Le Programme international pour l’amélioration des conditions et du milieu de travail (PIACT) a été lancé
par l’Organisation internationale du Travail en 1976, à la demande de la Conférence internationale du
Travail et après de larges consultations avec les Etats Membres. Il doit encourager les Etats Membres à se
fixer des objectifs précis pour «rendre le travail plus humain» et les aider à les atteindre. Le programme
s’étend à tous les aspects de la qualité de la vie de travail: prévention des accidents du travail et des
maladies professionnelles; application de l’ergonomie; aménagement du temps de travail; amélioration du
contenu et de l’organisation du travail comme des conditions de travail en général; prise en considération
de l’élément humain dans les transferts de technologie, etc. L’exécution du programme repose sur
l’utilisation coordonnée des moyens d’action de l’OIT:
– action normative;
– activités pratiques et envoi dans les Etats Membres, à leur demande, d’équipes multidisciplinaires en
mesure de les aider;
– convocation de réunions tripartites, notamment des commissions d’industrie, pour l’étude des
problèmes des grandes branches d’activité; convocation de réunions régionales et de réunions
d’experts;
– recherche et études, orientées vers l’action pratique;
– rassemblement et diffusion d’informations, notamment par l’intermédiaire du Centre international
d’informations de sécurité et de santé au travail (CIS) et du Centre de diffusion systématique
d’informations sur les conditions de travail.
Cet ouvrage fait partie des études et des rapports publiés dans le cadre du PIACT.
Enregistrement et déclaration
des accidents du travail
et des maladies professionnelles
Recueil de directives pratiques du BIT
Enregistrement et déclaration
des accidents du travail
et des maladies professionnelles
Bureau international du Travail Genève
Copyright © Organisation internationale du Travail 1996
Première édition 1996
Les publications du Bureau international du Travail jouissent de la protection du droit d’auteur en vertu du
protocole n° 2, annexe à la Convention universelle pour la protection du droit d’auteur. Toutefois, de
courts passages pourront être reproduits sans autorisation, à la condition que leur source soit dûment
mentionnée. Toute demande d’autorisation de reproduction ou de traduction devra être adressée au Bureau
des publications (Droits et licences), Bureau international du Travail, CH-1211 Genève 22, Suisse. Ces
demandes seront toujours les bienvenues.
BIT
Enregistrement et déclaration des accidents du travail et des maladies professionnelles.
Recueil de directives pratiques
Genève, Bureau international du Travail, 1996
/Recueil de directives/, /Accident du travail/, /Maladie professionnelle/, /Système de
notification/, /Archivage/, /Niveau national/, /Niveau de l’entreprise/. 13.04.3
ISBN 92-2-209451-4
Publié aussi en anglais: Recording and notification of occupational accidents and diseases.
An ILO code of practice (ISBN 92-2-109451-0), Genève, 1996, et en espagnol: Registro y
notificación de accidentes del trabajo y enfermedades profesionales
(ISBN 92-2-309451-8), Genève, 1996
Données de catalogage du BIT
Les désignations utilisées dans les publications du BIT, qui sont conformes à la pratique des Nations
Unies, et la présentation des données qui y figurent n’impliquent de la part du Bureau international du
Travail aucune prise de position quant au statut juridique de tel ou tel pays, zone ou territoire, ou de ses
autorités, ni quant au tracé de ses frontières.
Les articles, études et autres textes signés n’engagent que leurs auteurs et leur publication ne signifie pas
que le Bureau international du Travail souscrit aux opinions qui y sont exprimées.
La mention ou la non-mention de telle ou telle entreprise ou de tel ou tel produit ou procédé commercial
n’implique de la part du Bureau international du Travail aucune appréciation favorable ou défavorable.
Les publications du Bureau international du Travail peuvent être obtenues dans les principales librairies
ou auprès des bureaux locaux du BIT. On peut aussi se les procurer directement à l’adresse suivante:
Publications du BIT, Bureau international du Travail, CH-1211 Genève 22, Suisse. Des catalogues et
listes des nouvelles publications peuvent être obtenus gratuitement à la même adresse.
Imprimé en Suisse ATA
Avant-propos
Dans de précédents instruments internationaux ou recueils de directives pratiques,
l’OIT a formulé des dispositions générales au sujet de la notification des accidents du
travail et des maladies professionnelles, mais elle n’a guère traité de la nécessité
d’harmoniser et de rendre plus efficaces l’enregistrement et la déclaration de ces
accidents et maladies afin de faciliter la prévention. Il n’existe pas à ce sujet de
directives approuvées sur le plan international. Il s’ensuit que les définitions nationales
des accidents du travail et des maladies professionnelles diffèrent souvent de la
définition internationale recommandée dans la résolution concernant les statistiques des
lésions professionnelles, adoptée par la treizième Conférence internationale des
statisticiens du travail (octobre 1982), et que les méthodes de collecte des données et de
déclaration, de même que le champ et les sources des statistiques, varient selon les pays.
En l’absence d’harmonisation, il est impossible de faire des comparaisons
internationales, qu’il s’agisse du respect des prescriptions ou du succès de la prévention.
A sa 259e session (mars 1994), le Conseil d’administration du BIT a décidé de
convoquer une réunion d’experts en vue de l’élaboration d’un recueil de directives
pratiques sur l’enregistrement et la déclaration des accidents du travail et des maladies
professionnelles. Au total, 21 experts ont participé à cette réunion, organisée à Genève
du 3 au 11 octobre 1994: sept experts nommés après consultation des gouvernements,
sept nommés après consultation du groupe des employeurs et sept nommés après
consultation du groupe des travailleurs du Conseil d’administration.1
1
Les experts ci-après ont participé à la réunion:
Experts désignés à la suite de consultations avec les gouvernements:
– Dr András Békés (président et rapporteur), directeur général adjoint, Inspection du travail, Budapest
(Hongrie);
– Dr Adel Djemaa, médecin inspecteur du travail, Inspection médicale du travail de Sfax (Tunisie);
– Dr Burkhard Hoffmann, Berufsgenossenschaftliche Zentrale für Sicherheit und Gesundheitsschutz
(BGZ), Sankt Augustin (Allemagne);
– Dr Alfonso Munevar Umba, coordinateur de la Division des questions du travail, Bureau juridique,
Institut colombien des assurances sociales, Santa Fé de Bogotà (Colombie);
– M. Zakaria Nanyan, directeur général, Département de la sécurité et de la santé au travail, Kuala
Lumpur (Malaisie);
– M. Timothy John Williams, directeur, WORKSAFEAustralie, Sydney (Australie);
– M. Robert Whitmore, économiste, Département du Travail, Washington, DC (Etats-Unis).
Experts désignés à la suite de consultations avec le groupe des employeurs:
– M. Anthony Briscoe, Irish Business and Employers’ Confederation (IBEC), Dublin (Irlande);
– Dr Glenn E. Haughie, directeur du Service de santé, IBM Corporation, Armonk, New York (Etats-
Unis);
– M. Chartes M. Hunt, directeur des ressources humaines, Bacardi and Company Ltd., Bahamas
Employers’ Confederation, Nassau (Bahamas);
– M. Eric Jannerfeldt, conseiller médical, Confédération patronale suédoise, Stockholm (Suède);
– Mme Rohini Krishnapillai, conseillère en formation et information pour la sécurité et la santé au
travail, Chambre de commerce et d’industrie, Melboume (Australie);
– Dr Kwame Ofori-Tutu, responsable de l’environnement, Ashanti Goldfields Company Ltd., Obuasi
(Ghana);
– Dr Nicholas A. Okere, directeur médical, Nigerite Ltd., Association consultative des employeurs du
Nigéria, Lagos (Nigéria).
V
Enregistrement et déclaration
Les experts ont souligné que l’enregistrement et la déclaration des accidents du
travail et des maladies professionnelles, de même que l’étude de leurs causes, facilitent
la prévention. Après avoir amendé le projet de texte préparé par le Bureau, ils ont adopté
le présent recueil en précisant que les directives qu’il contient doivent être considérées
comme des exigences de base pour la collecte, l’enregistrement et la communication de
données fiables sur les accidents du travail et les maladies professionnelles, et les
statistiques y relatives. Des règles équivalentes ont été recommandées pour l’en-
registrement et la déclaration des accidents de trajet, des événements dangereux et des
incidents.
Le recueil met davantage l’accent sur l’utilisation efficace, en vue de la prévention,
des données collectées, enregistrées et communiquées, que sur l’établissement de
statistiques. Il devrait aider les autorités compétentes à mettre au point des systèmes
appropriés d’enregistrement et de déclaration des accidents du travail et des maladies
professionnelles, et fournir d’utiles orientations pour l’action commune des employeurs
et des travailleurs visant à prévenir ces accidents et maladies ainsi que pour les activités
entreprises dans le même but par les gouvernements, les organismes de sécurité sociale
et d’autres institutions.
En ce qui concerne la relation entre les dispositions de la convention (n° 121) sur
les prestations en cas d’accidents du travail et de maladies professionnelles, 1964, et
celles relatives à l’enregistrement et la communication des données pour l’établissement
des statistiques du travail, les experts ont choisi de ne pas faire référence à tel ou tel
système spécifique. Il a été jugé souhaitable d’adopter un système qui permette de
recenser toutes les informations.
Experts désignés à la suite de consultations avec le groupe des travailleurs:
– Dr Bernard Cabasson, Confédération Force ouvrière, Paris (France);
– Mme Anne Cnudde, Confédération des syndicats chrétiens de Belgique, Bruxelles (Belgique);
– Mme Lissa Donner, Occupational Health Clinic for Ontario Workers, Don Mills (Canada);
– M. Khalid Mahmood, Confédération des syndicats du Pakistan (APFTU), Lahore (Pakistan).
– M. Tom Mellish, Congrès des syndicats (TUC), Londres (Royaume-Uni);
– Dr Héctor San Román Arriaga, Confédération des travailleurs du Mexique, Mexico (Mexique);
– Dr Deborah Vallance, Conseil australien des syndicats (ACTU), Melbourne (Australie).
Représentants d’organisations internationales, gouvernementales ou non gouvernementales:
– Association internationale de la sécurité sociale (AISS);
– Commission de l’Union européenne;
– Confédération internationale des syndicats libres (CISL);
– Confédération mondiale du travail (CMT);
– Conseil international des infirmières;
– Fédération internationale des travailleurs du bâtiment et du bois (FITBB);
– Institut Hassan Fathy pour les travailleurs de la construction;
– Organisation arabe du travail (OAT);
– Organisation internationale des employeurs (OIE);
– Organisation mondiale de la santé (OMS).
Représentants du BIT:
– M. Chandradasa Pinnagoda, chef du Service de la sécurité et de la santé au travail;
– M. Jürgen Serbitzer, chef de la Section des ingénieurs, Service de la sécurité el de la santé au travail.
VI
Avant-propos
Le rapport de la réunion indique très clairement les problèmes rencontrès au cours
des débats et les raisons pour lesquelles on a choisi tel ou tel libellé. Un extrait de ce
rapport est reproduit ci-après.
Les directives pratiques présentées dans ce recueil s’adressent à tous ceux qui sont
responsables de la notification, de l’enregistrement et de la déclaration des accidents du
travail et des maladies professionnelles. Elles ne sont pas juridiquement contraignantes
et ne sont pas destinées à remplacer les normes admises ou les lois et règlements adoptés
au plan national. Elles représentent des exigences de base pour l’enregistrement et la
déclaration des accidents du travail et des maladies professionnelles et ne doivent pas
dissuader les autorités compétentes d’adopter des normes plus élevées. Le recueil vise à
fournir des orientations à ceux qui sont appelés à formuler des dispositions et à mettre en
place des systèmes, procédures et mécanismes pour l’enregistrement et la déclaration
des accidents du travail et des maladies professionnelles, des accidents de trajet, des
événements dangereux et des incidents, ainsi que pour leur étude et pour leur prévention.
Il s’adresse, en particulier, aux autorités compétentes, aux pouvoirs publics, en général,
aux organismes de sécurité sociale, aux employeurs, aux travailleurs et à leurs
organisations.
L’application des directives dépendra, dans la pratique, de la situation locale et des
ressources financières et techniques disponibles. En outre, ces dispositions doivent être
envisagées dans le contexte des conditions régnant dans le pays proposant l’utilisation
des informations. On a notamment tenu compte des besoins des pays en développement
et des pays qui veulent mettre en place ou modifier leur système d’enregistrement et de
déclaration des accidents du travail, des maladies professionnelles, des accidents de
trajet, des événements dangereux et des incidents.
Le Conseil d’administration du BIT a approuvé la publication du présent recueil à
sa 261e session (novembre 1994).
VII
Table des matières
Avant-propos ..............................................................................................................V
Extrait du rapport de la Réunion d’experts sur l’enregistrement et la
déclaration des accidents du travail et des maladies professionnelles
(Genève, 3-11 octobre 1994) .............................................................................. XI
1. Dispositions générales ......................................................................................... 1
1.1. Objectifs.................................................................................................. 1
1.2. Champ d’application............................................................................... 1
1.3. Définitions .............................................................................................. 2
2. Politique concernant l’enregistrement et la déclaration des accidents
du travail, des maladies professionnelles et des événements dangereux,
ainsi que les enquêtes et les statistiques qui les concernent............................. 5
2.1. Politique et principes directeurs applicables à l’échelle nationale ......... 5
2.2 Politique et principes directeurs applicables au niveau de
l’entreprise .............................................................................................. 7
3. Dispositions légales, institutionnelles et administratives pour
l’établissement de systèmes de notification, d’enregistrement et de
déclaration ........................................................................................................... 8
3.1. Dispositions générales ............................................................................ 8
3.2. Classification des informations à enregistrer et à communiquer.......... 10
4. Notification au niveau de l’entreprise ............................................................. 11
5. Modalités d’enregistrement ............................................................................. 12
5.1. Sur le plan national ............................................................................... 12
5.2. Au niveau de l’entreprise...................................................................... 13
6. Modalités de déclaration .................................................................................. 15
6.1. Sur le plan national ............................................................................... 15
6.2. Au niveau de l’entreprise...................................................................... 16
6.3. Déclaration des accidents du travail ..................................................... 16
6.3.1. Dispositions générales................................................................16
6.3.2. Informations minimales .............................................................17
6.3.3. Informations détaillées...............................................................18
6.4. Déclaration des maladies professionnelles ........................................... 19
6.5. Déclaration des événements dangereux ................................................ 20
7. Extension des systèmes d’enregistrement et de déclaration aux
travailleurs indépendants................................................................................. 21
7.1. Sur le plan national ............................................................................... 21
7.2. Au niveau de l’entreprise...................................................................... 21
7.3. Le travailleur indépendant .................................................................... 22
8. Statistiques des accidents du travail, des maladies professionnelles, des
accidents de trajet et des événements dangereux - Compilation et
publication ......................................................................................................... 23
8.1. Sur le plan national ............................................................................... 23
IX
8.2. Enregistrement et déclaration progressifs d’informations plus
détaillées................................................................................................ 24
9. Statistiques des accidents du travail, des maladies professionnelles et
des événements dangereux - Classifications ................................................... 25
9.1. Dispositions générales........................................................................... 25
9.2. Accidents du travail .............................................................................. 25
9.3. Maladies professionnelles ..................................................................... 26
9.4. Evénements dangereux ......................................................................... 26
10. Enquêtes sur les accidents du travail, les maladies professionnelles, les
accidents de trajet, les événements dangereux et les incidents ..................... 27
10.1. Sur le plan national ............................................................................... 27
10.2. Au niveau de l’entreprise ...................................................................... 28
10.3. Les travailleurs et les enquêtes sur les accidents du travail, les
maladies professionnelles, les événements dangereux et les
incidents ................................................................................................ 29
Bibliographie............................................................................................................. 30
Liste des conventions et recommandations pertinentes de l’OIT ........................ 31
Annexes ..................................................................................................................... 33
Annexe A: Liste des maladies professionnelles (amendée en 1980)........... 35
Annexe B: Projet de liste augmentée des maladies professionnelles .......... 38
Annexe C: Classification internationale type, par industrie, de toutes
les branches d’activité économique (troisième révision).......... 42
Annexe D: Classification internationale type des professions (CITP-
88) Grands groupes, sous-grands groupes et sous-groupes....... 46
Annexe E: Classification internationale d’après la situation dans la
profession (CISP) ...................................................................... 52
Annexe F: Classification des accidents du travail selon la nature de la
lésion ......................................................................................... 60
Annexe G: Classification des accidents du travail selon le siège de la
lésion ......................................................................................... 63
Annexe H: Classification des accidents du travail selon la forme de
l’accident ................................................................................... 66
Annexe I: Classification des accidents du travail d’après l’agent
matériel...................................................................................... 68
Index .......................................................................................................................... 73
X
Extrait du rapport de la Réunion d’experts sur l’enregistrement et la
déclaration des accidents du travail et des maladies professionnelles
(Genève, 3-11 octobre 1994)
Examen du projet de recueil de directives pratiques
...
10. Au cours de la discussion générale, les experts sont convenus que le document
préparé par le Bureau constituait une base utile pour les travaux de la réunion. Ils ont
corroboré le point de vue selon lequel la collecte, l’enregistrement et la déclaration des
données relatives aux accidents du travail et aux maladies professionnelles constituaient
un instrument de prévention des lésions professionnelles. Etant donné le coût élevé
induit par les accidents du travail et les maladies professionnelles, il ne s’agissait pas
tant, lors de l’analyse des accident du travail, de déterminer les responsabilités en
matière d’accident que d’étudier les causes de ces accidents, afin d’élaborer des mesures
de prévention. Il a par ailleurs été constaté que les conclusions de la réunion seront
prises en considération lors de la seizième Conférence internationale des statisticiens du
travail, qui est provisoirement programmée pour 1998.
11. Les experts ont constaté que le code devrait, d’une part, constituer pour les
autorités compétentes un instrument précieux lors de l’élaboration de systèmes
d’enregistrement et de déclaration des accidents du travail et des maladies
professionnelles et, d’autre part, apporter de précieux conseils au sujet d’une action
concertée entre employeurs et travailleurs visant la prévention globale de Ces accidents
et maladies. Les statistiques établies par les institutions de sécurité sociale devraient
servir aux processus de collecte des données. Il conviendrait toutefois d’établir une
distinction entre les aspects juridiques, qui impliquent la réparation des accidents du
travail et des maladies professionnelles, et les aspects analytiques, de façon à éviter
qu’un accident ou une maladie soient notifiés plusieurs fois. Les experts ont admis qu’il
existe un problème concernant les lacunes en matière de notification des accidents du
travail et des maladies professionnelles. Il faudrait par ailleurs accorder aux accidents du
travail et aux maladies professionnelles toute l’attention qu’ils requièrent afin d’en tirer
les leçons qui s’imposent.
12. Certains experts ont attiré l’attention sur le point suivant: bien que le fait de
compléter le recueil par des annexes auxquelles il est fait référence dans le corps du
document soit important, l’enregistrement et la déclaration des maladies
professionnelles ne devraient pas se limiter à celles qui figurent dans la liste des
maladies professionnelles (telle qu’amendée en 1980) de la convention (n° 121) sur les
prestations en cas d’accidents du travail et de maladies professionnelles, 1964. Il
convient de garder à l’esprit que des maladies impliquant de longues périodes de
latence, suite à l’exposition des travailleurs à des risques professionnels, peuvent être à
l’origine de l’apparition de maladies professionnelles nouvelles. La nécessité d’échanger
des statistiques comparables au plan international a également été réaffirmée.
13. Lors de la discussion des objectifs du présent recueil, les experts ont souligné la
nécessité de privilégier la prévention par rapport aux données statistiques. Ils étaient
favorables à une plus grande cohérence dans l’établissement de statistiques au plan
national afin d’améliorer la comparabilité au plan international et de tenir compte des
XI
Enregistrement et déclaration
accidents de trajet dans la promotion du développement progressif des procédures et des
méthodes d’enregistrement et de déclaration. Les accidents de trajet donnent lieu à de
graves pertes économiques pour l’entreprise et doivent, à ce titre, être considérés avec
attention. Les experts se sont par ailleurs entendus pour élargir la portée du recueil en
ajoutant un texte qui porte sur la promotion de la prise de conscience parmi les membres
du personnel de santé des effets potentiels du travail sur la santé de leurs patients. Mais
ils n’ont pas jugé utile d’insérer dans le document des sujets tels que le contrôle, au
niveau de l’environnement, de l’exposition des travailleurs aux substances en suspension
dans l’air parce que d’autres recueils de directives pratiques du BIT en font
suffisamment état et que la question de l’exposition dans l’environnement ne relève pas
d’un recueil de directives pratiques sur l’enregistrement et la déclaration des accidents
du travail et des maladies professionnelles.
14. L’accent a été mis sur le rôle des institutions de sécurité sociale en matière de
prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles. Les travaux réalisés
dans ce domaine tendent à encourager les gouvernements à harmoniser les systèmes
d’élaboration des données statistiques et les définitions concernant les accidents non
professionnels, à savoir les accidents de la circulation, les accidents domestiques et les
accidents liés aux loisirs, de façon à permettre une meilleure utilisation des données
statistiques aux fins de prévention, qui sont particulièrement utiles pour la prévention
des accidents de trajet, sur lesquels l’employeur n’a aucun contrôle.
