)2.
2
Voir par exemple ci-contre une liste d’entreprise française dont CITALID, créée par deux anciens de
l’ANSSI [Link]
pourquoi-il-faut-outiller-
[Link]#:~:text=Concurrent%20d'Egerie%20et%20d,contexte%20IT%20de%20l'entreprise.
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Se tenir informé de l’évolution du risque cyber n’est pas une option. Cette démarche est
fondamentale pour une approche maîtrisée du risque cyber dans l’organisation et son
écosystème étendu. Elle nécessite de maintenir des scenarios de risques évalués et/ou
quantifiés et permet d’anticiper et de réagir afin de protéger au mieux l’organisation.
Il est crucial de ne pas l’ignorer, en particulier dans un monde ou les changements géopolitiques
influent de plus en plus sur le risque Cyber. L’approche doit donc être par définition dynamique :
il est dangereux de se fonder sur une vision statique (il faut donc veiller entre autres à la bonne
réactualisation des sources d’information).
L’exercice requiert des compétences cyber et métiers et ne doit pas être cantonné aux personnes
en charge de la cybersécurité. Il faut donc s’assurer qu’il existe, par exemple, une bonne
compréhension entre les acteurs au profil cyber / CTI (Cyber Threat Intelligence) et
éventuellement les profils « géopolitiques » dans l’organisation.
On notera par ailleurs que la maîtrise du risque cyber est clé pour éviter que les évaluations
externes non sollicitées réalisées par des agences de rating soient les seuls référentiels pour les
partenaires (assurances notamment) et/ou clients. De manière plus générale, il est nécessaire de
développer un réseau large d’informations afin de ne pas dépendre que d’une seule source et de
recouper l’information. Il est important de disposer de sources françaises qualifiées, idéalement
au plus haut niveau institutionnel. Il peut aussi être utile d’avoir des sources étrangères, y compris
hors Union Européenne, tout en prenant note de la nécessité de toujours maintenir des sources
souveraines.
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Table des matières / Introduction / Partie 1 / Partie 2 / Partie 3 / Conclusion / Biographie / Sources
Les seuils d’impacts peuvent par exemple être catégorisé en fonction du chiffre d’affaires ou du
résultat. Par exemple, l’impact peut être :
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I - Enjeux de la question
D’après une étude d’IBM Security Services3, 90% des incidents cyber sont liés au facteur humain
(autant dans le monde civil que dans le monde militaire).
Selon Kaspersky Daily 4*, près de la moitié des incidents de cybersécurité (46%) sont imputables
à un manque de précaution ou de formation des collaborateurs, mettant en évidence
l’importance du facteur humain dans la prévention des attaques. La formation et l’information
des collaborateurs deviennent la pierre angulaire de la défense contre les cyberattaques. La mise
en place d’une formation exhaustive des collaborateurs instaure une culture “cyber” au sein des
entreprises. Enfin, on peut noter que dans certaines grandes entreprises, la remontée de l’état de
ce risque humain pour la cybersécurité de l’organisation peut se faire jusqu’au niveau d’un suivi
mensuel au Comex : cela illustre l’importance de la question.
3
IBM Security Services 2014 Cyber Security Intelligence Index
4
[Link]
58
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ce processus et s'assurer que les programmes de sensibilisation en place sont efficaces. Mesurer
l'efficacité des sensibilisations aux risques cyber est crucial pour s'assurer que les employés
comprennent et appliquent les meilleures pratiques de sécurité.
La formation ne doit pas être sélective et doit toucher tous les échelons de l’entreprise. Elle doit
également être continue pour garantir la mise à jour constante des connaissances, cruciale pour
atténuer les risques. L’inclusivité est essentielle, avec des solutions de formation adaptées à
chaque niveau et à chaque collaborateur. Un risque de “training fatigue” est à prendre en compte
et l’utilisation d’outils ludiques est essentielle pour maintenir l’intérêt du collaborateur. De plus,
la documentation liée à la cybersécurité en interne (PSSI, SMSSI et autres règles internes) doit
être adaptée et accessible aux collaborateurs pour assurer une mise en pratique adéquate des
bases acquises pendant les formations et une meilleure résilience opérationnelle.
II - Grands Principes
B. Cette stratégie doit être conçue de manière à prendre en compte les risques spécifiques
de l’entreprise et à cibler particulièrement les utilisateurs présentant des risques plus
élevés. Toutefois, elle doit également assurer un socle commun de connaissances pour
tous les employés, garantissant ainsi une base solide de sensibilisation à la
cybersécurité.
E. Enfin, il est nécessaire que la stratégie de sensibilisation reste flexible et s’adapte aux
évolutions technologiques (Ex. : low code / code minimal, intelligence artificielle, etc…)
ainsi qu’au contexte potentiellement changeant de risque pour l’entreprise.
Une simple formation, aussi élaborée soit-elle, ne peut être considérée comme suffisante
pour définir une stratégie de sensibilisation des utilisateurs. Cette stratégie doit être
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Guide des risques cyber 3.0
Table des matières / Introduction / Partie 1 / Partie 2 / Partie 3 / Conclusion / Biographie / Sources
définie et documentée afin d’assurer la cohérence des actions menées avec les risques
et les objectifs de l’entreprise. Cette stratégie de sensibilisation doit :
- Définir les rôles et responsabilités de chaque partie prenante (RSSI, RH,
manager) ;
- Avoir des objectifs clairs qui sont à la fois atteignables et mesurables ;
- Être basée sur une identification des risques pour l’entreprise et doit permettre de
couvrir les risques identifiés les plus pertinents ;
- Identifier les populations nécessitant des actions ciblées ;
- Faire l’objet d’une mesure périodique de son efficacité ;
- Être soutenue via un engagement fort de la direction pour montrer l’importance de
la sensibilisation et des bonnes pratiques ;
- Faire l’objet d’une révision périodique afin de s’assurer qu’elle reste alignée avec
les nouveaux risques pour l’entreprise.
Pour les entreprises les plus matures (ou pour les auditeurs / contrôleurs internes
souhaitant revoir une stratégie de sensibilisation), la stratégie pourra être basée sur un
cadre de contrôle comme le NIST 800-50r1 « Building a Cybersecurity and Privacy
Learning Program »5.
Identifier les populations à risque spécifique est essentiel pour déployer des actions de
sensibilisation efficaces. Par exemple, les développeurs nécessitent une sensibilisation
particulière concernant la gestion du cycle de vie du développement logiciel (SDLC –
Software Development Life Cycle) afin de prévenir les vulnérabilités dans le code qu'ils
produisent. De même, les équipes chargées de manipuler des données personnelles ou
critiques doivent être formées spécifiquement sur les meilleures pratiques de protection
et de gestion de ces informations sensibles.
