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Supervision bancaire internationale en Tunisie

La supervision bancaire internationale est essentielle pour garantir la stabilité financière mondiale en harmonisant les normes et en prévenant les crises. Elle repose sur des accords tels que ceux de Bâle, qui établissent des exigences de fonds propres et des mécanismes de détection des activités illicites. En Tunisie, cette supervision vise à aligner les pratiques bancaires sur les standards mondiaux tout en faisant face à des défis spécifiques liés à la réglementation et à la cybersécurité.

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Supervision bancaire internationale en Tunisie

La supervision bancaire internationale est essentielle pour garantir la stabilité financière mondiale en harmonisant les normes et en prévenant les crises. Elle repose sur des accords tels que ceux de Bâle, qui établissent des exigences de fonds propres et des mécanismes de détection des activités illicites. En Tunisie, cette supervision vise à aligner les pratiques bancaires sur les standards mondiaux tout en faisant face à des défis spécifiques liés à la réglementation et à la cybersécurité.

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La supervision bancaire internationale

Réalisé par:
Amine Ranym
Azza Sirine
Nada Wafa
Nedya année universitaire:2024/2025
PLAN
Introduction
1-Définition, Objectifs et enjeux de la supervision bancaire international
2_Historique de la supervision bancaire internationale
3_Les normes de Bâle
4_Contexte général de système bancaire tunisien
5-réglementation du banque centrale Tunisienne
6-Indicateurs spécifiques
7-Importance de la Supervision Bancaire en Tunisie
8-Défis
9-Recommandations
Conclusion
Introduction générale

Dans un monde où les systèmes financiers sont étroitement


interconnectés, les banques jouent un rôle Crucial dans la
stabilité économique mondiale. Cependant, cette interconnexion
expose également les systèmes financiers à une multitude de
risques, allant des crises économiques aux fraudes financières.
Dans ce contexte, la supervision bancaire internationale constitue
un mécanisme essentiel visant à renforcer la stabilité et la
résilience du système financier mondial.
INTÉRÊT DU SUJET

La supervision bancaire surveille les risques systémiques et veille à ce que les banques
soient suffisamment capitalisées pour prévenir les crises. Elle garantit la sécurité des
dépôts en assurant que les banques respectent les normes, renforçant ainsi la confiance
dans le système bancaire. Elle aligne les pratiques bancaires tunisiennes sur les
standards mondiaux comme Bâle III, attirant les investisseurs étrangers. La Banque
Centrale de Tunisie met en œuvre des mesures pour détecter et prévenir les activités
illicites, protégeant ainsi la réputation du système bancaire.
PROBLÈMATIQUE

Dans un contexte de globalisation financière croissante, comment les accords de


régulation bancaire internationale, peuvent-ils être efficacement adaptés et
appliqués aux systèmes bancaires tunisien en développement tout en assurant
la stabilité financière et en soutenant la croissance économique locale
Définition de la supervision bancaire
internationale

La supervision bancaire internationale constitue un cadre


fondamental pour l’établissement de normes et de pratiques
visant à garantir la transparence, la responsabilité et la résilience
des institutions financières. Elle repose sur une coopération étroite
entre les régulateurs de divers pays afin de répondre aux défis
engendrés par la mondialisation. Ces procédures visent à
harmoniser les réglementations et à assurer que les banques
respectent des standards en matière de sécurité et de prudence.
Les Objectifs de la Supervision Bancaire Internationale