15. Suite à une discussion approfondie portant sur la liste des définitions figurant
dans le présent recueil, les experts sont convenus, dans un souci de cohérence, de s’en
tenir au vocabulaire utilisé dans les précédents instruments de l’OIT. Il a été signalé que
d’autres termes ont été définis pour être, dans la mesure du possible, en conformité avec
la terminologie de certaines législations nationales, de façon à promouvoir
l’harmonisation dans la collecte des données relatives aux accidents du travail, aux
maladies professionnelles, aux accidents de trajet, aux événements dangereux et aux
incidents, ainsi que dans l’enregistrement et la déclaration de ces faits. A cet égard, les
experts ont jugé nécessaire d’inciter les autorités compétentes à élaborer des concepts et
une terminologie en matière d’enregistrement et de déclaration des données relatives au
travail qui soient en harmonie avec les définitions figurant dans le présent recueil ainsi
que dans d’autres instruments internationaux. Ils se sont entendus pour supprimer les
définitions des termes suffisamment explicités dans le corps du texte. Suite à une
discussion approfondie portant sur le terme «représentant des travailleurs» et après
qu’un groupe de travail eut tenté d’en reformuler la définition, la réunion a décidé de
citer la convention (n° 135) sur les représentants des travailleurs, 1971. En réponse à des
questions soulevées par certains experts au sujet du mot «national» tel qu’il est utilisé
tout au long du présent recueil, le Conseiller juridique a indiqué que ce terme couvre les
systèmes à la fois étatiques et fédéraux.
16. Au cours du débat sur la politique d’enregistrement et de déclaration des
accidents du travail et des maladies professionnelles, et les enquêtes qui les concernent,
les experts ont approuvé un certain nombre de dispositions conformes à la terminologie
déjà utilisée dans la convention (n° 155) sur la sécurité et la santé des travailleurs, 1981,
et la convention (n° 161) sur les services de santé au travail, 1985. Ils sont tombés
d’accord pour dire qu’il incombe à l’autorité compétente d’établir et de mettre en oeuvre
un système national d’enregistrement et de déclaration des accidents du travail, des
maladies professionnelles, des accidents de trajet, des événements dangereux et des
XII
Extrait du rapport
incidents, ainsi que d’enquêtes qui les concernent, tout en reconnaissant le rôle
important que jouent les organes tripartites et d’autres organisations concernées dans la
promotion de la coordination et de l’application des politiques nationales dans ce
domaine. Ainsi a pu être réaffirmé le besoin, pour les employeurs et les travailleurs et
leurs organisations, de travailler ensemble. La réunion a souligné le rôle que jouent
l’enregistrement et la déclaration des accidents du travail et des maladies
professionnelles, ainsi que les enquêtes qui les concernent, dans la promotion de la
prévention.
17. Les experts se sont également entendus sur le fait que le système national
auquel il est fait référence au paragraphe 16 devrait être mis en oeuvre par l’employeur
après consultation avec les travailleurs et leurs représentants. En outre, il a été décidé,
d’une part, que lorsque plusieurs employeurs se livrent simultanément à des activités sur
un même lieu de travail, ils devraient coopérer à l’application de la politique nationale
et, d’autre part, que les modalités d’une telle coopération devraient être prescrites par
l’autorité compétente.
18. Au cours d’une discussion générale portant sur les dispositions juridiques,
institutionnelles et administratives relatives à la mise en place de systèmes de
notification, d’enregistrement et de déclaration, il a été convenu que des concepts et une
terminologie pertinents devraient être définis par l’autorité compétente, après consul-
tation avec les organisations d’employeurs et de travailleurs les plus représentatives. Un
consensus s’est dégagé pour spécifier que ces concepts et cette terminologie devraient
s’inspirer du présent recueil et être en conformité avec les accords et les
recommandations adoptés au plan international.
19. La réunion a reconnu la valeur et la nécessité de prodiguer des conseils relatifs
aux listes de maladies professionnelles, notamment dans les pays se trouvant à des
stades de développement différents et où il n’existe aucune liste des maladies
professionnelles. Cependant, les experts ont reconnu les difficultés inhérentes à l’iden-
tification des maladies professionnelles. En conséquence, la réunion a conseillé, d’une
part, que l’annexe A intitulée «Liste des maladies professionnelles (telle qu’amendée en
1980) de la convention (n° 121) sur les prestations en cas d’accidents du travail et de
maladies professionnelles, 1964» soit mise à jour et que, d’autre part, la liste des
maladies professionnelles reproduite à l’annexe B telle que proposée par la Consultation
informelle sur la révision de la liste des maladies professionnelles organisée par l’OIT
en 1991, annexée à la convention (n° 121) sur les prestations en cas d’accidents du
travail et de maladies professionnelles, 1964, soit considérée comme un exemple de liste
étendue. La réunion était également d’avis que l’autorité compétente devrait être
responsable de la classification des informations qui lui sont communiquées et de la
promotion de cette classification en vue de faciliter l’apparition d’un lien de cause à
effet entre les maladies professionnelles et leurs agents.
20. En ce qui concerne la relation entre les dispositions prescrites par la convention
(n° 121) sur les prestations en cas d’accidents du travail et de maladies professionnelles,
1964, et les dispositions d’enregistrement et de déclaration des statistiques du travail, la
réunion a préféré omettre toute référence à tel ou tel système spécifique dans le corps du
document, en prenant toutefois soin de justifier ce choix dans la préface du recueil, qui
devrait recenser l’ensemble des informations. La préface devrait par ailleurs souligner le
XIII
Enregistrement et déclaration
rôle des institutions de sécurité sociale en matière de prévention des accidents du travail
et des maladies professionnelles.
21. Lors de la discussion portant sur la notification au niveau de l’entreprise,
l’accent a été mis sur la responsabilité de l’employeur chargé de prendre les dispositions
de notification nécessaires, et sur les devoirs des travailleurs en matière de notification.
La nécessité de préserver les droits des travailleurs en ce qui concerne la confidentialité
de leurs données médicales et personnelles, connues de l’employeur, conformément aux
prescriptions de la recommandation (n° 171) sur les services de santé au travail, 1985, a
elle aussi été mise en valeur.
22. Les experts ont reconnu qu’il était difficile d’élaborer un imprimé commun à
tous les accidents du travail et à toutes les maladies professionnelles. Cependant, il a
semblé que la normalisation des imprimés pouvait s’appliquer en cas de similitude entre
les catégories d’accidents du travail et de maladies professionnelles. La législation
nationale devrait également préciser la teneur et le format des registres au niveau de
l’entreprise, ainsi que le délai d’établissement de la notification et la durée de
conservation des registres sous une forme exploitable. L’acceptabilité des rapports de
l’institution d’assurance servant des prestations de réparation des accidents du travail et
des maladies professionnelles, ainsi que des rapports d’accidents du travail en tant que
registres pouvant servir à la déclaration a elle aussi été reconnue.
23. Les experts se sont mis d’accord pour insérer dans le présent recueil deux
niveaux de collecte des données concernant la déclaration des accidents du travail: le
premier, sommaire, destiné à recueillir des informations minimales, a été jugé utile pour
les pays dont les systèmes d’enregistrement et de déclaration sont moins évolués; le
second devrait contenir des informations complémentaires. Dans les deux cas,
l’information sur le nombre de travailleurs comme indication de la taille de
l’établissement était considérée comme essentielle, dans la mesure où elle permettait de
dégager des tendances en ce qui concerne les questions liées à la santé et à la sécurité au
travail propres aux petites et moyennes entreprises.
24. Un consensus s’est dégagé pour supprimer la section du chapitre 6 relative aux
enquêtes en faveur des actions de prévention jugées compromettantes et, en tant que
telles, propres à décourager la communication d’informations, ce qui donnerait lieu à
des lacunes en matière de notification. Pour la même raison, les questions de nature
compromettante ont elles aussi été supprimées dans les autres sections.
25. Les experts ont constaté qu’il incombe à la personne qui assume la
responsabilité de l’établissement dans lequel un travailleur indépendant est appelé à
travailler de prendre des dispositions en faveur de la notification, de l’enregistrement et
de la déclaration des accidents du travail, des maladies professionnelles, des accidents
de trajet, des événements dangereux et des incidents. Il a également été constaté que le
travailleur indépendant devrait avoir la charge de prendre des dispositions appropriées
en matière de déclaration dans sa propre entreprise.
26. Au sujet de la compilation et de la publication des statistiques, les experts sont
convenus d’exprimer la période couverte par les statistiques en année civile, afin de
promouvoir l’harmonisation entre les différents pays. S’ils ont admis que la référence
aux taux de fréquence, d’incidence et de gravité dans le projet de recueil pouvait
permettre de mesurer le nombre de journées perdues à la suite d’accidents du travail et
XIV
Extrait du rapport
de maladies professionnelles, ils n’ont pas jugé bon d’exiger des informations sur les
coûts directs ou indirects de ces accidents et maladies dans la mesure où le document
n’offre pas de mécanisme permettant la compilation des données nécessaires.
27. La réunion a décidé d’insérer les termes «accidents de trajet» et «incidents»
dans le titre du chapitre traitant des enquêtes, afin de refléter l’ensemble du champ
d’application dudit chapitre. Au cours du débat portant sur les dispositions relatives aux
enquêtes que les services d’inspection du travail ou d’autres institutions autorisées ont à
mener, les experts sont convenus que les représentants des employeurs et des travailleurs
devraient avoir la possibilité d’accompagner les enquêteurs, à condition que les
enquêteurs estiment que cela ne porte pas préjudice à leurs tâches. De même, il a été
convenu que, lorsque l’enquête était confiée à des organismes autres que les services
d’inspection du travail ou autres institutions autorisées, des dispositions devraient
permettre aux représentants des employeurs et des travailleurs affectés de participer à
l’enquête.
28. L’ensemble des experts s’est entendu sur le fait que les employeurs devraient,
dans la conduite de leurs enquêtes, notifier les mesures nécessaires qui ont été
identifiées afin d’empêcher que les cas d’accidents du travail et de maladies
professionnelles se reproduisent. La réunion a par ailleurs affirmé que les travailleurs
devraient avoir le droit de participer à ces enquêtes et de bénéficier des facilités et du
temps nécessaires, sans perte de salaire.
XV
1. Dispositions générales
1.1. Objectifs
1.1.1. Le présent Recueil de directives a pour objectifs:
a) d’étendre la portée et d’accroître l’efficacité de la recherche des causes des
accidents du travail et des maladies professionnelles, ainsi que de l’identification
et de l’application des mesures de prévention;
b) d’établir des principes généraux et de renforcer et canaliser diverses activités
nationales en systèmes cohérents de collecte d’informations fiables sur les
accidents du travail et les maladies professionnelles afin d’en promouvoir la
comparabilité au niveau international;
c) de formuler des suggestions concernant les modalités juridiques, administratives et
pratiques de l’enregistrement et de la déclaration des accidents du travail et des
maladies professionnelles;
d) de promouvoir l’instauration, le contrôle et la validation de procédures uniformes
d’enregistrement des accidents du travail et des maladies professionnelles, et de
déclaration aux autorités compétentes;
e) d’élargir le champ des statistiques des accidents du travail et maladies
professionnelles, et d’en améliorer la comparabilité et l’analyse;
f) de promouvoir le développement progressif des procédures et méthodes
d’enregistrement et de déclaration des accidents du travail et maladies
professionnelles, des accidents de trajet, des événements dangereux et des
incidents.
g) de promouvoir la prise de conscience parmi le personnel de santé des effets
potentiels du travail sur la santé des patients afin d’aider les autorités compétentes
à compiler des informations plus complètes sur les accidents du travail et les
maladies professionnelles.
1.1.2. En outre, des recommandations sont formulées au sujet d’exigences
équivalentes pour l’enregistrement et la déclaration des accidents de trajet, des
événements dangereux et des incidents.
1.2. Champ d’application
1.2.1. Les dispositions du présent recueil s’appliquent à tous les secteurs de
l’activité économique et à toutes les entreprises, ainsi qu’à tous les travailleurs, sans
distinction de situation dans la profession.
1.2.2. Les dispositions du présent recueil devraient être considérées comme des
recommandations de base en matière d’enregistrement et de déclaration des accidents du
travail, des maladies professionnelles, des accidents de trajet, des événements dangereux
1
Enregistrement et déclaration
et des incidents. Ces recommandations ne sauraient en aucun cas prévaloir sur les
dispositions plus contraignantes de la législation nationale ou internationale.
1.2.3. Dans le présent recueil, la déclaration à l’autorité compétente s’applique à
tous les accidents du travail mortels, à tous les accidents du travail entraînant un arrêt de
travail et à toutes les maladies professionnelles figurant sur une liste nationale ou
répondant à la définition prescrite de ces maladies.
1.2.4. Dans le présent recueil, l’enregistrement au niveau de l’entreprise s’étend
aux accidents du travail et aux maladies auxquels ne s’applique pas l’obligation de
déclaration énoncée au paragraphe 1.2.3 ci-dessus, et en particulier aux accidents de
trajet et aux incidents n’entraînant pas d’arrêt de travail.
1.3. Définitions
1.3.1. Dans le présent recueil, les termes et expressions ci-après sont définis
comme suit:
Accident de trajet: accident survenu sur le trajet direct que le travailleur parcourt entre
son lieu de travail et:
a) soit le lieu de sa résidence principale ou secondaire;
b) soit le lieu où il prend normalement ses repas;
c) soit le lieu où il reçoit normalement son salaire,
et ayant entraîné la mort ou des lésions corporelles occasionnant une perte de temps de
travail. Les accidents de la circulation dont les travailleurs sont victimes durant les
heures de travail et au cours du travail rémunéré sont considérés comme des accidents
du travail.
Accident du travail: accident survenu du fait du travail ou pendant le travail et ayant
entraîné:
a) des lésions professionnelles mortelles;
b) des lésions professionnelles non mortelles.
Arrêt de travail: journées perdues, comptées à partir du jour qui suit celui de l’accident,
mesurées en jours civils, en jours ouvrables, en postes dans le cas du travail posté,
ou en journées de travail. Il est préférable de calculer l’arrêt de travail en jours
civils si l’on entend mesurer la gravité d’un accident et en journées de travail si
l’on entend en connaître l’incidence économique. Lorsque l’arrêt est compté en
journées de travail ou en jours ouvrables, une estimation en jours civils devrait être
fournie dans la mesure du possible.
Autorité compétente: ministre, service gouvernemental ou autre autorité publique
habilitée à édicter des règlements, des arrêtés ou d’autres dispositions ayant force
de loi. En vertu de la législation nationale, les autorités compétentes peuvent être
investies de responsabilités en rapport avec des activités spécifiques, par exemple
la mise en oeuvre de la politique et des procédures nationales en matière de
2
Dispositions générales
notification, d’enregistrement et de déclaration, ainsi que de réparation des
accidents du travail et des maladies professionnelles, et de compilation de
statistiques.
Déclaration: procédure définie par la législation nationale, qui établit les moyens par
lesquels, selon le cas et selon les modalités définies par l’autorité compétente:
a) l’employeur ou le travailleur indépendant communique des informations sur les
accidents du travail, les accidents de trajet, les événements dangereux ou les
incidents; ou
b) l’employeur, le travailleur indépendant, l’institution d’assurance ou tout autre
organisme directement concerné communique des informations sur les maladies
professionnelles.
Délégué des travailleurs: voir Représentant des travailleurs.
Employeur: toute personne physique ou morale, qui emploie un ou plusieurs travailleurs.
Enregistrement: procédure prévue par la législation nationale, qui établit les moyens par
lesquels l’employeur ou le travailleur indépendant s’assure que des informations
sont conservées sur:
a) les accidents du travail et les maladies professionnelles;
b) les accidents de trajet;
c) les événements dangereux et les incidents.
Entreprise1: Unité institutionnelle, ou le plus petit groupement d’unités institutionnelles,
qui contrôle directement ou indirectement, en les englobant, toutes les fonctions
nécessaires à la conduite de ses activités de production.
Etablissement1: Une entreprise ou une partie d’une entreprise qui exerce
indépendamment, exclusivement ou principalement un seul type d’activité
économique, en un seul lieu ou à partir d’un seul lieu, ou à l’intérieur d’une zone
géographique, et pour laquelle des données permettant de calculer l’excédent
d’exploitation sont disponibles ou peuvent être compilées de manière significative.
Evénement dangereux: événement facilement identifiable selon la définition qu’en
donne la législation nationale, qui pourrait être cause de lésions corporelles ou
d’atteintes à la santé chez des personnes occupées à leur travail, ou dans le public.
Incapacité de travail: incapacité d’exécuter les tâches normales du travail.
Incident: événement, lié au travail ou survenu au cours du travail, n’ayant pas entraîné
de lésions corporelles ou ayant entraîné des lésions qui ont nécessité uniquement
l’administration de premiers soins.
Journées perdues: voir Arrêt de travail.
Lésion professionnelle: décès, lésion corporelle ou maladie provoqués par un accident
du travail.
Lésion professionnelle mortelle: lésion professionnelle ayant entraîné la mort.
1
Pour plus de détails, voir la Classification internationale type, par industrie, de toutes les branches
d’activité économique, série M, n° 4, Rév. 3 (NewYork, Nations Unies, 1990). Voir annexe C.
3
Enregistrement et déclaration
Lésion professionnelle non mortelle: lésion professionnelle n’ayant pas entraîné la mort.
Maladie professionnelle: maladie contractée à la suite d’une exposition à des facteurs de
risque découlant d’une activité professionnelle.
Notification: procédure définie par l’employeur en application de la législation
nationale, et conformément à la pratique au sein de l’entreprise, en vue de la
communication par les travailleurs à leur supérieur direct, à la personne
compétente ou à toute autre personne ou entité administrative désignée,
d’informations:
a) sur tout accident du travail ou atteinte à la santé survenu au travail ou en relation
avec le travail;
b) sur les cas suspectés de maladie professionnelle;
c) sur les accidents de trajet;
d) sur les événements dangereux et incidents.
Personne compétente: toute personne possédant une formation adéquate et des
connaissances suffisantes, ainsi que l’expérience et les aptitudes nécessaires pour
exécuter un travail donné dans de bonnes conditions de sécurité. L’autorité
compétente peut fixer les critères appropriés pour la désignation de ces personnes
compétentes et définir les tâches à leur assigner.
Personnes travaillant pour leur propre compte: voir Travailleur indépendant.
Représentant des travailleurs: toute personne reconnue comme tel par la législation ou
la pratique nationale, conformément à la convention (n° 135) concernant les
représentants des travailleurs, 1971.
Travailleur: toute personne qui occupe un emploi, permanent ou temporaire, au service
d’un employeur.
Travailleur indépendant: toute personne répondant à la définition établie par l’autorité
compétente en référence à la version la plus récente de la Classification
internationale d’après la situation dans la profession (CISP)1.
1
Voir annexe E.
4
2. Politique concernant l’enregistrement et la déclaration des
accidents du travail, des maladies professionnelles et des
événements dangereux, ainsi que les enquêtes et les
statistiques qui les concernent
2.1. Politique et principes directeurs applicables à l’échelle nationale
2.1.1. Tout gouvernement devrait désigner l’autorité compétente ou les autorités
compétentes, selon le cas, qui devraient, à la lumière des conditions et de la pratique
nationales, et en consultation avec les organisations d’employeurs et de travailleurs les
plus représentatives, définir, mettre en application et réexaminer périodiquement une
politique nationale cohérente (ci-après dénommée «la politique») et des principes
directeurs en ce qui concerne:
a) l’enregistrement et la déclaration des accidents du travail et des maladies
professionnelles, ainsi que les enquêtes qui les concernent;
b) l’enregistrement et la déclaration des accidents de trajet, des événements
dangereux et des incidents, ainsi que les enquêtes qui les concernent;
c) la compilation, l’analyse et la publication de statistiques sur ces accidents, ces
maladies et ces événements.
2.1.2. La politique nationale devrait:
a) tendre à prévenir les accidents et les atteintes à la santé qui résultent du travail,
sont liés au travail ou surviennent au cours du travail, en identifiant et en réduisant
le plus possible les causes d’accidents du travail, de maladies professionnelles,
d’événements dangereux et d’incidents dans le milieu de travail;
b) promouvoir des activités appropriées à l’échelle nationale;
c) renforcer et canaliser diverses activités en un système cohérent de collecte
d’informations fiables sur les accidents du travail, les maladies professionnelles,
les accidents de trajet, les événements dangereux et les incidents;
d) poser des principes généraux et mettre en place des procédures uniformes
concernant la notification, l’enregistrement et la déclaration des accidents du
travail, des maladies professionnelles, des accidents de trajet, des événements
dangereux et des incidents, et les mettre en application dans toutes les branches de
l’activité économique et dans toutes les entreprises;
e) faciliter l’établissement de statistiques annuelles sur les accidents du travail et les
maladies professionnelles, ainsi que sur les accidents de trajet, les événements
dangereux et les incidents, selon le cas;
f) faciliter l’analyse comparative.
2.1.3. En vue d’assurer la cohérence de la politique et des mesures prises aux fins
de son application, l’autorité compétente devrait:
5
Enregistrement et déclaration
a) définir les fonctions et les responsabilités respectives des autorités publiques
compétentes en la matière, des employeurs et des travailleurs et de leurs
organisations et d’autres organismes, en tenant compte du caractère
complémentaire de ces fonctions et responsabilités, ainsi que des conditions et de
la pratique nationales;
b) adopter des dispositions conformes aux conditions et à la pratique nationales en
vue d’assurer la coordination nécessaire entre les diverses autorités et les divers
organismes chargés de donner effet à la politique.
2.1.4. L’autorité compétente devrait établir et mettre progressivement en
application un système national d’enregistrement, de déclaration et d’enquête
concernant les accidents du travail, les maladies professionnelles, les accidents de trajet,
les événements dangereux et les incidents, valable pour toutes les branches de l’activité
économique, toutes les entreprises et tous les travailleurs sans distinction de situation
dans la profession.
2.1.5. Les dispositions prises devraient être adéquates et adaptées au type
particulier de chaque entreprise ainsi qu’à la situation des travailleurs dans la profession.