5
[Link]
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Guide des risques cyber 3.0
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L’équipe d’Audit Interne pourra notamment utiliser ce tableau ci-dessous pour identifier
certaines populations spécifiques dans sa propre entreprise.
Si la mise en œuvre de KPI standard sur l’exécution des actions de sensibilisation est
nécessaire (par exemple, le taux de la population de l’entreprise ayant suivi une formation
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Guide des risques cyber 3.0
Table des matières / Introduction / Partie 1 / Partie 2 / Partie 3 / Conclusion / Biographie / Sources
Une fois l’existence d’un socle d’indicateur confirmé, il faut ensuite s’assurer d’un
reporting régulier de ces derniers, et surtout de l’existence de plan d’action lorsque ceux-
ci ne sont pas au niveau ou lorsque l’évolution montre une faible efficacité de la stratégie
de sensibilisation.
Faciliter la remontée d'incidents est essentiel. L'entreprise doit mettre à disposition des
employés des canaux de communication dédiés, tels qu'une adresse e-mail spécifique,
un numéro de téléphone ou un portail en ligne sécurisé. Ces canaux doivent être
clairement communiqués et accessibles facilement par tous les collaborateurs. Des
boutons de reporting des e-mails de phishing constituent une bonne pratique à
implémenter.
Pour inciter les employés à signaler les incidents sans crainte, il est important de mettre
en place des mécanismes de récompense et de reconnaissance. Cela peut inclure des
primes financières, des valorisations individuelles ou collectives, ou des formations
complémentaires sur la cybersécurité.
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Guide des risques cyber 3.0
Table des matières / Introduction / Partie 1 / Partie 2 / Partie 3 / Conclusion / Biographie / Sources
L'analyse des incidents remontés est une source précieuse d'enseignements pour
améliorer la posture de sécurité de l'entreprise. Il est crucial de mettre en place un
processus de retour d'expérience permettant d'identifier les failles de sécurité, de corriger
les vulnérabilités et d'adapter les procédures de gestion des incidents en conséquence.
Les nouvelles technologies, telles que l'intelligence artificielle (IA) et le low code qui sont
traités dans le Guide (voir Q9/Le risque cyber dans les projets informatiques, y compris
cloud, low-code, IA), apportent également de nouveaux risques qui doivent être intégrés
dans la stratégie de sensibilisation. Une stratégie rigide, qui ne s'adapte pas aux
évolutions technologiques et environnementales, sera inefficace à long terme. Il est donc
indispensable de mettre en place une stratégie flexible et évolutive, capable de s'adapter
aux innovations technologiques et aux nouvelles menaces qu'elles peuvent engendrer.
IV - Facteurs de Risques
Une stratégie de sensibilisation à la cybersécurité est un outil essentiel pour protéger les
entreprises contre les cybermenaces. Cependant, elle ne peut à elle seule couvrir tous les
risques, notamment ceux liés à la malveillance interne. Les employés, bien qu'informés et
formés, peuvent parfois représenter une menace s'ils agissent de manière malveillante ou
négligente. Par conséquent, une vigilance accrue et des mesures supplémentaires doivent être
mises en place pour atténuer ces risques internes.
Le facteur humain est l'un des aspects les plus complexes à maîtriser dans la cybersécurité.
Même une stratégie de sensibilisation bien conçue peut être mise à mal si les employés subissent
du stress ou une pression professionnelle intense, ce qui peut réduire leur vigilance face aux
attaques. Ainsi, il est crucial d'intégrer des mesures de bien-être au travail et de gestion du stress
dans le programme de sensibilisation afin de maintenir une attention constante des employés
aux menaces potentielles. En outre, comme déjà rappelé plus haut, il faut prendre garde aux
effets de fatigue du training qui peuvent banaliser les efforts de sensibilisation et les rendre moins
efficace – ou pire, conduire à leurs évitements. Il faut donc s’assurer de l’attractivité et de l’intérêt
bien compris de ceux-ci.
Enfin, comme noté en introduction, il s’agit d’une responsabilité partagée avec plusieurs
départements de l’entreprise dont les Ressources Humaines. La multiplicité des acteurs peut
constituer un facteur de risques, surtout si le sujet est mal perçu, mal expliqué ou bien n’est pas
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Conclusion
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Annexes
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Sur la base des éléments présentés dans ce document sur la question 8, auditer un processus de
sensibilisation des collaborateurs aux risques de cybersécurité consiste à évaluer l'efficacité, la
couverture et l'impact de ce programme. L’audit interne peut suivre les étapes clés suivantes :
- Clarifier ce que l'audit vise à évaluer : l'efficacité, la portée, la qualité des formations, la
conformité réglementaire, etc.
- Rassembler toutes les politiques, procédures, plans de formation, supports pédagogiques,
rapports de formation, et tout autre document pertinent.
- Vérifier que tous les collaborateurs, y compris les nouveaux employés et les contractuels,
reçoivent une formation en cybersécurité.
- S'assurer que les formations couvrent tous les aspects pertinents de la cybersécurité
(phishing, gestion des mots de passe, sécurité des données, etc.).
- Examiner le contenu des formations pour s'assurer qu'il est à jour, pertinent et conforme aux
meilleures pratiques et aux réglementations en vigueur.
- Vérifier que les formations sont adaptées aux différents niveaux de compétence et aux rôles
des employés (stagiaires, externes, partenaires, jeunes).
- Vérifier que les supports de formation et la documentation cybersécurité sont clairs et
accessibles.
- Examiner les méthodes utilisées (e-learning, sessions en personne, ateliers, simulations,
etc.) pour s'assurer qu'elles sont variées et engageantes.
- S'assurer que les formations sont dispensées régulièrement et mises à jour en fonction de
l'évolution des menaces et des technologies.
- Analyser les résultats des tests et des évaluations post-formation (quiz, simulations de
phishing).
- Évaluer les changements de comportement des employés via des enquêtes, des
observations directes du RSSI et/ou des collaborateurs IT et via l'analyse des incidents de
sécurité.
- Obtenir des retours d'expérience des participants sur la pertinence et l'efficacité des
formations.
- Consulter les formateurs et les responsables de la sécurité pour leur avis sur l'impact des
programmes de sensibilisation.
- Analyser et challenger les KPI définis pour le programme de sensibilisation (taux de
participation, taux de réussite aux tests, réduction des incidents, etc.).
- Vérifier que le programme de sensibilisation est conforme aux réglementations et aux normes
de sécurité applicables (par exemple, GDPR, ISO 27001).
- S'assurer qu'il existe des mécanismes pour évaluer régulièrement l'efficacité du programme
et pour apporter des améliorations en fonction des retours et des évolutions du paysage des
menaces.