Assurer la stabilité financière mondiale : Uniformiser les Normes de Résilience


Financière
Cette démarche vise à anticiper et à limiter les L’objectif d’uniformiser les normes de résilience
risques susceptibles à provoquer des crises financière consiste à garantir que les banques,
financières à grande échelle quelles que soient leurs juridictions, opèrent dans
cadre harmonisé , réduisant les disparités
Exemple: En 2010, le Conseil de Stabilité Financière réglementaires et les risques d’arbitrage entre pays.
(FSB) a introduit une liste des banques
systémiques mondiales G-SIBs comme BNP
Paribas et JP Morgan Chase imposant des
exigences de capital supplémentaires pour Exemples : des banques systémiques comme
renforcer leur résilience Goldman Sachs et HSBC ont dû augmenter leurs
ratios de fonds propres au-delà de 10,5 % établi par
Capacité totale d'absorption des pertes (TALC) les réformes de Bâle III, renforçant ainsi leur résilience
cette mesure garantit que les banques disposent et la stabilité du système financier international.
de ressources suffisantes pour gérer une crise
sans recourir à un sauvetage public.
Détection et Prévention des Activités Promouvoir la transparence :
Financières Illicites

La supervision bancaire internationale vise à La supervision bancaire internationale vise à


mettre en place des mécanismes efficaces pour renforcer la confiance des investisseurs en
détecter et contrer les activités financières illicites. exigeant aux banques de fournir des rapports
Parmi ces mécanismes, le règlement sur la financiers réguliers et complets
connaissance du client (KYC) est essentiel. Il
impose aux institutions financières de collecter et
vérifier l'identité des clients afin de prévenir des
risque tel le blanchiment d'argent. Exemple: À travers le Pilier 3 de Bâle II, les
banques doivent divulguer des rapports
Exemple : Une banque remarque qu'un client détaillés sur leur exposition aux risques et leurs
effectue des dépôts en espèces réguliers pour pratiques financières pour renforcer la
alimenter un compte, qui sont ensuite transférés confiance des investisseurs et des parties
vers plusieurs comptes à l'étranger, elle décide de prenantes.
signaler cette activité comme suspecte.
Enjeux des Systèmes de Supervision Bancaire Internationale

Harmonisation des normes réglementaires


Les différences entre les systèmes financiers nationaux rendent l’adoption uniforme de normes internationales complexe.
Chaque région a ses priorités économiques et pratiques réglementaires, ce qui peut créer des écarts dans la supervision.

Technologie et cybersécurité
L’augmentation des cybermenaces représente un risque majeur pour la protection des données bancaires et la confiance
des clients. Les régulateurs doivent donc mettre à jour régulièrement leurs normes pour faire face à ces nouveaux défis
technologiques.

Gestion des risques systémiques


Les banques interconnectées peuvent propager rapidement les crises financières en raison de leurs relations économiques
mutuelles. La défaillance d'une grande institution peut entraîner un effet domino affectant l'ensemble du système financier
mondial.
Historique de la
supervision bancaire
internationale
Origines de la supervision bancaire internationale

1907 : La Panique Bancaire


19e Siècle : Les Premiers Signaux
Origine : Échec de la Knickerbocker
Développement des activités
Trust Company à New York, entraînant
bancaires transfrontalières avec
une perte de confiance généralisée
l'essor du commerce international et
dans les institutions bancaires.
de l'industrialisation.
Défis initiaux :
Répercussions mondiales : Crise de
Absence d’un cadre réglementaire liquidité dans plusieurs économies
cohérent entre les pays. interconnectées.
Multiplication des faillites bancaires, Conséquence : Prise de conscience
souvent dues à une mauvaise de l’importance d’une coordination
gestion des risques. bancaire au-delà des frontières
Exemple marquant : La crise des nationales.
banques britanniques et américaines
dans les années 1870.
Création de la Réserve Fédérale Américaine (1913) Supervision en Europe à la même époque