2.1.6. Si un tel système national ne peut être institué immédiatement pour toutes
les entreprises et pour toutes les situations des travailleurs dans la profession, l’autorité
compétente devrait élaborer des plans en vue de son extension progressive, en
consultation avec les organisations d’employeurs et de travailleurs les plus repré-
sentatives.
2.1.7. Chaque fois que les circonstances l’exigent et que les conditions et la
pratique nationales le permettent, la coordination de la politique et sa mise en oeuvre
devraient être promues par un organe composé des organisations d’employeurs et de
travailleurs les plus représentatives, ainsi que de toute autre organisation et autorité
intéressée, tel que spécifié par la législation nationale, ou par l’autorité compétente.
2.1.8. L’autorité compétente devrait veiller à l’application de la politique prévue
par la législation nationale grâce à un système d’inspection approprié et suffisant.
2.1.9. Le système de contrôle de l’application de la législation nationale devrait
prévoir des sanctions appropriées en cas d’infraction aux prescriptions réglementaires
qui se rapportent à la politique.
2.1.10. La situation en ce qui concerne la politique et sa mise en oeuvre devrait
faire l’objet, à des intervalles appropriés, de la part de l’autorité compétente, d’un
examen d’ensemble ou d’un examen portant sur des secteurs particuliers en vue
d’identifier les grands problèmes, de dégager les moyens efficaces de les résoudre et
l’ordre de priorité des mesures à prendre, et d’évaluer les résultats.
2.1.11. L’autorité compétente devrait veiller à ce que des conseils soient prodigués
aux employeurs et aux travailleurs afin de les aider à se conformer à leurs obligations
légales au titre de la politique.
6
Politique
2.1.12. Dans les cas appropriés, l’autorité compétente devrait prescrire les
modalités générales de la coopération entre employeurs chaque fois que plusieurs
entreprises se livrent simultanément à des activités sur un même lieu de travail.
2.2 Politique et principes directeurs applicables au niveau de l’entreprise
2.2.1. Aux fins de l’application de la politique nationale et des principes établis
par l’autorité compétente, l’employeur devrait, après consultation des travailleurs et de
leurs représentants, prendre au niveau de l’entreprise des dispositions aux termes des-
quelles:
a) les travailleurs, dans le cadre de leur travail, coopéreront à l’accomplissement des
obligations incombant à l’employeur;
b) les travailleurs et leurs représentants ainsi que l’employeur coopéreront à
l’application des principes établis;
c) les travailleurs et leurs représentants dans l’entreprise recevront une information
suffisante concernant les mesures prises par l’employeur pour appliquer la
politique et les principes établis; ils pourront consulter leurs organisations
représentatives à propos de cette information;
d) les travailleurs et leurs représentants dans l’entreprise recevront une formation
appropriée à l’application des principes établis.
2.2.2. Les mesures prises en vue de l’application de la politique ne devraient
entraîner aucune dépense pour les travailleurs.
2.2.3. Chaque fois que plusieurs employeurs se livrent simultanément à des
activités sur un même lieu de travail, ils devraient coopérer à la mise en oeuvre de
dispositions efficaces d’application de la politique. L’autorité compétente devrait
prescrire les modalités générales de cette coopération lorsque cela est nécessaire.
7
3. Dispositions légales, institutionnelles et administratives pour
l’établissement de systèmes de notification,
d’enregistrement et de déclaration
3.1. Dispositions générales
3.1.1. L’autorité compétente devrait, par voie législative ou réglementaire, ou par
toute autre méthode conforme aux conditions et à la pratique nationales, et après
consultation des organisations d’employeurs et de travailleurs les plus représentatives,
définir les concepts et la terminologie relatifs à l’enregistrement et à la déclaration des
accidents du travail, des maladies professionnelles, des accidents de trajet, des
événements dangereux et des incidents qui devraient, d’une part, s’inspirer du présent
recueil et être conformes aux accords et recommandations adoptés sur le plan
international et, d’autre part, promouvoir l’harmonisation des méthodologies et la
comparabilité des statistiques.
3.1.2. L’autorité compétente devrait en particulier:
a) préciser les catégories ou types d’accidents du travail, de maladies
professionnelles, d’accidents de trajet, d’événements dangereux et d’incidents qui
sont soumis à l’obligation de notification, d’enregistrement et de déclaration;
b) établir et appliquer, en ce qui concerne les employeurs et les travailleurs au niveau
de l’entreprise, les médecins, les services de santé et d’autres organismes, selon le
cas, des prescriptions et procédures uniformes pour la notification et
l’enregistrement des accidents du travail, des cas reconnus ou suspectés de ma-
ladie professionnelle, des accidents de trajet, des événements dangereux et des
incidents;
c) établir et appliquer des prescriptions et procédures uniformes pour la déclaration
des accidents du travail, des maladies professionnelles, des accidents de trajet et
des événements dangereux à l’autorité compétente, aux institutions d’assurance, à
l’inspection du travail et aux services de santé, ainsi qu’aux autres autorités et
organismes directement intéressés, selon le cas;
d) prendre les dispositions appropriées pour la coordination et la coopération
nécessaires entre les diverses autorités et les divers organismes;
e) prendre les dispositions appropriées pour que des conseils soient prodigués aux
employeurs et aux travailleurs afin de les aider à se conformer aux obligations
légales.
3.1.3. Ces prescriptions et procédures devraient s’appliquer à tous les travailleurs
dans toutes les branches de l’activité économique, sans distinction de situation dans la
profession, ainsi que dans l’ensemble du pays.
3.1.4. L’autorité compétente devrait, par voie législative ou réglementaire, ou par
toute autre méthode conforme aux conditions et à la pratique nationales:
8
Dispositions légales, institutionnelles, administratives
a) soit établir une liste des maladies comportant au moins les maladies énumérées
dans la version la plus récente du tableau I joint à la convention (n° 121) de l’OIT
sur les prestations en cas d’accidents du travail et de maladies professionnelles,
1964 (la version actuelle, modifiée en 1980, est reproduite à l’annexe A du présent
recueil), qui devraient être reconnues comme maladies professionnelles dans des
conditions prescrites;
b) soit inscrire dans sa législation une définition générale des maladies
professionnelles suffisamment large pour englober au moins les maladies
énumérées au tableau I joint à la convention précitée;
c) soit établir une liste de maladies conforme aux dispositions de l’alinéa a) ci-
dessus, et complétée par une définition générale des maladies professionnelles, et
prendre d’autres dispositions telles qu’un système de classification visant à établir
l’origine professionnelle de maladies qui ne figurent pas sur la liste ou qui ne se
manifestent pas dans les conditions prescrites.
3.1.5. L’autorité compétente devrait réexaminer périodiquement la liste prescrite
des maladies professionnelles et la compléter progressivement en s’inspirant de la liste
des maladies professionnelles figurant à l’annexe B du présent recueil.
3.1.6. L’autorité compétente devrait s’assurer, par les moyens et mesures
appropriés, que la liste prescrite de maladies professionnelles est portée à la
connaissance et tenue à la disposition du corps médical, des services de santé, des
institutions d’assurance, des employeurs et des travailleurs, ainsi que de leurs
organisations les plus représentatives.
3.1.7. L’autorité compétente devrait, par voie législative et réglementaire,
chercher à coordonner les mesures prescrites par la convention (n° 121) sur les
prestations en cas d’accidents du travail et de maladies professionnelles, 1964, et celles
relatives à l’enregistrement et à la déclaration des accidents du travail, des maladies
professionnelles, des accidents de trajet, des événements dangereux et des incidents.
3.1.8. Conformément à la législation ou à la réglementation nationale,
l’employeur devrait veiller à ce que soient prises, dans l’entreprise, des dispositions
susceptibles de satisfaire aux exigences d’enregistrement et de communication des
informations en ce qui concerne:
a) le système de réparation des accidents du travail et des maladies professionnelles;
b) le système d’enregistrement et de déclaration des accidents du travail, des
maladies professionnelles, des accidents de trajet, des événements dangereux et
des incidents.
3.1.9. Les travailleurs et leurs représentants dans l’entreprise devraient recevoir,
de la part de l’employeur, des informations appropriées concernant les dispositions
applicables pour l’enregistrement et la communication des informations requises pour la
réparation des accidents du travail et des maladies professionnelles, ainsi que pour la
notification, l’enregistrement et la déclaration des accidents du travail, des maladies
professionnelles, des accidents de trajet, des événements dangereux et des incidents.
9
Enregistrement et déclaration
3.2. Classification des informations à enregistrer et à communiquer
3.2.1. L’autorité compétente devrait prendre les dispositions appropriées pour la
classification des informations qui lui sont soumises, et promouvoir la classification de
catégories particulières d’informations consignées dans des registres au niveau de
l’entreprise. Le système de classification choisi devrait être conforme aux versions les
plus récentes des classifications adoptées au plan international ou aux systèmes de
classification désignés comme suit dans le présent recueil:
a) Activité économique de 1’employeur, de l’entreprise ou de 1’établissement:
Classification internationale type, par industrie, de toutes les branches d’activité
économique - CITI (la version la plus récente, approuvée en 1989, est reproduite
dans ses grandes lignes à l’annexe C du présent recueil), ou toute autre classifica-
tion par industrie pouvant s’adapter à cette norme internationale.
b) Profession: Classification internationale type des professions - CITP (la version la
plus récente de cette classification, la CITP-88, est reproduite à l’annexe D du
présent recueil), ou toute autre classification des professions pouvant s’adapter à
cette norme internationale.
c) Situation dans la profession: Classification internationale d’après la situation dans
la profession - CISP (la version la plus récente de cette classification telle
qu’adoptée en 1993 est présentée à l’annexe E de ce recueil).
d) Nature et siège de la lésion, type d’accident, agent matériel lié à la lésion: Les
annexes F, G, H et I du présent recueil reproduisent, respectivement, les versions
les plus récentes des classifications adoptées à des fins statistiques.
3.2.2. L’autorité compétente, après consultation des organisations d’employeurs
et de travailleurs les plus représentatives, devrait promouvoir la mise au point d’un
système de classification des cas d’exposition à des agents physiques, chimiques et
biologiques dans le milieu de travail.
10
4. Notification au niveau de l’entreprise
4.1. L’employeur devrait, après consultation des travailleurs ou de leurs représentants
dans l’entreprise, et dans le respect de la législation nationale, prendre des dispositions
en vue de permettre aux travailleurs de satisfaire à l’obligation de signaler
immédiatement à leur supérieur direct, sans qu’il leur en soit tenu grief, toute situation
dont ils ont un motif raisonnable de penser qu’elle présente un péril imminent et grave
pour leur vie ou leur santé.
4.2. L’employeur devrait, après consultation des travailleurs ou de leurs représentants
dans l’entreprise, et dans le respect de la législation nationale, prendre des dispositions
en vue de permettre aux travailleurs de satisfaire à l’obligation de signaler toute lésion
professionnelle, tout cas suspecté de maladie professionnelle, tout accident de trajet, tout
événement dangereux et tout incident.
4.3. Ces dispositions devraient comprendre:
a) la communication, par les travailleurs, leurs représentants, les médecins et toute
autre personne habilitée à le faire, d’informations sur les accidents du travail, les
maladies professionnelles, les événements dangereux et les incidents dans
l’entreprise, ainsi que sur les accidents de trajet;
b) la désignation d’une personne compétente, selon le cas:
i) pour recueillir ces informations au nom de l’employeur et pour prendre les
mesures qui s’imposent;
ii) pour conduire l’enquête appropriée, au nom de l’employeur, après réception
de ces informations;
c) des mesures en vue d’assurer la confidentialité des données personnelles et
médicales en possession de l’employeur, conformément à la législation, aux
conditions et à la pratique nationales.
11
5. Modalités d’enregistrement
5.1. Sur le plan national
5.1.1. Les employeurs devraient avoir l’obligation, en vertu de la législation
nationale, de tenir registre des accidents du travail, des maladies professionnelles, des
accidents de trajet, des événements dangereux et des incidents, tels que les a définis
l’autorité compétente.
5.1.2. Pour que toutes les données et informations requises soient
systématiquement collectées, et afin de pourvoir à la méthodologie d’enquête sur les
cas d’accidents du travail, de maladies professionnelles, d’événements dangereux et
d’incidents, la législation nationale devrait déterminer quelles sont les données et
informations à enregistrer. Si des formulaires sont utilisés, ils devraient être normalisés.
5.1.3. Les informations à enregistrer au niveau de l’entreprise devraient
comprendre au minimum les renseignements à communiquer indiqués au chapitre 6 du
présent recueil.
5.1.4. La législation nationale devrait préciser les renseignements
complémentaires que les employeurs ont l’obligation d’enregistrer mais non de
déclarer. Cela devrait s’appliquer:
a) à tous les incidents pour lesquels aucune lésion corporelle n’a été constatée sur le
moment;
b) à des catégories définies d’événements dangereux;
c) aux accidents de trajet, le cas échéant.
5.1.5. La législation nationale devrait notamment préciser:
a) la teneur et le format des registres;
b) le délai d’établissement des registres;
c) la durée de conservation des registres;
d) le fait que les registres doivent être établis et conservés de manière à respecter la
confidentialité des données personnelles et médicales, conformément à la
législation, aux conditions et à la pratique nationales, ainsi qu’au paragraphe 6 de
la recommandation (n° 171) sur les services de santé au travail, 1985;
e) le fait que l’employeur désigne une personne compétente au niveau de
l’entreprise pour l’établissement et la conservation des registres;
f) la coopération aux procédures d’enregistrement lorsque plusieurs employeurs se
livrent simultanément à des activités sur un même lieu de travail.
12
Modalités d’enregistrement
5.2. Au niveau de l’entreprise
5.2.1. L’employeur devrait, en conformité avec la législation, prendre des
dispositions en vue d’enregistrer les accidents du travail, les maladies professionnelles,
les accidents de trajet, les événements dangereux et les incidents.
5.2.2. Ces dispositions devraient comprendre:
a) la désignation d’une personne compétente chargée d’établir et de conserver les
registres où sont consignés la totalité des accidents du travail, des maladies
professionnelles, des accidents de trajet, des événements dangereux et des
incidents, conformément à la législation nationale;
b) la coopération aux procédures d’enregistrement lorsque plusieurs employeurs se
livrent simultanément à des activités sur un même lieu de travail, conformément à
la législation nationale.
5.2.3. L’employeur devrait veiller à ce que les registres des accidents du travail,
des maladies professionnelles, des accidents de trajet, des événements dangereux et des
incidents soient disponibles et facilement accessibles dans des délais raisonnables.
5.2.4. Lorsque plusieurs travailleurs sont victimes d’un même accident du
travail, chacun devrait être enregistré séparément.
5.2.5. Les rapports destinés à l’institution d’assurance qui sert les prestations de
réparation des accidents du travail et des maladies professionnelles, ainsi que les
rapports sur les accidents du travail soumis à déclaration, sont acceptables en tant
qu’enregistrements pour autant qu’ils contiennent tous les faits soumis à l’enregistre-
ment ou qu’ils soient complétés de manière appropriée.
5.2.6. Aux fins d’inspection et pour l’information des représentants des
travailleurs et des services de santé, les employeurs devraient établir les
enregistrements dans un délai déterminé par l’autorité compétente qui, de préférence,
ne devrait pas excéder six jours après la notification.
5.2.7. Les travailleurs, dans le cadre de leur travail, devraient coopérer avec
l’employeur dans l’accomplissement des mesures propres à l’entreprise en matière
d’enregistrement et de déclaration des accidents du travail, des maladies
professionnelles et des événements dangereux.
5.2.8. L’employeur devrait fournir aux travailleurs et à leurs représentants une
information appropriée en ce qui concerne:
a) les modalités d’enregistrement;
b) la personne compétente qu’il a désignée pour recueillir et enregistrer les
informations sur les accidents du travail, les maladies professionnelles, les
accidents de trajet, les événements dangereux et les incidents.
13
Enregistrement et déclaration
5.2.9. L’employeur devrait fournir aux travailleurs ou à leurs représentants une
information appropriée sur la totalité des accidents du travail, des maladies
professionnelles, des événements dangereux et des incidents dans l’entreprise, ainsi que
des accidents de trajet, afin d’aider les travailleurs et les employeurs à réduire les
risques.
14
6. Modalités de déclaration
6.1. Sur le plan national
6.1.1. L’autorité compétente devrait, par voie législative ou réglementaire, ou
par toute autre méthode conforme aux conditions et à la pratique nationales, instaurer et
mettre en application des procédures de déclaration des accidents du travail, des
maladies professionnelles, des événements dangereux et des accidents de trajet, selon le
cas.
6.1.2. L’autorité ou les autorités compétentes, les pouvoirs publics, les
organisations représentatives d’employeurs et de travailleurs et les autres organismes
intéressés devraient coopérer étroitement à la formulation et à l’application des
procédures mentionnées au paragraphe 6.1.1 ci-dessus.
6.1.3. La législation nationale devrait préciser que les accidents du travail, les
maladies professionnelles, les accidents de trajet et les événements dangereux doivent
être déclarés, selon le cas:
a) à l’institution compétente de contrôle de l’application de la législation (par
exemple, à l’inspection du travail);
b) à l’institution d’assurance appropriée;
c) à l’organisme chargé de l’établissement des statistiques;
d) à tout autre organisme.
6.1.4. La législation nationale devrait préciser:
a) les informations relatives aux accidents du travail, aux maladies professionnelles,
aux accidents de trajet et aux événements dangereux, selon le cas, à communiquer
à l’autorité compétente, à l’inspection du travail, à l’institution d’assurance ou à
d’autres organismes;
b) le délai dans lequel la déclaration doit être soumise de préférence par
l’employeur, c’est-à-dire:
i) par le moyen le plus rapide possible, immédiatement après notification,
pour ce qui est des accidents du travail mortels;
ii) dans un délai prescrit, pour ce qui est des autres accidents du travail et des
maladies professionnelles;
c) les imprimés normalisés, tels qu’ils ont été prescrits, à utiliser pour soumettre les
déclarations à l’autorité compétente, à l’inspection du travail, à l’institution
d’assurance ou à d’autres organismes;
d) le fait que l’employeur désigne, au niveau de l’entreprise, une personne
compétente en matière de déclaration;
e) les responsabilités et les dispositions et procédures appropriées permettant aux
employeurs de coopérer à la procédure de déclaration lorsque plusieurs
15
Enregistrement et déclaration
employeurs se livrent simultanément à des activités sur un même lieu de travail;
et
f) les systèmes de classification des informations à utiliser (voir le paragraphe 3.2
du présent recueil).
6.1.5. La législation nationale devrait préciser que la déclaration d’un cas de
maladie professionnelle par un employeur est obligatoire au moins lorsque l’employeur
est saisi d’un certificat médical attestant que l’un de ses salariés est atteint d’une
maladie professionnelle.
6.1.6. Lorsque des informations plus détaillées que celles qui sont requises pour
la déclaration sont nécessaires, la législation nationale devrait préciser:
a) la teneur et le format des déclarations complémentaires à adresser à l’autorité
compétente;
b) la fréquence de ces déclarations et les modalités selon lesquelles elles doivent être
adressées par l’employeur à l’autorité compétente.
6.1.7. L’autorité compétente devrait enregistrer les déclarations qui lui sont
adressées de telle manière qu’elles puissent servir à compiler des statistiques
appropriées à l’aide des systèmes de classification cités au paragraphe 3.2 du présent
recueil, ainsi qu’à effectuer des analyses.
6.2. Au niveau de l’entreprise
6.2.1. L’employeur devrait, après consultation des travailleurs et de leurs
représentants et en conformité avec la législation nationale, prendre des dispositions au
niveau de l’entreprise en vue de déclarer les accidents du travail, les maladies
professionnelles, les accidents de trajet et les événements dangereux, selon le cas.
6.2.2. Ces dispositions au sein de l’entreprise devraient comprendre:
a) la désignation d’une personne compétente chargée d’établir la déclaration
appropriée qui doit être soumise par l’employeur;
b) l’attribution de la responsabilité en matière de déclaration lorsque plusieurs
employeurs se livrent simultanément à des activités sur un même lieu de travail,
conformément aux prescriptions de la législation nationale.
6.3. Déclaration des accidents du travail
6.3.1. Dispositions générales
16
Modalités de déclaration
[Link]. Tout accident du travail devrait être déclaré, conformément aux
prescriptions de la législation nationale, à l’autorité compétente, à l’inspection du
travail, à l’institution d’assurance appropriée ou à tout autre organisme:
a) immédiatement après notification, pour ce qui est des accidents du travail
mortels;
b) dans un délai prescrit pour ce qui est des autres accidents du travail.
[Link]. Les déclarations devraient être soumises dans le délai prescrit et sur des
imprimés spécifiques prescrits, par exemple sous forme:
a) de rapport d’accident adressé à l’inspection du travail;
b) de rapport adressé à l’institution d’assurance aux fins de réparation;
c) de rapport adressé à l’organisme chargé de l’établissement des statistiques;
d) d’imprimé unique contenant toutes les données essentielles et adressé à tous les
organismes.
6.3.2. Informations minimales
[Link]. Afin de remplir les conditions fixées par l’inspection du travail,
l’institution d’assurance et l’organisme chargé de l’établissement des statistiques,
l’imprimé prescrit, quelle que soit sa forme, devrait comprendre au moins les données
ci-après:
a) Entreprise, établissement et employeur:
i) nom et adresse de l’employeur, numéros de téléphone et de télécopie (le cas
échéant);
ii) raison sociale et adresse de l’entreprise;
iii) raison sociale et adresse de l’établissement (le cas échéant);
iv) activité économique de l’établissement1;
v) effectifs (taille de l’établissement).
b) Victime de l’accident:
i) nom, adresse, sexe, âge;
ii) situation dans la profession2;
iii) poste occupé3;
c) Caractéristiques de l’accident:
i) accident mortel;
ii) accident non mortel;
iii) nature de la lésion (par exemple, fracture, etc.)4;
iv) siège de la lésion (par exemple, jambe, etc.)5;
1
Voir 3.2.1 a) et annexe C.