- Analyser la récurrence et l’impact des incidents pour comparer avec le contenu des
formations afin de s’assurer de la cohérence des sujets abordés lors des sensibilisations et
de la maitrise des risques.
66
Guide des risques cyber 3.0
Table des matières / Introduction / Partie 1 / Partie 2 / Partie 3 / Conclusion / Biographie / Sources
de tous les niveaux de l'entreprise sont essentielles pour maintenir une posture de sécurité
efficace et améliorer la résilience globale face aux menaces numériques.
Pour aller plus loin, la norme NIST 800-50r1 (en anglais) est en cours de révision et est dédiée
exclusivement à la sensibilisation des utilisateurs.
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I - Enjeux de la question
Le risque numérique (dit risque cyber) touchant à la confidentialité, intégrité, disponibilité des systèmes
d’informations et des produits réalisés par les entreprises s’impose comme un des enjeux du XXIème
siècle. Il doit être analysé et évalué dès le lancement de n’importe quel projet - dont notamment les
sujets cloud, IA, Low / No Code. Les risques cyber doivent absolument être pris en considération dans
ces projets, en dépit des effets de mode ou des pressions internes des métiers ou de l’IT pour des
développements et mises en production rapides.
a) Cloud :
Les défis importants auxquels une organisation est confrontée lors d’une migration ou de l’utilisation
du cloud, où la gestion des données est globalement confiée à un tiers, sont relatifs à la protection
des données (confidentialité, intégrité et disponibilité), le contrôle des accès et des identités
(administration interne et externe), la sécurité des applications (vulnérabilités exposées au réseau,
protection des communications), et la conformité réglementaire (extra territorialité, RGPD, NIS2…).
De manière générale, la gestion des tiers constitue l’une des grandes menaces pour l’usage du
Cloud.
b) Intelligence Artificielle :
La technologie dite d’intelligence artificielle (IA), après plusieurs dizaines d’années d’évolution, est
en plein essor dans son déploiement opérationnel, notamment l’IA générative. C’est un enjeu actuel
pour l’Audit Interne.
(A noter : on trouver ci-contre un tableau de 10 menaces spécifiques posées par l’I.A., établi par
l’OWASP, ou Open Web Application Security Project, une organisation mondiale de référence à
but non lucratif dédiée à l'amélioration de la sécurité des applications web.)
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Guide des risques cyber 3.0
Table des matières / Introduction / Partie 1 / Partie 2 / Partie 3 / Conclusion / Biographie / Sources
A un niveau plus fondamental, il existe un risque via l’I.A. de créer une « boîte noire » difficile à maitriser.
c) Low Code :
Le développement de solutions logicielles pour les organisations a été un axe majeur pour améliorer
rapidement et efficacement leur capacité de résilience face aux nouvelles exigences du marché. Les
progrès technologiques ont conduit à l'émergence de plateformes de développement d’applications
dites « low-code » et « no-code » (LCNC), offrant une approche plus accessible.
À la manière d’un jeu de Lego, les LCNC se compose de briques distinctes permettant de construire
une application sur-mesure répondant aux processus métiers et internes d’une organisation ou
contribuant à la conduite de projets numériques.
Dans un contexte général caractérisé par l’accroissement des charges et une tendance à l’inflation
du socle de dépense, liés notamment aux coûts des programmeurs qualifiés en forte hausses et
l’envolée des frais d’hébergement informatiques, les LCNC ont suscité un intérêt important en
raison de leur capacité à permettre aux utilisateurs non-techniques de créer des applications
personnalisées et d’être une solution dite « Software as a Service » (SaaS), c’est-à-dire, un service
externe de type « cloud » dont l’infrastructure informatique n’est pas la propriété de l’organisation
mais hébergée et gérée par un tiers et accessible en ligne.
Poussées par la nécessité de lancer de nouveaux produits et services plus rapidement sur le marché
par les équipes commerciales et marketing ou par la mise à disposition de solutions logicielles sur-
mesure pour les fonctions supports, les organisations se sont orientées vers les LCNC qui
connaissent une croissance explosive : Gartner prévoit que d'ici 2027, 70% des nouvelles
applications d'entreprise seront construites à l'aide de ces outils, contre seulement 25% en 2020.
Cette tendance devrait générer un marché de 16,5 milliards de dollars d'ici 2027, représentant plus
de 16% de taux de croissance annuel composé depuis 2022.
L’une des grandes menaces liées aux LCNC, c’est le développement et l’utilisation par des
personnes insuffisamment sensibilisées aux questions de cybersécurité ; ainsi, à nouveau, qu’une
exposition mal maitrisée aux risques de tiers (proposant les plateformes de LCNC) ou encore une
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Guide des risques cyber 3.0
Table des matières / Introduction / Partie 1 / Partie 2 / Partie 3 / Conclusion / Biographie / Sources
absence de gouvernance – évidemment manifeste dans le cas d’usages de type « shadow », non
déclarés à l’organisation.
(Note : une description plus large des LCNC se trouve en annexe de ce chapitre)
II - Grands principes
Pour toutes ces questions, il convient que l’Audit Interne / Contrôle Interne s’assurent qu’une méthode
d’évaluation des risques (autrement appelé « Security by Design » ) soit connue et déclinée au sein des
organisations.
• Par ex. : La méthode EBIOS, méthode d’analyse de risque française de référence, permet aux
organisations de réaliser une appréciation et un traitement des risques de manière structurée et
formalisée.
Recommandation #1b : Pour les entités publiques, utiliser le service réalisé par l’ANSSI / CNIL
MonServiceSécurisé [Link]
• L’Audit Interne et le Contrôle Interne doivent s’assurer que les projets d’I.A. répondent à un objectif
business clair tout en étant encadrés par une gouvernance. Celle-ci devrait s’appuyer sur des
éléments de maitrises de risque (KRI), de performance (KPI) mais aussi de contrôle interne
notamment vis-à-vis d’enjeux de conformité réglementaire (IA Act Juillet 2024 -
[Link]
• Un comité éthique est aussi nécessaire pour éviter de reproduire les préjugés et les discriminations
du monde réel, d'alimenter les divisions, de menacer les droits de l'homme et les libertés
fondamentales.