Pourquoi ? : Contexte : En Europe, la supervision


Éviter les paniques bancaires bancaire reste fragmentée et
comme celle de 1907. dépendante des banques centrales
Fournir un prêteur en dernier ressort nationales.
pour garantir la stabilité du système Cas notable : La Banque
financier. d'Angleterre exerce un rôle informel
Impact : Premiers jalons d’un cadre de superviseur dans le système
de supervision national structuré, bancaire britannique, mais sans
qui servira de modèle pour d'autres cadre réglementaire clair.
pays.
La Grande Dépression de 1929 Création de la Banque des Règlements
Le crash boursier d'octobre 1929 a provoqué Internationaux (BRI) en 1930
des faillites bancaires massives aux États-Unis Première institution internationale de
et une perte de confiance généralisée dans le
surveillance bancaire
système financier.
Rôle de la BRI dans la régulation
Répercussions Mondiales :
financière :
Contagion économique et financière à
Coordination des politiques
l’Europe, notamment en Allemagne et en
monétaires et bancaires
Autriche, où de grandes banques comme
Élaboration de principes de supervision
Kredit-Anstalt (Autriche) et Danat-Bank
bancaire
(Allemagne) ont fait faillite.
impact à long terme :
Conséquences sur la Supervision Bancaire :
La BRI a jeté les bases d'une surveillance
Mise en évidence des limites des
bancaire mondiale plus coordonnée, ce
régulations nationales face aux crises
qui a inspiré la création de structures
globales.
telles que le Comité de Bâle pour la
Démonstration de la nécessité d’un cadre régulation bancaire, qui a ensuite
coordonné pour surveiller les risques donné naissance aux Accords de Bâle.
systémiques à l’échelle mondiale.
Les Premiers Accords Internationaux
1988 : les accords de Bâle I
1944 : Les Accords de Bretton Woods Contexte :
Adoptés en 1988 par le Comité de Bâle sur le
Créations majeures :
contrôle bancaire, créé en 1974 après
Fonds Monétaire International (FMI) :
l'effondrement de la Herstatt Bank en
Surveillance des politiques
Allemagne. qui a mis en évidence les risques
économiques nationales et prêt aux
liés à l'absence de coordination
pays en difficulté.
internationale.
Banque mondiale : Financement des
Objectif principal :
projets de reconstruction et de
renforcer la stabilité du système bancaire
développement
international et d'uniformiser les exigences
Impact sur la supervision bancaire :
en matière de fonds propres des banques.
Bien que ces institutions n’aient pas
Mis en place en 1988, cet accord visait à
directement supervisé les banques,
minimiser les risques liés à l'insolvabilité des
elles ont contribué à stabiliser le cadre
banques et à protéger les déposants.
financier mondial, jetant ainsi les
bases d'une coopération
internationale.
2004: les accords de Bâle II 2010: les accords de Bâle III
Après les critiques de Bâle I, jugé trop Adopté en 2010, suite à la crise financière de
simpliste, le Comité de Bâle a lancé des 2008, qui a révélé d'importantes faiblesses
consultations dans les années 1990 pour dans le système bancaire mondial.
élaborer un cadre plus complet. Raisons de son adoption:
Raisons de son adoption: La faillite de grandes institutions comme
Limites de Bâle I (Simplisme dans Lehman Brothers a révélé des lacunes
l’évaluation des risques) majeures dans les cadres de régulation
Évolution du secteur financier avec existants, notamment ceux de Bâle II.
l’explosion des produits dérivés et des Dépendance excessive aux financements à
instruments financiers complexes, court terme, entraînant des crises de
Crises bancaires des années 1990 (Crise liquidité.
bancaire au Japon (1990s) ) Problèmes liés aux risques systémiques
objectifs principaux objectifs principaux :
Approche Basée sur les Risques Augmentation des Exigences de Fonds
Flexibilité dans le Calcul des Fonds Propres
Propres Introduction de Ratios de Liquidité
Réduction du Risque d'Arbitrage Approche Macroprudentielle
Réglementaire
LES NORMES DE
BÂLE
La création du Comité de Bâle

“Une réponse à la prise de conscience du risque systémique”

Le 26 juin 1974, la banque allemande Un directeur de la Banque d'Angleterre, Peter Cooke,


Herstatt a fait faillite car la partie en dollars propose une réunion des banques centrales et des
de ses opérations de change n'a pas été superviseurs bancaires des pays du G10 (Allemagne,
réglée à cause du décalage horaire entre les Belgique, Canada, Etats Unis, France, Italie, Japon,
marchés, la bourse de New York étant Pays-Bas, Royaume Uni, Suède, Suisse)
fermée.