2
Voir 3.2.1 c) et annexe E.
3
Voir 3.2.1 b) et annexe D.
4
Voir annexe F.
5
Voir annexe G.
17
Enregistrement et déclaration
d) Déroulement de l’accident:
i) lieu (poste de travail habituel, autre lieu de travail dans l’établissement ou
hors de l’établissement);
ii) date et heure;
iii) action ayant conduit à l’accident - type d’accident (par exemple, chute,
etc.)1;
iv) agent matériel lié à l’accident (par exemple, échelle, etc.)2.
[Link]. En ce qui concerne les accidents de trajet, les renseignements à
communiquer devraient être spécifiés.
6.3.3. Informations détaillées
[Link]. La législation nationale devrait préciser les renseignements plus détaillés
à communiquer, qui devraient comprendre les données ci-après:
a) Entreprise, établissement et employeur:
i) nom et adresse de l’employeur, numéros de téléphone et de télécopie (le cas
échéant);
ii) raison sociale et adresse de l’entreprise;
iii) raison sociale et adresse de l’établissement (le cas échéant);
iv) activité économique de l’établissement3;
v) effectifs (taille de l’établissement).
b) Victime de l’accident:
i) nom, adresse, sexe, date de naissance;
ii) situation dans la profession4;
iii) poste occupé5;
iv) états de service chez l’employeur actuel.
c) Caractéristiques de l’accident:
i) accident mortel;
ii) accident non mortel;
iii) nature de la lésion (par exemple, fracture, etc.)6;
iv) siège de la lésion (par exemple, jambe, etc.)7;
v) incapacité de travail en jours civils.
d) Déroulement de l’accident:
i) lieu (poste de travail habituel, autre lieu de travail dans l’établissement ou
hors de l’établissement);
ii) date et heure;
1
Voir annexe H.
2
Voir annexe I.
3
Voir 3.2.1 a) et annexe C.
4
Voir 3.2.1 c) et annexe E.
5
Voir 3.2.1 b) et annexe D.
6
Voir annexe F.
7
Voir annexe G.
18
Modalités de déclaration
iii) travail posté (quel poste?), heure de prise du poste par la victime et nombre
d’heures travaillées dans l’activité au cours de laquelle l’accident s’est
produit;
iv) milieu de travail (par exemple, atelier, bureau, route, rue, etc.);
v) opération (par exemple, soudage, entretien, transport manuel, etc.);
vi) activité de la victime au moment de l’accident (par exemple, soudage,
entretien d’une presse, service d’une machine, conduite d’un véhicule,
circulation à pied, etc.);
vii) objet ou objets associés à l’activité de la victime (par exemple, machine,
outil, presse mécanique, véhicule, etc.);
viii) agent causal de l’accident - type d’accident (par exemple, chute, etc.)1;
ix) agent matériel lié à l’accident (par exemple, échelle, etc.)2.
[Link]. En ce qui concerne les accidents de trajet, les renseignements à
communiquer devraient être spécifiés.
6.4. Déclaration des maladies professionnelles
6.4.1. La législation nationale devrait indiquer que la déclaration des maladies
professionnelles devrait comprendre au moins les données ci-après:
a) Entreprise, établissement et employeur:
i) nom et adresse de l’employeur, numéros de téléphone et de télécopie (le cas
échéant);
ii) raison sociale et adresse de l’entreprise;
iii) raison sociale et adresse de l’établissement (le cas échéant);
iv) activité économique de l’établissement3;
v) effectifs (taille de l’établissement).
b) Personne atteinte de maladie professionnelle:
i) nom, adresse, sexe, date de naissance;
ii) situation dans la profession4;
iii) poste occupé au moment du diagnostic de la maladie;
iv) états de service chez l’employeur actuel.
c) Maladie professionnelle:
i) nom et nature de la maladie professionnelle;
ii) agents, procédés ou exposition qui, par leur nocivité, peuvent avoir causé la
maladie;
iii) description de l’activité professionnelle qui a donné lieu à l’état
pathologique;
iv) durée de l’exposition aux agents et procédés nocifs;
v) date du diagnostic de la maladie professionnelle.
1
Voir annexe H.
2
Voir annexe I.
3
Voir 3.2.1 a) et annexe C.
4
Voir 3.2.1 c) et annexe E.
19
Enregistrement et déclaration
6.5. Déclaration des événements dangereux
6.5.1. La législation nationale devrait préciser que la déclaration d’un événement
dangereux survenu dans le cadre d’activités professionnelles et soumis à déclaration
aux autorités compétentes comprend au moins les données ci-après:
a) Entreprise, établissement et employeur:
i) nom et adresse de l’employeur, numéros de téléphone et de télécopie (le cas
échéant);
ii) raison sociale et adresse de l’entreprise;
iii) raison sociale et adresse de l’établissement (le cas échéant);
iv) activité économique de l’établissement1;
v) effectifs (taille de l’établissement)2.
b) Evénement dangereux:
i) date, heure et lieu;
ii) type d’événement dangereux;
iii) circonstances ayant conduit à l’événement dangereux.
1
Voir 3.2.1 a) et annexe C.
2
Voir 3.2.1 c) et annexe E.
20
7. Extension des systèmes d’enregistrement et de déclaration
aux travailleurs indépendants
7.1. Sur le plan national
7.1.1. La législation nationale concernant la notification, l’enregistrement et la
déclaration des accidents du travail, des maladies professionnelles, des événements
dangereux et des incidents devrait s appliquer également aux travailleurs indépendants1,
selon les conditions fixées par l’autorité compétente.
7.1.2. La législation nationale devrait prescrire que la déclaration aux autorités
compétentes des accidents du travail, des maladies professionnelles et des événements
dangereux impliquant des travailleurs indépendants dans leur propre entreprise devrait
être soumise comme suit:
a) en cas d’accident, de maladie professionnelle ou d’événement dangereux qui rend
le travailleur indépendant incapable de soumettre lui-même sa déclaration, cette
dernière devrait être déposée par la personne qui assume la responsabilité de
l’établissement, ou conformément aux modalités prescrites par l’autorité
compétente;
b) dans les autres cas, la déclaration devrait être soumise par le travailleur
indépendant lui-même.
7.1.3. La législation nationale devrait préciser que la déclaration à l’autorité
compétente d’accidents du travail affectant des travailleurs indépendants dans une
entreprise autre que la leur propre devrait:
a) être enregistrée et communiquée par l’employeur de l’entreprise dans laquelle le
travailleur indépendant était appelé à travailler;
b) être soumise par le travailleur indépendant à l’institution d’assurance,
accompagnée de l’enregistrement tel que prescrit au paragraphe 7.1.3 a) ci-
dessus.
7.2. Au niveau de l’entreprise
7.2.1. La personne qui assume la responsabilité de l’établissement dans lequel le
travailleur indépendant est appelé à travailler devrait prendre des dispositions pouvant
s’appliquer aux travailleurs indépendants en matière de notification, d’enregistrement et
de déclaration des accidents du travail, des maladies professionnelles, des accidents de
trajet, des événements dangereux et des incidents.
1
Tels que définis par la version la plus récente de la Classification internationale d’après la
situation dans la profession (CISP) - voir annexe E.
21
Enregistrement et déclaration
7.3. Le travailleur indépendant
7.3.1. Le travailleur indépendant devrait coopérer avec la personne qui assume
la responsabilité de l’établissement dans lequel il est appelé à travailler, afin de
permettre la déclaration des accidents du travail, des maladies professionnelles, des
accidents de trajet et des événements dangereux.
7.3.2. Le travailleur indépendant devrait, en conformité avec la législation
nationale, soumettre aux autorités compétentes une déclaration des accidents du travail
non mortels, des maladies professionnelles, des accidents de trajet et des événements
dangereux. S’il se trouve dans l’incapacité de le faire, il devrait prendre d’autres
dispositions appropriées.
22
8. Statistiques des accidents du travail, des maladies
professionnelles, des accidents de trajet et des événements
dangereux - Compilation et publication
8.1. Sur le plan national
8.1.1. L’autorité compétente devrait prendre des dispositions pour la compilation
et la publication, au moins une fois par an, de statistiques des accidents du travail, des
maladies professionnelles, des accidents de trajet et des événements dangereux, en se
fondant sur les informations qui lui ont été communiquées.
8.1.2. Autant que possible, les statistiques devraient être compilées par l’autorité
compétente uniquement à partir des déclarations d’accidents du travail, de maladies
professionnelles, d’accidents de trajet et d’événements dangereux.
8.1.3. L’unité à enregistrer devrait être:
a) la personne tuée ou blessée lors d’un accident du travail ou d’un accident de
trajet;
b) la personne atteinte d’une maladie professionnelle;
c) l’événement dangereux.
8.1.4. Lorsqu’une personne a souffert de plusieurs cas distincts d’accident du
travail ou de maladie professionnelle, enregistrés pendant la période couverte par les
statistiques, elle devrait être recensée pour chaque accident ou maladie séparément.
8.1.5. La période couverte par les statistiques devrait être clairement définie et,
en principe, ne devrait pas dépasser une année civile.
8.1.6. Des informations sur les accidents du travail et les maladies
professionnelles affectant les travailleurs indépendants, ainsi que sur les accidents de
trajet, devraient apparaître dans les statistiques et être présentées séparément, de sorte
que des comparaisons appropriées puissent être faites avec des pays où ces
informations ne sont pas incluses dans les statistiques nationales.
8.1.7. Lorsqu’elle établit les statistiques des accidents du travail, des maladies
professionnelles, des accidents de trajet et des événements dangereux, l’autorité
compétente devrait s’assurer que des informations sont présentées sur:
a) la nature des sources des statistiques; par exemple, communication directe par
l’employeur ou divers organismes, tels que les institutions d’assurance ou
l’inspection du travail;
b) la portée des statistiques, en particulier en ce qui concerne les catégories de
personnes, les branches de l’activité économique, les postes occupés, la taille de
l’entreprise, les Etats constitutifs du pays ou les régions;
c) les définitions utilisées;
23
Enregistrement et déclaration
d) les méthodes d’enregistrement et de déclaration des accidents du travail, des
maladies professionnelles, des accidents de trajet et des événements dangereux,
ainsi que les méthodes de compilation des statistiques;
e) la qualité des statistiques;
f) les statistiques antérieures lorsqu’elles sont disponibles.
8.1.8. Lorsqu’elle élabore ou révise les concepts, les définitions et la
méthodologie servant à la collecte, à la compilation et à la publication des statistiques,
l’autorité compétente devrait tenir compte des normes et directives les plus récentes
élaborées sous les auspices de l’OIT ou d’autres organisations internationales
compétentes.
8.1.9. Lorsqu’elle élabore ou révise les concepts, les définitions et la
méthodologie servant à l’établissement et à la publication des statistiques, l’autorité
compétente devrait consulter les organisations d’employeurs et de travailleurs les plus
représentatives.
8.1.10. Lors de la publication de données statistiques sur les accidents du travail,
les maladies professionnelles et les événements dangereux, l’autorité compétente
devrait veiller à ce que soient calculés les taux de fréquence, d’incidence et de gravité,
selon le cas, pour les principales branches de l’activité économique (voir la clas-
sification mentionnée au paragraphe 3.2.1 a) du présent recueil), pour les professions
(voir la classification mentionnée au paragraphe 3.2.1 b) du présent recueil), pour les
tranches d’âge, pour chaque sexe et pour d’autres catégories à déterminer.
8.2. Enregistrement et déclaration progressifs d’informations plus
détaillées
8.2.1. La législation nationale devrait pourvoir à la détermination précise des
informations - susceptibles d’être de plus en plus détaillées – qui doivent figurer sur les
registres ainsi que sur les déclarations d’accidents du travail, de maladies
professionnelles, d’accidents de trajet et d’événements dangereux.
8.2.2. Avant de déterminer les exigences concernant les informations plus
détaillées, l’autorité compétente devrait consulter les organisations d’employeurs et de
travailleurs les plus représentatives.
8.2.3. L’autorité compétente devrait accorder un délai raisonnable, en
conformité avec les prescriptions de la législation nationale, pour que les employeurs
soient en mesure de fournir les informations plus détaillées requises lors de
l’enregistrement et de la déclaration des accidents du travail, des maladies
professionnelles et des événements dangereux.
24
9. Statistiques des accidents du travail, des maladies
professionnelles et des événements dangereux - Classifications1
9.1. Dispositions générales
9.1.1. Les statistiques des accidents du travail, des maladies professionnelles et
des événements dangereux devraient être classées au moins par branche d’activité
économique et, si possible:
a) d’après les caractéristiques des travailleurs, par exemple la situation dans la
profession, le sexe, l’âge ou la tranche d’âge;
b) d’après les caractéristiques de l’entreprise.
9.2. Accidents du travail
9.2.1. Les accidents du travail devraient être en premier lieu classés comme suit:
a) nombre total de victimes, réparties entre les catégories ci-après:
i) accidents ayant entraîné la mort;
ii) lésions non mortelles ayant entraîné une incapacité de travail d’au moins
trois jours consécutifs, non compris le jour de l’accident;
b) nombre total de journées perdues, y compris les trois premiers jours, dans le cas
des accidents non mortels.
9.2.2. A mesure que des informations plus détaillées deviennent accessibles,
l’autorité compétente devrait, dès que cela devient réalisable, classer les accidents
comme suit:
a) nombre total de victimes, réparties entre les catégories ci-après:
i) accidents ayant entraîné la mort, subdivisés en décès survenus dans les
trente jours suivant l’accident, et décès survenus entre le trente et unième
jour et le trois cent soixante-cinquième jour suivant l’accident;
ii) lésions non mortelles n’ayant donné lieu à aucune journée perdue ou
absence du travail (selon la définition officielle du pays) et lésions ayant
donné lieu à des journées perdues (le jour de l’accident non compris), à
savoir de un à trois jours et plus de trois jours;
b) nombre total de journées perdues à la suite de lésions non mortelles, réparties en
deux catégories: jusqu’à trois jours et plus de trois jours.
9.2.3. Lorsque cela est possible, les statistiques des accidents du travail établies
par l’autorité compétente devraient indiquer:
1
Fondées sur la résolution concernant les statistiques des lésions professionnelles. Treizième
Conférence internationale des statisticiens du travail (Genève, 18-29 oct. 1982).
25
Enregistrement et déclaration
a) le total pour chaque catégorie mentionnée aux alinéas a) et b) du paragraphe 9.2.2
ci-dessus;
b) leur ventilation.
9.2.4. L’autorité compétente devrait indiquer clairement si les journées perdues
qui apparaissent dans les statistiques des accidents du travail sont des jours civils, des
jours ouvrables, des jours de travail ou des postes en régime de travail posté.
9.2.5. La période couverte par les statistiques des accidents du travail ne devrait
pas dépasser une année civile.
9.2.6. Les statistiques des accidents de trajet de même que celles qui concernent
les travailleurs indépendants devraient être présentées séparément.
9.3. Maladies professionnelles
9.3.1. Les statistiques des maladies professionnelles publiées par l’autorité
compétente devraient faire apparaître le nombre total de cas ayant été recensés pour
chacune des maladies énumérées sur la liste des maladies professionnelles prescrite par
les autorités compétentes.
9.3.2. La période couverte par les statistiques des cas de maladie professionnelle
ne devrait pas dépasser une année civile.
9.3.3. Les statistiques des cas de maladies professionnelles des travailleurs
indépendants devraient être présentées séparément.
9.4. Evénements dangereux
9.4.1. L’autorité compétente devrait publier des statistiques concernant le
nombre et le type d’événements dangereux ayant été déclarés.
26
10. Enquêtes sur les accidents du travail, les maladies
professionnelles, les accidents de trajet, les événements
dangereux et les incidents
10.1. Sur le plan national
10.1.1. En application des politiques nationales concernant la sécurité du travail,
la santé au travail et le milieu de travail, ainsi que de la politique nationale de
prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles, l’autorité
compétente devrait faire effectuer, en nombre suffisant, des enquêtes portant sur une
assez grande variété de catégories d’accidents du travail, de maladies professionnelles,
d’accidents de trajet et d’événements dangereux, afin d’être en mesure:
a) de vérifier l’efficacité de ces politiques;
b) de déterminer s’il est nécessaire d’apporter des changements à ces politiques ou à
la législation nationale;
c) de vérifier l’efficacité, sur le plan national comme au niveau de l’entreprise, des
dispositions visant l’enregistrement et la déclaration des accidents du travail, des
maladies professionnelles, des accidents de trajet et des événements dangereux.
10.1.2. La législation nationale relative à la sécurité du travail et à la santé au
travail, ainsi qu’au milieu de travail, devrait spécifier que l’autorité compétente doit
prévoir des mécanismes adéquats et des systèmes appropriés d’enquête sur les
accidents du travail, les maladies professionnelles, les accidents de trajet et les
événements dangereux.
10.1.3. L’autorité compétente devrait faire en sorte que des enquêtes soient
conduites par les services de l’inspection du travail ou par d’autres organismes
autorisés. Les représentants des employeurs et des travailleurs dans l’entreprise
devraient avoir la possibilité d’accompagner les enquêteurs à moins que ceux-ci
n’estiment, à la lumière des directives générales de l’autorité compétente, que cela
risque de porter préjudice à leurs tâches.
10.1.4. Lorsque l’enquête n’est pas confiée à un organisme agréé par l’autorité
compétente ou à une administration officielle qui rend compte au corps législatif, la
législation nationale devrait définir les modalités de la participation des organisations
d’employeurs et de travailleurs les plus représentatives et de celle des pouvoirs publics
à la préparation des enquêtes, ainsi que les modalités de la participation aux enquêtes
des représentants des employeurs et des travailleurs concernés, conformément aux
dispositions du paragraphe 10.1.3 ci-dessus.
10.1.5. L’autorité compétente devrait ouvrir des instructions, et en publier les
rapports, sur les accidents du travail, les maladies professionnelles, les accidents de
27
Enregistrement et déclaration
trajet, les événements dangereux et les incidents qui semblent révéler des situations
préoccupantes de risque réel ou présumé pour les travailleurs ou pour le public.
10.1.6. L’autorité compétente devrait enjoindre aux employeurs de mener des
enquêtes sur des cas spécifiques d’accidents du travail, de maladies professionnelles,
d’accidents de trajet, d’événements dangereux et d’incidents et de lui faire rapport sur
les mesures prises pour éviter que ces faits se reproduisent.
10.1.7. L’autorité compétente devrait enjoindre aux employeurs de l’aider dans la
conduite de ses enquêtes et de ses instructions.
10.2. Au niveau de l’entreprise
10.2.1. L’employeur devrait enquêter sur tous les accidents du travail, tous les cas
de maladie professionnelle, tous les événements dangereux et tous les incidents qui lui
sont notifiés.
10.2.2. L’employeur devrait veiller à ce qu’une personne compétente soit
désignée dans l’entreprise, ainsi que le requiert l’autorité compétente, pour conduire
une enquête approfondie sur les accidents du travail, les maladies professionnelles et
les événements dangereux.
10.2.3. Lorsque l’employeur ne possède pas les connaissances spécialisées
nécessaires pour conduire une enquête approfondie, il devrait solliciter le concours
d’une personne qui possède de telles connaissances, au besoin hors de l’entreprise.
10.2.4. L’employeur devrait faire en sorte que le site d’un accident ou d’un
événement dangereux ne soit en rien dérangé avant l’ouverture de l’enquête, à
l’exception des exigences de l’administration des premiers soins ou en vue de prévenir
l’exposition de personnes à des risques supplémentaires.
10.2.5. Lorsque pour des raisons d’administration des premiers soins ou dans le
dessein de prévenir l’exposition de personnes à des risques supplémentaires il est
nécessaire de déranger le site avant l’ouverture de l’enquête, l’employeur devrait faire
en sorte qu’une personne compétente enregistre l’état des lieux, au besoin en prenant
des photographies, en traçant des croquis et en prenant note du nom des témoins
oculaires avant toute intervention.
10.2.6. L’employeur devrait veiller à ce que les enquêtes concernant des accidents
du travail, des cas de maladie professionnelle et des événements dangereux puissent
autant que possible:
a) établir les faits;
b) déterminer les causes;
c) suggérer les mesures nécessaires pour éviter que de tels faits se reproduisent.
28
Enquêtes
10.2.7. L’employeur devrait s’assurer que des dispositifs sont en place dans
l’entreprise pour une enquête immédiate sur les accidents du travail, les cas de maladie
professionnelle, les événements dangereux et les incidents.
10.2.8. L’employeur devrait veiller à ce que le rapport exigé au paragraphe 10.1.6
soit adressé à l’autorité compétente par les moyens les plus rapides.
10.2.9. L’employeur devrait mettre les résultats des enquêtes à la disposition des
travailleurs et de leurs représentants afin d’éviter que des événements semblables se
reproduisent et afin qu’ils apportent leur concours à l’employeur pour une application
plus efficace de sa politique de sécurité et de santé au travail.
10.3. Les travailleurs et les enquêtes sur les accidents du travail, les
maladies professionnelles, les événements dangereux et les
incidents
10.3.1. Chaque fois qu’un employeur entreprend, selon les dispositions du présent
recueil, des enquêtes sur des accidents du travail, des cas de maladie professionnelle,
des accidents de trajet, des événements dangereux ou des incidents, les représentants
des travailleurs devraient avoir le droit de participer à ces enquêtes et de bénéficier des
facilités et du temps nécessaires, sans perte de salaire.
10.3.2. Les travailleurs, au cours de leur travail, devraient aider l’employeur et les
personnes agissant en son nom lors des enquêtes sur les accidents du travail, les cas de
maladie professionnelle, les événements dangereux ou les incidents.