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Guide des risques cyber 3.0
Table des matières / Introduction / Partie 1 / Partie 2 / Partie 3 / Conclusion / Biographie / Sources
Figure 2 Source : IFACI 2018 - L’univers de l'intelligence artificielle et les défis à relever
Le cycle de vie du projet IA doit être aussi formalisé : le risque numérique / cyber doit ainsi être adressé
à chacune des étapes. L’Agence de l'Union européenne pour la cybersécurité (ENISA) propose le cycle
de vie suivant :
Figure 3 ENISA 2020 - CYBERSECURITY CHALLENGES Threat Landscape for Artificial Intelligence
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Guide des risques cyber 3.0
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Les projets Low-Code / No Code (LCNC) permettent à n’importe quel membre de l’organisation de
développer un projet. Or, ce faisant, les menaces liées à la sécurité et à la conformité des projets LCNC
sont soustraits aux équipes expertes, sans qu'il y ait clairement une partie prenante qui assume la
responsabilité des pannes et des expositions financières ou réglementaires en cas des
dysfonctionnements suivants :
• Accroître l’exposition de l’organisation à des incidents de sécurité et de non-conformités par
manque de capacité à faire face aux cyberattaques sur les données critiques et au cyber-
espionnage sur le fonctionnement des processus internes et métiers ;
• Induire des surcoûts et dissiper les ressources de l’organisation sur des projets peu contributifs, ou
mal dimensionnés, voire concurrents par manque de maîtrise en raison de l’implication insuffisante
des équipes expertes ;
• Perte de contrôle, dépendance vis-à-vis des fournisseurs et expositions à des sanctions juridiques
et financières par manque de pilotage des contrats d'externalisation et d’une utilisation anarchique
des offres « cloud » dont « SaaS ».
Malgré ce formidable levier de croissance et d’innovation que représentent les projets LCNC, le recours
à ce type de solution introduit par construction une zone de menace cyber forte et indirecte par
l’intermédiaire d’un fournisseur « cloud ».
Dans un contexte où les intentions, les capacités offensives et les opportunités exploitées par les
attaquants et les acteurs malveillants sont en pleine expansion, le niveau de la menace cyber ne cesse
d’augmenter. Face à la multitude de menaces, les atténuer est essentiel pour garantir une utilisation
sûre de ces outils.
Recommandation #2 : S’assurer de l’encadrement des projets cloud, IA & Low Code/ No Code par
une gouvernance et des processus adaptés (cycle de vie, contrôle interne, maitrise des actifs).
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a) Cloud
Évaluation des besoins et Analyse des besoins métiers et techniques, des NIST (National Institute of
sélection du modèle de critères de sécurité et de conformité et des objectifs Standards and Technology)
cloud IaaS, PaaS, SaaS de performance
CSA (Cloud Security Alliance)
Plan de continuité Revue des plans et des résultats des tests PCA/CRA,
d’activité et de reprise continuité et récupération des données (D’autant
après sinistre plus importants que la résilience de l’activité peut
dépendre de la redondance d’actifs gérés par une
tierce partie et par les conditions gouvernant le
contrat d’externalisation)
b) Intelligence Artificielle
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Guide des risques cyber 3.0
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Bonnes pratiques IA
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Low/No-code
On notera tout particulièrement les éléments produits par OWASP Low-Code/No-Code Top 10,
pouvant servir de référence pour le travail de l’auditeur et du contrôleur interne.
IV – Points d’attention
Le Cloud computing est un domaine complexe avec des multiples concepts techniques :
- Les cadres de références peuvent être utilisés aux risques d’appliquer des standards inadaptés
ou insuffisants (exemple ANSSI 2024 – Recommandations pour l’hébergement des SI sensibles
dans le cloud, CCM, ISO/IEC 27017…) ;
- Les risques de conformités réglementaire ne doivent pas être sous-estimés, elles imposent des
exigences strictes de la gestion des données confiées à un tier, les auditeurs ou contrôleurs
doivent être formés en correspondance, une mauvaise compréhension de ces régulations peut
entraîner des violations de conformité coûteuses ;
- Les risques liés à la gestion des accès et des identités (interne et externe) peuvent être sous-
estimés, pouvant entrainer des violations de sécurité majeur, tels que accès non autorisés ou
escalade de privilèges. Ainsi, les politiques IAM (pour « Identity and Access Management » ou
Gestion des Identités et des Accès), authentification multifactorielle (MFA) et la gestion des
rôles peuvent faire l’objet de recommandations et d’améliorations.
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V - Conclusions
La gestion du risque cyber dans les projets informatiques, y compris cloud, IA et low/no-code est devenu
un impératif. Le Contrôle Interne et l’Audit Interne doivent ainsi s’assurer que les fondamentaux sont
bien en place (gouvernance, processus, pilotage par les risques par la première et deuxième ligne) tout
en restant en veille sur les référentiels et outils proposés (en particulier : ANSSI, ENISA, NIST, OWASP)
afin de proposer un niveau de maturité à l’organisation.
Référentiels réglementaires
Bonnes pratiques
• [ANSSI / CNIL – FR] : [Link]
• [ANSSI – FR ] [Link]
systeme-dia-generative
• [BSI – GE] [Link]
Organisationen/Informationen-und-Empfehlungen/Kuenstliche-Intelligenz/kuenstliche-
intelligenz_node.html#doc916902bodyText8
• [ENISA – UE ] [Link]
cybersecurity-challenges
• [NIST – USA ] Artificial Intelligence Risk Management Framework: Generative Artificial
Intelligence Profile [Link]
• [OWASP] [Link]
• [OWASP] [Link]
Référentiel de contrôle
• The IIA’s Updated AI Auditing Framework
[Link]
auditing-framework/
Gartner a défini les LCNC comme permettant de développer et d'exécuter rapidement et de manière
autonome des applications personnalisées tout en limitant et simplifiant l'utilisation des langages de
programmation.
Elles ouvrent le champ des possibles :
• Création d’un outil pour gérer les contacts clients et flux de prospection ;
• Semi-automatisation de la saisie, de la transmission et de la vérification des notes de frais ;
• Élaboration d’un tableau de bord pour la conduite de projet avec des comparatifs entre le
nombre de tâches clôturées, en retard et restantes à conduire ;
• Mise en place d’une interface graphique accessible sur un téléphone mobile pour simplifier la
déclaration des objectifs et résultats de ventes par les commerciaux.
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Guide des risques cyber 3.0
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Ainsi les principaux cas d’usages visent à la modernisation des capacités existantes de l’organisation ou
à l’augmentation de celles-ci par des initiatives d’automatisation.
Figure 1 - Analyse de marché des éditeurs LCNC selon Gartner, 2023 – voir « Magic Quadrant for
Enterprise Low-Code Application Platforms » (2023, Gartner)
La demande, la croissance et la prédominance des projets LCNC s’assimilent à une « boîte de Pandore»
pour les fonctions de sécurité des systèmes d’information (SSI), d’audit et contrôle interne et de
conformité et légal.
A l’image des meubles IKEA, vous économisez de l'argent en effectuant le montage vous-même, sans
avoir besoin d'un artisan qualifié, et en cas de blocage, vous trouverez toujours un tutoriel sur Youtube.