Le Comité de Bâle, créé sous l'égide de la Banque des


Règlements Internationaux (BRI), se réunit à Bâle
(Suisse) quatre fois par an.

Première prise de conscience du risque


systémique sur marchés les financiers En 1975, un document le « Concordat de Bâle » introduit
modernes le principe du contrôle bancaire sur base consolidée
Le 1er accord de Bâle, dit ratio Cooke

“Les crises successives imposent de se concentrer sur le risque de crédit”

En juillet 1988, le comité de Bâle a institué un ratio international de solvabilité, intitulé “Ratio
Cooke”. Ce ratio exige que les banques doit disposer d’un montant de fonds propres au moins égal
à 8% de leurs actifs ajustés pour risque. Or, cette exigence a été entrée réellement en application le 01
janvier 1993. Ainsi, ce ratio requiert des banques qu’elles détiennent suffisamment de fonds propres
en proportion du risque généré par leur portefeuille tel que:

(Fonds Propres + Quasi Fonds Propres) / Total des Engagements Pondérés > 8%

Fonds Propres / Total des Engagements Pondérés > 4%

Exemple:
la banque doit financer chaque 1000 dinars de crédit : mini 80D en FP et max 920D à travers des autres sources
de financements tels que les emprunts, ...
Le scandale de la Barings ou les risques hors du bilan

”Un amendement au ratio Cooke en 1998 pour prendre en compte les risques de marché”
Risques de 400 = risques « pondérés » de 170
Etat 100 0% 0
Le ratio Cooke ne prend en 20
Banque 100 20 %
compte que les risques de Crédit immobilier 100 50 % 50 Fonds propres = 17
crédit Autres crédits 100 100 % 100
Ratio Cooke = 10 %
Total 400 170

En 1995, le scandale de la Barings conduit le Comité de Bâle à revoir et approfondir ses règles :
star de la banque Barings, Nick Leeson, à peine 25 ans à l'époque, réalise au début des années
1990 des profits colossaux sur son "desk" de Singapour : spécialisé dans le trading des produits
dérivés, ses gains représentent en 1993 près de 10 % des bénéfices de la banque. Jusqu'à ce que,
confronté à des difficultés, il ne se mette à dissimuler ses pertes dans un compte d'erreurs, le
désormais célèbre compte 88 888. Ignorées par le contrôle totalement défaillant de la banque,
les pertes s'accumulent jusqu'à représenter près de la moitié du capital de la Barings.
Limites et critiques Ratio Cooke Limites et critiques Bâle I

Les risques sont évalués Obsolescence des pondérations: Or,


individuellement sans prend en les pondérations des engagements
considération des impacts des de crédit sont insuffisamment
facteurs de risques systématique. différenciées.
La différence entre les définitions Un seul risque pris en compte:
de la notion d’établissement du Risque de crédit.
crédit engendre un déséquilibre Les années 1990 ont vu la
dans la concurrence. croissance observable des produits
Il présente une reconnaissance dérives.
limitée des garanties et des Non prise en compte de certains
assurances de crédit. risques tels que le risque
Ce ratio ne prend pas en opérationnel et le risque de
considération la probabilité de liquidité.
défaut de contrepartie et
l’évolution dans le temps.
Bâle 2 : les 3 piliers de la régulation bancaire

Le Comité de Bâle amende le ratio Cooke en 1996 pour prendre en compte les risques de marché
et ouvre la possibilité d’utiliser les modèles internes pour calculer les fonds propres réglementaires
sur ces risques

“La complexité des évolutions des métiers bancaires impose une profonde révision du cadre
réglementaire”

