L’apprentissage selon J.J.
Rousseau
Pour Rousseau, l’apprentissage doit venir par l’expérience
des choses et non de la connaissance par les mots. L’enfant apprend
par la propre expérience face aux choses. Danger, s’il y a plus de
mots que d’idée et qu’il sache dire plus de choses qu’il n’en peut
penser. Laisser la nature agir. Intervenir le moins possible auprès de
l’enfant afin de le laisser réaliser ses propres expériences,
observations. L’enfant n’est pas passif, il est actif.
L’apprend directement au contact des choses. Il doit
expérimenter, manipuler, toucher, sentir. Il doit répandre des
choses et non des hommes. Cela, c’est accorder aux enfants une
liberté véritable et moins d’empire. Laisser plus faire par eux-mêmes
et moins exiger d’autrui. On aime mieux qu’ils sachent leurs leçons
et qu’ils mentent.
Les fables peuvent instruire les hommes mai il faut dire la
vérité nue aux enfants. Pour Rousseau, le retour à la nature n’est
pas possible. Il n’est pas primitiviste. C’est le retour total à la nature.
Mais on peut dire qu’il est naturaliste. Il veut faire revivre la nature
en l’homme. Ce n’est pas suivre la nature directement, mais laisser
faire la nature en l’homme.
Jusqu’à certain âge il veut laisser mûrir l’enfance dans les
enfants par réaliser la maturité réflexive et morale des individus,
donc la formation de l’esprit Rousseau veut éloigner l’influence
négative de la société. C’est le refus de laisser intervenir le social.
Il veut fermer l’entrée au vice et donc le cœur humain sera
toujours bon. C’est en instaurant une période d’isolement qu’il
pourra préserver la nature au sein de la culture. Vivre en accord
avec soi-même et avec les autres.
Devenir homme puis citoyen. Fonder un ordre social qui
trouve sa source dans la nature. On élève l’individu pas pour lui-
même mais pour les autres. L’homme était un moyen avant
Rousseau, mais pour lui, il doit être une fin en soi.