Cependant, les meubles nécessitent notamment un entretien régulier, un catalogue de pièces
détachées en cas d’usure et des services contractualisées pour assurer les conditions d’après-vente et
de garantie client.
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Guide des risques cyber 3.0
Table des matières / Introduction / Partie 1 / Partie 2 / Partie 3 / Conclusion / Biographie / Sources
I - Enjeux de la question
L’entreprise du XXIème siècle vit dans un écosystème réseau global digitalisé et interconnecté avec
des parties prenantes externes. Une attaque de cybersécurité sur un maillon de la chaine peut
entrainer la perte de contrôle de l’entreprise. De ce fait, le niveau de sécurité de son système
d’information dépend étroitement du niveau de sécurité des systèmes d’information de ses tiers dont
les fournisseurs.
Par ailleurs, l’évolution des systèmes d’information vers des solutions nuagiques « cloud »,
dématérialisées et connectées conduit encore plus à englober les fournisseurs dans une vision
intégrée pour se protéger des attaques de cybersécurité qui peuvent être introduites via des tiers dont
les fournisseurs ou les entreprises nouvellement acquises.
A ceci s’ajoute :
• L’augmentation de la menace d’attaque par les tiers (dans le TOP10 du panorama 2023 de la
menace selon l’ENISA) ;
• Le renforcement du cadre réglementaire en Europe (NIS2, DORA, entre autres) sur la sécurité des
systèmes d’information afin d’améliorer la résilience des entreprises ;
• Le risque de réputation (l’atteinte à la réputation des entités victimes directes ou indirectes de
cyber attaque).
II - Grands principes
o Stratégie de réponse aux incidents, PRA (Plan de Reprise d’Activité), mesure des impacts ;
o Conduite d’audits pour apporter une assurance raisonnable sur la solidité du dispositif de
contrôle Interne.
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Guide des risques cyber 3.0
Table des matières / Introduction / Partie 1 / Partie 2 / Partie 3 / Conclusion / Biographie / Sources
• S’assurer qu’un responsable (RSSI) porte la démarche (analyse des risques, compréhension
de l’environnement interne et externe, programme de maîtrise, évaluation et suivi des plans de
corrections) ;
• S’assurer que le RSSI est intégré dans l’analyse des cibles d’acquisition et les actions
identifiées prises en compte dans l’évaluation ;
• S’assurer que la démarche est définie : les fournisseurs clefs (critiques d’un point de vue
business ou d’un point de vue sécurité) identifiés, contrôlés au moins une fois par an, sur la
base d’exigences définies par une contractualisation (dispositions juridiques et
opérationnelles) et de fiches de sécurité permettant une revue des exigences à checker vis-à-
vis d’un fournisseur ;
• S’assurer que les acteurs (en interne et chez les fournisseurs) appliquent la démarche pilotée
par le RSSI et lui rendent compte (porteurs des risques, porteurs des contrôles, fonctions
concernées - achats, sécurité, juridique, porteurs opérationnels) ;
• S’assurer qu’un plan de formation/ sensibilisation au risque de cybersécurité lié aux tiers est
déroulé dans l’organisation et chez les fournisseurs ;
• S’assurer qu’une organisation est en place pour pouvoir réagir à un incident cyber d’un
fournisseur ou d’une cible d’acquisition (maitrise d’un plan de reprise d’activité régulièrement
testé, maîtrise de la communication vers les parties prenantes notamment les autorités,
analyse des incidents chez le fournisseur et dans l’entreprise avec impact mesuré et mise en
œuvre d’actions correctives post incidents) ;
• S’assurer que les résultats du programme de maîtrise sont partagés par le management et les
autres fonctions concernées de la deuxième ligne de maîtrise et que les obligations légales
sont respectées (utilisation d’un tableau de bord avec suivi d’indicateurs clefs et reportings
réguliers) ;
• Dans une approche d’une stratégie et d’un plan d’audit qui intègre le processus gestion des
risques et contrôle interne (Norme IIA 9.1), il est intéressant d’intégrer dans le plan d’audit
pluriannuel le risque cyber sécurité en provenance des fournisseurs/tiers clefs en coordination
avec les prestataires d’assurances en risque cyber internes et externes (RSSI, experts,
ANSI…) ;
• Intégrer le risque cyber dans les audits de processus liés à des fournisseurs (ex : sécurité de
l’accès logique des données, Continuité des services, respect du RGPD…) ;
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Guide des risques cyber 3.0
Table des matières / Introduction / Partie 1 / Partie 2 / Partie 3 / Conclusion / Biographie / Sources
cyber) ; au niveau des normes et référentiels (ex : ISO 27 001 ...) ; au niveau de la conformité
contractuelle ;
• Evaluer la pertinence de la démarche de contrôle interne fournisseurs mis en place, tel que les
procédures d’identification, de contractualisation, d’évaluation et de contrôle des
fournisseurs ; la définition des rôles et des responsabilités ; les contrôles mis en place ; les
tableaux de bord ; le pilotage du dispositif par RSSI ; ainsi que l’application de la démarche par
les acteurs… ;
• Réaliser des tests de sécurité et de sensibilisation vers les fournisseurs (Ex. : test d’intrusion
physique et informatique, campagne de phishing…) pour évaluer la maîtrise du risque cyber
fournisseur (dans la mesure de la possibilité règlementaire et contractuelle) ; Tests de sécurité
différenciés vers les fournisseurs ou en interne ;
• S’assurer du suivi et de la mise en œuvre des plans d’action (actions correctives) liés aux
fournisseurs.
IV – Points d’attention
Facteurs de risques
• Analyse partielle et/ou non pertinente des fournisseurs clefs : pour comprendre les
criticités cyber et business, s’assurer de l’implication de l’ensemble des fonctions (business,
cyber) ;
• Pertinence/Fiabilité d’évaluation des outils du marché : garder un avis critique sur leur
pertinence, en particulier sur des outils non souverains et/ou non transparents ;
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Guide des risques cyber 3.0
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V - Conclusions
Contrôler l’état des risques cyber des fournisseurs clefs de l’entreprise ou d’entités cibles d’opérations
d’acquisition nécessite outre une organisation coordonnée (RSSI, services achats, juridiques,
responsables opérationnels, avec des relais au sein des fournisseurs, contrôle interne, audit Interne),
un cadre juridique et financier bien défini sur les risques des fournisseurs.
Il est également nécessaire d’anticiper l’évolution des obligations légales tout comme les attaques
cyber, en adaptant les plans de protection et de reprise d’activité.