29
Bibliographie
AISS: Le rôle de la statistique des accidents pour la prévention des accidents.
Association internationale de la sécurité sociale, XXIVe Assemblée générale,
Acapulco (Mexique), nov.-déc. 1992.
BIT: Résolution concernant les statistiques des lésions professionnelles. Dixième
Conférence internationale des statisticiens du travail, Genève, oct. 1962.
—: Résolution concernant les statistiques des lésions professionnelles. Treizième
Conférence internationale des statisticiens du travail, Genève, oct. 1982.
—: Résolution concernant la Classification internationale d’après la situation dans
la profession (CISP). Quinzième Conférence internationale des statisticiens du
travail, Genève, janv. 1993.
—: Un système de statistiques périodiques de base concernant les lésions
professionnelles. Réunion d’experts sur les statistiques en matière d’accidents
du travail et de maladies professionnelles, Genève, janv. 1980.
—: Classification internationale type des professions (CITP-88) (Genève, 1991).
Commission des Communautés européennes (Eurostat): Méthodologie pour
l’harmonisation des statistiques européennes sur les accidents du travail
(Luxembourg, 1992).
Nations Unies: Classification internationale type, par industrie, de toutes les branches
d’activité économique (CITI) –Troisième révision. Etudes statistiques, série M,
n° 4, Rév. 3 (New York, 1990).
30
Liste des conventions et recommandations pertinentes de l’OIT
Conventions
— Convention (n° 81) sur l’inspection du travail, 1947
— Convention (n° 121) sur les prestations en cas d’accidents du travail et de
maladies professionnelles. 1964 [Tableau I. Liste des maladies professionnelles,
modifiée en 1980]
— Convention (n° 129) sur l’inspection du travail (agriculture), 1969
— Convention (n° 134) sur la prévention des accidents (gens de mer), 1970
— Convention (n° 135) sur les représentants des travailleurs, 1971
— Convention (n° 155) sur la sécurité et la santé des travailleurs, 1981
— Convention (n° 160) sur les statistiques du travail, 1985
— Convention (n° 161) sur les services de santé au travail, 1985
Recommandations
— Recommandation (n° 81) sur l’inspection du travail, 1947
— Recommandation (n° 121) sur les prestations en cas d’accidents du travail et de
maladies professionnelles, 1964
— Recommandation (n° 133) sur l’inspection du travail (agriculture), 1969
— Recommandation (n° 142) sur la prévention des accidents (gens de mer), 1970
— Recommandation (n° 143) sur les représentants des travailleurs, 1971
— Recommandation (n° 164) sur la sécurité et la santé des travailleurs, 1981
— Recommandation (n° 170) sur les statistiques du travail, 1985
— Recommandation (n° 171) sur les services de santé au travail, 1985
31
Annexes
33
Annexe A: Liste des maladies professionnelles (amendée en 1980)1
Maladies professionnelles Travaux exposant au risque2
1. Pneumoconioses causées par des poussières Tous travaux exposant au
minérales sclérogènes (silicose, anthraco-sili- risque considéré
cose, asbestose) et silico-tuberculose pour
autant que la silicose est une cause détermi-
nante de l’incapacité ou de la mort
2. Bronchopneumopathies causées par les pous- “
sières des métaux durs
3. Maladies bronchopulmonaires causées par les “
poussières de coton (byssinose), de lin, de
chanvre ou de sisal
4. Asthme professionnel causé par des agents “
sensibilisants ou irritants reconnus comme
tels et inhérents au type de travail
5. Alvéolites allergiques extrinsèques et leurs “
séquelles causées par l’inhalation de
poussières organiques, conformément à ce
qui est prescrit par la législation nationale
6. Maladies causées par le béryllium “
(glucinium) ou ses composés toxiques
7. Maladies causées par le cadmium ou ses “
composés toxiques
8. Maladies causées par le phosphore ou ses “
composés toxiques
9. Maladies causées par le chrome ou ses com- “
posés toxiques
10. Maladies causées par le manganèse ou ses “
composés toxiques
11. Maladies causées par l’arsenic ou ses “
composés toxiques
1
Tableau I annexé à la convention (n° 121) sur les prestations en cas d’accidents du travail et de
maladies professionnelles, 1964.
2
Dans l’application de ce tableau, il conviendrait de prendre en considération, le cas échéant, le
niveau et le type d’exposition.
35
Enregistrement et déclaration
2
Maladies professionnelles Travaux exposant au risque
12. Maladies causées par le mercure ou ses com- Tous travaux exposant au
posés toxiques risque considéré
13. Maladies causées par le plomb ou ses “
composés toxiques
14. Maladies causées par le fluor ou ses composés “
toxiques
15. Maladies causées par le sulfure de carbone “
16. Maladies causées par les dérivés halogénés “
toxiques des hydrocarbures aliphatiques ou
aromatiques
17. Maladies causées par le benzène ou ses ho- “
mologues toxiques
18. Maladies causées par les dérivés nitrés et ami- “
nés toxiques du benzène ou de ses homologues
19. Maladies causées par la nitroglycérine ou “
d’autres esters de l’acide nitrique
20. Maladies causées par les alcools, les glycols ou “
les cétones
21. Maladies causées par les substances as- “
phyxiantes: oxyde de carbone, cyanure d’hy-
drogène ou ses dérivés toxiques, hydrogène
sulfuré
22. Atteinte auditive causée par le bruit “
23. Maladies causées par les vibrations (affections “
des muscles, des tendons, des os, des articula-
tions, des vaisseaux périphériques ou des nerfs
périphériques)
24. Maladies causées par le travail dans l’air com- “
primé
25. Maladies causées par les radiations ionisantes Tous travaux exposant à
l’action des radiations
ionisantes
36
Annexe A
2
Maladies professionnelles Travaux exposant au risque
26. Maladies de la peau causées par des agents Tous travaux exposant au risque
physiques, chimiques ou biologiques non considéré
considérés sous d’autres rubriques
27. Epithéliomas primitifs de la peau causés par “
le goudron, le brai, le bitume, les huiles
minérales, l’anthracène ou les composés,
produits ou résidus de ces substances
28. Cancer pulmonaire ou mésothéliome causés “
par l’amiante
29. Maladies infectieuses ou parasitaires a) travaux dans le domaine de la
contractées dans une activité comportant un santé et travaux de laboratoire;
risque particulier de contamination
b) travaux vétérinaires;
c) travaux de manipulation
d’animaux, de carcasses ou de
débris d’animaux ou de
marchandises susceptibles
d’avoir été contaminées par
des animaux ou des carcasses
ou des débris d’animaux;
d) autres travaux comportant un
risque particulier de contami-
nation
37
Annexe B: Projet de liste augmentée des maladies professionnelles1
1. Maladies causées par des agents
1.1. Maladies causées par des agents chimiques
1.1.1. Maladies causées par le béryllium ou ses composés toxiques
1.1.2. Maladies causées par le cadmium ou ses composés toxiques
1.1.3. Maladies causées par le phosphore ou ses composés toxiques
1.1.4. Maladies causées par le chrome ou ses composés toxiques
1.1.5. Maladies causées par le manganèse ou ses composés toxiques
1.1.6. Maladies causées par l’arsenic ou ses composés toxiques
1.1.7. Maladies causées par le mercure ou ses composés toxiques
1.1.8. Maladies causées par le plomb ou ses composés toxiques
1.1.9. Maladies causées par le fluor ou ses composés toxiques
1.1.10. Maladies causées par le sulfure de carbone
1.1.11. Maladies causées par les dérivés halogénés toxiques des hydrocarbures
aliphatiques ou aromatiques
1.1.12. Maladies causées par le benzène ou ses homologues toxiques
1.1.13. Maladies causées par les dérivés nitrés et aminés toxiques du benzène ou
de ses homologues
1.1.14. Maladies causées par la nitroglycérine ou d’autres esters nitriques acides
1.1.15. Maladies causées par les alcools, les glycols ou les cétones
1.1.16. Maladies causées par les substances asphyxiantes: oxyde de carbone,
acide cyanhydrique ou ses dérivés toxiques, hydrogène sulfuré
1.1.17. Maladies causées par l’acrylonitrile
1.1.18. Maladies causées par les oxydes d’azote
1.1.19. Maladies causées par le vanadium ou ses composés toxiques
1.1.20. Maladies causées par l’antimoine ou ses composés toxiques
1.1.21. Maladies causées par l’hexane
1.1.22. Maladies des dents causées par les acides minéraux
1.1.23. Maladies causées par des agents pharmaceutiques
1
Liste des maladies professionnelles proposée lors de la Consultation informelle sur la révision de
la liste des maladies professionnelles annexée à la convention (n° 121) sur les prestations en cas
d’accidents du travail et de maladies professionnelles, 1964 (Genève, 9-12 déc. 1991).
38
Annexe B
1.1.24. Maladies causées par le thallium ou ses composés
1.1.25. Maladies causées par l’osmium ou ses composés
1.1.26. Maladies causées par le sélénium ou ses composés
1.1.27. Maladies causées par le cuivre ou ses composés
1.1.28. Maladies causées par l’étain ou ses composés
1.1.29. Maladies causées par le zinc ou ses composés
1.1.30. Maladies causées par l’ozone, le phosgène
1.1.31. Maladies causées par des substances irritantes: benzoquinone et autres
irritants de la cornée
1.1.32. Maladies causées par tout autre agent chimique non mentionné aux
entrées 1.1.1 à 1.1.31 lorsqu’un lien a été établi entre l’exposition d’un
travailleur à l’un de ces agents chimiques et la maladie dont il est atteint
1.2. Maladies causées par des agents physiques
1.2.1. Déficit auditif causé par le bruit
1.2.2. Maladies causées par les vibrations (affections des muscles, des tendons,
des os, des articulations, des vaisseaux sanguins périphériques ou des
nerfs périphériques)
1.2.3. Maladies causées par le travail dans l’air comprimé
1.2.4. Maladies causées par les rayonnements ionisants
1.2.5. Maladies causées par le rayonnement thermique
1.2.6. Maladies causées par le rayonnement ultra-violet
1.2.7. Maladies causées par les températures extrêmes (par exemple coups de
soleil, gelures)
1.2.8. Maladies causées par tout autre agent physique non mentionné aux
entrées 1.2.1 à 1.2.7 lorsqu’un lien direct a été établi entre l’exposition
d’un travailleur à l’un de ces agents physiques et la maladie dont il est
atteint
1.3. Maladies causées par des agents biologiques
1.3.1. Maladies infectieuses ou parasitaires contractées dans l’exercice d’une
profession qui comporte un risque particulier de contamination
2. Maladies systémiques désignées en fonction de l’organe cible
2.1. Maladies professionnelles de l’appareil respiratoire
39
Enregistrement et déclaration
2.1.1. Pneumoconioses causées par des poussières minérales sclérogènes
(silicose, anthraco-silicose, asbestose) et silicotuberculose, à condition
que la silicose soit un facteur prédominant de l’incapacité ou de la mort
2.1.2. Affections bronchopulmonaires causées par les poussières de métaux
durs
2.1.3. Affections bronchopulmonaires causées par les poussières de coton, de
lin, de chanvre ou de sisal (byssinose)
2.1.4. Asthme professionnel causé par des agents sensibilisants ou irritants
reconnus, inhérents au processus de travail
2.1.5. Alvéolite allergique extrinsèque causée par l’inhalation de poussières
organiques, selon les prescriptions de la législation nationale
2.1.6. Sidérose
2.1.7. Affections pulmonaires obstructives chroniques
2.1.8. Affections pulmonaires causées par l’aluminium
2.1.9. Affections des voies aériennes supérieures causées par des agents
sensibilisants ou irritants reconnus, inhérents au processus de travail
2.1.10. Toute autre affection des voies respiratoires non mentionnée aux entrées
2.1.1 à 2.1.9 causée par un agent extérieur lorsqu’un lien direct a été
établi entre l’exposition d’un travailleur à cet agent et la maladie dont il
est atteint
2.2. Dermatoses professionnelles
2.2.1. Dermatoses causées par des agents physiques, chimiques ou biologiques
non mentionnées à d’autres entrées
2.2.3. Vitiligo professionnel
2.3. Affections de l’appareil musculaire et du squelette
2.3.1. Affections de l’appareil musculaire et du squelette causées par une
activité professionnelle particulière ou par un milieu de travail
comportant des facteurs de risque particuliers
Exemples de telles activités et de tels milieux:
a) mouvement rapide et répétitif
b) efforts extrêmes
c) excessive concentration de force mécanique
d) postures gênantes ou contraignantes
e) vibrations
Le froid localisé ou ambiant est de nature à potentialiser le risque.
40
Annexe B
3. Cancer professionnel
3.1. Cancer causé par les agents suivants:
3.1.1. Amiante
3.1.2. Benzidine et ses sels
3.1.3. Ether bis-chlorométhylique
3.1.4. Chrome et ses composés
3.1.5. Goudrons de houille, brais de houille; suie
3.1.6. Bêtanaphtylamine
3.1.7. Chlorure de vinyle
3.1.8. Benzène ou ses homologues toxiques
3.1.9. Dérivés nitrés et aminés toxiques du benzène ou de ses homologues
3.1.10. Rayonnements ionisants
3.1.11. Goudron, brai, bitume, huile minérale, anthracène, ou les composés,
produits et résidus de ces substances
3.1.12. Fumée de cokeries
3.1.13. Composés du nickel
3.1.14. Poussières de bois
3.1.15. Cancer causé par tous autres agents non mentionnés aux entrées 3.1.1 à
3.1.14, lorsqu’un lien direct a été établi entre l’exposition d’un
travailleur à l’un d’eux et le cancer contracté
4. Autres maladies
4.1. Nystagmus du mineur
41
Annexe C: Classification internationale type, par industrie, de toutes
les branches d’activité économique1 (troisième révision)
Catégorie de classement A: Agriculture, chasse et sylviculture
01 Agriculture, chasse et activités annexes
02 Sylviculture, exploitation forestière et activités annexes
Catégorie de classement B: Pêche
05 Pêche, pisciculture, aquaculture et activités annexes
Catégorie de classement C: Activités extractives
10 Extraction de charbon et de lignite; extraction de tourbe
11 Extraction de pétrole brut et de gaz naturel; activités annexes à l’extraction
de pétrole et de gaz, sauf prospection
12 Extraction de minerais d’uranium et de thorium
13 Extraction de minerais métalliques
14 Autres activités extractives
Catégorie de classement D: Activités de fabrication
15 Fabrication de produits alimentaires et de boissons
16 Fabrication de produits à base de tabac
17 Fabrication des textiles
18 Fabrication d’articles d’habillement; préparation et teinture des fourrures
19 Apprêt et tannage des cuirs; fabrication d’articles de voyage et de ma-
roquinerie, d’articles de sellerie et de bourrellerie; fabrication de chaus-
sures
20 Production de bois et d’articles en bois et en liège (sauf fabrication de
meubles); fabrication d’articles de vannerie et de sparterie
21 Fabrication de papier, de carton et d’articles en papier et en carton
22 Edition, imprimerie et reproduction de supports enregistrés
23 Fabrication de produits pétroliers raffinés; cokéfaction; traitement de
combustibles nucléaires
24 Fabrication de produits chimiques
1
Pour de plus amples détails, voir Nations Unies: Etudes statistiques, série M, n° 4, Rév. 3
(NewYork, 1990).
42
Annexe C
25 Fabrication d’articles en caoutchouc et en matières plastiques
26 Fabrication d’autres produits minéraux non métalliques
27 Fabrication de produits métallurgiques de base
28 Fabrication d’ouvrages en métaux (sauf machines et matériel)
29 Fabrication de machines et de matériel (n.c.a.) 1
30 Fabrication de machines de bureau, de machines comptables et de matériel
de traitement de l’information
31 Fabrication de machines et d’appareils électriques (n.c.a.)1
32 Fabrication d’équipements et appareils de radio, télévision et commu-
nication
33 Fabrication d’instruments médicaux, de précision et d’optique et d’hor-
logerie
34 Construction de véhicules automobiles, de remorques et de semi-
remorques
35 Fabrication d’autres matériels de transport
36 Fabrication de meubles; activités de fabrication (n.c.a.)1
37 Récupération
Catégorie de classement E: Production et distribution d’électricité, de gaz
et d’eau
40 Production et distribution d’électricité, de gaz, de vapeur et d’eau chaude
41 Captage, épuration et distribution de l’eau
Catégorie de classement F: Construction
45 Construction
Catégorie de classement G: Commerce de gros et de détail; réparation de
véhicules automobiles, de motocycles et de biens personnels et
domestiques
50 Commerce, entretien et réparation de véhicules automobiles et de
motocycles; commerce de détail de carburants automobiles
51 Commerce de gros et activités d’intermédiaires du commerce de gros (sauf
de véhicules automobiles et de motocycles)
52 Commerce de détail; sauf de véhicules automobiles et de motocycles;
réparation d’articles personnels et domestiques
1
Non classés ailleurs.
43
Enregistrement et déclaration
Catégorie de classement H: Hôtels et restaurants
55 Hôtels et restaurants
Catégorie de classement I: Transports, entreposage et communications
60 Transports terrestres; transports par conduites
61 Transports par eau
62 Transports aériens
63 Activités annexes et auxiliaires des transports; activités d’agences de
voyages
64 Postes et télécommunications
Catégorie de classement J: Intermédiation financière
65 Intermédiation financière (sauf activités d’assurance et de caisses de
retraite)
66 Activités d’assurances et de caisses de retraite (sauf sécurité sociale
obligatoire)
67 Activités auxiliaires de l’intermédiation financière
Catégorie de classement K: Immobilier, locations et activités de services
aux entreprises
70 Activités immobilières
71 Location de machines et d’équipements sans opérateur et de biens per-
sonnels et domestiques
72 Activités informatiques et activités rattachées
73 Recherche-développement
74 Autres activités de services aux entreprises
Catégorie de classement L: Aministration publique et défense; sécurité
sociale obligatoire
75 Administration publique et défense; sécurité sociale obligatoire
Catégorie de classement M: Education
80 Education
44
Annexe C
Catégorie de classement N: Santé et action sociale
85 Santé et action sociale
Catégorie de classement O: Autres activités de services collectifs, sociaux
et personnels
90 Assainissement et enlèvement des ordures; voirie et activités similaires
91 Activités associatives diverses
92 Activités récréatives, culturelles et sportives
93 Autres activités de services
Catégorie de classement P: Ménages privés employant du personnel
domestique
95 Ménages privés employant du personnel domestique
Catégorie de classement Q: Organisations et organismes extraterritoriaux
99 Organisations et organismes extraterritoriaux
45
Annexe D: Classification internationale type des professions (CITP-
88) Grands groupes, sous-grands groupes et sous-groupes
Grand groupe 1: Membres de l’exécutif et des corps législatifs, cadres
supérieurs de l’administration publique, dirigeants et cadres
supérieurs d’entreprise
11 Membres de l’exécutif et des corps législatifs, et cadres supérieurs de
l’administration publique
111 Membres de l’exécutif et des corps législatifs
112 Cadres supérieurs de l’administration publique
113 Chefs traditionnels et chefs de village
114 Dirigeants et cadres supérieurs d’organisations spécialisées
12 Directeurs de société1
121 Directeurs
122 Cadres de direction, production et opérations
123 Autres cadres de direction
13 Dirigeants et gérants2
131 Dirigeants et gérants
Grand groupe 2: Professions intellectuelles et scientifiques
21 Spécialistes des sciences physiques, mathématiques et techniques
211 Physiciens, chimistes et assimilés
212 Mathématiciens, statisticiens et assimilés
213 Spécialistes de l’informatique
214 Architectes, ingénieurs et assimilés
22 Spécialistes des sciences de la vie et de la santé
221 Spécialistes des sciences de la vie
222 Médecins et assimilés (à l’exception des cadres infirmiers)
1
Dans ce groupe doivent être classées les personnes qui - en tant que directeur ou cadre de gestion
- gèrent une entreprise ou un organisme comprenant en tout et nécessairement trois cadres de direction ou
davantage.
2
Dans ce groupe doivent être classées les personnes qui assument la gestion d’une entreprise ou,
le cas échéant, d’un organisme, pour leur propre compte ou pour le compte de son propriétaire avec le
concours d’un seul autre cadre de direction et d’assistants subalternes.