A cet effet, un nouvel accord de Bâle appelé “ Accord de Bâle II” apparait. Cet accord se
repose sur trois principaux piliers: Le premier pilier concerne l’exigence minimale de
fonds propres qui engendre ainsi la création d’un nouveau ratio, intitulé le “Ratio de Mac
Donough”: FP/ Risque de crédit+ Risque de marché + Risque Opérationnel >ou = 8%. Le
second pilier concerne le processus de la surveillance prudentielle. Et le troisième pilier
se concentre sur la discipline du marché.
Discipline du marché
Exigence minimale de FP Surveillance prudentielle

Le premier pilier concerne Présente la discipline de


Un dialogue bien structuré
les exigences minimales en marché tout en exigeant la
entre les régulateurs
fonds propres. Cela signifie transparence au niveau de la
bancaires et les
que les banques doivent structure des FP et des divers
établissements financiers.
garder une réserve d’argent risques encourus.
Analyse de divers risques
pour se protéger contre trois Vise à instaurer des règles de
types de risques principaux.
par les régulateurs. transparence financière afin
Permet le contole des d’améliorer la
procédures et de la communication publique des
méthode interne informations relatives à la
d’adéquation des FP. banque.
Renforce le processus de
surveillance prudentielle.
Ratios de solvabilité sous Bâle II :

Des exigences en fonds propres mieux en adéquation avec les risques

Le Ratio de solvabilité standard Le Ratio basé sur le système interne


processus d'évaluation interne des fonds propres

II est calculé en fonction des actifs pondérés en II encourage les banques à évaluer les risques
fonction du risque (RWA). L'exigence minimale internes qui ne sont pas pris en compte dans le
de fonds propres est fixée à 8 % des RWA. calcul standard des RWA (notamment les
Ratio de solvabilité=FP(Tier1+Tier2)/Actifs risques opérationnels ou certains risques de
pondérés en fonction du risque (RWA)×100 crédit).
Limites et critiques de l’accord de Bâle II

Complexification des opérations réalisées.


Insuffisances du contrôle exercé par les régulateurs et défaillance de
contrôle interne.
Le Bâle II favorise les pays développés et les grandes banques que les pays
émergeants et les petites banques.
Bâle 3 : répondre à la crise de 2007/2008 et 2010
“Une crise financière, économique et de la dette souveraine”

1. Un problème de marché : les crédits subprimes, largement octroyés par des La valeur des biens et leur
non-banques et mis dans des produits structurés liquidité

2. Une crise bancaire car les marchés se sont bloqués, les investisseurs
refusant d’acheter des titres, les banques refusant de se prêter les unes aux La confiance
autres

3. Une crise économique par la réduction du financement du secteur privé et La place des banques dans
les impacts négatifs sur la consommation et l’emploi, moteurs de croissance le financement de
l’économie

4. Une crise de la dette souveraine liée à la dégradation de la conjoncture


Les liens entre risque
(moindres rentrées fiscales) et aux efforts des États pour soutenir leurs
souverain et risque bancaire
secteurs financiers
Quatre normes quantitatives au lieu d’une seule

Le ratio de fonds propres de base (CET1) mesure la proportion de fonds propres de qualité (les
actions ordinaires) par rapport aux actifs pondérés en fonction des risques. En Bâle III, le minimum
requis pour ce ratio est passé de 2 % à 4,5 %

Une norme de capital / risques


CET1 = capital + réserves / risques pondérés

Le ratio de solvabilité global (Tier 1) mesure la capacité d'une banque à absorber des pertes en cas
de difficultés financières. En Bâle III, la norme minimale du Tier 1 (incluant le CET1 et d'autres
instruments de capital de qualité inférieure) a été portée à 6 % des actifs pondérés en fonction du
risque.

Levier =
Tier 1 (capital + réserves + titres subordonnés) / total de bilan ajusté
Le ratio de levier (Leverage Ratio) conçu pour limiter l'endettement excessif des banques. En Bâle
III, un ratio de levier minimum a été introduit à 3 %, ce qui signifie que les banques doivent
disposer de fonds propres suffisants pour couvrir l'ensemble de leurs actifs, indépendamment des
risques qu'ils représentent.