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Annexes
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Partie III
Aller Plus Loin
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Conclusion intermédiaire :
Guy-Philippe Goldstein
Le Guide IFACI 3.0 des risques cyber a été conçu dans un esprit d’ouverture et de pragmatisme,
avec pour objectif de fournir un point de départ solide pour les auditeurs et les contrôleurs
internes. Il ne cherche pas à être exhaustif ni à proposer des solutions définitives, car la
cybersécurité est un domaine bien trop vaste et évolue à une vitesse qui rend toute tentative
d’énumération complète vouée à l’obsolescence. Au contraire, ce document se veut une
première porte d’entrée, un ensemble de repères et de réflexions à partir desquels chacun
pourra approfondir, nuancer ou remettre en question les approches proposées, en fonction de
sa propre expérience et des spécificités de son organisation. Les différentes technologies, du
cloud à l’intelligence artificielle en passant par l’émergence de la robotique ou du calcul
quantique, se transforment régulièrement, tout comme les menaces et les thèmes qu’elles
soulèvent. Hier, on parlait surtout de la protection des réseaux ; aujourd’hui, les notions de
résilience et de coopération sont devenues des piliers fondamentaux. Demain, il faudra sans
doute composer avec de nouveaux paradigmes, et il serait illusoire de croire que ces
évolutions cesseront. C’est pourquoi l’approche adoptée ici est résolument itérative : plutôt
que de tenter d’ériger d’emblée une cathédrale, il s’agit de poser les fondations d’un village,
voué à s’agrandir au fil des années.
Cet état d’esprit repose sur la conviction que la cybersécurité n’est pas un sujet exclusivement
technique, mais un véritable sport collectif, mobilisant tous les métiers et l’ensemble de
l’écosystème d’une organisation. Les auditeurs et les contrôleurs internes, de par leur
position transversale, ont un rôle déterminant à jouer : ils peuvent favoriser l’adhésion à une
culture de la sécurité, éclairer la direction sur les risques émergents, évaluer l’efficacité des
dispositifs existants et proposer des axes d’amélioration. Les premières réponses proposées
dans ce Guide ont pour vocation de servir de balises ; elles n’ont pas pour ambition de tout
résoudre immédiatement. Il faut voir ces points de repère comme un moyen de structurer la
réflexion et de stimuler la discussion, autant dans la sphère des auditeurs que dans celle des
contrôleurs internes.
Maintenant que ce Guide est publié, il appartient à ceux pour qui il a été conçu : vous, les
professionnels sur le terrain. Vous pourrez vous en emparer pour le critiquer, l’enrichir,
l’illustrer de cas concrets ou encore le confronter à d’autres référentiels existants. Chaque
lecteur est encouragé à s’interroger sur ce qui lui paraît pertinent dans les propositions
avancées et sur les limites éventuelles qui pourraient se présenter. Certaines pistes
fonctionneront sans doute très bien dans un contexte donné, tandis que d’autres demanderont
des ajustements ou se révèleront inadaptées à certaines particularités. L’invitation est donc
lancée à tous ceux et celles qui souhaitent réagir, qu’il s’agisse de formuler un désaccord
constructif, de partager une expérience significative ou de poser de nouvelles questions. Toute
contribution est susceptible de faire progresser la réflexion commune et de nourrir la
dynamique d’amélioration continue.
Pour faciliter cette conversation, diverses modalités seront mises à disposition : on peut
discuter sur les réseaux internes de l’IFACI, s’adresser directement aux coordinateurs du
Guide, ou se réunir lors d’événements ultérieures dédiés à la cybersécurité. L’IFACI s’efforcera
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Guide des risques cyber 3.0
Table des matières / Introduction / Partie 1 / Partie 2 / Partie 3 / Conclusion / Biographie / Sources
au fil des mois qui viennent de prendre en compte les retours qui lui seront adressés, car c’est
en croisant les points de vue et en confrontant les idées que l’on consolide une démarche
d’audit et de contrôle interne à la fois robuste et en phase avec les enjeux cyber d’aujourd’hui et
de demain.
Et désormais c’est à vous de jouer : le Guide vous appartient, pour autant qu’il vous donnera
envie de contribuer - dans la foulée des 33 premiers auteurs que nous saluons et remercions
vivement ici pour tous leurs efforts, et dont une biographie pourra être trouvée dans les pages
qui suivent.
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Guide des risques cyber 3.0
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Amine Sardi
Amine, 33 ans, est auditeur interne IT chez le groupe SMABTP avec 10 ans d'expérience
dans les métiers de l'audit interne. Passionné par les sujets liés à la maîtrise des risques
cyber, il a été chef de mission d'audit au Crédit Agricole Assurances. Diplômé de deux
masters en Audit et Contrôle de Gestion et en Direction Administrative et Financière
(DAF), Amine a également suivi plusieurs formations spécialisées en systèmes
d'information (SI).
Arnaud Boilot
Actuellement Risk Manager et Contrôleur Interne au sein de la Direction de la Sécurité
d’Orange, Arnaud a été précédemment auditeur interne et responsable anti-fraude.
Titulaire d’un DESS en Télécom, il a travaillé précédemment pour un équipementier puis
dans le groupe Orange dans des fonctions commerciales et de développement.
Audric Yepndjouo
Auditeur informatique, Audric est un véritable passionné des nouvelles technologies.
Après des études en management des systèmes d’information, je travaille aujourd’hui
depuis plus de sept ans dans le domaine de l’audit des systèmes d’information.
Azou Chekatt
Azou est Auditeur IT et Cybersécurité depuis 2017 au sein de la Direction de l’Audit
Interne du Groupe Orange après 12 années en tant qu’Ingénieur Avant-Vente puis Bid
Manager en charge de la conception de solutions et d’architectures Telecom & Réseau,
Sécurité et e-Santé chez Orange Business Services. Il est certifié CISSP (ISC2), PCI ISA
Internal Security Assessor (PCI DSS), ISO/IEC 27001 Lead Auditor et 27005 Risk Manager.
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Bruno Lechaptois
Bruno est Directeur Adjoint du Contrôle Interne pour Orange. Après un parcours
d’ingénieur, puis de contrôleur de gestion et de directeur financier, dans différentes
sociétés en Europe, Bruno a élaboré et mis en place le programme Sarbanes-Oxley pour
le groupe Orange, et poursuivi le développement du contrôle interne au-delà du domaine
financier.
Carmelita De Souza
En charge du contrôle interne pour le Groupe ADP, Carmélita a précédemment occupé un
poste similaire chez Prisma Media. Son parcours inclut des missions d'auditeur interne à
la Caisse Nationale d'Assurance Maladie, ainsi que des missions de commissariat aux
comptes. Elle est diplômée de l'ESC Pau Business School.
Charline Garnier
Charline a travaillé pendant 8 ans au sein de The Adecco Group. Elle a commencé sa
carrière au poste d'assistante comptable puis a été promue Contrôleur des risques.