46
Annexe D
223 Cadres infirmiers et sages-femmes
23 Spécialistes de l’enseignement
231 Professeurs d’université et d’établissements d’enseignement
supérieur
232 Professeurs de l’enseignement secondaire
233 Instituteurs de l’enseignement primaire et préprimaire
234 Enseignants spécialisés dans l’éducation des handicapés
235 Autres spécialistes de l’enseignement
24 Autres spécialistes des professions intellectuelles et scientifiques
241 Spécialistes des fonctions administratives et commerciales des
entreprises
242 Juristes
243 Archivistes, bibliothécaires, documentalistes et assimilés
244 Spécialistes des sciences sociales et humaines
245 Ecrivains et artistes créateurs et exécutants
246 Membres du clergé
Grand groupe 3: Professions intermédiaires
31 Professions intermédiaires des sciences physiques et techniques
311 Techniciens des sciences physiques et techniques
312 Pupitreurs et autres opérateurs de matériels informatiques
313 Techniciens d’appareils optiques et électroniques
314 Techniciens des moyens de transport maritime et aérien
315 Inspecteurs d’immeubles, de sécurité, d’hygiène et de qualité
32 Professions intermédiaires des sciences de la vie et de la santé
321 Techniciens et travailleurs assimilés des sciences de la vie et de la
santé
322 Professions intermédiaires de la médecine moderne (à l’exception du
personnel infirmier)
323 Personnel infirmier et sages-femmes (niveau intermédiaire)
324 Praticiens de la médecine traditionnelle et guérisseurs
33 Professions intermédiaires de l’enseignement
331 Professions intermédiaires de l’enseignement primaire
47
Enregistrement et déclaration
332 Professions intermédiaires de l’enseignement préprimaire
333 Professions intermédiaires de l’éducation des handicapés
334 Autres professions intermédiaires de l’enseignement
34 Autres professions intermédiaires
341 Professions intermédiaires des finances et de la vente
342 Agents commerciaux et courtiers
343 Professions intermédiaires de la gestion administrative
344 Professions intermédiaires de l’administration publique des douanes
et des impôts, et assimilés
345 Inspecteurs de police judiciaire et détectives
346 Professions intermédiaires du travail social
347 Professions intermédiaires de la création artistique, du spectacle et
du sport
348 Assistants laïcs des cultes
Grand groupe 4: Employés de type administratif
41 Employés de bureau
411 Secrétaires et opérateurs sur clavier
412 Employés des services comptables et financiers
413 Employés d’approvisionnement, d’ordonnancement et des transports
414 Employés de bibliothèque, de service du courrier et assimilés
419 Autres employés de bureau
42 Employés de réception, caissiers, guichetiers et assimilés
421 Caissiers, guichetiers et assimilés
422 Employés de réception et d’information de la clientèle
Grand groupe 5: Personnel des services et vendeurs de magasin et de
marché
51 Personnel des services directs aux particuliers et des services de protection
et de sécurité
511 Agents d’accompagnement et assimilés
512 Intendants et personnel des services de restauration
513 Personnel soignant et assimilé
514 Autre personnel des services directs aux particuliers
48
Annexe D
515 Astrologues, diseurs de bonne aventure et assimilés
516 Personnel des services de protection et de sécurité
52 Modèles, vendeurs et démonstrateurs
521 Mannequins et autres modèles
522 Vendeurs et démonstrateurs en magasin
523 Vendeurs à l’étal et sur les marchés
Grand groupe 6: Agriculteurs et ouvriers qualifiés de l’agriculture et de la
pêche
61 Agriculteurs et ouvriers qualifiés de l’agriculture et de la pêche destinées
aux marchés
611 Agriculteurs et ouvriers qualifiés des cultures destinées aux marchés
612 Eleveurs et ouvriers qualifiés de l’élevage destiné aux marchés et
assimilés
613 Agriculteurs et ouvriers qualifiés de polyculture et d’élevage
destinés aux marchés
614 Professions du forestage et assimilées
615 Pêcheurs, chasseurs et trappeurs
62 Agriculteurs et ouvriers de l’agriculture et de la pêche de subsistance
621 Agriculteurs et ouvriers de l’agriculture et de la pêche de subsistance
Grand groupe 7: Artisans et ouvriers des métiers de type artisanal
71 Artisans et ouvriers des métiers de l’extraction et du bâtiment
711 Mineurs, carriers, boutefeux et tailleurs de pierre
712 Ouvriers du bâtiment (gros oeuvre) et assimilés
713 Ouvriers du bâtiment (finitions) et assimilés
714 Ouvriers peintres, ravaleurs de façades et assimilés
72 Artisans et ouvriers des métiers de la métallurgie, de la construction
mécanique et assimilés
721 Mouleurs de fonderie, soudeurs, tôliers-chaudronniers, monteurs de
charpentes métalliques et assimilés
722 Forgerons, outilleurs et assimilés
723 Mécaniciens et ajusteurs de machines
724 Mécaniciens et ajusteurs d’appareils électriques et électroniques
49
Enregistrement et déclaration
73 Artisans et ouvriers de la mécanique de précision, des métiers d’art, de
l’imprimerie et assimilés
731 Mécaniciens de précision sur métaux et matériaux similaires
732 Potiers, souffleurs de verre et assimilés
733 Ouvriers des métiers d’artisanat sur bois, sur textile, sur cuir et sur
des matériaux similaires
734 Artisans et ouvriers de l’imprimerie et assimilés
74 Autres artisans et ouvriers des métiers de type artisanal
741 Artisans et ouvriers de l’alimentation et assimilés
742 Artisans et ouvriers du traitement du bois, ébénistes et assimilés
743 Artisans et ouvriers des métiers du textile et de l’habillement et
assimilés
744 Artisans et ouvriers du travail du cuir, des peaux et de la chaussure
Grand groupe 8: Conducteurs d’installations et de machines et ouvriers de
l’assemblage
81 Conducteurs d’installations et de matériels fixes et assimilés
811 Conducteurs d’installations d’exploitation minière et d’extraction
des minéraux
812 Conducteurs d’installations de transformation des métaux
813 Conducteurs d’installations de verrerie et de céramique et assimilés
814 Conducteurs d’installations pour le travail du bois et de la
fabrication du papier
815 Conducteurs d’installations de traitement chimique
816 Conducteurs d’installations de production d’énergie et assimilés
817 Conducteurs de chaînes de montage automatiques et de robots
industriels
82 Conducteurs de machines et ouvriers de l’assemblage
821 Conducteurs de machines à travailler les métaux et les produits
minéraux
822 Conducteurs de machines pour la fabrication des produits chimiques
823 Conducteurs de machines pour la fabrication de produits en
caoutchouc et en matières plastiques
824 Conducteurs de machines à bois
825 Conducteurs de machines d’imprimerie, de machines à relier et de
machines de papeterie
50
Annexe D
826 Conducteurs de machines pour la fabrication de produits textiles et
d’articles en fourrure et en cuir
827 Conducteurs de machines pour la fabrication de denrées alimentaires
et de produits connexes
828 Ouvriers de l’assemblage
829 Autres conducteurs de machines et ouvriers de l’assemblage
83 Conducteurs de véhicules et d’engins lourds de levage et de manoeuvre
231 Conducteurs de locomotives et assimilés
232 Conducteurs de véhicules à moteur
233 Conducteurs de matériels mobiles agricoles et d’autres engins
mobiles
234 Matelots de pont et assimilés
Grand groupe 9: Ouvriers et employés non qualifiés
91 Employés non qualifiés des services de la vente
911 Vendeurs ambulants et assimilés
912 Cireurs de chaussures et autres travailleurs des petits métiers des
rues
913 Aides de ménage et autres aides, nettoyeurs et blanchisseurs
914 Personnel du service d’immeuble, laveurs de vitres et assimilés
915 Messagers, porteurs, gardiens, portiers et assimilés
916 Eboueurs et manoeuvres assimilés
92 Manoeuvres de l’agriculture, de la pêche et assimilés
921 Manoeuvres de l’agriculture, de la pêche et assimilés
93 Manoeuvres des mines, du bâtiment et des travaux publics. des industries
manufacturières et des transports
931 Manoeuvres des mines, du bâtiment et des travaux publics
932 Manoeuvres des industries manufacturières
933 Manoeuvres des transports et manutentionnaires
Grand groupe O: Forces armées
0l Forces armées
011 Forces armées
51
Annexe E: Classification internationale d’après la situation dans la
profession (CISP)1
I. Dénomination et base conceptuelle de la classification
1. La classification d’après le statut dans la profession décrite dans la section II
de cette résolution est dénommée la «Classification internationale d’après la situation
dans la profession» (CISP-93). Les définitions des groupes sont données dans la section
III ci-dessous, cependant que le traitement statistique des groupes particuliers est
spécifié dans la section IV.
2. La CISP classe les emplois occupés par les personnes à un moment donné. Un
emploi est classé selon le type de contrat de travail, explicite ou implicite, que le
titulaire a passé avec d’autres personnes ou organismes. Les critères de base utilisés
pour définir les groupes de la classification sont la nature du risque économique
encouru, dont un élément est la force de l’attachement de la personne à son emploi, et la
nature du contrôle qu’exercent ou exerceront les titulaires sur les entreprises et sur
d’autres salariés.
3. La CISP classe les personnes en fonction de leurs relations effectives et
potentielles avec des emplois selon les règles énoncées dans la section V ci-dessous.
II. Groupes définis dans la CISP-932
4. La CISP-93 comprend les groupes suivants, définis dans la section III:
1) salariés;
parmi lesquels certains pays pouffaient avoir le besoin et la capacité de
distinguer les «salariés titulaires d’un contrat de travail stable» (y compris
les «salariés réguliers»);
2) employeurs;
3) personnes travaillant pour leur propre compte;
4) membres de coopératives de producteurs;
5) travailleurs familiaux collaborant à l’entreprise familiale;
6) travailleurs inclassables d’après la situation dans la profession.
1
Extrait de la Résolution concernant la Classification internationale d’après la situation dans la
profession (CISP). Quinzième Conférence internationale des statisticiens du travail (Genève, 19-28 janv.
1993).
2
Pour des raisons d’ordre pratique, les définitions données dans cette section se réferent à la
situation où chaque personne n’a occupé qu’un emploi pendant la période de référence. Les règles de
classification des personnes ayant occupé plusieurs emplois sont données dans la section IV.
52
Annexe E
III. Définition des groupes
5. Les groupes de la CISP sont définis conformément à la distinction faite entre
l’«emploi rémunéré», d’une part’ et l’«emploi à titre indépendant», d’autre part. Une
fois opérée cette distinction élémentaire, des groupes sont définis en fonction d’un ou
de plusieurs aspects du risque économique ou de la nature du contrôle que les contrats
de travail explicites ou implicites octroient aux titulaires ou auquel ils les soumettent.
6. Emplois rémunérés: emplois pour lesquels les titulaires ont des contrats
explicites ou implicites, écrits ou oraux, qui leur donnent droit à une rémunération de
base qui n’est pas directement dépendante du revenu de l’unité pour laquelle ils
travaillent (cette unité pouvant être une entreprise, une institution à but non lucratif, une
administration publique ou un ménage). Les outils, les équipements lourds, les systèmes
d’information et/ou les locaux utilisés par les titulaires peuvent appartenir pour partie
ou en totalité à d’autres; et les titulaires peuvent être placés sous la supervision directe
du (des) propriétaire(s) ou de personnes employées par lui (eux) ou devoir travailler
selon de strictes directives établies par lui (eux). [De manière caractéristique, les
personnes dans l’«emploi rémunéré» perçoivent des traitements et des salaires, mais
peuvent aussi être payées à la commission sur ventes, à la pièce, à la prime ou en nature
(par exemple nourriture, logement, formation).]
7. Emplois à titre indépendant: emplois dont la rémunération est directement
dépendante des bénéfices (réalisés ou potentiels) provenant des biens ou services
produits (lorsque la consommation propre est considérée comme faisant partie des
bénéfices). Les titulaires prennent les décisions de gestion affectant l’entreprise ou
délèguent cette compétence mais sont tenus pour responsables de la bonne santé de leur
entreprise. (Dans ce contexte, l’«entreprise» inclut les entreprises unipersonnelles.)
8. (1) Salariés: ensemble des travailleurs qui occupent un emploi défini comme
«emploi rémunéré» (cf. paragraphe 6 ci-dessus). Les salariés titulaires de contrats de
travail stables sont des salariés (cf. paragraphe 8) qui ont été et sont titulaires d’un
contrat de travail explicite ou implicite, écrit ou oral, ou d’une série de tels contrats,
avec le même employeur continûment. «Continûment» implique une période d’emploi
plus longue qu’un minimum spécifié et déterminé selon les conditions nationales. (Si
des interruptions sont autorisées au cours de cette période minimum, leur durée
maximum doit aussi être déterminée selon les conditions nationales.) Les salariés
réguliers sont des «salariés titulaires de contrats de travail stables» pour lesquels
l’organisation employeuse est responsable du paiement des impôts et contributions à la
sécurité sociale appropriés et/ou la relation contractuelle est régie par la législation du
travail normale.
9. (2) Employeurs: personnes qui, travaillant pour leur propre compte ou avec un
ou plusieurs associés (cf. paragraphe 11), occupent le type d’emploi défini comme
«emploi indépendant» (cf. paragraphe 7 ci-dessus) et qui, à ce titre, engagent sur une
période continue incluant la période de référence une ou plusieurs personnes pour
travailler dans leur entreprise (cf. paragraphe 8 ci-dessus). La signification de «sur une
période continue» doit être déterminée selon les conditions nationales, de façon à ce
qu’il y ait correspondance avec la définition «salariés titulaires de contrats de travail
53
Enregistrement et déclaration
stables» (cf. paragraphe 8 ci-dessus). (A noter que les associés peuvent être ou ne pas
être membres de la même famille ou du même ménage.)
10. (3) Personnes travaillant pour leur propre compte: personnes qui, travaillant
pour leur propre compte ou avec un ou plusieurs associés, occupent un emploi défini
comme «emploi à titre indépendant» (cf. paragraphe 7 ci-dessus) et qui, pendant la
période de référence, n’ont engagé continûment aucun «salarié» pour travailler avec
eux (cf. paragraphe 8). (Les partenaires peuvent être ou ne pas être membres de la
même famille ou du même ménage.)
11. (4) Membres de coopératives de producteurs: personnes qui occupent un
«emploi indépendant» (cf. paragraphe 7) et, à ce titre, appartiennent à une coopérative
produisant des biens et des services, dans laquelle chaque membre prend part sur un
pied d’égalité à l’organisation de la production et des autres activités de l’établissement,
décide des investissements ainsi que de la répartition des bénéfices de l’établissement
entre les membres. (Il faut noter que les «salariés» des coopératives de producteurs ne
doivent pas être classés dans ce groupe.)
12. (5) Travailleurs familiaux collaborant à l’entreprise familiale: personnes qui
occupent un «emploi indépendant» (cf. paragraphe 7) dans une entreprise orientée vers
le marché et exploitée par un parent vivant dans le même ménage, mais qui ne peut pas
être considéré comme associé, parce que leur degré d’engagement, en termes de temps
de travail ou d’autres facteurs à déterminer selon les conditions nationales, n’est pas
comparable à celui du dirigeant de l’établissement. (Lorsqu’il est fréquent que des
jeunes, en particulier, accomplissent un travail non rémunéré dans une entreprise
exploitée par un parent ne vivant pas dans le même ménage, on pourra supprimer le
critère «vivant dans le même ménage».)
13. (6) Travailleurs inclassables d’après la situation dans la profession: personnes
pour lesquelles on ne dispose pas d’informations suffisantes. [Si l’on utilise la CISP-93
pour classer les personnes à la recherche d’un emploi, elles peuvent aussi être classées
dans ce groupe: a) si elles ne rentrent pas dans la nouvelle classification des emplois
d’après la situation dans la profession (classement sur la base de l’emploi recherché) ou
b) si elles n’occupaient pas d’emploi auparavant (classement sur la base de l’emploi
antérieurement occupé).]
IV. Traitement statistique des groupes particuliers
14. Cette section de la résolution montre une possibilité de traitement statistique de
groupes particuliers de travailleurs. Certains de ces groupes représentent des sous-
catégories ou distributions d’une des catégories spécifiques de la CISP-93. D’autres
peuvent être trouvées dans deux ou plusieurs de ces catégories. Les pays peuvent avoir
le besoin et la capacité de distinguer un ou plusieurs de ces groupes, en particulier le
groupe a); ils peuvent aussi créer d’autres groupes selon les besoins nationaux:
a) Les propriétaires-gérants d’entreprises constituées en sociétés se définissent
comme les personnes qui occupent un emploi dans une entreprise constituée en
54
Annexe E
société a) qui, seules, ou avec d’autres membres de leurs familles, ou un ou
plusieurs associés, possèdent une participation majoritaire dans cette société ou
cette organisation; et b) qui sont habilitées à agir au nom de la société ou de
l’organisation en ce qui concerne les contrats avec d’autres entreprises et
l’embauche et le licenciement d’autres personnes occupant un «emploi rémunéré»
au sein de la même société ou organisation, à la seule condition de se conformer à
la législation nationale pertinente et aux règles établies par le conseil
d’administration élu ou désigné de l’organisation. Différents utilisateurs des
statistiques de l’emploi et des statistiques économiques et sociales peuvent avoir
des vues divergentes sur le point de savoir s’il vaut mieux classer ces travailleurs
dans l’«emploi rémunéré» (cf. paragraphe 6) ou dans l’«emploi indépendant» (cf.
paragraphe 7), parce qu’ils reçoivent une partie de leur rémunération de la même
manière que les personnes dans l’«emploi rémunéré», alors que leur autorité dans
l’entreprise et leur responsabilité vis-à-vis d’elle correspondent aux personnes
dans l’«emploi indépendant», en particulier les «employeurs». (Il faut noter, par
exemple, que les classer dans les «salariés» serait cohérent avec leur classement
dans le «système de comptabilité nationale», tandis qu’il vaudrait mieux les
classer dans les «employeurs» ou les «personnes travaillant à leur propre compte»
aux fins d’analyse du marché du travail.) Les pays devraient en conséquence,
selon les besoins des utilisateurs de leurs statistiques et leurs possibilités de
collecte de données, s’efforcer d’identifier ce groupe séparément. Cela facilitera
aussi les comparaisons internationales.
b) Les salariés réguliers titulaires d’un contrat de travail à durée déterminée se
définissent comme des «employés réguliers» (cf. paragraphe 8) dont le contrat de
travail spécifie une date particulière de fin d’emploi.
c) Les salariés réguliers titulaires de contrats de travail sans limitation de durée se
définissent comme des «employés réguliers» (cf. paragraphe 8) titulaires de
contrats auxquels il ne peut être mis fin que pour des causes spécifiques telles que
incompétence, faute grave ou pour raisons économiques en fonction de la
législation ou coutume nationale.
d) Les personnes dans l’«emploi précaire» peuvent être soit celles dont le contrat de
travail permet de classer le titulaire dans les groupes «travailleurs occasionnels»
(cf. item e), «travailleurs à court terme» (cf. item f) ou «travailleurs saisonniers»
(cf. item g)), soit celles dont le contrat de travail autorise la personne ou
l’entreprise qui les emploie à mettre fin à ce contrat à brève échéance ou à
volonté, dans des conditions à déterminer en fonction de la législation ou coutume
nationale.
e) Les travailleurs occasionnels sont les personnes titulaires d’un contrat de travail
explicite ou implicite dont la validité n’est pas supposée se prolonger au-delà
d’une courte période, dont la durée doit être déterminée selon les circonstances
nationales. Ils peuvent être classés dans les «salariés» (cf. paragraphe 8) ou dans
les «travailleurs à leur propre compte» (cf. paragraphe 10) selon les
caractéristiques spécifiques du contrat de travail.
55
Enregistrement et déclaration
f) Les travailleurs à court terme sont les personnes titulaires d’un contrat de travail
dans l’«emploi rémunéré» (cf. paragraphe 6) qui est supposé durer plus longtemps
que la période utilisée pour définir les «salariés occasionnels» (cf. item e)), mais
moins longtemps que celle utilisée pour définir les «employés réguliers» (cf.
paragraphe 8). Ces travailleurs peuvent être classés dans les «salariés» (cf.
paragraphe 8) ou dans les «personnes travaillant à leur propre compte» (cf.
paragraphe 10) selon les caractéristiques du contrat de travail.
g) Les travailleurs saisonniers sont les personnes titulaires d’un contrat de travail
explicite ou implicite dans l’emploi rémunéré, dont le calendrier et la durée sont
influencés significativement par des facteurs saisonniers tels que cycle climatique,
jours fériés et/ou récoltes agricoles. Ces travailleurs peuvent être classés dans les
«salariés» (cf. paragraphe 8) ou dans les «personnes travaillant à leur propre
compte» (cf. paragraphe 10) selon les caractéristiques du contrat de travail.
h) Les travailleurs externes sont les personnes: a) titulaires d’un contrat de travail
explicite ou implicite aux termes duquel elles acceptent de travailler pour une
entreprise particulière, ou de fournir une certaine quantité de biens ou de services
à une entreprise particulière, selon un arrangement ou un contrat antérieurement
conclu avec cette entreprise, mais b) dont le lieu de travail ne se trouve dans
l’enceinte d’aucun des établissements qui composent cette entreprise. Ces
travailleurs peuvent être classés dans l’«emploi rémunéré» ou dans l’«emploi in-
dépendant» selon les clauses spécifiques de leur contrat. Ils peuvent aussi être
classés dans les «employeurs» s’ils engagent d’autres travailleurs dans les
conditions décrites au paragraphe 9.
i) Les sous-traitants sont les personnes qui a) sont enregistrées auprès des autorités
fiscales (et/ou d’autres organismes compétents) en tant qu’unité économique
imposable distincte assujettie aux impôts appropriés; et/ou qui ont fait en sorte
que l’entreprise employeuse n’est pas assujettie aux charges sociales
correspondantes; et/ou que la relation contractuelle n’est pas régie par la
législation générale du travail applicable par exemple aux «salariés réguliers» (cf.
paragraphe 8); mais qui b) sont titulaires d’un contrat de travail explicite ou
implicite correspondant à l’«emploi rémunéré» (cf. paragraphe 6) ou dans
l’«emploi indépendant» (cf. paragraphe 7) selon les conditions nationales.
j) Les personnes qui ont un contrat explicite ou implicite d’«emploi rémunéré» (cf.
paragraphe 6) d’une organisation, mais qui travaillent pour une deuxième
organisation qui verse à la première des honoraires pour leurs services, peuvent
être classées séparément des «autres salariés» et selon que la première
organisation est une agence de travail temporaire ou un autre type d’entreprise.
k) Les membres d’un groupe de travailleurs sont les personnes qui ont été engagées
en tant que tels à des conditions correspondant à celles de l’«emploi rémunéré»
(cf. paragraphe 6), l’organisation employeuse ayant passé un contrat uniquement
avec le responsable du groupe ou de l’équipe ou avec l’agent de placement, et non
avec chaque salarié.