LCR
= actifs liquides (titres souverains et dépôts BC)/ sorties nettes de trésorerie à 30 jours

Les exigences de liquidité : LCR (Liquidity Coverage Ratio) : Ce ratio oblige les banques à
maintenir un niveau suffisant d'actifs liquides de haute qualité pour faire face à des tensions de
liquidité sur une période de 30 jours. La norme minimale de LCR est de 100 %.

NSFR = ressources stables/ emplois durables


Les avantages de Bâle III

Engendre une amélioration de la qualité des


FP des établissements bancaires.
Renforcer leur capacité à couvrir les divers
risques.
Renforce les niveau de FP où le ratio
prudentiel de solvabilité bancaire passe de
8% à 10.5%.
La maitrise de l’effet de levier
Amélioration de la gestion de liquidité à
partir de la création d’un ratio de liquidité à
court terme.
Favorise la résistance immédiate des
banques à une éventuelle situation
d’illiquidité.
Limites et critiques de Bâle III

Rentabilité réduite : Les exigences de capital


plus strictes peuvent diminuer la rentabilité
des banques.
Accès limité aux actifs liquides : Certaines
banques ont du mal à se procurer
suffisamment d'actifs liquides de haute
qualité.
Réglementation complexe : Les règles de
Bâle III sont difficiles à appliquer de manière
uniforme dans tous les pays.
Difficultés pour les petites banques : Les
petites banques peuvent être plus
impactées par les exigences de Bâle III, qui
favorisent les grandes banques.
Rôles des institutios financieres internationales
Les institutions financières internationales (IFI) jouent un rôle fondamental dans la
stabilité, le développement et l'intégration économique mondiale.

01 Soutien au
développement
02 Stabilisation
économique
économique mondiale

Fournissent des financements aux pays en développement pour Interviennent en cas de crises économiques ou financières pour
réaliser des projets d'infrastructure (routes, énergie, santé, soutenir les pays en difficulté à travers des prêts d’urgence ou
éducation). des programmes de stabilisation.
Aident à réduire la pauvreté et à améliorer les conditions de vie. Contribuent à maintenir l’équilibre des paiements dans les
pays confrontés à des déficits.

4
Promotion de la

03 04
Financement de coopération
internationale
projets globaux

Financement de projets ayant un impact global, Encouragent la collaboration entre les pays
comme ceux liés au changement climatique, à la pour résoudre des problèmes communs
transition énergétique ou à la gestion des ressources (exemple : commerce, climat, migration).
naturelles Assurent une coordination entre les
gouvernements pour des politiques
économiques cohérentes.

05
Assistance technique
06
Régulation et
surveillance financière et renforcement des
mondiale capacités
Fixent des normes et des règles pour le système
financier international, comme celles promues par le Offrent des conseils techniques, des formations et
FMI et la Banque mondiale. des expertises aux gouvernements pour améliorer la
Surveillent les marchés financiers pour prévenir les gestion de leurs finances publiques et renforcer
crises et limiter les risques systémiques. leurs institutions.

4
Conformité réglementaire Coordination entre autorités Émergence de nouveaux risques

Les banques doivent s'adapter à des La coopération entre superviseurs Les banques font face à des défis liés
normes de conformité de plus en plus nationaux et européens est souvent aux fintechs, à la cybersécurité et aux
insuffisante, rendant difficile une risques environnementaux,
strictes, souvent variées selon les
supervision efficace des risques nécessitant une mise à jour constante
juridictions, ce qui complique leur
transfrontaliers. des pratiques de supervision
fonctionnement quotidien
Contexte général de système
bancaire tunisien
Contexte général de système bancaire tunisien

Le secteur bancaire tunisien comprend 23 banques de dépôt, 7 banques


offshore et 13 établissements financiers. grâce a la restructuration bancaire
ainsi que la globalisation financière la structure de système bancaire tunisien
à été réorganisé entraînant une évolution qualitative et quantitative.

