PCSI1 - DEVOIR SURVEILLE N˚3 Année scolaire 2020-2021
Samedi 28 novembre 2020
Durée du devoir : 2h00
Le candidat attachera la plus grande importance à la clarté, à la précision et à la concision
de la rédaction. Si un candidat est amené à repérer ce qui peut lui sembler être une erreur
d’énoncé, il le signalera sur sa copie et devra poursuivre sa composition en expliquant les
raisons des initiatives qu’il a été amené à prendre.
Exercice 1 : Une équation différentielle linéaire homogène d’ordre 3.
On définit trois fonctions g1 , g2 et g3 sur R par :
∀t ∈ R, g1 (t) = e−t et g2 (t) = e−2t cos(t) et g3 (t) = e−2t sin(t)
On note (H) l’équation différentielle y ′′′ + 5y ′′ + 9y ′ + 5y = 0. On dira que y est solution
de (H) lorsque y est 3 fois dérivable sur R et :
∀t ∈ R, y ′′′(t) + 5y ′′(t) + 9y ′(t) + 5y(t) = 0
1. Montrer que g1 est solution de (H).
2. Montrer que g2 est solution de (H).
On admettra dans la suite que g3 est elle aussi solution de (H).
3. Justifier que pour tout triplet (λ1 , λ2 , λ3 ) ∈ R3 , la fonction λ1 g1 + λ2 g2 + λ3 g3 est
solution de (H).
Le but de la suite de l’exercice est d’établir que la réciproque de l’assertion obtenue dans la
question précédente est vraie, c’est-à-dire que toute solution de (H) peut s’écrire comme
combinaison linéaire des fonctions g1 , g2 et g3 .
On considère une fonction y solution de (H).
4. On pose : ∀t ∈ R, z(t) = y ′′(t) + 4y ′(t) + 5y(t). Montrer que z est dérivable sur R et
que :
∀t ∈ R, z ′ (t) + z(t) = 0
5. En déduire qu’il existe un réel λ1 tel que :
∀t ∈ R, y ′′ (t) + 4y ′(t) + 5y(t) = 2λ1 e−t
6. Conclure qu’il existe deux réels λ2 et λ3 tels que :
∀t ∈ R, y(t) = λ1 g1 (t) + λ2 g2 (t) + λ3 g3 (t)
1
1 1 1 π2
Exercice 2 : Intégrales de Wallis et formule + + + · · · =
12 22 32 6
Z π/2
Pour tout entier natuel n on pose : In = cos(t)2n dt.
0
π π 3π
1. Vérifier que I0 = , I1 = et I2 = .
2 4 16
2. Soit n ∈ N.
Z π/2
(a) Montrer que In+1 − In = − sin(t) × sin(t) cos(t)2n dt.
0
1
(b) En déduire à l’aide d’une intégration par parties que In+1 − In = − In .
2n + 1
(2n)! π
3. Vérifier par récurrence que ∀n ∈ N, In = × .
22n (n!)2 2
Z π/2
Pour tout entier naturel n on pose Jn = t2 cos(t)2n dt.
0
4. Calculer J0 .
5. En effectuant deux intégrations par parties successives, établir que :
∀n ∈ N∗ , In = n(2n − 1)Jn−1 − 2n2 Jn
22n−1 (n!)2 π
6. Soit n ∈ N∗ . Vérifier que × In = 2 .
n (2n)!
2 4n
22n (n!)2
Déduire alors de la question précédente que si on pose Kn = × Jn alors :
(2n)!
π
= Kn−1 − Kn
4n2
7. Démontrer que :
N
∗ πX 1 π3
∀N ∈ N , = − KN
4 n=1 n2 24
h πi π
8. Pour tout réel x ∈ 0, , on pose : f (x) = 1 − cos(x). Etablir que la fonction f
h 2π i 2
est une bijection de 0, vers J, où J est un intervalle que l’on précisera.
2
9. Déduire de la question précédente que la fonction f s’annule en un unique réel α
π
tel que : 0 < α < (on ne demande pas de déterminer la valeur exacte de α). En
2 h πi
déduire le signe de f sur 0, (distinguer deux cas).
2 h πi π
10. Démontrer que pour tout réel x ∈ 0, , on a : x ≤ sin(x).
2 2
11. Démontrer que pour tout entier naturel n on a :
π3
0 ≤ Kn ≤
16(n + 1)
12. En déduire que :
N
X 1 1 1 1 1 π2
= + + + · · · + −→
n=1
n2 12 22 32 N 2 N →+∞ 6