56
Annexe E
l) Les pays peuvent avoir le besoin et la capacité de classer séparément les
personnes participant à des programmes de promotion de l’emploi publics ou
privés ou à des programmes de formation professionnelle avec des conditions
d’emploi qui correspondent à celles de l’«emploi rémunéré» (cf. paragraphe 6).
Ce groupe de travailleurs peut être désigné sous l’appellation de «salariés dans la
promotion de l’emploi». Les travailleurs qui reçoivent de l’aide de tels
programmes pour créer leur propre entreprise doivent être classés dans l’«emploi
indépendant» comme «employeurs» (cf. paragraphe 9) ou «personnes travaillant à
leur propre compte» (cf. paragraphe 10) selon le cas.
m) Selon les conditions nationales, les pays peuvent décider de classer séparément
sous l’appellation «salariés apprentis» ou «salariés stagiaires» les personnes
titulaires d’un contrat explicite ou implicite d’«emploi rémunéré» spécifiant que
la totalité ou une partie de leur rémunération consiste en une formation pour un
métier ou une profession. Ce faisant, les pays pourraient aussi avoir le besoin et la
capacité de distinguer ceux qui ont un contrat de formation officiel, et suivent un
programme formel combinant expérience de travail et instruction théorique et
pratique, et ceux qui n’en ont pas.
n) Les employeurs de salariés réguliers sont des «employeurs» qui, pendant la
période de référence, ont engagé au moins une personne pour travailler pour eux
dans leur entreprise durant la période de référence comme «salarié régulier» selon
la définition donnée au paragraphe 8.
o) Le noyau des personnes travaillant à leur propre compte sont celles de ces
personnes (cf. paragraphe 10) qui travaillent de manière prépondérante pour le
marché indépendamment des conditions particulières imposées par les
fournisseurs de crédit, de matières premières, etc. ou par un client principal, et qui
louent ou possèdent leur propre équipement et autres moyens de production.
p) Les franchisés sont les personnes qui ont un contrat explicite ou implicite avec les
propriétaires de certains facteurs de production (terrains, bâtiments, machines,
marques, etc.), les titulaires de licences d’exploitation ou les fournisseurs de
crédits qui déterminent dans une large mesure le mode d’exploitation et
prescrivent le paiement d’un certain pourcentage sur les ventes. Ceux des
«franchisés» qui engagent des «salariés» continûment doivent être classés dans
les «employeurs» (cf. paragraphe 9).
q) Les métayers sont les personnes qui occupent un «emploi indépendant» et, à ce
titre, sont titulaires de contrats explicites ou implicites passés avec les
propriétaires de certains facteurs de production (terrains, bâtiments, machines,
etc.) ou avec des fournisseurs de crédits ou de matières premières, qui
déterminent dans une large mesure le mode d’exploitation et prescrivent le
paiement d’une partie de la production.
r) Les exploitants de ressources collectives sont les personnes qui occupent un
«emploi indépendant» et, à ce titre, utilisent une ressource naturelle (terre, lieux
de pêche, de chasse et de cueillette, etc.) sur laquelle il n’existe pas de droit de
57
Enregistrement et déclaration
propriété individuel, mais sur laquelle la collectivité ou l’Etat peuvent avoir
certains droits de gestion.
s) Les travailleurs se livrant à des activités de subsistance sont les personnes qui
occupent un emploi indépendant et, à ce titre, produisent des biens ou services qui
sont pour la plus grande part consommés par le propre ménage de ces travailleurs
et constituent une base importante pour sa survie.
t) Les pays peuvent avoir le besoin et la capacité de compléter une classification
nationale d’après la situation dans la profession par la classification des
travailleurs selon le type d’organisation qui les emploie, en particulier pour les
salariés s’ils sont employés dans le secteur public ou le secteur privé, ou si
l’organisation employeuse est propriété partielle ou totale de personnes privées ou
d’organisations étrangères.
V. Classification des personnes
15. Les personnes pourvues d’un emploi peuvent être classées d’après la situation
dans la profession selon les règles suivantes:
a) Les personnes ayant occupé un seul emploi classable pendant la période de
référence devraient être classées dans le groupe «situation dans la profession» de
cet emploi.
b) Les personnes ayant occupé deux emplois ou plus durant la période de référence
devraient être classées dans le groupe «situation dans la profession» de
l’ensemble d’emplois de la même catégorie qu’elles ont occupés le plus
longtemps ou qui ont procuré le revenu le plus élevé pendant cette période (ou qui
doivent normalement procurer le revenu le plus élevé pendant ladite période, si la
rémunération de certains des emplois doit être versée ultérieurement).
16. La CISP-93 peut s’appliquer, selon les pratiques nationales et les
circonstances, aux personnes qui ont eu un emploi ou qui sont à la recherche d’un
emploi, indépendamment de leur situation dans l’activité au cours de la période de
référence. Pour les personnes occupées, elle devrait s’appliquer à l’emploi (ou aux
emplois) occupé pendant la période de référence. Pour les chômeurs, elle pourrait
s’appliquer soit à l’emploi précédemment occupé, le cas échéant, soit selon les
pratiques nationales et les circonstances, au type d’emploi recherché.
VI. Rassemblement et diffusion internationale des données
17. Les données nécessaires pour classer les emplois ou les personnes selon des
groupes significatifs, sur le plan national, de situations dans la profession, devraient être
collectées selon des voies correspondant aux besoins de description et d’analyse
auxquels doit répondre le programme de statistiques individuelles, au regard à la fois de
la précision des mesures et du nombre et du type de groupes identifiés séparément.
58
Annexe E
L’utilisation de questionnaires avec une question et une liste limitée de groupes
précodés à choisir par les répondants, ou par les enquêteurs sur la base des informations
fournies par les répondants, peut s’avérer moins onéreuse mais donnera normalement
une mesure moins précise de la distribution des emplois ou des personnes, selon les
groupes appropriés de situations dans la profession, que l’utilisation de plusieurs
questions avec des réponses alternatives conçues pour permettre la classification dans
les groupes appropriés lors de la phase de traitement des données. La conférence note
que le Bureau de statistique du BIT fournira des recommandations pour le
rassemblement et le traitement des informations sur la situation dans la profession dans
les enquêtes et recensements statistiques.
18. Il est recommandé que les pays, autant que possible, élaborent leurs procédures
de rassemblement et de traitement des données de manière à pouvoir donner des
estimations pour celles des catégories suivantes qui sont significatives sur le plan
national:
(1) salariés;
(2) employeurs;
(3) personnes travaillant pour leur propre compte;
(4) membres de coopératives de producteurs;
(5) travailleurs familiaux collaborant à l’entreprise familiale;
(6) travailleurs inclassables d’après la situation dans la profession.
19. Le groupe de la CISP-93 dans lequel sont classés les «propriétaires-gérants
d’entreprises constituées en sociétés» (cf. paragraphe 14, item a)) doit être indiqué et
une information séparée à son sujet fournie, autant que possible, pour faciliter à la fois
l’analyse du marché du travail et les comparaisons internationales. Il est également
demandé aux pays d’identifier, pour les utilisateurs de leurs statistiques, quels groupes
présentés séparément contiennent des données concernant des personnes appartenant à
des groupes non présentés séparément.
59
Annexe F: Classification des accidents du travail selon la nature de la
lésion1
Cette liste doit être utilisée pour classer les lésions provoquées par des accidents du
travail ou des accidents de trajet, à l’exclusion, en particulier, des maladies
professionnelles.
10 Fractures (N800-N829)
Comprend les fractures simples; les fractures accompagnées de lésions des parties
molles (fractures ouvertes); les fractures accompagnées de lésions des articulations
(luxations, etc.); les fractures accompagnées de lésions internes ou nerveuses.
20 Luxations (N830-N839)
Comprend les sub-luxations et les dislocations.
Ne comprend pas les luxations avec fracture (10).
25 Entorses et foulures (N840-N848):
Comprend, à moins qu’elles ne soient accompagnées de plaie, les ruptures, les
déchirures et les lacérations de muscles, de tendons, de ligaments et d’articulations,
de même que les hernies d’efforts.
30 Commotions et autres traumatismes internes (N852-N855, N860-N869, N958):
Comprend, à moins qu’elles ne soient accompagnées de fracture, les contusions
internes, les hémorragies internes, les déchirures internes, les ruptures internes. Ne
comprend pas ces traumatismes accompagnés de fracture (10).
40 Amputations et énucléations (N871, N886-N888, N896-N898):
Comprend l’arrachement traumatique de l’oeil.
41 Autres plaies (N850, N870, N872-N879, N880-N885, N890-N895, N900-N908):
Comprend les déchirures, les blessures, les coupures, les plaies contuses, les plaies
du cuir chevelu, de même que l’arrachement d’un ongle ou de l’oreille; comprend
les plaies accompagnées de lésions nerveuses. Ne comprend pas les amputations
traumatiques, les énucléations, l’arrachement traumatique de l’oeil (40); les
fractures ouvertes (10); les brûlures avec plaie (60); ni les blessures superficielles
(50).
50 Traumatismes superficiels (N910-N918):
Comprend les écorchures, les égratignures, les ampoules, les morsures d’insectes
non venimeux, les blessures superficielles; comprend également les lésions
superficielles provoquées par un corps étranger pénétrant dans l’oeil.
1
Résolution concernant les statistiques des lésions professionnelles, adoptée par la dixième
Conférence internationale des statisticiens du travail (Genève, 2-12 oct. 1962).
60
Annexe F
55 Contusions et écrasements (N851, N920-N929):
Comprend les hémarthroses, les hématomes et les meurtrissures; les contusions et
écrasements avec blessures superficielles.
Ne comprend pas les commotions (30); les contusions et écrasements avec fracture
(10); ni les contusions et écrasements avec plaie (41).
60 Brûlures (N940-N949):
Comprend les brûlures par objet brûlant; par le feu; par liquide bouillant; par
friction; par radiations (infrarouges); par substances chimiques (brûlures externes
seulement); les brûlures avec plaie.
Ne comprend pas les brûlures causées par l’absorption d’une substance corrosive
ou caustique (70); les coups de soleil (80); les effets de la foudre (80); les brûlures
causées par le courant électrique (82); ni les effets des radiations autres que les
brûlures (83).
70 Empoisonnements aigus et intoxications aiguës (N960-N979):
Comprend les effets aigus de l’injection, de l’ingestion, de l’absorption ou de
l’inhalation de substances toxiques, corrosives ou caustiques; les piqûres ou
morsures d’animaux venimeux; les asphyxies par l’oxyde de carbone ou autres
toxiques gazeux.
Ne comprend pas les brûlures externes par substances chimiques (60).
80 Effets des intempéries et d’autres facteurs extérieurs (N980-N989):
Comprend les effets du froid (gelures); les effets de la chaleur et de l’insolation
(coups de chaleur, coups de soleil); les barotraumatismes (effets de l’altitude, de la
décompression); les effets de la foudre; les traumatismes sonores (perte ou
diminution de l’ouïe qui n’est pas une séquelle d’une autre lésion).
81 Asphyxies (N990-N991):
Comprend la noyade, l’asphyxie ou la suffocation par compression, par éboulement
ou par strangulation; comprend également l’asphyxie par suppression ou réduction
de l’oxygène de l’atmosphère ambiante et l’asphyxie par pénétration de corps
étrangers dans les voies respiratoires.
Ne comprend pas l’asphyxie par l’oxyde de carbone ou autres toxiques gazeux
(70).
82 Effets nocifs de l’électricité (N992):
Comprend l’électrocution, le choc électrique et les brûlures causées par le courant
électrique.
Ne comprend pas les brûlures causées par les parties chaudes d’un appareil
électrique (60) ni les effets de la foudre (80).
83 Effets nocifs des radiations (N993):
Comprend les effets dus aux rayons X, aux substances radioactives, aux rayons
ultraviolets, aux radiations ionisantes.
Ne comprend pas les brûlures dues aux radiations (60) ni les coups de soleil (80).
61
Enregistrement et déclaration
90 Lésions multiples de natures différentes:
Ce groupe ne doit être utilisé que pour classer les cas dans lesquels, la victime
ayant subi plusieurs lésions de natures différentes, aucune de ces lésions n’est
manifestement plus grave que les autres.
Lorsque, dans un accident ayant provoqué des lésions multiples de natures
différentes, l’une des lésions est manifestement plus grave que les autres, cet
accident doit être classé dans le groupe correspondant à la nature de cette lésion.
99 Autres traumatismes et traumatismes mal définis (N856, N994-N999):
Ce groupe ne doit être utilisé que dans la mesure où il se révèle impossible de
classer ailleurs les traumatismes en cause, tels que les infections, par exemple.
Comprend les diverses complications précoces des traumatismes et les réactions
pathologiques qui ne doivent être classées dans ce groupe que lorsque la nature du
traumatisme original n’est pas connue.
Note: Les chiffres N800-N999 correspondent aux rubriques du Manuel de la Classification statistique
internationale des maladies, traumatismes et causes de décès.
62
Annexe G: Classification des accidents du travail selon le siège de la
lésion1
Cette classification peut aussi être utilisée pour classer les accidents de trajet.
Les groupes concernant les sièges multiples ne doivent être utilisés que pour
classer les cas dans lesquels, la victime ayant subi plusieurs lésions à des sièges
différents, aucune de ces lésions n’est manifestement plus grave que les autres.
Lorsque, dans un accident ayant provoqué des lésions multiples à des sièges différents,
l’une des lésions est manifestement plus grave que les autres, cet accident doit être
classé dans le groupe correspondant au siège de cette lésion. Par exemple, une fracture
de la jambe accompagnée d’une écorchure à la main droite doit être classée dans le
groupe 54.
1. Tête
11 Région crânienne (crâne, cerveau, cuir chevelu)
12 Oeil (y compris orbite et nerf optique)
13 Oreille
14 Bouche (y compris lèvres, dents et langue)
15 Nez
16 Face, sièges non classés ailleurs
18 Tête, sièges multiples
19 Tête, siège non précisé
2. Cou (y compris gorge et vertèbres cervicales)
3. Tronc
31 Dos (colonne vertébrale et muscles adjacents, moelle épinière)
32 Thorax (côtes, sternum, organes internes du thorax)
33 Abdomen (y compris organes internes)
34 Bassin
38 Tronc, sièges multiples
39 Tronc, siège non précisé
4. Membre supérieur
41 Epaule (y compris clavicule et omoplate)
42 Bras
1
Résolution concernant les statistiques des lésions professionnelles, adoptée par la dixième
Conférence internationale des statisticiens du travail (Genève, 2-12 oct. 1962).
63
Enregistrement et déclaration
43 Coude
44 Avant-bras
45 Poignet
46 Main (à l’exception des doigts seuls)
47 Doigts
48 Membre supérieur, sièges multiples
49 Membre supérieur, siège non précisé
5 Membre inférieur
51 Hanche
52 Cuisse
53 Genou
54 Jambe
55 Cheville
56 Pied (à l’exclusion des orteils seuls)
57 Orteils
58 Membre inférieur, sièges multiples
59 Membre inférieur, siège non précisé
6 Sièges multiples
61 Tête et tronc, tête et un plusieurs membres
62 Tronc et un ou plusieurs membres
63 Un membre supérieur et un membre inférieur ou plus de deux membres
68 Autres sièges multiples
69 Sièges multiples non précisés
7 Lésions générales
71 Appareil circulatoire en général
72 Appareil respiratoire en général
73 Appareil digestif en général
74 Système nerveux en général
78 Autres lésions générales
79 Lésions générales non précisées
Ne sont à classer dans ce groupe que les répercussions organiques de caractère
général sans lésions apparentes (par exemple, en cas d’empoisonnement, etc.); lorsque
64
Annexe G
des répercussions organiques sont les conséquences d’une lésion localisée (par
exemple, fracture de la colonne vertébrale entraînant des lésions de la moelle épinière),
c’est le siège de cette lésion localisée (ici, la colonne vertébrale) qui doit être classé.
9. Siège non précisé
Ce groupe ne doit être utilisé que lorsque aucune indication ne permet de préciser
le siège de la lésion.
Note: La classification proposée se limite à deux chiffres. L’adjonction d’un chiffre supplémentaire
permet aux pays qui le désirent de distinguer les sièges des lésions selon le côté droit (1), le côté
gauche (2) ou les deux côtés à la fois (3). Par exemple, une fracture du bras droit est classée sous
le chiffre 42 (1), une entorse de la cheville gauche sous 55 (2) et une brûlure aux deux yeux sous
12 (3). Néanmoins, si l’on n’utilise pas un chiffre supplémentaire, les lésions aux deux poignets,
aux deux pieds, etc. ne devraient pas être classées dans le groupe 6 (sièges multiples), mais sous
le chiffre respectif de la lésion d’un poignet (45), d’un pied (56), etc., seulement.
65
Annexe H: Classification des accidents du travail selon la forme de
l’accident1
Cette classification se rapporte à la forme de l’événement qui a eu comme résultat
direct la lésion, c’est-à-dire à la façon dont l’objet ou la substance en cause est entré en
contact avec la personne atteinte.
1. Chutes de personnes
11 Chutes de personnes avec dénivellation chutes depuis des hauteurs (arbres,
immeubles, échafaudages, échelles, machines de travail, véhicules) et dans
des profondeurs (puits, fossés, excavations, ouvertures dans le sol)
12 Chutes de personnes de plain-pied
2. Chutes d’objets
21 Eboulement (chutes de masses de terre, de rochers, de pierres, de neige)
22 Ecroulements (d’édifices, de murs, d’échafaudages, d’échelles, de tas de
marchandises empilées)
23 Chutes d’objets en cours de manutention manuelle
24 Autres chutes d’objets
3. Marche sur, choc contre, ou heurt par des objets, à l’exclusion des chutes
d’objets
31 Marche sur des objets
32 Choc contre des objets immobiles (à l’exclusion des chocs dus à une chute
antérieure)
33 Choc contre des objets mobiles
34 Heurt par des objets mobiles (y compris les fragments volants et les
particules), à l’exclusion des heurts par des objets qui tombent
4. Coinçage dans un objet ou entre des objets
41 Coinçage dans un objet
42 Coinçage entre un objet immobile et un objet mobile
43 Coinçage entre des objets mobiles (à l’exclusion des objets volants ou
tombants)
5. Efforts excessifs ou faux mouvements
51 Efforts physiques excessifs en levant des objets
1
Résolution concernant les statistiques des lésions professionnelles, adoptée par la dixième
Conférence internationale des statisticiens du travail (Genève, 2-12 oct. 1962).
66
Annexe H
52 Efforts physiques excessifs en poussant ou en tirant des objets
53 Efforts physiques excessifs en maniant ou en jetant des objets
54 Faux mouvements
6. Exposition à, ou contact avec, des températures extrêmes
61 Expositions à la chaleur (de l’atmosphère ou du milieu de travail)
62 Exposition au froid (de l’atmosphère ou du milieu de travail)
63 Contact avec des substances ou des objets brûlants
64 Contact avec des substances ou des objets très froids
7. Exposition à, ou contact avec, le courant électrique
8. Exposition à, ou contact avec, des substances nocives ou des radiations
81 Contact par inhalation, par ingestion ou par absorption avec des substances
nocives
82 Exposition à des radiations ionisantes
83 Exposition à des radiations autres que ionisantes
9. Autres formes d’accidents, non classées ailleurs, y compris les accidents non
classés faute de données suffisantes
91 Autres formes d’accidents, non classés ailleurs
92 Accidents non classés faute de données suffisantes
67
Enregistrement et déclaration
Annexe I: Classification des accidents du travail d’après l’agent
matériel1
Cette classification peut être utilisée pour classer les accidents du travail soit par
rapport à l’agent matériel en relation avec la lésion, soit par rapport à l’agent matériel en
relation avec l’accident.
a) Lorsque cette classification est utilisée pour désigner l’agent matériel en relation
avec la lésion, les rubriques choisies aux fins de classification devraient se rapporter
à l’agent matériel qui a directement occasionné la lésion sans tenir compte de
l’influence que cet agent a pu exercer dans la phase initiale de l’événement ayant
entraîné l’accident dont la forme a fait l’objet d’un classement (voir annexe H).
b) Lorsque cette classification est utilisée pour désigner l’agent matériel en relation
avec l’accident, les rubriques choisies aux fins de classification devraient se
rapporter à l’agent matériel qui, en raison de sa nature dangereuse, a contribué à
précipiter l’événement désigné ayant entraîné l’accident dont la forme a fait l’objet
d’un classement (voir annexe H).
1. Machines
11 Machines motrices ou génératrices, sauf les machines électriques
111 Moteurs à vapeur
112 Moteurs à combustion interne
119 Autres
12 Organes de transmission
121 Arbres de transmission
122 Courroies, câbles, poulies, pignons, chaînes, engrenages
129 Autres
13 Machines à travailler le métal
131 Presses mécaniques
132 Tours
133 Fraiseuses
134 Machines à meuler
135 Machines à cisailler
136 Machines à forger
137 Laminoirs
1
Résolution concernant les statistiques des lésions professionnelles, adoptée par la dixième
Conférence internationale des statisticiens du travail (Genève, 2-12 oct. 1962).
68
Annexe I
139 Autres
14 Machines à travailler le bois et les matières similaires
141 Scies circulaires
142 Autres scies
143 Toupies
144 Dégauchisseuses
149 Autres
15 Machines agricoles
151 Moissonneuses, y compris les moissonneuses-batteuses
152 Batteuses
159 Autres
16 Machines du travail de la mine
161 Haveuses
169 Autres
19 Autres machines non classées ailleurs
191 Machines de terrassement, excavation, etc., à l’exclusion des moyens de
transport
192 Machines de filature, de tissage et autres machines pour l’industrie
textile
193 Machines pour la manufacture de produits alimentaires et de boissons
194 Machines pour la fabrication du papier
195 Machines d’imprimerie
199 Autres machines
2. Moyens de transport et de manutention
21 Appareils de levage
211 Grues
212 Ascenseurs, monte-charge
213 Treuils
214 Palans
219 Autres
22 Moyens de transport par rail
221 Chemins de fer interurbains
69
Enregistrement et déclaration
222 Moyens de transport par rail utilisés dans les mines, les galeries, les
carrières, les établissements industriels, les docks, etc.