Les établissements bancaires en Tunisie se divisent en ceux cotés en bourse


et ceux qui ne le sont pas. Le secteur coté compte 11 institutions,
représentant plus de 9 % du secteur bancaire tunisien , réparties en 4
catégories : banques publiques, banques à capitaux privés tunisiens, et
banques filiales d'institutions étrangères..
La Banque Centrale de Tunisie (BCT)
Établie le 19 septembre 1958, elle est la "banque des
banques".
Rôles principaux :

banque 01 Maintenir la stabilité des prix

centrale 02 Définir les taux d'intérêt et superviser les


marchés financiers

La BCT a également la mission spécifique


03 d'émettre des billets de banque et des pièces de
monnaie. Elle détient l'exclusivité de cette émission
en Tunisie, ce qui signifie que seuls ses billets et
pièces ont cours légal dans le pays.
les banque

01 assurent la collecte des dépôts, la gestion des opérations de


commerce international, les services de caisse et de change, ainsi
que la mise à disposition et la gestion des moyens de paiement.
Elles offrent également des conseils en gestion de patrimoine et
soutiennent la création, le développement et la restructuration des
entreprises
etablissement
de credit les banque d’affaires

02 Créées par la loi du 7 février 1994, les banques d’affaires ciblent les
grandes entreprises et institutions financières. Au nombre de deux,
elles fournissent des conseils et de l’ingénierie financière sans
exercer d’activités commerciales, ni accorder de prêts ou accepter
des dépôts. Exemple : la Banque d’Affaires de Tunisie (BAT).
Les sociétés de Leasing

03 Les huit organismes de leasing facilitent le financement pour les


particuliers et les entreprises. via des contrats de crédit-bail pour
équipements, véhicules, et biens immobiliers, avec option d’achat en
fin de contrat.

etablissement
de credit
Les sociétés de factoring
04 Elles sont en nombre de deux elles ont pour mission de gérer au
moyen de technique de gestion financière appropriées les comptes
clients en acquérant leurs créances. Elles assurent le recouvrement
de ces créances pour leurs propres comptes
Les banques off-shore

01 Depuis 1976, les 8 banques off-shore en Tunisie acceptent des


dépôts de non-résidents, souscrivent à des prêts de sociétés non-
résidentes, et réalisent des opérations de change. Elles peuvent aussi
collecter des dépôts et accorder des prêts en dinars sous certaines
conditions
Banques
spécialisées ou à
statut
particulier Les bureaux de représentations

02 Les bureaux de représentation jouent le rôle d'intermédiaires en


Tunisie pour des établissements financiers et bancaires ayant leur
siège à l'étranger. Ils développent la coopération entre les pays
étrangers et la Tunisie, renforcent les liens bancaires et explorent les
opportunités d'investissement.
Organisation du système
bancaire
SUPERVISION DE LA BCT

Contrôle sur site : Contrôle sur pièces :


Analyse des rapports financiers et autres documents
Les inspecteurs de la BCT se rendent dans les
transmis par les banques via le Système d'Échange
banques pour examiner leurs opérations,
des Données (SED).
pratiques de gestion et conformité avec les
Limites actuelles :
règlements.
Le Système d'Échange des Données reste limité,
Problème identifié : Entre 2015 et 2019, seulement
incapable de vérifier automatiquement la cohérence
75% des missions d'inspection programmées ont
des données. De plus, le taux de communication des
été réalisées. Ce faible taux est dû au manque de
rapports par les banques est faible (32,5% des
ressources humaines et aux inspections
rapports trimestriels reçus entre 2018 et 2019).
ponctuelles non prévues.
SURVEILLANCE DES RATIOS
PRUDENTIELS
Ratio de solvabilité :
Ce ratio mesure si les banques ont suffisamment de capital pour couvrir
leurs risques.
Actuellement, la méthode de calcul utilisée en Tunisie est basée sur
l'approche de Bâle I et non les normes plus récentes (Bâle II et Bâle III).