Après une reprise d’études en formation continue, elle obtient en 2020 un master en
Management et Stratégie d'Entreprise de l'ESDES à Lyon et rejoint l’équipe d'Auditeur
interne France. Elle est aujourd’hui auditrice interne au sein du groupe GL events avec un
périmètre international.
Faiza Messamri
Faiza est auditrice interne, chez l’assureur Nîmois spécialiste des solutions de
l’immobilier SADA Assurances, après un parcours dans l’audit public comme inspectrice
des finances à l’Inspection Générale des Finances algérienne.
François Michaud
Directeur de l’Audit interne du groupe Le Conservateur, groupe mutualiste indépendant
d’assurance vie et de gestion patrimoniale, François a commencé sa carrière en
commissariat aux comptes chez PwC. Il a également été Directeur Administratif et
Financier des filiales françaises du groupe financier britannique Legal & General puis du
groupe de courtage Colonna.
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Table des matières / Introduction / Partie 1 / Partie 2 / Partie 3 / Conclusion / Biographie / Sources
Frédéric Prevault
Diplômé de l’Université Louis Pasteur de Strasbourg, Frédéric est actuellement Directeur
de l’audit Interne IT de Forvia (Faurecia et Hella) depuis 5 ans. Parmi ses expériences, on
peut compter: la gouvernance et la direction qualité informatique au niveau du Groupe
(certifié IATF), chef de projets, du pilotage industriel et la direction de sites.
Frédéric Vilanova
Frédéric est un expert en management des risques et en gouvernance de la cybersécurité.
RSSI en banque, il a fondé Effective Yellow, qui accompagne les dirigeants dans leur
montée en maturité cybersécurité, ISO27001 ou NIS2. Il a été manager et directeur chez
EY, PWC, Capgemini, en CAF et à Monaco.
Gilles Brunet
Collaborateur au sein de la Direction de l'Audit du Groupe Orange, Gilles a exercé
différentes fonctions d'auditeurs IT - Directeurs de missions sécurité et IT puis Directeur
en charge du Programme, Processus et Méthodes de l'Audit Interne. Animateur de
l'Antenne Ifaci Auvergne-Rhône-Alpes et Réserviste Civique, Gilles est chargé de
prévention au sein du Réseau des Experts Cybermenances en région Auvergne-Rhône-
Alpes rattaché à la Police Nationale/Police Judiciaire.
Guillaume Malespine
Guillaume est directeur de l’audit, du contrôle interne, et des risques de l’UGAP,
principale centrale d’achat public en France. Il a également en charge la compliance et la
déontologie, et est médiateur interne.
Isabelle Pinilla
Diplômée de l’IAE de Paris-Sorbonne, Isabelle a occupé différents postes au sein de
l’audit interne du Ministère des Armées avant de rejoindre la direction des affaires
financières du Ministère des Armées en tant que cheffe de bureau adjointe au sein du
bureau de la qualité comptable.
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Lotfi Ladouari
Lotfi est Auditeur Informatique Groupe chez Fnac Darty. Auparavant, Lotfi a été
responsable gestion des risques IT chez KPMG. Il a également travaillé en contrôle de
gestion chez Air France-KLM Cargo et Amundi Asset Management, développant une
expertise dans le domaine de l’asset management.
Lucile Rivera
Lucile est directrice adjointe de l’Inspection générale du Conseil départemental de Seine-
Saint-Denis depuis septembre 2019. Elle supervise l’audit interne, élabore et suit les
plans d’audit, consolide la gestion des risques et le contrôle interne. Biostatisticienne de
formation, elle débute dans l’industrie pharmaceutique puis intègre la fonction publique
territoriale en 1997. Après plusieurs postes stratégiques (protection maternelle,
autonomie), elle a pu s’occuper des questions d’audit interne, conduite de projets et
transformation numérique, en s’intéressant particulièrement aux cyber-risques du
secteur public.
Marie-Line Poitout
Marie-Line est Directrice Audit et Contrôle du Groupe Clariane, première communauté
européenne du soin, de la santé et de l’hospitalité au service des personnes fragiles.
Clariane est une entreprise à mission côtée.
Auparavant, Marie-Line a été pendant 13 ans au sein du Groupe Primonial, Directrice en
charge de l’audit, du contrôle permanent, de la conformité et des risques. Après un début
de carrière dans un cabinet d’audit, elle a été Responsable Conformation des Services
d’Investissement (RCSI) de W Finance, filiale d’Allianz.
Marjolaine Alquier
Marjolaine est Directrice Audit & Contrôle Interne pour Covivio. Elle y dirige les fonctions
d’audit interne, de contrôle interne, de la conformité et de gestion du risque pour le
Groupe. Diplômée de l’Université Panthéon Assas (Paris II), Marjolaine a auparavant
exercé diverses fonctions au sein de directions financières durant sa carrière.
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Guide des risques cyber 3.0
Table des matières / Introduction / Partie 1 / Partie 2 / Partie 3 / Conclusion / Biographie / Sources
Olivier Meyer
Olivier, directeur de l'audit interne IT chez The Adecco Group, supervise les audits en IT,
cybersécurité et digital du groupe. Fort de plus de 18 ans d'expérience, dont 13 chez
KPMG, il est expert en gouvernance IT et passionné par les nouvelles technologies. Olivier
est membre du groupement professionnel des systèmes d'information de l'IFACI.
Olivier Sznitkies
Président fondateur d’Audiligence, société de conseil et formation spécialisée en audit et
contrôle interne, prévention de la fraude et cybersécurité, Olivier a été directeur de l’audit
interne EMEA du groupe LafargeHolcim après 15 ans d’expérience comme auditeur SI
chez KPMG. Ingénieur informatique, titulaire des CISA, CISM et CFE et auditeur de
l’IHEDN, Olivier a contribuéà la rédaction de plusieurs publications dont le Guide d’Audit
de la Gouvernance des SI.
Pierre-Luc Refalo
Pierre-Luc est vice-président au sein de la Direction de l’Audit Interne du Groupe
Capgemini, en charge des domaines IT, Cybersécurité et Protection des données.
Il est conférencier international et auteur de 3 ouvrages de référence dont “La sécurité
numérique de l’entreprise », primé au FIC 2013.
Pierre-Yves Romatier
Pierre-Yves est Senior IT Auditor chez Kering depuis 2023, soutenant la stratégie
"Empowering Imagination" via des missions d'audit des systèmes d'information et de la
cybersécurité à l'international. Formé lors d'un Master SIEE (Audit et Conseil) à Paris-
Dauphine en alternance chez EY, il a par la suite acquis cinq années d'expérience en audit
IT dans le service Technology Risk d'EY Consulting.