229 Autres
23 Moyens de transport roulants, à l’exclusion des moyens de transport par rail
231 Tracteurs
232 Camions
233 Chariots automoteurs
234 Véhicules à moteur non classés ailleurs
235 Véhicules à traction animale
236 Véhicules mus par l’homme
239 Autres
24 Moyens de transport par air
25 Moyens de transport par eau
251 Moyens de transport par eau avec moteur
252 Moyens de transport par eau sans moteur
26 Autres moyens de transport
261 Transporteurs aériens à câble
262 Transporteurs mécaniques, à l’exclusion des transporteurs aériens à
câble
269 Autres
3. Autres matériels
31 Récipients sous pression
311 Chaudières
312 Récipient sous pression sans foyer
313 Canalisations et accessoires sous pression
314 Bouteilles à gaz
315 Caissons, équipements de plongée
319 Autres
32 Fours, foyers, étuves
321 Hauts fourneaux
322 Fours d’affinage
323 Autres fours
70
Annexe I
324 Etuves
325 Foyers
33 Installations de réfrigération
34 Installations électriques, y compris les machines électriques, mais non
compris les outils à main électriques
341 Machines tournantes
342 Canalisations électriques
343 Transformateurs
344 Appareils de commande et de contrôle
349 Autres
35 Outils à main électriques
36 Outils, instruments et ustensiles, à l’exception des outils à main électriques
361 Outils à main mus mécaniquement, à l’exception des outils à main
électriques
362 Outils à main non mus mécaniquement
369 Autres
37 Echelles, rampes mobiles
38 Echafaudages
39 Autres matériels non classés ailleurs
4. Matériaux, substances et radiations
41 Explosifs
42 Poussières, gaz, liquides et produits chimiques, à l’exclusion des explosifs
421 Poussières
422 Gaz, vapeurs, fumées
423 Liquides non classés ailleurs
424 Produits chimiques non classés ailleurs
429 Autres
43 Fragments volants
44 Radiations
441 Radiations ionisantes
71
Enregistrement et déclaration
449 Autres
49 Autres matériaux et substances non classés ailleurs
5. Milieux de travail
51 Extérieur
511 Conditions atmosphériques
512 Surface de travail et de circulation
513 Eau
519 Autres
52 Intérieur
521 Sols
522 Espaces confinés
523 Escaliers
524 Autres surfaces de travail et de circulation
525 Ouverture dans les sols et dans les murs
526 Facteurs d’ambiance (éclairage, ventilation, température, bruit, etc.)
529 Autres
53 Souterrain
531 Toits et parements des galeries, des tunnels, etc.
532 Sols des galeries, des tunnels, etc.
533 Fronts de mines, de tunnels, etc.
534 Puits de mines
535 Feu
536 Eau
539 Autres
6. Autres agents non classés ailleurs
61 Animaux
611 Animaux vivants
612 Produits d’animaux
69 Autres agents non classés ailleurs
7. Agents non classés faute de données suffisantes
72
Index
Accidents de trajet activité économique: 3.2.1 a), 9.1.1, annexe C
déclaration: 3.1, 6.1 agent matériel: 3.2.1 d), annexe I
définition: 1.3.1 entreprise: 3.2.1 a), 9.1, annexe C
enquêtes: 10 nature de la lésion: 3.2.1 d), annexe F
enregistrement: 3.1.2 b), 5.1 profession: 3.2.1 b), annexe D
législation: 3.1.1, 5.1, 6.1 siège de la lésion: 3.2.1 d), annexe G
notification: 3.1.2 b), 4 situation dans la profession: 3.2.1 c), 9.1.1,
statistiques: 8, 9.2.6 annexe E
temps de travail perdu: 9.2
Accidents du travail type d’accident: 3.2.1 d), annexe H
classification
agent matériel: 3.2.1 d), annexe I Classification internationale d’après la situation
type d’accident: 3.2.1 d), annexe H dans la profession (CISP):
déclaration: 6.1, 6.2, 6.3 1.3.1, 3.2.1 c), annexe E
définition: 1.3.1
enquêtes: 10 Classification internationale type des professions
enregistrement: 5.1, 5.2 (CITP): 3.2.1 b), annexe D
notification: 4
statistiques: 8, 9.2 Classification internationale type par industrie, de
toutes les branches d’activité économique
Activité économique (CITI): 3.2.1 a), annexe C
classification: 3.2.1 a), 9.1.1, annexe C
déclaration: 6.3, 6.4, 6.5 Compilation de statistiques: 6.1.7, 8
enregistrement: 5.1.3, [Link] a), [Link] a),
6.4.1 a), 6.5.1 a) Confidentialité des données
statistiques: 8.1.10 enregistrement: 5.1.5 d)
notification: 4.3 c)
Application de la législation: 2.1.8, 2.1.9
Consultation
Autorités compétentes organisations d’employeurs: 2.1.1, 2.1.6, 3.1.1,
définition: 1.3.1 3.2.2, 8.1.9, 8.2.2
dispositions pour: organisations de travailleurs: 2.2.1, 2.1.6, 3.1.1,
classification des informations: 3.2.2, 8.1.9, 8.2.2
3.2.1, 9.2.2-9.2.4 représentants des travailleurs: 2.2.1, 4.1, 4.2, 6.2
conseils: 2.1.11 travailleurs: 2.2.1, 4.1, 4.2
coopération et coordination:
2.1.3, 2.2.3, 3.1.2, 6.1.2 Consultation tripartite
déclaration: 3.1, 6.1.1, 6.1.2, 6.1.7 élaboration de la législation: 3.1.1
enquêtes: 10.1, 10.2.2, 10.2.8 politique: 2.1.1
enregistrement: 3.1, 5.1.1, 5.2.6 statistiques: 8.1.9, 8.2.2
notification: 3.1
politique nationale: 2.1.3-2.1.12 Convention (n° 121) sur les prestations en cas
statistiques: 8.1.1, 8.1.2, 8.1.7-8.1.10, d’accidents du travail et de maladies
8.2.2, 8.2.3, 9.4.1 professionnelles, 1964: 3.1.4, annexe A
législation
déclaration: 3.1.1, 3.1.7, 6.1.1, 6.1.4, 6.3.1, Convention (n° 135) concernant les représentants
7.1, 8.2 des travailleurs, 1971: 1.3.1
enquêtes: 5.1.1, 10.1.1, 10.1.2
enregistrement: 3.1.1, 3.1.7, 7.1, 8.2 Coopération
notification: 7.1.1 entre autorités: 3.1.2 d), 6.1.2
politique nationale: 2.1, 10.1 entre employeurs
système national: 2.1.4-2.1.6 déclaration: 6.1.4 e), 6.2.2 b)
enregistrement: 5.1.5 f), 5.2.2 b)
Classification des informations: 3.2, 9 politique: 2.1.12, 2.2.3
73
Enregistrement et déclaration
entre travailleurs et employeurs: Enquêtes
2.2.1, 5.2.7 coopération tripartite: 10.1.4
tripartite: 6.1.2, 10.1.4 information: 10.2.6
participation des représentants des travailleurs
Coordination entre autorités: 2.1.3 b), 3.1.2 d) et des employeurs: 10.1.4
rôle des
Déclaration autorités compétentes: 10.1.3, 10.1.6, 10.1.7
accidents de trajet: 6.1, 6.2.1, [Link], [Link] employeurs: 4.3 b), 10.1.3, 10.1.4, 10.1.6,
accidents du travail: 6.1-6.3 10.2
concepts: 3.1.1 personnes compétentes: 10.2.2
consultation bipartite: 6.2.1 représentants des travailleurs: 10.1.3, 10.1.4,
coopération entre employeurs: 6.1.4 e), 6.2.2 b) 10.3.1
coopération tripartite: 6.1.2 services d’inspection du travail: 10.1.3
définition: 1.3.1 travailleurs: 10.3.2
délai: 6.1.4 b) système national: 2.1.4, 2.1.6, 10.1.2
événements dangereux: 6.1.1-6.1.4, 6.2.1, 6.5
formulaires: 6.1.4 c), [Link], 6.3.2 Enregistrement
informations: 6.1.4, 6.1.6, 6.3-6.5 accidents de trajet: 3.1.1, 3.1.2, 5.1, 5.2
informations minimales: 6.3.2, 6.4, 6.5 accidents du travail: 5.1, 5.2, 6.3
informations plus détaillées: 6.3.3, 8.2 catégories: 3.1.2 a)
inspection du travail: 3.1.2 c), 6.1.3 a), concepts: 3.1.1
[Link] a) confidentialité des données: 5.1.5 d)
institutions d’assurance: 3.1.2 c), 6.1.3 b), coopération entre employeurs: 5.1.5 f), 5.2.2 b)
6.1.4 a), [Link] b) coopération entre employeurs et travailleurs:
maladies professionnelles: 6.1.1, 6.1.5, 6.2.1, 5.2.7
6.4 définition: 1.3.1
obligations légales: 6.1 délai: 5.2.6
politique: 2 événements dangereux: 3.1.1, 3.1.2, 5.1, 5.2
au niveau de l’entreprise: 2.2 information des travailleurs: 3.1.9, 5.2.8
au niveau national: 2.1 informations: 5.1.2-5.1.4
registres: 6.1.7 informations minimales: 6.3.2, 6.4, 6.5
rôle des informations plus détaillées: 6.3.3
autorités compétentes: 3.1.1-3.1.7 maladies professionnelles: 5.1, 5.2, 6.4
employeurs: 2.1.11, 2.1.12, 2.2, 3.1.8 obligations légales: 3.1.1-3.1.3, 5.1
personnes compétentes: 6.1.4 d), 6.2.2 a) politique: 2
travailleurs indépendants: 7 au niveau de l’entreprise: 2.2
services statistiques: 6.1.3 c) au niveau national: 2.1
système national: 2.1.4-2.1.6 rôle des
autorités compétentes: 3
Définitions: 1.3 employeurs: 2.1.7, 2.2, 5.1.1, 5.2.1-5.2.3,
Délai 5.2.8, 7
déclaration: 6.1.4 b), [Link] personnes compétentes: 5.1.5 e)
enregistrement: 5.2.6 travailleurs: 2.2.1, 5.2.7
statistiques: 8.1.1 travailleurs indépendants: 7
système national: 2.1.4-2.1.6
Droits des travailleurs
enquêtes: 10.1.3 Entreprise
information: 3.1.9, 5.2.6, 5.2.8 classification: annexe C
définition: 1.3.1
Employeurs
consultation avec les travailleurs: 2.2.1, 6.2.1 Etablissement
définition: 1.3.1 classification: annexe C
obligations définition: 1.3.1
déclaration: 3.1.8, 6.1.5, 6.2-6.5
enquêtes: 10.2 Evénements dangereux
enregistrement: 3.1.8, 5.2 déclaration: 3.1.2 c), 6.1
information: 3.1.9, 5.2.8 définition: 1.3.1
notification: 4.1, 4.2 enquêtes: 10
74
Index
enregistrement: 3.1.2 b), 5.1 Lésions professionnelles voir aussi Accidents du
législation: 3.1.1, 5.1, 6.1 travail, Maladies professionnelles
notification: 3.1.2 b), 4 classification
statistiques: 8, 9.4 agent matériel: 3.2.1 d), annexe I
nature: 3.2.1 d), annexe F
Formation siège: 3.2.1 d), annexe G
des représentants des travailleurs: 2.2.1 d) définition: 1.3.1
des travailleurs: 2.2.1 d) mortelles: 1.3.1, 5.1.3, 6.3.2, 6.3.3
non mortelles: 1.3.1, 5.1.3, 6.3.2, 6.3.3
Incapacité de travail statistiques: 8, 9.1, 9.2
définition: 1.3.1
information: 6.3.3, 9.2.1 Liste des maladies professionnelles
diffusion: 3.1.6
Incidents législation: 3.1.4
définition: 1.3.1 liste augmentée: annexe B
enquêtes: 10 liste minimale: annexe A
enregistrement: 5.1, 5.2 réexamen: 3.1.5
législation: 3.1.1
notification: 4 Maladies professionnelles
déclaration: 6.1, 6.2, 6.4
Information obligatoire: 6.1.5
classification voir Classification des définition: 1.3.1
informations enquêtes: 10
des représentants des travailleurs: 3.1.9, 5.2.8, enregistrement: 5.1, 5.2
5.2.9 législation: 3.1.4
des travailleurs: 3.1.9, 5.2.8, 5.2.9 liste voir Liste des maladies professionnelles
pour la déclaration: 6.1.4, 6.1.6, 6.2, 6.3, 6.4, notification: 4
6.5 statistiques: 8, 9.3
pour l’enregistrement: 5.1.2, 5.1.4
pour la notification: 4.3 Nature de la lésion
pour les statistiques: 8, 9 classification: 3.2.1 d), annexe F
déclaration: [Link] c), [Link] c)
Informations minimales enregistrement: 5.1.3, 6.3
déclaration: 6.3.2, 6.4.1, 6.5.1
enregistrement: 5.1.3, 6.3.2, 6.4.1, 6.5.1 Notification
confidentialité des données: 4.3 c)
Inspection: 2.1.8, 2.1.9 définition: 1.3.1
information: 4.3 a)
Législation nationale obligations légales: 3.1.2, 4.1
application: 2.1.8-2.1.9 rôle des
concepts: 3.1.1 employeurs: 2.2, 4.1, 4.2
confidentialité des données: 4.3 c), 5.1.5 d) médecins: 4.3 a)
coopération entre employeurs: 5.1.5, 5.2.2, personnes compétentes: 4.3 b)
6.1.4 e) représentants des travailleurs: 4.3 a)
coopération et coordination: 3.1.7, 10.1.4 travailleurs: 4.1, 4.2, 4.3 a)
déclaration: 6.1, 6.2, 6.3.1, 6.3.3, 6.4.1, 6.5.1, travailleurs indépendants: 7
8.2.1
employeurs: 3.1.8, 4.1, 4.2, 5.1.1, 5.2.1 Organe national tripartite: 2.1.7
enquêtes: 10.1.1, 10.1.2
enregistrement: 5.1, 5.2, 8.2.1 Organisations d’employeurs
événements dangereux: 6.5.1 consultation: 2.1.1, 2.1.6, 3.1.1, 3.2.2, 8.1.9,
maladies professionnelles: 3.1.4, 6.1.5, 6.4.1 8.2.2
notification: 4.1, 4.2
organe national tripartite: 2.1.7 Organisations de travailleurs
personnes compétentes: 5.1.5 e), 5.2.2, 6.1.4 d) consultation: 2.1.1, 2.1.6, 3.1.1, 3.2.2, 8.1.9,
registres: 5.1.5, 8.2.1, 8.2.3 8.2.2
rôle des autorités compétentes: 3.1 enquêtes: 10.1.4
travailleurs indépendants: 7.1, 7.3.2
75
Enregistrement et déclaration
Personnel de santé enregistrement: 5.1.3, [Link] c), [Link] c)
sensibilisation: 1.1.1 g)
Situation dans la profession
Personnes compétentes classification: 3.2.1 c), annexe E
déclaration: 6.1.4 d), 6.2.2 a) déclaration: 6.3, 6.4
définition: 1.3.1 enregistrement: 5.1.3, 6.3, 6.4
enquêtes: 10.2.2, 10.2.5 statistiques: 9.1.1 a)
enregistrement: 5.1.5 e), 5.2.2, 5.2.8 b)
notification: 4.3 b) Statistiques: 8, 9
accidents de trajet: 9.2.6
Politique: 2 accidents du travail: 8.1.1-8.1.3, 9.1, 9.2
conseils aux travailleurs et aux employeurs: classification
2.1.11 accidents du travail: 3.2, 9.1, 9.2
consultation bipartite: 2.2.1 événements dangereux: 9.1, 9.4
coopération bipartite: 2.2.1 maladies professionnelles: 3.2, 9.1, 9.3
coopération entre employeurs: 2.2.3 compilation: 6.1.7, 8.1.1-8.1.3
coordination entre autorités: 2.1.3 b) consultation tripartite: 8.1.9, 8.2.2
formulation: 2.1.1, 2.1.2 événements dangereux: 8.1.1-8.1.3, 9.1
organe national tripartite: 2.1.7 fréquence: 8.1.1
réexamen: 2.1.1, 2.1.10, 10.1.1 informations: 8, 9
responsabilités des autorités publiques: 2.1.3 a) informations complémentaires: 8.2, 9.2.2
rôle des autorités compétentes: 2.1 maladies professionnelles: 8.1.1-8.1.3, 9.1, 9.3
rôle du gouvernement: 2.1.1 période couverte: 8.1.5, 9.2.5, 9.3.2
publication: 8
Profession rôle des autorités compétentes: 2.1.1 c), 2.1.2 e),
classification: 3.2.1 b), annexe D 8.1, 8.2, 9
déclaration: [Link], [Link], 6.4.1 sources de données: 8.1.7
enregistrement: 5.1.3, [Link], [Link], 6.4.1 taux: 8.1.10
statistiques: 8.1.10 travailleurs indépendants: 8.1.6, 9.2.6, 9.3.3
unité à enregistrer: 8.1.3
Publication des statistiques: 8
Système national: 2.1.4-2.1.6
Recommandation (n° 171) sur les services de santé
au travail, 1985: 5.1.5 d) Travailleurs
conseils: 2.1.11
Registres voir aussi Enregistrement accidents de consultation: 2.2.1, 4.1, 4.2, 6.2.1
trajet: 5.1.1, 5.1.4, 6.3.2, 6.3.3 définition: 1.3.1
accidents du travail: 5, 6.3 enquêtes: 10.3.2
confidentialité des données: 5.1.5 d) enregistrement: 5.2.7, 5.2.8
disponibilité: 5.1.5, 5.2.3, 5.2.6 formation: 2.2.1 d)
événements dangereux: 5.1.1, 5.1.4, 5.2, 6.5 information: 3.1.9, 5.2.8, 5.2.9
incidents: 5.1.1, 5.1.4, 5.2 notification: 4.1, 4.2
maladies professionnelles: 5, 6.4 obligation de coopération: 5.2.7
obligations légales: 5.1
teneur: 5.1.2-5.1.5, 6.3-6.5 Travailleurs indépendants
déclaration: 7
Représentants des travailleurs définition: 1.3.1, annexe E
consultation: 2.2.1, 4.1, 4.2, 6.2 enregistrement: 7.1, 7.2
définition: 1.3.1 notification: 7.1, 7.2
enquêtes: 10.1.3, 10.1.4, 10.3.1 obligations légales: 7.1
enregistrement: 5.2.6, 5.2.8 statistiques: 8.1.6, 9.2.6, 9.3.3
formation: 2.2.1 d)
information: 3.1.9, 5.2.8, 5.2.9 Type d’accident
notification: 4.1, 4.2 classification: 3.2.1 d), annexe H
déclaration: 6.3
Siège de la lésion enregistrement: 5.1.3, 6.3
classification: 3.2.1 d), annexe G
déclaration: [Link] c), [Link] c)
76
Quelques publications du BIT
Recueils de directives pratiques
Sécurité et santé dans la construction Sécurité et santé dans la construction
ISBN 92-2-207104-2 20 fr. suisses
La sécurité et la santé dans les mines à ciel ouvert
ISBN 92-2-207103-4 20 fr. suisses
Prévention des accidents industriels majeurs
ISBN 92-2-207101-8 20 fr. suisses
Sécurité, santé et conditions de travail dans les transferts de technologie
aux pays en développement
ISBN 92-2-206122-5 15 fr. suisses
Radioprotection des travailleurs (rayonnements ionisants)
ISBN 92-2-205996-4 15 fr. suisses
La sécurité et l’hygiène dans les mines de charbon
ISBN 92-2-205339-7 20 fr. suisses
Sécurité dans l’utilisation de l’amiante
ISBN 92-2-203872-X 17,50 fr. suisses
Sécurité et hygiène dans l’industrie du fer et de l’acier
ISBN 92-2-203471-6 22,50 fr. suisses
Sécurité et hygiène dans les travaux agricoles
ISBN 92-2-2001 94-X 12 fr. suisses
Sécurité et hygiène dans les manutentions portuaires
ISBN 92-2-201593-2 27,50 fr. suisses
Sécurité et hygiène dans la construction et la réparation navales
ISBN 92-2-201199-6 27,50 fr. suisses
L’exposition professionnelle à des substances nocives en suspension dans l’air
ISBN 92-2-202442-7 10 fr. suisses
Sécurité et hygiène dans la construction des installations fixes en mer dans
l’industrie du pétrole
ISBN 92-2-202900-3 20 fr. suisses
Les prix peuvent être modifiés sans préavis.
Enregistrement et déclaration
des accidents du travail
et des maladies professionnelles
Les directives contenues dans ce recueil visent à améliorer
l’enregistrement et la déclaration des accidents du travail et
des maladies professionnelles en vue notamment de faciliter
la prévention. La question de l’enregistrement et de la
déclaration des accidents de trajet, des événements
dangereux et des incidents y est également abordée.
Ces directives, qui ne sont pas juridiquement contrai-
gnantes, s’adressent à tous ceux qui ont un rôle à jouer dans
ce domaine – pouvoirs publics, organismes de sécurité
sociale, employeurs, travailleurs, syndicats. Elles
représentent des exigences de base et ne doivent pas
dissuader les autorités compétentes d’adopter des normes
plus élevées.
Prix: 20 francs suisses ISBN 92-2-209451-4