Ratio de liquidité :
Ce ratio vérifie si les banques ont assez de liquidités pour répondre à leurs
obligations financières à court terme.
Problème : Ce ratio à long terme n'est pas encore complètement adopté par
la BCT, ce qui peut limiter la capacité des banques à résister aux crises
financières.
LUTTE CONTRE LE BLANCHIMENT
D’ARGENT ET LE FINANCEMENT DU
TERRORISME
La BCT coopère de manière proactive avec des banques centrales et des institutions
financières internationales pour échanger des informations cruciales sur les activités
suspectes. Cela inclut des données sur les transactions douteuses, les clients à risque, et
les schémas financiers liés au blanchiment d'argent et au financement du terrorisme.

Ce réseau global de coopération renforce la protection de l’économie nationale grâce a la


renforcement de la confiance des investisseurs étrangers et deuxièmement assure la
conformité de la Tunisie aux standards mondiaux en matière de sécurité financière et de
lutte contre le financement du terrorisme,Cela améliore la réputation internationale du
pays, facilitant les échanges financiers et renforçant les relations commerciales avec
d'autres nations et organisations économiques.
CONFORMITÉ AU NORMES DE BÂLE DANS LE
SYSTÈME BANCAIRE TUNISIEN
Bâle | (1988) Bâle II (2004) Bale III (2010)

Adoption en Tunisie: Les Introduit en Tunisie en 2011, il La Tunisie a commencé l'implémentation


banques tunisiennes ont repose sur 3 piliers : progressive des normes de Bale III,
principalement après 2015, avec un
adopté un ratio de solvabilité Pilier I: Ratio de solvabilité
accent sur :
minimum de 8% dès la fin des basé sur les risques de Le renforcement des fonds propres de
années 1990. La Banque crédit, de marché et qualité (Tier 1 capital).
Centrale de Tunisie (BCT) a, par opérationnel Les ratios de liquidité :
la suite, exigé un ratio plus strict LCR(Liquidity coverage Ratio):Capacité
Pilier II : Surveillance
de 10 %, dépassant les des banques à couvrir les besoins de
prudentielle pour une liquidité à 30 jours.
recommandations initiales de gestion renforcée des NSFR ( net stable funding ratio ) : stabilité
Bâle I. risques des sources de financement a long terme
Pilier III : Transparence et Le ratio d'effet de levier (Leverage Ratio)
: Limiter les risques d'endettement
discipline de marché.
excessif.
INDICATEURS
SPÉCIFIQUES
POUR
MESURER LA
CONFORMITÉ
AU NORMES
DE BALE
DANS LE
SYSTÈME
BANCAIRE
TUNISIEN
DÉFIS DE LA SUPERVISION BANCAIRE EN
TUNISIE

La supervision doit s’adapter aux nouveaux défis tels que


les FinTech, la cybersécurité et les crises économiques
globales pour assurer une gestion efficace des risques.
La BCT et les autorités doivent renforcer leurs ressources et
leur expertise via des investissements en formation et en
outils de surveillance.
RECOMMANDATIONS

Accélérer l'adoption des normes de Bâle III : Renforcer l'application des ratios de
liquidité (LCR, NSFR) pour mieux gérer les risques systémiques.

Améliorer la digitalisation bancaire


Investir dans des technologies modernes pour automatiser les processus de gestion des risques et faciliter la
transparence.

Faciliter la coopération avec des institutions internationales


•Collaborer avec des organismes comme le FMI et la Banque Mondiale pour bénéficier d'un
soutien technique et financier pour la réforme bancaire.
CONCLUSION
Le système bancaire tunisien respecte en grande partie les normes de Bâle,
particulièrement pour les grandes banques.
Cependant, il subsiste des défis concernant la gestion des risques
systémiques, l'adoption complète des ratios de liquidité, et la transparence,
notamment pour les banques de taille moyen et petite.
MERCI DE VOTRE
ATTENTION!

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