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Guide des risques cyber 3.0
Table des matières / Introduction / Partie 1 / Partie 2 / Partie 3 / Conclusion / Biographie / Sources
Quentin Chopard
Diplômé de l'université de Technologie de Troyes et de l'Université Panthéon Sorbonne,
Quentin est chargé d'études risques au sein du Groupe Aéroports de Paris après des
expériences au sein d'un cabinet d'audit et du Groupe Michelin.
Sébastien Roche
Sébastien est auditeur interne au sein du Groupe Orange depuis 8 ans. Certifié par le
SANS et reconnu comme un Orange Expert Senior sécurité , il assure également des
missions d’éclairage stratégique sur les enjeux cyber actuels et ceux de demain.
Thierry Thomas
Thierry est chargé de missions d’audits interne et d’inspection générale » au sein de OFB
(Office Français de la Biodiversité). Avec une solide expérience de DOSI/CIO dans la
conduite de projets internationaux, son parcours se distingue par une diversité
d'expériences dans les secteurs public et privé, et par une expertise à la fois en
stratégie/management, en organisation, en conduite du changement et en transformation
digitale, audit interne en environnement multiculturels.
Valérie Mercier
Valérie est responsable Gouvernance et Support au sein de la Direction Sécurité du
Groupe Orange. Elle pilote notamment la gouvernance sécurité des fournisseurs ainsi
que le support sécurité sur les opportunités de fusion et acquisition du groupe. Diplômée
de l’EPF, Sciences Po et certifiée ISO/IEC 27001 Lead Auditor, Valérie a +20ans
d’expérience dans les domaines IT, Achat et management à l’international.
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Guide des risques cyber 3.0
Table des matières / Introduction / Partie 1 / Partie 2 / Partie 3 / Conclusion / Biographie / Sources
Vincent Maret
Vincent est associé KPMG en charge des activités de conseil en Cybersécurité,
Protection des données personnelles et IA de confiance. Il accompagne depuis plus de
25 ans les entreprises dans la maitrise des risques liés à la cybersécurité et aux données
personnelles. Avant KPMG, il a travaillé pour EY, PWC et CGI. Il a réalisé et supervisé de
centaines de missions relatives à la cybersécurité, tant dans le domaine de la
gouvernance que sur des sujets opérationnels et technologiques, pour le compte de
Directeurs Cybersécurité, de DSI, de directions d’audits internes et d’inspections
générales, de directions des risques, de directions générales et de responsables métiers,
ainsi que dans des contextes de M&A. Il est également l’auteur du livre « Blockchains,
intelligences artificielles, objets connectés, ordinateurs quantiques - Quels risques
technologiques ? »
Xavier Guiffard Xavier est le directeur de l’audit interne, des risques et du contrôle
interne du Groupe Canal+.
Il a débuté sa carrière dans le conseil puis a développé son expérience à l’international
dans le secteur des télécommunications et de l’audiovisuel avant de rejoindre l’audit
interne de Vivendi en 2017 puis de Canal+ en 2025.
Il est diplômé de l’EDHEC, auditeur de la 3ème session nationale Cybersécurité et
Souveraineté Numérique de l’IHEDN et réserviste citoyen au sein du corps des officiers
de la gendarmerie nationale.
Xavier-Alexandre Treu
Diplômé de l’EM Strasbourg, après avoir exercé différentes fonctions en commissariat
aux comptes chez Deloitte Luxembourg, puis en Risk management au sein du Crédit
Agricole, Xavier-Alexandre est désormais Directeur de l'Audit Interne de la banque
Barclays après avoir été Directeur de l’Audit Interne du Groupe ODDO BHF en France. Il
est également CIA et CISA.
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Ressources et Bibliographie
Documents ANSSI :
• Guide d'hygiène informatique de l'ANSSI (en 42 mesures) - [Link]
• Méthode EBIOS RISK MANAGER - [Link]
manager-le-guide/
• Liste des produits et services qualifiés (ANSSI) :
[Link]
• "Crise d'Origine Cyber – Les clés d'une gestion opérationnelle et stratégique" -
[Link]
• "Recommandations pour l'hébergement des SI sensibles dans le cloud" (juillet 2024)
• "Recommandations de sécurité pour un système d'IA générative" (avril 2024)
• Service MonServiceSécurisé - [Link]
• Guide pour l’elaboration d’une politique de sécurite de systeme d’information, Section
3: Principes de securité, Direction centrale de la securite des systemes d’information,
Mars 2004, disponible à [Link]
[Link]
Documents UE :
• AI Act (juillet 2024) - [Link]
• ENISA "CYBERSECURITY CHALLENGES Threat Landscape for Artificial Intelligence"
(2020)
Documents IIA/IFACI :
• Guide IFACI 2.0 des Cyber-Risques (2020 - [Link]
content/uploads/2024/01/[Link] )
• Guide IFACI 1.0 des Cyber-Risques (2017) - [Link]
content/uploads/2018/06/[Link]
• "L'univers de l'intelligence artificielle et les défis à relever" (IFACI 2018)
• "The IIA's Updated AI Auditing Framework" -
[Link]
auditing-framework/
Documents AMRAE
• Maitrise du risque numérique: l’atout confiance, novembre 2019
[Link]
maitrise_risque_numerique-atout_confiance.pdf
Normes et standards :
• ISO/IEC 27000 (suite)
• NIST Cybersecurity Framework (CSF) 2.0
• COBIT
• GTAG (Global Technology Audit Guide) de l'IIA
• CIS Critical Security Controls (v8.1)
• ITIL
• ISO/IEC 27001:2022
• ISO/IEC 27005:2022
• PCI-DSS
• ISAE3402/SSAE18
• ISAE3000
• NIST 800-50r1
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Guide des risques cyber 3.0
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Autres références :
• OWASP (Open Web Application Security Project) : [Link]
En particulier :
o Liste OWASP Low-Code/No-Code Top 10
o Liste OWASP du Top 10 des risques IA – sur Machine Learning :
[Link] ; sur
Generative AI : [Link]
o Liste OWASP des contrôles LLM AI Cybersécurité et gouvernance (voir :
[Link]
applications/llm-top-10-governance-
doc/LLM_AI_Security_and_Governance_Checklist-v1_FR.pdf )
• Gartner "Magic Quadrant for Enterprise Low-Code Application Platforms" (2023)
• Cloud Security Alliance (CSA)
• Data Management Association (DAMA) "DMBOK2"
• BSI (Allemagne) sur l’Intelligence Artificielle -
[Link]
Organisationen/Informationen-und-Empfehlungen/Kuenstliche-Intelligenz/kuenstliche-
intelligenz_node.html
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